Sermon du vendredi 29 juin 2018, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Dans mon précédent sermon j’avais évoqué ‘Ammar Bin Yasir (qu’Allah soit content de lui). Je présenterai aujourd’hui d’autres récits à son propos. Hassan (r.a.) relate qu’Amr Bin Al-‘As a dit : « J’ai l’espoir que la personne que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) aimait jusqu’au moment de sa mort n’ira pas en enfer. » Les gens ont commenté : « Nous avions vu que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) t’aimait et il te nommait gouverneur. » ‘Amr Bin Al-‘As a répondu : « Allah seul sait s’il m’aimait ou s’il souhaitait uniquement gagner mon cœur. Cependant j’ai vu qu’il aimait une personne. » Les autres ont demandé : « Qui est-ce ? » ‘Amr Bin Al-‘As a répondu : « Il s’agit d’Ammar bin Yasir. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a toujours exprimé son amour à son égard. Les gens ont demandé : « Mais c’est bien vous qui l’aviez tué lors de la bataille de Siffin ! »

‘Amr Bin Al-‘As soutenait à l’époque l’Amir Mu‘awiyah. Il a répondu : « Je jure par Dieu ! Nous l’avons certainement tué. » Selon un autre récit, ‘Amr Bin Al-‘As disait : « Je témoigne à propos de deux personnes que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) aimait jusqu’au moment de sa mort. Le premier était ‘Abdoullah Bin Mas‘oud et le deuxième ‘Ammar bin Yasir. »

Le père d’Abou Bakr Bin Mohammad Bin ‘Amr Bin Hazm relate : « Quand ‘Ammar bin Yasir est tombé en martyr, ‘Amr Bin Hazm est parti rencontrer ‘Amr Bin Al-‘As et lui a dit : « ‘Ammar bin Yasir est tombé en martyr. J’ai entendu le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) dire que les rebelles le tueront. » Amr Bin Al-As, tout terrifié, est parti voir Mu‘awiyah. Celui-ci lui a demandé si tout allait bien. ‘Amr Bin Al-‘As l’a informé à propos du martyre d’Ammar bin Yasir. Mu‘awiyah de dire : « Où se trouve le problème ? » ‘Amr Bin Al-‘As a répondu : « J’ai entendu que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit que les rebelles le tueront. » Mu‘awiyah a commenté : « Est-ce nous qui l’avons tué ? C’est ‘Ali et ses compagnons qui l’ont incité à se battre contre nous. Ils l’ont placé devant nos lances et nos épées. »

En tout cas ‘Amr Bin Al-‘As était vertueux, d’où ses soucis. Or, Mu‘awiyah n’a pas accordé d’importance à cet incident. Les compagnons étaient très troublés lorsqu’ils entendaient directement ou de la bouche d’un autre, un avertissement du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ou une bonne nouvelle de sa part.

‘Aisha disait qu’Ammar bin Yasir était empli de foi de la tête jusqu’au pied. Khabbab s’était présenté au Calife ‘Oumar qui lui avait demandé de se rapprocher de lui, car nul autre que lui ne méritait d'être assis là, hormis ‘Ammar bin Yasir. Khabbab a montré au Calife ‘Oumar sur son dos les blessures infligées par les polythéistes. Le Calife ‘Oumar l’avait honoré en raison des souffrances qu’il avait subies au début de l'histoire de l’Islam ; en ajoutant qu’Ammar bin Yasir avait lui aussi été âprement persécuté.

Il y a un récit d’Ammar bin Yasir à propos du martyre d’Ali et sur la prophétie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). ‘Ammar bin Yasir relate qu’il avait accompagné ‘Ali lors d’une bataille. [Il dit :] Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a établi son camp et nous avons vu quelques membres de la tribu Banou Moutlij travaillant sur les sources d’eau de leurs jardins. ‘Ali m’a demandé de l'accompagner pour voir comment ils travaillaient. Nous les avons regardés pendant quelque temps, ensuite nous sommes allongés sur le sol d’un jardin. Je jure par Allah que c’est le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en personne qui nous a réveillés. Il nous remuait avec ses pieds et nous étions couverts de terre. Ce jour-là le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit : « Ô toi couvert de poussière ! Veux-tu que je t’informe à propos des deux plus grands infortunés ? » Nous avons répondu : « Certainement oui, ô Envoyé d’Allah ! » Il a dit : « Le premier est celui de la tribu des Thamoud qui avait coupé le jarret de la chamelle. Le deuxième est celui qui s’attaquera à toi ‘Ali et qui ensanglantera ta barbe. »

