Sermon du vendredi 29 septembre 2017, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Aujourd’hui, par la grâce d’Allah débute l’Ijtima’ national du Majlis Ansarullah du Royaume-Uni. À cet égard, je veux attirer l’attention des Ansar à propos d’une pratique des plus importantes et fondamentales. Il s’agit de la Salat. Elle est obligatoire à tout croyant. Or, après l’âge de quarante ans la prise de conscience suivante doit s’accentuer : notamment que l’on se rapproche de sa mort avec chaque jour qui passe. En ce cas l’on doit être davantage vigilant concernant l’adoration de Dieu et l’accomplissement de la Salat. [L’on doit se dire :] « Le temps où je me présenterai à Dieu se rapproche à grande vitesse. » Dans l’Au-delà , nous devrons rendre compte de chacune de nos actions. Ainsi, en pareille condition, un croyant, toute personne qui croit dans la vie dans l’Au-delà, doit s’inquiéter : notamment que nous devons nous acquitter de nos devoirs envers Dieu et envers Ses créatures. Dans la mesure du possible, nous devons nous présenter à Dieu, tout en nous acquittant de ces devoirs.

Là où Allah l’Exalté nous a conscientisés concernant la Salat, Il nous recommande d’être réguliers dans cette pratique, d’accomplir toutes ces prières aux heures prescrites et en congrégation. Il nous enjoint d’accomplir le Qiyam [d’être assidus] dans nos Salats. Le Qiyam de la Salat signifie l’accomplir aux heures prescrites et en congrégation.

Or nous constatons, et d’ailleurs les responsables de l’Ansarullah en ont fait le constat à la lumière des rapports [qui leur sont transmis] – sinon ils devraient constater – qu’en dépit du fait que l’on se joigne à l’Ansarullah à un âge mature et sage, les membres [de cette organisation] ne sont pas vigilants comme il le faut par rapport à la Salat. Les responsables de l’Ansarullah ont pour devoir de veiller à ce que chacun de leurs membres ait l’habitude d’accomplir la Salat.

Tout Nasir doit s’analyser à cet effet et doit s’évertuer à accomplir la Salat en congrégation, à moins que l’on soit malade ou handicapé. Sinon, l’on doit s’évertuer à accomplir la Salat en congrégation. S’il n’y a pas de mosquée ou de centre de Salat dans leur voisinage, les ahmadis du quartier doivent se réunir dans une de leurs maisons et accomplir la Salat en congrégation. Si vous ne disposez pas de cette facilité, les membres de votre famille doivent prier en congrégation : les enfants et les adolescents, comprendront, par ce faire, l’importance de la Salat en congrégation.

Ainsi, nous serons de véritables Ansarullah (aides d’Allah) quand nous nous évertuerons à établir la religion d’Allah et quand nous tenterons d’appliquer ces préceptes et encourager les autres à en faire de même.

L’adoration d’Allah le Très-Haut est le but même de la création de l’Homme ; si l’on néglige ce commandement, si les gardiens ne font pas l’effort pour le faire appliquer, et s’ils ne servent pas d’exemples à ce propos, ils ne sont des « aides d’Allah » que de nom.

Aujourd’hui on n’a pas à mener des batailles à coups d’épée et de flèches en prenant le soutien de ces aides. Le Messie Promis (a.s.) a déclaré que la prière est l’arme qui nous augurera la victoire. Ainsi, pour être des Ansarullah (aides d’Allah) nous allons devoir avoir recours à cette arme selon la méthode prescrite par Allah. Quand on agira de la sorte, c’est là que nous pourrons respecter, comme il se doit, le serment d’allégeance que nous avons prêté sur les mains du Messie Promis (a.s.). Sinon, à maintes reprises le Messie Promis (a.s.) a déclaré que si l’on négligera ses conseils, si l’on ne se réformera pas, si l’on ne respectera pas les exigences des actes d’adoration, lui prêter allégeance ne servira à rien. Ainsi, tout Nasir doit accomplir son introspection et analyser jusqu’à quel point il est en train de respecter les exigences de la Salat, et jusqu’à quel point il sert de modèle à ses enfants. Quel est l’état de leurs prières ? Est-ce qu’ils accomplissent la prière comme une simple obligation et un fardeau ? Ou est-ce qu’ils accomplissent tout cela pour mériter le plaisir divin ?

Le Messie Promis (a.s.) a prodigué des conseils sur l’importance de la Salat, le fait qu’elle est obligatoire, sa sagesse, la manière de l’accomplir, son objectif, sa sagesse, la philosophie des heures pour l’accomplir. Sous différents angles, à maintes reprises, le Messie Promis (a.s.) a attiré notre attention à ce propos. Je présente certains de ses dires qui mettent en exergue l’importance et la sagesse de la Salat.

