Sermon du vendredi 21 avril 2017, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Le fait que nous ayons accepté le Messie Promis (a.s.) et que nous lui ayons prêté allégeance est une grâce divine. Cela doit, d’une part, nous faire grandir dans notre foi : car si nous ne grandissons pas dans notre foi et notre certitude après avoir cru, cette foi ne servira à rien. D’autre part, sans être victime de complexe d'infériorité et sans aucune couardise, nous devons ouvertement transmettre le message de l’islam. Certains jeunes, garçons et filles, pensent qu’en raison de la situation des musulmans et des troubles qui leur sont attribués, il ne faut pas trop parler de l’islam. Certes la majorité des jeunes est très active par la grâce d’Allah : selon les rapports sur la distribution de dépliants, l’on en déduit que grand nombre y ont pris part. Or, il y a ceux qui, parfois, d’une manière ou d’une autre, sont victimes de complexe d'infériorité. Ils se disent musulmans étant donné qu’ils le sont : mais ils ne le montrent pas ouvertement, comme ils devraient le faire, tandis que les actions des autres musulmans auraient dû nous encourager à présenter au monde l’image véritable de l’islam : car la situation présente des musulmans est une preuve de la véracité de l’islam, étant donné que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait prophétisé qu’un temps viendra lorsque les musulmans vont se corrompre et qu’il y aura des troubles ; des prétendus oulémas seront responsables de cette situation. Le matérialisme aura le dessus sur les musulmans et c’est à ce moment qu’apparaîtra le Messie et Mahdi Promis. Il présentera au monde l’image véritable de l’islam et diffusera au monde son message véritable.

Nous, ahmadis, avons accepté ce Messie Promis et nous mettons en pratique les préceptes véritables de l’islam que le Messie Promis (a.s.) nous a montré et expliqué d’une très belle manière. Ainsi, il n’est point question d'être victime d’un quelconque complexe d’infériorité. D’autres, ayant subi les effets du matérialisme, se sont empêtrés davantage dans les affaires de ce monde en venant s’établir ici en Occident. Verbalement ils affirment préférer la foi à ce bas monde ; or leur conduite est contraire à cela dans la réalité. Nos frères ahmadis [d’ici] sont bien intégrés dans la société locale et font montre d’une grande courtoise à l’égard des non-musulmans. Or, ils n’ont pas atteint la norme requise dans leurs actes d’adoration et dans le respect de leurs devoirs envers Allah l’Exalté.

Les relations [entre ahmadis] ne sont pas non plus à la hauteur de la norme requise. Les titulaires de postes ne respectent pas, comme il se doit, les membres : des doléances à cet égard fusent de part et d’autre. De même, il est essentiel que les membres aient un plus grand respect à l’égard des responsables. Le Messie Promis (a.s.) n’avait pas pour seule mission d’établir une communauté afin de réformer sa doctrine : ces membres ont pour but de se réformer à tous les niveaux et de chaque manière.

Chacun d’entre nous doit, à cet égard, accomplir son introspection : tentons-nous, oui ou non, de respecter cette norme ?

La réputation de la communauté ne cesse de prendre de l’ampleur avec la construction de nouvelles mosquées en Allemagne et l'établissement de nouvelles Jama’ats. Aussi, le monde nous scrutera-t-il d’un œil encore plus critique. Il est tout à fait naturel que le monde nous connaisse davantage lorsque notre nombre augmentera et l’on nous examine de façon encore plus critique.

Cette situation exige que chacun parmi nous rehausse la condition de ses œuvres et respecte l’objectif pour lequel nous avons prêté allégeance au Messie Promis (a.s.). Je le dis et je le répète encore une fois : 99,9 % des ahmadis qui se sont établis ici n’ont pas eu leur droit de résidence en raison de leurs qualités personnelles mais en raison de [leur appartenance] à l’Ahmadiyya. De ce fait tout ahmadi qui habite ici est en soi un missionnaire silencieux de l’Ahmadiyya. Par la grâce d’Allah, en raison des bons exemples que présente la majorité des ahmadis et de leurs relations cordiales [avec leur entourage], les gens ont une bonne impression à propos de la Jama’at et en font mention à différentes occasions. Au cours de ces derniers jours l’on a organisé des cérémonies d’inauguration et de pose de premières pierres de plusieurs mosquées dans différentes villes. Lors de ces événements les citoyens [de ces villes], leurs responsables ainsi que les politiques locaux ont eu l’occasion d’exprimer leurs opinions à propos de la Jama’at. Ceci a prouvé que, par la grâce d’Allah les ahmadis de ces lieux ont fait bonne impression sur les habitants locaux. Cela dit, j’ai aussi ressenti qu’on ne leur a pas fait connaître comme il se doit les véritables préceptes de l’islam, car lorsque j’en ai fait mention, beaucoup parmi eux ont affirmé qu’ils n’en n’avaient aucune connaissance. Tous ont affirmé ouvertement que ces beaux aspects de l’islam leur étaient cachés. « L’Islam que nous connaissons est celui que nous présente les médias, » ont-ils affirmé. « Certes, nous connaissons des ahmadis et nous sommes venus ici suite à leur invitation. Or, nous avions aussi certaines appréhensions. »