Abou Majlis relate qu’une fois la prière d’Ammar bin Yasir fut très courte. Quelqu’un lui en demanda la raison. Ammar répondit : « Ma Salat n’était en aucun cas différente de celle du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). » Abou Majlis relate que les fidèles furent étonnés de la brièveté de la Salat d’Ammar. Il a demandé : « Est-ce que je n’ai pas accompli les Roukou’ ou les prosternations ? » Ils répondirent : « Si ! [Vous l’avez fait !] » ‘Ammar de poursuivre : « J’ai récité la supplication que faisait le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Elle se lit ainsi :

اللَّهُمَّ بِعِلْمِكَ الْغَيْبَ وَقُدْرَتِكَ عَلَى الْخَلْقِ، أَحْيِنِي مَا عَلِمْتَ الْحَيَاةَ خَيْرًا لِي وَتَوَفَّنِي إِذَا كَانَتْ الْوَفَاةُ خَيْرًا لِي. أَسْأَلُكَ خَشْيَتَكَ فِي الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ، وَكَلِمَةَ الْحَقِّ فِي الْغَضَب وَالرِّضَا، وَالْقَصْدَ فِي الْفَقْرِ وَالْغِنَى، وَلَذَّةَ النَّظَرِ إِلَى وَجْهِك،َ وَالشَّوْقَ إِلَى لِقَائِكَ، وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ ضَرَّاءَ مُضِرَّةٍ وَمِنْ فِتْنَةٍ مُضِلَّةٍ. اللَّهُمَّ زَيِّنَّا بِزِينَةِ الْإِيمَانِ وَاجْعَلْنَا هُدَاةً مَهْدِيِّينَ.

« Ô Allah, par Ta connaissance de l'invisible et Ta puissance sur la création ! Maintiens-moi en vie tant que, selon Toi, ma vie [ici-bas] est bonne pour moi. Donne-moi la mort quand Tu sais que la mort est meilleure pour moi. Ô Allah, inspire en moi Ta crainte en secret et en public. Fais que j’énonce des paroles vraies dans les moments de plaisir et de colère. Je Te demande de me rendre modéré en période de richesse et de pauvreté. Accorde-moi le délice qu’inspire Ton visage et le souhait de Te rencontrer. J’implore Ta protection contre tout mal et contre toute malveillance qui égare. Ô Allah, embellis-nous par l'ornement de la foi et fais que nous soyons parmi ceux qui guident et ceux qui sont guidés. »

Selon les récits, tous les vendredis ‘Ammar Bin Yasir récitait la sourate Ya Sin du haut de sa chaire.

Harith bin ‘Oumair relate qu’une personne a médit au sujet d’Ammar bin Yasir auprès du Calife ‘Oumar. Quand ‘Ammar en a eu connaissance, il a levé les mains en l’air pour prier : « Ô Allah ! Si cette personne a menti à mon sujet accorde-lui de l’aisance ici-bas et règle-lui son compte dans l’Au-delà ! »

Abou Nawfal bin Abi Aqrab relate qu’Ammar bin Yasir était le plus circonspect des hommes. Il avait l’habitude de prier :

« Je demande la protection d’Allah contre toute malveillance ! Je demande la protection d’Allah contre toute malveillance ! »

Haithama Bin Abi Soubrah relate : « Quand je suis venu à Médine j’ai prié qu’Allah me fasse bénéficier de la compagnie d’un saint homme. C’est ainsi qu’Il m’a fait rencontrer Abou Houraira. Il m’a demandé d’où j’étais originaire. Je lui ai dit que je viens de Koufa et que je suis en quête du savoir et du bien. Abou Houraira m’a demandé : « Les personnes suivantes ne vivent-elles pas dans ta région : Sa’d Bin Abi Waqqas, dont les supplications sont exaucées, ‘Abdoullah Bin Mas‘oud qui portait l’eau et les chaussures du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), Houzaifah bin al-Yamân, le confident du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), ‘Ammar bin Yasir, à propos de qui l’Envoyé d’Allah a déclaré qu’Allah l’a protégé de Satan, et Salman, détenteur du savoir de l’Évangile et du Coran ? »

En d’autres termes, étant donné que ces illustres personnalités résidaient dans la région du visiteur pourquoi n’a-t-il pas profité de leur compagnie ?

