Sermon du vendredi 13 avril 2018, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Basharat à Pedroabad, en Espagne. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

En ce monde nous voyons partout des troubles et le chaos. Dans un lieu on sème le désordre au nom de la religion ; ailleurs, on le fait pour asseoir sa puissance et son hégémonie. Dans un endroit la lutte entre riches et pauvres engendre des conflits ; ailleurs la quête du pouvoir entre les partis politiques en est la cause. Dans certains foyers la tension règne en raison de discordes mineures ; ailleurs c’est parce qu’on a usurpé les droits d’autrui. Dans certains endroits, la suprématie raciale crée des tensions et ailleurs le recours à des moyens illégitimes pour réclamer ses droits en est la cause. Le monde est en proie aux conflits et tensions de toutes sortes. Ni les pauvres, ni les riches n’en sont à l’abri ; ni les pays développés ni les moins développés ni encore ceux en voie de développement.

L’homme d’aujourd’hui croit dans ses grands progrès et il croit vivre à l’époque du savoir, du discernement et de la lumière ; or, il se vautre dans les ténèbres. Dans sa quête des biens terrestre, il oublie Dieu et il considère ce monde comme son dieu, son Rabb (Seigneur) et court à grand pas vers le gouffre de sa destruction — voire il chancelle déjà sur le bord. En pareille situation, l’on peut aisément comprendre que les non-musulmans soient éblouis par le faste de ce monde, car leurs religions se sont corrompues. Leurs religions ne présentent pas de solutions complètes pour les guider vers Dieu. Mais l’on s’étonne de la condition des musulmans, qui disposent, quant à eux, d’un Livre complet et parfait préservé dans son état original.

D’ailleurs, en accord à Ses promesses, Allah l’Exalté a suscité l’Imam de l’époque, dont la mission est de mettre fin aux discordes et aux erreurs concernant l’exégèse du Coran et des préceptes religieux, qui ont pour cause la mésentente entre les oulémas. Or, au lieu d’écouter celui que Dieu a suscité et de mettre fin aux dissensions et aux tensions, la majorité des musulmans suivent ces oulémas qui sèment la discorde au nom de la religion. Subissant leur influence, ils ne sont pas prêts à écouter l’Envoyé divin. Alors qu’Allah a pris les dispositions afin de mettre fin aux troubles de ce monde, afin d’engendrer l’amour mutuel et la fraternité, afin que l’humanité puisse Le reconnaître, les musulmans ne sont pas prêts à écouter ce message. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui le monde musulman est en proie aux plus grandes tensions. Leurs guides religieux et temporels les ont poussés vers les ténèbres. Les citoyens d’un même pays sont assoiffés du sang des uns et des autres. Le monde extérieur, en particulier, les forces non-islamiques, profitent de cette situation pour pousser les groupes dits islamiques à se battre entre eux pour favoriser ainsi leurs intérêts. Ils leur fournissent armes et aide militaire.

C’est là une grande calamité. En pareille situation, nous qui avons accepté le Messie Promis (a.s.) devons prier pour nous-mêmes et pour les autres musulmans qui ne l’ont pas accepté. Nous devons, d’autre part, être à la hauteur des attentes du Messie Promis (a.s.) quant à notre conduite et notre condition spirituelle. Si notre conduite ne répond pas aux attentes du Messie Promis (a.s.), il est fort probable que nous nous joignons à ceux qui sèment discorde et troubles. Le Messie Promis (a.s.) a prodigué maints conseils aux membres de sa Jama’at quant à leur condition après lui avoir prêté allégeance. Il nous indique les méthodes à suivre pour atteindre cet objectif. Je présenterai certains écrits du Messie Promis (a.s.) à ce propos ; autant de conseils que nous devons écouter attentivement. Il ne faut pas se sentir satisfait du fait qu’on ait lu ou entendu ces conseils à maintes reprises auparavant. On oublie ce que l’on a lu et ce que l’on a entendu. Le Messie Promis (a.s.) a prodigué ces conseils de manière constante et sous différents angles ; lors de rencontres sur plusieurs années il a encouragé les membres de sa Jama’at à améliorer leur conduite. Ceci démontre à quel point il était anxieux à propos de sa Jama’at de peur qu’elle n'oublie son objectif, qu’elle ne se corrompe après le serment d’allégeance pour s’égarer de nouveau dans les ténèbres.

Le Messie Promis (a.s.) conseille : « Il incombe à mes suivants de faire sienne la Taqwa en ces temps tumultueux où souffle partout le vent de l’ignominie, de la négligence, de l’égarement. Le monde dédaigne la grandeur des commandements de Dieu : on ne se soucie guère de Ses droits et de Ses conseils. »

L’homme n’assume pas ses responsabilités ; il ne respecte pas les injonctions divines.