Entretenir des relations personnelles avec un individu est tout à fait différent du fait de l’inviter à un événement organisé par la Jama'at et lui parler à ce propos. L’invité pense que l’ahmadi en question est son ami et qu’il est estimable à titre individuel. Or, l’on ignore leur opinion à propos de la communauté : « Ne sont-ils pas, eux aussi, des extrémistes ? » doivent-ils se demander. C’est pour cette raison que des appréhensions hantaient leurs esprits. J’ai constaté que les non-musulmans du monde entier ont cette impression générale et nourrissent pareilles appréhensions. « Que va-t-il se passer si nous participons dans cet événement organisé par des musulmans ? » se demandent-ils. « Peut-être qu’il y aura un attentat terroriste ? »

Or, ils ont pu admettre que grâce à leur présence à notre programme, ils ont réalisé que leurs opinions étaient tout à fait erronées.

En différents lieux ils m’ont dit : « En vous écoutant, nous avons compris que l’islam est une religion qui prône la paix et l’affection et qui en fait la promotion. L’on ne peut attribuer à l’islam les actions de quelques individus. »

Lors de ces différents événements organisés ici en Allemagne et ailleurs dans le monde, j’ai rencontré pareilles gens qui m’ont avoué ceci : « En vous écoutant, non seulement nos doutes et nos appréhensions à propos de l’islam ont-ils disparu, mais également si nous avons ressenti quelque intérêt pour une religion quelconque c’est bien vers celle que nous présente la Jama’at Ahmadiyya. » Durant ces derniers jours d’aucuns m’ont fait part de ces sentiments ici [en Allemagne].

Je présente ici-bas quelques exemples de ces personnes qui ont changé d’opinion après avoir entendu nos explications sur l’islam.

M. Simon Klaus était présent lors de la cérémonie d’ouverture de la première mosquée, organisée, si je ne me trompe, à Waldshut. Il a déclaré : « Aujourd’hui mon opinion à l’égard de l’islam a complètement changé. J’ai compris en ce jour le sens réel du terme « jihad ». Après cela je n’ai aucune raison d’avoir peur de ce mot. J’avais peur avant de venir ici, croyant qu’il se peut que je sois victime d’un attentat terroriste. Après avoir reçu l’invitation j’ai décidé de ne pas faire le déplacement. Par la suite, un de mes amis s’est renseigné sur la Jama’at sur Internet : il a aussi visionné quelques vidéos. Il m’a convaincu que je pouvais assister sans peur à l'événement étant donné que c’est une communauté paisible. « En dépit de cela j’avais quand même peur, » dit-il, « mais je suis reconnaissant d’avoir pu assister à l’événement, car j’ai compris que vous ne prenez pas la vie d’autrui, mais que vous l’accordez aux autres, en raison de votre sympathie à l’égard de l’humanité et des services que vous lui rendez. »

Un certain docteur Franz a déclaré : « L’Islam que j’ai vu aujourd’hui est en train de se répandre grâce à l’amour et non pas à cause de la haine. »

Après l’ouverture de la deuxième mosquée, une femme a déclaré : « Je n’ai jamais entendu de la bouche d’un autre leader musulman les paroles que j’ai entendues aujourd’hui. »

Une autre femme a déclaré : « J’ai compris aujourd'hui que l’islam est une religion qui prône la paix ainsi que la compassion ; et j’ai compris à quel point l’islam protège les droits des voisins. »

Un musulman syrien était présent à l'événement. Il a déclaré : « Ce fut pour moi un jour très émouvant. Avant de venir ici on m’avait dit – et je croyais, comme les autres – que les ahmadis ne sont pas des musulmans, que leur Coran est différent. Or, aujourd’hui j’ai compris que tout cela n’était que mensonges. Les ahmadis lisent et pratiquent le même Coran ; ils acceptent aussi le même prophète que tous les autres musulmans. Après avoir rencontré le Calife, il est fort possible que je devienne ahmadi. »

Les invités qui étaient venus ici pour la pose de la première pierre ont eu des sentiments similaires, et il en est de même des invités à Marburg.

