L'importance des mosquées

Sermon du 18 décembre 2009 par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Hadrat Mirza Masroor Ahmad prononça son sermon du vendredi 18 décembre 2009 à la Mosquée Nour à Francfort, en Allemagne.

D’emblée Sa Sainteté le Calife a déclaré que cette mosquée fête cette année-ci son cinquantenaire ; bâtie en 1959 avec les ressources de l’époque, elle comblait les besoins immédiats de la communauté d’alors. La mosquée Nour est la deuxième mosquée construite par la communauté Islamique Ahmadiyya en Allemagne ; la première se trouve à Hambourg.

{flv width="300" height="270" displayheight="270"}sermon_18_12_2009{/flv}

Sa Sainteté le Calife est présent en Allemagne suite à la demande de l’Amir Saheb ; dans le cadre du cinquantenaire de la mosquée Nour, la Jama’at de l’Allemagne organisera une réception dans laquelle nombre de personnalités seront conviées. Le Calife profitera de l’occasion pour leur présenter son message.

{wd file=images/stories/audio/sermon_18_12_2009.mp3 name='Téléchargez la version mp3'}


 

La communauté Ahmadiyya a bâti plusieurs mosquées dans le monde ; certaines d’entre elles ont plus de cinquante ans ou plus. Mais l’âge d’une mosquée importe peu, sa beauté réside dans les excellences de ceux qu’elle accueille pour l’adoration de Dieu. C’est la « Taqwa » des fidèles qui embellit ce lieu de culte cinq fois par jour.

Le but de la mosquée est de répandre la Lumière de Dieu ; par une heureuse coïncidence, dans ses deux derniers sermons sa Sainteté le Calife a commenté sur le sujet de la lumière divine ou « Nour ». Toutes les mosquées ahmadies sont là pour répandre cette lumière.

Ce sujet coïncide avec un fait d’actualité, moins flatteur pour le gouvernement suisse : l’interdiction de la construction de minarets sur le territoire helvétique. Suite à un référendum proposé par un parti politique suisse hostile à l’égard l’islam, la majorité des votants ont été en faveur de l’interdiction des minarets. Mais cette interdiction ne reflète pas l’opinion du peuple tout entier ; car nombre d’électeurs ne se sont pas présentés aux urnes pour se prononcer. La Jama’at Ahmadiyya a pris les devants pour défendre l’Islam lors de la campagne anti-minarets. Alors que les autres musulmans sont restés dans leurs coins pour ne pas s’attirer des foudres, la Communauté Ahmadiyya de Suisse a organisé de réunions portes ouvertes. Elle a interpellé les politiques afin qu’ils rejettent cette ineptie. Certains élus se sont même excusés auprès de la communauté en déclarant qu’ils condamnent fermement cette proposition. A Zurich, là où se trouve la première mosquée ahmadi de Suisse, les riverains ont manifesté en notre faveur.

Néanmoins, voyant toute la publicité que s’est faite le parti qui a proposé le référendum, le leader national d’un autre parti suisse a prôné la mise en place d’autres restrictions sur les musulmans. Ce leader fut reprouvé par les membres de son parti et fut contraint de se rétracter. Le représentant zurichois de ce parti a donné la garantie à la Jama’at qu’ils vont défendre les droits des musulmans. Il y a donc partout des gens sensés et de bonne nature. Lors de telles propagandes aux relents d’islamophobie dans le monde, la Jama’at ahmadiyya est toujours là pour tirer la sonnette d’alarme.

Dans la suite de l’affaire des minarets, une chaîne de télé espagnole a fait un reportage à Pedro Abad, où se trouve la première mosquée ahmadi d’Espagne. Les riverains ont déclaré que si l’on désire sincèrement que la paix règne dans le monde, il va falloir suivre l’exemple des ahmadis. Cette révolution est le fruit des réformes apportées par le Messie Promis et Imam Al-Mahdi.

Sa Sainteté d’ajouter que si tous les musulmans étaient des terroristes, cette interdiction va-t-elle mettre fin au terrorisme dans le monde ? Le minaret offre au muezzin un point élevé pour qu’il puisse lancer l’appel à la l’adoration de Dieu, qui est le but même de la création de l’homme et la garantie de son salut.

En réaction nous aurions pu soulever des objections contre les clochers et les dômes des églises ; mais loin de nous de jouer avec les sentiments religieux des autres. Le Saint Coran recommande non seulement aux musulmans de respecter tous les lieux de culte de toute religion, mais il les enjoint aussi de les défendre en cas d’attaque.

