Sermons 2013

Soumission à Dieu – sermon du 14-06-2013

Baitul-Futuh-Dome-Interieur
Photo: Tanveer Khokhar - www.uk.smugmug.com/

Sa Sainteté le Calife a cité au début de son sermon du 14 juin 2013 les versets suivants tirés du Saint Coran :

وَقَالُوا لَنْ يَدْخُلَ الْجَنَّةَ إِلَّا مَنْ كَانَ هُودًا أَوْ نَصَارَى تِلْكَ أَمَانِيُّهُمْ قُلْ هَاتُوا بُرْهَانَكُمْ إِنْ كُنْتُمْ صَادِقِينَ – بَلَى مَنْ أَسْلَمَ وَجْهَهُ لِلَّهِ وَهُوَ مُحْسِنٌ فَلَهُ أَجْرُهُ عِنْدَ رَبِّهِ وَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ

Et ils disent : « Personne n’ira au paradis à moins d’être juif ou chrétien. » Ce sont là leurs vains désirs. Dis-leur : « Si vous dites la vérité, apportez votre preuve. » En vérité, quiconque se soumet complètement à Allah et dont la conduite est excellente aura sa récompense auprès de son Seigneur. Ils ne seront ni dans la crainte, ni ne seront-ils affligés. (Le Saint Coran, chapitre 2, verset 112 à 113)

Quelqu’un avait récemment exprimé au Calife ses inquiétudes au sujet du nouveau gouvernement pakistanais, notamment que celui-ci persécutera les ahmadis à l’instar des régimes précédents. Dieu seul sait connaît l’avenir, mais quelque soit la tendance [politique] du pouvoir en place, puisque la loi pakistanaise légalise la persécution des ahmadis il serait vain de s’attendre à du changement.

Nous pouvons nous faire pareils soucis si nous espérons quelque chose des pouvoirs mondains. Mais si toute notre confiance réside en Dieu – et certainement elle l’est – dans ce cas il serait futile d’espérer quelque amélioration ou détérioration de la situation avec la prise du pouvoir d’untel ou d’un autre.

Depuis que la loi anti-ahmadie a été promulguée au Pakistan tous les régimes qui se sont succédé ont persécuté les ahmadis. Cela avait débuté à l’époque du Messie Promis (a.s) : quoique que le gouvernement d’alors n’était pas directement impliqué, certains de ses fonctionnaires soutenaient les adversaires des ahmadis. Ainsi selon tous ces régimes les ahmadis ne sont pas musulmans. Ceci est la raison de cette persécution et de la liberté qu’ont les mollahs [pour tourmenter les ahmadis].

Nous n’avons pas besoin de la bénédiction d’un état quelconque ou du certificat d’untel pour être considérer comme musulman. Le véritable musulman est celui qui est considéré comme tel par Dieu. Il est celui qui annonce qu’il croit en l’unicité de Dieu et qu’il accepte le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) comme le dernier prophète de loi, et le Khataman-Nabiyyine (sceau des Prophètes). Selon cette définition les ahmadis sont, par leurs pratiques et leur croyance, de meilleurs musulmans.

Selon la constitution pakistanaise nous ne sommes pas musulmans. Ils peuvent nous persécuter comme bon leur semble, ils seront coupables aux yeux d’Allah et quant à nous, nous allons nous rapprocher de Lui. Ainsi au Pakistan une assemblée politique a légiféré sur la foi des ahmadis en déclarant que selon la loi ils ne sont pas musulmans. Et cela en dépit du fait que dans le monde les ahmadis sont en train de présenter l’Islam véritable aux autres. Certains de ceux qui sont « musulmans » selon la constitution pakistanaise sont en train de ternir l’image de l’Islam. Ceux que j’ai rencontré lors de ma dernière tournée au Etats-Unis et au Canada m’ont confié ceci : « Certes l’Islam que vous présentez est très beau, mais la majorité des musulmans vous rejettent et leurs actions sont contraires à ce que vous nous présentez. De surcroit vous insistez que les ahmadis apporteront au monde la vraie révolution islamique. Comment cela pourra-t-il se faire ? » Je leur réponds que celle-ci a déjà débuté. Des centaines de milliers de musulmans acceptent aujourd’hui l’Ahmadiyya, l’Islam véritable. Et nous allons continuer à œuvrer en ce sens tant que nous n’avons pas convaincu le monde que l’Islam est une religion qui prône la paix et que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) est le porte-drapeau de la paix et qu’aucun prophète ne lui est comparable.

