Sermon du vendredi 25 décembre 2020, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Moubarak, à Islamabad, Tilford au Royaume-Uni. Après le Tashahoud, le Ta'awudh et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Dans mon précédent sermon j’évoquais le martyre du Calife ‘Outhman (r.a.) et les rebelles, ainsi que les efforts entrepris par ‘Ali (r.a.). On en connaîtra [d’autres faits] plus loin grâce aux incidents ayant trait à ‘Ali (r.a.).

Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) attire notre attention sur un point très important à ce sujet : « Étant donné que vous ressemblez aux compagnons, je souhaite vous informer, à la lumière de l’histoire, comment les musulmans ont été détruits et quelles ont été les causes de leur ruine. Soyez vigilants et œuvrez à l’éducation des nouveaux venus. » C’est-à-dire qu’il faut leur fournir une éducation morale et spirituelle appropriée.

« Les compagnons n’étaient pas la cause des troubles ayant pris naissance à l’époque d’Outhman (r.a.). Ceux qui les accusent se trompent. Sans nul doute, nombre de compagnons s’étaient opposés à ‘Ali (r.a.) et à Mou’awiyah. Mais selon moi, les compagnons n’étaient pas la cause de ces troubles. C’étaient en fait les nouveaux-venus, qui n’avaient pas profité de la compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et qui ne s’étaient pas assis auprès de lui [qui en furent coupables]. Je souhaite donc attirer votre attention à cet égard et vous préconiser la méthode suivante pour éviter ces troubles. » A noter que le deuxième Calife [prodiguait ces conseils] à Qadian.

Il ajoute : « Venez souvent à Qadian afin de raviver votre foi et d’accroître votre crainte de Dieu. » C’est-à-dire que vous devez être en contact avec le centre et avec le Califat. C’est ainsi que vous pourrez accomplir votre éducation morale est spirituelle. Ces jours-ci, Allah nous a accordé en outre la MTA qui diffuse le sermon dans le monde entier ainsi que d’autres émissions. Pour l’éducation morale et spirituelle des membres, en sus de la lecture des ouvrages du Messie Promis (a.s.), il est important de suivre la MTA – et en particulier le sermon du vendredi, et ce par le biais de la MTA. C’est ainsi que le lien avec le Califat s’améliorera.

Voici les récits sur la bataille d’Al-Jamal. Ce conflit a eu lieu en l’an 36 de l’Hégire entre ‘Aïcha (r.a.) et ‘Ali (r.a.). Talha (r.a.) et Al-Zoubayr (r.a.) étaient du côté d’Aïcha (r.a.). Celle-ci était sur un chameau lors de la bataille et c’est pour cette raison que cette bataille est connue comme celle d’Al-Jamal. ‘Aïcha (r.a.) était partie à La Mecque pour accomplir le Hajj ; et elle s’y trouvait quand elle a entendu la nouvelle du martyre du calife ‘Outhman (r.a.). Quand elle est retournée après la ‘Oumrah, ‘Oubayd Bin Abi Salamah l’a informée à Safr de l’assassinat d’Outhman (r.a.), de l’élection d’Ali en tant que Calife et des troubles à Médine. ‘Aïcha est retournée à La Mecque et elle a réuni des gens pour venger la mort du calife ‘Outhman (r.a.) et pour mettre fin aux troubles.

Un nombre important de gens se sont réunis sous la direction d’Aïcha (r.a.), de Talha (r.a.) et d’Al-Zoubayr (r.a.). Cette troupe s’est dirigée vers Bassora. ‘Ali (r.a.) est lui aussi parti dans la direction de Bassora ayant constaté le mouvement de la première troupe. Là-bas, Aïcha a invité les habitants de la ville de se joindre à elle. Un grand nombre s’est rallié à sa cause, mais un groupe a prêté allégeance à ‘Outhman Bin Hounayf, le gouverneur nommé par ‘Ali à Bassora. Durant cette période il y a eu des escarmouches entre les deux groupes. L’armée d’Ali, qui était arrivée entre-temps, a campé tout près de l’armée d’Aïcha. On a tenté de trouver un accord entre les deux parties et les pourparlers ont eu un certain succès. Mais en plein milieu de la nuit, une partie de ceux ayant assassiné ‘Outhman (r.a.) – et présents dans les rangs d’Ali – ont attaqué l’armée d’Aïcha. Sur ce a débuté la bataille. ‘Aïcha (r.a.) était sur un chameau. Les fidèles combattants sont tombés en martyrs les uns après les autres en tenant ses rênes. ‘Ali (r.a.) a compris que tant qu’Aïcha sera sur la chamelle cette bataille ne prendra pas fin. Sur ce il a ordonné aux soldats d’abattre le chameau par un moyen ou un autre. La fin de la bataille dépendra de sa chute. Alors, un soldat a avancé et a frappé le chameau à la patte. Il s’est assis en blatérant. Les soldats d’Ali (r.a.) ont entouré la monture de toutes parts. Avec la chute du chameau, les soldats de l’armée d’Aïcha se sont dispersés. Par la suite ‘Ali a annoncé : « Ceux qui déposent leurs armes ou qui ferment la porte de leurs maisons seront en sécurité. Personne ne doit être poursuivi. Ne touchez pas aux biens d’autrui en les considérant légitimes. » Les soldats d’Ali (r.a.) ont suivi ses consignes. Al-Zoubayr bin Al-’Awwam (r.a.) et Talha (r.a.) sont tombés en martyrs lors de cette bataille.