« Se vouant corps et âme à ce monde et à ses occupations, il néglige les intérêts de la foi dès que ses avantages matériels sont en jeu. Les droits de Dieu sont promptement bafoués. Ces procès et ces conflits entre partenaires en fournissent la preuve. L’on se présente à l’autre avec avidité. L’on faiblit face à l’assaut des penchants égoïstes. Tant que Dieu maintient l’homme en état de faiblesse, il n’ose commettre des péchés. Or, il s’y adonne dès que l’occasion se présente et qu’il n’est plus faible. Scrutez vos alentours et vous constaterez que la vraie Taqwa a disparu. La vraie foi n’est plus. Or, Dieu a voulu que la graine de la vraie Taqwa et de la foi ne soit pas perdue. Quand Il a constaté que le champ [de la piété] est sur le point de disparaître, Il en a fait naître un nouveau. »

Quand une génération se corrompt, Il en fait naître une autre. Si une génération, quelques individus ou une nation sont détruits, Il fera naître d’autres nations.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Le Coran vivifiant est toujours présent, en accord avec la promesse divine :

إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ

« En vérité, Nous avons Nous-Même envoyé cette Exhortation, et assurément Nous en serons le Gardien. » (Saint Coran, chapitre 15, verset 10)

Une grande partie des hadiths est présente elle aussi ainsi que d’autres [sources de] bénédictions. Or, la foi et la disposition à agir ont disparu des cœurs. Dieu m’a suscité afin d’engendrer ces qualités. Il ne plaît guère à Sa divinité que ce champ soit vide et que disparaissent la Taqwa et la vertu. »

Si les péchés se répandent, le sens de l’honneur d’Allah et Sa divinité exigent que ce champ soit empli de ces gens qui préfèrent la foi à ce monde, qui diffusent le message de la foi et qui mettent en pratique ses préceptes.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Dieu ne désirait pas que les hommes s’en tiennent éloignés — d’où la création d’une nation nouvelle emplie de vie. Mon message est de faire naître cette vie emplie de Taqwa. »

Ainsi si les ahmadis ont accompli une bai’ah sincère, ils vont devoir se joindre aux vivants spirituels ; sinon leur allégeance ne sera d’aucune utilité. Sera-t-on une nouvelle nation rien qu’en l'annonçant du bout des lèvres ? Pour ce faire, il faudra réformer sa conduite et adopter la vraie Taqwa. Nous serons une nouvelle nation à ce prix-là. C’est en comprenant la réalité de l’islam que nous pourrons attirer le plaisir d’Allah et respecter notre serment d’allégeance.

Le Messie Promis (a.s.) nous présente ici-bas la réalité de l’islam et les moyens pour la saisir.  

« L’Islam signifie se soumettre corps et âme à toutes prérogatives divines : en somme, il s’agit d’une obéissance sincère et indéfectible à la personne de Dieu. Le musulman est celui qui s’offre entièrement à Dieu, sans espérer en retour une quelconque récompense et en cherchant uniquement son plaisir. [Le Coran affirme :]

« En vérité, quiconque se soumet complètement à Allah et fait le bien… » (Chapitre 2. V .113)

C'est-à-dire qu’un musulman est celui qui s’abandonne entièrement à Dieu ; celui qui se consacre à Dieu corps et âme afin de suivre Ses desseins et chercher Son Plaisir.

L’appartenance doctrinale et pratique signifie que le musulman a été créé dans l’unique but de plaire à Dieu. Il accomplit ces bonnes œuvres sans éprouver souffrance ou peine. Au contraire, il en tire délice et plaisir. »

Il accomplit de bonnes œuvres dans le respect des commandements divins sans les considérer comme un fardeau insupportable. Il savoure toute bonne œuvre qu’il accomplit.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « [Cet état d’esprit] transforme toute souffrance en délice. Le véritable musulman éprouve pour Dieu de l’amour, l’acceptant comme son Bien-aimé, Son Protecteur, Son Créateur, Son bienfaiteur. D’où la raison pour laquelle il place sa tête sur son seuil. Même si l’on informe le véritable musulman qu’il ne recevra rien en retour de ses bonnes œuvres, qu’il n’y a ni paradis, ni enfer, ni plaisir, ni délice, il n'abandonnera pas pour autant ses œuvres méritoires ou son amour pour Dieu. » C’est là un amour désintéressé que le Messie Promis (a.s.) souhaitait voir en nous. On n'éprouve pas pour Dieu un amour désintéressé afin de recevoir des récompenses en retour, par crainte de l’enfer ou pour mériter le paradis. Cet amour pour Dieu doit être sincère. Même si l’on ne reçoit rien en retour, l’on doit nourrir cet amour pour Dieu.