La vice-chancelière de l'université de Marburg a déclaré : « Je suis fort émue après avoir écouté le Calife. »

J’avais expliqué dans mon allocution que l’islam nous présente le concept de deux paradis : l’un se trouvant ici-bas et l’autre dans l’Au-delà.

L’intéressée relate : « J’ai été très impressionnée par ce concept, notamment que l’on peut mériter ici-bas un Paradis qui est le précurseur de celui de l’Au-delà. J’ai appris aujourd’hui à propos de la vie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et de l’histoire de l’islam à ses débuts ainsi que les injonctions de l’islam sur le respect des droits d’autrui. Si le monde comprend tous ces points, la paix, l’affection et la fraternité régneront ici-bas. »

Celui qui rapporte ses propos disait que l'intéressée était si émue qu’elle avait les yeux en larmes, affirmant qu’elle ne pouvait en dire davantage.

C’est une femme chrétienne qui a assisté pour la première fois à une rencontre musulmane : elle ignorait peut-être tout de l’islam. Voire l’Amir Saheb me disait qu’elle n’en avait aucune connaissance et qu’il tentait de la trouver. C’était la vice-chancelière de l’université : une femme éduquée. Mais par la suite, après m’avoir écouté, elle était si émue qu’elle ne pouvait pas maîtriser ses émotions.

Ces préceptes de l’islam sont si merveilleux qu’il n’y a aucune raison pour nous d'être victimes de complexe d’infériorité.

Une dame du nom de Madame Istar a commenté : « Aujourd’hui votre Calife a répondu à toutes mes questions. Je retourne chez moi après avoir entendu de belles paroles. Or, demain quelqu’un pourra commettre un acte terroriste au nom de l’islam, ternissant ainsi son image : cela détournera l’attention des gens et ils oublieront ce message empli de paix. Voilà la peur et la peine que je ressens. »

C’est là en somme les sentiments qu’ont eu les gens. Les commentaires abondent et sont venus de toute part. Comme l’a dit cette dame, les gens oublieront ce message de paix. C’en est là une réalité, d’autant que les médias font tout pour cacher au monde la beauté de l’islam. Il nous incombe, à cet égard de diffuser ce message d’amour, de réconciliation, du respect de droits d’Allah et de Ses créatures.

Après que ces prétendus musulmans aient commis ces actes condamnables, il nous incombe de présenter les préceptes positifs. Il faudra à présent maintenir un lien permanent avec ces invités qui étaient présents pour ces événements, et avec vos contacts.

Pourquoi les gens ont-ils eu ce ressenti ? En fin de compte, nous lisons aussi le même Coran que les autres musulmans et nous accomplissons la Salat de la même manière qu’eux. Nous acceptons la même Sharia qui a été révélée au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) que nous reconnaissons comme le dernier prophète. Il y a ce ressenti tout simplement parce que nous avons accepté le Messie Promis (a.s.). Tout comme je l’ai dit, le Messie Promis (a.s.) nous a présenté l’islam véritable. Il incombe à tout ahmadi de diffuser ces véritables préceptes du Coran.

D’une part, il nous incombe d’apporter en nous des changements de conduite, et d’autre part nous devons lire la littérature du Messie Promis (a.s.). C’est là une tâche qui nous incombe, voire c’est notre responsabilité. [J’ai fait] la pose de la première pierre d’une mosquée à Marburg : parmi les invités se trouvaient nombre de professeurs et d’étudiants d’université. La vice-chancelière était aussi présente, dont j’ai évoqué les sentiments. Deux professeurs égyptiens qui enseignent l’islam et la langue arabe étaient aussi présents. Suite à mes questions, l’un des deux m’a informé qu’il enseigne la philosophie islamique. Je lui ai demandé s’il avait lu l’ouvrage du Messie Promis (a.s.) « La philosophie des enseignements de l’islam ». Il m’a répondu qu’il ne l’avait pas fait. Je l’ai encouragé à le faire, car sans cela, il ne pourra pas saisir la profondeur de la philosophie des principes de l’islam, quand bien même il tenterait d’acquérir le savoir à droite ou à gauche.

