Sermon du vendredi 18 décembre, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh de Londres. Après le Ta'awwudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Depuis que Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s.) s’est proclamé Messie et Mahdi jusqu’aujourd’hui, les adversaires de l’Ahmadiyya ou les prétendus oulémas n’ont cessé de le critiquer à outrance, l’accusant de beaucoup de choses. En tout cas, c’est là une pratique qu’ils ne délaisseront pas, égarant ainsi les masses musulmanes. La plus grande accusation portée dans le but d’enflammer les musulmans est que le Messie Promis (a.s.) se serait proclamé supérieur au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Qu’Allah nous en préserve ! Ces oulémas osent mentir à outrance pour atteindre leur but, affirmant aussi que le Messie Promis (a.s.) aurait porté atteinte à l’honneur du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Ils reprochent aux membres de la djama’at les mêmes « méfaits », là où ils ont l’occasion de le faire, là où ils ont quelque influence, les accusant de considérer le Messie Promis (a.s.) supérieur au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), qu’Allah nous en préserve.

Ceux de nature noble qui ont étudié les ouvrages du Messie Promis (a.s.) ou la littérature de la djama’at ou entendu les dires du Messie Promis (a.s.), ont compris, sur-le-champ, que ces prétendus oulémas et fauteurs de troubles désirent tout simplement fomenter le désordre en portant ces accusations.

Je citerai [ici-bas] les dires du Messie Promis (a.s.) tirés de ses différents livres. Cependant, je ne pourrais présenter aujourd’hui tous ses écrits dans lesquels il décrit le statut du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), ni ne pourrais-je citer les extraits de tous ses ouvrages.

Je mentionnerai ces écrits datant de l’époque de son premier ouvrage, Barahine-Ahmadiyya jusqu’au dernier livre qu’il avait composé quelque temps avant de rendre l’âme, autant d’écrits dans lesquels il a évoqué le statut du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Le Messie Promis (a.s.) a rédigé les quatre parties de l’ouvrage Barahine-Ahmadiyya entre 1880 et 1884. Elles ont été réunies dans le premier volume de la collection Rouhani Khazain.

Le Messie Promis (a.s.) déclare dans un endroit :

« Sous le firmament il n’y a qu’un seul Prophète et un seul Livre : le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), le meilleur de tous les prophètes, le plus parfait des messagers, le Sceau des Prophètes et le plus grand des hommes : celui qui lui emboîte le pas découvrira la voie qui mène à Dieu, se débarrassera des voiles ténébreuses et verra, ici sur Terre, les signes du véritable salut. Le Coran est le Livre qui renferme la vraie et parfaite direction, grâce à laquelle l’on acquiert le savoir et la compréhension du divin : il débarrasse le cœur de toute imperfection humaine. Une fois départi de ses doutes, de son ignorance et de ses négligences, l’homme atteint [par l’entremise du Coran] le stade de la certitude. »

C’est-à-dire qu’on est convaincu [de l’éminent] statut du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), de la puissance et de l’unicité de Dieu, de la grandeur du Coran, de l’origine divine de cette Ecriture révélée au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Dans son ouvrage Barahine-Ahmadiyya, le Messie Promis (a.s.) déclare : « Je suis le plus humble des serviteurs de ce grand envoyé, le Chef des Prophètes, la Couronne de tous les messagers. »

En 1886, évoquant le statut du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), le Messie Promis (a.s.) explique dans son ouvrage Surma Chasm Arya : « La révélation divine est un miroir reflétant les attributs parfaits de Dieu, attributs que le Prophète est à même de distinguer conformément à sa pureté intérieure. »

C’est-à-dire, les attributs de Dieu se manifestent au prophète récipiendaire de révélation divine dépendant de sa pureté intérieure et de son statut.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Étant donné que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) était supérieur à tous les prophètes et le meilleur d’entre eux eu égard à sa pureté intérieure, sa conviction, sa chasteté, sa véridicité, sa sincérité, sa confiance en Dieu et sa fidélité à son égard, ainsi que son amour pour lui, c’est pour cette raison que, d’entre tous, c’est à lui que Dieu a confié Ses faveurs [dans toute leur plénitude].

Le cœur du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) était le plus ouvert, le plus pur, le plus innocent, le plus éclairé d’entre les cœurs de ses prédécesseurs et de ses successeurs. D’où la raison qu’il a mérité une révélation de loin plus puissante, plus parfaite, plus élevée, afin que son cœur soit un miroir immaculé et ample pour refléter les attributs divins. »

En 1891, dans son ouvrage Tawdih Maram, le Messie Promis (a.s.) a évoqué la manifestation parfaite de la révélation divine :

« Une seule personne au monde a connu cet état – c’est-à-dire une seule personne au monde a été récipiendaire de la révélation divine dans sa forme la plus élevée – il s’agit de l’homme parfait, le pinacle de l’humanité, celui en qui les aptitudes humaines avaient atteint leur perfection. Il était le sommet dans la lignée de la création divine, il avait atteint l’apogée de toutes les excellences.