Mohammad Bin ‘Ali Bin Hanafia relate qu’Ammar bin Yasir s’était présenté au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) pendant que ce dernier était malade. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a dit : « Veux-tu que je t’enseigne l'incantation que l’Ange Gabriel m’a apprise ? » Ammar a répondu à l’affirmative. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a récité la prière suivante :

بسم الله أرقيك، والله يشفيك من كل داء يؤذيك

« Je débute cette incantation pour toi avec le nom d’Allah ! Qu’Allah t’accorde la guérison contre toute maladie qui t’afflige. »

Anas relate que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Le paradis souhaite ardemment recevoir ‘Ali, ‘Ammar, Salman et Bilal, qu’Allah soit content d’eux. »

Houzaifah relate : « Nous étions en compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) quand il avait déclaré : « J’ignore pendant combien de temps encore je serai parmi vous. Après moi, suivez Abou Bakr et ‘Oumar. Adoptez la voie d’Ammar et attestez en faveur de l’engagement pris par Ibn Mas‘oud. »

La semaine dernière j’ai relaté qu’Ammar a été victime de la ruse des rebelles quand le Calife ‘Outhman l’a envoyé enquêter sur le gouverneur [de l’Égypte]. Ammar est parti rencontrer les rebelles et n’avait pas complété son enquête. Le deuxième Calife de la communauté déclare à ce propos : « Le manque d’éducation morale et spirituelle des rebelles était la cause de la révolte contre ‘Outhman et le califat. Ils visitaient rarement le centre et n’avaient pas une grande connaissance du Coran ou de la religion. En tant que membres de la Jama’at, la leçon à tirer est que vous devez accroître votre savoir du Coran, être en contact avec le centre et augmenter votre connaissance religieuse. Ce faisant, vous serez saufs, si jamais l’on fomente des troubles au sein de la Jama’at. »

Certes tout le monde ne peut visiter le centre et établir un lien personnel avec le Calife. Néanmoins, l’on doit accroître sa connaissance religieuse et celle du Coran : cet effort est à la disposition de tout le monde. Aujourd’hui Allah nous a accordé la MTA, grâce à laquelle nous pouvons accroître la connaissance de la foi : l’on y diffuse des commentaires sur le Coran, les hadiths, les ouvrages du Messie Promis (a.s.) et différents sermons ou discours du Calife grâce auxquels l’on peut établir un lien avec le Califat. Si nous nous lions ainsi que nos générations futures à ces sources ce sera là un très grand moyen pour effectuer notre réforme morale et spirituelle et pour éviter toute forme de troubles. Par ce moyen nous allons aussi accroître notre savoir religieux. Les membres de la Jama’at doivent être vigilants à cet égard et s’attacher à la MTA qu’Allah leur a accordée.

Abou Loubabah Bin ‘Abdil Mounzir est un autre compagnon du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il existe des divergences à propos de son nom. Certains disent qu’il s’appelait Bashir. Selon Ibn Ishaq, il se nommait Rafa’ah ou Marwan selon ‘Allama Al-Zamakhshari. En tout cas il appartenait à la tribu des ‘Aws de parmi les Ansar ; il était l'un des douze chefs et était présent au serment d’allégeance à ‘Aqabah. En partance pour la bataille de Badr, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait nommé ‘Abdoullah Bin Oumm Maktoum chef de Médine.

Quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est arrivé à Al-Rawhâ’, situé à environ 58 kilomètres de Médine, il a envoyé Abou Loubabah Bin ‘Abdil Mounzir pour le remplacer étant donné qu’Abdoullah Bin Oumé Maktoum était aveugle et que l’arrivée de l’armée des Qurayshites exigeait une administration efficace. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré qu’Abdoullah Bin Oumm Maktoum officiera en tant qu’Imam et qu’Abou Loubabah Bin ‘Abdil Mounzir sera quant à lui responsable de l’administration. C’est ainsi Abou Loubabah est retourné à Médine à mi-chemin. Selon Ibn Ishaq, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui avait réservé sa part du butin. En partance pour la bataille de Badr, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), Ali et Abou Loubabah partageaient tous les trois la même monture. Ali et Abou Loubabah ont insisté qu’ils marcheraient et qu’ils laisseraient la monture au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Or, celui-ci a rejeté leur proposition et a dit : « Vous n’êtes pas plus robustes que moi pour la marche et j’aspire, comme vous, aux récompenses. »

Après la bataille de Badr, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a envoyé Zayd Bin Harith donner la bonne nouvelle de la victoire aux habitants de Médine. Zayd Bin Harith a voyagé sur la chamelle du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Quand il est arrivé au lieu-dit de la Salat, il a annoncé du haut de la monture : « ‘Outbah et Shaybah, les deux fils de Rabi’ah, Abou Jahal et Abou Al-Bakhtari, les deux fils de Hajjaj, Zamah Bin Al-Aswad et Oumayya Bin Khalf ont tous été tués. Souhayl Bin ‘Amr et bien d’autres ont été faits prisonniers. »