{wd file=images/stories/audio/sermon_14_06_2013.mp3 name=’Téléchargez la version mp3 du sermon’}

Les extrémistes peuvent nous qualifier de non-musulmans, cela ne fait pas de différence pour nous, car par la grâce de Dieu tous les ahmadis et moi-même nous sommes de meilleurs musulmans que ceux qui ont rejeté le Messie Promis (a.s).

Ceux qui nous persécutent ternissent l’image de l’Islam, une religion qui prône la paix, la réconciliation et la fraternité. En effet, Dieu nous recommande de traiter nos ennemis avec justice comme le stipule le Saint Coran :

وَلَا يَجْرِمَنَّكُمْ شَنَآَنُ قَوْمٍ عَلَى أَلَّا تَعْدِلُوا اعْدِلُوا هُوَ أَقْرَبُ لِلتَّقْوَى وَاتَّقُوا اللَّهَ

« Et ne laissez pas l’hostilité d’un peuple vous inciter à agir autrement qu’avec justice. Soyez toujours équitables, car l’équité est plus près de la piété. Et craignez Allāh. » (Le Saint Coran, chapitre 5, verset 8)

Voilà le précepte sublime que nous présentons à ceux qui critiquent l’Islam. Nous leur faisons comprendre que le véritable musulman craint toujours Dieu et qu’il cherche tout le temps à Lui plaire.

Quelques jours auparavant s’est tenue une réception au Parlement britannique dans le cadre du centenaire de l’existence de la communauté Ahmadiyya au Royaume-Uni. Le vice-premier ministre, la ministre de l’Intérieur, sept autres ministres ainsi que quarante-deux députés étaient présents. L’assistance comprenait aussi une vingtaine de diplomates et d’autres personnalités. Je leur ai présenté l’Islam véritable à la lumière de ses préceptes et de la pratique du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Tous ont soutenu que quoique la communauté Ahmadiyya prône la paix, ils ont des soucis concernant les autres musulmans. Certains l’ont dit ouvertement et d’autres à demi-mots. Un ambassadeur a observé que mes propos lui ont pénétré au cœur. Je lui ai demandé de transmettre ce message aux autres. Et il me l’a promis en ajoutant qu’il l’avait fait dans le passé. Ainsi nos propos ont de l’effet sur les non musulmans mais ils endurcissent davantage les cœurs de pierre des mollahs. En tout cas nous ne cesserons de dissiper les malentendus que les autres répandent à propos de l’Islam.

Baitul-Futuh-Dome-Interieur

Les politiciens et les intellectuels [du Pakistan] suivront les mollahs et persécuteront les ahmadis au nom de l’Islam. C’est là leur vocation et nous allons continuer accomplir nos œuvres. Nous n’avons pas de soucis à nous faire à ce sujet et nous n’avons rien à espérer d’eux. Si les [nouveaux dirigeants pakistanais] font preuve de justice dans la gestion des affaires de l’État et s’ils arrêtent cette persécution ils seront récompensés par Dieu. Notre Dieu est avec nous et Il nous réconforte. Et Il nous protégera comme Il l’a fait dans le passé et cela en dépit des machinations terribles de l’ennemi. Dieu ne cessera de nous bénir ici-bas et dans l’Au-delà tout comme Il l’a promis.

Quelques jours auparavant un ahmadi est tombé en martyr à Karachi et un autre a été grièvement blessé à Jhelum lors d’une tentative d’assassinat. Leurs amis non-ahmadis qui se trouvaient en leur compagnie ont été touchés par balles. Que Dieu fasse qu’ils soient hors de danger et qu’Il leur accorde un prompt rétablissement. Ces attaques ne sont pas nouvelles mais Allah déclare que celui qui cherche Son plaisir et qui accomplit de bonnes œuvres sera récompensé par Lui. En tout cas ce ne sont pas ceux qui commettent des crimes au nom de la religion ou un parlement qui nous remettront un certificat pour entrer au paradis ou en enfer.