Le Messie Promis (a.s.) conseille de prier régulièrement et en respectant toutes les conditions en ces termes : « Observez les services de prière régulièrement. D’aucuns se contentent d’une seule prière par jour, mais ils devraient se souvenir que nul n’en est exempté, pas même les prophètes. Il est rapporté dans un Hadith qu’une compagnie d’hommes qui venaient d’embrasser l’islam demanda au Prophète (que la paix soit avec lui) d’être dispensés de faire la Salat. Celui-ci fit la remarque suivante : « Une religion qui ne requiert pas l’action n’est pas une religion du tout. » Souvenez-vous de ce point. Et conformez vos actions aux commandements divins. Selon Allah, le fait que la pérennité des cieux et de la terre ne soit assurée que par Son décret est un de Ses signes. »

Le ciel et la terre subsisteront, en effet, seulement si Dieu le désire.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « D’aucuns ont un penchant pour le matérialisme réductionniste, et affirment que les principes du naturalisme méritent d’être suivis car si l’on ne respecte pas les principes de la médecine préventive, la Taqwa et la pureté [spirituelle] ne serviront pas à grand-chose. »

Ce sont là autant de philosophies élaborées par les uns et les autres.

Le Messie Promis (a.s.) continue : « Or, l’inefficacité des médicaments en certaines situations fait aussi partie des signes divins. Dans tels cas, ni les mesures de protection de la santé ni les médicaments ni le médecin ne sont efficaces. Mais lorsque [ces choses sont] agréées par l’ordre divin, ce qui est tordu redevient droit. »

Pour ce faire, il faudra établir un lien avec Allah l’Exalté ; et le meilleur moyen de ce faire est de Lui rendre culte. La Salat en est une des méthodes.

Le Messie Promis (a.s.) explique ici-bas la réalité de la Salat, son importance, la nécessité pour l’homme de l’accomplir ainsi que sa condition.

Il dit : «Qu’est-ce que la Salat ? C’est une supplication spéciale que les gens considèrent, à tort, comme l’impôt exigé par le souverain. L’ignare croit-il que Dieu a réellement besoin de ses supplications ? Lui, l’Indépendant, a-t-Il besoin que l’homme Le supplie, Le loue ou Le glorifie ? Il s’y trouve, en fait, des avantages pour l’homme, car il atteint son objectif par ce moyen. »

La Salat offre à l’homme le moyen d’atteindre le but de son existence.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Je suis très peiné par la négligence de mes contemporains envers les actes d’adoration, la Taqwa et la piété. L’influence nocive de la tradition en est la raison. Ceci a refroidi l’amour d’Allah : l’on ne tire pas des actes d’adoration la saveur qui en découle. Notons qu’Allah a placé en toute chose au monde un plaisir et une saveur particulière. Or, le malade n’apprécie pas la saveur d’un mets succulent : celui-ci est pour lui amer ou insipide. »

En raison de leur maladie, la plupart des souffrants perdent toute sensation gustative.

« Ceux qui ne savourent pas leurs actes d’adoration et qui n’en tirent aucun plaisir doivent se soucier de leur maladie, car Dieu a placé du plaisir en toute chose qu’Il a créée. Ayant conçu l’homme pour Son adoration, comment est-ce possible que celui-ci ne tire aucun plaisir du culte divin ? Certes cette saveur existe ; or il faut aussi qu’il y ait des gens pour en profiter. Allah déclare :

وَمَا خَلَقْتُ الْجِنَّ وَالْإِنْسَ إِلَّا لِيَعْبُدُونِ

Étant donné que la raison d’être de l’homme est le culte de Dieu, il est essentiel qu’il s’y trouve un haut degré de plaisir et de félicité. »

Le culte divin doit être accompagné de grands plaisirs : sinon Allah l’aurait créé pour rien. S’il ne comporte ni plaisir ni avantage, comment l’homme pourra-t-il l’accomplir ?

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Ce concept est aisément compris grâce à nos expériences et notre vécu au quotidien. Voyez, à titre d’exemple, les féculents et autres aliments créés pour l’homme : leur consommation n’est-elle pas, pour lui, source de plaisir ?

Ne possède-t-il pas des papilles gustatives pour tirer plaisir de cette saveur et de ces sensations ? L’homme ne savoure-t-il pas la vue de belles choses du monde des plantes ou des minéraux ? »

Est-ce qu’il ne savoure pas la vue des plantes, des fruits, des montagnes, de belles choses, des animaux ou d’autres êtres humains ? Certainement, il en tire plaisir. »

Le Messie Promis (a.s.) continue : « Ses oreilles ne sont-elles pas enchantées par une voix mélodieuse et gracieuse ? Peut-on affirmer, face à ces arguments, que les actes d’adorations ne recèlent aucun plaisir ? Allah a créé l’homme et la femme afin qu’ils forment un couple. En l’homme, il a placé une force qui l’attire [vers la femme]. Il ne s’y trouve aucune contrainte et un certain plaisir anime cette relation. Si la procréation eût été la seule incitation, l’on n’eût pas atteint l’objectif requis […] Sachez que les actes d’adoration ne sont point un fardeau ou un impôt. Le plaisir [qui s’y trouve] est de loin supérieur à toutes les délices de ce monde. Le malade ne savoure point un mets succulent ; de même l’infâme ne tirera aucune saveur de l’adoration divine. »

Ainsi, c’est en raison de sa faiblesse et de sa négligence des prières, et parce qu’il privé des faveurs divines, qu’il ne tire aucun plaisir de la Salat. Ceux qui tombent dans cette catégorie parmi nous feraient mieux de s’en inquiéter.

