Sermon du vendredi 23 juin 2017, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Le mois béni du Ramadan est venu et s’est écoulé rapidement. En dépit de longues journées et de la chaleur – qui cette année-ci a brisé les records ici (en Angleterre) – la majorité des gens ou tout au moins ceux qui me rencontraient disaient qu’ils ne ressentaient pas trop la rigueur du jeûne cette année-ci. Ou en dépit de la grande chaleur, ils ne ressentaient pas trop la rigueur du jeûne. Or, il ne suffit pas d’annoncer que cette année-ci le jeûne était facile à endurer. Si cela a été le cas, c’était une faveur divine qu’Il nous a accordée : nous avons pu passer ces journées confortablement. Il ne suffit pas d’annoncer non plus que nous avons ressenti un tant soit peu la faim et la soif.

Nous devons accomplir notre analyse : qu’est-ce que nous avons acquis au cours de ces jours bénis ? Nous n’allons pas atteindre notre objectif [du simple fait] que les jeûnes se soient déroulés confortablement ou qu’[au contraire] nous en ayons ressenti la rigueur. Nous allons atteindre notre objectif quand nous aurons analysé ce que nous avons acquis. Durant ces jours du Ramadan, Allah descend du septième ciel jusqu’au premier et Il se rapproche de ses serviteurs afin d’exaucer leurs prières. Durant ces jours, Allah devient Lui-même la récompense du jeûneur. Durant ces jours, Il a enchaîné Satan. Qu’avons-nous accompli pour mériter les faveurs d’Allah et Sa grâce ? Ou bien, quelles sont les promesses que nous avons faites à cet égard ?

Quelles promesses avons-nous faites pour appliquer Ses commandements, pour y conformer notre conduite et abandonner nos faiblesses du passé ? Jusqu’à quel point avons-nous apporté en nos personnes des changements ? Ainsi, ces analyses vont nous attirer en permanence vers les commandements divins et en conséquence nous allons faire des efforts en permanence pour nous réformer et nous allons attirer les faveurs divines pour toujours. Ainsi, cet effort est essentiel. Si nous avons été réguliers dans nos prières uniquement en raison du Ramadan pour ensuite sombrer de nouveau dans la paresse, ce sera là une infraction aux commandements divins. Si nous allons être réguliers dans nos prières du vendredi uniquement pendant le Ramadan, nous n’allons pas respecter les commandements divins.

Si nous avons accordé de l’importance à la récitation du Coran uniquement au cours du Ramadan pour ensuite le négliger, nous ne serons pas à la hauteur des souhaits d’Allah. Si nous allons limiter la récitation de la salutation sur le Prophète(saw) et le souvenir de Dieu au Ramadan, sachons que cela n’est point là le souhait d’Allah. Si nos excellences morales et nos vertus seront limitées au Ramadan – pour la raison que nous considérons tout cela comme une contrainte – sachons que ce n’est pas cela non plus le souhait d’Allah. Le Ramadan sert de camp d’entraînement. Allah a rendu obligatoire le jeûne du Ramadan afin que nous progressions davantage dans les bonnes œuvres accomplies au cours du Ramadan. Et afin qu’à la fin de chaque Ramadan, nous ayons parcouru de nouvelles étapes dans nos actes d’adorations et nos vertus et que nous en ayons atteint les sommités. Et afin que nous puissions nous maintenir sur ces hauts sommets que nous avons atteints dans nos actes d’adorations et vertus.

Allah souhaite que nous accomplissions ces bonnes œuvres avec constance. Allah nous ordonne d’être assidus dans nos cinq prières quotidiennes, de les accomplir de façon belle aux heures prescrites. Allah affirme aussi :

حَافِظُوا عَلَى الصَّلَوَاتِ وَالصَّلَاةِ الْوُسْطَى

Observez rigoureusement les Prières et en particulier celle du milieu. Tout musulman sait que l’office des cinq prières est obligatoire. C’est pour cette raison que nous avons reçu l’ordre de protéger les cinq prières. Dieu a attiré notre attention sur la Salat du milieu, parce qu’il connaît la nature de l’homme. C’est pour cette raison qu’Il a mis l’accent sur la prière du milieu. As-Salat al-Wusta signifie la prière du milieu ou celle qui est importante ; c’est-à-dire le moment où la prière prend de l’importance. Toutes les Salats ont été rendues obligatoires par Allah l’Exalté et sont importantes. Mais quelle est la particularité de la prière du milieu ? Tout simplement parce qu’à certaines heures de la Salat, l’homme accorde préférence à ses désirs personnels ou matériels. Pour certains, accomplir la prière de Fajr est plus difficile : se lever à cette heure pour accomplir la Salat les rapprochera davantage d’Allah l’Exalté. Cette prière prend donc de l’importance. Pour d’autres accomplir la prière de Zuhr ou d’Asr est plus difficile en raison de leur emploi ou de leurs affaires : et ces Salats prennent donc de l’importance pour eux. Là où l’homme entreprend des efforts dans son adoration d’Allah, Celui-ci accordera de la valeur à ses efforts et le récompensera. D’ailleurs, les récompenses qu’Il accorde pour des bonnes œuvres sont sans limites. C’est ainsi qu’Il récompense amplement celui qui entreprend des efforts dans sa voie. Quand l’homme brise les idoles de ses désirs matériels et personnels et se tourne vers Lui, il reçoit des récompenses illimitées.

