Patience, persévérance et Istighfar

Sermon du 13 avril 2012 par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Dans son sermon du 13 avril 2012 Sa Sainteté le Calife a évoqué la patience, la persévérance et le sens de l’honneur des compagnons du Messie Promis (a.s). Celui-ci déclare que la bai’ah (serment d’allégeance) sera incomplet sans persévérance. Le croyant doit se préparer à affronter de grandes tribulations s’il décide de marcher dans la direction de Dieu ; sans quoi il ne pourra pas atteindre sa destination finale. Si l’on vit en plein bonheur tous les jours l’on ne pourra jauger le niveau de sa persévérance. Un moyen pour acquérir la constance est d’invoquer le Durud sur le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) en ayant en mémoire sa beauté et les faveurs qu’il nous a accordées. Ces prières sont importantes afin de rehausser davantage le statut du Prophète de l’Islam et pour qu’il remporte davantage de succès. En conséquence, les prières du croyant seront exaucées. Le Messie Promis (a.s) préconise aussi l’Istighfar comme un moyen pour acquérir la constance et la patience.

Ci-dessous sont quelques récits qui mettent en exergue la persévérance de ses compagnons ainsi que l’amour de Dieu à leur égard et l’exaucement de leurs prières.

Hadrat Nur Mohammad (r.a) rapporte qu’il retourna chez lui au Baloutchistan en 1906. L’Imam de sa mosquée affirma que dans ses livres Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) dit certes de bonnes choses, mais dans en aparté il préconise autre chose à ses suivants. Hadrat Nur Mohammad (r.a) écrivit au Messie Promis (a.s) à ce sujet ; et il reçu une réponse de la plume de Mufti Muhammad Sadiq (r.a) qui déclara que l’enseignement du Messie Promis (a.s) est de préférer la foi au monde et toute personne qui retire ou qui ajoute quoi que ce soit aux paroles ou aux actions du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) est vouée à la malédiction. N’ayant pas de réponse, le mollah demanda à Hadrat Nur Mohammad (r.a) s’il recevait lui aussi des révélations. Celui-ci ajouta qu’il pria pour que Dieu lui dévoile la vérité concernant les déclarations du Messie Promis (a.s) et Celui-ci le guida. Les gens se moquèrent de Hadrat Nur Mohammad (r.a) et le traitèrent de tous les noms. Il demanda au Messie Promis (a.s) de prier afin qu’il soit transféré ailleurs et pour qu’il ait une promotion. Sa prière fut exaucée et après son transfert 12 personnes embrassèrent l’Ahmadiyya grâce à lui.



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Un certain Shadi Khan, boucher de son état, était l’un d’eux. Et les autres musulmans cessèrent d’acheter de la viande de chez lui. Un jour quelques musulmans le tabassèrent : saignant de la tête il décida de porter plainte. Quelque temps après Hadrat Nur Mohammad (r.a) reçut une révélation que seule la maison de Shadi Khan sera à l’abri. Ce dernier vit un rêve grâce auquel il comprit que Dieu viendra à son secours et il retira sa plainte. Quelque temps après une tempête inonda toute la ville, épargnant uniquement la maison de Shadi Khan, où s’étaient réfugiés 36 ahmadis.

Hadrat Jaan Mohammad (r.a.) rapporte qu’en 1903 l’hostilité à l’encontre des ahmadis de sa région prit de l’ampleur et il fut âprement tourmenté par les gens de son village. Il écrivit au Messie Promis (a.s) l’informant qu’on l’empêchait de prier dans la mosquée et qu’on l’approvisionne plus en eau. Il ajouta que si un certain Maulvi Feroz Din et Chaudhry Nasrullah embrassent l’Ahmadiyya, la communauté fera de grands progrès dans sa région. Le Messie Promis (a.s) répliqua que le progrès de la djama’at ne dépend pas la conversion de telle ou de telle personne et il l’encouragea à prier. Il ajouta qu’un jour toutes les mosquées appartiendront aux ahmadis.

Maulvi Allah Deta (r.a) rencontra le Messie Promis (a.s) après avoir lu les éloges du Maulvi Muhammad Hussain Batalvi en sa faveur. Lors de sa rencontre avec le Messie Promis (a.s) il lui dit que la description de l’Imam Mahdi que l’on trouve dans les ahadith s’appliquent à la lettre à sa personne. Et il demanda au Messie Promis (a.s) d’accepter son allégeance. Celui-ci répliqua qu’il n’avait pas encore reçu l’ordre de Dieu à cet effet. Mais dès que le Messie Promis (a.s) en fit l’annonce, Maulvi Allah Deta (r.a) fut parmi les premiers à lui prêter allégeance. En dépit d’une persécution terrible de la part des autres musulmans, Maulvi Allah Deta (r.a) était inébranlable dans sa foi.