En décrivant la Salat authentique et sa condition réelle, le Messie Promis (a.s.) déclare : « Sachez que la Salat embellit et la vie temporelle et la vie spirituelle de l’homme. Mais la Salat maudit la plupart des gens qui prient, tout comme Allah l’affirme :

فَوَيْلٌ لِلْمُصَلِّينَ - الَّذِينَ هُمْ عَنْ صَلَاتِهِمْ سَاهُونَ

C’est-à-dire : maudits soient ces adorateurs qui ignorent la réalité même de la Salat.

La Salat préserve l’homme de tout écart de conduite et d’indécence. Or, l’homme n’est pas à même d’accomplir une Salat de cette envergure. Sans l’aide divine il ne pourra adopter cette méthode. Sans des supplications incessantes, il ne pourra faire naître en lui l’humilité. »

Afin d’atteindre le stade où il sera à l’abri de tous les péchés, l’homme doit faire des efforts et tenter de profiter de l’aide divine. L’humilité et la déférence sont des qualités essentielles pour ce faire.

« C’est pour cette raison que vous devez vous consacrer, matin et soir, et à chaque instant, à la prière », conseille le Messie Promis (a.s.).

Pour tirer du plaisir de la Salat, il faut tenter d’attirer les faveurs divines. Il faut d’ailleurs se prosterner devant Allah l’Exalté afin de quémander Ses faveurs. Tout en marchant, il faudra se consacrer à Son souvenir et Lui solliciter cette humilité. L’on savourera ses Salats lorsqu’on passera par cette condition.

Le Messie Promis (a.s.) présente la raison de l’insipidité de la Salat et la solution en ces termes : « Je constate que d’aucuns sont négligents et paresseux dans l’accomplissement de leur Salat, car ils ignorent le plaisir et la saveur, que Dieu y a placés. […] Cette paresse et cette négligence sont encore plus importantes dans les villes et les villages. »

Ceux qui habitent dans de grandes agglomérations et qui sont très occupés, négligent davantage la Salat.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Cinquante pour cent des gens ne se prosternent pas devant leur Maître Véritable avec toute l’attention requise et un amour sincère. La question est : « Pourquoi ignorent-ils ce plaisir ? » Jamais ils n’y ont goûté. Les autres religions ne présentent pas pareils préceptes [enjoignant un culte régulier]. D’aucuns ne veulent pas entendre l’appel du muezzin quand ils sont pris par leur travail. On dirait que leur cœur est peiné de l’entendre. L’état de pareilles gens est fort pitoyable. »

Quand on lance l’appel à la prière, ils font la sourde oreille. Quand c’est l’heure de la prière, ils s’affairent ailleurs.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « L’état de pareilles gens est fort pitoyable. Certains [présents dans l’assistance] tiennent leurs magasins sous la mosquée, mais n’y mettent jamais les pieds. (C’est-à-dire, qu’ils ne vont jamais à la prière.) On doit, avec grande détresse et ardeur, accomplir la prière suivante : « Ô Seigneur fait que nous goûtions, ne serait-ce qu’une fois, à la saveur de la Salat et des actes d’adorations, tout comme nous goûtons à la saveur des fruits et d’autres mets. On se souvient du repas consommé ou d’une belle chose contemplée avec délice. De même, l’on se souvient d’une scène laide et horrible en ressentant les mêmes sensations de la première vision. Or, sans lien, l’on ne retient de rien. »

L’on se souvient de la beauté ou de la laideur d’un objet en raison de l’attention qu’on y a portée au moment de l’avoir contemplée. Mais s’il n’y a pas de relation, cela ne fera aucun effet et l’on ne se souviendra de rien.

Le Messie Promis (a.s.) continue : « La Salat est, pour ceux qui la négligent, une amende. Pourquoi, sans raison aucune, se disent-ils, devons-nous nous réveiller le matin, accomplir l’ablution dans le froid, et mettre de côté tout confort pour observer la Salat ? » Ceux-là vivent dans l’ignorance : ils ne peuvent en saisir la portée, ne connaissent point le plaisir et la joie qui s’y trouvent. Comment pourront-ils se délecter de cette Salat ? Or l’ivrogne avalera verre après verre afin d’atteindre [un état d’]ivresse. Le perspicace ou le sage tirent profit de cet exemple : à savoir qu’il doit persévérer dans ses actes d’adorations, implorer Dieu et être régulier dans ses Salast, jusqu’à ce qu’il en tire plaisir.

Le plaisir de l’ivresse est l’objectif principal de l’ivrogne. L’esprit et toutes les aptitudes [du croyant] doivent être consacrés à la prière et à l’acquisition de ce plaisir. Animé de sincérité et d’ardeur, l’on doit ressentir, tout au moins, une détresse et une peine ressemblant à celle de l’ivrogne pour que naisse la supplique [adressée à Dieu lui demandant] d’accorder ce plaisir. Certainement l’on en tirera du plaisir suite à des efforts incessants en ce sens. En accomplissant la Salat, le croyant doit aussi tenter d’acquérir les avantages qui y sont liés et avoir à l’esprit [l’état] d’Ihsan.