Ce résumé est des chroniques d’Ibn Athir. Le deuxième Calife déclare : « Un groupe de parmi les assassins d’Outhman (r.a.) ont poussé ‘Aïcha à annoncer le Jihad afin de venger la mort du calife. Elle en a donc fait l’annonce et elle a invité les compagnons à se joindre à ses efforts. Talha (r.a.) et Al-Zoubayr (r.a.) se sont joints à elle. C’est ainsi qu’il y a eu une bataille entre les armées d’Ali d’une part et celle d’Aïcha, de Talha (r.a.) et d’Al-Zoubayr (r.a.) d’autre part. Il s’agit de la bataille d’Al-Jamal. Dès le début de la bataille, Al-Zoubayr (r.a.) s’est retiré après avoir entendu une prophétie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de la bouche d’Ali et il a juré de ne pas se battre contre lui. Il a déclaré qu’il avait commis une erreur de jugement. Talha (r.a.) avait prêté allégeance à ‘Ali avant de rendre l’âme. Selon les récits, il était à l’agonie en raison de ses graves blessures quand quelqu’un est passé à côté de lui. Il lui a demandé : « À quel groupe appartiens-tu ? » L’autre a répondu : « J’appartiens à la Jama’at d’Ali. » Talha (r.a.) a placé sa main dans la sienne et a déclaré : « Ta main est celle d’Ali et je prête de nouveau allégeance à ‘Ali. »

En somme, les différends entre les autres compagnons ont pris fin au moment de la bataille d’Al-Jamal. Mais celui avec Mou’awiyah n’avait pas encore été résolu et ce jusqu’à la bataille d’As-Siffîn. »

Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) explique : « Le groupe d’assassins s’était éparpillé et accusait les autres afin de s’absoudre. Quand ils ont su que les musulmans avaient prêté allégeance à ‘Ali, ils ont trouvé là une occasion propice pour lui faire porter le chapeau. D’ailleurs, c’était vrai que certains des assassins d’Outhman (r.a.) s’étaient réunis autour d’Ali. Ceci a offert une occasion en or à ces rebelles et hypocrites. Ceux d’entre eux qui sont partis pour La Mecque ont poussé ‘Aïcha à annoncer le Jihad afin de venger ‘Outhman (r.a.). Elle a fait cette annonce et a demandé l’aide des compagnons. Talha (r.a.) et Al-Zoubayr (r.a.) avaient prêté allégeance à ‘Ali sur la condition qu’il se vengerait dans les plus brefs délais des assassins d’Outhman (r.a.). Or, ils n’ont pas bien interprété le sens de « dans les plus brefs délais ». ‘Ali quant à lui ne jugeait pas opportun d’agir avec empressement : en cela résidait leur différend. ‘Ali accordait prééminence à la consolidation de l’ordre dans les provinces et d’ensuite s’occuper de la punition des assassins. Cela, car l’objectif premier était la protection de l’islam : il n’y avait aucun mal à remettre à plus tard l’affaire des assassins. Il existait aussi des différends concernant l’inculpation des assassins. ‘Ali, tout naturellement, ne doutait pas que les chefs de file de cette rébellion étaient ceux qui, à la première heure, s’étaient présentés à lui la mine toute triste pour lui faire part de leur crainte quant à la dissension menaçant l’islam. Les autres avaient des doutes à leur propos. En raison de cette différence d’opinion, Talha (r.a.) et Al-Zoubayr (r.a.) ont cru qu’Ali ne respectait pas sa promesse. Ils lui avaient prêté allégeance sur une condition que (selon eux) ‘Ali n’avait pas respectée. C’est pour cette raison qu’ils se croyaient absous du serment d’allégeance aux yeux de la Charia. Ils se sont joints à ‘Aïcha lorsqu’ils ont entendu son annonce. Tous sont partis vers Bassora. Le gouverneur de la ville a empêché les habitants de rencontrer ‘Aïcha. Mais lorsqu’ils ont su que Talha (r.a.) et Al-Zoubayr (r.a.) avaient prêté allégeance à ‘Ali sur une condition et par contrainte, la majorité d’entre eux se sont joints à eux. Quand ‘Ali a eu la nouvelle de la présence de cette armée, il en a préparé une autre et il est parti vers Bassora. Là-bas, il a envoyé un émissaire à ‘Aïcha, Talha (r.a.) et Al-Zoubayr (r.a.). L’émissaire s’est présenté en premier à ‘Aïcha et lui a demandé qu’elles étaient ses intentions. Elle a répondu qu’elle ne souhaitait que la réforme. Ensuite, l’émissaire est parti à la rencontre de Talha (r.a.) et d’Al-Zoubayr (r.a.) et leur a demandé s’ils se battaient pour les mêmes raisons. Ils ont répondu à l’affirmatif. L’émissaire a expliqué : « Si c’est bien là votre intention, la méthode que vous avez adoptée n’est pas propice à la réforme : elle n’engendrera que des troubles. La situation est telle dans le pays que si vous tuez un individu, des milliers d’autres se soulèveront pour le venger. D’autres personnes se joindront à eux pour les soutenir. La réforme exige d’unir le pays dans un premier temps et de punir les fauteurs de troubles par la suite. Sinon, châtier autrui dans cet état d’anarchie attisera davantage de troubles dans le pays. Il faudra établir l’autorité de l’Etat dans un premier temps : il châtiera ensuite les coupables. » En entendant cela, ils ont déclaré : « Si telle est l’intention d’Ali, qu’il vienne. Nous sommes prêts à le soutenir. Sur ce, cet individu a informé ‘Ali ; et les représentants des deux parties se sont rencontrés et sont arrivés à la conclusion que la bataille était malvenue et que la réconciliation était plus propice. »

Les suivants d’Abdoullah Bin Saba et les assassins d’Outhman (r.a.) ont été fort troublés lorsqu’ils ont entendu cela. Un groupe parmi eux s’est réuni dans le secret. Ils ont conclu que la réconciliation entre les musulmans leur sera très préjudiciable, car ils seront à l’abri du châtiment qu’ils méritent pour avoir tué ‘Outhman (r.a.) tant que les musulmans s’entretueront. S’il y a réconciliation et paix, ils ne seront plus en paix, quant à eux. C’est pour cette raison qu’il fallait empêcher la réconciliation coûte que coûte.