Lors de l’ouverture de la mosquée Nour en 1959, les journaux d’alors ont fait preuve d’ouverture d’esprit et de tolérance en publiant des articles en faveur de la communauté Ahmadiyya. L’on ne peut plus en dire de même aujourd’hui ; la justice et l’équité sont des denrées rares, surtout quand il est question de l’Islam. Dans beaucoup de situations, c’est toute la Oummah qui paie le prix des crimes commis par quelques musulmans égarés. Il y a un effort soutenu pour diffamer l’Islam ; certains dans le monde des médias s’acharnent contre cette religion.

Il y a eu récemment au Royaume Uni le procès d’un père accusé d’avoir tuer sa fille pour un « crime d’honneur » ; le titre d’un reportage à ce sujet sur une chaîne de télévision fut : « Un musulman a tué sa fille ». Des crimes encore plus horribles sont commis quotidiennement par des personnes d’autres confessions ; mais jamais vous ne verrez en gros titres : « Un chrétien ou un juif ou un adepte de telle religion a commis tel ou tel crime. » Dès qu’un musulman commet un délit, c’est l’Islam qui porte le chapeau. Il incombe donc aux musulmans de faire bloc contre une telle campagne. Mais cette tâche n’est pas du ressort de tout le monde ; elle est la destinée de ceux qui ont prêté allégeance au Messie Promis et Imam Al-Mahdi. Aux ahmadis d’accomplir ce devoir primordial et de comprendre l’importance des mosquées. Décrivant les qualités de ceux qui se présentent à la mosquée, le Saint Coran affirme :

Dis: « Mon Seigneur a prescrit la justice. Et concentrez votre attention correctement à chaque heure et lieu d’adoration et invoquez-Le, étant sincères dans votre foi à Son égard. Tout comme Il vous a amenés à l’existence, de même retournerez-vous à Lui. » (7 : 30).

Les pourfendeurs des mosquées clament que celles-ci sont les terreaux du terrorisme ; mais ce verset nous informe que l’équité est la première qualité de ceux qui viennent à la mosquée. Les croyants font preuve d’impartialité envers tous, même envers leurs ennemis.

Le terme « Masjid » est de la même racine que « Sajdah » qui signifie à la fois prosternation, humilité et modestie. C’est devant Dieu que le croyant se prosterne, afin de Lui présenter ses doléances, afin qu’Il génère en lui une fidélité indéfectible pour Sa cause. Il est donc impossible que de ces mosquées puisse sortir des appels incitant à la haine. La tâche d’un ahmadi est donc de présenter les vérités concernant l’Islam et les mosquées.

Dans le Saint Coran Dieu décrit ceux qui se présentent dans ces mosquées en ces termes :

« Ceux qui se tournent vers Allāh avec repentir, ceux qui L’adorent, ceux qui Le louent, ceux qui voyagent dans le pays en Le servant, ceux qui s’inclinent devant Lui, ceux qui se prosternent en Prière, ceux qui enjoignent le bien et qui interdisent le mal, et ceux qui respectent les limites fixées par Allāh ; tous sont des vrais croyants. Et annonce la bonne nouvelle aux croyants. » (9 : 112). Le croyant doit s’évertuer à effectuer un repentir sincère : il doit retourner vers Dieu et abandonner tous ses péchés antérieurs.

Aux journalistes qui demandent pourquoi bâtir des mosquées, le Calife de répondre que la prière en congrégation est primordiale en Islam. Ces prières ont un effet catalyseur sur les croyants : elles les pousse à accomplir leurs devoirs envers Dieu et envers Ses créatures. Quant aux prières des hypocrites, qui ne sont qu’ostentation et apparat, elles seront rejetées par Dieu et seront sources de malédictions.

Les Ahmadis doivent se garder de tout écart de conduite afin de ne point porter atteinte à l’honneur de la communauté. C’était là la préoccupation majeure du Messie Promis. L’honneur de porter le titre de la meilleure des Oummah n’est pas gratuit : les vrais croyants ont pour tâche d’enjoindre le bien et d’interdire le mal afin de le mériter.

Dans le monde, certains sont en train d’ériger des murs de haine autour de l’Islam. Ces murs seront rasés par les actes d’adorations des croyants, leurs bonnes œuvres et leur reconnaissance envers Dieu. Les ahmadis sont là afin de défendre l’Islam et afin de servir d’exemple aux autres lorsque l’on tentera d’ériger ces murs.

En dernier lieu le Calife a déclaré qu’il sera dorénavant interdit de servir des repas dans les salles de prières des mosquées exiguës lors des réceptions ou des inaugurations. Les repas seront servis dans des chapiteaux aménagés à côtés de ces mosquées ; cette directive s’applique à toutes les Jama’at du monde.

(Le site islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication de ce résumé)