Allah déclare :

إِنَّ الْحَسَنَاتِ يُذْهِبْنَ السَّيِّئَاتِ

Les vertus chassent les mauvaises actions. L’on doit supplier Dieu en ayant au cœur ces Hassanât (vertus) et ces plaisirs, afin de pouvoir accomplir la prière des Siddiqîn et des Muhsinîn. Il est dit dans ce verset que la vertu et la Salat chassent les péchés. Un autre verset affirme que la Salat protège de l’indécence et du mal. Or, d’aucuns commettent des péchés en dépit de leur Salat. Certes, ils prient, mais pas avec l’esprit et la droiture nécessaires.

Ces gens n’y consacrent pas toute leur attention ; ils se cognent le front au sol par habitude et rituellement. Leur âme est morte ; et Allah ne leur a pas accordé le rang de Hassanât. En dépit de leur proximité sémantique, Dieu a mentionné Hassanât et non Salat dans ce verset, afin d’indiquer la vertu et la beauté de cette Salat authentique qui chasse le mal et qui est accompagnée des faveurs divines. La Salat ne signifie pas uniquement se tenir debout et s’asseoir. Son essence est l’acte d’adoration qui accorde un plaisir immense. »

Le Messie Promis (a.s.) présente ici-bas la méthode d’acquérir cet esprit véritable de la Salat ainsi que le moyen pour en atteindre le but. Il explique que les différentes postures de la Salat, debout, inclinée, prosternée et assise, ont pour but de favoriser l’acquisition de l’essence véritable de la Salat.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Les postures de la Salat reflètent les mouvements de l’âme. L’homme doit se tenir debout devant Allah le Très-Haut : cette posture est aussi un signe de respect du serviteur face à son maître. En s’inclinant dans la position du Roukou’, il démontre qu’il est prêt à exécuter l’ordre reçu. La prosternation (Soujoud) est l’apogée de la déférence et de l’humilité, et démontre l’immolation de soi, qui est le but même de la Salat. »

Quand l’homme se prosterne, il fait montre d’une grande humilité et d’effacement de soi. C’est cela l’objectif de l’acte cultuel : à savoir qu’on se prosterne devant Dieu.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Dieu a prescrit ces postures comme aide-mémoire. Elles visent à pousser le corps à assujettir l’âme aux mêmes positions. »

Tout en manifestant physiquement son respect, l’homme doit pousser son âme à faire montre de la même déférence intérieurement. Le cœur doit lui aussi se tenir debout, s’incliner et se prosterner.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Les postures physiques ont pour vocation de favoriser les postures internes : si telle une marionnette l’on se contente (de croiser les bras, de s’incliner et de s’asseoir), autant de postures physiques reflétant les mouvements internes, et si l’on se débarrasse au plus vite de la Salat comme on le ferait d’un fardeau, pourra-t-on en tirer plaisir et délice ?

Sans tirer plaisir de la Salat, comment en découvrir la réalité ? L’on connaîtra cet état lorsque l’âme s’immolera et se prosternera en toute humilité au seuil divin. »

Ainsi l’âme doit elle aussi se prosterner et tomber devant Allah l’Exalté à l’instar du corps.

« L’âme doit répéter elle aussi les propos qu’énoncent les lèvres. »

Ces paroles doivent surgir des tréfonds du cœur.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « En cet instant [l’adorateur], connaît félicité et sérénité et se trouve baigné de lumière. J’explique cela davantage : l’homme traverse plusieurs étapes avant de naître. Avant même de prendre l’aspect d’un sperme, il se trouve sous la forme des blocs élémentaires de celui-ci. Après l’état de spermatozoïde, il passe par plusieurs étapes, avant de devenir enfant, jeune adulte et vieillard. En somme, lors de sa traversée en ces mondes à différentes époques, il doit témoigner de la Rouboubiyyah d’Allah (Sa qualité de Pourvoyeur) et il doit à tout instant en avoir l’image à l’esprit. Après cette prise de conscience, il pourra, face à la Raboubiyyah d’Allah, exprimer sa servitude en tant qu’adorateur (son ‘Aboudiyyah). »

C’est-à-dire, qu’on sera à même de s’acquitter de son devoir d’adorateur lorsque l’on méditera sur les différentes étapes de sa croissance et du soutien accordé par Allah.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Le délice que l’on tire de la Salat est tributaire du lien existant entre l’adorateur et son Pourvoyeur. Tant que l’on ne se considère pas insignifiant voire inexistant, étape qu’exige la Raboubiyyah [de Dieu], l’on ne profitera pas de Ses faveurs. »

Si l’on veut profiter des faveurs divines, il faudra faire montre d’une ‘Aboudiyyah (soumission) complète.