Les hypocrites et les ennemis ne croyaient pas ses paroles et disaient qu’il était retourné vaincu et qu’il était terrifié. Leurs propos avaient irrité les musulmans. Un des hypocrites a dit à Zayd Bin Harith : « Ton maître et ceux qui l’ont accompagné ont été tués. » Un autre à dit à Abou Loubabah : « Tes compagnons se sont dispersés, jamais ils ne se réuniront de nouveau. Mohammad (s.a.w.) et ses grands compagnons ont tous été tués. Voilà sa chamelle ! Nous la connaissons. Zayd est tout terrifié : il ignore ce qu’il est en train de dire. Il est retourné déconfit ! »

Abou Loubabah a répondu : « Allah démentira tes balivernes. » Les juifs disaient aussi que Zayd retournait après la défaite des musulmans.

Ousamah Bin Zayd relate : « J’ai pris mon père en aparté et je lui ai demandé s’il disait vrai. » Zayd a répondu : « Je jure par Dieu, ô mon fils, que je dis la vérité. » Ousamah relate que son cœur s’est raffermi après avoir entendu la réponse de son père.

Voici un récit sur la simplicité d’Abou Loubabah et sa fidélité à l’égard du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). En l’an cinq de l’hégire le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est retourné de la bataille du fossé. Il avait à peine déposé ses armes et s'était à peine lavé quand il a reçu dans un message divin sous la forme d’une vision qu’il ne doit point mettre de côté ses armes tant qu’il n’avait pas pris de décision concernant la traîtrise et la rébellion des Banou Qourayzah.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a demandé à ses compagnons de partir dans la direction de la forteresse de cette tribu et [a dit] qu’ils accompliront la prière d’Asr sur ces lieux. Au début les juifs ont fait montre d’une grande arrogance et insolence. Or, quand le siège de leur forteresse s’est rallongé et qu’ils ont compris la précarité de leur situation, ils ont tenu conseil sur la marche à suivre. Ils se sont dit qu’ils pourront tromper un musulman naïf qui est en relation avec eux en l’invitant dans la forteresse. Ils tenteront de connaître à travers lui l’intention du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à leur propos, afin de prendre les mesures appropriées en conséquence. Ils ont demandé au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de leur envoyer Abou Loubabah Bin ‘Abdil Mounzir comme émissaire afin qu’ils puissent lui demander conseil.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a permis à Abou Loubabah de les rencontrer. Les chefs juifs ont décidé que leurs femmes et leurs enfants entoureront Abou Loubabah dès qu’il entrera dans la forteresse et qu’ils se mettront à pleurer, se lamenter et tenteront de l’émouvoir par leur détresse. La ruse a eu de l’effet sur Abou Loubabah et les juifs lui ont dit : « Tu constates très bien notre détresse. Crois-tu que nous pourrons sortir de notre forteresse selon la décision du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ? » Abou Loubabah a répondu instamment qu’ils pouvaient quitter leur forteresse. Mais de sa main il a mimé sa décapitation, voulant ainsi indiquer que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ordonnera leur exécution.

Abou Loubabah commente qu’il s’est rendu compte d’avoir trahi la confiance de Dieu et de Son Envoyé en faisant le signe de l'exécution. Ayant pris conscience de son erreur, ses pieds se sont mis à trembler. Comme punition auto imposée, il s’est ligoté à un pilier de la mosquée du Prophète en disait qu’il ne se déliera pas tant qu’Allah n’avait pas accepté son repentir. Quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a eu connaissance de l’action d’Abou Loubabah dans la forteresse juive, il a demandé qu’on le laisse jusqu’à ce qu’Allah rende Son verdict à son sujet. « S’il était venu me voir j’aurai imploré le pardon divin à son propos. Laissez-le étant donné qu’il est parti sans rien dire », a commenté le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

« Je suis resté dans cette épreuve pendant quinze jours, raconte Abou Loubabah. Dans un rêve, dont je me suis rappelé par la suite, j’avais vu que nous avions assiégé la forteresse des Banou Qourayzah et que j’étais dans une boue nauséabonde de laquelle je ne pouvais pas m’extirper. J’étais sur le point de mourir dans cet état quand j’ai vu une rivière dans laquelle je me suis lavé entièrement. Par la suite j’ai senti du parfum. J’ai demandé à Abou Bakr l’interprétation de ce songe. Il m’a dit que je serai pris dans une affaire qui m’attristera et que j’en sortirai par la suite. Quand je suis devenu vieux, je me suis souvenu de la parole d’Abou Bakr et j’ai eu l’espoir que mon repentir sera agréé par Dieu. »

