Sermon du vendredi 06 novembre 2020, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Moubarak, à Islamabad, Tilford au Royaume-Uni. Après le Tashahoud, le Ta'awudh,  et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a cité le verset suivant du Saint Coran avant d'entamer son sermon :

« Ceux qui dépensent leurs biens en aumône nuit et jour, secrètement et ouvertement, auront leur récompense auprès de leur Seigneur ; ils ne seront ni dans la crainte ni ne seront-ils affligés. » (2 : 275)

Allah, dans d’innombrables [versets] du Saint Coran, enjoint aux croyants de consentir à des sacrifices financiers. Ce verset évoque l’une des qualités de ces derniers, notamment qu’ils dépensent nuit et jour dans la voie d’Allah, en secret et ouvertement. Ces deux méthodes sont acceptées par Allah l’Exalté : notamment le fait de dépenser de manière dissimulée et apparente.

Selon un autre [verset] Allah affirme que leur intention, en dépensant dans Sa voie, est d’attirer Son plaisir. Il déclare en effet :

وَمَا تُنْفِقُونَ إِلَّا ابْتِغَاءَ وَجْهِ اللَّهِ

C’est-à-dire qu’ils dépensent uniquement pour mériter le plaisir d’Allah. Le plaisir divin est leur seul unique objectif.  

Le croyant sincère accomplit des actions nobles, dépense ses biens purs dans la voie d’Allah, et s’évertue, nuit et jour, à accomplir de bonnes œuvres. Parfois, il accomplit ces actions de manière apparente et parfois secrètement. Parfois, il dépense au vu de tous et parfois en secret. Ces sacrifices sont acceptés par Allah le Très-Haut, à condition que leur objectif est de mériter la satisfaction divine. Si ces sacrifices ne sont qu’ostentation, ils ne seront point agréés par Allah, mais seront rejetés et renvoyés à ceux qui en sont coupables.

Voici l’esprit avec lequel un croyant doit consentir à des sacrifices ; et par la grâce d’Allah c’est avec cette intention que les membres de la communauté dépensent leurs biens dans Sa voie. Si cette intention est absente, nos sacrifices seront vains. Si une personne consent à des sacrifices parce qu’elle souhaite tout simplement dépasser une autre dans ce domaine, son sacrifice sera vain. Il en est de même pour les Jama’ats locales qui souhaitent consentir à plus de sacrifices de peur qu’une autre Jama’at ne les dépasse et qu’elles ne soient appréciées plus qu’elle. La rivalité [dans les bonnes œuvres] est certes chose louable mais il ne faut pas se soucier de ce que les autres pensent de nous.

Au lieu de cela, nous devrions nous demander si nos sacrifices sont mieux appréciés par Allah que ceux des autres : ceci est le véritable esprit de la rivalité entre les uns et les autres.

Si certains consentent à des sacrifices financiers afin d’informer les autres fièrement que « j’ai offert tant ou tant », ou pour qu'en cas de litige, ils puissent rappeler aux titulaires de poste le montant qu’ils ont offert, et sentir ainsi qu’on doit accepter leur requête ou leur accorder telle ou telle faveur ; ou s’ils pensent qu'en sacrifiant une somme importante ils seront reconnus et loués par le Calife de l'époque ou par les responsables, eh bien, pareilles attitudes ne sont pas correctes : elles sont vaines et futiles et contredisent le véritable esprit du sacrifice. Pareilles attitudes sont, au contraire, nocives. Allah condamne de telles intentions. Si nous souhaitons dépenser dans Sa voie, nous ne devons avoir qu’un seul objectif : à savoir celui de mériter Son plaisir. Quant aux personnes dont Allah est satisfait, Il les honore certainement. Mais cet honneur doit les inciter à faire montre d’une plus grande modestie et humilité. Pareille personne est embarrassée lorsqu’elle reçoit des compliments. Elle ne souhaite être remarquée par le Calife que pour qu’il prie pour elle, et afin d’établir une relation solide avec celui-ci. Une personne souhaite naturellement profiter des supplications de celui à qui elle a prêté allégeance. Si un individu croit fermement en la véracité du Califat, il n’y a aucun mal à ce qu’il nourrisse pareil souhait. Mais l’intention ne doit pas être l’ostentation, mais le fait d’attirer le plaisir d’Allah, et que suite à ce sacrifice le Calife prie pour soi afin qu’on se rapproche davantage de Dieu, et qu’on puisse mériter Son plaisir. En effet, les supplications mutuelles des croyants favorisent leur élévation spirituelle. Pareille pensée est conforme aux enseignements d’Allah. Si une personne dépense sincèrement avec l’objectif d’attirer Son attention et Son plaisir, Il lui promet d’éloigner ses peurs et sa tristesse et de lui accorder tranquillité du cœur et consolation et de la prendre dans Ses bras.