« C’est en passant par cette étape que l’on découvrira ce plaisir inouï qui dépasse tout autre délice. Lorsque l’âme humaine atteint le stade de renoncement, elle coule à l’instar d’une source dans la direction d’Allah le Très-Haut et coupe sa relation avec tout autre que Lui. C’est là que l’amour de Dieu l’embrasse. Un éclat particulier illumine cette union entre la passion de la Raboubiyyah qui vient du Ciel et celle de l’Aboudiyyah qui monte d’ici-bas. »

Lorsque se noue cette relation, la Raboubiyyah (l’attribut divin de Pourvoyeur) et l’Aboudiyyah (la faculté d’adorateur) de l’homme s’animent.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Un éclat particulier illumine cette union entre la passion de la Raboubiyya qui vient du Ciel et celle de l’Aboudiyya qui monte de la terre. L’état qui naît de cette union est qualifié de Salat. C’est cette Salat qui consume les péchés et les maux. Elle laisse une lumière et un éclat qui éclairent le voyageur dans sa voie et le préservent des dangers à l’instar d’une lampe. Elle met en lumière tout obstacle et pierre qui se trouve sur sa voie. C’est là que la Salat le préserve de toute indécence et tout mal, car désormais il se trouve dans son cœur, et non dans ses mains, une lampe éclairante. »

« Quand il passe par cette condition c’est là que le verset suivant s’applique à sa personne :

إِنَّ الصَّلَاةَ تَنْهَى عَنِ الْفَحْشَاءِ وَالْمُنْكَرِ

C’est-à-dire que la Salat le préserve de toute indécence et de tout mal. Il se trouve dans son cœur une lampe éclairante. L’on arrive à ce stade en faisant preuve de l’humilité et le renoncement les plus complets et l’obéissance la plus totale. L’idée de commettre le moindre péché et le moindre rejet n’effleurent même pas son esprit. Il lui est impossible de porter le moindre regard à tout ce qui est condamnable ; il acquiert un plaisir et une félicité qui sont, pour ma part, indescriptibles. »

Le Messie Promis (a.s.) explique qu’un croyant imbu d’un sens de l’honneur se prosterne uniquement devant Allah en toute situation et il ne place ses espoirs en personne d’autre qu’Allah et ne leur consacre aucune attention.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Souvenez-vous que la Salat véritable est acquise grâce aux supplications. Supplier tout autre que Dieu est contraire au sens de l’honneur du croyant, car seul Dieu mérite adoration. Tant que l’homme ne se fait pas insignifiant afin de présenter ses requêtes à Dieu, il ne méritera pas le titre de musulman et croyant sincère. Ses aptitudes internes et externes doivent se prosterner devant le seuil de Dieu : voilà la réalité de l’islam. Un moteur puissant fait tourner de petites pièces. De même, tant que l’homme ne soumet pas ses œuvres à la puissance immense de ce moteur de Dieu, comment pourra-t-il accepter Sa divinité ? Pourra-t-il se dire [réellement] soumis lorsqu’il énoncera la formule :

إِنِّي وَجَّهْتُ وَجْهِيَ لِلَّذِي فَطَرَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ

« En vérité, j’ai tourné mon visage vers Celui Qui a créé les cieux et la terre… »

Sans nul doute il sera musulman, croyant et soumis à Dieu, dès qu’il se tournera vers Lui en énonçant ces paroles. »

Quand il déclare se tourner entièrement vers Dieu et qu’il se proclame être un adorateur qui croit en l’unicité divine, il doit Lui consacrer toute son attention.

« Sans nul doute il sera musulman, croyant et soumis à lui, dès qu’il se tournera vers Dieu en énonçant ces paroles. Malchanceux est celui qui quémande l’aide des autres tout en suppliant Dieu, Lui attribuant ainsi des associés. Celui-là sera un grand perdant et vivra dans la privation. Un temps viendra quand il ne pourra s’incliner vers Dieu ni verbalement ni en apparence […] C’est aussi la cause de l’abandon de la prière et la raison de la paresse. Lorsque l’homme se penche vers tout autre que Dieu, son âme et ses aptitudes ressemblent aux branches de l’arbre qui ont poussé dans une [mauvaise] direction dès leur naissance. »

C’est là un point important : quand on abandonne la Salat, on néglige sa pratique ou l’on est paresseux dans sa pratique, et que l’on place plus confiance en d’autres qu’Allah, l’on s’éloigne de Lui peu à peu. On devient comme la branche que l’on tourne dans une direction et qui ne cesse de pousser dans ce sens.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « La dureté et la violence animent sa relation avec Dieu ; son âme et son cœur deviennent durs comme de la pierre. »

Il devient comme la branche qui pousse dans une direction et qui ne peut se tourner dans une autre direction.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « C’est ainsi que son cœur et son âme s’éloignent de Dieu jour après jour. Oser abandonner Dieu pour faire ses requêtes à autrui est une situation périlleuse et effrayante : d’où la raison d’être régulier dans ses Salat, afin que cette habitude s’ancre chez l’homme et pour qu’il se tourne vers Allah : ensuite viendra le moment lorsqu’il se détournera entièrement du monde, profitant d’une lumière et d’un délice. »

