Sermon du vendredi 26 octobre 2018, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitus-Sami à Houston, au Etats-Unis. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Allah nous a accordé la grande faveur de pouvoir accepter le Messie Promis (a.s.), le serviteur parfait du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), serviteur que celui-ci a appelé « notre Mahdi ». En ajoutant le pronom « notre », le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a exprimé son immense affection et son intime proximité à l’égard du Messie Promis (a.s.). Celui-ci, dans ses ouvrages, présente la supériorité de l’islam, retournant contre les pourfendeurs [de l’islam] leurs objections. Par ce faire il a prouvé que l’islam est l’unique religion offrant la proximité divine ainsi que le salut contre le péché.

D’autre part, dans ses innombrables discours, écrits et rencontres, le Messie Promis (a.s.) a prodigué d’innombrables discours, guidant, à chaque pas, ses disciples afin qu’ils améliorent leur condition morale et spirituelle. Épris d’une grande inquiétude, le Messie Promis (a.s.) a conseillé à ses suivants d’honorer leur serment d’allégeance et de devenir de véritables croyants. Ce sont autant de conseils que nous devons avoir à l’esprit. Ceci sera le moyen pour accomplir notre réforme spirituelle, grâce auquel nous aurons une meilleure compréhension de la foi ; et ainsi nous nous rapprocherons de Dieu. C’est par ce moyen que nous découvrirons les secrets et une connaissance [plus approfondie] du Coran ainsi que le statut du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). C’est par ce moyen que nous pourrons corriger nos croyances et améliorer notre conduite.

Ce sera là un grand malheur si nous ne profitons pas de ce trésor en dépit son existence. La force et le pouvoir sanctifiant que recèlent les paroles du Messie Promis (a.s.) n’existent nulle part ailleurs. Pourquoi d’ailleurs ne serait-il pas ainsi ? C’est lui l’Imam qu’Allah a suscité, [l’ayant] asservi au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), afin d’augurer la renaissance de l’islam et afin de rapprocher [l’humanité] de Dieu. Nous qui proclamons avoir prêté allégeance au Messie Promis (a.s.) devons lire ses écrits et les écouter, tout en tentant de les traduire dans la pratique. Nous devons tenter d’être à la hauteur des attentes du Messie Promis (a.s.). Pour [le sermon] d'aujourd'hui je présenterai quelques dires du Messie Promis (a.s.) qui nous serviront de feuille de route pour la vie. Il nous a présenté un objectif ainsi que la norme que doit atteindre un ahmadi. Ces conseils prennent encore plus d’importance en ce monde où règne le matérialisme, étant donné que certains des nôtres se penchent davantage vers le monde et accordent peu d’importance à la religion.

Nous affirmons que nous sommes des musulmans ahmadis de confession : or, la conduite de nombre d’entre nous laisse beaucoup à désirer. À la lumière de ces écrits, chacun des nôtres d’entre nous pourra juger de sa position actuelle et [réaliser ce qu’est] la position qu’il devrait atteindre.

Que signifie la Taqwa et quelle est la norme à atteindre dans ce domaine ? Que signifie la vertu et quelle est la norme à atteindre dans ce domaine ? Quelles sont nos responsabilités ? Le Messie Promis (a.s.) nous l’explique en ces termes :

« À maintes reprises, Allah a déclaré ceci à propos de l’acquisition de la vraie Taqwa, qui est source de Son plaisir :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آَمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ

C’est-à-dire, ô vous qui croyez, adoptez la Taqwa.

Allah affirme ensuite :

إِنَّ اللَّهَ مَعَ الَّذِينَ اتَّقَوْا وَالَّذِينَ هُمْ مُحْسِنُونَ

C’est-à-dire, Allah soutient ceux qui adoptent la Taqwa.

La Taqwa signifie éviter le mal. Or, les Mouhsinoun ne se contentent pas d’éviter le mal : ils accomplissent aussi de bonnes œuvres.

Allah affirme également :

لِلَّذِينَ أَحْسَنُوا الْحُسْنَى

C’est-à-dire, accomplissez vos bonnes œuvres en les embellissant.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « J’ai reçu à maintes reprises [ce verset] en révélation :

إِنَّ اللَّهَ مَعَ الَّذِينَ اتَّقَوْا وَالَّذِينَ هُمْ مُحْسِنُونَ

[Ce verset] m’a été révélé un nombre incalculable de fois, peut-être même deux mille fois. Ceci m’a été révélé afin que les membres de ma communauté ne se réjouissent pas de s’être joints à cette communauté ou d’une foi imaginaire. L’on profitera de la proximité et du soutien divin quand on adoptera la vraie Taqwa. L’on ne peut s’enorgueillir d’avoir évité l’adultère, le meurtre, le vol. Éviter les péchés n’est ni preuve d’excellence, ni source de fierté. Celui qui évite le vol sait que s’il en commet, il sera emprisonné (et puni) selon la loi. […] L’islam, auprès d’Allah l’Exalté, ne signifie pas se contenter d’éviter les mauvaises actions. Tant qu’on ne les abandonne pas pour accomplir de bonnes œuvres l’on ne sera pas spirituellement vivant. Les bonnes œuvres ressemblent à de la nourriture. Personne ne pourra vivre sans aliments ; de même, tant que l’on n’accomplira pas des œuvres pieuses l’on ne pourra rien accomplir [du tout]. »