« Les actes d’adoration [du croyant], sa relation avec Dieu et son obéissance ne sont pas motivés par l’espoir de revoir quelque récompense. Le but de son existence est uniquement de reconnaître Dieu, de Lui vouer amour et obéissance. Il n’a aucun objectif à part celui-là. Lorsqu’il use de toutes ces facultés octroyées par Dieu pour atteindre ces objectifs, il voit le visage de son véritable Bien-Aimé. »

L’on verra ainsi le visage d’Allah lorsqu’on établira une relation désintéressée avec Lui. L’objectif [du musulman n’est pas d’éviter] l’enfer ou [de mériter] le Paradis : son but est uniquement le plaisir divin.

 Le Messie Promis (a.s.) décrit ici-bas l’amour qu’il éprouve pour Dieu.

« Si l’on me convainc que mon amour et mon obéissance à l’égard de Dieu me feront mériter un terrible châtiment, je jure que ma nature est faite de telle sorte que j’en tirerai un grand délice. Ma passion [pour Dieu] me prédispose à endurer ces souffrances et ces peines. En dépit de ma certitude que je serai tourmenté et torturé, je ne désobéirai jamais à Dieu, car cette désobéissance est, à mes yeux, une mort des plus atroces, une souffrance intolérable.

Pour un véritable musulman, désobéir aux commandements divins sera la cause de sa destruction, même si on lui promet monts et merveilles ou plaisir et aisance. La condition pour être un véritable musulman est d’aimer Dieu et de Lui obéir sans espérer de récompense, sans craindre de châtiment, sans nourrir d’espoir. Cet amour doit être une partie intégrante de sa nature. C’est cet amour en soi qui engendrera un paradis. En fait personne ne pourra entrer au paradis sans parcourir cette voie. À vous qui m'êtes affiliés, je vous enjoins de suivre cette voie, car elle seule mènera au paradis. »

C’est là l'espoir que le Messie Promis (a.s.) place en nous quant à notre relation et notre amour pour Allah. Selon lui, vouer une obéissance indéfectible à Allah le Très-Haut et vouloir uniquement son plaisir n’est pas tâche facile. Or, on doit s’évertuer en ce sens : c’est là que l’on pourra atteindre l’objectif de l’appartenance à l’Ahmadiyya.

Le Messie Promis (a.s.) demande si l’obéissance est une tâche facile ou pas.

« Croyez-vous que l’obéissance est un acte facile ? Celui qui ne fait pas preuve d’une obéissance indéfectible ternit l’image de ce mouvement. Ce n’est pas un seul ordre qui a été émis : les ordres sont légion, à l’instar du paradis qui possède plusieurs portes. Certains y entrent par une porte et d’aucuns passent par d’autres. De même, l’enfer possède plusieurs portes : n’en fermez pas une pour maintenir d’autres ouvertes. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « L’on n’entrera pas dans cette communauté rien qu’en inscrivant son nom, tant qu’on ne respecte pas ses véritables [conditions]. Éprouvez de l’affection mutuelle, n’usurpez pas les droits d'autrui, soyez comme des fous amoureux dans la voie de Dieu, afin qu’Allah vous accorde Sa grâce. Une foi parfaite traduite dans la pratique est essentielle afin de mériter les faveurs divines. L’on ne ressentira aucune saveur sucrée dans la bouche rien qu’en énonçant les mots « sucreries » ou « douceur ». Il faudra, pour se faire, en consommer. De même, il n’est d’aucune utilité d’exprimer verbalement son amour pour Allah ou Son unicité, sans traduire ses vœux dans la pratique. Pour ce faire il faudra accorder préséance à la foi sur le monde.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Si notre Jama’at souhaite plaire à Dieu, elle doit accorder prééminence à la foi sur le monde. » C’est-à-dire la spiritualité doit être notre être notre priorité.

Le Messie Promis (a.s.) nous avertit : « Si vous n’êtes pas fidèles et sincères, vous serez des menteurs. En ce cas, vous serez détruits avant que ne le soient les ennemis. L’on ne peut leurrer et tromper Dieu. D’où l’importance de faire naître en vous la sincérité et la fidélité. »

Le Messie Promis (a.s.) met ci-dessous l’accent sur la préséance à la foi ainsi que l’exemple des compagnons à cet égard et les efforts que nous devons accomplir.