La sagesse divine a poussé la création de son état le plus inférieur à sa genèse pour le porter à son éminence, dont le deuxième nom est Mohammad (s.a.w.), dont le sens est « celui qui est très loué, la manifestation de la perfection. »

En raison de sa nature, ce prophète avait atteint le pinacle [du prophétat] : de même, la révélation qu’il avait reçue était des plus sublimes. Ni moi, dit le Messie Promis (a.s.), ni Jésus le Messie, ne pouvons atteindre ce statut des plus sublimes. »

En 1892-1893, le Messie Promis (a.s.) a écrit le livre Ainah Kamalate Islam, recueillit dans le volume 5 de la collection Rouhani Khazain. Ce livre est écrit en ourdou et en arabe. Le Messie Promis (a.s.) y déclare :

« Cette lumière des plus sublimes qui est l’apanage de l’homme parfait, n’a été donnée ni aux anges ni aux étoiles, ni à la lune ni au soleil. Cette lumière ne se trouve pas dans les océans qui recouvrent la terre ou dans les fleuves qui la sillonnent. Rubis, saphirs, émeraudes, diamants et perles en sont dépourvus. En un mot, elle ne se trouve dans aucun objet céleste ou terrestre. Elle se manifeste uniquement en l’homme, c’est-à-dire en l’homme parfait, dont l’expression la plus exaltée est notre maître, le chef des prophètes, Muhammad le choisi. Cette lumière a été octroyée à cet homme et – proportionnellement à leurs aptitudes – à tous ceux qui ont les mêmes affinités que lui. […] L’Amanah (charge ou dépôt) signifie toutes les aptitudes de l’homme parfait : son intelligence et sa connaissance, son cœur et sa vie, ses sens et ses craintes, sa passion et son honneur, ainsi que toutes les faveurs spirituelles et physiques octroyées par Dieu. Et en accord au verset

إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُكُمْ أَنْ تُؤَدُّوا الْأَمَانَاتِ إِلَى أَهْلِهَا

l’homme parfait retourne à Dieu toutes ces charges qu’Il lui a confiées. »

Ce verset signifie : Allah vous commande de céder les charges à qui de droit. Ainsi, Allah en personne confie des charges [à l’homme] et c’est envers Dieu que l’homme à plus de responsabilités et de devoirs. Celui qui, [d’entre tous les hommes,] s’est acquitté au mieux de ses devoirs envers Dieu, c’est le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).)

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « L’homme parfait retourne à Dieu toutes les charges qu’il lui a confiées. À savoir, il s’immole en la personne de Dieu et se dédie à Sa cause. »

L’homme parfait, qui n’est autre que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), se voue corps et âme à Dieu et à Sa cause. Il a consacré sa vie à la diffusion du message de la foi et pour rendre culte à Dieu. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : «….comme je l’ai affirmé […] cette grâce se manifeste dans sa forme la plus sublime en la personne de notre Maître et Guide, le Prophète Oummi, le véridique, Muhammad le Choisi, que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui.

Dieu affirme à cet effet :

قُلْ إِنَّ صَلَاتِي وَنُسُكِي وَمَحْيَايَ وَمَمَاتِي لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ

وَبِذَلِكَ أُمِرْتُ وَأَنَا أَوَّلُ الْمُسْلِمِينَ

وَأَنَّ هَذَا صِرَاطِي مُسْتَقِيمًا فَاتَّبِعُوهُ وَلَا تَتَّبِعُوا السُّبُلَ فَتَفَرَّقَ بِكُمْ عَنْ سَبِيلِهِ ذَلِكُمْ وَصَّاكُمْ بِهِ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَ

قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللَّهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللَّهُ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ وَاللَّهُ غَفُورٌ رَحِيمٌ

فَقُلْ أَسْلَمْتُ وَجْهِيَ لِلَّهِ

وَأُمِرْتُ أَنْ أُسْلِمَ لِرَبِّ الْعَالَمِينَ

C’est-à-dire : Dis : « Ma prière et mes adorations, mes efforts et mes sacrifices, ma vie et ma mort sont tous à Dieu et Lui sont consacrés. Il est le Rab de tous les mondes, Il n’a pas de partenaire et j’ai reçu l’ordre d’être le premier musulman. C’est-à-dire, depuis la création du monde et ce jusqu’à sa fin, il n’y aura pas d’homme aussi parfait que lui pour atteindre ce stade dans l’anéantissement en Dieu et qui retournera intégralement toutes les charges que Dieu lui aura confiées. » (A’inah-e-Kamalat-e-Islam, Rouhani Khaza’in, vol. 5, p. 160 à 162)

