Sermon du vendredi 10 février 2017, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

On constate fréquemment en ce monde que les gens s’empêtrent de plus belle dans le matérialisme. Il y a un emballement [et] une course [effrénée] pour l’acquisition des biens matériels. Dieu et la religion ont, quant à eux, une importance secondaire. Voire, un nombre croissant de gens avides de ce monde nient tout bonnement l’existence d’Allah l’Exalté et considère que la religion est futilité ; qu’Allah nous en préserve !

Or, en pareil temps, il est aussi ceux qui sont en quête de Dieu et de la religion qui mènera à Lui. Ces gens désirent nouer une relation avec Lui et connaître la vraie religion. Ils souhaitent découvrir la vraie foi afin de s’y joindre : d’où leurs supplications et leur émoi. Allah guide certainement vers le droit chemin la personne pieuse qui s’évertue, le cœur en émoi, en ce sens. Par différents moyens, Allah lui accorde la sérénité ainsi que les aptitudes à comprendre la vraie religion ; Il renforce sa foi et sa certitude.

Suite à Sa promesse, Allah a envoyé le Messie et le Mahdi Promis (a.s.) – le serviteur dévoué du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) – en notre ère afin de [nous] rapprocher d’Allah et de nous expliquer Sa religion. Dieu invite le monde à prêter allégeance au Messie Promis (a.s.) afin qu’Il puisse étancher sa soif véritable, afin qu’il trouve la sérénité et la voie qui mène à Allah l’Exalté. Il invite le monde afin qu’il puisse saisir la portée réelle de ses actes d’adoration, afin que ses prières soient exaucées.

Comme je l’ai dit, par différents moyens, Allah guide vers la vérité ceux qui souhaitent [ardemment la découvrir] et Il renforce leur foi. Le passé ainsi que le présent de la djama’at Ahmadiyya regorgent de tels récits. D’ailleurs tous les jours, dans tel village, telle ville ou tel pays du monde se déroulent pareils événements, qui, d’une part, accroissent et renforcent la foi de ceux qui sont fraîchement guidés et qui se sont joints à la djama’at du Messie Promis (a.s.) et d’autre part ces évènements renouvellent et renforcent la foi des anciens ahmadis et ceux qui sont ahmadis de naissance.

Aujourd’hui j’évoquerai certains récits ou expériences de ceux qui ont été guidés uniquement par la grâce de Dieu.

L’Amir Saheb de la Gambie relate ceci : « La sœur Kani Fati est une dame âgée de 65 ans habitant dans un village du district Niamina Est de la Gambie. Elle souffre du pied depuis les dix dernières années et n’avait nulle part trouvé quelque traitement [pour la soulager.] Elle n’arrivait pas à marcher en raison de sa maladie. Elle était partie se faire traiter loin de son village dans la région de Bansang. Là-bas elle put, par hasard, écouter mon sermon qui était diffusé sur la MTA.

Quand elle retourna dans son village, on l’informa dans un songe qu’elle devait suivre le personnage qu’elle avait vu à la télévision, car il lui indiquera la voie juste et menant au salut. Elle fit la bai’ah après ce rêve. Selon l’Amir Saheb, la dame raconte que la douleur de son pied diminuait [de jour en jour] après sa bai’ah. Ceci a accru davantage sa foi et à présent elle prêche le message de l’Ahmadiyya dans tout le village. Elle raconte aux gens comment elle fut guérie grâce aux bénédictions liées à sa conversion à l’Ahmadiyya.

Allah guide, par des moyens fort merveilleux, ceux qu’Il souhaite sauver en raison de leurs bonnes œuvres ou parce qu’une de leurs bonnes actions l’a plu. Un homme de ce monde pourra avancer que c’était une villageoise ignorante et illettrée, victime de sa propre imagination. Les gens de ce monde considèrent comme ignorants ceux à qui Allah accorde le trésor de la foi, une foi qu’Il renforce par la suite.

Le Burkina Faso est un pays francophone situé à la lisière du désert du Sahara. Voire une partie de ce pays se trouve dans le Sahara. Voyons comment Allah l’Exalté guide un habitant d’un tout petit village de ce pays, qui est d’ailleurs, lointain.