C’est en abandonnant le mal que l’on pourra progresser spirituellement. Certains maux influencent la vie de l’homme de manière inconsciente. Mais vient le moment où l’on est attrapé par Allah en raison de ces transgressions.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Il existe de grands péchés à l’instar du mensonge, de la malhonnêteté, du faux témoignage et de l’usurpation des droits d'autrui ou du Shirk. Or, l’on est aussi coupable de péchés subtils et inconscients. L’on vieillit sans le considérer comme des péchés. »

L’on passe sa vie à commettre ces transgressions que l’on considére comme insignifiantes.

Le Messie Promis (a.s.) nous en cite des exemples. « Certains ont l’habitude de se plaindre à propos d’autrui (et d’exprimer leur mécontentement, car untel a dit ceci ou cela). À leurs yeux, ce sont des faits ordinaires, alors qu’aux yeux du Coran ils sont gravissimes. (Ces plaintes se transforment en fin de compte à de la médisance) d’où l'avertissement émis par le Coran, qui affirme :

أَيُحِبُّ أَحَدُكُمْ أَنْ يَأْكُلَ لَحْمَ أَخِيهِ مَيْتًا

Allah n’aime pas que l’on exprime du mépris à l’é gard d’un frère. Il affirme que vous détesterez de manger la chair de votre frère mort. Enoncer des propos méprisants à l’égard d’un frère attire la colère divine, car ces paroles incitent à nuire à autrui. »

C’est-à-dire, que l’on ne s'arrête pas aux simples paroles : l’on nuit à autrui ; l’on médit, l’on nourrit de la suspicion, pour atteindre le seuil où l’on tente de léser autrui.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « L’on tente de prouver que l’autre est un ignorant, un imbécile. En secret l’on dévoile impudemment ses habitudes et l’on exprime son inimitié à son égard. Ce sont autant d’actes condamnables. »

Il en est de même de l’avarice et de la colère : ce sont autant d’actions condamnables.

« En accord au commandement divin, il faudra, dans un premier temps, éviter ces maux et ces transgressions commis par les yeux, les oreilles, les mains ou les pieds. Il ne faut point commettre de péchés par ces membres, car Allah affirme :

وَلَا تَقْفُ مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ إِنَّ السَّمْعَ وَالْبَصَرَ وَالْفُؤَادَ كُلُّ أُولَئِكَ كَانَ عَنْهُ مَسْئُولًا

C’est-à-dire, ne suivez pas ce dont vous n'avez aucune connaissance, car l’on demandera des comptes aux oreilles, aux yeux, au cœur et à chaque membre du corps. »

C’est-à-dire qu’après la mort, l’on devra rendre compte de ses actions auprès de Dieu.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « La suspicion est la cause de nombreuses transgressions. L’on tire des conclusions hâtives, sans mener d'enquêtes, dès qu’on entend quelque chose sur quelqu’un. Ne ressassez pas dans le cœur ce dont vous ne possédez aucune connaissance certaine ou aucune conviction. Cette méthode vise à effacer les suspicions. Sans constat visuel ou décision juste, il ne faut pas ruminer ces suspicions ou en faire l’évocation. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « C’est un conseil sage et excellent. Beaucoup sont saisis en raison de leur propos [erronés]. »

Ainsi, si nous nous débarrassons des suspicions, la moitié des troubles, des disputes et de l’animosité de notre société disparaîtra. L’on pourra y faire naître l'unité.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « En ce monde, beaucoup sont attrapés en raison de leurs propos, causant remords et pertes. »

C’est-à-dire que leurs propos dévoilent la vérité et ils sont attrapés. La réalité dément leurs propos et ils sont embarrassés en raison de leurs mensonges. C’est pour cette raison qu’il vaut mieux ne pas avoir une mauvaise opinion de l’autre, ou mener une enquête si l’on entend quelque chose. L’homme est faible et certaines pensées naissent automatiquement dans le cœur. Or, si on ne les traduit pas dans la pratique l’on sera pardonné par Dieu. »

Allah ne nous attrapera pas pour de telles pensées, mais pour les avoir traduites dans la pratique. Le Messie Promis (a.s.) nous explique comment Allah nous saisit :

« Les pensées passagères n’attirent pas le châtiment. Par exemple, l’on peut souhaiter avoir tel ou tel bien. Il s’agit là de la convoitise, et l’on ne sera pas puni pour autant, étant donné que pareilles idées passagères naissent dans le cœur de manière naturelle. Or, certains font de la place à ces idées, ourdissant des subterfuges pour acquérir de manière illicite ces biens. »

