Sermon du vendredi 04 novembre, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à Regina au Canada. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a cité le verset 18 du chapitre 9 avant de déclarer :

Alhamdolillah ! Allah a permis à la djama’at Ahmadiyya de Regina de bâtir sa propre mosquée, qui est, Mashallah, très belle. Environs 160 ahmadis habitent dans la région et cette mosquée peut accueillir environs 400 fidèles. En cas de besoin l’on pourra accueillir dans les salles communes environs 100 fidèles de plus. Cette mosquée est trois fois plus grande que le nombre d’ahmadis présents dans la région. Selon mes informations les membres de la djama’at locale ont financé ou ont promis de financer, les frais pour la construction de cette mosquée. Deux personnes ont pris la responsabilité de rembourser 1/3 de la somme total en espèces. L’une d’entre elles est la veuve de [feu] Docteur Shamsul Haq, [qui était tombé en] martyr.

J’ai précisé la somme en espèces parce qu’avant le début des travaux, selon les entrepreneurs la mosquée coûterait au moins 2,8 millions de dollars. En y ajoutant les dépenses supplémentaires on est arrivé au chiffre de 3,5 millions de dollars. Or, sa construction ne nous a coûté que 1,6 million de dollars. Cela pourra étonner un homme de ce monde, qui se demandera peut-être : « Mais comment est-ce possible qu’ils aient dépensé moins de la moitié de l’offre la plus basse des entrepreneurs ? » Certainement cela dépasse l’entendement d’un homme de ce monde, parce qu’il ignore la signification du sacrifice ainsi que la norme fixée par la djama’at du Messie Promis (as) à cet égard.

C’est uniquement au sein de la djama’at du Messie Promis que l’on voit ces exemples de sacrifice de vie et de biens. Cette attitude des membres de la djama’at Ahmadiyya est présente partout : parmi les ahmadis du Pakistan, qui sacrifient leurs vies et leurs biens pour la cause de Dieu, ou chez ceux d’Afrique qui même s’ils ne possèdent rien, sont toujours prêts à sacrifier leur temps et à s’évertuer à bâtir des mosquées ou pour accomplir quelque œuvre de la djama’at. Cela concerne aussi les ahmadis d’Indonésie, ceux d’Europe et du Canada.

Partout dans le monde, par la grâce de Dieu, les ahmadis consentent à ces sacrifices parce qu’ils ont compris que leur ultime objectif est de mériter le plaisir de Dieu. On a pu économiser plus de la moitié de cette somme pour la construction en raison, selon mes informations, du bénévolat de trois frères qui travaillent dans le bâtiment. D’autres bénévoles ont aussi participé dans la construction. Ces frères ont reçu l’aide d’un quatrième entrepreneur que Dieu avait peut-être envoyé ici pour cette tâche. Il était venu de Toronto à la recherche d’un travail. Ainsi ces [quatre] entrepreneurs ont travaillé ensemble. D’autres bénévoles ont également participé dans ces œuvres parmi lesquels se trouvent des ahmadis de Regina, de Saskatoon, de Calgary, d’Edmonton et aussi de Toronto. Des Khuddams et des Ansars étaient aussi présents et hormis les travaux requérant des professionnels, tout a été fait par ces entrepreneurs et les bénévoles.

Cela dépasse l’entendement des entrepreneurs de ce bas monde : cependant ces ahmadis l’ont fait en sacrifiant leurs temps et leurs biens. Les membres de la Lajna ont préparé des repas pour ces bénévoles. Grâce aux sacrifices de leurs biens, elles ont eu, à leur tour, la possibilité de participer dans la construction de la mosquée. On m’a également informé qu’on a dépensé environs 41 500 heures de travail [pour la construction]. Certains ne se sont pas limités à travailler 8 heures pendant 5 jours : selon moi certains l’ont fait matin et soir, sept jours sur sept. Il n’y avait pas de limite fixée pour cesser les travaux. Ainsi, par la grâce de Dieu, nous trouvons cet enthousiasme partout chez les ahmadis, comme je l’ai dit.

D’une part, il est des musulmans qui fomentent le désordre dans le monde et d’autre part, dans cette partie du monde où le matériel est prioritaire, des musulmans ahmadis ont bâti une maison de Dieu en sacrifiant leurs biens et leur temps, en respectant cette parole du Saint Prophète (saw) qui a déclaré : « Celui qui construit une maison pour Dieu ici-bas se bâtit une maison au paradis. » [Les ahmadis consentent à ces sacrifices] parce que l’imam de l’époque et le serviteur parfait du prophète Muhammad (saw), c’est-à-dire le Messie Promis (as), les a encouragé de construire des mosquées afin de propager le beau message de l’Islam dans le monde et afin de présenter la véritable et belle image de l’Islam.