Le missionnaire en charge relate qu’un ami du nom de Sawado, de la région de Léo, a accepté l’Ahmadiyya après la Jalsa Salana de l’Allemagne. Il relate qu’il écoutait régulièrement la radio Ahmadiyya. Étant un membre influent du village, il réservait un bon accueil à toute délégation ahmadie qui venait pour le tabligh. C’était lui, d’ailleurs, qui organisait leur prédication. Il n’était pas ahmadi, mais sympathisait avec eux. Il raconte que lorsque les théologiens islamiques ont eu vent de [ses relations avec les ahmadis], ils sont venus lui dire ceci : « N’écoute plus la radio Ahmadiyya et ne côtoie plus les ahmadis, sinon ils vont te faire perdre la foi en Islam. »

Il relate : « Suite aux propos des imams, j’ai cessé de rencontrer les ahmadis et d’écouter la radio Ahmadiyya. Par hasard, quelque temps après, lorsque je retournais d’un voyage, je suis entré dans une mosquée pour accomplir la prière. C’était une mosquée située dans un tout petit village. La Salat [en congrégation] étant déjà en cours, je me suis empressé à faire mes ablutions. Un individu est entré dans la mosquée et m’a informé que c’est un village peuplé d’ahmadis et la mosquée leur appartient. En entendant cela, je me suis dit que j’étais dans un beau pétrin, moi qui faisais tout pour éviter les ahmadis depuis fort longtemps. J’ai commencé à faire mes ablutions lentement afin que je puisse prier séparément après la fin de la prière [en congrégation]. »

En tout cas, il a dû prier dans cette mosquée. Peut-être qu’une de ses œuvres avait plu à Allah l’Exalté et que c’est pour cette raison qu’il a été contraint de prier dans notre mosquée.

Il relate : « La même nuit, j’ai vu dans un songe une grosse foule et j’écartais les gens afin d’avancer. Devant, j’ai vu un homme debout entouré de milliers de gens qui étaient aussi debout. J’ai demandé à quelqu’un de m’informer quant à l’identité de celui que la foule entourait. Il m’a répondu : « C’est celui que tu devais écouter, mais les imams t’avaient écarté du droit chemin. » Je me suis réveillé instantanément. Ce rêve a eu un tel effet sur moi que j’ai renoué mes relations avec les ahmadis. J’ai téléphoné un jour au centre [de la communauté] pour informer le missionnaire que je souhaitais faire la bai’ah. Il m’a demandé de venir au centre tel ou tel jour. Quand j’y suis parti à la date convenue, j’ai vu tout le monde assis devant l’écran du téléviseur. Quand je me suis avancé, j’étais fort surpris de voir la scène qui se déroulait sur l’écran : j’avais vu la même chose dans mon rêve. Le missionnaire m’a informé : « C’est la dernière session de la Jalsa Salana et notre Calife y prononce son discours. » J’ai dit au missionnaire que je voulais, sur-le-champ, prêter le serment d’allégeance. Je jure par Dieu que c’étaient la même personne et la même scène que j’avais vues dans mon songe. »

Par la grâce de Dieu, cet individu ainsi que les membres de sa famille sont ahmadis. Et il est en train de prêcher le message de l’Ahmadiyya aux habitants de son village. »

Sans nul doute, celui qui est passé par cette expérience personnelle et qui a profité de la direction d’Allah l’Exalté grandira constamment dans sa foi. D’aucuns m’écrivent pour m’informer que personne ne pourra ébranler leur foi en raison de la sérénité qu’Allah l’Exalté leur accorde et des signes qu’ils ont vus avant de faire la bai’ah et d’avoir embrassé l’Ahmadiyya. « Nous n’avons pas besoin d’autres arguments », disent-ils.

Or, d’aucuns sont si entêtés dans leur hostilité qu’ils ne souhaitent écouter aucune parole rationnelle. D’autres ne sont pas arrogants et, dans une certaine mesure, sont imbus d’humanité. On doit dire plutôt qu’ils ont une grande humanité. Ceux qui ne sont pas arrogants et qui ont de l’humanité reçoivent la direction de la part d’Allah l’Exalté. S’ils profitent de cette direction, ils hériteront les faveurs divines.

Il y a un incident similaire qui s’est passé avec un Syrien. Il était, auparavant, très hostile [envers la djama’at]. Afin de comprendre la vérité, il s’est dit qu’il demandera à Allah l’Exalté de le guider. Voire on l’a poussé à le faire et il a reçu cette direction de la part d’Allah l’Exalté.