Oumm Salamah, l’épouse du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), relate : « La révélation concernant l’acceptation du repentir d’Abou Loubabah est descendue dans ma maison. À l’aube, j’ai vu le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en train de rire. Je lui ai dit : « Qu’Allah fasse que vous soyez toujours souriant ! Pourquoi êtes-vous en train de rire ? » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a répondu : « Dieu a accepté le repentir d’Abou Loubabah. » J’ai demandé : « Ô Envoyé d’Allah pourrais-je l’en informer ? » « Si tu le souhaites, m’a dit le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). » Cet incident date d’avant l’injonction sur le port du voile. Je me suis mise à la porte de ma chambre [jouxtant la mosquée] et j’ai annoncé : « Abou Loubabah sois content ! Allah l’Exalté t’a accordé Sa grâce et Il a accepté ton repentir. » D’aucuns ont couru dans sa direction afin de le délier, mais Abou Loubabah a insisté que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) le fasse en personne. Celui-ci est parti pour la prière de Fajr et l’a libéré de ses mains bénies. »

Abou Loubabah raconte : « Étant donné la gravité de l’erreur je vais abandonner ma maison natale où je l’ai commise. J’offre mes biens en aumône dans la voie d’Allah et de Son Prophète. » Celui-ci m’a enjoint d’offrir un tiers uniquement en aumône. Je lui ai obéi et j’ai abandonné ma maison natale. »

Le deuxième Calife commente à ce propos : « Le cas des Banou Qourayzah n’était pas encore résolu. Leur traîtrise n’était pas une action qu’on pouvait oublier. Dès que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est retourné à Médine il a demandé à ses compagnons de ne pas se reposer mais de se rendre avant la soirée jusqu’à la forteresse des Banou Qourayzah. Il leur a envoyé ‘Ali pour leur demander la raison du non-respect de leur engagement, de leur traîtrise et de leur départ. Au lieu d’exprimer du remords ou de demander pardon, les Banou Qourayzah ont insulté ‘Ali et ses compagnons, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et ses épouses. Ils ont dit : « Nous ignorons qui est Muhammad (s.a.w.) et nous n’avons signé aucun pacte avec lui ! » ‘Ali retournait avec leur réponse quand il a rencontré en cours de route le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) qui venait dans la direction de la forteresse avec ses compagnons.

‘Ali n’a pas voulu que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) entende les insultes que les juifs proféraient contre sa personne, ses femmes et ses filles. Il a dit au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : « Pourquoi vous déplacer ? Nous suffisons pour mener la bataille. Vous pouvez rentrer. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit : « Je sais qu’ils sont en train de m’insulter et que tu ne souhaites pas que je les entende. » ‘Ali ayant confirmé ses propos, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a ajouté : « Pourquoi s’inquiéter s’ils m’insultent ? Moïse appartenait à leur peuple et ils l’avaient tourmenté davantage ! » Il s’est avancé dans la direction de la forteresse mais les juifs ont fermé la porte et ils ont commencé à se battre contre les musulmans. Même leurs femmes se sont jointes à la bataille. Des musulmans étaient assis sous un des murs de la forteresse quand une juive a lancé une pierre d’en haut, tuant un musulman.

Après un siège de quelques jours les juifs ont compris que la lutte ne pourra pas durer plus longtemps. C’est là que leurs chefs ont demandé au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de leur envoyer Abou Loubabah, chef de la tribu des ‘Aws et qui était aussi leur ami, afin qu’ils lui demandent conseil. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a accepté leur requête et les juifs ont demandé à Abou Loubabah s’ils devaient jeter leurs armes comme l’envoyé d’Allah leur exigeait de le faire. Abou Loubabah a dit qu’ils devaient obtempérer, mais il a mimé de la main sa décapitation. Or, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) n’avait pas encore pris de décision jusqu’à ce moment. Abou Loubabah croyait quant à lui que la mort était le seul châtiment qu’ils méritaient en raison de leur crime et il avait fait ce signe de la main sans réfléchir. Ceci a été la cause de leur destruction.