On consent à ces sacrifices pour la construction des mosquées car, d’une part l’on désire mériter le plaisir divin et d’autre part, l’on veut dissiper les malentendus des gens à propos de l’Islam. On veut informer le monde que les mosquées des musulmans et les enseignements de l’Islam ne prônent point la haine ou la destruction. Bien au contraire, ces préceptes nous mènent au bonheur de l’Au-delà afin que nous puissions grandir dans l’amour de Dieu, afin que nous puissions nous acquitter de notre devoir envers Lui, afin que nous puissions grandir dans notre amour des créatures divines et que nous puissions nous acquitter de nos devoirs envers l’humanité.

Pour la première fois, la djama’at du Canada a économisé les fonds de la djama’at, grâce au bénévolat, pour la construction d’une mosquée. Cela se fait ailleurs dans le monde, mais c’était une première pour le Canada. Qu’Allah récompense tous ceux qui ont consenti à ces sacrifices, que ce soit des sacrifices de temps, de biens, qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes qui ont promis de grandes sommes ou qui en ont offert. Qu’Allah bénisse leurs biens et leurs personnes. N’oubliez jamais que la mosquée est un moyen important pour se réformer moralement et spirituellement. C’est aussi un moyen pour prêcher le message de l’Islam. À cet effet, j’ai demandé à l’Amir Sahib de faire construire de petites mosquées dans chaque djama’at.

Il m’a répondu à ce sujet : « Nous avons fait un programme en ce sens et nous allons faire de notre mieux pour construire un grand nombre de petites mosquées. »

En dépit du fait que nous avons décidé de bâtir de petites mosquées, nous n’avons pas les moyens de le faire rapidement et partout. Le recours aux bénévoles pour la construction des mosquées est une bonne tradition qu’il faudra préserver. Il faudra faire des économies dans la mesure du possible.

Évoquant l’importance de bâtir des mosquées, le Messie Promis (a.s.) déclare : « Aujourd’hui la communauté a grand besoin de mosquées. Ce sont les maisons d’Allah. Si nous en construisons dans une ville ou dans un village quelconque, notre djama’at y progressera. Si une ville ou un village ne compte pas de musulmans ou qu’ils sont très peu en nombre et que vous désirez que l’Islam y progresse, construisez-y une mosquée, et Dieu Lui-même attirera les musulmans. Il en sera ainsi à condition que les intentions soient sincères quand on érige ce lieu de culte. Cette œuvre doit être uniquement consacrée à Dieu. Qu’elle ne soit pas ternie par des desseins égoïstes ou néfastes : c’est là que Dieu bénira cette œuvre. » (Malfuzat, Vol. 6, p. 119 édition 1984)

Tentons, au mieux, de réaliser le souhait du Messie Promis (a.s.). Or, il faudra aussi tenir en compte la condition que le Messie Promis (a.s.) a évoqué : à savoir la sincérité. Ne soyons point animés par un enthousiasme et une passion temporaire. L’objectif ne se limite pas à bâtir une belle mosquée uniquement : il est essentiel d’atteindre les buts de sa construction. L’on ne doit point bâtir une mosquée pour se faire de la renommée ou [pour annoncer] que l’on a sacrifié autant d’argent ou autant d’heures. On ne doit pas [bâtir ces mosquées] dans un esprit de compétition [non plus]. On doit les bâtir sincèrement pour la cause de Dieu.

Les trois frères, ainsi que le quatrième entrepreneur, qui avaient pris part dans une grande partie de la construction m’ont rencontré hier. Ils étaient contents qu’Allah le Très Haut leur a fait profiter de ces récompenses. Allah leur a fait remporter de grands contrats par la suite. Allah l’Exalté ne prive jamais personne de récompenses. Parfois, Il en accorde promptement et parfois après quelque temps. M. Mansour, l’un des [trois] frères, m’a relaté le récit d’un jeune admis à l’université. Il avait démissionné de son emploi. Par la suite, il a vu en rêve que les entrepreneurs avaient besoin de lui pour la construction de la mosquée. Il [les] a contacté et il a commencé à travailler. Sa situation financière s’était détériorée. Un jour sa femme lui a informé qu’ils n’avaient plus rien pour subvenir aux dépenses de la famille. Allah le Très haut lui a comblé de Ses faveurs : le même jour ou le lendemain le [département chargé] des crédits d’impôts lui a remboursé une somme excédentaire. Il a reçu une autre somme de l’allocation familiale. C’est ainsi qu’il a reçu 13 à 14 mille dollars. Si l’on est animé de bonnes intentions, Allah accordera sa récompense.