Dans le volume 8 du recueil Rouhani Khazain, se trouve l’ouvrage Nour-oul-Haq, écrit 1894. Le Messie Promis y déclare : « Béni est celui qui se voue au service de la foi et qui cherche les voies menant au plaisir divin. Au nom d’Allah le Gracieux, le Miséricordieux. Toutes les louanges sont dues à Allah, le Pourvoyeur de tous les mondes. Que des bénédictions et des salutations soient sur le Chef de tous les prophètes. »

Dans le volume 8 de la collection Rouhani Khazain se trouve l’ouvrage Itmam-i-Hujjat, écrit en 1894. Le Messie Promis (a.s.) y affirme : « Celui qui était supérieur à tous, l’homme parfait, le prophète parfait, qui s’est accompagné des bénédictions dans toute leur plénitude, dont l’avènement et la renaissance spirituelle ont provoqué la première Qiyamah, redonnant vie à un univers moribond, ce prophète béni est le Sceau des Prophètes, le leader des élus, le Sceau des Envoyés, la Fierté des Prophètes, Muhammad le Choisi, la paix et les bénédictions d’Allah sur lui soient sur lui. Ô mon bien-aimé Seigneur envoie Ta miséricorde et Tes bénédictions sur ce Prophète bien-aimé, bénédictions et miséricorde que Tu n’as octroyées à personne depuis la création du monde. Si ce Prophète glorieux n’était pas venu en ce monde, nous n’aurions aucune preuve attestant de la véridicité des prophètes mineurs apparus en ce monde à l’instar de Jonas, Jacob, Jésus fils de Marie, Malachie, Jean ou Zacharie, quoiqu’ils étaient tous proches de Dieu, Ses élus et ses bien-aimés. Une grande faveur de ce Grand Prophète est que ces derniers ont été considérés véridiques. Ô Allah envoi Tes bénédictions sur Muhammad et toute sa descendance et ses compagnons. Notre dernier souhait est que toutes les louanges appartiennent à Allah, le Seigneur de tous les mondes. »

En 1895, dans son ouvrage Arya Dharam le Messie Promis (a.s.) déclare :

« Nos détracteurs dans la religion se basent sur des récits fabriqués et des histoires sans fondements, point attestés par nos livres authentiques, mais qui sont, au contraire, des mensonges colportés par des hypocrites. Nos détracteurs y ont recours afin de blesser nos cœurs, outrageant ainsi la mémoire de notre Maître, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), allant jusqu’à l’insulter. Il n’y a pas trace de ces récits mensongers dans nos livres authentiques. Y a-t-il pire moyen de blesser nos cœurs que de présenter quelques histoires inventées pour accuser notre Maître le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) d’adultère (que Dieu nous en préserve), lui qui est, à la lumière de nos recherches les plus poussées, le Chef des innocents et des immaculés, le Sceau des prophètes. Toute essence prophétique, toute pureté et toute excellence ont atteint leur apogée en sa personne. »

Dans son ouvrage Siraj-i-Munir, écrit en 1897, le Messie Promis (a.s.) déclare :

« Quand nous examinons en toute équité et sans parti pris la vie des prophètes du passé, nous découvrons un seul qui se démarque de tous. Il était le plus valeureux de tous les prophètes, le Prophète vivant, le plus aimé par Dieu. Il était le chef des prophètes, la fierté des messagers, la couronne de tous les envoyés, dont le nom est Muhammad le Choisi, et Ahmad le Désigné, que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui. En le suivant pendant dix jours l’on profitera de cette lumière que l’on n’aurait pas acquis en mille ans dans le passé. » (Siraj Munir, Rouhani Khaza’in, vol. 12, p. 82)

En 1898, dans son ouvrage Kitab-Ul-Bariya, le Messie Promis (a.s.) a déclaré : « Les signes et les miracles montrés par notre Prophète (s.a.w.) sont de deux types : ceux manifestés par son truchement ou sa parole, ses actions ou ses prières. Il existe environs 3000 miracles de cette catégorie. La deuxième catégorie de miracles et de signes comprend celle qui apparaît par la Oummah du Prophète Muhammad (s.a.w.). Ces dernières se comptent par centaines de milliers. Pareils signes se sont manifestés au cours de chaque siècle [qui ont succédé] au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Ainsi Dieu est en train de montrer ces signes à notre époque par mon entremise, autant de signes existant à toute époque. Nous avons la certitude que le plus grand prophète de Dieu et le plus aimé est le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), car les nations des autres prophètes se vautrent dans l’obscurité. Elles ne disposent que d’histoires et de légendes du passé. Or, cette Oummah est témoin de signes nouveaux de la part de Dieu. Elle est composée de personnes convaincues à tel point de l’existence de Dieu comme s’ils l’avaient vu de leurs yeux. Les autres nations n’ont pas en Dieu pareille conviction.