Selon le verset que j’ai cité au tout début tout ahmadi est musulman. Il y est dit que quiconque se soumet complètement à Allah et dont la conduite est excellente aura sa récompense auprès de son Seigneur. Ceux-là ne seront ni dans la crainte, ni ne seront-ils affligés.

Le Messie Promis (a.s) dit a cet effet : « Selon la langue arabe “Islam” signifie présenter une avance dans le but d’acheter quelque chose, ou de confier une tâche à quelqu’un, ou de chercher à se réconcilier avec autrui ou de laisser tomber une affaire ou une dispute.

Le sens idiomatique de l’Islam a été indiqué dans ce verset :

بَلَى مَنْ أَسْلَمَ وَجْهَهُ لِلَّهِ وَهُوَ مُحْسِنٌ فَلَهُ أَجْرُهُ عِنْدَ رَبِّهِ وَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ

C’est-à-dire le musulman est celui qui se consacre corps et âme à Dieu et qui suit ses moindres désirs ; il se dédie à Lui dans la quête de Son plaisir. Et pour la cause de Dieu il accomplit de bonnes œuvres et consacre toutes ses facultés physiques à Sa cause. En bref, dans ses croyances comme dans la pratique il se dédie entièrement à Dieu.

Du point de vue doctrinale il se considère être un objet voué à reconnaître Dieu, à Lui obéir, à l’aimer et à chercher Son plaisir.

Et dans la pratique [l’Islam signifie] accomplir de bonnes œuvres sincèrement pour la cause de Dieu avec toutes les aptitudes à sa disposition ; d’agir avec une telle ardeur, ferveur et présence d’esprit comme si l’on voyait le visage de Dieu dans le miroir de son obéissance. »

Le Messie Promis (a.s) ajoute : « Afin de se rapprocher de Dieu il faut lui être fidèle. Abraham était proche de Dieu tout comme l’annonce [le Saint Coran] :

وَإِبْرَاهِيمَ الَّذِي وَفَّى

Être fidèle envers Dieu et faire preuve de sincérité à son égard exigent une mort. Tant que l’homme n’est pas prêt à bannir les plaisirs et les attraits de ce monde, et à accepter déshonneurs, rigueurs et privations pour la cause de Dieu, il ne pourra jouir de Sa proximité.

A moins que l’on se consacre sincèrement à Dieu et à être prêt à endurer toute souffrance pour Sa cause il serait difficile de se parer de la couleur de la droiture et de la fidélité. Dieu désire [voir] des actions et seules celles-ci pourront Lui plaire. Ces actions quant à elles invitent le supplice. Néanmoins quand l’homme est prêt à souffrir pour la cause de Dieu, Celui-ci le protège de toute douleur. Débarrasser son cœur de tout autre que Dieu, le remplir de l’amour divin et être le reflet du plaisir de Dieu à l’instar de l’ombre qui suit le corps [qui la projette], faire en sorte que son plaisir soit en harmonie parfaite à celui de Dieu, tout cela n’est possible que grâce à la prière. » Chacun d’entre nous doit agir en ce sens et c’est là que nous mériteront le titre de vrais musulmans.

A la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a dirigé la prière funéraire de Mokarram Chaudhry Hamid Sami, qui est tombé en martyr le 11 juin à Karachi au Pakistan. Il était sorti de son bureau vers 18:30 et voyageait en voiture en compagnie de quelques amis quand des assaillants à motos lui ont tiré dessus. Il a reçu six balles à la tête et sur d’autres parties de son corps. Il est décédé sur le coup. Deux de ses amis ont été blessés, l’un étant dans un état critique. Le défunt avait servi à différents postes au sein de la communauté. Il a laissé derrière lui son épouse, deux filles âgées de 14 et 7 ans ainsi qu’un fils de 9 ans. Que Dieu leur accorde patience et persévérance et qu’Il exalte le statut du martyr.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication de ce résumé)