En cet instant, on se coupe de tout et on se tourne uniquement vers Allah. C’est là qu’on devient récipiendaire d’une lumière et qu’on en tire un délice.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Malheureusement je n’ai pas trouvé de terme approprié pour décrire l’ignominie de l’acte de s’en remettre à tout autre qu’Allah. Certains courtisent et flattent autrui. Pareil comportement attise le sens de l’honneur de Dieu, car cela signifie que cette Salat ne Lui est pas dédiée. Celle est rejetée au loin. Je présente, à cet égard, une analogie simple à comprendre, quoiqu’elle ne soit pas entièrement applicable [à la personne de Dieu]. Un homme fier et imbu d’amour-propre ne supportera pas de voir sa femme en relation avec un autre. À ses yeux, cette femme immonde méritera la mort, et souvent cela devient réalité. Dieu ressent, Lui aussi, un sens de l’honneur et une fureur similaire. C’est Dieu qu’il faut adorer et implorer. Il déteste qu’on supplie quelqu’un d’autre à part Lui. Se tourner vers tout autre qu’Allah signifie rompre toute relation avec Lui. La Salat et le Tawhid (l’unicité de Dieu) sont les mêmes : l’expression pratique du Tawhid est la Salat. Or, le croyant ne méritera aucune bénédiction et aucun avantage tant qu’il ne s’immole pas lors de la Salat, tant que son âme n’est pas empreinte d’humilité et son cœur enclin vers Dieu. »

Le Messie Promis (a.s.) présente ici-bas la raison pour laquelle d’aucuns manquent d’attention au cours de la Salat et sont assaillis par toutes sortes de pensées. Il explique : « Ceux qui ne consacrent pas toute leur attention à Dieu sont assaillis de toutes sortes de distractions au cours de leur Salat. Lorsque le prisonnier se tient debout devant le juge, ses pensées vont-elles errer ici et là ? Non, il ne pensera pas à autre chose. Il consacrera toute son attention au juge et guettera, tout inquiet, son verdict. Il ne pensera même pas à sa personne. De même, lorsqu’on se tourne vers Dieu le Très-Haut et l’on se prosterne sur Son seuil, le cœur sincère, il est impossible d’être victime des incitations de Satan. »

En raison de l’influence de l’athéisme, beaucoup se demandent comment protéger leur Salat, voire pourquoi prier et [même] si Allah a besoin qu’on L’implore. Le Messie Promis (a.s.) nous explique qu’Allah est Indépendant et qu’Il n’a pas besoin que nous L’adorions. En fait, c’est nous qui avons besoin de Lui.

Il explique : « Ne croyez pas que la Salat mérite protection parce que Dieu en a besoin. Dieu l’Exalté n’a aucunement besoin de nos Salats. Il est Indépendant de tout. Il n’a besoin de personne. En fait c’est l’homme qui a besoin de Lui. Or, l’homme souhaite son propre bonheur. C’est pour cette raison qu’il implore l’aide de Dieu. Établir un lien avec Allah l’Exalté est le moyen pour mériter le véritable bonheur. Si l'humanité tout entière se ligue contre l’ami intime de Dieu et  complote pour sa destruction, elle ne pourra pas lui toucher un cheveu. S’il le juge nécessaire, Allah l’Exalté est prêt à détruire des centaines de milliers d’individus pour son élu. Il est prêt à détruire des centaines de milliers pour cet unique individu. »

En expliquant comment les Compagnons [du Saint Prophète s.a.] avaient obtenu le succès, il ajoute : « Il n’y a pas de meilleure arme que la sincérité pour conquérir les cœurs. C’est grâce à cela qu’ils avaient conquis le monde. Cette tâche est impossible à réaliser par de simples paroles. » Il continue : « Or, à présent il n’y a plus aucune lumière sur le front [des gens] ni aucune marque de spiritualité ni aucune trace de connaissance [du divin]. »

Ils ne possèdent aucun savoir à propos de la prière, et ils n’ont pas reçu la lumière qui en découle : la Salat n’est qu’un fardeau pour eux. »

Il continue : « Dieu l’Exalté n’est pas un tyran. En réalité ils n’ont aucune sincérité en leur cœur. Les actes qui ne sont en somme que traditions et habitudes sont vains. »

Par la grâce d’Allah, de nombreuses personnes au sein de la Jama’at accomplissent la prière avec sincérité. Le Messie Promis (a.s.) décrit ici la situation générale de son époque. Il faut qu’on en tire des leçons ; il s’agit également d’un avertissement pour nous ; il faut que nous fassions attention.

Il continue : « D’aucuns ne doivent pas penser que je suis en train de mépriser la Salat : celle que mentionne le Saint Coran est une sommité. Il faudrait demander à ces personnes qui font la prière si elles connaissent au moins le sens des versets de la sourate Al-Fatihah. Vous trouverez des personnes faisant la prière depuis plus de 50 ans, mais lorsque vous le leur demanderez [vous verrez] alors [que] la plupart seront ignorantes, alors que toutes les connaissances du monde ne valent rien face à ces connaissances. Pour obtenir des connaissances mondaines, les gens se tuent à la tâche, et font d’énormes efforts, mais il y a un tel désintérêt au sujet de la prière, qu’ils la font comme s’ils récitaient de simples formules sacrées. »

Vous constaterez cela chez la majorité des musulmans. 