D’autres pensent à se faire des économies en échappant à l’impôt qui leur incombe. Allah ne punira pas pour la naissance de ces idées. Or, si l’on traduit cela dans la pratique en commentant de la fraude fiscale, nuisant ainsi aux caisses de l’État, ou que l’on cache sciemment son revenu actuel pour diminuer ses contributions au sein de la Jama’at, l’on sera, tôt ou tard, attrapé par Allah. L’expérience démontre d’ailleurs que les revenus de ces personnes diminuent petit à petit pour atteindre, dans la réalité, le niveau qu’ils avaient déclaré pour leurs sacrifices financiers pour la cause de Dieu ainsi qu’à propos de l’impôt qu’ils doivent à l’État.

« En ce cas, explique le Messie Promis (a.s.), ce péché sera passible de punition. L’on en prend la résolution et l’on s'apprête à commettre ce méfait ou cette fraude. »

Des businessmen ourdissent des plans afin de gagner, par des moyens illicites, l’objet de leur convoitise et ils passent ensuite à l’action.

« En ce cas, ce péché mérite châtiment, dit le Messie Promis (a.s.). C’est un péché qui n’attire pas beaucoup d’attention mais qui cause la destruction. »

La majorité des gens évitent les grands péchés. Le Messie Promis (a.s.) déclare qu’ils sont nombreux à ne pas avoir commis de meurtre, de vol ou d’autres grands péchés de cette catégorie. Or, combien sont-ils à ne pas s’être plaints d’autrui, à ne pas avoir médit ou nourrit de mauvaises pensées sur un autre ? Combien sont-ils à ne pas avoir blessé leurs frères par leurs propos ou qui n’ont pas menti ?

Le mensonge connaît plusieurs formes. Allah enjoint aux croyants d’éviter tout type de mensonge : ils doivent dire la vérité en toute situation.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Il ne faut pas s’attarder sur les pensées [pernicieuses] du cœur. Or, peu sont ceux qui respectent ces conditions. » Il s’agit de ceux qui n’ont jamais blessé ou soupçonné quiconque ou qui n’ont jamais menti ou qui n’ont pas eu de mauvaises pensées pour autrui. Ils sont peu nombreux à respecter ces conditions et à craindre Dieu. Ceux-là ne commettent pas ces transgressions en raison de leur crainte de Dieu.

« Or, la majorité des gens mentent et se plaignent à propos d’autrui dans leurs rencontres et blessent leurs frères qui sont faibles, de diverses manières. »

Analysez vos réunions et vous constaterez que l’on y évoque les défauts d’autrui, l’on se moque de l’autre, l’on y évoque des puérilités, l'on y ridiculise autrui. Ceci engendre ensuite de l'animosité. Or, la norme requise par la vertu voudra que l’on évite ces actions comme on se l’attend d’un croyant.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « La première étape de l’homme est celle de la Taqwa. Je ne peux dénombrer ici toutes les transgressions à éviter. Le Coran, regorge, du début à la fin, de prescriptions et d’interdits, ainsi que d’autres commandements divins. (Le croyant doit lire le Coran, et le comprendre.) Il y existe plusieurs branches et différents commandements. À titre d’exemple, Allah n’aime pas que l’on répande du désordre sur la Terre. Il souhaite qu’il y ait de l’unité. Or celui qui blesse les sentiments de son frère, qui l’opprime et qui est malhonnête envers lui, celui-là est un ennemi de l'unité. »

[Ses actions] minent l’unité, l’amour et la fraternité.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Tant qu’il ne se débarrasse pas de ses mauvaises pensées il ne pourra établir l’unité véritable. C’est cela la première étape. La bénédiction d’une Jama’at est qu’elle engendre l’unité. »

D’ailleurs le Messie Promis (a.s.) et Mahdi Promis est venu pour unir les musulmans sous une seule bannière et en faire une seule Oummah.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Beaucoup sont touchés par les [bons] conseils prodigués dans ces rencontres et les apprécient. »

Ils sont touchés par les propos encourageant la vertu ou par le sermon qu’écoutent ceux qui sont présents. Leurs cœurs sont touchés et beaucoup m'écrivent à ce propos.

« Or, ajoute le Messie Promis (a.s.), lorsqu’ils partent d’ici et qu’ils rencontrent leurs amis, ils se parent des couleurs [de ces derniers] et oublient les conseils qu’ils avaient entendus. »

C’est pour cette raison que j’encourage la répétition de ces conseils afin qu’on se les rappelle avant même de les avoir oubliés.

« Ainsi, ces gens-là retournent à leurs anciennes habitudes [quand] ils auraient dû les éviter. Il faudra fuir ces compagnies ou ces rencontres où l’on évoque pareils propos malsains et être conscient de leur [véritable] teneur ; car avant d'acquérir l’objet désiré, il faudra en prendre connaissance. »

C’est-à-dire, quand on souhaite acquérir quelque chose, il faudra en connaître les propriétés, s’il est nocif ou avantageux. Il faut l’abandonner s’il est nocif et l’adopter dans le cas contraire.

