Sermon du vendredi prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, chef spirituel de la Communauté Islamique Ahmadiyya Internationale, le 24 janvier 2014, à la mosquée Baitul-Futuh, au Royaume-Uni.

J’évoquerai aujourd’hui le même thème de mes sermons précédents. Et je compte m’appesantir davantage sur les points évoqués auparavant et les moyens pour effectuer la réforme [de la conduite] d’un plus grand nombre d’ahmadis.

Les trois facteurs qui favorisent la reforme sont : la volonté – qui dans le contexte religieux signifie affermir sa foi – deuxièmement la connaissance et troisièmement la force agissante ou le fait de se débarrasser de ses faiblesses.

Avant d’éclairer ce sujet à la lumière des dires du deuxième Calife je tiens à rappeler à nos morrabis (missionnaires), aux responsables et aux Amirs – en somme à ceux qui ont l’occasion de prodiguer des conseils – qu’ils doivent être particulièrement vigilants à propos de la réforme de la conduite des membres de la djama’at. Cette tâche incombe aussi aux titulaires de postes au sein des organisations auxiliaires. J’évoque souvent, quant à moi, le sujet de la réforme et mes conseils ont de l’effet sur ces ahmadis qui suivent la MTA.

Mais il incombe aux missionnaires, aux Amirs et aux responsables de faire en sorte que ce message soit repris dans leurs programmes et leurs campagnes afin que tout ahmadi soit bien conscient de l’importance de ses œuvres.

Le premier moyen de se reformer est de raffermir sa volonté ou, en d’autres termes, de renforcer sa foi. Les prophètes sont envoyés au monde pour engendrer la foi : ils sont porteurs de miracles et de signes. Le deuxième Calife affirme que Dieu a montré d’innombrables miracles à notre djama’at et que les autres n’en n’ont pas vu un centième. Aucune religion, hormis l’Islam, ne présente ainsi les révélations divines, ces miracles vivants et des signes qui prouvent l’existence de Dieu, qui débarrassent les cœurs de toute impureté et qui les emplissent de la connaissance de Dieu. Mais pourquoi en dépit de cette foi et de ces miracles tout récents existe-t-il jusqu’à présent tant de manquements dans notre djama’at ? Selon le deuxième Calife la raison est que les oulémas, les missionnaires et les orateurs de la djama’at n’ont pas informé les ahmadis à ce propos. Son opinion s’était avérée exacte 75 ans de cela et elle est toute aussi pertinente aujourd’hui. Il y a là matière à réflexion. Et plus nous nous éloignons de la période du Messie Promis (a.s) plus il est important de faire un plan complet à ce sujet.

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Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Communauté Ahmadiyya

Le deuxième Calife affirme : « Il y a parmi nous ceux qui maitrisent bien le sujet de la mort de Jésus, ou qui répliquent à nos détracteurs en leur présentant les écrits de leurs érudits. Mais nous n’avons pas, avec la même vigueur, présenté aux ahmadis les préceptes de la djama’at, ou nos érudits n’ont pas fait les efforts nécessaires en ce sens. »

Il y a de simples ahmadis qui répondent très bien aux attaques des mollahs contre la djama’at lors des émissions télévisées ou sur Internet. Ils m’envoient souvent leurs réponses qui sont très pertinents. Ainsi nous sommes très bien armés dans ce domaine : mais très peu d’entre nous savent en quels termes le Messie Promis (a.s) nous a présenté Dieu. Quelles méthodes a-t-il préconisé pour mériter l’amour, la connaissance et la proximité de Dieu. A quel point Dieu s’est-Il révélé à lui et le nombre de miracles et de signes qu’Il lui a montrés.

Ainsi ils sont nombreux à accepter la mort de Jésus et qui connaissent aussi les arguments pour le prouver : ils ont peut-être reçu l’Ahmadiyya en héritage de leurs parents. Mais étant donné qu’ils ignorent ce que je viens de présenter, à savoir la connaissance d’Allah, Ses miracles et Ses signes, ou comment se rapprocher de Lui, leur foi est chancelante, ce qui engendre des écarts de conduite.

