Sermon du vendredi prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, chef spirituel de la Communauté Islamique Ahmadiyya Internationale, le 8 août 2014, au Royaume-Uni.

Sa Sainteté le Calife a cité le verset suivant au tout début de son sermon :

« Ou, Qui répond à l’appel de celui qui est en détresse lorsqu’il L’invoque, et lui enlève le mal, et fait de vous les héritiers de la terre ? Y-a-t-il un dieu avec Allāh ? Vous réfléchissez bien peu ! » (Saint Coran, chapitre 27, verset 63)

A maintes reprises le Messie Promis (a.s.) a encouragé les membres de sa djama’at à supplier Dieu, car c’est la prière qui ouvrira à la djama’at les voies du progrès et de la victoire, c’est elle qui protégera la communauté des intrigues de l’ennemi et de ses campagnes. Le Messie Promis (a.s.) affirme haut et fort que l’unique arme de notre triomphe est la prière. Vu son importance, chacun d’entre nous est à même d’analyser sa situation et de jauger l’attention qu’il y porte.

Quelques jours de cela un de mes proches m’a raconté un rêve dans lequel je lui disais que le Ramadan est passé très vite et que je voulais demander aux membres de la djama’at de prier davantage. [Ce rêve] avait pour but d’attirer notre attention [à ce propos]. C’est une réalité qu’après le Ramadan l’on néglige un tant soit peu les supplications, tandis que la djama’at en a grandement besoin. D’ailleurs avant même d’entendre ce rêve, Dieu m’avait inspiré à évoquer [l’importance] des prières dans mes sermons qui succèderont le Ramadan et de conscientiser les ahmadis à ce propos. Le rêve en question a renforcé mon intention. Telle est la pratique d’Allah : des fois, au lieu d’attirer l’attention du croyant directement, Il le fait par l’entremise d’autres croyants, quoique Il ait pu inspirer auparavant le cœur du premier.

En général après le Ramadan nous ne nous consacrons pas aux prières avec la même ardeur démontrée au cours du mois béni. [Nous sommes pleinement conscients] de la situation du monde, de celle du peuple de l’Islam, en particulier des atrocités répétées commises par Israël sur les Palestiniens. Ceci s’est arrêté pour quelques temps hier, mais j’ai entendu qu’aujourd’hui le cessez-le-feu n’a pas été respecté par les Palestiniens qui ont – Dieu seul le sait – de nouveau lancé des roquettes. Qu’Allah fasse qu’il n’y ait plus de combats et que ces exactions cessent.

D’ailleurs nous constatons que les musulmans sont tout aussi cruels à l’égard de leurs coreligionnaires, qu’ils s’entre-tuent et que ces massacres ont atteint un niveau insoutenable. Le comble de la cruauté de ceux qui récitent la kalimah est qu’ils persécutent les ahmadis au nom de Dieu et de Son Prophète(s.a.w.). En s’obstinant dans cette voie, ils cherchent tous les prétextes pour tourmenter les ahmadis et émettent des déclarations à ce propos. Ils désirent, à tous les niveaux, maintenir cet état des choses. Ayant subi l’influence des mollahs, grand nombre de non ahmadis du Pakistan ont pour vocation de persécuter les ahmadis en toute occasion. Ils sont en train d’empoisonner l’esprit de la nouvelle génération – qui ignore tout de la religion et de [la raison de] cette hostilité – une nouvelle génération qui répète ad nauseam que les ahmadis sont des mécréants et qu’ils méritent d’être mis à mort. Dans les écoles les élèves non ahmadis sont des plus insolents à l’endroit de leurs enseignants ahmadis et se permettent de les traiter comme ils le veulent. Ils tentent d’expulser ces enseignants ahmadis de leurs institutions ou refusent d’assister à leurs cours.