Il déclare : « Il existe deux catégories d’individus : ceux qui, ayant accepté l’islam, se vouent corps et âme aux commerces et aux affaires de ce monde. Les rênes de leurs vies se trouvent entre les mains de Satan. Je ne vous interdis point le commerce : les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en faisaient, mais ils préféraient aussi la foi au monde. Ayant embrassé l’islam, ils en ont acquis le savoir véritable qui a empli leurs cœurs de conviction. C’est ainsi qu’ils n’ont point chancelé face à Satan dans quelque domaine que ce soit. »

Ils s’affairaient dans leurs commerces, mais ils se consacraient aussi au souvenir de Dieu.

« Rien ne les a empêchés de révéler la vérité. Ceux qui se font serviteurs et esclaves du monde, au point d’en être les adorateurs, se retrouvent sous l’emprise de Satan.

La deuxième catégorie concerne ceux qui ne se soucient que du progrès de la foi : ils sont qualifiés de Hizbullah (la partie de Dieu) et ils triomphent de Satan et de son armée.

Comme l’argent s’accroît avec le commerce, de même, Dieu a qualifié de commerce la quête de la foi et le progrès dans ce domaine. »

 

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « C’est pourquoi Dieu affirme dans le Saint Coran :

هَلْ أَدُلُّكُمْ عَلَى تِجَارَةٍ تُنجِيكُم مِّنْ عَذَابٍ أَلِيمٍ

« Vous indiquerai-Je un marché qui vous sauvera d’un châtiment douloureux ? »

Le meilleur commerce est celui de la foi : il nous sauve du châtiment douloureux. C’est pour cette raison que je vous exhorte dans les mêmes termes :

هَلْ أَدُلُّكُمْ عَلَى تِجَارَةٍ تُنجِيكُم مِّنْ عَذَابٍ أَلِيمٍ

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « J’ai davantage espoir en ceux qui sont passionnés de leur progrès spirituel et dont la passion ne diminue pas. J’ai peur que celui qui laisse faiblir cette passion ne tombe sous l’emprise de Satan. »

C'est-à-dire, celui qui n’est pas constant ne pourra préférer la foi à ce monde. La paresse s’installe et peu à peu l’on tombe sous l’emprise de Satan. Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « D’où l’importance de bannir toute paresse. L’on doit s’enquérir à propos des faits que l’on ignore afin d’accroître son savoir. Il n’est pas interdit de poser de nombreuses questions. L’on doit aussi présenter les questions de ceux qui rejettent [la vérité] afin de pouvoir leur présenter le message. »

La justice exige que l’on pose aussi ces questions. Le croyant souhaitant progresser dans la pratique doit lui aussi poser des questions afin de s’améliorer dans la pratique et d’accroître sa connaissance.

Le Messie Promis (a.s.) affirme : « Celui-là doit aussi lire le Coran attentivement. S’il ne comprend pas certains points, il doit demander aux autres. Le Saint Coran est un océan de savoir spirituel au fond duquel gisent de précieux trésors. »

Le Messie Promis (a.s.) souligne ici-bas l’importance de la Taqwa. Il déclare : « La raison pour laquelle j’ai été envoyé est que le champ de la Taqwa était vide. La Taqwa est essentielle et non pas le fait de prendre l’épée : cela est interdit. »

Il ne faut point décapiter autrui, à l’instar de certains groupes commettant ces exactions au nom de l’islam. Si l’on souhaite diffuser le message de la religion et reformer autrui, il faudra faire naître en soi la Taqwa. En possédant cette qualité, peu à peu toute tâche sera accomplie.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Ne prenez pas l’épée, cela est interdit. Si vous agissez avec piété, le monde entier sera avec vous. Établissez donc la Taqwa. Ceux qui consomment l’alcool, et pour qui cette boisson constitue une grande partie de leur religion, ne pourront jamais établir de lien avec la Taqwa. Ces gens mènent une guerre contre la piété.

Si Allah accorde à notre Jama’at des personnes chanceuses, leur offrant la possibilité de mener une guerre contre le mal et de se purifier davantage et de progresser dans la Taqwa, ce sera là le véritable succès ; et rien d’autre ne pourra avoir un effet plus efficace. »

Ce n’est nécessaire de prendre les armes. Il faudra en premier engendrer en soi la Taqwa et mener une lutte contre son âme : c’est là que l’on pourra transmettre le message aux autres et ces derniers n’en seront pas du tout courroucés.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Si l’on analyse toutes les religions du monde l’on observera une absence totale de la Taqwa, et que l’éclat du monde a été élevé au rang de divinité. Le véritable Dieu a été délaissé et déshonoré. Mais maintenant, Dieu souhaite qu’Il soit reconnu et que le monde soit au courant de Son existence. Les personnes qui élèvent le monde au rang de divinité ne peuvent placer leur confiance en Dieu. »

Nous allons devoir accomplir notre analyse de conscience quant au respect de notre devoir envers Dieu : sommes-nous davantage enclins vers des objectifs mondains ? Si nous souhaitons nous acquitter de nos devoirs envers Dieu nous devrons accorder préséance à la foi sur le monde. Demandons-nous si nos intérêts mondains n’ont pas eu le dessus sur notre foi. Sommes-nous en train de progresser dans la Taqwa ou sommes-nous déficitaires à cet égard ?