Maitriser le thème de la mort de Jésus n’engendra point la réforme : d’où ces faiblesses au sein de la djama’at. Tant que nos oulémas, nos missionnaires, les Amirs et les responsables – qui doivent être des exemples et effectuer cette réforme – ne sont pas vigilants à ce propos et tant qu’ils ne s’évertuent pas à lier les membres de la djama’at au but de l’avènement du Messie Promis (a.s), il y aura toujours un nombre important d’ahmadis dont la volonté sera vacillante et qui n’arriveront pas à se réformer en conséquence.

Combien sont-ils parmi nous qui désirent sincèrement rendre culte à Dieu : il n’est pas question de l’accomplir uniquement au cours du Ramadan ou pendant l’Itikaf et s’en contenter pour le reste de l’année. Il s’agit ici de faire naitre en soi le dévouement et l’ardeur nécessaires afin de mériter pour toujours la proximité de Dieu.

Combien sont-ils parmi nous à profiter de l’amour de Dieu et qui témoignent de l’exaucement de leurs prières et à qui Dieu parle ? Tout ahmadi doit certainement atteindre ce stade après avoir accepter le Messie Promis (a.s). Celui-ci est venu lancer cette révolution afin d’augurer la renaissance de l’Islam.

Si tout ahmadi comprend le statut véritable du Messie Promis (a.s) et qu’ils désirent ardemment atteindre le but de son avènement, s’ils sont au courant des signes grandioses que Dieu a manifestés par son entremise et aussi en faveur de ceux qui l’ont accepté, ils feront tous des efforts en ce sens. Dieu ne cesse de dévoiler jusqu’aujourd’hui des signes en faveur du Messie Promis (a.s).

Nous essayons d’imiter les autres dans tout ce qui a trait à ce monde matériel : si untel possède tel objet ou porte de beaux vêtements l’on désire la même chose pour soi. D’ailleurs aujourd’hui la télévision [et les médias] ont rapproché le monde à tel point, que même les pauvres remuent ciel et terre pour acquérir tel bien matériel ou telle aménité. Si quelqu’un possède un téléviseur ou un réfrigérateur ou tout autre gadget électronique l’on désire la même chose. L’on ne pense pas que peut-être que l’autre les a reçus en cadeau et qu’il ne doit pas l’envier. Celui qui en est privé empruntera de l’argent afin d’acquérir ce que son ami possède.

Dans certains pays d’aucuns [parmi les ahmadis] ont pris l’habitude de demander des aides financières [à la djama’at]. Certes c’est le devoir de la djama’at de combler les besoins [essentiels] des démunis, dans la mesure de ses moyens. Mais ceux qui demandent ces aides au Pakistan, en Inde et dans d’autres pays, doivent le faire pour leurs besoins de première nécessité et préserver leur dignité.

Même ceux qui sont dans une meilleure situation financière envient les autres. Si untel possède un nouveau canapé ou un téléviseur dernier cri, ils en veulent aussi. D’aucuns s’endettent aussi pour s’acheter une voiture.

Sachez aussi qu’une des raisons majeures de la crise économique qui frappe le monde aujourd’hui sont les prêts à intérêts qu’offrent les banques. L’intérêt en soi est une grande malédiction. Ceux qui s’endettent ainsi ne voient pas les conséquences de leurs actes. Cette tendance à envier l’autre et à faire des prêts à intérêt a rendu fou plus d’un.

En somme imiter les autres dans les choses ayant trait à ce monde engendre plus de pertes que de profits. Mais imiter autrui dans le domaine de la spiritualité, prendre pour exemple le Messie Promis (a.s) ou ses compagnons est une transaction à profits multiples et ne sera jamais dommageable. De surcroit il n’y a aucune échelle pour mesurer ces bénéfices.

Pourquoi n’essayons nous pas d’imiter autrui dans le domaine de la vertu ? Il est évident qu’on ne nous a pas inculqué ces valeurs, d’où notre ignorance. Peut-être que ce savoir était si limité et qu’il n’a pas été imparti sur une période assez longue que nous avons oublié qu’aujourd’hui encore Dieu montre des signes vivants.

Il semble que nous ignorons [ces faits spirituels] : cependant nous voyons tous les jours défiler devant nos yeux, grâce aux médias, le monde et ses convoitises. Et c’est ainsi que d’aucuns se résolvent à acquérir, coûte que coûte, ces objets. Quand on leur dit : « En avez-vous réellement besoin ? Vous n’avez pas les moyens de vous le payer », leur réponse est : « Croyez vous que les pauvres n’ont pas d’envies ? Nos enfants n’ont-ils pas des désirs comme les autres ? » Mais ils ne désirent pas que Dieu leur parle quand on évoque les révélations reçues par les autres.