En Afrique, par la grâce d’Allah, d’aucuns bâtissent de grandes mosquées. J’ai vécu quelque temps dans une ville nommée Tamalé lors de mon séjour au Ghana : nous y avions une petite mosquée construite de briques en terre battue avec des murs renforcés de l’intérieur et de l’extérieur par du plâtre. J’ai visité Tamalé lors de ma première visite au Ghana après mon élection comme Calife. J’y ai vu une grande mosquée de deux étages, trois fois plus grande que celle-ci. Elle comprend aussi des bureaux et d’autres annexes. On m’a informé qu’un Ahmadi à lui seul a financé sa construction. Je sais aussi que ce n’était point une tâche facile pour lui : il a étalé ses paiements sur trois à quatre ans. En tout cas, il a assuré qu’il couvrira toutes les dépenses et il l’a fait. C’est une tendance que nous voyons chez les ahmadis du monde entier. Les gens croient peut-être que les Africains sont avides [de richesses] en raison de la pauvreté. Or, quand ils ont de l’argent, les Africains font montre d’un esprit de sacrifice rarement vu [ailleurs]. Partout nous voyons ce désir de bâtir des maisons de Dieu et de consentir à des sacrifices à cet égard.

Au Pakistan, nous ne pouvons bâtir de mosquées. Tout bouleversés, d’aucuns me demandent de prier afin qu’ils puissent en construire. La loi les en empêche et [ils souhaitent], tout au moins, avoir une salle où ils puissent se réunir pour prier. Loin de pouvoir bâtir un minaret ou une coupole, ils ne peuvent même pas construire une simple niche en saillie [pour l’imam]. Dans certaines régions, l’hostilité est telle que nous ne pouvons bâtir aucun bâtiment faisant face à la qibla. Or, les faveurs qu’Allah nous accorde ailleurs dans le monde dépassent de loin notre entendement et nos efforts. Et Il nous permet de bâtir des mosquées. Nous sommes emplies de reconnaissance à l’égard d’Allah le Très haut pour Ses faveurs. Les habitants de cette région doivent, eux aussi, être encore plus reconnaissant à l’égard d’Allah le Très Haut, qui leur a permis de bâtir une mosquée vouée au culte de Dieu l’Unique. Certes, c’est la maison de Dieu, mais celle-ci n’est d’aucun avantage à Dieu. Elle est avantageuse à ceux qui y sont présents. Ainsi, nous ne pourrons jamais assez remercier Allah le Très Haut pour cette faveur qu’Il nous a accordée. Dans le verset que j’ai cité, Allah nous enseigne la manière de Lui prouver notre reconnaissance après la construction des mosquées. La traduction du verset que j’ai cité est comme suit :

« Assurément, celui-là seul est digne de maintenir les Mosquées d’Allah qui croient en Allah et au Jour Dernier, et observe la Prière, et paie la Zakat, et qui ne craint nul autre qu’Allah. Voilà donc ceux qui ont bien plus de chances d’être comptés parmi les bien-guidés. » (Saint Coran, chapitre 9, verset 18)

Croire en Allah le Très Haut et dans le jour du jugement dernier est la condition fondamentale pour être croyant et musulman. Ensuite Allah affirme que l’assiduité dans la Salat est essentielle. Que signifie être assidu dans la Salat ? C’est d’accomplir la Salat cinq fois par jour aux heures prescrites et en congrégation. Être assidu dans la Salat signifie l’accomplir en congrégation. Ensuite vient la Zakat qui signifie dépenser ses biens dans la voie de Dieu afin de les purifier. Par la grâce d’Allah le Très Haut, les Ahmadis débordent de cet esprit de sacrifice. Or, il existe partout de la négligence concernant l’accomplissement de la Salat en congrégation, qui est une pratique fondamentale. Il faudra être vigilant à cet égard. Il est une Zakat générale qui concerne toute personne riche possédant de l’argent [épargné] dans [un compte] en banque ou à la maison. Il s’agit d’une grosse somme non utilisée pendant toute l’année. Cela concerne aussi celui qui possède de l’or ou de l’argent. La Zakat est aussi obligatoire à certains propriétaires terriens ou aux propriétaires de grandes fermes laitières. Cette Zakat concerne femmes et hommes sans distinction et est imposable sur un taux fixé depuis l’époque du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) par celui-ci.