Ainsi notre âme témoigne que l’Islam est la seule vraie religion. Nous ne connaissons rien de Jésus : si le Saint Coran n’avait pas témoigné [en sa faveur], il aurait été impossible à nous et à tout autre chercheur, de l’accepter comme prophète véridique. Quand une religion se fie à des contes et des légendes, l’on ne pourra prouver la véridicité de son fondateur, car des histoires datant de plusieurs siècles contiennent des contrevérités. Cela est d’autant plus probable étant donné que le mensonge est plus courant dans le monde [que la vérité]. Face à cette situation, comment être convaincu de l’authenticité de ces histoires et de ces récits ? Or, les miracles [accomplis] par notre Prophète ne sont pas uniquement des légendes : en suivant le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), j’ai été moi-même récipiendaire de ces signes. Ainsi, j’ai atteint le stade de la certitude grâce aux bénédictions découlant du témoignage personnel.

Ô combien éminent est le statut de ce Prophète dont la Nubuwwah présente des signes nouveaux aux chercheurs de vérité à toute époque. Grâce aux bénédictions de ces signes perpétuels j’ai atteint un statut si éminent, au point de dire que j’ai vu Dieu de mes yeux. Voilà le sens de la religion : le vrai prophète est celui dont la véridicité est toujours vivace. Il ne sied pas aux intelligents de se fier à des histoires qui peuvent receler des milliers d’erreurs. Des centaines d’êtres humains ont été déifiés en ce monde et des miracles attribués à des centaines d’autres. Or, le vrai faiseur de miracles est celui dont le flot de prodiges ne tarit point : cette personne est notre Maître le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). A toute époque, Dieu a suscité des envoyés afin de montrer des signes du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et à mon époque, Il m’a envoyé en tant que Messie Promis (a.s.). Des signes apparaissent au ciel et des merveilles se manifestent : tout chercheur de vérité peut voir des signes en profitant de ma compagnie, qu’il soit chrétien, juif ou arya. Ce sont là autant de bénédictions de notre Prophète (s.a.w.). »

En 1900, le Messie Promis (a.s.) a déclaré dans le premier fascicule d’Arbain, qui se trouve dans le volume 17 du recueil Rouhani Khazain.

« Je jure en toute vérité que le monde a connu un seul Prophète dont les prophéties se réalisent, les prières sont exaucées et les autres miracles se manifestent jusqu’à présent par l’entremise des vrais disciples de sa Oummah. Hormis l’Islam, quelle autre religion possède cette distinction et ce pouvoir ? Où sont ceux qui pourront contrer les bénédictions et les signes de l’Islam ? »

En 1902 dans son ouvrage l’Arche de Noé le Messie Promis (a.s.) a déclaré : « Pour l’humanité tout entière, il n’y a qu’un seul Livre pour la guider : le Saint Coran ; et pour tous les descendants d’Adam, il n’y a qu’un seul Messager et intercesseur : Muhammad, l’élu (sur lui bénédictions et paix !). Efforcez-vous donc de cultiver un amour sincère pour ce très distingué et majestueux Prophète, et ne lui préférez personne, afin qu’au ciel vous soyez du nombre de ceux qui jouissent du salut.

Sachez que le salut n’est pas un privilège réservé à l’autre monde seulement. Le véritable salut manifeste sa lumière en ce monde même. Savez-vous à qui est destiné le salut ? À celui qui croit avec certitude que Dieu existe, que Muhammad (sur lui bénédictions et paix !) est l’intercesseur des hommes auprès de Dieu, et qu’il n’y a pas, sous le firmament, de Messager égal à lui en rang, ni de Livre aussi excellent que le Saint Coran.