Allah a attiré notre attention concernant la Salat en maints endroits et sous différents angles. Il n’a pas limité cela uniquement au Ramadan. Un croyant et celui qui nourrit en son cœur la crainte de Dieu doit, à tout instant, se souvenir de l’injonction du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) sur les Salats, les prières du vendredi et le Ramadan.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) affirme : « Les cinq prières [quotidiennes], les prières du vendredi consécutives et les Ramadan qui se succèdent expient les péchés commis entre ces œuvres, du moins tant que l’homme évite les grandes transgressions. »

Ici le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) explique clairement que les cinq Salat quotidiennes deviennent expiation quand l’homme fait l’effort de les accomplir aux heures prescrites et quand il tente de se prémunir des péchés dans l’intervalle entre les prières successives. S’il y a de petites lacunes, Allah l’Exalté accordera Son pardon, à condition que l’on accomplisse la Salat aux heures prescrites. D’ailleurs, Il a évoqué l’importance de chaque prière du vendredi, qui est importante à l’instar de l’office des cinq Salat quotidiennes. En les accomplissant aux heures prescrites l’on mérite le pardon divin pour les péchés mineurs : voire Allah promet de protéger l’homme de l’indécence manifeste et des transgressions grâce à la Salat. En tout cas, il affirme que l’office de la prière du vendredi est obligatoire à l’instar des cinq Salats quotidiennes. Allah pardonne les petites fautes et les lacunes qui subsistent entre les prières du vendredi successives. Or, cela ne signifie guère qu’il est permis de commettre de petits péchés entre les deux, dans l’espoir qu’Allah les pardonnera de facto. Il n’en est pas ainsi. Si, en raison des faiblesses humaines, l’on commet une faute, Allah accordera Son pardon en raison de la régularité de l’intéressé dans ses prières quotidiennes et ses Jumu’ah et parce qu’il a demandé pardon pour ses péchés et a promis de les éviter à l’avenir.

En évoquant l’importance de la régularité dans les prières du vendredi le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) déclare : « Allah scelle le cœur de celui qui rate intentionnellement trois prières du vendredi successives. » Selon un autre récit, il est dit que son cœur deviendra noir. Ainsi, tout le monde doit comprendre l’importance que revêt l’office de la prière du vendredi. D’aucuns sont présents aujourd’hui parce qu’ils accordent quelque importance à la dernière prière du vendredi du Ramadan accomplie dans la grande mosquée. D’aucuns affirment qu’il faut certainement être présent lors de ce dernier vendredi. Or, on attire, de façon répétée, l’attention des membres de la Jama’at quant à l’importance de la Jumu’ah. À présent, il ne doit que subsister une infime minorité qui fait preuve d’indifférence à cet égard. Or, ceux qui en sont coupables doivent aussi se faire du souci après avoir entendu l’injonction du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Allah n’affirme point que l’on sera récompensé en raison de sa présence pour les Jumu’ah du Ramadan ou pour le dernier de ce mois. Tout vendredi est important. À cet effet, Allah l’Exalté affirme :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آَمَنُوا إِذَا نُودِيَ لِلصَّلَاةِ مِنْ يَوْمِ الْجُمُعَةِ فَاسْعَوْا إِلَى ذِكْرِ اللَّهِ وَذَرُوا الْبَيْعَ ذَلِكُمْ خَيْرٌ لَكُمْ إِنْ كُنْتُمْ تَعْلَمُونَ

O vous qui croyez ! Lorsque l’appel à la prière est fait le vendredi, hâtez-vous vers le souvenir d’Allah et laissez de côté les affaires de commerce. Cela vaut mieux pour vous, si seulement vous saviez. »

Ainsi le croyant a reçu l’ordre d’être particulièrement vigilant quant à l’accomplissement de la prière du vendredi : il doit mettre de côté ses commerces, ses affaires, ses avantages matériels et se soucier uniquement de la prière du vendredi. Allah l’Exalté affirme que si vous êtes doués de savoir, vous comprendrez que cela est meilleur pour vous et qu’il s’y trouve des bénédictions pour vous et vos commerces. Tout comme l’affirme le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), le cœur de celui qui néglige sciemment la prière vendredi sera scellé. De telles gens ne possèdent pas une foi réelle. Celui qui possède la foi réelle ne sacrifiera pas sa prière du vendredi pour des avantages matériels. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) décrit en ces termes celui qui est présent pour la prière du vendredi à l’heure et régulièrement : « Lorsque vient le jour du vendredi, se tiennent à chaque porte de la mosquée des anges qui consignent le nom de la première personne présente. Et ainsi ils consignent la liste des fidèles selon leur venue. Et quand l’Imam termine son sermon, ces anges ferment leurs registres et écoutent les rappels de Dieu. »