Entre-temps, ‘Ali est arrivé et le lendemain il a rencontré Al-Zoubayr (r.a.). ‘Ali lui a demandé : « Vous avez préparé une armée pour vous battre contre moi. Mais avez-vous aussi préparé l’excuse que vous présenterez à Dieu pour avoir pris les armes contre moi ? Pourquoi souhaitez-vous détruire de vos mains cet islam établi au prix de grandes souffrances ? Ne suis-je pas votre frère ? Pourquoi naguère notre sang nous était-il interdit et qu’il nous est permis à présent de le faire couler ? Cela aurait été permis si la donne avait changé. Mais étant donné que rien n’a changé, qu’elle est la raison de ce conflit ? »

Talha (r.a.), qui était avec Al-Zoubayr (r.a.), a déclaré : « Vous avez incité les gens à tuer ‘Outhman (r.a.). » ‘Ali a répondu : « Je maudis ceux qui l’ont assassiné ! » Et il a dit à Al-Zoubayr (r.a.) : « Te souviens-tu quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) t’avait dit : « Par Allah ! Tu te battras contre ‘Ali ! Et tu seras un injuste ! » En entendant cela Al-Zoubayr (r.a.) est retourné vers son armée et a juré qu’il ne se battra pas contre ‘Ali. Il a aussi avoué qu’il avait commis une erreur de jugement. Quand la nouvelle s’est répandue, tout le monde était rassuré qu’il n’y aura pas de bataille et qu’on allait se réconcilier. Mais les fauteurs de trouble étaient fort tourmentés. La nuit, ils ont comploté pour mettre fin à la trêve. Ceux qui étaient avec ‘Ali devaient lancer la nuit un assaut contre l’armée d’Aïcha, de Talha (r.a.) et d’Al-Zoubayr (r.a.). Et ceux [des rebelles] qui étaient dans l’armée de ces derniers devaient lancer un assaut de nuit sur l’armée d’Ali. (Ces groupes rebelles ne se sont pas battus entre eux : ils ont attaqué le corps principal de l’armée adverse.) Cela a semé la confusion et chacun pensait que l’autre l’avait trompé, tandis que c’était là un complot des partisans [d’Abdoullah bin] Saba. Quand la bataille a éclaté, ‘Ali a demandé qu’on en informe ‘Aïcha, dans l’espoir qu’Allah mette fin à cette anarchie par son entremise. On a fait avancer le chameau d’Aïcha mais les conséquences se sont révélées être encore plus dangereuses. Lorsque les fauteurs de troubles ont constaté que leur plan a été renversé, ils ont commencé à décocher des flèches contre le chameau d’Aïcha. Celle-ci a commencé à crier : « Cessez le combat ! Souvenez-vous d’Allah et du dernier Jour ! » Mais les rebelles n’ont pas cessé d’envoyer des flèches sur le chameau d’Aïcha. Les gens de Bassora, qui l’entouraient, ont été fort courroucés de constater cet outrage à l’endroit de la Mère des Croyants. Ils ont dégainé leurs épées et ont lancé l’assaut contre l’armée adverse et le chameau d’Aïcha s’est retrouvé au centre de la bataille. Les compagnons et des braves l’ont entouré et ils ont été tués un par un sans pour autant abandonner les rennes du chameau. Al-Zoubayr (r.a.), quant à lui, ne s’était pas joint à la bataille et s’était éloigné. Mais un être infâme l’a poursuivi et l’a tué tandis qu’il était en prière. Talha (r.a.) a été tué quant à lui par les rebelles en pleine bataille. Quand la bataille faisait rage, on a compris que celle-ci ne prendra pas fin tant qu’on n’écarte pas ‘Aïcha. C’est alors que certains ont tranché les pattes de son chameau et ont placé le hawdah à terre. C’est là que la bataille a pris fin. Cette bataille avait rendu le visage d’Ali rouge de tristesse ; mais le mal était fait. Il a été fort triste lorsqu’on a découvert la dépouille de Talha (r.a.) parmi les morts. Tout cela démontre que les compagnons n’étaient pas responsables de ce conflit. C’était un complot fomenté par les assassins d’Outhman (r.a.).