J’étais stupéfait du fait que ce fût le secrétaire national des publications l’avait fait venir avec lui : il est ou était l’élève de l’un d’eux et ils se connaissaient très bien ; mais même en sachant ce qu’il enseignait et ce qui l’intéressait, on ne lui a pas envoyé ce livre. En tout cas, je lui ai demandé de faire le nécessaire afin que ce livre lui soit remis dans les plus brefs délais. Hier, j’ai reçu sa lettre dans laquelle il m’a écrit qu’il avait bien envoyé le livre. Ce livre lui aurait dû être envoyé en langue arabe car l’on comprend mieux dans sa langue maternelle. Beaucoup d’Arabes m’ont écrit qu’après la lecture de ce livre ils ont compris la réalité du véritable l’islam ; et il en est de même pour beaucoup d’autres personnes, de parmi lesquels des chrétiens m’ont écrit que cet ouvrage a complètement changé leur vie.

Le très respecté feu Mostafa Sabet, qui était un éminent savant de la Jama’at et avait des connaissances assez approfondies, surtout concernant l’islam, disait la même chose : cet ouvrage l’avait poussé à accepter l’Ahmadiyya.

Lorsque l’on rencontre des gens éduqués, nous devons leur transmettre ce livre. Certains de nos étudiants et de nos étudiantes du niveau tertiaire pensent qu’en étudiant les anciens penseurs, les anciens savants et les anciens imams, leur connaissance s’est accrue et que personne ne peut les égaler en savoir. Ils en ont, peut-être, une grande connaissance, mais les oulémas non-ahmadis sont meilleurs qu’eux dans ce domaine. Il ne faut donc pas se dire qu’en étudiant ces écrits l’on est devenu un érudit. Si quelqu’un entretient pareille pensée il faudra qu’il s’en débarrasse. Délaissez maintenant les anciens oulémas et tournez-vous davantage vers le véritable savoir et la vraie image de l’islam présentés par le Messie Promis (a.s.). Sachez que les décisions prises par le Messie Promis (a.s.) sont à présent celles à suivre, et les commentaires qui ont été écrits par les Califes, basés sur les ouvrages du Messie Promis (a.s.), sont à présent les véritables commentaires. Lisez-les et augmentez vos connaissances par l’entremise de ces derniers.

Le Messie Promis (a.s.) a été envoyé en tant que Juge et Arbitre : nous devons toujours avoir cela à l’esprit. Tout ce qu’il a écrit est à présent la seule vérité et la réalité de l’islam. Ne pensez donc pas que vous êtes devenus des érudits en étudiant les livres des soi-disant oulémas, des penseurs ou des imams du passé. Vous ne serez point érudits tant que vous n’avez pas étudié les ouvrages du Messie Promis (a.s.).

Lorsque Dieu a envoyé le Messie Promis (a.s.) afin de réformer les gens, Il lui a aussi accordé la connaissance requise pour ce travail. Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Celui qui croit doit s’efforcer à pousser sa croyance vers la certitude et ne doit pas se vautrer de nouveau dans le doute. N’oubliez pas que le doute n’est pas avantageux. Dieu déclare : Assurément, la conjecture ne peut servir en aucune façon de substitut à la vérité. Il déclare que la certitude est l’unique chose qui puisse permettre à l’homme de connaître le succès ; sans celle-ci, rien ne peut être atteint. Si l’homme commence à douter de chaque chose de ce monde, il ne pourra y vivre un seul instant. »

Le Messie Promis (a.s.) explique, en présentant un exemple, qu’il se peut que la personne arrête de boire de l’eau la pensant contaminée, refusant de même la nourriture des marchés, craignant qu’elle ne soit empoisonnée. Mais comment pourrait-elle alors survivre ?