Dieu n’a voulu rendre personne immortel, mais ce prophète élu vit à jamais. »

En 1902, dans son ouvrage Naseem-Dawat le Messie Promis (a.s.) a déclaré :

« Notre âme et chaque fibre de notre être se prosternent devant le Dieu Tout-puissant et Parfait ; qui de Ses mains a créé chaque âme et chaque particule de la création ainsi que toutes ses facultés. L’univers ne peut exister sans Son soutien. Sa science embrasse tout, rien n’échappe à Son contrôle, Il crée tout. Nous invoquons aussi d’innombrables bénédictions, miséricorde et paix sur la personne du Saint Prophète Muhammad (paix et bénédictions d’Allah soient sur Lui) l’élu de Dieu, qui nous a fait découvrir le Dieu vivant et qui nous a donné la preuve de Son existence à travers Sa parole. Il s’est manifesté à nous par des signes extraordinaires et nous a montré Son visage resplendissant de puissance immuable et parfaite. Nous avons trouvé le messager qui nous a fait voir Dieu ; et nous avons trouvé l’Unique Dieu qui a crée toute chose à travers Sa puissance inégalable. Ô combien majestueux est ce pouvoir sans laquelle rien ne peut exister ! Notre Dieu possède des grâces infinies, une puissance incommensurable, une beauté et une bienveillance inégalable. Il n’y a de Dieu à part Lui. » (Naseem-e-Dawat - Qadian Ziaul Islam Press 1903 - Rouhani Khazain, volume 19, page 363)

Ce Dieu, nous l’avons connu par l’entremise du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

En 1903, dans son ouvrage Lecture Sialkot, le Messie Promis (a.s.) a affirmé :

« Des perversions [si offusquant] qu’on ne peut les évoquer ici et contraires à la chasteté ont pris naissance dans ces religions. Tous ces signes annonçaient la nécessité de [l’avènement] de l’Islam. Toute personne douée d’intelligence acceptera que toutes les religions étaient corrompues peu avant l’avènement de l’Islam et avaient perdu leur spiritualité.

Notre Saint Prophète, paix soit sur lui, était un grand Réformateur pour la proclamation de la vérité, et avait restauré au monde la vérité perdue. Aucun Prophète ne partage cette fierté avec lui, en ce qu’il avait trouvé le monde dans les ténèbres et, à son apparition, l’obscurité fut convertie en lumière. Il ne mourut pas avant que son peuple ait abandonné l’habit du paganisme et enfilé le manteau de la foi en l’Unicité de Dieu. En plus de cela, ils ont atteint les hauts grades de la foi et ont entrepris des telles œuvres de piété, de fidélité et de certitude qui ne sont égalées nulle part ailleurs. Un tel succès n’a pas été réalisé par tout autre Prophète hormis le Saint Prophète, paix soit sur lui.

C’est un argument fort en faveur de la véracité du Saint Prophète : il a été suscité à un moment où le monde était plongé dans l’obscurité et nécessitait un grand Réformateur. Il a quitté le monde quand des centaines de milliers de gens ont abandonné le paganisme et l’idolâtrie et avaient adopté la foi dans l’Unicité de Dieu et le droit chemin. Une pareille et parfaite réforme lui était particulière en ce qu’il avait trouvé un peuple se vautrant dans la bestialité et lui a enseigné les us et coutumes de l’humanité. En d’autres termes, il avait converti des bêtes sauvages en des hommes. Il a ensuite éduqué ces derniers pour en faire des hommes de Dieu, puis il leur a insufflé la spiritualité et créé un rapport entre eux et le Vrai Dieu. Ils étaient égorgés comme des chèvres dans la voie de Dieu, ils étaient piétinés comme des fourmis, mais n’avaient point abandonné leur foi. Avec conviction, ils avançaient, allant au devant de chaque calamité. Sans doute, le Saint Prophète était un second Adam : en fait, il était le vrai Adam pour l’établissement de la spiritualité à travers laquelle toutes les excellences humaines sont arrivées à leur apogée et toutes les bonnes facultés assignées à leurs places appropriées et aucune branche de la nature humaine ne s’est asséchée. La Nubuwwah a pris fin avec le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), non seulement parce qu’il était le dernier Prophète dans le temps, mais aussi parce qu’avec lui, toutes les excellences de la Nubuwwah sont arrivées au sommet de la perfection. Étant donné qu’il était la parfaite manifestation des attributs divins, ses lois avaient les qualités de la majesté et de la beauté. D’où ses noms Muhammad et Ahmad. Sa Nubuwwah n’était point avare : dès sa genèse, elle était destinée au bénéfice du monde entier. » (Lecture Sialkot, Rouhani Khazain, volume 20, page 206 à 207).

