Martin Clark traîne Mirza Ghulam Ahmad devant les tribunaux

La fin d'Atham avait sévèrement touché la dignité du Dr Martin Clark. Encouragé par la malveillance et son désir de revanche, il accusa Ahmad d’avoir commandité son meurtre. Il prétendit qu'Ahmad avait envoyé un jeune homme, un certain Abdul Hamid, pour le tuer. En fait, le Dr Clark et les membres de son Église s'étaient abaissés jusqu'à pousser l’adolescent à porter un faux témoignage devant la cour. Le magistrat du district, le colonel Douglas, qui avait enregistré cette plainte sérieuse et grave demanda qu’une enquête préliminaire soit effectuée par la police. Le Dr Clark s’en offusqua et chercha en vain de persuader le magistrat d'agir sans aucune investigation. Il insista sur l’urgence d’une décision en raison de sa maladie et de son intention de retourner en Angleterre dans les plus brefs délais. Malgré cela, le colonel Douglas décida de suivre les procédures normales et référa le dossier à la police. Abdoul Hamid produisit devant l'inspecteur de police le même témoignage qu’il avait fait devant la cour, mais le superin­tendant de Police décida de le convoquer pour l'interroger lui-même. Au cours de l’interrogatoire, le jeune homme fondit en larmes et avoua qu'il avait menti et n’avait fait que suivre les instructions données par les gens de la mission. La plainte fut annulée et Ahmad innocenté de l'accusation. Le colonel Douglas, expliqua à Mirza Ghulam Ahmad qu'il était libre d’intenter un procès contre Abdul Hamid et ses conspirateurs. Mirza Ghulam Ahmad répondit que le procès contre l'église chrétienne était enregistré au ciel et qu'il n'était du ressort d’aucun tribunal de cette terre. La réputation du Dr Clark fut complètement ruinée par ce jugement et ses espoirs de voir Ahmad derrière les barreaux complètement frustrés.

Dès le début du procès, Ahmad eut la vision d'un éclair venant de l'Occident qui, en atteignant sa demeure se transforma en une étoile. Dans une autre révélation, Dieu lui expliqua qu’une menace des autorités se terminera par son acquittement.

Pendant le déroulement de cette affaire, on rapporte un incident au cours duquel le colonel Douglas, très agité faisait des va-et-vient sur la plate-forme de la gare de Batala. Raja Ghulam Haider, l'interprète de la Cour, lui demanda ce qui le tourmentait. Il répondit : « Je suis très préoccupé par cette affaire. Partout où je me tourne, je vois Ahmad me rappeler : « N'abandonnez pas la justice britan­nique qui caractérise votre nation. Je sens de la jalousie dans cette accusation, et je ne sais pas comment atteindre la vérité. »