Le Messie Promis (a.s.) nous encourage à accroître notre savoir tout en progressant dans la spiritualité et en renforçant notre lien avec Dieu. Il déclare : « La relation entre le Guide et le disciple ressemble à celle entre le maître et l’élève. Le disciple profite de son Guide à l’instar de l’élève de son maître. Or, l'élève ne tirera aucun avantage de son maître s’il n’avance pas dans ses études. Il en est de même du disciple. »

L’étudiant n’augmentera pas son savoir du simple fait de connaître son enseignant. Sans suivre ses conseils, il n’aura aucun avantage.

« Il en est de même dans la relation entre le Guide et le disciple : ce dernier n’en tirera aucun profit sans appliquer ses conseils. En se joignant à cette communauté l’on doit accroître sa perception divine et son savoir. Le chercheur de vérité ne doit pas stagner, sinon Satan le Maudit le poussera dans une autre direction. Une eau stagnante devient nauséabonde ; de même, si le croyant ne s’évertue pas à progresser, il chutera. »

Le véritable croyant doit toujours avancer. S’il s'arrête quelque part, il tombera.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Le bienheureux doit constamment accroître sa spiritualité. Il n’existe personne de plus parfait que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Or Allah lui enseigna cette prière : « Mon Seigneur ! Accroit ma connaissance ! » Qui donc pourra avoir confiance en la perfection de son savoir, pour stagner et croire que le progrès n’est pas essentiel à l’avenir ? Autant l’on avancera dans sa connaissance et la perception divine, autant l’on comprendra que de nombreux mystères sont à résoudre. L’algorithme d’Euclide est pour un enfant du charabia, jusqu’à ce qu’il arrive à en déduire la vérité en fin de compte. D’où l’importance d'accroître sa connaissance afin de la parachever tout en se réformant. Vous avez abandonné nombre de pratiques futiles en acceptant cette communauté : or cela ne vous sera d’aucun avantage si vous n’accumuler pas savoir et discernement à ce propos. »

Il ne sera d’aucun avantage de prêter le serment d’allégeance, ou d'être un ahmadi de naissance. Tant que l’on n’accroît pas sa connaissance religieuse il ne sera d’aucun avantage d’être un ahmadi de naissance ou d’avoir prêté le serment d'allégeance.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Comment renforcer sa certitude et sa perception divine sans augmenter sa connaissance ? De moindres faits engendreront des doutes et en fin de compte l’on chancellera. »

Nombre de personnes s’écartent [de l’Ahmadiyya] ou soulèvent des objections. D’autres restent affiliés à l’Ahmadiyya ou à la religion pour la simple raison que leurs proches sont ahmadis : ceux-là ne tirent aucun avantage [de leur affiliation]. S’ils apprennent davantage [à propos de l’Ahmadiyya] ils se débarrasseront de leurs doutes, ne chancelleront pas et ne subiront pas les assauts de Satan.

Le Messie Promis (a.s.) nous encourage à étudier le Coran attentivement : nous devons aussi lire ses ouvrages et augmenter notre connaissance. De même l’on doit tenter de se lier au Califat. Pour ce faire Allah nous a accordé cette faveur qu’est la MTA : c’est là un moyen pour établir cette relation. Il faudra profiter des émissions du Calife. Ceux qui maintiennent diligemment cette relation et ces nombreux individus qui regardent la MTA m’informent dans leurs lettres que cela a renforcé leur foi et leur certitude. C’est là un très grand moyen qu’il sied à tout ahmadi d’utiliser.

Le Messie Promis (a.s.) nous encourage à faire montre de compassion mutuelle, à comprendre la souffrance d'autrui et à nous acquitter de nos devoirs mutuels.