Selon un autre récit, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Le Jour de la Résurrection, les gens seront assis en compagnie de Dieu selon l’ordre de leur présence au cours de la prière du vendredi, c’est-à-dire le premier, le deuxième, le troisième et le quatrième. »

Ceux qui viennent en retard à la prière du vendredi par habitude et sans aucune raison valable doivent eux aussi se faire du souci. Aujourd’hui, tout spécialement, les gens ont fait l’effort pour venir en premiers étant donné que c’est un vendredi du Ramadan. Sinon, la plupart des fois lorsque j’entre dans la mosquée, elle est à moitié vide : elle se remplit quelques minutes avant la fin du sermon. Ainsi l’on doit être vigilant à cet égard durant les jours ordinaires aussi.

La prière du vendredi est obligatoire pour les hommes. Si les femmes peuvent venir c’est bien et elles recevront davantage de récompenses. Parfois, grâce à la présence des mères, les enfants sont aussi enclins à venir être présents pour la prière du vendredi et ils en saisissent l’importance. En tout cas, la prière du vendredi est obligatoire uniquement pour les hommes. Les injonctions du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à cet égard sont claires. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Il est wajib, c’est-à-dire obligatoire, à tout musulman d’accomplir la prière du vendredi en commun, hormis à l’esclave, la femme, l’enfant et le malade. » La prière du vendredi n’est pas obligatoire à ces quatre catégories de personnes. Les esclaves existaient à l’époque du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ; ce n’est plus le cas à présent. Les employés dans ces pays doivent demander la permission de leur patron afin de pouvoir participer à la prière du vendredi. D’aucuns ont fait l’effort et en ont obtenu la permission. S’ils ont des contraintes à cet égard, trois ou quatre ahmadis des environs devraient se réunir afin d’accomplir la prière du vendredi. Cela n’est pas obligatoire aux femmes. Or, je conseille à celles qui ont des enfants en bas âge de prendre des précautions : elles ne doivent pas les emmener à la mosquée pour la prière du vendredi, car leurs pleurs dérangeront les autres dans leurs prières et ils ne pourront pas écouter le sermon convenablement. Certes, tout le monde, hommes, femmes et enfants doivent être présent pour la prière de la ‘Aid. Pour la ‘Aid, il y a un espace réservé pour les mères accompagnées d’enfants en bas âge. Là où il n’en existe pas, elles doivent se mettre dans un coin pour écouter le sermon même si elles ne vont pas prier.

Je souligne aujourd’hui l’importance de ce thème, étant le grand nombre de personnes présentent pour la prière du vendredi aujourd’hui : les hommes doivent, en particulier, protéger leurs prières du vendredi. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) affirme qu’Allah l’Exalté pardonnera les petits péchés commis entre un Ramadan et le prochain. Or, sachez que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a évoqué dans un ordre particulier la manière de se faire pardonner ses péchés : vient en premier la Salat, en deuxième lieu la prière du vendredi et finalement le Ramadan. Cet ordre des choses doit dissiper le malentendu que seuls les actes d’adoration du Ramadan servent de moyen pour se faire pardonner. Les cinq prières accomplies quotidiennement accorderont leur protection ; elles entreront dans le septième jour et feront ainsi profiter des bénédictions du vendredi. Toutes les prières du vendredi de l’année se lieront au Ramadan, faisant ainsi profiter au croyant les bénédictions de ce mois béni.

Les cinq prières quotidiennes annonceront à Allah l’Exalté : « Ton serviteur s’est présenté à Toi cinq fois par jour en raison de sa crainte et de son amour pour Toi, afin d’implorer Ton pardon. » Toutes les prières du vendredi annonceront : « Tous les sept jours, Ton serviteur se présentait à Toi, en ayant évité les grands péchés. D’ailleurs Ton Prophète a annoncé qu’il existe le vendredi, un moment où les prières sont exaucées. Ton serviteur s’est présenté à Toi avec l’espoir que ses supplications seront agréées. »

Le Ramadan annoncera : « O Seigneur ! Ton serviteur s’est acquitté de Ses devoirs envers le Ramadan, tout en évitant les péchés et en accomplissant des bonnes œuvres. Il est entré dans ce Ramadan avec l’espoir de profiter des décades de la miséricorde, du pardon et de la protection contre le feu. »

Allah l’Exalté, qui est très gracieux et miséricordieux, fera profiter à l’homme ces bénédictions et le couvrira du manteau de ses grâces, tout en le protégeant des assauts de Satan. Chanceux sont ceux d’entre nous qui s’acquittent de leurs devoirs envers leurs Salat, leurs prières du vendredi et leurs jeûnes avec cette intention et qui profitent de la protection d’Allah l’Exalté, tout en sortant de cette société en étant immaculé. Cette pureté qui les poussera à s’acquitter de leurs devoirs envers leurs actes d’adoration pour toujours.