Talha (r.a.) et Al-Zoubayr (r.a.) ont rendu l’âme après avoir prêté allégeance à ‘Ali car ils avaient changé d’intention et avaient promis de le soutenir. Mais ils ont été tués par des fauteurs de troubles. ‘Ali a maudit leurs assassins. À la fin de la bataille d’Al-Jamal, ‘Ali a préparé les montures et les provisions d’Aïcha (r.a.) et il est venu en personne pour son départ. Il a aussi souhaité adieu à ceux qui voulaient accompagner Aïcha (r.a.). Le jour de son départ, ‘Ali (r.a.) est venu la rencontrer. Elle s’est mis debout pour lui et elle est sortie devant tout le monde et a déclaré : « Ô mes fils ! Nous nous sommes fait souffrir les uns les autres et nous nous sommes brouillés. Qu’à l’avenir, aucun des nôtres ne commettent des excès à l’encontre de l’autre en raison de nos différends. Par Allah, il n’y avait aucun différend entre ‘Ali et moi depuis le début sauf [les malentendus] qui existent généralement entre un homme et ses beaux-parents. » (En somme il s’agissait de différends mineurs). Et ‘Ali est mon moyen pour accomplir de bonnes œuvres. »

‘Ali (r.a.) a déclaré : « Ô gens ! ‘Aïcha dit la vérité. Il n’y avait pas d’autres différends entre nous. Ici-bas et dans l’au-delà elle est l’épouse bénie de votre Prophète. » ‘Ali (r.a.) a accompagné Aïcha sur plusieurs kilomètres et il a ordonné à ses fils de l’accompagner et de retourner après un jour. Ce récit est tiré d’Al-Tabari.

Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) relate : « Talha (r.a.) était vivant après le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et lorsque des différends ont éclaté entre les musulmans après le martyre d’Outhman (r.a.), Talha (r.a.), Al-Zoubayr (r.a.) et ‘Aïcha étaient les leaders du groupe qui affirmaient qu’on devait venger sa mort. Mais le deuxième groupe a déclaré que les musulmans étaient divisés : tout le monde d’ailleurs doit mourir tôt ou tard. Il fallait dans un premier temps réunir les musulmans afin de maintenir la gloire et la grandeur de l’islam. On pouvait se venger plus tard. Le leader de ce deuxième groupe était ‘Ali. Le différend a pris une telle ampleur que Talha (r.a.), Al-Zoubayr (r.a.) et ‘Aïcha sont allés jusqu’à dire qu’Ali souhaitait protéger ceux qui ont tué ‘Outhman (r.a.). ‘Ali, quant à lui, les a accusés d’accorder priorité à leurs desseins personnels sur les avantages de l’islam. Ces différends avaient atteint leur paroxysme et la bataille a débuté entre eux. ‘Aïcha était à la tête de son armée. Elle était montée à chameau et poussait les soldats à se battre. Talha (r.a.) et Al-Zoubayr (r.a.) avaient également participé à cette bataille. En tout cas, la bataille faisait rage entre les deux groupes quand un compagnon a rencontré Talha (r.a.) et lui a demandé : « Te souviens-tu du moment où nous étions en compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et qu’il avait déclaré : « Talha (r.a.) ! Un jour, toi et ‘Ali serez dans deux armées différentes. ‘Ali aura raison et toi tu seras dans l’erreur. » Les yeux de Talha (r.a.) se sont ouverts en entendant cela. Il a déclaré : « Oui ! Je m’en souviens ! » Et il a quitté cette armée sur-le-champ. Lorsqu’il quittait la bataille afin que [le but de] la parole du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) s’accomplisse, un infâme appartenant aux soldats d’Ali l’a tué d’un coup de poignard dans le dos. L’assassin de Talha (r.a.), croyant qu’il recevra une grande récompense, est parti voir ‘Ali et lui a annoncé : « Ô Émir des croyants ! Je vous donne la nouvelle de la mort de votre ennemi. » ‘Ali lui a demandé : « Quel ennemi ? » L’autre a dit : « Ô Émir des Croyants ! J’ai tué Talha (r.a.) ! » ‘Ali lui a dit : « Ô homme ! Je te donne la bonne nouvelle de la part du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) que tu finiras en enfer, car il avait dit en présence de Talha (r.a.) et de la mienne : « Ô Talha (r.a.) ! Tu seras humilié pour la cause de la vérité et de la justice. Quelqu’un te tuera, mais Allah le jettera en enfer. »

La bataille de Siffîn a eu lieu entre ‘Ali (r.a.) et Mou’awiya en l’an 37 de l’Hégire. Siffîn est un lieu situé entre la Syrie et l’Iraq. ‘Ali est sorti de Koufa avec son armée pour s’y rendre. Lorsqu’il a constaté que l’armée syrienne campait déjà sur place sous le commandement de l’Emir Mou’awiyah et qu’un détachement de son armée contrôlait le point d’eau sur de l’Euphrate, ‘Ali leur a rassuré qu’il n’était pas venu se battre mais se réconcilier avec l’Emir Mou’awiyah. Mais ce dernier n’était pas enclin à la réconciliation. L’armée syrienne a empêché l’armée d’Ali de puiser de l’eau du fleuve. ‘Ali a alors ordonné à ses soldats de lancer l’attaque ; et c’est ainsi que son armée a réussi à repousser ses adversaires et à se frayer un chemin jusqu’au fleuve. ‘Ali, quant à lui, a permis aux Syriens de puiser de l’eau du fleuve. Les Syriens en avaient empêché l’armée d’Ali mais celui-ci leur a permis de le faire lorsqu’il a pris contrôle du fleuve. L’Emir Mou’awiyah insistait qu’Ali devait lui confier les assassins du calife ‘Outhman (r.a.). Lorsque la bataille était sur le point d’éclater entre les deux, ceux qui souhaitaient la réconciliation dans les deux camps ont pu maîtriser la situation. La bataille a débuté au cours du mois de Safar en l’an 37 de l’Hégire. Il y a eu des escarmouches avant la bataille ouverte, que voulaient éviter les deux belligérants. Afin de maintenir la possibilité de pourparlers, les deux parties ont décidé d’une trêve temporaire au cours des mois sacrés ; mais ce plan n’a pas réussi non plus. Au cours du mois de Safar on a annoncé la bataille. Voyant qu’il n’y avait pas d’issue à la bataille, la détermination de l’Emir Mou’awiyah a flanché. Face à cette situation périlleuse, ‘Amr Bin Al-’As lui a conseillé de placer des exemplaires du Coran au bout des lances et d’annoncer que le verdict doit être rendu à la lumière de ce livre. Il en fut ainsi et cela a causé des différends entre les suivants d’Ali. Beaucoup ont déclaré qu’on ne peut pas rejeter l’appel à solliciter le verdict de Dieu. Sur ce, ‘Ali a rappelé l’avant-garde de l’armée et la bataille s’est arrêtée.