Ainsi les juifs ont rejeté la main de la réconciliation que leur tendait le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). S’ils avaient accepté son verdict, tout au plus ils auraient été expulsés de Médine comme les autres tribus juives. Or malheureusement ils ont refusé le verdict du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et ont dit qu’ils accepteraient celui de Sa‘d Bin Mu‘adh, leur allié et chef de la tribu des ‘Aws. Un différend a éclaté parmi les juifs : certains disaient que leur peuple a été coupable de traîtrise et que le comportement des musulmans prouvait que leur religion était vraie : ils ont abandonné leurs croyances d’antan pour embrasser l’Islam. ‘Amr Bin Sa‘di, un des chefs juifs, a condamné son peuple en ajoutant qu’ils étaient des traîtres et qu’ils avaient violé leur parole. Ils n’avaient qu’une seule alternative : devenir musulmans ou payer la Jizya. Les juifs ont refusé les deux options, ajoutant qu’ils préféraient la mort.  « Je me lave les mains de vos actes », a commenté ‘Amr Bin Sa‘di avant de sortir de la forteresse.

Une unité de musulmans, avec à leur tête Mohammad Bin Maslama, lui a demandé son identité lorsqu’il sortait de la forteresse. Ayant dévoilé son nom, Mohammad Bin Maslama a dit « Pars en sécurité ! ». Ensuite il a prié : « Ô mon Dieu, fais que je ne divulgue pas les erreurs commises par les personnes bien intentionnées. Cet homme regrettait ses actes et ceux commis par son peuple. Notre devoir moral doit également nous pousser à le pardonner. C’est pour cette raison que je l’ai laissé partir. Que Dieu me permette toujours d’accomplir pareilles actions pieuses ! »

Lorsque le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a eu vent de l’incident, il n’a pas réprimandé Mohammad bin Masalma pour avoir libéré le juif. Au contraire, il l’a félicité.

On accuse, à tort, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) d’injustice envers les tribus juives, de les avoir persécutées ou tué leurs membres. Or elles étaient elles-mêmes responsables de leurs pertes, car elles ont refusé que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) juge leurs différends et ont demandé au chef d’une autre tribu, qui était devenu musulman, de statuer sur leurs affaires et de plus selon les règles de leur propre livre saint. Toute accusation de persécution contre le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et de ses compagnons est infondée.

Selon ‘Allama Bin Sa’ad, lors des batailles de Qourayzah et de Sawiq, Abou Loubabah avait eu l’honneur de suppléer le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à Médine. Lors de la conquête de La Mecque, Abou Loubabah se tenait aux côtés du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et avait entre les mains l’étendard de la tribu ‘Amr bin ‘Awf des Ansars. Abou Loubabah a participé aux batailles aux côtés du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Selon certains Abou Loubabah décéda lors du Califat d’Ali (r.a.) ; d’autres avancent qu’il décéda peu après le décès d’Outhman (r.a.). Selon une autre tradition il vécut jusqu’à l’an 50 de l’hégire.

Selon Sa’id bin Musayb, Abou Loubabah bin ‘Abdil Mounzir a rapporté qu’un vendredi le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a fait la supplication suivante pour qu’il pleuve :

اللهم اسقنا اللهم اسقنا اللهم اسقنا

C’est-à-dire : « Ô Allah déverse sur nous la pluie ! Ô Allah déverse sur nous la pluie ! Ô Allah déverse sur nous la pluie ! »

Abou Loubabah se mit debout et dit : « Ô Messager d’Allah, les fruits abondent dans les jardins. » Les rapporteurs disent qu’ils ne voyaient aucun nuage dans le ciel. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ajouta : « Ô Allah fais pleuvoir sur nous la pluie, jusqu’à qu’Abou Loubabah, le [torse] nu, bouche les trous d’eau dans son champ avec ses vêtements ! »

L’on rapporte qu’après cette prière les nuages recouvrèrent le ciel et la pluie tomba. Ensuite le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) dirigea la prière. Les Ansar dirent à Abou Loubabah : « Par Dieu ! Cette pluie ne s’arrêtera pas tant qu’en accord aux dires du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) tu ne bloques pas les sorties d’eau de ton champ avec tes vêtements et le corps nu. » Abou Loubabah obtempéra et la pluie cessa de tomber.

Abou Loubabah enveloppa son petit-fils, ‘Abdour Rahman bin Zayd, qui était le neveu de ‘Oumar (r.a.), dans une feuille de dattier et se présenta auprès du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Celui-ci demanda : « Ô Abou Loubabah que portes-tu là ? », il répondit : « Ô Messager d’Allah ! C’est mon petit-fils. Je n’ai jamais vu un nouveau-né aussi faible ! » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) le porta et il passa sa main sur sa tête et supplia [Dieu]. Grâce à la bénédiction de cette prière, lorsque ‘Abdour Rahman bin Zayd grandit il était le plus grand de tous lorsqu’il s’alignait dans les rangs avec les autres. ‘Oumar (r.a.) le maria avec sa fille Fatima, qui était née d’Oumm Koulthoum, la fille d’Ali et de Fatima.