« Tant que l’on ignore [l’utilité] d’un objet pourquoi l'acquerra-t-on ? Le Coran nous explique nombre de préceptes. D’où l’importance de lire de manière répétée le Coran. Vous devez consigner une liste des mauvaises actions et demander à Dieu la grâce de pouvoir les éviter. Ceci est la première étape de la Taqwa, notamment le fait d’éviter le mal.

Quand vous entreprendrez des efforts en ce sens, Allah vous en protégera et vous offrira la boisson faite de camphre, qui refroidira votre passion à commettre le péché. »

Selon les médecins traditionnels, le camphre refroidit les passions et on l’utilise pour ses vertus thérapeutiques. Ici le Messie Promis (a.s.) a évoqué des maladies spirituelles, affirmant que le fait d’éviter les péchés se transformera en boisson camphrée et petit à petit les péchés diminueront et disparaîtront.

[Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Par la suite l’on accomplira uniquement des bonnes œuvres. L’on reçoit cette coupe seulement quand on devient Mouttaqi. Sinon les actes d’adoration et les prières ne seront pas exaucés. »

Celui qui souhaite que ses actes d’adorations et ses prières soient exaucés doit éviter le mal et adopter la vertu. Ceci est la Taqwa : c’est une des conditions essentielles pour que les prières soient exaucées.

« Car Allah affirme :

إِنَّمَا يَتَقَبَّلُ اللَّهُ مِنَ الْمُتَّقِينَ

C'est-à-dire, sans nul doute, Allah accepte les actes d’adoration des Mouttaqis. C’est là une réalité : les Salats et le jeûne des Mouttaqis sont les seuls à être exaucées. »

Le Messie Promis (a.s.) explique ce que signifie l’exaucement de leurs actes d’adoration en ces termes :

« L’acceptation de la Salat signifie que les effets et les bénédictions de l’acte cultuel se manifestent dans l'adorateur. Sans la manifestation de ces bénédictions et de ces effets, l’adorant se contente de faire des courbettes. À quoi servent ces Salats et ce jeûne, quand on prie dans la mosquée pour ensuite se plaindre à propos d’autrui ? »

D’aucuns se demandent si leurs prières ont été exaucées par Dieu. Le signe de [l’acceptation] de la Salat et des [autres formes d’adoration est qu’on se soit débarrassé de ses petits et grands maux et que l’on ressente de la haine à cet égard, qu’on soit davantage intéressé à accomplir de bonnes œuvres et à dire la vérité. Au cas contraire, la Salat n’est que simple gesticulation.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Dès la Salat accomplie à la mosquée, l’on commence à se plaindre d’autrui, à émettre ses doutes et ses suspicions sur les autres, et à violer ses engagements. Les [membres d’une] assemblée doivent respecter la confidentialité de cette dernière. »

Les titulaires de postes en particulier ne doivent pas discuter à la maison ou avec une tierce personne à propos des délibérations des réunions de la Jama’at. C’est une règle qu’on doit respecter. Beaucoup de conflits naissent parce qu’on ne respecte pas le devoir [de confidentialité] de [ces réunions] : l’on est jaloux de la position d’untel, l’on s’attaque à l’honneur d’un autre.

Le Messie Promis (a.s.) déclare que les Salats de ceux qui s’adonnent à ces maux ne servent à rien.

J’ai connaissance personnelle de certains jeunes – d’ailleurs certains m’écrivent aussi – qui ont été témoins du comportement [malséant] de certains titulaires de postes et de leurs aînés. Ces jeunes s’éloignent petit à petit de la Jama’at, de la mosquée, des actes d’adoration, pour ensuite s’éloigner de Dieu. Ainsi les Salats de ceux [qui en sont la cause] ne servent à rien, voire elles nuisent à autrui. Si l’on souhaite s'occuper de la prochaine génération, les aînés et les titulaires de postes doivent, en premier lieu, engendrer en leur personne la Taqwa.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « La première et difficile étape de celui qui souhaite devenir croyant, est qu’il doit éviter les mauvaises actions : c’est cela la Taqwa. »

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Sachez que la Taqwa ne signifie pas éviter uniquement les grands maux. Il faudra éviter ceux qui sont plus subtils : le fait de se moquer et de ridiculiser d’une tierce personne en réunion ou encore de s'asseoir dans une réunion où l’on se moque d’Allah et de Son Prophète ou un de ses frères. Même si l’on n’est pas en train d’approuver ces propos, aux yeux d’Allah, le simple fait de s'asseoir parmi ces gens-là, d'écouter leurs propos est en soi un acte condamnable. Ceux qui ont une maladie au cœur agissent de la sorte, car s’ils étaient entièrement conscients du mal, pourquoi auraient-ils participé à pareilles réunions ? »

Le Messie Promis (a.s.) explique que « ceux qui écoutent ces propos [malveillants] sont considérés comme ceux qui en sont coupables. Ceux qui énoncent de tels propos tombent sous le coup du châtiment car ils ont été coupables d’un péché. Or, ceux qui s'asseyent silencieusement devront aussi payer le prix de ce péché. Ils sont tout aussi pécheurs et ils vont devoir goûter aux conséquences. »

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Écoutez ceci attentivement ! Lisez le Coran à maintes reprises, car ceci est le commandement de Dieu. »

Ceux qui maintiennent le silence en entendant des propos malséants et qui s’en délectent devront eux aussi rendre des comptes à Allah.