Il déclare : « Tous les membres de la Jama’at ne sont pas au même niveau. (Il est impossible que tout le monde soit égal.) Toutes les semences de blé ne poussent pas de la même manière. Nombre de ces graines sont perdues, les oiseaux en mangent certaines et d’autres ne rapportent pas. Les bonnes semences poussent et personne ne peut les détruire. La Jama’at préparée pour Dieu ressemble à un champ cultivé : elle doit suivre le même principe afin de progresser. »

Certains sont moins faibles, d’autres possèdent une meilleure connaissance religieuse, d’aucuns sont meilleurs dans d’autres domaines, d’autres possèdent certaines vertus : ainsi chacun s’épanouit à la mesure de ses aptitudes. Il incombe à ceux qui sont meilleurs de porter ceux qui sont plus faibles.

Le Messie Promis (a.s.) explique: « Aider ses frères qui sont plus faibles et les renforcer est une règle à suivre. Il serait inacceptable que celui qui sait nager laisse noyer son frère qui l’ignore. Il doit certainement le sauver. C’est pour cette raison que le Coran nous encourage à coopérer dans la vertu et dans la Taqwa. Portez les fardeaux de vos frères qui sont faibles et soutenez-les dans leurs faiblesses eu égard à leur conduite, leur foi et leur situation financière. »

Les soutenir dans leurs méconduites ne signifie pas en être coupable soi-même. Cela signifie tenter de les éloigner. Si vous êtes fermes dans votre foi, il faudra tenter de les sauver. S’ils sont faibles financièrement, il faudra les aider dans ce domaine. Sinon il faudra en informer l’administration de la Jama’at, qui leur fournira le soutien nécessaire dans la mesure du possible.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Il faudra aussi les débarrasser de leurs faiblesses physiques. » C'est-à-dire, s’ils sont malades il faudra les faire traiter. Aucune Jama’at ne sera considérée comme communauté tant que les forts ne soutiennent pas les faibles : pour se faire il faudra aussi couvrir leurs faiblesses au lieu de les dévoiler au grand jour. Les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) avaient reçu le conseil de ne pas tourmenter les nouveaux musulmans en raison de leurs défauts, parce naguère qu’ils étaient, eux-mêmes, faibles. Étant grand il est important de servir les petits et de traiter avec amour et affection des autres. Ne pourra subsister comme communauté celle dont les membres s’entre-déchirent et dont quatre membres médisent sur un cinquième, pauvre de son état, cherchant ses défauts. »

« S’entre-déchirer » ici signifie médire sur autrui. La médisance, selon Allah, équivaut à consommer la chair d’un frère décédé. Ainsi, il ne faut pas s’attarder sur les défauts d’autrui, mais sur ses vertus.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Ne pourra subsister comme communauté celle dont les membres s’entre-déchirent et dont quatre membres médisent sur un cinquième, pauvre de son état, cherchant ses défauts. Ne méprisez pas les faibles et pauvres. Ne les regardez pas avec mépris. Evitez pareil comportement. Unissez-vous afin qu’il y ait force et unité. Ceci engendrera de l’amour et des bénédictions. Je constate qu’il y a des disputes pour les moindres broutilles. Nos adversaires, qui nous scrutent de très près, grossissent ces affaires et les publient dans les journaux. C’est ainsi qu’ils égarent autrui. »

Ils disent aux autres que les ahmadis possèdent tel ou tel défaut. Les gens ordinaires ne se donnent pas la peine de mener leurs propres enquêtes : c’est ainsi qu’ils s’égarent.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Si [vous] n'êtes pas coupables de ces lacunes, ils n’auront pas le courage de publier ces articles et de tromper ainsi la population. Il faudra étendre les aptitudes morales ; et ceci se fera lorsqu’on témoignera, à l’égard de tout le monde, sympathie, amour, indulgence et bienveillance. La bienveillance et la clémence doivent prédominer sur toutes les qualités. »

C'est-à-dire que l’on doit couvrir les défauts d'autrui au lieu de le dévoiler au grand jour. Nous voyons aujourd’hui d’étranges pratiques : mari et femmes mettent à nu leurs faiblesses et les enregistrent. »

Le Messie Promis (a.s.) : « Il ne faut point, pour des broutilles, émettre de sévères remontrances susceptibles de blesser le cœur [d’autrui] et de l’attrister. »

Le Messie Promis (a.s.) prodigue ici-bas d’autres conseils sur la fraternité et la sympathie. Il conseille : « Notre Jama’at ne s’épanouira pas tant que ses membres n’éprouvent pas une compassion sincère. Les forts doivent aimer les faibles. J’entends que d’aucuns méprisent autrui en raison de ses écarts et les honnissent, tandis qu’ils auraient dû prier pour eux, les aimer et les conseiller avec affection. Or, malheureusement, ils ressentent une grande antipathie à leur égard. Sans indulgence leur cas va s’aggraver et ils connaîtront une mauvaise fin. Il déclare : « Dieu désapprouve pareils agissements. Une communauté ne s’établit que lorsque ses membres s’entraident et se couvrent mutuellement leurs défauts. Lorsque ces conditions sont réunies, on assiste dès lors à l’émergence d’un seul corps et les uns deviennent les membres des autres. La fraternité qui s’établit entre eux dépasse dès lors celle qui existe entre des frères de sang.