La majorité des soldats d’Ali ont accepté la suggestion de l’Emir Moua’wiyah notamment que les deux belligérants devaient choisir un médiateur pour les représenter. Ces deux médiateurs devaient arriver à une décision en se basant sur le Saint Coran. »

Cet incident est nommé Al-Tahkim dans les recueils de l’histoire. En tout cas, les Syriens ont choisi ‘Amr Bin Al-’As et ‘Ali a choisi Abou Mousa Al-Ach’ari. Après avoir signé l’accord, les deux armées se sont dispersées. Ces récits sont tirés du recueil d’Ibn Athir.

Le deuxième Calife relate à ce propos : « Lors de cette bataille, les soldats de Mou’awiyah ont placé des copies du Coran sur leurs lances en disant : « Nous accepterons tout verdict du Coran. Nous devons choisir des médiateurs à cet effet. » Le fauteur de trouble qui avait comploté l’assassinat d’Outhman (r.a.) et qui s’était joint au groupe d’Ali afin de sauver sa peau, a insisté auprès d’Ali que la partie adverse avait raison et qu’il devait nommer des médiateurs. ‘Ali a rejeté son avis à maintes reprises mais les faibles qui étaient tombés dans le piège ont insisté qu’il devait choisir un médiateur.

‘Amr Bin Al-’As était le médiateur choisi par Mou’awiyah et Abou Mousa Al-Ach’ari était celui d’Ali. Cette médiation avait pour cause le meurtre d’Outhman (r.a.) et la condition était que le verdict serait rendu selon le Coran. »

Le verdict serait rendu au sujet de l’assassinat du Calife ‘Outhman (r.a.) et ces médiateurs devaient rendre le verdict à ce propos. Les assassins seraient punis en accord au verdict du Coran.

« Mais ‘Amr Bin Al-’As et Abou Mousa Al-Ach’ari ont décidé qu’il fallait destituer tout d’abord le calife ‘Ali et l’émir Mou’awiyah. Or ces deux médiateurs avaient été choisis afin de rendre un verdict sur l’assassinat d’Outhman (r.a.). Mais tous deux ont décidé qu’il fallait destituer les deux dirigeants dans un premier temps avant de commencer les pourparlers car tous les musulmans étaient empêtrés dans ces malheurs en raison de ces deux dirigeants. Telle était donc l’opinion de ces deux médiateurs.

Ensuite, pensaient-ils, les musulmans pourront librement arriver à un verdict et choisir le Calife de leur choix. Or ces deux médiateurs n’avaient pas été choisis pour cette tâche. C’était là une erreur de leur part : telle n’était pas leur mission. Mais en tout cas, ils ont organisé une rencontre afin d’en faire l’annonce ; et ‘Amr Bin Al-’As a dit à Abou Mousa Al-Ach’ari : « Annoncez tout d’abord votre verdict et j’en ferai de même par la suite. » Abou Mousa a annoncé son verdict, notamment qu’il destitue ‘Ali (r.a.) de son Califat. Par la suite Amr Bin Al-’As s’est mis debout et il a déclaré : « Abou Mousa Al-Ach’ari a démis ‘Ali de ses fonctions et je suis d’accord avec lui et je soutiens sa décision. Mais je ne destitue pas Mou’awiyah : je le soutiens au contraire. »

‘Amr Bin Al-’As était une personne pieuse, ajoute le Mouslih Maw’oud, et je ne souhaite point débattre sur la raison de sa décision. »

En dépit de sa piété, il a été influencé par d’autres : on en ignore les raisons véritables. Il s’agit là d’un sujet différent : il n’y pas lieu à en débattre ici. Mais en tout cas il avait pris une mauvaise décision. Sur ce les suivants de Moua’wiyah ont commencé à dire que les médiateurs ont jugé en faveur de Mou’awiyah et que ce verdict est approprié. Mais ‘Ali a rejeté ce verdict et il a déclaré que les médiateurs n’avaient pas été nommés à cet effet – et d’ailleurs leur verdict n’est pas en accord à quelque commandement du Coran. Sur ce, les hypocrites qui étaient en compagnie d’Ali et qui avaient insisté sur la nomination des médiateurs ont fait du bruit en disant : « Pourquoi donc a-t-on nommé ces médiateurs, quand il ne peut y avoir de médiateur sur des questions religieuses ? » ‘Ali a répondu : « De prime abord, selon l’accord leur verdict devra se reposer sur le Coran, mais ils n’ont pas appliqué cette injonction. D’ailleurs on a nommé ces médiateurs sur votre insistance. Maintenant vous questionnez ma décision à ce propos. » Ils ont répondu : « C’était là une sottise de notre part et nous avions commis une erreur en vous faisant cette requête. Mais la question est pourquoi l’aviez-vous acceptée ? Cela signifie que vous êtes tout aussi pécheur que nous, ont déclaré les rebelles. Vous et nous avons commis une erreur. Nous nous en sommes repentis, vous devez en faire de même et accepter que tout ce que vous aviez dit était inapproprié. »

L’objectif des rebelles était ceci : si ‘Ali avait rejeté leur requête ils allaient répudier l’allégeance qu’ils lui avaient prêtée en déclarant qu’il avait enfreint un commandement de l’Islam… »

Si ‘Ali avait rejeté leur requête ils allaient répudier l’allégeance qu’ils lui avaient prêtée en déclarant qu’il avait enfreint un commandement de l’Islam. Si ‘Ali avait admis sa faute et qu’il s’en repentait cela rendrait nul son Califat car celui qui commet une faute si importante ne peut demeurer Calife.