Le Messie Promis (a.s.) explique que le croyant ne doit pas se contenter d’éviter le mal. C’est un point évoqué auparavant. Les bonnes gens des autres religions et nations, ou du moins la majorité d’entre eux, évitent de commettre de ces méfaits.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « D’aucuns, chez les hindous et les chrétiens, ne commettent pas certains péchés : d’aucuns ne mentent pas, ne volent pas les biens d’autrui, remboursent leurs dettes, et sont honnêtes. Or, Allah affirme qu’Il n’est pas satisfait du simple fait d’éviter de faire le mal. Il faudra, en contrepartie, faire le bien, car sans cela le salut n’est pas garanti. Imbécile est celui qui s’enorgueillit du fait qu’il évite les transgressions. L’islam ne vise pas à mener l’homme à ce niveau uniquement : il souhaite qu’il remplisse ces deux conditions. À savoir, qu’il abandonne entièrement le mal et qu’il accomplisse des actes vertueux en toute sincérité. Le salut n’est pas garanti sans respecter ces deux conditions. J’encourage ma Jama’at à progresser dans la Taqwa et la pureté : vous profiterez, en fin de compte, du soutien d’Allah, comme Il l’affirme :

إِنَّ اللَّهَ مَعَ الَّذِينَ اتَّقَوْا وَالَّذِينَ هُمْ مُحْسِنُونَ

Allah est certainement avec ceux qui suivent la voie de la Taqwa, qui accomplissent des actes de vertus et qui font le bien.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Sachez que si vous n’adoptez pas la Taqwa et si vous n’accomplissez pas à foison les bonnes œuvres que Dieu souhaite de votre part, Il vous détruira en premier, car vous avez accepté un véridique, tout en le reniant dans la pratique. »

C'est-à-dire, que vous avez accepté l’Imam de l’époque, en annonçant que vous êtes meilleurs que les autres musulmans, que vous suivez la voie de la vertu. Or, sans la Taqwa, vous serez en train de le rejeter dans la réalité.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Ne vous contentez pas du serment d’allégeance et n’en soyez pas fiers. Sans posséder la vraie Taqwa vous ne serez jamais saufs. Allah n’est apparenté à personne, et personne n’est privilégié à Ses yeux. Nos opposants ont été créés par Lui ; vous êtes, vous aussi, Ses créatures. Une simple différence de doctrine ne servira pas à grand-chose tant que vos paroles et vos actions ne sont pas en conformité mutuelle. »

Les autres musulmans croient aussi que Dieu est unique, que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est le Khatam an-Nabiyyine et que le Coran est le dernier livre de loi. Nous partageons avec les autres musulmans ces mêmes croyances. Or, s’il y a des contradictions entre nos paroles et nos actions, ces doctrines ne serviront à rien. L’action est la chose essentielle. Ainsi, il ne suffit pas de croire en l’islam et de se dire ahmadi. Il faudra conformer sa conduite aux ordres divins et tenter d'être un véritable croyant, comme Allah le souhaite de notre part.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Allah souhaite que vous démontriez la droiture dans la pratique afin qu’Il soit avec vous. Si vos qualités, telle que la miséricorde, la courtoisie, la bienveillance, la vertu, la sympathie et l’humilité, font défaut, je le dis et je le répète, vous serez la première Jama’at à connaître la destruction. Quand, à l’époque de Moise, son peuple n’avait pas valorisé les commandements divins, en dépit de la présence de Moise, [les Hébreux] furent détruits par l’éclair. » (Croyez-vous pouvoir mériter le salut rien qu’en me prêtant allégeance ?)

Le Messie Promis (a.s.) nous conseille aussi de préférer la foi à ce monde en ces termes, en citant l’exemple des compagnons. Il n’est point facile de préférer la foi à ce monde et de chercher la Taqwa.