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « C’est un exemple tout simple. L’homme peut en profiter dans la sphère spirituelle. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Réfléchissez et prenez la décision de votre propre chef. Si quelqu’un doute de quelques-unes de mes décisions ainsi que mes actions après avoir prêté le serment d’allégeance sur mes mains et après m’avoir choisi en tant que Messie Promis, Juge et Arbitre, pensez-vous qu’il ne devrait pas se préoccuper de sa foi ? »

Il déclare que la croyance ternie de doutes et de conjectures ne peut avoir de bonnes conséquences. Mais si vous avez accepté de tout cœur que Messie Promis est bel est bien le Juge Juste, vous devez alors vous soumettre à tous ses commandements et actions. Il faudra suivre ce qu’il dit en gardant le silence et honorer ses décisions afin que vous soyez parmi ceux qui respectent et honorent les paroles du Saint Prophète (s.a.w.).

Il ajoute : « Le témoignage du Saint Prophète (s.a.w.) est suffisant. Il nous réconforte en disant : Il sera votre imam (le Messie Promis qui vient), il sera votre imam et sera le Juge Juste. » Si cela ne vous satisfait pas quand le serez-vous ? »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Il n’est pas correct et cela ne peut en aucun cas être bénéfique pour vous que votre croyance soit mêlée à des conjectures. Si je ne suis pas véridique, allez à la recherche d’un autre véridique. Mais n’oubliez pas qu’à cette époque vous n’arriverez pas à en trouver un autre. Si vous n’en trouvez pas – et vous n’allez jamais pouvoir en trouver – je ne demanderai alors que [la reconnaissance du] statut qui m’a été accordé par le Saint Prophète (s.a.w.). Ceux qui me rejettent et ceux qui m’accusent ne m’ont pas reconnu. Celui qui a fait serment d’allégeance sur ma main mais qui soulève d’autres critiques est encore plus malheureux : car il est aveugle même après avoir tout vu. »

C’est très grave de croire et d’entretenir des doutes, de devenir aveugle même en voyant tout : l’on devient ainsi un plus grand pécheur.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : «Lorsqu’on vit dans le même milieu l’on ne reconnaît pas le statut d’autrui. Tout comme Jésus l’avait dit, « Nul n’est prophète en son pays. » L’on peut en déduire qu’il avait beaucoup souffert aux mains de ses concitoyens. C’est donc là une pratique que l’on voit à l’égard des prophètes : nous ne pouvons nier l’existence de ce phénomène. »

D’aucuns critiquent la Jama'at Ahmadiyya ou le Messie Promis (a.s.) en disant : les oulémas de leur pays les ont rejetés et ont décrété que les ahmadis ne sont pas des musulmans. Les Arabes ainsi que ceux qui appartiennent à d’autres nations partagent cette opinion. Cet argument est suffisant pour leur répondre : tout prophète suscité a été rejeté par son peuple.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Tout ce que j’ai dû entendre de mes adversaires était en accord avec cette pratique [divine]. »

L’opposition est en réalité l’un des signes de véracité du prophète et du Messie Promis (a.s.) : car telle est la Sunnah (pratique) de Dieu.

[Allah] a déclaré qu’aucun Messager ne leur est venu sans qu’ils ne se soient moqués de lui.

Le Messie Promis (a.s.) déclare, en parlant de ses opposants : « Hélas ! S’ils étaient venus auprès de moi avec une intention pure, j’aurais pu leur montrer le Dieu qui m’a été montré. Ce Dieu leur aurait octroyé Sa grâce et je les aurais fait comprendre ; mais ils ont agi avec une réticence avare et jalousie. Comment puis-je à présent leur faire comprendre ? »

Mais nous qui l’avons accepté devons tisser un lien avec ce Dieu et ne pas sombrer dans le matérialisme : car ce monde est éphémère. Nous devons nous préoccuper à propos de ce que nous envoyons en avant pour l’Au-delà. Il déclare que lorsque l’homme est sincère dans sa recherche de la vérité, il est apte à prendre n’importe quelle décision. Mais lorsque l’intention est mauvaise et les paroles mensongères alors rien ne peut se faire.