Quelques jours de cela les élèves d’un tout petit village du Pakistan – accompagnés de leurs parents – sont descendus dans les rues pour protester contre un enseignant ahmadi, affirmant qu’ils ne veulent plus suivre ses cours parce qu’il est un « qadiani ». Le maître d’école ou peut être une autre personne douée de bon sens leur a dit que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait promis à des prisonniers de guerre, qui savaient lire et écrire, de les libérer à condition qu’ils enseignaient cet art aux musulmans et cela en dépit du fait qu’ils avaient participé dans ces batailles pour exterminer les musulmans. Ecoutez la réponse de ces gens : « Peut être, disaient-ils, que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait promis ceci aux prisonniers mécréants. Nous refusons cependant [de suivre cet exemple] car les ahmadis sont pires que les mécréants [de l’époque du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.)]. Quoique nous avons le droit de le mettre à mort nous lui laissons la vie sauve à ce qadiani. »

Sachez que cet entêtement ne diminue pas d’un cran après chaque attaque [perpétrée] contre les ahmadis. Ne croyez point qu’ils ressentent quelque remord après être témoins d’une atrocité quelconque ; ils ne changent point. Certains parmi les voisins des ahmadis de Gujranwala qui étaient en bon termes avec eux durant les jours ordinaires ont même pillé les maisons de ces derniers quand ils ont été contraints de les abandonner. Quand la bassesse atteint ce niveau, l’on ne peut que prononcer innallilahi wa inna ilaihi rajioune. Ces gens-là sont arrivés maintenant à leur fin, et nous devons, quant à nous, nous prosterner davantage devant Dieu en cette période d’épreuves. Que nos supplications ne diminuent point ! Les autres musulmans règlent leurs comptes en répondant à la cruauté par la cruauté. Nous devons, quant à nous, mettre fin à cette persécution en nous prosternant devant Dieu.

Dans les vers d’un de ses poèmes le Messie Promis (a.s.) dit : « lorsque l’ennemi excède en clameurs et se déchaîne, nous trouvons refuge en notre Ami Caché »

Ainsi il nous incombe de nous vouer corps et âme à Dieu. Il faudra engendrer en soi des sentiments qui seront à même de secouer le trône divin ; nos supplications doivent toutes s’orienter dans la même direction, et ne doivent point être disparates. Dans le rêve rapporté par ce parent, je lui disais que je désirai encourager les membres de la djama’at à prier [davantage] ; car ces prières collectives ouvriront les portes du progrès à la djama’at et dissiperont les difficultés auxquelles elle est confrontées. Si nous souhaitons tous que cette période d’épreuves arrive à une fin rapide il faut que nos prières soient toutes en accord avec celles de la djama’at et que nous prions tous pour que nous soyons à l’abri de la malveillance de l’ennemi.

Cela me ramène à l’esprit un rêve que j’avais fait dans le passé et dont j’avais fait mention auparavant. Il en découlait que si nous désirons que la situation [des ahmadis] change au plus vite la djama’at, dans son ensemble, doit se consacrer sincèrement à Dieu, vouer toutes ses prières à Lui et Le conjurer de protéger la communauté de ces épreuves. Si, en ayant engendré en nous ces sentiments, nous nous prosternons devant Dieu, si nous passons nos nuits à prier en faveur de la djama’at, d’ici peu les supplications de quelques nuits suffiront pour augurer une révolution. Certes la révolution aura lieu, certes les conditions changeront, cependant tout cela prendra le temps qu’il faudra. Dieu a promis qu’il y aura des changements, insha Allah. Le message que j’ai reçu pour les ahmadis stipule qu’ils doivent se consacrer sincèrement à la prière : voilà la condition qu’ils doivent respecter. J’avais aussi ressenti dans le rêve que ce message était pour les ahmadis du Pakistan.

Il incombe à ces derniers, qu’ils soient riches ou pauvres, homme ou femme, d’être particulièrement vigilant à ce propos ; car c’est au Pakistan que [les ahmadis subissent] la plus âpre persécution en raison de leur appartenance à l’Ahmadiyya. Les autres ahmadis de part le monde doivent, eux aussi, en général être attentifs à ce propos, car le salut de l’humanité gît dans la victoire de l’Ahmadiyya. Les faveurs divines que mériteront le peuple de l’Islam, ainsi que la fin de ces atrocités sont liées avec le triomphe de l’Ahmadiyya.