Au cours du Ramadan, on porte un intérêt particulier concernant la récitation du Saint Coran. Beaucoup tentent de compléter une lecture complète du Coran au cours du Ramadan, étant donné que cela faisait partie de la sounnah du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Or, cette lecture assidue du Coran au cours du mois du Ramadan doit nous pousser à en réciter une partie quotidiennement. Allah a attiré notre attention concernant les différentes heures de la prière et Il en a évoqué l’importance : Il affirme de surcroît :

وَقُرْآَنَ الْفَجْرِ إِنَّ قُرْآَنَ الْفَجْرِ كَانَ مَشْهُودًا

C’est-à-dire, accordez aussi de l’importance à la récitation du Coran à l’aube, car [Dieu] en portera témoignage. La récitation du Coran n’a pas été limitée à des jours particuliers : [Dieu] en souligne l’importance en l’évoquant en conjonction avec la Salat. Tout en récitant le Coran, on doit aussi lire la traduction, afin que nous soyons au courant des commandements divins. À notre époque il est important de le lire avec régularité, étant donné que les prétendus musulmans ont oublié ses préceptes.

Le Messie Promis (a.s.) a aussi attiré notre attention à cet égard en affirmant que ceux qui honorent le Saint Coran seront honorés au ciel. Qui est celui qui ne veut pas être honoré au ciel ? On profitera de la récitation régulière du Coran ainsi que de la quête de ces préceptes afin de les traduire dans la pratique.

De même, Allah l’Exalté affirme que si nous souhaitons connaître le salut et le succès, il faudra se consacrer à Son souvenir. Après la prière de Jumu’ah, souvenez-vous de votre Seigneur afin que vous ayez du succès. En comprenant l’importance de la récitation du Coran, il faudra à présent éviter toute négligence à ce propos. De même, nous nous sommes consacrés au souvenir de Dieu : nous en tirerons profit quand nous allons pérenniser cette pratique après le Ramadan.

Il en est de même des autres actes méritoires et vertus. Allah l’Exalté nous a offert la chance, à nous les Ahmadis, de prêter allégeance au Messie Promis (a.s.) : il s’est attelé à notre réforme à toute occasion et sous différents angles. Il nous a constamment guidés vers le droit chemin, dans la direction de Dieu et le respect de ses commandements. Quels sont les souhaits du Messie Promis (a.s.) à notre égard ? À maintes reprises il a affirmé que nous qui lui avons prêté allégeance devrons à travers nos actes d’adorations et hautes qualités morales apporter des changements purs en nos personnes.

Le Messie Promis (a.s.) affirme : « Tant que l’homme, le cœur pur et étant imbu de sincérité, ne ferme pas les portes interdites, ne se détourne pas des désirs interdits, pour tendre la main uniquement à Dieu, il ne pourra point mériter l’aide et le soutien divin. Or, lorsqu’il tombe devant le seuil divin et quand il l’implore Lui seul, sa condition en soi attire l’aide et la grâce divine. Du ciel, Dieu connaît les tréfonds du cœur de l’homme. S’Il y constate dans un recoin une trace d’obscurité, de polythéisme ou d’innovation, Il rejettera ses supplications et ses actes d’adoration. S’il constate que son cœur est exempt de tout intérêt égoïste et de noirs desseins, Il lui ouvrira les portes de ses bénédictions, le prenant sous son ombre et pourvoyant Lui-même à ses besoins. »

Voilà la norme que nous devons tenter de respecter de manière permanente. Nos actes d’adoration doivent être consacrés uniquement à Dieu. Après le Ramadan, nous devons maintenir la norme de nos actes d’adoration, afin que nous jouissions à tout instant de l’ombre divin et de son soutien.

Quelles étaient les attentes du Messie Promis (a.s.) à propos de nous qui lui avons prêté allégeance ?