Lorsque le fils est coupable de mauvaises actions, son père les couvre et le conseille en aparté. En aucun cas il les dévoilera au grand jour. »

Lorsqu’une personne voit son fils commettre des actes répréhensibles, elle va naturellement lui faire la morale et elle ne va pas les dévoiler au monde entier. Les actions des proches sont dissimulées et sont pas dévoilées au grand public.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Lorsque Dieu établit cette fraternité, est-ce cela une manière de respecter les droits de ses frères ? » Ici par frère il faut comprendre la famille proche. Les frères mondains ne mettent pas de côté la fraternité. Le Messie Promis (a.s.) continue en donnant l’exemple de sa propre famille. Mirza Nizam-ud-Din faisait partie de la famille du Messie Promis (a.s.) et était l’un de ses opposants. Il s’était également éloigné de la religion.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Je constate que Mirza Nizam-ud-Din mène une vie dissolue. Mais lorsqu’il y a un problème tous les trois frères se réunissent mettant de côté tout [mépris] quant à l’indigence [des uns et des autres]. » Il ajoute : « Parfois l’homme apprend des animaux tels que les singes et les chiens. La division interne n’est pas souhaitable. C’est vers cette fraternité que Dieu avait attiré l’attention des compagnons. Même s’ils avaient dépensé des montagnes d’or, ils n’auraient jamais pu obtenir la fraternité qu’ils ont obtenue par l’intermédiaire du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Dieu a fondé ce mouvement sur ce même principe : Il établira cette même fraternité au sein de celui-ci.  J’ai de grands espoirs en Dieu ; Il m’a promis : « Jusqu’au jour du jugement J’accorderai la supériorité à ceux qui ont cru en toi sur ceux qui t’ont rejeté. » Il ajoute : « J’ai la certitude qu’Il établira une communauté qui, jusqu’au Jour du Jugement, aura la supériorité sur mes négateurs. Mais ces jours sont des jours d’épreuve et de faiblesse. » À cette époque-là, la communauté était faible. Ces jours-ci, particulièrement au Pakistan, les ahmadis doivent être vigilants à cet égard. Actuellement ils sont dans une situation de faiblesse : le gouvernement, la loi, l’administration, tout s’oppose à eux. Ceux-ci prennent davantage d’actions à leur égard. Aujourd’hui il faut particulièrement essayer de réformer vos actions.

Le Messie Promis (a.s.) continue : « Ces jours de faiblesse donnent à chacun l’opportunité de se réformer et de rectifier ses actions. C’est un très grand péché de critiquer, de blesser les sentiments des uns et des autres, de peiner autrui en faisant usage d’un langage grossier, de mépriser les faibles et les modestes. Maintenant une nouvelle fratrie et une nouvelle fraternité ont pris naissance parmi vous. Les anciennes relations ne sont plus. Dieu a fondé cette nouvelle nation hétérogène : il s’y trouve riches, pauvres, enfants, jeunes et vieux. Il incombe aux pauvres d’avoir de la considération pour leurs frères honorables et de les respecter. De même, il incombe aux riches d’aider les pauvres, de ne pas les considérer comme des mendiants et des êtres méprisables. Car bien qu’ils aient des pères différents, ils sont leurs frères. Vous avez tous un même père spirituel, et vous êtes les branches de ce même arbre. »

Pour que nous puissions nous réformer, le Messie Promis (a.s.) nous a conseillé de lire son livre L’Arche de Noé régulièrement.

Le Messie Promis (a.s.) déclare dans un endroit : « À maintes reprises, j’ai conseillé aux membres de ma Jama’at de ne pas se contenter des simples paroles de la bai’ah. Le salut ne vous est pas assuré tant que vous n’en saisissez pas la réalité. Celui qui se contente de l’écorce est privé du noyau. » Il n’est pas suffisant de contempler l’écorce : il faut essayer d’obtenir le fruit qui s’y trouve.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Si le disciple n’est pas actif, la sainteté de son maître ne lui sera d’aucun avantage. Si le malade oublie dans un coin la prescription du médecin, il n’en tirera aucun avantage. »

C’est comme s’il mettait de coté l’ordonnance du médecin pour ensuite déclarer qu’il n’est pas guéri.  