Seule la prière des ahmadis offre la garantie de la libération des Palestiniens du joug de l’oppression ou de celle des musulmans de l’emprise de leurs dirigeants tyranniques. Ainsi il nous incombe de respecter les exigences de ces prières. Aujourd’hui, [d’entre toutes les communautés de l’Islam] les ahmadis sont les plus écrasés par la meule de l’oppression. Nos prières, lorsqu’elles seront permanentes, garantiront non seulement notre liberté, mais libéreront aussi du même coup l’humanité de l’oppression.

Il nous sied de ce fait de comprendre nos responsabilités. Le Messie Promis (a.s.) dit : « Ce n’est qu’au cours des épreuves que se manifestent les vertus et les effets merveilleux de la prière. En vérité nous reconnaissons notre Dieu uniquement par l’entremise de la prière. »

Comme je l’ai dit auparavant, hormis les ahmadis qui sont persécutés le plus âprement dans certains pays musulmans ? La bienséance de la plupart des bonnes gens de ces nations est muette comme le disait feu le troisième Calife. Face à ce constat, il nous incombe

d’être attentif tout particulièrement à l’acquisition des faveurs divines par l’entremise de ces prières miraculeuses. Dans le verset que j’ai cité Allah affirme qu’Il est le Seul à exaucer la prière de ceux qui sont en détresse. L’épithète Mudtar s’applique à celui qui se trouve entourer de difficultés et d’épreuves de toute part. Il ne voit aucun moyen matériel qui lui offrira le succès ; la seule voie qui s’offre à ses yeux est celle qui mène à Dieu.

Cela ne signifie pas perdre la tête par affolement quand on se retrouve sans issue. Celui qui panique tombera dans le feu. Allah, quant à Lui, promet de protéger du feu le véritable Mudtar, celui qui court vers la voie sûre lorsqu’il se retrouve entourer par le feu. Allah promet de le faire sortir de ces épreuves en raison de sa certitude en Lui et de ses prières.

Ainsi nous allons devoir faire naître en nous cette certitude, afin qu’Allah nous vienne en aide à chaque fois que nous passerons par un état de détresse. Hormis celle-là, aucune autre voie ne nous offrira une lueur d’espoir. Quand celui qui est en détresse génère en lui ces sentiments, Allah court dans sa direction, comme Il l’a promis et éloigne de lui difficultés et malheurs, qu’ils soient d’ordre personnels ou communautaires.

Allah affirme dans ce verset qu’Il ne se contente pas d’éloigner le mal, Il accorde de surcroît des faveurs infinies. En promettant de dissiper les peines et les souffrances du croyant, Dieu ajoute aussi qu’Il lui accordera la Terre en héritage. Il anéantira tyrans et rebelles et les remplacera par les persécutés et ceux qui sont considérés faibles. Allah exauce la prière de tout individu qui se retrouve en détresse et éloigne ses peines ; de même Il éloigne les souffrances et les épreuves qui affectent la communauté dans son ensemble. C’est ce qu’indique le Saint Coran dans d’autres versets : Dieu a détruit ces peuples d’antan qui avaient tourmenté les prophètes et leurs suivants et Il les a remplacés par ces derniers. Il y avait dans le passé de grands tyrans, puissants et glorieux, mais dont les noms sont aujourd’hui inconnus. Cette loi est en vigueur aujourd’hui comme elle l’était à l’égard des peuples du passé.

Ainsi Allah détruit les méchants ; quand l’opprimé, au comble de sa détresse, implore le soutien de Dieu, la miséricorde de Celui-ci entre en action promptement et fait périr les persécuteurs. Qu’Allah accorde du bon sens à ces persécuteurs d’aujourd’hui qui sont orgueilleux de leur force et de leur nombre ; au cas contraire, cette même force et ce nombre seront la cause de leur destruction. Dieu réserve une mauvaise fin à ceux qui n’ont pas recours à la Taqwa en raison de leur nombre et de leur puissance. Si tout en récitant la kalima, ils n’ont cesse de commettre des atrocités au nom de Dieu et de Son Prophète (s.a.w.), ces derniers ainsi que la kalima les désavoueront.