« Quel était l’exemple démontré par les compagnons, demande le Messie Promis (a.s.). Ils étaient prêts à offrir leur vie pour la cause d’Allah. Il n’est point facile d’atteindre le stade où l’on est prêt à offrir sa vie pour la cause d’Allah. La vie des compagnons démontre qu’ils avaient accompli ce devoir. Ayant reçu l’ordre d’offrir leur vie, ils ne se sont pas penchés vers ce monde. Il est essentiel que vous préfériez la foi à ce monde. »

Ces derniers temps j’ai évoqué la biographie de nombreux compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) dans mes sermons. L’on y découvre des récits fort merveilleux de leurs sacrifices et de leurs vertus, de leur Taqwa et de la norme de leurs actes d’adoration. J’en ai évoqué afin que nous puissions avoir leurs exemples en tête. D’ailleurs le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré que ses compagnons ressemblent à des étoiles. Il suffit de suivre n’importe lequel d’entre eux pour être guidé sur le droit chemin. Ainsi, ils nous servent de référence.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Celui qui se joint à cette Jama’at tout en ayant comme objectif l’acquisition des biens de ce monde, n’est pas, aux yeux d’Allah, un membre de cette communauté. Aux yeux d’Allah, les membres de cette Jama’at sont ceux qui se sont détournés de ce monde. »

Il explique ce dernier point en ces termes : « Ne croyez pas que vous serez détruits [en vous détournant de ce monde.] Cette idée vous éloignera de la connaissance de Dieu. Allah ne laisse jamais partir à la perdition celui qui se voue entièrement à Lui : Il devient Son pourvoyeur. Allah est Karim (généreux) : celui qui perd quelque chose dans sa voie obtient tout. Je l’annonce en toute vérité : Allah aime ceux qui respectent Ses commandements et Il bénit leurs enfants. Il est impossible que celui qui obéit à Dieu au doigt et à l’œil soit détruit ou que ses enfants connaissent le même sort. Ceux qui abandonnent Dieu pour se vouer à ce monde connaissent la destruction ici-bas. N’est-il pas vrai que tout se trouve entre les mains d’Allah ? Sans Lui l’on ne remportera aucune victoire lors des procès, ni aucun succès, ni aucun confort, ni aucune sérénité. L’on peut posséder d’immenses richesses, mais qui pourra garantir que sa femme et ses enfants en profiteront après son décès ? »

Il existe en effet de nombreux exemples où les biens sont détournés après le décès de leur propriétaire.

« Réfléchissez sur ces points et réformez-vous. La Jama’at (des ahmadis) est louée pour la simple raison qu’Allah est en train de couvrir leurs défauts. Or l’épreuve ou les tribulations mettent une personne à nue : la maladie qui se trouve au cœur frappe avec virulence et détruit le concerné. »

Le Messie Promis (a.s.) parle ici de son époque, où le niveau de la Taqwa et de la piété était bien plus élevé qu’aujourd’hui. Or même en ce temps-là il s’inquiétait beaucoup. Aujourd’hui en accomplissant notre introspection, nous pourrons évaluer notre état, la sincérité de notre revendication et le niveau de notre piété. En expliquant davantage la nature du véritable croyant, il ajoute : « Ayez toujours à l’esprit, qu’aux yeux d’Allah, celui qui sera considéré comme un véritable croyant et dont l’allégeance sera acceptée, est celui qui donnera préséance à sa foi sur les affaires mondaines, comme il le promet lors de la Bai’ah. S’il accorde préséance aux choses mondaines, il brise son serment d’allégeance, et est condamnable aux yeux d’Allah. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Ayez toujours à l’esprit que tant que les actes d’une personne ne sont pas justes, ses paroles ne sont que vaines déclarations : la véritable foi est celle qui émane du cœur, qui illumine les actes. C’est la véritable foi témoignée par Abou Bakr et par les autres compagnons (qu’Allah soit content d’eux) qui, en plus de leurs biens, ont sacrifié leur vie dans la voie d’Allah l’Exalté, et ils ne s’en sont guère souciés. » Il continue : « Je pense souvent à cela, et la réalité de la grandeur du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) se manifeste sur ma personne. Ses compagnons étaient un peuple grandement béni : le pouvoir sanctifiant du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait une telle influence que cela a permis d’élever ce peuple à un rang si élevé. Prêtez-y attention et vous verrez la révolution qu’il a apportée dans ce peuple. Auparavant, cette nation considérait les péchés tels que le vol, la consommation de l’alcool, la fornication, et l’incitation aux troubles, comme aussi légitimes que le lait de leur mère. Ils commettaient des transgressions en tout genre. Mais la compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et son éducation ont occasionné une révolution en eux, et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en témoigna en s’écriant : « Ah ! Mes nobles compagnons ! » Bien qu’étant de simples êtres humains, ils sont devenus des reflets de la lumière divine ; ils sont devenus tels des anges qui font ce qu’ils sont commandés de faire. Ils ont supprimé tous leurs désirs et sentiments personnels. »

