Le sermon révélé

En avril 1900, Ahmad fit son célèbre sermon d'Aïd devant une congrégation d'environ 200 participants. Ce fut un discours inspiré divinement en arabe. Les auditeurs étaient sans parole et ils s'étonnè­rent de l'aisance de ses paroles et de l'élégance de son style. Ce sermon inspiré de Dieu est connu par le nom « Khutba-Ilhamiyya » ou le sermon révélé.

En 1901, Ahmad avait publié son livre « Ijazul Masih »dont le style et la composition étaient tout à fait unique. Le premier chapitre du Coran fut le sujet d’une interprétation minutieuse. Sur la cou­verture du livre, il dit que nul ne pourra écrire un livre similaire. Il ajouta aussi que celui qui oserait prendre la plume, en défi, serait humilié. Telle était la volonté Divine. Muhammad Hussein de Bheen entreprit d’écrire un livre pour rivaliser avec celui d’Ahmad, mais une semaine après il mourut soudainement.

La prophétie concernant la peste

En 1902, la peste ravagea de nouveau les villages de l'Inde. Dès 1898 Ahmad en avait eu la révélation et avait attiré l’attention sur les ravages qu’elle pourrait causer. Dans cette période de danger, il invita les gens à accepter la vérité, à se tourner vers Dieu et à implorer Sa Grâce et Sa Miséricorde. Dieu lui avait aussi préalablement révélé que les membres de sa communauté seraient protégés contre les calamités de la peste. Lorsque cette épidémie, se répandit dans l'Inde, chaque famille, chaque village et chaque ville furent touchés. Cette maladie, l’une de plus virulentes de mémoire d’homme, eut des conséquences dramatiques pour les habitants. Pourtant les fidèles d'Ahmad en furent épargnés.

Karam Din poursuit Mirza Ghulam Ahmad en justice

En 1903, Karam Din de Jhelum poursuivit Ahmad et quelques-uns de ses disciples pour avoir prononcé contre lui des propos diffamatoires : « menteur », « faussement accusé » et « maudit ».Il expliqua que ces déclarations constituaient un préjudice moral et une atteinte à son honneur. L’affaire devait être entendue par un fanatique de l’Arya Samaj, le magistrat Chandulal. Ce dernier avait même promis publiquement aux membres de sa communauté qu'il n'accorderait aucun répit à Ahmad. Il fit intentionnellement traîner le procès et finalement décida de fixer la date du jugement. La veille du jour prévu, il fut démis de ses fonctions et transféré. Il fut remplacé par un autre juge également fanatique, Atma Ram. Lui aussi voulait humilier et déshonorer Ahmad, et avait décidé de le condamner et le jeter en prison. La femme d'Atma Ram avait fait un rêve dans lequel elle avait compris que si son mari condamnait Ahmad – une personne droite et innocente – une calamité s'abattrait sur elle. Elle raconta son rêve à son mari qui en rit.

Atma Ram lut le jugement juste avant 16 heures, le samedi 8 octobre, 1904. Il pensait avoir juste assez de temps pour lire le verdict, avant la fermeture de la cour à 16 heures. Ainsi la défense n’aurait pas le temps de régler l’amende avant la fermeture de la cour et Ahmad serait jeté en prison jusqu'au lundi suivant. Mais au moment même ou le juge déclara que l'amende était de 500 roupies, l'avocat de l'accusé posa cette somme sur la table, et le plan du juge fut déjoué. La cour d'appel fit annuler la condamnation et le juge critiqua sévèrement Atma Ram et Chandulal. Il fut mis en évidence que les paroles prononcées par Ahmad n'étaient pas diffamatoires et la défense démontra clairement que Karam Din était un menteur et un parjure. Le juge a même déclaré qu’Ahmad avait utilisé des paroles très modérées pour décrire Karam Din dont le comportement méritait des qualificatifs beaucoup plus sévères.

Comme cela avait été prophétisé, à cause de son injustice envers Ahmad, un grand malheur s’abattit sur la famille d’Atma Ram. Trois semaines plus tard, il perdit ses deux fils coup sur coup. Sa femme sombra dans le chagrin et la douleur pour cette perte irréparable causée par la décision de son mari.