Sur ce ‘Ali a répondu : « Je n’ai commis aucune faute. J’ai nommé un médiateur en accord aux préceptes de l’Islam. D’ailleurs au moment de leur nomination j’avais mis pour condition que j’accepterais leur verdict uniquement s’il était conforme au Coran et aux hadiths. Étant donné qu’ils n’ont pas respecté ce principe et qu’ils n’ont pas rendu de verdict sur l’affaire pour laquelle ils avaient été nommés, je ne suis pas obligé d’accepter leur décision. » Mais [les rebelles] n’ont pas accepté cette explication d’Ali et ils ont renié l’allégeance qu’ils lui avaient prêté. Ils étaient connus comme les Khawarij. Ils avaient pour croyance qu’il n’était pas nécessaire d’obéir au Calife ; selon eux, on devait suivre la décision de la majorité des musulmans car vouer obéissance à un seul chef est contraire à l’énoncé : « Il n’y a pas d’autre ordre hormis celui d’Allah. »

La bataille de Naharwan a eu lieu en l’an 38 de l’Hégire. Naharwan se situe entre Baghdad et Wasta : une bataille entre ‘Ali et les Khawarij s’y est déroulée. Selon Ibn Athir, Abou Mousa Al-Ach’ari était le médiateur d’Ali et ‘Amr Bin Al-’As celui de Moua’wiyah : ils avaient pour but de mettre un terme à la bataille de Siffîn. Cette nomination est connue sous le nom d’Al-Tahkim dans l’histoire. ‘Ali avait un différend à ce sujet avec une partie de son armée : elle s’est rebellée et ses [partisans] étaient connus comme les Khawarij. Selon les Khawarij, le Tahkim était une faute et ils ont demandé au Calife ‘Ali (r.a.) de renoncer à son Califat. Mais il a refusé. (La raison avait été évoquée plus haut.) ‘Ali s’est préparé de nouveau pour lancer une attaque contre l’Emir Mou’awiyah en Syrie quand les Khawarij ont commencé à fomenter des troubles. Ils ont choisi ‘Abdoullah Bin Wahab comme leur chef et ils ont quitté Koufa pour se rendre à Naharwan. Les Khawarij ont aussi réuni leurs partisans à Bassora qui se sont joints à l’armée d’Abdoullah Bin Wahab à Naharwan. ‘Abdoullah Bin Khabbab, un compagnon du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), a été tué parce qu’il était un partisan d’Ali : ils ont éventré sans pitié sa femme enceinte et l’ont tuée. Ils ont aussi tué trois femmes de la tribu de Tay. Quand ‘Ali en a eu connaissance, il a envoyé Harith Bin Mourrah pour mener une enquête. Celui-ci était donc parti comme ambassadeur. Quand il est arrivé sur place, les Khawarij l’ont tué. Vu cette situation ‘Ali a décidé de ne pas se rendre en Syrie : il est parti avec les 65 000 soldats destinés à la Syrie combattre les Khawarij. Quand il est arrivé à Naharwan il a invité les Khawarij à conclure un pacte. Il a offert l’étendard à Abou Ayyoub Al-Ansari en disant que celui qui se place dessus sera en sécurité. Cent parmi mille Khawarij se sont joints à ‘Ali et un grand nombre est reparti à Koufa. Seuls 1800 des Khawarij avec à leur tête Abdoullah Bin Wahab se sont avancés pour combattre les 65 000 soldats d’Ali : tous les Khawarij ont été tués. Selon un récit, moins de dix d’entre eux avaient eu la vie sauve. Sept soldats d’Ali sont tombés en martyrs. ‘Amra Bint ‘Abdir Rahman relate qu’Ali est parti dans la direction de Bassora pour souhaiter adieu à Oumm Salamah, l’épouse bénie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Elle a dit à ‘Ali : « Partez sous la protection de Dieu ! Par Allah vous avez raison et la vérité est avec vous. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) nous a ordonné de demeurer dans nos maisons : si je n’avais pas peur de désobéir à Allah et à Son Prophète je serai parti avec vous. Mais par Allah, je vous envoie ‘Oumar mon fils pour vous accompagner. Il est le meilleur et le plus cher de mes enfants. Je le chéris plus que ma vie. »

J’évoquerai ces récits [sur ‘Ali] la semaine prochaine Incha Allah.

Je vous demande de nouveau de prier pour les ahmadis du Pakistan et d’Algérie. Il y a une bonne nouvelle à propos de l’Algérie : deux jours auparavant deux différents tribunaux ont acquitté de nombreux ahmadis et [ont rejeté] les fausses accusations portées contre eux. Qu’Allah récompense ses juges équitables. Qu’Allah permette aux autres fonctionnaires et procureurs qui portent ces accusations mensongères de faire preuve d’équité.