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Le but pour lequel ils se sont joints à ce Mouvement et ont établi la relation mutuelle d’un précepteur spirituel à son disciple avec moi, est qu’ils doivent atteindre un haut niveau dans la bonne conduite et la droiture. Aucune mauvaise action, aucune méchanceté ou aucune mauvaise conduite ne doit les approcher. Ils doivent observer leurs cinq prières quotidiennes régulièrement, ne doivent pas mentir et ne doivent pas blesser quiconque par leur langue. Ils ne doivent être coupables d’aucun vice et ne doivent même laisser aucune pensée de méchanceté, de mal, de troubles ou de confusion leur effleurer l’esprit. Ils se doivent d’éviter tous types de péchés, d’offenses, d’actes indésirables, de passions et de comportements indignes. Ils doivent devenir purs de cœur et des serviteurs humbles de Dieu. »

Ensuite le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Il n’est pas essentiel de répondre à tout mal. Faites preuve d’indulgence dans la plupart des cas. Ayez recours à la patience et l’indulgence. »

Le Messie Promis (a.s.) nous enjoint de faire montre de ces excellences et d’adopter ces habitudes en permanence. Il ne faut pas éviter les disputes uniquement au cours du Ramadan en affirmant « Je suis en train de jeûner. » En profitant de l’entraînement offert par le Ramadan, l’on devra en permanence conformer sa conduite aux hautes qualités morales.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Que vos cœurs soient exempts de toute intrigue, vos mains de toute cruauté, vos yeux de toute impureté ! Que réside en votre for intérieur rien d’autre que la droiture et la compassion pour l’humanité ! »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Si vous conformez votre conduite à mes conseils et aux souhaits divins, soyez assurés que Dieu sera vôtre.  Si vous dormez, Il veillera sur vous. Si, vis-à-vis de votre ennemi, vous perdez de vigilance, Il le matera et fera échouer ses machinations. »

Il est important de se souvenir de ces conseils. À maintes reprises le Messie Promis (a.s.) a déclaré que la bay’ah ne servira à rien si on ne respecte pas ces conditions. Je présente une partie de la feuille de route que le Messie Promis (a.s.) a présentée, tout soucieux, à ses disciples. Chacun d’entre nous est à même de jauger jusqu’à quel point il a mis, ou met, en pratique ces conseils.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Vous ne pouvez pas être acceptés dans la présence du Seigneur tant que vous ne soyez pas purs à l’extérieur comme à l’intérieur. Si vous êtes grands, ayez de la miséricorde pour ceux qui sont petits et non du mépris. Si vous êtes érudits, ne vous glorifiez pas de votre savoir, et ne dédaignez pas vaniteusement les ignorants, mais éclairez-les de vos bons conseils. Si vous êtes riches, ne vous glorifiez pas de vos richesses, et ne vous montrez pas fiers vis-à-vis des pauvres, mais servez-les et aidez-les. »

Si Allah vous a comblés d’aisance et de richesses, vous a fait meilleur qu’autrui, servez votre prochain. Et ne soyez point orgueilleux à leur égard.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Écartez-vous des chemins qui mènent à la ruine. Craignez Dieu, adoptez la droiture, n’adorez aucune créature, et coupez-vous de tout pour vous tourner vers votre Seigneur. Videz vos cœurs de tout ce qui est terrestre ; offrez-vous entièrement à Lui ; vivez uniquement pour Lui ; et haïssez toute impureté et tout mal pour l’amour de Dieu, car votre Dieu est Saint. »

Si vous voulez vous lier à Allah, sachez qu’Il est pur. D’où l’importance de haïr toute impureté et péché. 

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Que chaque matin témoigne que vous avez été vertueux durant la nuit, et que chaque soir témoigne que vous avez passé la journée dans la crainte de Dieu.

N’ayez aucune crainte des malédictions de ce monde, car elles ne sont que du vent, et elles ne peuvent transformer la lumière en ténèbres. Craignez plutôt la malédiction de Dieu, celle qui descend du ciel, car elle détruit, et dans ce monde et dans l’autre, la personne sur laquelle elle s’abat. L’ostentation ne peut vous sauver car votre Dieu lit les secrets les plus intimes de votre cœur. Croyez-vous pouvoir Le tromper ? Soyez francs, propres, purs et intègres. S’il existe en vous la moindre parcelle de noirceur, elle fera disparaître toute votre lumière, et s’il y a de l’arrogance, de la vanité ou de l’indolence en vous, Dieu ne vous adoptera pas.

Ne vous laissez pas berner par la simple intention verbale que vous donnez au sens de votre vie, en pensant que vous avez pu réaliser tout ce qu’il y avait à accomplir, car Dieu espère voir une transformation radicale changer celle-ci. »

Nous avons accepté le Messie Promis (a.s.) en souhaitant être de véritables croyants ; pour ce faire il faudra transformer radicalement sa personne.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Il exige de vous que vous vous infligiez une sorte de mort après quoi Il vous insufflera une nouvelle vie. Hâtez-vous de promouvoir la paix entre vous, de pardonner à vos frères leurs faiblesses, car celui qui n’est point enclin à faire la paix avec son frère est méchant, et il risque d’être exclu parce qu’il est source de dissensions. Renoncez à vos vils désirs et ne cultivez pas la rancœur. Même si vous avez raison, comportez-vous humblement comme si vous aviez tort, afin que le pardon vous soit réservé. Éliminez l’obésité de votre ego, car étroite est la porte par laquelle il faut passer.