Il déclare : « Dans Hujaj al-Kiramah, selon Ibn Arabi lorsque le Messie Promis viendra on le traitera d’imposteur et d’ignorant. On l’accusera même d’avoir effectué des changements dans la religion. C’est précisément ce qui est en train de se passer maintenant. On m’accuse de telles choses. L’homme pourra se débarrasser de ces doutes uniquement lorsqu’il sort de son propre cercle de réflexion et qu’il arrête de mettre en avant ses propres interprétations. Il faut qu’il mette tout cela de côté et qu’il se demande si cette personne est véridique ou pas. »

Vérifiez cela et préoccupez-vous de cela ; et ensuite priez à Dieu et demandez-lui s’il est véridique ou pas.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Sans doute certains points sont difficiles à comprendre mais ceux qui croient au messager doivent attendre avec positivité, patience et persévérance ; après quoi, Dieu leur dévoilera la vérité. »

Le Messie Promis (a.s.) explique : « À l’époque du Saint Prophète (s.a.w.) les compagnons ne lui posaient pas des questions : ils attendaient que quelqu’un d’autre pose une question afin qu’ils puissent en profiter. Ils restaient assis, la tête baissée et n’avaient pas le courage de poser des questions. D’après moi, la meilleure méthode c’est que l’on reste respectueux ; celui qui ne comprend pas les exigences du respect dû au prophète, et ne les adopte pas, risque d’être anéanti. »

Il nous a donc conseillés de ne pas nourrir des doutes et de ne pas poser non plus des questions pour rien.

Tout d’abord nous ne devons en aucun cas ressentir quelque complexe d’infériorité, tout comme je l’ai déjà dit. Si des anciens savants et érudits avaient une opinion, celle-ci n’a aucune valeur devant celle du Juge et Arbitre [qu’est le Messie Promis (a.s.)], s’il a présenté son propre point de vue ou a pris une décision. Ces érudits ont travaillé en faveur de l’islam à leur époque respective et ont certes rendu de grands services : ils ont tenté, au mieux de leurs capacités, de prendre soin de l’Oummah musulmane. Or, à présent, le Khatam-ul-Khulafa, le Khatam-ul-Awliya, le Réformateur des derniers temps et le Juge et Arbitre est arrivé : la vérité se trouve uniquement dans ses décisions, dans sa connaissance et dans ce qu’il nous a dit à propos de l’islam : tout autre chose n'est que mensonge. Nous devons appliquer ces principes après avoir accompli la bai’ah : n’oublions pas que c’est cet islam que le monde admire désormais. J’ai mentionné la raison pour laquelle les gens l’apprécient : nous présentons l’islam que nous a enseigné le Messie Promis (a.s.). J’ai fourni plusieurs exemples et il y en a encore beaucoup.

Comme je l’ai dit, nous ne devons pas oublier que la lecture des ouvrages que le Messie Promis (a.s.) nous a laissés nous présente l’islam véritable. Lisez-les et offrez-en à ceux avec qui vous avez une amitié franche, aux âmes sincères. Il est important de leur accorder ces ouvrages, et nous devons présenter des références tirées de ces ouvrages lorsque nous sommes confrontés à des problèmes quotidiens : cela est très important. Il est donc essentiel que chaque ahmadi profite de ces ouvrages du Messie Promis (a.s.) et qu’il les propage également. Nous ne devons pas nous soucier de ce que dira le monde ou les non-musulmans à notre propos.

Les Prophètes et les personnes envoyées par Allah l’Exalté ne viennent que lorsque dans le monde une préséance est accordée aux choses mondaines, et que débute le déclin de la religion, lorsque la majorité des gens deviennent mondains et mettent de côté le culte. Ceux qui sont envoyés par Dieu ont alors pour mission de les ramener sur le droit chemin.

En acceptant le Messie Promis (a.s.), nous avons pris la responsabilité de réformer le monde. Il y aura forcément des oppositions. Les gens mondains ont créé des lois servant leurs avantages mondains et leur amusement. Si ces lois vont à l’encontre des commandements divins, nous devons alors réformer les gens tout en respectant ces lois, et nous devons leur montrer le droit chemin. Il ne faut avoir aucun complexe d’infériorité ou aucune crainte ; nous devons faire notre travail avec sagesse. Ce qui est mauvais, et qui a été décrété par la religion comme étant mauvais, nous devons également le considérer comme mauvais. Il faut que chaque ahmadi ancre cela dans son esprit.

Le Messie Promis (a.s.) avait enseigné aux gens de son époque de ne pas poser trop de questions, car cette habitude ne reflète pas une obéissance parfaite. Lorsqu’il répondait aux réponses d’autres personnes, cela permettait aussi de conforter ceux qui avaient déjà cru.

Les Prophètes détiennent un tel savoir du langage corporel humain qu’ils répondent aux questions des gens en sachant ce à quoi ils pensent exactement.