En parlant au sujet du devenir d’un ahmadi après son serment d’allégeance, de sa relation avec la communauté, avec lui (à son époque) – et avec le système de Califat établi après son départ, et qui restera pour toujours – le Messie Promis (a.s.) déclare : « La branche qui ne reste pas attachée à l’arbre, finit par s’assécher et par tomber. Celui qui possède une foi vivante, ne se soucie guère de ce monde, car on finit toujours par obtenir des choses mondaines. Mais béni est celui qui a donné préséance à sa foi sur le monde. Celui qui donne préséance au monde sur sa foi, est quant à lui comme une personne morte, qui ne pourra jamais être témoin de la véritable aide divine. Cette Bai’ah ne s’avérera bénéfique que lorsque l’on donnera préséance aux affaires religieuses, et que l’on essaiera d’exceller dans cette voie. La Bai’ah ressemble à une graine semée aujourd’hui. Si le paysan se contente de la mettre en terre et ne fait rien pour en récolter les fruits, s’il ne travaille pas la terre et ne l’arrose pas, n’ajoute pas de temps en temps de l’engrais et ne protège pas la plante, peut-il espérer en obtenir un fruit quelconque ? »

Cette région (le Texas) est agricole. De nombreuses personnes qui sont venues très récemment s’installer ici – des réfugiés ou des demandeurs d’asile – sont originaires de régions rurales (au Pakistan) et savent également que si après avoir semé les graines, l’on ne s’occupe pas correctement de la terre, l’on ne peut escompter aucun fruit.

Je souhaite également dire à ceux qui se sont installé récemment ici qu’Allah le Très-Haut vous a permis d’avoir une meilleure situation. Il vous a octroyé la liberté de pratiquer votre religion ; vous pouvez vous acquitter de vos devoirs en termes d’adoration, vous pouvez également librement exprimer votre opinion religieuse. Pour ces raisons, il est très important pour les ahmadis qui ont immigré ici, et en particulier ceux qui sont venus du Pakistan, qu’ils essaient au mieux de leur capacité de donner préséance à leur foi sur les affaires mondaines, et de suivre les enseignements envoyés par Allah.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Le champ de celui qui ne s’occupera pas correctement de sa terre finira par pourrir. Celui qui assumera ses responsabilités pourra préserver son champ. Vous avez également en quelque sorte semé une graine. »

Le Messie Promis (a.s.) disait cela en s’adressant aux personnes qui étaient assises dans son assemblée, et aujourd’hui nous sommes concernés par ces paroles, car nous avons également semé une graine en acceptant l’Ahmadiyya.

Il ajoute : « Dieu l’Exalté est au courant de ce qui se trouve dans la destinée de chaque personne, mais chanceuses sont ces personnes qui protègent cette graine, et qui prient chacun à son niveau pour le progrès. »

À titre d’exemple, un changement doit maintenant s’opérer dans les Salats : on doit en être vigilant. Si nous avons construit des mosquées, nous devons à présent en respecter les exigences.

Ensuite le Messie Promis (a.s.) a prodigué un conseil très important à la communauté, que je vais maintenant vous présenter.

Il déclare : « Cette époque se pervertit de plus en plus. Le Shirk, les innovations, et divers péchés ont émergé. Lors de la Bai’ah lorsque l’on promet de donner préséance à sa foi sur le monde, nous le faisons devant Dieu. Il faut que nous tenions cette promesse jusqu’à notre mort, sinon la Bai’ah ne pourra être considérée comme valide. Si vous parvenez à tenir cette promesse alors Allah l’Exalté bénira vos affaires religieuses et vos affaires mondaines. »

Il bénira votre foi et vos affaires mondaines. 

« Faites preuve d’une Taqwa parfaite en accord avec le souhait d’Allah. Cette époque est périlleuse : la colère d’Allah est en train de s’abattre ; celui qui se conformera au souhait d’Allah, protégera sa propre vie, celle de ses proches et celle de ses enfants. »

Il ajoute : « Regardez comment l’homme consomme des repas. Tant qu’il ne mange pas à satiété, il n’est pas rassasié. »

La colère d’Allah est en train de s’abattre. Nous sommes témoins des signes. Il n’y avait jamais eu autant de tremblements de terre, autant de tempêtes et de catastrophes naturelles qu’il y a eu durant le siècle qui vient de s’écouler. Ici aussi il y a régulièrement des tempêtes, des pluies torrentielles ; il y en a énormément, et lors de chaque catastrophe nous entendons dire qu’un phénomène d’une telle envergure ne s’était pas produit depuis cinq cents ans, depuis un siècle, ou que ce phénomène ne s’était pas produit depuis tant d’années. Qu’est-ce que tout cela signifie ? Il faut chercher à le comprendre. Les personnes mondaines ne le comprennent pas, mais nous devons comprendre qu’il s’agit de la manifestation de la colère divine.

Le Messie Promis (a.s.) nous a mis en garde ouvertement en mentionnant ces évènements, et nous devons donc également prêter une attention particulière à notre réforme, et nous devons informer le monde qu’il ne s’agit pas de catastrophes anodines : elles ont été prophétisées il y a cent ans de cela, et il n’y a qu’un seul moyen pour s’en protéger, c’est celui de se tourner vers Allah. Si même maintenant les gens ne s’en rendent pas compte, ils ne pourront pas en être épargnés.