Certains hauts cadres au Pakistan et des juges sont en train de s’éloigner de la justice et utilisent à mauvais escient leur autorité. Qu’Allah leur permette de se débarrasser de leur haine lorsqu’ils examinent ces dossiers. Qu’Allah saisisse dans les plus brefs délais ceux qui à Sa connaissance ne se reformeront pas. Qu’Il fasse que les ahmadis du Pakistan puissent vivre en paix. Les ahmadis de la diaspora pakistanaise et ceux qui vivent au Pakistan doivent mettre l’accent sur les supplications et les prières facultatives. Ils doivent réciter ces prières :

رب كل شيء خادمك رب فاحفظني وانصرني وارحمني

« Ô mon Seigneur ! Toute chose est vouée à Ton service ! Protège-moi, aide-moi et aie pitié de moi ! »

اللهم إنا نجعلك في نحورهم ونعوذ بك من شرورهم

« Ô Allah ! Nous Te prenons comme bouclier contre leurs attaques frontales et nous cherchons refuge auprès de Toi contre leur malveillance. »

Il faudra aussi mettre l’accent sur l’Istighfar et le Daroud. Ceci est des plus nécessaires ces jours-ci. Il faudra aussi accomplir des prières Nawafil. Qu’Allah leur permette de faire preuve de justice et que la situation se rétablisse là-bas.

Je dirigerai quelques prières funéraires après la prière de Joumou’ah. La première sera celle de Humda Abbas Sahiba qui était l’épouse d’Abbas Abdul Qadir Saheb, le martyr, de Khairpur. Elle est décédée le 29 décembre à l’âge de 91 ans. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. En 1926 le docteur Mohammad Ibrahim, le père de la défunte, avait embrassé l’Ahmadiyya sur la main du Mouslih Maw’oud après avoir été impressionné par un camarade de classe ahmadi lors de ses études à la King Edward College. Humda Saheba s’est mariée en 1951 à Lahore avec le Professeur Abbas Abdul Qadir qui était le petit-fils paternel de Mawlana Abdul Majid Saheb, un compagnon du Messie Promis (a.s.). Il était aussi le fils du Professeur Abdul Qadir qui était le frère aîné de Sayyeda Begum Saheba, l’épouse du Mouslih Maw’oud.

Le Professeur Abdul Qadir Saheb, le mari de la défunte, est tombé en martyr en 1974 à Khairpur. La défunte a fait montre d’une grande patience et s’était résignée au décret de Dieu. Après le martyre de son mari, un de ses cousins paternels lui a dit dans sa lettre de condoléances : « Abbas était une très bonne personne. Si seulement il avait connu une fin sur la voie de la direction. » Humda Saheba lui a répondu : « Je suis fière que la voie sur laquelle mon mari est tombé en martyr est celle de la direction. »

La défunte avait une amie proche lors de ses études. Elle se nommait Shafiqa et par hasard elle s’est mariée au général Zia Ul Haq du Pakistan. Quand celui-ci est devenu président elle a commenté : « Tout le monde vient me rencontrer mais pas Humda. » Quand la défunte l’a su elle a déclaré : « Je ne souhaite guère rencontrer la femme de celui qui est hostile envers mon Imam Bien-Aimé le Messie Promis (a.s.) et sa Jama’at. » Jamais la défunte n’est allée la rencontrer.

La défunte possédait de grandes qualités. Elle aimait beaucoup la propreté. Elle était très cultivée et sincère. Elle était régulière dans ses prières et son jeûne. Elle a aussi insufflé ces mêmes habitudes en ses enfants. Elle payait ses cotisations dans les plus brefs délais. Elle était toujours prête à faire de l’aumône. Au cours du Ramadan, elle organisait tous les jours des repas de fin de jeûne à la maison pour un grand nombre de jeûneurs. Elle avait une relation très proche avec le Califat et nourrissait une grande affection à son égard. Elle m’écrivait régulièrement des lettres de sa main. Elle lisait souvent des livres du Messie Promis (a.s.). Jusqu’à la fin de ses jours, elle lisait en outre les autres livres de la communauté ainsi que le journal Al-Fazl. En 2006 sa fille cadette, la docteure Amira, et ses deux enfants sont morts dans un accident de route. Elle a enduré ce drame avec un grand courage et a fait montre d’une patience exemplaire. Tous ses proches l’aimaient en raison de ses nombreuses qualités. Ses proches non-ahmadis l’aimaient aussi beaucoup. Elle laisse derrière elle trois filles et deux fils : ils résident aux Etats-Unis, au Canada et en Norvège. Qu’Allah fasse que les enfants, les petits-enfants et les descendants de la défunte puissent perpétuer ses bonnes œuvres. Qu’Il exalte le rang de la défunte.

Le prochain défunt dont je dirigerai la prière funéraire se nomme Ridwan Sayed Na’imi, de l’Irak. Il est décédé le 13 novembre à l’âge de 70 ans. Inna lillahi wa inna ilaihi raji’oun. Son fils Mustafa Na’imi écrit : « Dans un songe, mon père s’est vu aux côtés de Sayyed Abdoul Qadir Al-Jilani, qui lui a offert ses chaussures. Mon père a hésité à les prendre en disant qu’il ne méritait pas de porter les chaussures de Sayyed Abdoul Qadir Al-Jilani. Mais après que celui-ci ait insisté, mon père a fini par les porter. Par la suite Sayyed Abdoul Qadir Al-Jilani lui a indiqué vers un homme et sa communauté et a ordonné à mon père de se joindre à eux. »

Par la suite, Ridwan Na’imi avait reçu la visite du Saint Prophète (sa) dans un rêve. Quelques années plus tard, à travers la MTA lorsqu’il a appris au sujet de la communauté, Ridwan Na’imi avait dit que la rencontre avec le Saint Prophète (sa) dans son rêve signifiait l’avènement de son serviteur véridique, le Messie Promis (as), et l’homme et la communauté que Sayyed Abdoul Qadir Al-Jilani lui avait demandé de rejoindre dans l’autre songe faisaient référence au Calife du Messie et à sa communauté. Il a ainsi fait la Bai’ah en 2012.