En 1905, dans le volume 5 de son ouvrage Brahine-Ahmadiyya, le Messie Promis (a.s.) déclare : « Que Dieu le Gracieux soit loué des milliers de fois ! Il nous a accordé la religion qui nous fait connaître Sa personne et qui [insuffle en nous] Sa crainte, une religion incomparable à toute époque. Que des milliers de salutations soient sur le Prophète Immaculé, par l’entremise duquel nous avons accepté cette religion pure. Que des milliers de bénédictions soient accordées aux compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) qui ont irrigué ce champ de leur sang. »

«… la même beauté était en Noé, en raison de laquelle le Seigneur d’honneur et de gloire a détruit tous ses ennemis par le supplice de l’eau. Moïse est apparu avec la même beauté spirituelle et après avoir souffert pendant quelques jours, il a été la cause de la ruine de Pharaon. Puis, le chef des Prophètes, le meilleur de l’humanité, notre maître Muhammad, le choisi [paix et bénédictions d’Allah soient sur lui] est apparu avec une beauté spirituelle si éminente que ce seul verset suffit pour la décrire :

دَنَا فَتَدَلَّى - فَكَانَ قَابَ قَوْسَيْنِ أَوْ أَدْنَى

Cela signifie, que ce prophète se rapprocha de Dieu et puis se pencha vers l’humanité et s’acquitte entièrement de ses devoirs envers Dieu et envers les hommes, tout en démontrant les deux types de beauté spirituelle. Il est devenu, pour ainsi dire, une corde pour deux arcs. Cette beauté n’a pas été reconnue par les impurs et les impies, comme Allah, l’Exalté, l’affirme [dans ce verset] :

يَنْظُرُونَ إِلَيْكَ وَهُمْ لَا يُبْصِرُونَ

C’est-à-dire, ils regardent dans ta direction, mais ne te voient pas. Au final, tous ces impies ont été détruits. »

En 1907, dans son ouvrage Haqiqat-ul-Wahyi, le Messie Promis (a.s.) a déclaré : « Je reste tout le temps ébahi face à l’éminence de ce prophète d’Arabie dont le nom est Muhammad (de milliers de salutations de paix soient sur lui !). L’on ne peut discerner les confins de son statut si élevé ; l’homme n’est point à même de jauger l’effet sanctifiant qui émane de sa personne. Mais ô combien malheureux est-il de constater qu’il n’a pas été reconnu à sa juste valeur. Il est le champion qui a ramené sur Terre l’unicité perdue. Il a éprouvé pour Dieu l’amour le plus profond et à l’égard de l’humanité une sympathie si sincère qu’il s’en tourmentait l’âme. C’est pour cette raison que Dieu, le Dépositaire des secrets de son cœur, lui a accordé prééminence sur tous les prophètes et sur tous ses devanciers et successeurs. Et c’est pour cette raison aussi qu’Il a exaucé tous ses vœux au cours de son vivant.

Il est la source de toute grâce. […] celui qui prétend à quelque excellence sans accepter sa prééminence n’est pas un être humain, il est issu de la progéniture de Satan, car la clé de toute grâce et le trésor du savoir ont été remis au Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Celui qui ne les acquiert pas par son entremise vivra dans le dénuement éternel. Quelle est notre importance ? Quelle est notre réalité ? Nous serons des ingrats si nous n’acceptons pas que ce Prophète (s.a.w) nous a fait connaître l’unicité véritable. Nous avons reconnu le Dieu vivant grâce à sa lumière. Ce noble envoyé est le truchement par lequel nous avons été honorés de la conversation avec le divin, grâce auquel nous avons vu le visage de Dieu. Les rayons de ce soleil de direction nous baignent tels les rayons de l’astre du jour ; et nous serons illuminés tant que nous nous tiendrons face à lui. »

Dans l’ouvrage Haqiqat-ul-Wahyi le Messie Promis (a.s.) ajoute d’avantage : « Mon but est d’expliquer que la condition fixée par Allah pour mériter Son amour est de suivre le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Mon expérience personnelle prouve qu’une obéissance sincère à l’égard du Prophète (s.a.w.) et éprouver de l’amour à son égard font de l’homme le bien-aimé de Dieu. La flamme de l’amour divin jaillit spontanément de son cœur. Celui-ci se détourne de tout autre que Dieu pour se prosterner devant Lui : tout son amour et toute sa passion sont voués à uniquement à Dieu. Sur ce, Dieu se manifeste à lui de manière particulière […] l’attirant vers Lui avec force et vigueur. L’intéressé domine ses passions charnelles et Dieu lui accorde son Soutien en manifestant ses signes prodigieux en sa faveur. Or, ceci n’est accordé qu’à ceux qui aiment le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). »

Dans l’ouvrage Haqiqat-ul-Wahyi, le Messie Promis (a.s.) déclare :