Hadrat Qazi Muhammad Yusuf rapporte qu’après sa conversion il passa par de grandes épreuves. Les membres de sa famille lui traitaient comme les frères du Prophète Joseph (a.s.) avaient traité ce dernier. On l’accusa à tort de blasphème contre la personne du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et on envoya quelqu’un pour l’assassiner. Mais Dieu fit en sorte que le pistolet de son agresseur s’enraya ; celui-ci fut attraper et condamner à neuf ans de prison. L’ennemi échoua dans ses complots et Dieu prouva qu’Il était avec lui. Et la révélation du Messie Promis (a.s) s’est accomplie : « Ne nous effrayez par le feu. Le feu est notre serviteur, voire le serviteur de nos serviteurs. »

Hadrat Nizam Ud Din (r.a) raconte que quand il était à Lahore avec quelques amis, il vit un mollah qui, le Saint Coran dans une main, jurait au nom de Dieu que Hadrat Mirza Ghulam Ahmad est un lèpreux. Sur ce Hadrat Nizam Ud Din (r.a) décida de partir à Qadian avec deux de ses amis afin que de voir ce qu’il en était vraiment. Arrivés à destination, ils se présentèrent à la mosquée où priait le Messie Promis (a.s). Avant la prière il eut l’occasion de scruter le Messie Promis (a.s) de la tête jusqu’aux pieds et s’étonna de la pudeur qui émanait de sa personne et le fait qu’il n’était point lépreux. Il fut assailli de doutes car il n’arrivait pas à comprendre comment un mollah pouvait proférer de tels mensonges au nom de Dieu alors que Hadrat Mirza Ghulam Ahmad était bien portant. Il se dit que l’on a peut-être essayé de le tromper et que la personne qui se trouvait à côté de lui n’était pas le Messie Promis (a.s).

Le lendemain Nizam Ud Din se présenta à Hadrat Maulvi Nur Ud Din (r.a) pour lui demander si la personne qu’il avait vue la veille était bel et bien Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) ; il lui montra aussi les tracts des mollahs dans lesquels ils vilipendaient le fondateur de la communauté Ahmadiyya. Hadrat Maulvi Nur Ud Din fit sortir de sa poche les mêmes tracts et lui dit : « La personne que vous aviez vu est bien Hadrat Mirza Ghulam Ahmad ; à vous de l’accepter ou de croire à ce que disent vos mollahs. » Nizam Ud Din partit voir le Messie Promis (a.s) pour lui prêter allégeance.

Nizam Ud Din et ses deux compagnons furent persécutés par les non ahmadis. L’un d’eux était un vendeur de sucreries : les musulmans boycottèrent son magasin et n’achetèrent plus sa marchandise. Huit jours après, étant à bout, il renonça à l’Ahmadiyya.

Aujourd’hui encore le boycott des business des ahmadis est monnaie courante au Pakistan. Ainsi le tribunal de grande instance de Lahore a jugé qu’il est interdit de consommer le jus Shezan, car cette compagnie appartient à un ahmadi.

Nizam Ud Din, quant à lui, fut licencié par son employeur et des fois il n’avait rien à manger pendant plusieurs jours. Par la suite, il partit pour l’Afrique après en avoir demandé la permission au Messie Promis (a.s). Celui-ci lui conseilla de prêcher le message de l’Ahmadiyya partout où il se trouverait.

Les adversaires de la communauté Ahmadiyya intentèrent un faux procès à Hafiz Ghulam Rasul, un autre compagnon du Messie Promis (a.s) et celui-ci perdit sa maison. Il en informa le Messie Promis (a.s) qui déclara qu’il ne doit pas s’en faire car il avait donné sa maison pour la cause de Dieu et Celui-ci lui accordera une meilleure. Par la suite il s’établit à Qadian : il y fonda une famille et Dieu lui accorda une plus grande demeure que celle qu’il avait perdue.