Les femmes, en particulières, doivent être vigilantes concernant la Zakat. S’étant établies ici et jouissant d’une meilleure situation financière, elles possèdent beaucoup de bijoux en or. J’ai vu ici une grande majorité de femmes âgées, ainsi que les plus jeunes, portant des bracelets en or très lourds. Elles peuvent certes en porter. La parure est permise par Allah le Très Haut, mais il faut aussi payer la Zakat dessus.

La Zakat ou la purification des biens comprend aussi ces contributions utilisées pour la diffusion du message de la religion et les œuvres qui y ont trait. On en dépense afin de s’acquitter de ses devoirs envers les créatures d’Allah. Aujourd’hui, par la grâce d’Allah, la djama’at Ahmadiyya est celle qui dépense pour la diffusion du message de la foi, qui bâti des mosquées ainsi que des centres. Elle [finance] le système des missionnaires, ainsi que des écoles et des hôpitaux.

Après avoir évoqué la Zakat, Allah nous enjoint de Le craindre Lui seul et personne d’autre. C’est en craignant Dieu le Très Haut que l’on pourra se préserver de ces nombreux maux qui sévissent dans ces pays au nom de la liberté. Sachez qu’il est primordial de faire naître en soi la crainte divine : celle-ci ne signifie rien d’autre que la Taqwa. D’ailleurs, d’innombrables versets du Coran évoquent la Taqwa ainsi que différents commandements. Si nous appliquons ces prescriptions, nous seront considérés comme les bien guidés auprès d’Allah. C’est là que nous pourrons atteindre notre objectif, à savoir, remplir nos mosquées. C’est cette fermeté dans la foi qui pourra nous permettre d’atteindre le but de la construction de la mosquée. C’est cela qui nous permettra d’être reconnaissant envers Dieu. Celui qui se réjouit d’avoir bâti une mosquée, pour y prier de temps à autre, qui craint les hommes plus qu’il ne craint Dieu, qui oublie la religion et ses obligations en raison de son avidité et de ses priorités mondaines, celui-là méritera, peut-être, des récompenses temporaires, mais point les faveurs éternelles de Dieu.

Allah déclare que ceux qui sont fermes dans leur foi et leur croyance maintiennent véritablement les mosquées. Ils ne cessent aussi de progresser dans leurs œuvres. Les responsables de la djama’at ainsi que ceux des organisations auxiliaires ont pour obligation d’être présents à la mosquée. Afin de mériter les récompenses permanentes des sacrifices de biens et de temps, les responsables ainsi que tous les ahmadis doivent réduire la taille de cette mosquée, qui peut accueillir à présent trois fois votre nombre actuel.

La taille de la mosquée sera réduite lorsqu’on augmentera le nombre de fidèles et la taille de la djama’at. Et le Tabligh est très important afin d’accroître la taille de la djama’at.

Suite à la construction de cette mosquée prouvez votre reconnaissance envers Allah le Très Haut en transmettant le message de l’Islam véritable et de l’Ahmadiyya à tout habitant de la région. Tout en prouvant sa reconnaissance envers Allah, il faudra aussi s’acquitter de ses devoirs envers autrui.

Leur transmettre le message de l’Islam est un droit que ces gens ont sur nous. Nous devons les faire sortir de la souillure et de l’abjection. Nous avons pour tâche de faire connaître à l’humanité son véritable créateur. Aujourd’hui le succès, selon la plupart des gens, est synonyme du progrès matériel, du faste d’ici-bas et de la perdition en ce monde. Or, ils ignorent qu’au bout de cette lumière éphémère se trouvent des ténèbres effrayantes dans lesquelles ils s’enfoncent. En pareil temps, il incombe à la djama’at de guider le monde vers une fin éclairante et de leur faire comprendre que [le monde] offre une lumière temporaire. La lumière véritable offre une fin éclairante. Et c’est en s’acquittant de ses devoirs envers Allah le Très Haut que l’on perçoit cette lumière, c’est en Lui vouant culte et en L’adorant en toute abnégation. Il en sera ainsi lorsque nous allons nous soucier davantage de l’Au-delà que de ce monde.