« C’est uniquement par la grâce de Dieu et non en raison de quelque aptitude de ma part que j’ai profité pleinement de cette faveur accordée aux prophètes, aux messagers et aux élus de Dieu. Et il n’aurait pas été possible pour moi d’obtenir cette bénédiction si je n’avais pas suivi les voies de mon maître et seigneur, l’honneur de tous les Prophètes et le meilleur de tous, le Saint Prophète Muhammad, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui. En définitive, tout ce que j’ai acquis résulte du fait de l’avoir suivi. J’estime, en me basant sur un savoir bien-fondé et complet, que personne n’est en mesure d’atteindre Dieu sans suivre le Saint Prophète (s.a.w.) ; ni ne peut-on avoir une portion de la connaissance complète sans passer par lui. Et à présent, je vais vous informer à propos de la première transformation qui a lieu dans le cœur lorsque vous suivez le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui – sachez que c’est la naissance d’un cœur intègre. L’amour du monde quitte le cœur et ce dernier aspire alors à un plaisir éternel et infini. Ensuite, de par son cœur intègre, un amour Divin, pur et parfait, est acquis. Et, en suivant le Saint Prophète (s.a.w.), toutes ces bénédictions sont reçues en héritage. Tout comme Allah l’affirme :

قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللَّهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللَّهُ

C’est-à-dire : « Dis-leur, si vous aimez Allah, alors suivez-moi et Allah vous aimera. » (Haqiqat-ul-Wahyi, Rouhani Khaza’in, vol. 22, p. 64-65)

En 1908, le Messie Promis (a.s.) a écrit ceci dans son ouvrage Chashm-é-Marifat : « Des millions de personnes vertueuses nous ont précédés et d’autres nous succéderont, or le meilleur d’entre eux était cet homme de Dieu, dont le nom est Mohammad (s.a.w.).

إِنَّ اللَّهَ وَمَلَائِكَتَهُ يُصَلُّونَ عَلَى النَّبِيِّ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آَمَنُوا صَلُّوا عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا تَسْلِيمًا

Oublions les saints personnages des autres nations qui n’ont pas été évoqués dans le Coran. Nous pouvons émettre d’opinion uniquement à l’égard des prophètes mentionnés dans le Coran, à l’instar de Moise, de David, de Jésus et des autres prophètes (que la paix soit sur eux tous). Je jure, au nom d’Allah, que si le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) n’était pas apparu en ce monde, si le Coran n’avait pas été révélé, si nous n’avions pas vu de nos yeux ces bénédictions, nous aurions eu des doutes quant à la véridicité des prophètes du passé. Car l’on ne peut déduire la vérité de simples histoires : il est fort probable que ces dernières soient infondées. Il est aussi fort probable que tous les miracles que l’on attribue à ces prophètes ne soient qu’exagération, car ces miracles n’existent plus à présent. Voire, ces Ecritures du passé ne nous présentent pas Dieu ; elle n’offre pas la certitude que Dieu parle à l’homme. Or, avec l’avènement du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), tous ces récits sont devenus réalité. Grâce à [notre] expérience, et non en raison de simples déclarations, nous avons compris le sens de la conversation avec Dieu, comment apparaissent les signes divins et comment les prières sont exaucées. Nous avons acquis tout cela rien qu’en suivant le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Nous avons constaté, de visu, ce que l’on colporte comme de simples histoires chez les autres nations. Ainsi, nous nous sommes cramponnés à un Prophète (s.a.w.) qui nous mène à Dieu.

Un poète l’a si bien décrit dans ses vers :

Mohammad de l’Arabie, le Roi des deux mondes,

Dont le seuil est gardé par l’Esprit Saint,

Quoique je ne puisse l’appeler Dieu,

Le connaître est connaître Dieu.

Comment remercier Dieu qui nous a fait suivre un prophète qui est l’astre des âmes bienheureux, à l’instar du soleil qui est l’astre des corps ? Il est apparu quand régnaient les ténèbres et a éclairé le monde de sa lumière. Il n’a pas baissé les bras jusqu’à ce qu’il ait purifié tous les coins de l’Arabie de l’idolâtrie. Il est la preuve véritable de sa propre véridicité car sa lumière est présente à toute époque.

Lui vouer une obéissance sincère est tout aussi purifiant que l’eau limpide d’une rivière qui décrasse un linge sale. Qui est venu à nous le cœur pur et qui n’a pas été témoin de la présence de cette lumière ? Qui a frappé honnêtement à cette porte et qu’on le lui a pas ouverte ? O combien dommage que le monde préfère une basse existence et ne désire point que la lumière exaltante pénètre en son for intérieur ! (Chasma Marifat, Rouhani Khazain, volume 23 pages 301 à 303)