L’homme s’est causé d’autres problèmes tels que les guerres : des atrocités sont commises dans les deux camps, et cela mène à une escalade de violences.

Allah accorde du répit, mais lorsque ces atrocités atteindront leur apogée, Il détruira alors le peuple oppresseur – quoiqu’à nos yeux ces atrocités aient déjà atteint leur comble. Seuls seront épargnés ceux au sujet desquels le Messie Promis (a.s.) a mentionné dans l’un de ses vers :

C’est un feu, mais seront épargnés de ce feu ceux qui éprouvent de l’amour pour le Dieu [source] de miracles.

Il faut donc que nous y prêtions une attention particulière pour nous en préserver et également pour protéger le monde ; et nous allons devoir user de toutes nos forces et de toutes nos capacités pour atteindre Allah le Très-Haut.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Quand on a faim et que l’on ne mange pas à satiété, l’on reste affamé. Est-il possible que l’on soit rassasié en ne mangeant que des miettes ? Certainement pas. S’il ne consomme qu’une goutte d’eau, cela ne sauvera certainement pas (l'assoiffé). Tant qu’il n’avalera pas et ne boira pas le minimum vital, il ne pourra pas être sauvé. »

Il faut effectivement manger un minimum vital : tant qu’un affamé ne mange pas le minimum requis, tant qu’un assoiffé ne boit pas le minimum vital, il ne survivra pas. Il continue : « Il en est de même pour ce qui est de la religion de l’homme. Tant qu’il n’est pas rassasié en religion, il ne peut survivre. Il nous faut être autant motivés par la spiritualité, la Taqwa, et l’obéissance aux commandements divins, comme nous le sommes pour manger ou boire afin d'apaiser la faim et la soif. »

Il ajoute : « Il faut toujours avoir à l’esprit que le fait de rejeter certains commandements divins revient à rejeter l’ensemble de Ses ordres. Si une part est réservée à Satan et l’autre à Allah l’Exalté, sachez qu’Allah l’Exalté n’apprécie guère ce partenariat. Ce mouvement (l’Ahmadiyya) a pour but d’amener les gens vers Allah. Même si le fait de venir vers Dieu est difficile, et que cela exige une sorte de mort, finalement, la vie se trouve en Lui. Celui qui retire de lui sa part satanique, est béni, et sa bénédiction se projette partout dans son foyer, sur sa personne, et dans sa ville. Mais s’il reste en lui une part satanique, il sera privé de bénédictions.

Tant que le serment n’est pas mis en pratique, il ne vaut rien. Si vous proférez des paroles devant une personne, mais n’en traduisez rien dans la pratique, elle ne sera pas contente. Il en est de même pour Dieu : Il est le plus jaloux des jaloux. Est-il possible que d’une part vous Lui obéissiez et d’autre part vous obéissiez à ses ennemis ? Ceci est de l’hypocrisie. L’homme ne doit pas faire attention à ce que disent les gens ; qu’il s’y attache jusqu’à sa mort. »

C’est-à-dire qu’il s’en tienne à sa promesse de donner préséance à la foi sur le monde.

Le Messie Promis (a.s.) continue : « Il existe deux types de péchés : le premier est le fait d’associer quelque chose à Dieu, de ne pas reconnaître Sa Grandeur, de manquer à Son adoration et Son obéissance. Le deuxième type de péché est de ne pas être bienveillant envers Ses créatures, de ne pas s’acquitter de ses devoirs à leur égard. Il faut se protéger des deux types de péchés. Restez fermes dans votre obéissance envers Dieu.  Restez cramponnés au serment que vous avez fait lors de la Bai’ah. Ne faites pas souffrir l’humanité. Lisez attentivement le Saint Coran. Lisez attentivement le Saint Coran et mettez-le en pratique. Évitez les assemblées où les gens se moquent [des autres], les assemblées indécentes, et celles où l’on s’adonne au Shirk. Soyez constants dans vos cinq prières quotidiennes. N’ignorez aucun commandement divin. Soyez physiquement propre, et gardez votre cœur pur de toute rancœur, animosité et jalousie. Voilà ce à quoi Dieu S’attend de vous. »

Qu’Allah fasse qu’en essayant d’être à la hauteur de notre Bai’ah, nous opérions des changements purs en nous, et que tout en restant dans ce monde nous puissions remplir notre promesse d’accorder préséance à notre foi sur le monde ; qu’Il fasse que nous puissions mettre en pratique les enseignements du Messie Promis (a.s.), et que nous puissions comprendre l’essence de la dixième condition de la Bai’ah, celle qui consiste à vouer une obéissance indéfectible au Messie Promis (a.s.), et que nous puissions en être à la hauteur afin d’être récipiendaires des grâces divines qu’Allah a assurées au Messie Promis (a.s.).


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