O combien infortunée est cette personne qui n’accepte pas la Parole venant de Dieu, celle que j’enseigne ! Si vous souhaitez que Dieu soit satisfait de vous au ciel, soyez les uns pour les autres de véritables frères. Le plus grand parmi vous est celui qui pardonne le plus à son frère ses transgressions ; et malchanceux est celui qui est dominé par ses sentiments revanchards et n’est pas pardonnant. Une telle personne n’a rien à voir avec moi. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Ne peuvent avoir accès à la proximité de Dieu: le pervers, l’arrogant, le malfaiteur ou le malhonnête. Ni celui qui n’éprouve point de jalousie à cause de Son Nom. »

« L’œil impur ne Le voit pas; le cœur impur ne Le connaît pas. Celui qui, pour Son amour, se jette dans le feu, sera sauvé du feu de la géhenne.

Celui qui, pour Son amour, pleure, rira; et celui qui, pour Son amour, défait ses liens avec ce monde, Le rencontrera. Soyez les amis de Dieu et ayez un cœur débordant de sincérité et d’enthousiasme, afin qu’Il vous favorise. Soyez miséricordieux envers vos subalternes, vos épouses et vos frères nécessiteux pour qu’on vous fasse miséricorde au ciel. Que la totalité de votre être Lui appartienne, afin qu’Il vous appartienne. »

« Nulle calamité ne frappe s’il n’y a pas un ordre émanant du ciel, et nulle calamité ne peut être éloignée si la miséricorde ne descend du ciel.

Le bon sens veut que vous vous accrochiez à la racine de l’arbre au lieu de vous fier à sa branche. »

Surtout, n’abandonnez pas le Saint Coran, car votre vie s’y trouve. Ceux qui honorent le Saint Coran seront honorés au ciel. Ceux qui le préfèrent aux Hadiths ou autres traditions, seront préférés au ciel. Pour l’humanité tout entière, il n’y a qu’un seul Livre pour la guider: le Saint Coran; et pour tous les descendants d’Adam, il n’y a qu’un seul Messager et intercesseur: Muhammad, l’élu (sur lui bénédictions et paix !). Efforcez-vous donc de cultiver un amour sincère pour ce très distingué et majestueux Prophète, et ne lui préférez personne, afin qu’au ciel vous soyez du nombre de ceux qui jouissent du salut.

Sachez que le salut n’est pas un privilège réservé à l’autre monde seulement. Le véritable salut manifeste sa lumière en ce monde même. Savez-vous à qui est destiné le salut ? À celui qui croit avec certitude que Dieu existe, que Muhammad (sur lui bénédictions et paix !) est l’intercesseur des hommes auprès de Dieu, et qu’il n’y a pas, sous le firmament, de Messager égal à lui en rang, ni de Livre aussi excellent que le Saint Coran. Dieu n’a voulu rendre personne immortel, mais ce prophète élu vit à jamais. »

Après avoir prodigué ces conseils le Messie Promis (a.s.) affirme : « Je souligne, après toutes ces recommandations, que votre allégeance de forme suffit. L’apparence n’est rien : Dieu scrute vos cœurs ! »

Chacun d’entre nous doit sortir du Ramadan en faisant la promesse que nous n’oublierons jamais les injonctions d’Allah et de Son Prophète que le Messie Promis (a.s.) nous a expliqués en détail, et que nous y conformerons notre vie. Si nous agissons de la sorte, c’est là que nous pourrons annoncer que nous nous sommes évertués à mener notre vie en accord avec les préceptes de Dieu et de Son Prophète. Qu’Allah nous en accorde la possibilité !

Après la prière de vendredi je vais diriger deux prières funéraires. La première est celle de Madame Mushtaq Zohra, épouse de feu Chaudhry Zahoor Ahmad Sahib Bajwah. Elle est décédée le 12 juin à 20hr 45 à Rabwah à l’âge de 91 ans. Inna lillahi wa inna ilaihi raji’oun.

Son père s’appelait Chaudhry Inayatullah Sahib. Il avait prêté serment d’allégeance sur la main du Deuxième Calife à l’âge de 14 ans. Le nikah de la défunte fut annoncé en 1944 avec le waqif-e-zindagi Chaudhry Zahoor Ahmad Bajwah Sahib par Hazrat Maulana Ghulam Rasul Rajeki (ra). Il avait prononcé un assez long discours faisant mention de diverses faveurs divines. Grâce à ce nikah, l’Ahmadiyya s’est répandu davantage dans sa famille.