Nous voulons, quant à nous, que Dieu manifeste des signes en notre faveur et qu’Il nous accorde son amour. La raison de l’absence de pareils sentiments est que nos oulémas, nos missionnaires, nos responsables, n’ont pas évoqué, réitéré et souligné l’importance d’acquérir l’amour de Dieu. Peut-être qu’ils n’ont pas été eux-mêmes des exemples dans ce domaine. L’on ne répète pas assez souvent et avec la vigueur nécessaire les récits du soutien divin et des signes dont ont été récipiendaires le Messie Promis (a.s) et ses compagnons. On doit faire naitre cette certitude que les attributs de Dieu ne sont limités dans les temps ou à des personnes particulières.

Si l’on évoquait souvent ces faits ainsi que les promesses de Dieu en faveur du Messie Promis (a.s) les enfants et les jeunes ne demanderont pas pourquoi Dieu n’exauce-t-Il pas leurs prières. Il nous sied de renforcer notre relation avec Dieu : c’est ainsi que nous saisirons la philosophie de la prière et que nous verrons Ses signes.

Nous devons aussi informer le monde que c’est en se liant au Messie Promis (a.s), le serviteur du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), que l’on pourra se rapprocher de Dieu.

Ces signes n’étaient pas limités à la personne du Messie Promis (a.s) ou à son époque : Dieu peut aujourd’hui encore les manifester avec toute Sa puissance et toute Sa gloire. Si ce désir d’accomplir les bonnes œuvres et de se rapprocher de Dieu devrait naitre en nous, nous pourrions nous débarrasser, dans une grande mesure, de nos péchés. S’en débarrasser complément est une tâche difficile – l’on ne peut faire pareille affirmation – cependant, l’on peut s’en libérer jusqu’à un certain point.

De ce fait il incombe à nos missionnaires, aux Amirs et aux responsables, d’apporter ces réformes dans leurs cercles respectifs. : il leur convient aussi d’informer les autres que Dieu a promis au Messie Promis (a.s) que celui qui le suivra à la perfection sera en communion avec Dieu et qu’Il exauce la plupart de leurs prières. Par la grâce de Dieu, il existe au sein de la djama’at des gens qui en font l’expérience et qui m’en informent.

Ces exemples doivent faire des émules. Après avoir entendu ces récits il faut passer par les mêmes situations afin de se rapprocher de Dieu. Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) dit : « De tous les peuples qui existent, il n’y a pas un seul qui croit en ce Dieu qui répond aux prières. Le chrétien peut-il affirmer ceci : « J’ai accepté Jésus, il écoute mes prières et me répond ? » Il n’en sera jamais ainsi. Le Dieu qui parle est celui que présente l’Islam. Le Coran affirme à cet effet : « Suppliez-Moi ; Je vous répondrai. » (Le Saint Coran, chapitre 40, verset 60). Ceci est une vérité. Si l’on croit sincèrement en Dieu, tout en ayant le cœur pur, que l’on s’évertue en ce sens et que l’on se consacre aux prières, elles seront exaucées par Dieu. »

Si nous présentons ces faits encore et encore aux ahmadis certainement ils renforceront leur foi. Beaucoup auront la volonté nécessaire pour combattre des milliers de péchés, pour s’en protéger pour toujours et établir une relation inébranlable avec Dieu.

Voilà un des objectifs de l’avènement du Messie Promis (a.s) : protéger l’humanité du péché et établir une relation si solide entre elle et Dieu, que l’on préfère le plaisir divin à tout autre chose. Au lieu de chercher des prétextes pour éviter les prières ou au lieu de les considérer comme un fardeau dont il faut à tout prix s’en débarrasser, il faut les accomplir avec tout le dévouement nécessaire. Je vous présente ici quelques exemples des transformations que l’Ahmadiyya a apportées en ceux qui l’ont accepté.