Anas bin Malik a déclaré : « Deux personnes habitaient très loin parmi les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : Abou Loubabah bin ‘Abdil Mounzir dont la demeure se trouvait à Qouba, et Abou ‘Abis bin Jabar, qui habitait dans la tribu des Banou Haritha. Ils venaient tous les deux quotidiennement accomplir la prière d’Asr avec le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). »

Tels étaient ces compagnons, qu’Allah exalte continuellement leurs rangs.

Après la prière du vendredi je dirigerai deux prières funéraires : l’une sera en l’absence de la dépouille du défunt et l’autre en sa présence.

La première est celle du martyr Qazi Shaban Ahmad Khan Saheb, de Soroba Garden, Lahore. Qazi Shaban Ahmad Khan Saheb, fils de Qazi Mohammad Salman Saheb, est tombé en martyr à l’âge de 47 ans, le 25 juin 2018, atteint des balles des ennemis [de la Jama’at] qui s’introduisirent chez lui. Inna lillahi wa inna ilaihi Raji’oun.

Selon les informations reçues, le soir du 25 juin, deux inconnus aux visages cagoulés pénétrèrent dans la maison. Qazi Saheb se trouvait avec sa femme dans une pièce et ses filles se trouvaient dans une autre. La femme de Qazi Saheb se trouvait dans la salle de bains, lorsqu’elle en sortit, elle tomba sur deux hommes au visage masqué. L’un des deux plaça son pistolet sur sa tempe et l’emmena dans l’autre pièce où se trouvaient ses filles. Le deuxième resta dans la pièce avec Qazi Saheb et tira trois balles dans son ventre, ce qui entraîna son décès sur le coup. Inna lillahi wa inna ilaihi Raaji’oun.

Le défunt avait fait la bai’ah en 2001 avec sa femme et ses enfants par l’intermédiaire de son ami, Muhammad Iqbal. Qazi Saheb habitait à Muzaffar Abad au Cachemire. En 2001 il déménagea au Nishtar Colony, Soroba Garden à Lahore, et peu de temps avant cela il résida aussi à Township Lahore. Qazi Shabaan Saheb dirigeait une école dédiée aux enfants handicapés. Il habitait au dernier étage de cette école. Ces jours-ci des travaux de construction étaient en cours dans la partie basse de sa maison et on y installait les volets. Les deux assaillants s’y étaient cachés et dès qu’ils en eurent l’occasion ils lancèrent l’attaque.

Le martyr était doué de très nombreuses qualités. Après la bai’ah, Qazi Saheb s’est révélé être une personne très sincère et pieuse. Il avait un grand amour pour le Califat et un lien très étroit avec.

Le défunt avait fait installer une parabole pour suivre la chaîne MTA chez lui, afin de rester lui-même attaché au Califat mais également ses enfants. Il participait activement dans les cotisations et sacrifices financiers. Il était secrétaire de l’audiovisuel dans l’Amila de la Jama’at de sa région. Il réparait les paraboles des gens sans aucune contrepartie financière.

Qazi Saheb s’était marié avec sa cousine. Dans les deux familles respectives, Qazi Saheb, sa femme et ses enfants étaient les seuls à avoir accepté l’Ahmadiyya. En raison de cela, les autres membres de leurs familles se sont opposés à eux. Quelques mois de cela, le beau-frère de Qazi Saheb vint lui rendre visite et lui confia qu’il avait appris qu’ils étaient devenus mirzaïs (terme péjoratif désignant des ahmadis). Il vit entre-temps la parabole qui était sur le toit, et voulut la détruire. Qazi Saheb l’en empêcha, ce qui entraîna une querelle verbale. Ensuite son beau-frère dit à sa propre sœur : « Ton mariage est annulé. Viens avec moi, car ton mari est devenu Mirzaï. » Entendant cela, la femme du défunt répondit à son frère : « Je suis également ahmadie, et je suis musulmane ; et je considère que Qazi Saheb est également musulman, je n’irai nulle part avec toi. »