Dieu a béni la défunte de trois fils et de deux filles. Son fils Zahir Ahmad Bajwah Sahib est un waqif-e-zindagi qui est actuellement en train de servir aux Etats-Unis. Chaudhry Zahoor Ahmad Bajwah a aussi été affecté en Angleterre ; il est revenu à Rabwah en 1955, où il a été choisi en tant qu’adjoint du Nazir Islah-o-Irshad. Il a aussi occupé les postes de Nazir Zira’at et Nazir Umoor Ama. Il était aussi pendant une longue période, le secrétaire privé du troisième Calife (rha). Il a également eu la chance de servir en tant que Nazir Ta‘lim ul Qur’an ; et au moment de sa mort il occupait le poste de président de la Sadr Anjuman Ahmadiyya.

Mushtaq Zohra Sahiba a passé une vie exemplaire au côté de son mari waqif-e-zindagi et n’a jamais désiré une chose qui fût contraire à l’esprit d’un waqif-e-zindagi. Ils s’étaient mariés en 1944 et en 1945 ils eurent leur premier enfant. Leur fils avait à peine 1 mois lorsque Chaudhry Zahoor Bajwah Sahib a été affecté en Angleterre. Lors de la partition de l’Inde et du Pakistan, il était ici alors que sa femme était au Pakistan. À cette époque, elle avait dû faire face à beaucoup de difficultés. Ensuite, de 1951 à 1955, ils sont restés ensemble en Angleterre. Cette période était aussi difficile pour les waqifin-e-zindagis, car la Jama’at n’était pas stable financièrement, mais jamais ils ne se sont plaints, et ils ont passé cette période avec beaucoup de patience.

Au départ, à Rabwah, ils vivaient dans une des résidences de la communauté et ensuite ils ont déménagé dans une maison située au Darul Sadr Shimali. Et comme elle faisait partie d’une famille de propriétaires terriens, des étudiants qui venaient de leur village ou qui étaient des membres de leur famille ainsi que d’autres personnes séjournaient chez eux. Sa maison n’était pas très grande mais régulièrement 10 à 15 personnes vivaient chez eux et elles aimaient prendre soin d’eux.

Son fils rapporte que sa journée commençait par la prière de Tahajjud, suivie de la récitation du Saint Coran à voix haute après la prière de Fajr. Elle avait aussi des vaches en sa possession ainsi que d’autres animaux. Elle leur trayait le lait avec lequel elle faisait du yaourt et le distribuait aux gens pauvres. Ils venaient en nombre à tel point qu’une longue file de gens se formait. Et après tout cela, elle prenait soin de la maison également et était une personne très sociable. Il écrit qu’elle éprouvait un amour sincère envers le Saint Coran. Elle a appris à lire le Saint Coran ainsi que sa traduction grâce à l’épouse du deuxième calife (ra), Hazrat Sayyadah Maryam Siddiqa Sahiba (aussi connue sous le nom de Chhoti Apa). Elle se comportait de manière exemplaire avec tout le monde, et j’ai déjà mentionné son sens d’hospitalité. Lorsqu’elle était ici, elle n’avait pas assez de fonds afin qu’elle puisse accueillir des invités mais elle a appris la pâtisserie et cuisinait elle-même afin d’accomplir ce devoir. Le Naib Nazir Islah-o-Irshad, Hanif Mahmood Sahib, rapporte qu’il était en train d’écrire la biographie de Chaudhry Zahoor Ahmad Bajwah Sahib. Il était donc en correspondance avec la défunte dans ce but. Il écrit que bien que la défunte fît partie d’une famille de grands propriétaires terriens, elle passa une vie très modeste avec un waqif-e-zindagi. Chez elle, en général, on avait beaucoup de serviteurs, mais ici elle travaillait de ses propres mains surtout lors de son séjour en Angleterre. Elle rapporte que financièrement ils ont passé de jours très difficiles. Elle rapporte qu’en hiver, ils n’avaient pas de chaudière, ni de chauffage et ni du charbon afin de réchauffer la chambre, ils devaient essayer de trouver un moyen tout en restant dans le budget qu’ils avaient, ce qui était très difficile. Il faisait froid et ils allumaient le chauffage juste pour quelques temps.

Chauhdry Saheb était aussi un homme de principes, il a vécu modestement ici. Il écrit qu’en 1955 lorsqu’il fut ordonné à Chauhdary Zahoor Bajwah Saheb de quitter Londres et de revenir au Centre, la défunte était très malade et les médecins lui avaient fortement recommandé de rester alitée, cependant lorsqu’il reçut l’ordre de revenir il commença aussitôt à faire les préparatifs. Les gens lui suggérèrent de demander la permission au deuxième Calife pour rester encore un peu car sa femme était malade, il refusa disant que l’ordre était venu et donc qu’il fallait partir et la défunte ne s’y opposa pas non plus, et elle accepta aussitôt de repartir avec son mari bien qu’elle était malade et que le trajet n’était pas si facile à l’époque. Qu’Allah fasse preuve de pardon à l’égard de la défunte et qu’Il exalte son rang, et qu’Il permette à ses enfants de suivre son exemple de piété.