Nous pourrons guider le monde cette lumière quand nous accomplirons notre analyse de conscience, quand nous nous soucierons de notre vie dans l’Au-delà. Nous ne nous contenterons point de lancer des slogans prônant l’amour et l’affection. Nous devons nous acquitter de nos devoirs mutuels et rehausser la norme de nos Ibadah, tenter d’attirer l’amour d’Allah le Très Haut. [C’est là que] des fontaines d’amour pour Dieu et Ses créatures jailliront de chacune de nos paroles et de nos actions.

Après nous avoir vu de loin, entendu nos slogans et après avoir été impressionnés par les beaux enseignements islamiques que nous présentons, ils ne faut point que les autres annoncent : « Vous êtes différents de ce que vous aviez l’air au loin. »

Afin de mériter le paradis de l’Au-delà nous devons faire de ce monde un paradis, grâce à nos actes d’adorations et nos œuvres.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Quand vous passez par les jardins du paradis, mangez-y et buvez-y. » Abu Hurairah (r.a.) était assis dans cette réunion. [D’ailleurs], la plupart des récits ont été rapportés par lui. Il relate : « J’ai demandé : « Ô Envoyé d’Allah (s.a.w.) ! Que signifie les jardins du Paradis ? » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a répondu : « Les mosquées sont les jardins du Paradis. »

Abou Hurairah (r.a.) a demandé de nouveau : « Ô Envoyé d’Allah (s.a.w.) ! Que signifie en manger et en boire ? » Il a répondu : « Cela signifie glorifier Allah le Très Haut et chanter Ses louanges. »

C’est-à-dire énoncer les prières [suivantes] : Subhanallah, Alhamdollilah, La Ilaha Il-Lallaho, Allaho Akbar.

Réciter ces prières signifie manger et boire [de ce qu’offre] le Paradis.

Tout en accomplissant la Salat, lorsqu’on est dans la mosquée, il faut glorifier et louer Dieu, chanter sa gloire et sa grandeur : c’est cela manger les fruits du Paradis.

Celui qui se souvient de Dieu et qui L’adorera, ne verra pas uniquement le jardin de l’Au-delà. En suivant les ordres divins et en s’évertuant à s’acquitter de ses devoirs envers son prochain, il tentera de conformer ses actions aux prescriptions d’Allah.

Ainsi chanceux sont ceux qui mangent les fruits du paradis ici sur terre, qui en offrent aux autres, et qui dans l’Au-delà, mériteront le plaisir d’Allah le Très Haut.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « D’entre tous les commandements, le Saint Coran met plus d’emphase sur la Taqwa et la pureté. La raison en est que la Taqwa accorde la force pour combattre tout mal et enclenche le mouvement pour courir dans la voie de toute vertu. La raison derrière cette emphase mise sur la Taqwa est que celle-ci est le talisman garantissant la protection de l’homme à chaque étape. Elle est la forteresse imprenable pour se prémunir de tout trouble. Le Muttaqui se protège de nombre des disputes inutiles et dangereuses dans lesquelles s’empêtrent les autres et qui les mènent jusqu’à leur destruction. »

Il faudra préserver les exemples de sacrifices démontrés jusqu’à présent grâce à la Taqwa. Sinon ces sacrifices seront temporaires.

Comme je l’ai souligné, l’on prouvera sa reconnaissance en s’acquittant du devoir de Tabligh. Or, dans la foulée de sa construction, beaucoup se tourneront, de leur propre chef, dans la direction de cette mosquée. Et en voyant la mosquée, ils se tourneront vers vous, vers les ahmadis d’ici. Et ce sont les actions et la Taqwa de tout ahmadi qui sera source de direction pour les autres.

Ainsi cette mosquée impose des responsabilités à tout ahmadi d’ici et ces derniers doivent servir d’exemples.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Les membres de ma djama’at doivent servir d’exemples. Injuste est celui qui, se disant membre de ma djama’at, sert de mauvais exemple et qui est faible dans ses œuvres et sa croyance. Il est injuste, car il ternit l’image de toute la djama’at et fait de moi la cible des critiques. Autrui déteste les mauvais exemples et de bons exemples attirent les autres. D’aucuns m’informent, par courrier, qu’ils ne font pas encore partie de la communauté, mais qu’en voyant les actions entreprises par les membres de notre communauté, elles peuvent déduire que l’enseignement de cette communauté est certainement fondé sur la piété. »

Aujourd’hui encore beaucoup m’informent, par écrit ou en personne, qu’ils constatent que notre enseignement prône la paix et l’amour [rien] qu’en observant les membres de notre communauté.