La femme du martyr a dit qu’il recevait des menaces de la part des opposants, ce qui était une source de grande inquiétude pour lui. Il était resté silencieux depuis quelques jours, il sortait peu de chez lui. Qazi Saheb avait dit à sa femme que si jamais il lui arrivait quelque chose, il fallait prévenir le président de la région. Ainsi suite à cet événement c’est ce qu’elle fit. Elle a prévenu les responsables et a fait preuve de grande persévérance malgré le fait que des membres de sa famille qui étaient non-ahmadis étaient présents. Sa femme déclara que la prière funéraire serait faite par des ahmadis, et qu’ils s’occuperaient de son enterrement. Des amis et proches non-ahmadis de Qazi Saheb sont également venus à la mosquée Bait-un-Nur lors de son décès mais ils n’ont pas participé à la prière funéraire. La femme de Qazi Saheb et ses filles accompagnèrent le cortège funéraire jusqu’au cimetière.

Le défunt laisse derrière lui sa femme Shehnaz Shaban Saheba âgée de 40 ans et ses filles, Kiran âgée de 19 ans, Sidra Shaban âgée de 18 ans, et Malaeka âgée de 11 ans. Ayant souffert de la poliomyélite, ses filles ont un handicap. Qu’Allah soit leur pourvoyeur et qu’Il les préserve de toute inquiétude et qu’Il exalte continuellement le rang de Qazi Saheb.

La deuxième prière funéraire en présence du corps sera celle de Amtul Haye Begum Saheba fille de Seth Mohammad Ghaus Saheb, qui est décédée à l’âge de 100 ans, Inna lillahi wa inna ilaihi Raji’oun. Deux choses sont notables au sujet de Seth Mohammad Ghaus Saheb le père de la défunte. La première est que bien qu’il ne fût pas un compagnon du Messie Promis (a.s.), le deuxième Calife avait autorisé qu’il fût enterré dans la partie du Bahishti Maqbara de Qadian réservée aux compagnons. La deuxième, est que dans le livre Ashab-e-Ahmad il est écrit qu’après une période de 42 ans, Seth Mohammad Ghaus Saheb était le premier homme chanceux dont la prière funéraire a été dirigée au même endroit où a été déposée la dépouille du Messie Promis (a.s.). En cet instant,  Sheikh Ya’qoob ‘Ali ‘Irfani l’avait annoncé à voix haute en se mettant debout sur une chaise ou un tabouret.

Lors du mariage d’Amtul Haye, bien que son père fût présent, le deuxième Calife sur la demande de son père était son Wali (référent légal). Il prononça le Nikah et dans son sermon il déclara : « J’annonce le mariage de la cadette de Seth Saheb, Amtul Haye, avec Mohammad Younis Saheb qui est peut-être le neveu de Khan Saheb. Pour ce mariage, Seth Saheb a donné préséance à la sincérité. En raison de la distance entre les villes, je lui disais de marier sa fille à Hyderabad, mais il souhaitait que le mariage se fît à Qadian ou au Pendjab, afin qu’il puisse avoir une autre raison pour venir à Qadian. Mohammad Younus Saheb habitait dans le district de Karnaal, qui est juste à côté de Delhi, mais qui contrairement à Hyderabad est plus proche de Qadian. La famille de Seth Saheb est sincère. Les relations entre les femmes de sa famille et celles de la mienne, et entre ses filles et les miennes, et entre ses fils et les miens sont telles qu’on dirait que nous appartenons à la même famille. Nous avons une relation très franche et ses joies et ses tristesses sont les nôtres.  

Le mariage de sa fille, Amtul Haye, a été conclu avec Mohammad Younus Saheb fils d’Abdoul Aziz Saheb, habitant de Ladwa, région de Karnaal, pour une dot de mille roupies. »

Le deuxième Califera ajoute : « Seth Saheb m’a désigné comme référent légal de sa fille pour ce mariage. » 

Amtul Haye était régulière dans ses prières et jeûnes, elle s’adonnait aux supplications, et elle était obéissante envers le Califat. Elle était très sincère ; elle venait également me rendre visite en dépit de son âge avancé. Elle faisait preuve d’une grande sincérité. C’était une femme très pieuse, elle était de plus membre du système de la Wassiyyah. Elle laisse derrière elle deux filles et deux fils et de nombreux petits-fils et petites-filles.

La défunte était la mère de Mohammad Idris Hyderabadi qui habite en Allemagne. L’un de ses petits-fils est au Royaume-Uni, Musawwar Saheb, et il sert au sein du Khouddam-oul-Ahmadiyya.

Qu’Allah exalte le rang de la défunte, et qu’Il permette à ses descendants de continuer à maintenir une relation sincère avec le Califat.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)