Le défunt était un homme très pieux, et qui aidait ses proches et les pauvres. Il était passionné de prédication. En dépit d’une santé fragile et de l’opposition des gens, il a continué de transmettre le message de l’Ahmadiyya dans sa région. Il conseillait toujours à sa famille de prêter allégeance et de rejoindre la Jama’at. Son fils, sa femme ainsi que le frère de sa femme ont également prêté allégeance depuis. Qu’Allah le Très Haut affermisse leurs pas, qu’Allah leur permette de perpétuer ses nobles actions, et qu’Il élève le rang du défunt.

La prochaine personne dont je dirigerai la prière funéraire se nomme Malik ‘Ali Mohammad de Hajka, du district de Sargodha : il était le père de Mohammad Afzal Zafar, missionnaire du Kenya. Il est décédé le 20 août à l’âge de 90 ans. Inna lillahi wa inna ilaihi raji’oun. En 1974, il avait été emprisonné dans la voie d’Allah. Il avait un très grand respect pour les serviteurs de la communauté, pour les Waqifîn-e-Zindagi, les missionnaires et les Mou’allimine. Le défunt offrait régulièrement la prière de Tahajjoud en plus des prières quotidiennes et jeûnait régulièrement aussi. Il était très hospitalier et prenait soin des pauvres. Il faisait preuve de patience et était reconnaissant et respectait les liens de parenté. Il était un homme pieux et sincère. Il récitait régulièrement le Saint Coran et il a également eu l’opportunité d’apprendre à de nombreux enfants à le réciter. Il laisse derrière lui ses trois fils et ses onze petits-enfants. Comme je l’ai mentionné, Mohammad Afzal, missionnaire au Kenya, est son fils, et il était actuellement en train de servir dans ce pays. Il n’a donc pas pu participer aux funérailles et à l’enterrement de son père. Qu’Allah le Très-Haut lui accorde la patience et le courage, qu’Il fasse preuve de pardon et de miséricorde à l’égard du défunt, et qu’Il élève son rang.

Le prochain défunt dont je dirigerai la prière funéraire se nomme Ehsan Ahmad Sahib de Lahore : il était le fils de Shafqat Mahmood. Il est décédé le 27 juillet à l’âge de 35 ans du Covid-19. Inna lillahi wa inna ilaihi raji’oun. Il était le petit-fils de Hazrat Maulvi Nur-ud-Din Ajmal originaire de Goleki, district de Gujrat, qui était un compagnon du Messie Promis (as), et il était aussi le petit-fils d’Irshad Ahmad de Gujranwala. Il avait l’opportunité de servir depuis deux ans comme président de la communauté locale de Rachna Town à Lahore. Il a également eu l’opportunité de servir comme Secrétaire Nau-Mobayi’in à Delhi Gate Imarat. Il aimait beaucoup transmettre le message. Par la grâce d’Allah, il a eu l’honneur de guider huit personnes vers l’Ahmadiyya. Il laisse derrière lui sa femme, ses deux fils, Hannan Ahmad Masroor Omar, âgé de 6 ans et Mobin Ahmad Tahir Omar, âgé de 3 ans, sa fille Saira Ahmad, âgée de 5 ans, ainsi que son père, sa mère, ses trois frères et deux sœurs. Qu’Allah le Très-Haut leur accorde à tous la patience et le courage. Qu’Il prenne Lui-même soin de ces enfants, qu’Il leur permette de perpétuer ses nobles actions, et qu’Il élève le rang du défunt.

Le prochain défunt dont je dirigerai la prière funéraire se nomme Riaz-ud-Din Shams : il était le fils cadet de Maulana Jalal-ud-Din Shams. Il est décédé le 27 mai. Inna lillahi wa inna ilaihi raji’oun. En ce qui concerne sa famille, le défunt était l’arrière-petit-fils paternel de Hazrat Mian Mohammad Siddiq, qui était un compagnon du Messie Promis (as). Le défunt était le petit-fils paternel de Hazrat Mian Imam-ud-Din Sekhwani, c’était aussi le petit-fils maternel de Hazrat Khawaja Obaidullah, et il était le fils de Maulana Jalal-ud-Din Shams. Ils étaient tous des compagnons. Le défunt était Moussi. Il laisse derrière lui ses deux filles et son fils. Qu’Allah le Très Haut accorde la patience et le courage à ses enfants. Son épouse était décédée. Qu’Allah fasse preuve de pardon et de miséricorde à l’égard du défunt, et qu’Il exalte son rang. Son frère Munir-ud-Din Shams écrit : « Le défunt possédait de nombreuses qualités. Il était régulier dans ses prières, et il enjoignait toujours à ses enfants de faire la prière. Il avait un grand amour pour le Califat. A la maison, il évoquait souvent le sujet de l’attachement à l’institution du Califat. En dépit du fait qu’il est malade depuis deux ans, il est venu me rendre visite, et il discutait avec beaucoup de patience et de courage et de bonne humeur. Il était préoccupé pour ses enfants, il ne se souciait guère de lui. » Tout le monde a partagé que le fait de garder le sourire en toutes circonstances, de garder des liens étroits avec tout le monde et de partager la joie et la tristesse des gens, faisaient parties de ses qualités. Qu’Allah le Très-Haut fasse preuve de pardon et de miséricorde à l’égard du défunt, et qu’Il élève son rang.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)