Il incombe à chaque Ahmadi de perpétuer ces actions, de propager cet enseignement, et de l’intégrer définitivement dans nos actes.

Ensuite le Messie Promis (as) déclare : « Dieu fait un compte-rendu journalier des actions d’une personne. L’homme doit aussi faire un compte-rendu journalier de sa situation et l’analyser. Il ne suffit pas de l’écrire, mais il faut aussi analyser son avancement dans les bonnes actions. L’homme doit analyser sa progression dans l’accomplissement des bonnes actions, il doit savoir s’il a progressé comparé au jour d’avant. Deux journées consécutives d’une personne ne doivent pas être identiques. Celui qui a eu deux journées consécutives égales en quantité de bonnes actions est en perte. »

Ne soyez pas satisfait du fait que vous avez réalisé autant d’actions pieuses aujourd’hui qu’hier. » Il continue : « Au contraire, il faut que vous fassiez davantage d’actions pieuses que le jour d’avant. Si tel n’est pas le cas, alors sachez que vous ne gagnerez pas en profit mais vous serez en perte. Si une personne croit en Dieu et a une foi ferme en Lui, elle ne connaîtra jamais de perte, au contraire, des centaines de milliers de vies seront sauvées à cause d’elle. »

Aujourd’hui il incombe aux ahmadis de sauver le monde de la destruction, mais la condition requise est le progrès. Le Messie Promis (a.s.) ajoute que des centaines de milliers de vies peuvent être sauvées pour une personne. Donc la grande responsabilité qui incombe aux ahmadis c’est de sauver ce monde qui oublie Dieu. Certaines personnes bienséantes disent qu’elles n’ont pas besoin de religion, car leurs conduites sont excellentes. Leurs conduites et leur comportement au quotidien sont certes excellents : elles ne lèsent point autrui. Mais, sous un certain angle, au nom de la liberté, ces personnes souffrent de faillite morale. Or, elles sont protégées par la loi. Le monde a complètement oublié Allah l’Exalté. Si nous, qui avons fait la Bai’ah sur les mains du Messie Promis (as), oublions nos valeurs et Dieu, si nous mettons de côté les conduites islamiques et si nous suivons le monde, alors qui réformera ce dernier ?

Allah a promis au Messie Promis (as) qu’il lui accordera d’autres personnes en plus de celles présentes. Or, ne nous privons pas de ces [bénédictions].

Comme énoncer par le Messie Promis (as), il incombe aujourd’hui à tout Ahmadi d’accomplir son analyse de conscience, afin que nous puissions remplir correctement nos responsabilités. Ne soyez pas satisfaits du fait que vous avez construit une mosquée. Notre objectif est d’augmenter le nombre de personnes qui se prosternent devant Dieu et qui se rassemblent sous la bannière du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), et cela ne sera possible que si nous progressons.

Chacun d’entre nous doit être un exemple pour les membres de notre communauté ainsi que pour les autres. Personne parmi nous doit faire souffrir autrui, mais doit s’acquitter de ses devoirs envers les ahmadis et les autres.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Soyez source de miséricorde pour vous-mêmes, pour vos enfants, votre femme, vos proches et pour moi-même. N’accordez jamais l’occasion à nos adversaires de critiquer [notre djama’at]. »

Chacun d’entre nous doit ressentir la douleur qu’éprouvait le Messie Promis (a.s.) et laisser un exemple qui fera la bonne renommée de la djama’at et celle du Messie Promis (a.s.).

Qu’Allah nous en accorde la possibilité. Que notre lendemain soit meilleur que le jour présent. Que nos enfants et nos descendants comprennent que le véritable trésor légué par leurs parents est leurs sacrifices, les mosquées qu’ils ont construites, leurs efforts en faveur de la prédication ainsi que leur encouragement à préférer la foi à ce monde. Voilà le trésor véritable qu’ils ont légué à leurs enfants. Que les générations futures implantent ces pensées en leurs descendants et qu’Allah le Très Haut fasse que cette chaîne perdure et que nos générations futures profitent aussi des faveurs divines.


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