M. Ahmad, qui est d’origine syrienne, raconte ceci : « Je côtoyais les ahmadis. Je les rencontrais à l’extérieur ou des fois ils venaient chez moi. J’étais d’accord avec une grande partie de leurs opinions, sauf sur la question de la mort de Jésus. La raison était que j’attendais, depuis fort longtemps, la descente du Messie du ciel afin de me joindre à son armée pour libérer la maison sacrée [de Jérusalem] : c’était là mon ardent désir. Mon rêve de jihad fut réduit à néant en entendant parler de la mort de Jésus. Si le Messie ne descend pas du ciel, comment vais-je accomplir le jihad ? Un jour certains ahmadis étaient chez moi, parmi lesquels, M. Mo’taz Qazaq. Quand on a commencé à parler sur la mort de Jésus j’ai dit aux ahmadis : « Je vous demande, pour la cause de Dieu, de ne plus évoquer la mort de Jésus en ma présence ou chez moi. »

M. Qazaq m’a répondu : « J’ai aussi une requête à faire : demandez à Dieu de vous guider concernant cette question. »

Sa suggestion me plaisait ; dans la soirée j’ai prié les yeux en larmes dans mes prosternations face à Dieu. J’ai rêvé cette nuit que je voyageais vers un lieu élevé : en cours de route j’ai rencontré coin de terrain instable et j’avais l’impression, en y plaçant les pieds, que j’allais glisser dans une profonde crevasse. En cet instant de grand péril, une personne m’a soulevé par les épaules. Elle m’a dit : « Abou Mousa (c’était la kounya ou le surnom de M. Ahmad) ne passe plus par ici ! Sois certain que Jésus (a.s.) est mort ! Continue à suivre ta voie ! »

Quand je me suis réveillé, j’ai téléphoné à mon frère ahmadi, lui faisant part que je voulais partir chez M. Mo’taz. Quand je suis entré chez lui je me suis arrêté bouche bée devant un portrait sur le mur. Je lui ai demandé qui était cette personne et il m’a répondu que c’était le Messie Promis (a.s.), l’Imam Al-Mahdi. Dès que j’ai entendu cela, je lui ai dit que je voulais faire la bai’ah tout de suite, car la personne sur la photo accrochée au mur de la chambre est la même qui, dans le rêve, m’avait attrapé par les épaules pour me faire sortir du bourbier et qui m’avait informé que Jésus (a.s.) était décédé. »

Comme je l’ai mentionné, Allah l’Exalté nous permet de comprendre la religion et d’atteindre la vérité par différentes voies : parfois à travers des rêves, parfois par la prédication. Certains acceptent l’Ahmadiyya, le véritable Islam, après avoir obtenu un livre ou de la littérature ahmadis traitant des authentiques préceptes de l’Islam. D’autres l’acceptent après avoir été impressionnés par les qualités morales d’un ahmadi. Aujourd’hui, il y a également de nombreuses personnes qui se joignent à l’Ahmadiyya après avoir connu l’Islam authentique par l’entremise de la MTA.

Le missionnaire du Bénin écrit : « Le chef d’une région était un animiste. On lui prêcha [le message de l’Ahmadiyya] et il devint ahmadi et commença à pratiquer l’Islam authentique. Son cœur, qui naguère était le siège de l’idolâtrie, se prosternait à présent devant le Dieu Unique. De plus, il invitait les musulmans de la région vers le véritable Islam. Ainsi, lorsqu’un jour une mosquée fut inaugurée dans la région, il prononça une allocution dont je citerai une partie en ses propres mots. Ce chef, qui était idolâtre, et qui devint musulman, déclara :

« Je ne comprends pas pourquoi les [musulmans] non-ahmadis s’opposent à la communauté Ahmadiyya. Aujourd’hui c’est la communauté Ahmadiyya qui est en train de propager le message de l’Islam jusqu’aux confins de la Terre. »

Il ajouta : « Un an de cela j’étais un idolâtre et j’étais même le roi des idolâtres. Mais lorsque le missionnaire de la communauté Ahmadiyya a changé ma manière de voir les choses, en me montrant le vrai visage de l’Islam, je me suis alors converti à l’Islam. Si la communauté Ahmadiyya est en train d’attirer les chrétiens et les idolâtres vers l’Islam, en quoi cela vous blesse-t-il ? » Il continua : « Cette mosquée est ouverte à tous. Si un chrétien y vient adorer Dieu il n’en sera pas empêché. Abandonnez votre opposition et entrez pour voir. Ici vous ne recevrez que des leçons d’amour, de paix, et de fraternité. La communauté Ahmadiyya ne souhaite que le bien-être du monde ! »