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Je vous enjoins de faire des supplications dans votre propre langue lorsque vous accomplissez la Salat, que ce soit en ourdou, en pendjabi, en anglais… quelle que soit votre langue, faites vos supplications en celle-ci. Mais il est important de réciter les paroles d’Allah l’Exalté telles quelles : il ne faut rien y ajouter de sa part. Récitez les telles quelles, et essayez d’en comprendre le sens. De même, récitez les supplications prescrites dans la langue d’origine. Mais après avoir récité les versets du Saint Coran, et les supplications prescrites, vous pouvez demander ce que vous voulez à Dieu, et dans la langue que vous préférez. Il connaît toutes les langues : Il entend et exauce. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Si vous souhaitez que vos prières vous donnent satisfaction et vous procurent du plaisir, alors il est important que vous fassiez des supplications dans votre propre langue. Mais souvent on constate que les gens bâclent la Salat, pour ensuite faire des supplications. »

Dans une grande partie des pays musulmans, c’est une tradition chez les non-ahmadis de bâcler la prière et ensuite de lever les mains pour faire des supplications. 

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Cela démontre que pour eux, la Salat est comme une taxe non légitime, et que la sincérité ne doit uniquement se manifester qu’après celle-ci. Ils ne savent pas que l’office des cinq prières est en soi une supplication qu’il faut accomplir avec grande humilité, sincérité, et détresse. La clé de grandes œuvres se trouve dans la supplication. Le premier moyen permettant d’être récipiendaire des grâces divines est la supplication. »

Il ajoute : « Accomplir la Salat comme une tradition, une habitude, n’est pas profitable ; au contraire Allah l’Exalté maudit de telles personnes, tant que leur prière n’atteint pas le degré requis pour être accepté.

Dieu le Très-Haut a déclaré que les Salats de pareilles gens les maudiront : car ils en ignorent la réalité et la signification. Les Compagnons parlaient l’arabe, et ils connaissaient parfaitement sa réalité, mais pour nous il est important d’en comprendre le sens, et de tirer du plaisir dans nos Salats. Or, ceux-là croient qu’un autre prophète est venu et qu’il a abrogé la Salat. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute au sujet des personnes qui le critiquent : « Lorsque je déclare qu’il faut faire des supplications dans votre propre langue, ils m’accusent d’avoir apporté une nouvelle Sharia. Écoutez, Allah ne tire aucun profit de cela ; au contraire, c’est l’homme qui en tire des bienfaits, car il a l’opportunité de se présenter devant Dieu l’Exalté, et grâce à cela il peut être épargné d’innombrables difficultés. Je suis surpris de voir comment ces gens passent leur vie, ceux dont les journées et les nuits s’écoulent alors qu’ils restent dans l’ignorance du fait qu’ils ont un Dieu. Gardez à l’esprit qu’une telle personne est détruite aujourd’hui, et le sera également demain. »

Il ajoute : « Je vous fais part d’un conseil extrêmement important, si seulement les gens pouvaient le suivre. Regardez : la vie s’écoule. Abandonnez la négligence et soyez humbles dans vos supplications. Faites des supplications en solitude, demandez à Dieu l’Exalté, qu’Il préserve l’intégrité de votre foi intègre, et qu’Il soit satisfait et content de vous.

En expliquant ce qu’est la réalité de la prière, le Messie Promis (a.s.) déclare :

وَالَّذِينَ جَاهَدُوا فِينَا لَنَهْدِيَنَّهُمْ سُبُلَنَا

« Faites de gros efforts dans sa voie, vous atteindrez votre objectif. Essayez de faire le djihad. La repentance, et l’Istighfar sont des voies permettant d’arriver à Allah : il faut prêter attention à cela. Allah promet de guider vers Lui ceux qui s’évertuent dans Sa voie.

Allah l’Exalté n’est avare à l’égard de personne : de parmi ces musulmans sont nés des gens pieux, sincères. Même aujourd’hui les portes de Sa grâce ne sont pas closes.

Faites naître en vous un cœur sincère. Appliquez-vous dans vos Salats, soyez constants dans vos supplications, suivez mes enseignements ; je ferai également des supplications. Gardez à l’esprit que ce que j’enseigne est exactement ce qui a été enseigné par le Saint Prophète Muhammad (s.a.) et ses Compagnons. Aujourd’hui, les ermites ont créé des innovations : autant d’incantations ou de pratiques ascétiques qui me déplaisent. »

De nombreuses personnes demandent qu’elles sont les supplications spéciales que nous devons faire, quels sont les efforts particuliers à accomplir. La pratique essentielle est la Salat : tout ahmadi doit y consacrer toute son attention.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « La véritable pratique de l’islam est de réciter le Saint Coran avec une grande attention, et de mettre en application tout ce qui s’y trouve, et d’accomplir la Salat avec vigilance, et de prier attentivement en se tournant entièrement vers Allah. La Salat est ce moyen qui peut nous permettre d’atteindre l’apogée spirituel. Si nous accomplissons une Salat pareille, nous avons tout. »

La prière qui nous permet d’atteindre l’apogée spirituel est celle qui fait fondre le cœur de celui qui se tient debout devant Allah l’Exalté.