La deuxième prière funéraire sera celle du frère Abou Bakr, originaire d’Égypte. Il décéda le 12 juin à l’âge de 41 ans en raison d’un arrêt cardiaque. Inna Lillahi wa inna ilaihi raaji’oun. Le Dr Hatim Hilmi Shafi’i, président de la Jama’at d’Egypte, écrit : « Le défunt avait fait la Bay’ah en 2011 ; il était enseignant de la langue arabe et de la religion, mais il quitta ses fonctions pour se dédier au travail de la Jama’at. Il naquit dans une société illettrée et bornée du sud de l’Égypte, cependant il était très pacifique et haïssait le recours à la force. Avant qu’il ne fasse la Bay’ah, les idées qui véhiculaient dans des livres écrits par des Oulémas l’avaient grandement étonné, au point qu’il avait peur que peut être, que Dieu nous en protège, c’est la religion, c’est-à-dire l’Islam, qui enseignait véritablement cela.

Il a été grandement interpellé lorsqu’il écoutait les discours des Maulvis (imams) et particulièrement leurs discours au sujet de cette histoire de Jésus disant qu’il fut élevé pour être sauvé de la crucifixion. Un chrétien lui donna même les détails des chaînes chrétiennes, lui conseillant de regarder les programmes qui passent sur ces chaînes, pour qu’il puisse avoir la certitude que Jésus avait de nombreux attributs qui ne se trouvaient en aucun autre homme. Dans le cadre de cette recherche il tomba également sur la chaîne MTA ; c’était un moyen par lequel Allah l’Exalté souhaitait le guider. En relatant l’anecdote de sa Bay’ah, le défunt disait : « Je vis dans une émission feu Mustafa Thabit, qui disait que Jésus ne mourut pas sur la croix, mais au contraire qu’il était dans un état inconscient, et par la suite il émigra vers l’est, et c’est là-bas qu’il mourut. J’étais adossé au canapé lorsque je regardais cette émission ; en entendant cela, je me redressai, et j’écoutai très attentivement. C’était l’émission Al-Hiwar ul Mubashir, quand la vérité devint manifeste, je criai de toutes mes forces : Allahu Akbar, la vérité est maintenant devenue manifeste ! Je sautais de joie. Il y eut une pause au cours de l’émission, pendant laquelle Sharif Odeh Saheb annonça : Nous allons maintenant écouter une Qasidah (poème) de l’Imam Mahdi et du Messie Promis (as), intitulé : Certainement je viens de la par d’Allah l’Exalté qui est Tout-puissant et le plus Grand.

La photo du Messie Promis (as) était également affichée simultanément à l’écran. Je mis l’écran en pause et je regardai attentivement la photo, et je me suis dit que c’était le même visage que j’avais vu il y a quelque temps de cela dans un rêve, ce visage était dans la lune. »

Il dit : « Ces moments étaient magnifiques, et je ne trouve de mots pour exprimer l’intensité de ma joie. J’ai ensuite regardé d’autres émissions, et trois jours plus tard, Allah avait fait en sorte que la question de la mort de Jésus, de sa survie à la crucifixion, et de son émigration fût totalement claire pour moi. »

Après qu’il ait fait la Bay’ah, ses employeurs l’avaient licencié, les membres du village, ses proches, les gens qu’il côtoyait, tous devinrent très durs à son égard, mais il n’abandonna pas la vérité ; au contraire sa foi se consolidait de jour en jour, et ses pas s’affermissaient. Il y a quatre ans de cela, il quitta ses fonctions d’enseignant, et dédia sa vie pour le travail de la Jama’at.  C’était une personne simple, douce, qui avait de hautes qualités morales, et qui faisait preuve d’un haut degré d’obéissance. Dans son pays, il était le responsable des nouveaux convertis, Dieu lui avait accordé les qualités de patience, de politesse, la capacité de discuter et de convaincre les autres. Il était absorbé par l’obéissance à Allah l’Exalté, et il avait également un grand amour pour le Califat. Il y a 5 ans de cela il avait épousé une femme ahmadie.

En sus de sa veuve, il laisse derrière lui sa fille Zaineb âgée de 4 ans, et son fils Mohammad âgé de 2 ans – son fils est Waqif-e-Nao par la grâce d’Allah. Qu’Allah fasse preuve de pardon et de miséricorde à son égard, qu’Il exalte son rang, qu’Il soit le protecteur de sa femme et de ses enfants, et qu’Il leur permette de suivre son exemple de piété.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)