Dans son ouvrage Chasma-e-Marifat le Messie Promis (a.s.) déclare : « On doit se demander si un imposteur peut être récipiendaire de cet honneur, de cette gloire, de cet éclat, de ces milliers de signes célestes et de ces bénédictions divines. Nous sommes fiers de nous être cramponnés à un prophète récipiendaire de grâces immenses de la part de Dieu. Quoiqu’il ne soit point Dieu, nous avons vu Dieu par son entremise. Sa religion est pour nous le miroir de la puissance divine. Sans l’Islam, il nous aurait été impossible de comprendre ce qu’est la Nubuwwah, de savoir si les miracles sont toujours possibles et s’ils font partie des lois de la nature. Les faveurs immuables de ce prophète ont résolu cette énigme. Grâce à lui, nous ne nous contentons pas de simples légendes à l’instar des autres nations : nous sommes accompagnés de la lumière du soutien divin. Ou trouver la force pour remercier Dieu pour cette faveur qu’il nous a octroyée ? Lui qui est invisible pour les autres, dont la puissance secrète est voilée, s’est manifesté à nous par l’entremise de son Prophète. »

Les oulémas critiquent le fait que Dieu a conversé avec le Messie Promis (a.s.) suite à sa fidélité envers le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et son amour pour lui. Ce sont les prétendus oulémas et non le Messie Promis (a.s.) ou la djama’at Ahmadiyya que l’on doit accuser de vouloir mettre fin aux faveurs du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Ils affirment d’ailleurs que le pouvoir et les attributs divins sont aujourd’hui limités. Qu’Allah nous en préserve ! Le Messie Promis (a.s.) affirme que Dieu est tout aussi puissant aujourd’hui [que dans le passé].

Dans son ouvrage Chasma-é-Marifat le Messie Promis (a.s.) a évoqué le statut et les faveurs perpétuelles du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Il affirme : « Quand notre bien-aimé Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est apparu en ce monde, une révolution extraordinaire s’opéra. La péninsule d’Arabie, où n’existait rien d’autre que le paganisme, fut submergée sous les flots de l’unicité divine. Autre prodige : les signes et les miracles que Dieu a montrés par l’entremise du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ne sont pas limités à son époque, ils ne cesseront de se manifester jusqu’à la fin des temps.

D’ailleurs, tout prophète apparu dans le passé ne se disait pas issu de la Oummah du prophète précédent, quoique le nouveau prophète était venu soutenir sa religion et le considérait véridique. Or, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait reçu une distinction particulière : il est le Khatamul-Anbiyya, signifiant que toutes les excellences de la Nubuwwah sont arrivées à leur perfection par son entremise ; d’autre part, il n’y aura pas, après lui, d’autres prophètes apportant de nouvelles lois ou issues d’une autre Oummah que la sienne. Tous les récipiendaires de la parole divine mériteront cette faveur par l’entremise du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et seront qualifiés de Oummati. »

Le Messie Promis (a.s.) s’est proclamé Prophète Oummati après en avoir reçu le titre de la part de Dieu.

Il explique davantage : « [Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a été [largement] accepté [au point où] aujourd’hui, 200 millions de musulmans appartenant à toutes les couches de la société se sont asservis à lui. Depuis que Dieu a envoyé le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), de grands rois, qui avaient conquis le monde, sont tombés, comme d’humbles esclaves, à ses pieds… »

Le Messie Promis (a.s.) parle ici des souverains de son époque.

«… d’ailleurs le souverain de l’Islam contemporain, dit-il, se considère un simple serviteur devant le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et descend de son trône pour prononcer son nom. »

D’aucuns accusent le Messie Promis (a.s.) de ne pas considérer les musulmans comme tels : mais voyez le statut qu’il leur confère. Il déclare que tous les musulmans se sentent fiers d’être les esclaves du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), et pas uniquement les ahmadis.

C’est là le statut que confère le Messie Promis (a.s.) au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : c’est ce qu’il a enseigné au monde et à ses disciples. Si nous ne l’avions pas accepté nous n’aurions pas saisi, dans toute sa profondeur, la beauté, l’excellence et l’éminent statut du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Nos adversaires affirment que les déclarations et l’opinion du Messie Promis (a.s.) ont changé au fil du temps et qu’il tentait de satisfaire ses intérêts. J’ai cité tous ces écrits datant de 1880 jusqu’à 1908, l’année de son décès. Il n’y a aucune contradiction entre ces différents écrits. Au fil des pages, il a rehaussé davantage le statut du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Si jamais il s’est proclamé prophète quelque part, il s’est dit prophète asservi au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Qu’Allah libère la Oummah des griffes des mollahs avides afin que les musulmans puissent accepter l’amoureux parfait du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). C’est uniquement par ce moyen que l’on pourra rétablir la gloire perdue de sa nation. Qu’Allah nous accorde l’occasion de lire et de comprendre les ouvrages du Messie Promis (a.s.). Qu’Il fasse aussi que nous puissions avoir une bonne compréhension de Sa personne et L’atteindre par l’entremise du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).


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