Le Messie Promis (a.s.) nous a également conseillés de faire la prière du Tahajjud, en sus des prières obligatoires. Les Ansarullah doivent être particulièrement attentifs à cet égard. 

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Si l’on consacre chaque instant de sa vie à ce monde, quel capital amassera-t-on pour la vie future ? »

Si votre souffle et votre vie ne sont voués entièrement qu’aux affaires de ce monde, que restera-t-il alors pour le Jour du Jugement ?

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Réveillez-vous pour la Salat al-Tahajjud et accomplissez-la avec passion et engouement. En raison de ses occupations, il se peut que l’on soit éprouvé par les Salats de la mi-journée. »

C’est-à-dire que parfois on ne peut pas les accomplir à l’heure prescrite et elles doivent être remises à plus tard.

Il continue : « Dieu est le Pourvoyeur. On doit accomplir sa prière aux heures prescrites, quoiqu’on puisse, de temps en temps, combiner les prières de Zuhr et d’Asr. Sachant qu’il y aura des gens faibles, Allah a accordé cette concession. Or, il est interdit de combiner trois prières. D’aucuns sont sanctionnés dans l’exercice de leurs fonctions et méritent la punition infligée par les autorités. Ne serait-ce pas louable de subir ces peines pour la cause de Dieu ? »

Ils sont en train de faire des sacrifices pour le travail mondain. Quel mal y a-t-il donc de souffrir un peu pour s’acquitter de leur devoir envers la Salat, et pour obéir aux commandements divins ?

Il ajoute : « C’est la grâce d’Allah qu’Il nous ait montré une voie complète et parfaite par le biais de Son Prophète (s.a.) sans que nous ayons à nous échiner. » 

Il nous a montré la voie sans que nous ayons à fournir quelque effort. « Beaucoup d’érudits encore sont privés de cette voie qui vous a été indiquée à cette époque. »

C’est-à-dire, la voie que Dieu a montrée aux ahmadis grâce à leur acceptation du Messie Promis (a.s.).

« Afin de prouver sa reconnaissance envers Allah pour cette faveur, il faudra accomplir les bonnes œuvres découlant de l’acceptation des doctrines véritables. Implorez Dieu pour qu’Il vous maintienne sur la voie de ces doctrines authentiques et qu’Il vous accorde la possibilité d’accomplir de bonnes œuvres. Le jeûne, la Salat, la Zakat font partie des actes d’adorations. Du Ciel, la Salat a été enjointe pour ce monde. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.) a déclaré à cet égard : « La Salat est la joie de mes yeux. »

Le Messie Promis (a.s.) nous explique comment parachever [notre compréhension du] Tawhid.

Il explique : « La réalisation de tout désir et le traitement de toute maladie sont la personne de Dieu l’Unique : c’en est là la quintessence de la formule La ilaha ill-Allah. Selon les soufis, Ilah signifie ici l’objet d’adoration et le but. Tant que l’on ne se cramponnera pas à l’unicité véritable, l’on ne pourra préserver en soi l’amour et la grandeur de l’islam.

Je me tourne vers le premier sujet : l’on ne pourra tirer plaisir de la Salat [sans suivre la formule suivante]. L’action cruciale pour être un véritable serviteur de Dieu est de détruire ses complots infâmes et de se débarrasser de son ego et de son orgueil, les remplaçant par le renoncement de soi et l’humilité. Le meilleur enseignant de comment être un serviteur parfait est la Salat. Sachez que si vous souhaitez établir un lien véritable avec Allah, il vous faudra être réguliers dans vos Salats, afin que non seulement votre corps et votre langue, mais que les souhaits et les sentiments de votre âme se transforment en Salat. »

Qu’Allah nous accorde la possibilité de marcher sur la voie du Tawhid véritable, que nous puissions protéger nos Salats et en tirer du plaisir. Au lieu de choisir d’autres comme notre objet d’adoration, qu’Allah soit, pour toujours, notre véritable déité.

J’ai su que peut-être qu’il n’y a pas les arrangements pour accomplir les Salats de Maghrib et d’Isha lors de l’Ijtima’ du Majlis Ansarullah, car ils doivent quitter la salle à une heure spécifique dans la soirée. Peut-être qu’ils doivent vider la salle. Si cela est le cas, les organisateurs de l’Ijtima’ doivent trouver un autre lieu pour que l’on puisse prier en congrégation. À l’avenir le Majlis Ansarullah doit s’assurer que l’on puisse accomplir les cinq prières sur le lieu choisi pour leurs Ijtima’s. Qu’Allah fasse que cette rencontre soit un succès et que nous soyons Ses véritables adorateurs.  


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)