Il en est de même des patients spirituels. Si après avoir entendu les conseils, ils ne réforment pas leurs actions, cela n’aura aucun effet. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Cela ne produira certainement aucun effet, car le résultat était lié à l’acte dont ils se sont privés. Lisez à maintes reprises l’ouvrage « L’Arche de Noé » et conformez-y vos actions. »

قَدْ أَفْلَحَ مَنْ تَزَكَّى

C’est-à-dire, celui qui dont la Taqwa a pris son envol connaît le succès. Il est des milliers de voleurs, d’adultères, de pécheurs, d’ivrognes et de malfaiteurs qui se disent membres de la Oummah du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Or, est-ce qu’ils en font partie en réalité ? Certainement non. Un Oummati (membre de la Oummah du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.)) est celui qui applique tous ses préceptes. »

Le Messie Promis (a.s.) a souligné l’importance de faire écouter des passages du livre L’Arche de Noéau sein des Jama’ats et de lire ce livre. Il dit à ce sujet : « Dans L’Arche de Noé j’ai écrit tous mes enseignements. Il est important que toute personne les connaisse. Il faudrait même que les Jama’ats présentes dans chaque ville organisent une conférence et présentent ces enseignements à tout le monde. Il faut envoyer ce livre à toute personne prête et libre qui puisse le lire aux autres. Si vous distribuez l’ouvrage sans procéder ainsi, même cinquante mille n’en suffiront pas. Cette méthode permettra également de publier ce livre et cela créera l’unité que je souhaite au sein de la Jama’at. »

Ainsi il faut que les Jama’ats appliquent ce conseil. Il faut aussi que les extraits soient diffusés à la MTA. Nous devons conformer nos actions aux enseignements qui s’y trouvent. Proposant un moyen de se préserver des péchés, et décrivant les traits de caractère d’un véritable ahmadi, le Messie Promis (a.s.) déclare :

« Votre devoir est de vous consacrer aux supplications, à l’Istighfâr, à l’adoration de Dieu, et à la purification de votre âme. Rendez vous dignes de mériter les récompenses de Dieu et de Son attention promises. Dieu m’a fait de grandes promesses ainsi que des prophéties. Je suis certain qu’elles vont se concrétiser, mais vous ne devez pas en être orgueilleux. Vous devez vous préserver de toute forme de jalousie, rancune, médisance, orgueil, de péchés manifestes ou dissimulés, et également de la paresse et de la négligence. Et gardez bien à l’esprit que ce sont les Muttaqis qui prospèrent, comme Allah l’Exalté déclare :

وَالْعَاقِبَةُ لِلْمُتَّقِينَ

Soyez donc des Muttaqis : car ils sont les seuls à prospérer. »

Qu’Allah l’Exalté nous permettent de devenir de véritables ahmadis, et de conformer nos actions aux enseignements du Messie Promis (a.s.). Qu’Il nous permette de remplir nos devoirs envers Lui, de mériter Sa satisfaction, de réformer nos actions, d’augmenter nos connaissances, et de remplir les devoirs que nous avons envers Ses créatures.

Ces jours-ci, comme je l’ai mentionné, il faut particulièrement faire des supplications au regard de la situation au Pakistan. Les ahmadis du Pakistan doivent également beaucoup prier pour leur pays et pour eux-mêmes. Qu’Allah les préserve de tous les maux. Qu’Allah les préserve également du chaos général qui affecte le Pakistan et qui a été créé une nouvelle fois à cause des Mollahs. Priez également plus généralement pour le monde : il avance à grands pas vers la guerre. La Russie et les États-Unis sont occupés par leurs préparatifs. Ils veulent au fond asseoir leur hégémonie : mais ils le font sous prétexte de défendre les droits des opprimés. Il en va de même des pays musulmans qui veulent détruire d’autres pays islamiques. Qu’Allah raisonne également les musulmans, et qu’au lieu de demander de l’aide aux autres, qu’ils soient maîtres de leurs décisions, qu’ils puissent respecter le droit de leurs peuples, et que les peuples puissent remplir les devoirs envers les gouvernants. Qu’Allah anéantisse également ces groupes terroristes qui œuvrent au nom de l’islam ; qu’Il raisonne les deux parties, afin qu’ils puissent accepter l’Imam de cette époque, car hormis cela il n’y a aucune autre issue de secours ou voie pour être épargné. Qu’Allah le Très-Haut leur accorde discernement et que les pays musulmans puissent répandre les vrais enseignements islamiques que sont l’amour et la fraternité au lieu de prendre part à ces atrocités. Qu’ils puissent remplir leurs devoirs envers Allah.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)