Mirza Ghulam Ahmad de Qadian, Messie Promis et Imam Mahdi (que la paix soit sur lui) explique :« À son début même, le Saint Coran annonce, « qu’il est une Direction pour les justes. » Cela sous-entend que quiconque voudrait comprendre la signification du Saint Coran, devrait forcément posséder la droiture (Taqwa). »

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Ailleurs, le Saint Coran affirme « seuls ceux qui sont purs peuvent pénétrer sa signification » (56 : 80). Aucune autre sphère du savoir n’est soumise à une telle condition.

Un étudiant en mathématiques ou en astronomie, ou quelqu’un qui suit une formation d’ingénieur, n’a pas besoin d’être pieux ou juste pour réussir dans ses études ; il peut être aussi corrompu et vicieux qu’il le souhaite, cela ne l’empêchera pas pour autant de devenir compétent dans ce qu’il fait. A l’encontre de cela, un simple logicien ou un psychologue impie ne pourra jamais saisir l’essence du Saint Coran, et se familiariser avec les vérités que ce livre renferme. Celui qui est corrompu et chez qui la droiture fait défaut, ment lorsqu’il affirme pouvoir exposer des vérités spirituelles. Une telle personne ne peut comprendre ces vérités, car avant de pouvoir le faire, l’une des conditions à satisfaire est de posséder la droiture. Elle pourra tout au plus, comme un imposteur, avoir recours à quelque subterfuge.

Cependant, celui qui parle sous l’influence du Saint-esprit, peut exposer les vérités spirituelles du Saint Coran, car lui, il possède la droiture.

L’élément clé qui donne accès à la connaissance divine est la droiture ; sans elle, on ne peut espérer progresser dans ce domaine. Comme Allah l’a affirmé dans les versets suivants : « Voici le livre ! Il ne renferme aucun doute. Il est une Direction pour les justes, qui croient en Dieu, Celui qu’on ne peut voir, qui « relèvent et redressent » la Salat avec effort et résolution même s’ils n’en tirent aucun plaisir, dépensent les biens que nous leur avons octroyés, et qui croient en ce qui t’a été révélé, et ce qui a été révélé avant toi. » Comme on peut le constater, ces versets traitent des étapes préliminaires de la droiture.

Ici, l’on peut se poser une question : vu que ces justes croient déjà en Dieu, observent déjà la Salat, font déjà la charité et croient déjà à la véridicité des Ecritures Saintes, alors, qu’espèrent-ils de plus ? La réponse est que ce ne sont pas là les points culminants de la droiture et de la réalisation de ce qu’est Dieu. Effectivement, simplement croire en Dieu, l’Etre qu’on ne peut voir, ne suffit pas pour satisfaire quelqu’un. Celui qui suit la Direction indiquée par le Saint Coran, c’est-à-dire, celui qui obéit aux commandements de ce livre, verra s’éclaircir grandement sa compréhension de ce qu’est Dieu. Il quittera l’étape où il ne peut percevoir Dieu pour passer à celle où Dieu lui manifestera Son existence, et par conséquent, il aura la certitude que Dieu est.

La Salat « tombe » et l’adorateur va la « relever et la redresser », malgré le fait qu’il n’en tire aucun plaisir et qu’il doit lutter contre les distractions.

De même, pour ce qui est de la pratique de la Salat, la première étape est celle où l’on doit fournir de gros efforts. A ce stade, la Salat est pratiquée comme si l’on avait à s’acquitter d’une obligation. La Salat « tombe » et l’adorateur va la « relever et la redresser », malgré le fait qu’il n’en tire aucun plaisir et qu’il doit lutter contre les distractions. Cependant, sous l’impulsion des directives du Saint Coran, il attend impatiemment la prochaine occasion où il pratiquera la Salat, tout comme un affamé attendrait impatiemment l’heure du repas. Au bout d’un certain temps, l’inattention qui l’accablait est supplantée par un sentiment de plaisir et de satisfaction.

On raconte qu'une personne, ayant perdu quelque chose avait dit : « Cela ne fait rien. Je me souviendrai de l’endroit où je l’ai perdu lorsque j’observerai la Salat » Une telle Salat n’a rien à voir avec la vraie Salat. Celui qui accomplit la Salat, en se conformant aux directives du Saint Coran, se trouve dans un état permanent de Salat, et rien ne peut détourner son attention, que ce soit commerce, affaires, occupations mondaines ou privées.

Toutes les œuvres évoluent d’une phase où elles sont pratiquées par acquiescement pur et simple à celle, où l’expérience spirituelle qui y est rattachée, est vécue ; en d’autres termes, ce qui était imperceptible au début, deviendra perceptible et palpable par la suite. Ce ne sont pas là des paroles destinées à satisfaire votre intellect. Ce sont des trésors, à portée de main, que vous pouvez découvrir en faisant un peu d’effort et en faisant preuve d’un peu d’assiduité.

(Al Hakam, volume 11, numéro 3, le 24 janvier 1907, page 2)