Si certains invités me disent, à moi qui suis un humble serviteur du Messie Promis (a.s.), que mon discours a permis de répondre à l’ensemble de leurs interrogations, imaginez alors ce que cela donnerait pour un prophète qui a une grande connaissance du langage corporel, et qui répond pour cette raison en détail aux questions. Il ne faut donc pas penser qu’il n’y a pas de réponse. Il y a des réponses. Les personnes qui croient, doivent également élever leur degré d’obéissance. Le premier Calife montrait une obéissance totale envers le Messie Promis (a.s.) ; une chose que le Messie Promis (a.s.) reconnaissait. Il est rapporté que lorsque le premier Calife siégeait dans les assemblées du Messie Promis (a.s.), il gardait toujours la tête baissée, il ne parlait pas, ne posait pas de questions. Lorsque des personnes posaient des questions il profitait alors lui aussi des réponses, il prenait des notes, il écoutait attentivement les paroles du Messie Promis (a.s.) et en profitait. Gardez à l’esprit, comme je l’ai dit précédemment, qu’il est faux de penser que l’islam ne répond pas à certaines questions : il y a une réponse à chaque question en Islam. Le Messie Promis (a.s.) a répondu à toutes sortes de questions dans ses livres et dans ses discours. C’est pour cette raison que j’ai mentionné, et je le répète, qu’il faut prendre l’habitude de lire. Nous avons grandement besoin de lire afin de prouver la supériorité de l’islam. Nous trouverons dans la littérature du Messie Promis (a.s.) les réponses aux sujets des cas de jurisprudence, des questions de tous les jours, et aux points controversés de la connaissance religieuse. Les Califes ont davantage expliqué tous ces points. Il faut donc prêter une attention particulière à cela. Lisez-les et réfléchissez à ce propos.

Le Messie Promis (a.s.) a constamment prodigué des conseils à sa communauté, et lui a expliqué comment elle doit être, et comment doit être la foi de ses membres. Je vais présenter des paroles du Messie Promis (a.s.) à ce sujet, afin que nous puissions tous être à la hauteur de notre serment d’allégeance. En prodiguant un conseil très important à sa communauté, le Messie Promis (a.s.) dit : « Nous sommes dans une époque de déclin. Différentes formes de Shirk (polythéisme), d’innovations et de maux ont vu le jour. Lorsque nous déclarons lors du serment d’allégeance que nous donnerons préséance à notre foi sur le monde, il s’agit d’une déclaration faite devant Dieu. Il faut avoir à l’esprit qu’il s’agit d’une déclaration faite devant Dieu. Il faut maintenant s’y tenir jusqu’à la mort, sinon vous n’aurez pas réellement fait d’allégeance. Si vous y restez attachés, alors sachez qu’Allah l’Exalté vous bénira aussi bien sur le plan spirituel que mondain. »

Il continue : « Faites preuve de Taqwa conformément au souhait d’Allah. L’époque est périlleuse. Le courroux divin se manifeste. Celui qui se conformera au souhait d’Allah l’Exalté, fera preuve de miséricorde envers sa propre personne, sa famille et ses enfants. »

En prenant en considération l’état actuel du monde qui se détériore, tout le monde doit grandement se tourner vers Allah l’Exalté. Il continue : « Quand on a faim et que l’on ne mange pas à satiété, l’on reste affamé. Est-il possible que l’on soit rassasié en ne mangeant que des miettes ? Certainement pas. Si l’on ne consomme qu’une goutte, cela ne sauvera certainement pas : l'assoiffé mourra malgré cette goutte. Tant qu’il n’avalera pas et ne boira pas ce qui est le minimum vital, il ne pourra pas être sauvé. »

Il faut manger un minimum vital afin de rester en vie.