Baitul-futuh-mihrab

Hafiz Ghulam Rasul rapporte qu’après le décès du Messie Promis (a.s) Khawja Kamaluddin avança que l’on doit fermer la Madrassah Ahmadiyya, car il n’en sortira que des mollahs ; et que la tâche de la prédication revenait à lui et à ceux de sa catégorie. Sur ce Hadrat Mirza Bashir Ud Din (r.a) répliqua que la Madrassah Ahmadiyya fut fondée par le Messie Promis (a.s), qu’elle ne sera pas fermée et qu’elle produira des érudits qui prêcheront le message de la vérité dans le monde. Khawja Kamaluddin ne savait quoi dire. En tout cas il avait compris que lui et ses compères ne réussiront pas dans leurs complots.

Hadrat Mian Ghulam Muhammad (r.a) rapporte que son père disait que l’avènement du mahdi était proche et il encourageait les membres de sa famille à l’accepter dès qu’il fera son annonce. Mais son père décéda avant même que Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) ne se proclama Messie et Mahdi. Hadrat Mian Ghulam Muhammad (r.a) persécuta son neveu qui accepta le Messie Promis (a.s) avant lui. Celui-ci lui demanda de partir rencontrer le Messie Promis (a.s) pour en avoir le cœur net. A Qadian Hadrat Mian Ghulam Muhammad (r.a) fut convaincu de la véridicité de Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) et il l’informa qu’il avait déjà arrangé le mariage de sa fille avec un non ahmadi. Le Messie Promis (a.s) lui demanda de ne pas aller de l’avant avec ce mariage en disant que ce n’est pas bien de donner une partie d’un être pur à ceux qui le rejettent, car leurs descendants aussi seront de ses adversaires. Par la suite Hadrat Mian Ghulam Muhammad (r.a) maria sa fille à un ahmadi.

Certains mollahs dirent au beau-père de Hadrat Mian Ghulam Muhammad (r.a) que le mariage de sa fille était dissous car son gendre était ahmadi. Le beau-père défendit son gendre disant qu’il était un homme vertueux et un suivant du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). L’épouse du Hadrat Mian Ghulam Muhammad (r.a) dit à ses frères, qui persécutaient son mari, qu’elle était ahmadie avant lui et qu’elle n’accepte Dieu comme seul Pourvoyeur et qu’elle ne se soucie pas de leur vexation.

Maulvi Khan Malik, un érudit de grande renommée, était d’une grande simplicité. Il ne supportait pas d’entendre des propos injurieux à l’égard du Messie Promis (a.s). Il refusa de servir de précepteur aux fils d’un notable du nom de Muzaffar Shah car ce dernier avait insulté le Messie Promis (a.s).

Hadrat Khalifah Nur-Ud-Din (r.a) rapporte que le Maulvi Muhammad Hussain Batalvi – qui était son ami avant qu’il n’embrasse l’Ahmadiyya – était très content de le voir dans la même mosquée que lui, croyant qu’il avait prié derrière lui. Hadrat Khalifah Nur-Ud-Din (r.a) répliqua que non seulement il ne prie pas derrière un imam non-ahmadi, mais il ne désire même pas que des non-ahmadis prient derrière lui. Car comment pourra-t-il, au cours de la Salat, implorer Dieu pour le pardon de celui qui rejette l’Imam Al-Mahdi et qui l’insulte ?

Hadrat Sheikh Zainul Abidine rapporte que lors d’une visite à Qadian le Messie Promis (a.s) lui demanda s’il s’était déjà marier. Il répondit que ses fiançailles ont été annulées parce qu’il était enclin vers l’Ahmadiyya. Le Messie Promis (a.s) demanda comment cela était donc possible puisqu’il n’était pas encore ahmadi. Hadrat Sheikh Zainul Abidine ajouta que [la famille de sa fiancée] lui avait demandé de dire que Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) est un mécréant ; il refusa, en ajoutant qu’il n’allait jamais faire une chose pareille même si on lui proposait dix filles en mariage.

A la fin de son sermon, Sa Sainteté le Calife annonça le décès de Mme Amatul Hafeez Khanum, décédée le 8 avril à l’âge de 81 ans. Avant de s’établir au Royaume-Uni, elle avait servi comme Sadr de la Lajna Imaillah de Quetta pour une longue période. Elle était très soucieuse quant au Tabligh et voulait apprendre quelques phrases d’anglais afin qu’elle puisse transmettre le message de l’Ahmadiyya. Elle était très pieuse, passait son temps à servir les démunis. Elle était une Moosia et son lien avec la djama’at et le Califat était un exemple pour beaucoup.

Sa Sainteté le Calife dirigea aussi la prière funéraire de Syed Muhammad Ahmad. Le défunt était le fils d’un compagnon du Messie Promis (paix soit sur lui). Puisse Dieu faire que ses enfants et ses descendants soient toujours fidèles envers la djama’at.


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