Notre missionnaire du Kirghizistan rapporte qu’un certain M. Omar a embrassé l’Ahmadiyya en 2002. Il était déjà musulman mais était de tendance communiste. Il raconte : « Le jour où j’ai envoyé ma bai’ah (serment d’allégeance) est un jour mémorable dans ma vie. Ce fut le jour de ma renaissance. J’avais côtoyé de nombreuses organisations religieuses auparavant, mais il n’y jamais eu de changement notable dans ma vie. Mais après avoir fait la bai’ah j’ai ressenti en moi un changement spirituel profond. Avant la bai’ah la prière était pour moi une pratique étrange. Aujourd’hui les cinq salat font partie intégrante de ma vie et je ne peux me passer de la prière tahajjud. Aujourd’hui j’ai la ferme conviction que quand on se met à la recherche de la vérité en toute sincérité l’on atteint certainement son but. C’est ainsi que l’on parachève son entrainement spirituel. » Voila les changements révolutionnaires qu’on apporté en leurs personnes ces nouveaux venus.

Notre missionnaire de Cotonou relate l’incident qui a conduit à la conversion de M. Idrissou, qui est lieutenant au sein de l’armée. Il a embrassé l’Ahmadiyya en 2013 et il relate ce qui suit : « Etant donné que je suis né le jour de la ‘Aïd, mon père, qui est animiste, a dit à la sage-femme de me donner un nom musulman. Tout jeune je partais prier à la mosquée. Un jour je me suis blessé quand je revenais de la prière du vendredi et je me suis demandé à quoi bon rendre culte à Dieu s’il devait en être ainsi. J’ai répudié l’Islam et je me suis converti au christianisme. Et je suis allé d’église en église mais mes déboires n’ont cessé de croitre. Moi et ma femme nous nous sommes disputés et il n’y avait plus de paix dans notre couple. Le malheur ne cessait de s’abattre sur ma famille et nous n’avons pas pu nous réconcilier en dépit des efforts de nos ainés.

C’est là que j’ai rencontré M. Mohammad, un prédicateur de la djama’at. Il m’a conseillé de prier, car la prière des adeptes du Messie Promis (a.s) et du Mahdi est exaucée. Il m’a dit qu’il priera aussi pour moi et que quand tous mes soucis seront réglés ce sera là un signe de la véracité du Messie Promis (a.s). J’ai commencé à prier et peu à peu mes soucis ont disparus et je me suis réconcilié avec ma femme. Voila la voie de l’Islam véritable : ma situation a complément changé. »

C’est là une leçon pour ceux qui appartiennent à ces anciennes familles ahmadies et dont les foyers sont en proie à de grands tourments. Ici le mari ne s’acquitte pas de ses devoirs envers sa femme et là-bas c’est l’épouse qui ne le fait pas : il y a de nombreux cas de ce genre qui me sont présentés. Renforcez votre foi et essayez de vous reformer. Prosternez vous devant Dieu et vos ennuis disparaitront. Chacun d’entre nous doit essayer cette formule pour voir. Mettez de côté votre égocentrisme, vos idées reçues et vos velléités. Abandonnez tout cela et implorez sincèrement Dieu et Il vous montrera la voie à suivre.

Notre missionnaire de Tachiman du Ghana raconte qu’un ahmadi du nom de Jibril lui a raconté que son père, qui est animiste, lui a demandé de faire des offrandes à ses idoles afin d’avoir une bonne récolte. Le missionnaire a conseillé à M. Jibril d’éviter, lui et son père, ces pratiques polythéistes et il lui a enseigné la prière istikhara. Au moment de la récolte celle de M. Jibril était meilleure que celle de son père. Celui-ci a brulé ses idoles en déclarant que le Dieu de son fils est [le seul] Vrai [Dieu].

Un de nos missionnaires du Kenya rapporte qu’un ancien employé de la djama’at avait une dent contre lui. Un jour l’ex-employé a pénétré dans son bureau pour y cacher de la drogue. Le scélérat a ensuite informé la police qui, lors de la perquisition, a trouvé le produit interdit à l’endroit indiqué. Le missionnaire ahmadi a avisé les policiers que c’était un coup monté, mais ils lui ont placé en garde à vue. Au tribunal, le juge se contentait de scruter le missionnaire de la tête jusqu’a pied pour ensuite renvoyer l’affaire à une date ultérieure.