Il ajouta : « J’ai envie de construire une maison à côté de la mosquée pour informer tous les passants que la communauté Ahmadiyya est l’Islam authentique. »

D’une part, il y a des leaders et oulémas qui favorisent les divisions et propagent le désordre au nom de l’Islam. Ils font preuve d’arrogance. Ils font tuer des musulmans par d’autres musulmans pour [satisfaire] leur ego. D’autre part, on voit qu’Allah, après avoir apprécié une bonne action d’un idolâtre ou après avoir répandu Sa grâce sur lui, l’érige pour enseigner, à ceux qui prétendent suivre l’Islam, les véritables enseignements de cette religion et la manière de se protéger du désordre.

Voici les actions d’Allah l’Exalté : si une personne est humble, alors Il répand Sa grâce sur elle. Mais si elle est arrogante, elle aura beau prier des millions de fois, faire des millions de supplications, croire qu’elle est pieuse et accomplir le Pèlerinage : elle n’obtiendra pas, pour autant, la direction de la part d’Allah.

Lorsque les gens prêtent le serment d’allégeance au Messie Promis (as), et goûtent au plaisir du véritable Islam, des changements se manifestent en eux. Allah l’Exalté les guide, leur niveau de sacrifice augmente considérablement. À ce sujet un missionnaire a écrit :

« Lors d’une tournée au Cameroun, un militaire retraité a prêté le serment d’allégeance et s’est joint la communauté Ahmadiyya. Il appartenait à la tribu Bamoun, dont le Sultan avait participé, l’année dernière, à la Jalsa du Royaume-Uni. »

Le missionnaire m’a écrit il y a un an de cela : donc cet événement date de deux ans.

Il continue : « Quand j’ai entrepris une nouvelle tournée au Cameroun, j’ai rencontré de nouveau cette personne. Elle m’a dit qu’elle souhaitait offrir un terrain à la Communauté pour la construction d’une mosquée. »

Le missionnaire continue : « Je suis parti voir le terrain avec le président de la djama’at. Nous avons constaté qu’il avait déjà fait construire des fondations : une construction était en cours et les soubassements étaient déjà présents. Il souhaitait faire construire une maison. » Le militaire à la retraite a raconté : « Mon père, qui est maintenant décédé, m’est apparu en songe et m’a demandé de bâtir une mosquée sur ce terrain au lieu d’y construire ma maison. Ainsi, j’ai décidé d’offrir à la communauté le terrain et la construction que j’ai commencée, afin que la communauté puisse y bâtir sa mosquée. » Il s’agit d’un très grand terrain, d’environ 1000 mètres carrés. Il a déjà transféré le terrain au nom de la djama’at et Insha Allah la mosquée sera construite.

Je vais relater un récit montrant comment Allah l’Exalté a exaucé les prières d’une personne qui habitait dans un endroit très reculé et qui avait une réelle sympathie pour l’Islam, en lui envoyant un missionnaire ahmadi pour lui transmettre les véritables préceptes islamiques. Un moallim de la Côte d’Ivoire écrit : « Une personne nommée M. Saidou habite à Yaokoro, un village éloigné dans la région d’Abengourou en Côte d’Ivoire. Il a relaté que l’Islam s’était implanté dans son village grâce à son grand-père. Mais peu à peu les gens s’étaient éloignés de l’Islam, jusqu’au point où il ne restait que le nom de l’Islam, comme c’est souvent le cas chez les musulmans. »

M. Saidou a ajouté qu’il priait souvent qu’Allah fasse en sorte que les gens du village suivent les véritables enseignements islamiques. Alors qu’il priait en ce sens au début du mois béni du Ramadan de l’année 2016, il dit qu’il eut les larmes aux yeux. Il fit des supplications emplies de tristesse. Un ou deux jours plus tard un missionnaire de la communauté Ahmadiyya vint dans son village et présenta [le message de] la communauté. Il raconte que sa foi avait accru en voyant venir dans son village très reculé une personne avec le message de la renaissance de l’Islam.