Allah dit que [tous] les méchants connaîtront une fin funeste ; Il n’a jamais dit que tel peuple ou les adeptes de telle religion sont des exceptions [à cette règle], et qu’ils pourront agir comme bon ils leur semble. Tous ceux qui transgresseront les ordres divins, commettant ainsi des atrocités, connaîtront une mauvaise fin. Notre tâche à nous est d’engendrer cette détresse afin que de nous libérer au plus vite de cette oppression ; il nous incombe d’implorer l’aide de Dieu en émoi et Celui-ci volera à notre secours. Il est important à chacun d’entre nous d’engendrer en nous ces sentiments.

Le Messie Promis (a.s.) dit à cet effet :

« Dieu est Indépendant. Il ne se soucie pas [des supplications] tant qu’on ne L’implore pas constamment tout en étant animé d’une intense sensation de détresse. Grand sera votre désarroi si votre épouse ou votre enfant tombe malade ou si on vous intente un procès. La prière est un exercice inefficace et futile si elle n’est pas accompagnée d’émoi sincère et de détresse. Le désarroi est une condition nécessaire à son exaucement… » (Malfuzat, édition de Londres, volume 10, page 137)

Pour que cessent les difficultés auxquelles est confronté la djama’at, nous devons ressentir la même détresse que nous éprouvons lorsque nous prions pour nos affaires personnelles. Le Messie Promis (a.s.) nous informe que la condition à respecter est que ces supplications doivent être en grand nombre et répétées souvent. Qu’il soit clair que nos prières du Ramadan à elles seules ne suffisent point. Nous devons prier constamment. Ainsi notre relation avec Dieu ne doit point faiblir ; aucun croyant ne pourra endurer pareille chose. Nous devons, dans nos peines, répondre à l’appel de Dieu ; et nous devons nous souvenir de Lui dans l’aisance et l’allégresse. Il ne sied pas au croyant d’être hypocrite. Il ne se contente pas de prières ou d’une ardeur passagères ; il maintient au contraire une relation constante avec Dieu en toute situation ; et il doit en être ainsi. Ce sont cette foi et cette relation qui montreront aux croyants les signes de l’exaucement de leurs prières, même en des situations ordinaires.

Le Messie Promis (a.s.) a dit : « Sachez que se tourner vers tout autre que Dieu signifie couper toute relation avec Dieu. Un véritable croyant ne peut imaginer un seul instant pareille situation. Mais des fois des faiblesses affectent les prières ; et en raison des affairements de ce monde l’on se tourne [davantage] vers les moyens [matériels] et l’on ne respecte pas les exigences de la prière… »

Il incombe ainsi à chacun d’entre nous, de faire constamment notre analyse de conscience : ne sommes nous pas si empêtrés dans nos affaires au point d’oublier de prier pour ceux qui sont en difficultés en raison de leur appartenance à la djama’at ?

Sachez que les prières de tout ahmadi, le fait d’implorer la miséricorde et le pardon divin et de supplier Dieu par l’entremise de Ses différents attributs, seront aussi des moyens pour mettre fin aux difficultés auxquelles est confrontées la djama’at.