Il continue : « Il en est de même pour ce qui est de la religion de l’homme. Tant qu’il n’est pas rassasié en religion, il ne peut survivre. Il nous faut être autant motivé par la spiritualité, la Taqwa, et l’obéissance des commandements divins, que nous le sommes pour manger ou boire afin de faire dissiper la sensation de faim et de soif. »

Il ajoute : « Il faut toujours avoir à l’esprit que le fait de rejeter certains commandements divins revient à rejeter l’ensemble de Ses ordres. Si une part est réservée à Satan et l’autre à Allah l’Exalté, il faut alors savoir qu’Allah l’Exalté n’apprécie guère de partenariat. Ce mouvement (l’Ahmadiyya) a pour but d’amener les gens vers Allah l’Exalté. Même si le fait de venir vers Dieu est difficile, et que cela exige une sorte de mort, finalement, la vie se trouve en Lui. Celui qui retire de lui sa partie satanique, il devient béni, et sa bénédiction se projette partout dans son foyer, sur sa personne, et dans sa ville. Mais s’il reste en lui une partie satanique alors il sera privé de bénédictions. Tant que le serment n’est pas mis en pratique, il ne vaut rien. Si vous proférez des paroles devant une personne, mais n’en traduisez rien dans la pratique, elle ne sera pas contente. Il en est de même pour Dieu : Il est le plus fier des fiers. Est-il possible que d’une part vous Lui obéissiez et d’autre part vous obéissiez à ses ennemis ? Ceci est de l’hypocrisie. L’homme ne doit pas faire attention à ce que disent les gens ; qu’il s’y attache jusqu’à sa mort. »

Le Messie Promis (a.s.) continue : « Il y a deux sortes de péchés : le premier est le fait d’associer quelque chose à Dieu, de ne pas reconnaître Sa Grandeur, d’avoir des manquements dans Son adoration et Son obéissance. Le deuxième type de péché est de ne pas être bienveillant envers Ses créatures, de ne pas s’acquitter de nos devoirs à leur égard. Il faut se protéger des deux types de péchés. Restez fermes sur votre obéissance envers Dieu. Restez cramponnés au serment que vous avez fait lors de la Bai’ah. Ne faites pas souffrir l’humanité. Lisez attentivement le Saint Coran. Lisez attentivement le Saint Coran et mettez-le en pratique. Évitez les assemblées où les gens se moquent [des autres], les assemblées indécentes, et celles où on s’adonne au Shirk. Soyez constants dans vos cinq prières quotidiennes. N’ignorez aucun commandement divin. Soyez physiquement propre, et gardez votre cœur pur de toute rancœur, animosité et jalousie. Voilà ce que Dieu attend de vous. »

Maintenant, il faut que chacun de nous fasse son introspection, qu’il évalue à quel point il a évité les assemblées indécentes et celles qui éloignent de Dieu. De nombreuses personnes disent qu’elles croient en un Dieu Unique, qu’elles ne participent pas aux assemblées dans lesquelles les gens s’adonnent au polythéisme. Mais gardez à l’esprit qu’Internet, la télévision, ou toute chose ou assemblée qui vous font oublier la prière et l’adoration, sont une assemblée de polythéisme.

Il faut donc que vous fassiez votre introspection de façon approfondie. Le Messie Promis (a.s.) a particulièrement attiré notre attention sur le fait d’être constant dans les cinq prières quotidiennes, et il faut les observer en congrégation régulièrement et à l’heure. J’ai analysé cela et ici aussi je vois de nombreuses lacunes. Lorsque des personnes me demandent de prier pour elles, je leur demande si elles prient aussi elles-mêmes, et si elles font les prières régulièrement, mais j’obtiens souvent des réponses négatives. Elles disent qu’elles essaient de le faire. Si la personne qui demande des supplications pour elle n’a pas elle-même un enthousiasme pour prier afin d’éloigner sa douleur, alors comment est-il possible que l’autre soit enthousiaste pour faire des supplications pour elle ? Si vous faites vous-mêmes des supplications pour vous, les prières des autres personnes aideront alors également, et c’est ce qui nous a été enseigné par le Saint Prophète (s.a.w.). Comme je l’ai déjà mentionné brièvement, en ce qui concerne les maux de la société, on peut voir que chez certaines personnes les degrés d’amour et de fraternité ne sont pas aussi élevés que ce qui est attendu, et on voit au contraire qu’elles s’adonnent à l’animosité, la jalousie et la rancœur. Il est très important que nous fassions notre introspection. Ne jugez pas les autres, occupez-vous de votre réforme, faites votre analyse. Lorsque vous vous réformerez, les mauvaises pratiques disparaîtront. Personne ne peut attester qu’il est entièrement pur. Nous devons toujours demander pardon pour nos manquements et nos erreurs.

Qu’Allah nous permette à tous de le faire, et d’être à la hauteur du serment d'allégeance prêté au Messie Promis (a.s.).


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)