Lors de la visite de ce missionnaire, 55 personnes embrassèrent l’Ahmadiyya. M. Saidou ajoute : « Grâce à la communauté Ahmadiyya nous suivons l’enseignement authentique de l’Islam. »

Réfléchissez un peu. D’une part il y a des personnes qui habitent dans des pays développés, qui ont oublié la religion et qui courent derrière les choses mondaines ; d’autre part, voilà cet homme habitant dans un village africain éloigné, qui n’est peut-être même pas desservi par des routes goudronnées. Cet homme est privé des facilités mondaines : mais il ressentait une forte inquiétude, il implorait Allah, étant animé d’une grande détresse, [Lui] disant que l’effet des enseignements de l’Islam s’estompe, et Lui demandant d’envoyer quelqu’un pour les rétablir sur les véritables enseignements islamiques. Par la suite, Allah décréta qu’un serviteur du Messie et Mahdi les visitera pour leur enseigner l’Islam. Aujourd’hui seul celui qui a accepté le Messie Promis (a.s.) et a reconnu, par son truchement, la réalité de l’Islam, pourra enseigner le véritable Islam au monde.

Il incombe donc à chacun d’entre nous de propager, avec ardeur, les véritables préceptes de l’Islam dans le monde. Nous devons aussi prier pour que ce message atteigne chaque personne et faire des efforts en ce sens. De nombreuses organisations, de nombreux groupes sont en train d’œuvrer au nom de l’Islam à l’instar de la Tablighi djama’at. Mais chacun d’entre eux est en train de le faire pour leur intérêt personnel uniquement. Ces gens, dans leur inimitié [mutuelle], se lancent des fatwas pour qualifier, les uns et les autres, de mécréants. Comment pourront-ils donc servir l’Islam ? Cette tâche a été confiée uniquement aux serviteurs du Messie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), à savoir qu’ils doivent transmettre le message de l’Islam.

C’est Allah Lui-même qui est en train de faciliter notre tâche ; Il guide certains à travers des rêves et d’aucuns par d’autres moyens. Ainsi, si nous voulons respecter les exigences de notre serment d’allégeance, nous devons faire partie des aides de camp du Messie Promis (a.s.).

En évoquant le changement qui doit s’opérer en nous après le serment d’allégeance, le Messie Promis (a.s.) déclare :

« L’acte du serment d’allégeance en soi ne comporte aucun avantage. Il est difficile de profiter d’une telle bai’ah… »

C’est-à-dire, de profiter des bénédictions attachées au Messie Promis (a.s.).

Il déclare : «… l’on pourra en profiter uniquement quand on délaisse sa personne et que l’on s’attache, avec amour et sincérité, [à celui à qui on a prêté allégeance]. Les hypocrites sont restés sans foi, car ils n’entretenaient pas de relation sincère avec le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Ils n’étaient pas emplis de sincérité et d’amour. Ainsi leur simple énonciation de [la formule] La Ilaha illala ne leur a été d’aucun profit. Il est important de fortifier cette relation. Il faut accroître cet amour et cette sincérité. Le disciple doit se parer des couleurs de son maître, et dans sa croyance et dans sa pratique. »

Il faut tenter de ressembler à celui qu’on a accepté.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « On ignore l’heure de sa mort. Empressez-vous de courir vers la droiture et l’adoration. Chacun d’entre nous doit faire son introspection du matin jusqu’à soir. »

On doit se demander comment on est en train de mener sa vie.

Qu’Allah fasse que les nouveaux convertis puissent grandir dans leur foi. Qu’ils grandissent dans leur croyance ainsi que dans leurs pratiques.

Qu’Allah fasse que l’étincelle de la foi qu’Il a allumée en leur cœur ne cesse de s’enflammer après qu’ils ont accepté l’Ahmadiyya, l’Islam véritable.

Qu’Allah fasse que Satan ne les écarte jamais du droit chemin. Qu’Allah affermisse leurs pas. Qu’Allah fasse que nous, anciens ou ahmadis de naissance, nous grandissions également dans notre foi et que nous puissions la ranimer à chaque instant. Qu’Allah nous en accorde la possibilité. Qu’Allah fasse que nous grandissions dans la relation que nous avons établie avec Lui et que nous ne causions jamais l’égarement des nouveaux convertis et que nous guidions toujours les gens vers le droit chemin.

Nous ne devons pas nous contenter du fait que nous sommes d’anciens ahmadis : nous devons, au contraire, respecter le serment d’allégeance. Notre but n’est pas le monde : c’est le plaisir divin. Nous devons rapidement propager le véritable Islam à travers le monde afin que nous informions les gens que la chose qu’ils pensent être nuisible est, en réalité, la voie qui les mènera au salut.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)