Il est dit dans les hadiths que trois hommes d’antan se réfugièrent dans une grotte pour se protéger d’une tempête. Un rocher dégringola de la montagne et boucha l’entrée de la grotte. Afin de se protéger d’un petit malheur ils se retrouvèrent dans un malheur encore plus grand. Ils n’avaient ni la force de bouger le rocher de l’intérieur ni ne pouvaient-ils attendre quelque aide de l’extérieur. Ils s’étaient retrouvés dans une prison d’où aucun homme ne pouvait les faire sortir. Au comble du désespoir, ils se sont dits que cette grotte finira par leur servir de tombe. Sur ce l’un des trois dit : « Nous ne seront libérés si nous invoquons Dieu l’Exalté au nom de nos bonnes actions passées. » L’un d’eux dit : « Seigneur Dieu ! J’avais une cousine que j’aimais par-dessus tout au monde. Je lui faisais des propositions malhonnêtes mais elle s’y est toujours refusée. Jusqu’à ce qu’une année de grande disette la poussât à s’adresser à moi. Je lui donnai alors cent vingt dinars à condition qu’elle se donnât à moi et c’est ce qu’elle accepta. Une fois que j’allais commettre l’imparable, elle dit : « Serviteur de Dieu ! Je t’implore en Son nom ! Ne commet point ce péché ! » Je la laissa alors bien qu’elle fût pour moi l’être le plus cher. Seigneur Dieu ! Si j’ai fait cela dans l’espoir de mériter Ton plaisir, sors-nous de notre prison. » Le rocher se déplaça un peu mais pas assez pour les faire sortir.

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Le deuxième dit : « Mon Seigneur ! J’avais pris à mon service un employé qui partit en me laissant son salaire, que j’investis dans un champ, qui me rapporta par la suite une récolte abondante. De cette récolte j’achetai quelques chèvres qui se multiplièrent. Après un certain temps, il vint me dire : « Serviteur de Dieu ! Donne-moi mon salaire ! ». Je lui dis : « Tout ce troupeau dans cette vallée t’appartient. » Il répondit : « Est-ce que tu te moques de moi ? ». Je dis : « Je ne me moques point de toi. Tout cela est à toi. ». Il prit alors tous ces biens. Seigneur Dieu ! Si j’ai fait cela dans l’espoir de mériter Ton plaisir, sors-nous de notre prison ! ». Le rocher s’écarta encore un peu mais pas assez pour les faire sortir.

Le dernier dit : « Seigneur ! Je suis pasteur et j’offre comme nourriture le lait de mes chèvres à mes parents et à ma famille. Mes deux parents étaient âgés et je ne n’offrais jamais le lait des mes chèvres à personne d’autre avant eux. Un jour je rentrai si tard que mes parents s’étaient endormis avant mon retour. J’avais trait pour eux leur part de lait ; il me répugnait cependant de les réveiller ou d’offrir leur lait à ma femme et à mes enfants, qui avaient d’ailleurs faim. Je patientai, tenant le bol dans la main, attendant ainsi leur réveil jusqu’à la pointe du jour, alors que mes enfants criaient de faim à mes pieds. Ils se réveillèrent enfin et burent leur lait. Seigneur Dieu ! Si j’ai fait cela dans l’espoir de mériter Ton plaisir, libère-nous de cette pierre qui nous emprisonne. »

La tempête souffla si fort qu’elle déplaça le rocher assez pour les laisser sortir. Ces trois personnes avaient accomplis trois œuvres différentes ; mais elles avaient imploré Dieu pour la même raison : afin que le rocher bouge de sa place et il en fut ainsi. Ainsi ces œuvres individuelles et ces prières individuelles ont conduit à l’exaucement collectif de ces prières.

La grande leçon que nous en tirons ici est que les bonnes œuvres et les prières individuelles sont des moyens pour dissiper les difficultés qui affectent la communauté dans son ensemble.

Etant donné que nous nous disons unis au sein d’une seule communauté, il nous incombe de supplier Dieu d’éloigner nos difficultés et épreuves qui sont d’ordre communautaire. Il ne faut pas consacrer toutes nos supplications à nos malheurs et soucis personnels. Quand nous prions pour la djama’at nous devons faire naître la même détresse que nous ressentons quand nous implorons Dieu d’éloigner nos malheurs personnels.

Le Messie Promis (a.s.) dit : « Afin que ses prières soient exaucées, l’homme doit apporter en lui des changements purs. S’il ne peut se prémunir du mal et qu’il outrepasse les limites fixées par Allah, ses supplications n’auront point d’effet. »

Qu’Allah nous permet de mettre en pratique tous ces conseils.


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