Le missionnaire a envoyé une lettre au Calife pour lui demander des prières. Deux jours avant son audition il était fort inquiet après la prière du matin. Il s’est dit qu’il ouvrira le Coran au hasard et s’en remettra au premier verset sur lequel tombera son regard, et qu’il y aura pour lui un message. Le verset en question était :

يَا نَارُ كُونِي بَرْدًا وَسَلَامًا عَلَى إِبْرَاهِيمَ

« Deviens tout froid, ô feu, et sois une source de paix pour Abraham ! » (Le Saint Coran, chapitre 21, verset 70). Ceci lui a réconforté et le même jour il a reçu la lettre du Calife qui se lisait ainsi : « Qu’Allah vous protège de tout malheur, et qu’Il vous accorde sa protection, et qu’Il fasse échouer les complots des hypocrites, et qu’Allah protège la djama’at de toute épreuve et qu’Il lui accorde du progrès. »

Il raconte : « J’étais sûr et certain que Dieu m’accordera sa grâce et j’en ai informé des amis. Au tribunal le juge m’a prié de m’asseoir comme d’habitude et après avoir parlé aux avocats, il m’a dit que j’étais libre de partir et qu’il n’y a aucune charge contre moi. »

Ainsi si l’on possède une foi inébranlable, une grande conviction et si l’on se tourne uniquement vers Dieu, Il montrera Ses signes, corrigera les écarts de conduite, et renforcera aussi la foi des autres. Il faut que nous fassions tous des efforts en ce sens.

Le deuxième facteur pour la réforme de la conduite est la connaissance. On commet l’erreur de considérer certains péchés comme étant mineurs et d’autres majeurs. Et l’on croit que certains écarts de conduite sont sans grandes conséquences. J’avais dit la dernière fois que malheureusement certains demandeurs d’asile ont recours au mensonge quand ils plaident leurs cas : non seulement nuisent-ils à leur dossier mais ils discréditent aussi la Jama’at. Après avoir écouté mon sermon du vendredi un demandeur d’asile a rencontré son avocat, qui est aussi un ahmadi, et qui peut-être rend aussi quelque service à la djama’at. Il avait lui aussi probablement écouté mon sermon, mais il a insisté que sans gonfler le dossier avec des faits irréels son client n’aura pas le droit de séjour. Ceci en dépit du fait que j’ai dit qu’il faut éviter tout mensonge ou ruse, qui ne sont point nécessaires, car la persécution des ahmadis est évidente au Pakistan.

Les missionnaires et les titulaires de postes au sein de la djama’at doivent mener une campagne contre le mensonge. On doit réitérer le fait qu’il n’y a pas de grande ou de petite transgression : le péché est un péché, et il doit être banni. Le mensonge équivaut à attribuer des partenaires à Allah et doit être évité. Si notre relation avec Dieu est forte il n’y a point besoin de s’inquiéter et ses signes se manifesteront. Ceux qui conseillent les autres doivent faire preuve d’une grande volonté et doivent reformer leur conduite ; leurs paroles et leurs actes doivent être conformes.

Ces jours-ci ont enseigne des faits immoraux à de jeunes enfants dans les écoles au nom de l’éducation. La Nizam-i-djama’at doit informer les enfants et les jeunes de cette réalité. Les parents doivent être conscients de leur propre condition et se renseigner sur les méfaits de cette « éducation ».

L’argument mis en avant par les écoles est que l’on veut conscientiser les enfants sur la différence entre le bien et le mal. Dans la réalité l’on est en train de leur insuffler, à un âge précoce, de mauvaises pensées. Etant donné que les enfants [d’ici] ne voient que des mauvais exemples à la maison et dans la société [c’est le mal qui prévaudra]. Les missionnaires, tous les responsables, incluant ceux des organisations auxiliaires et les parents, doivent mener une campagne commune pour impartir une bonne éducation afin de contrer ces concepts erronés qui sont diffusés à l’école. Nous ne pouvons intervenir dans le système d’éducation, mais pouvons quand même gagner la confiance de nos enfants, leur servir de modèles, les avertir de ce qui est immoral afin de les protéger de l’effet néfaste de la société. Qu’Allah permette à chacun d’entre nous de remplir nos obligations.

A la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a évoqué le décès de Mme Nawab Bibi Sahiba et de M. Sheikh Abdul Rasheed Sherma Sahib du Pakistan. Qu’Allah exalte le statut des défunts et qu’Il accorde patience et persévérance à leurs proches.


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