Par la grâce d’Allah, c’est ainsi qu’agissent les suivants du Messie Promis (a.s.) et Mahdi de cette époque, le véritable serviteur du Saint Prophète (s.a.w.). Ils font volontiers des sacrifices uniquement pour la cause de Sa religion. Allah le Très-Haut fait ensuite fructifier ces sacrifices. Ils dépensent dans Sa voie pour qu’Il soit satisfait d’eux. Allah les récompense parfois aussitôt, soit par des biens matériels soit par d’autres moyens. Nous voyons de nombreux exemples au quotidien dans la communauté : pas des dizaines, des vingtaines ou centaines d’exemples mais des milliers. Je dirai même qu’il existe des centaines de milliers d’exemples de ceux qui souhaitent uniquement la satisfaction divine, et qui les voient se manifester en leur personne. Leur foi en est renforcée. Ceux qui consentent à des sacrifices financiers doivent aussi se rappeler de leurs devoirs envers leurs épouses et leurs enfants, devoirs qu’un croyant doit remplir. Le fait de priver sa femme et ses enfants de leurs droits et de ne pas satisfaire leurs besoins est un péché. Tout en faisant naître un sentiment de contentement – en rappelant à sa famille l’importance de se contenter de ce qu’on possède – et en leur faisant prendre conscience de son importance, il faut également les conscientiser concernant le sacrifice financier.

Les enfants de ces gens bénéficient d’une multitude de grâces divines qui nous laisse bouche-bée. Je vais maintenant présenter quelques récits de ceux ayant fait des sacrifices et qui ont obtenu des grâces divines en retour : des personnes qui ont dépensé conformément aux enseignements d’Allah et qui ont obtenu des récompenses en retour.

Il est profitable de présenter ces récits car cela encourage les autres. Certains m’informent que ces récits les ont touchés et qu’ils les ont encouragés à consentir à des sacrifices financiers [eux aussi], et qu’ils ont également été témoins des grâces divines en conséquence. 

Le Messie Promis (a.s.) a déclaré : « Le Saint Coran nous enjoint de ne pas dissimuler du regard des autres l’intégralité de nos actes. Certes en accord à la sagesse, il faut accomplir certaines œuvres méritoires en secret, notamment lorsque cela est meilleur pour votre ego ; et il faut en accomplir d’autres ouvertement lorsque cela peut être profitable à autrui – et ce afin de recevoir une double récompense. Cela permettra également aux faibles, d’être inspirés et d’en faire de même. » Il ajoute : « Encouragez les autres non seulement par la parole mais également par vos actes, car les encouragements verbaux ne sont pas toujours efficaces. Le plus souvent ce sont les actions qui le sont. »

J’ai mentionné ces récits [dans le passé] ou j’en évoquerai aussi aujourd’hui. A noter que ce ne sont pas les intéressés qui me demandent de le faire. Je le fais de mon propre chef, afin qu’ils puissent influencer positivement les autres. Certains m’écrivent également de ne pas mentionner leur nom si je décide d’évoquer leurs récits. Je vais donc présenter quelques récits. Qu’Allah fasse que les personnes concernées puissent en recevoir une double récompense : d’une part pour avoir fait des sacrifices dans la voie d’Allah, et d’autre part pour avoir inspiré les autres par leur exemple et leurs actes à en faire de même.

Après la Bai’ah, certaines personnes n’ont qu’une envie : celle de faire des sacrifices financiers afin d’attirer le plaisir d’Allah. A ce sujet, le missionnaire de l’Albanie, M. Samad, écrit ceci : « Le Calife avait prononcé un discours dans le cadre de la Jalsa Salana 2020 où il avait évoqué les grâces divines. Un frère albanais prénommé Xhafer Koçi (prononcé Djafer Kotchi) était en train d’écouter ce discours. » Lors de ce discours j’avais également relaté comment M. Xhafer avait accepté l’ahmadiyya. Le missionnaire ajoute : « Jusqu’au mois d’août, M. Xhafer n’avait aucun revenu financier. Un jour, après la prière du vendredi, il m’a demandé : « Les autres jeunes ahmadis paient des cotisations ; expliquez-moi de quoi il s’agit. » Je lui ai donc expliqué de nouveau le système des cotisations. Le même mois, il a trouvé un locataire pour un appartement qu’il avait mis en location et il a reçu un loyer. A partir de ce revenu, il avait payé sa cotisation, et bien plus que le taux en vigueur.  M. Xhafer m’a dit : « Après avoir réglé ma cotisation selon le taux fixé par le Messie Promis (a.s.), mettez le reste de la somme dans les fonds de Tahrik-i-Jadid et Waqf-i-Jadid. » Le missionnaire ajoute : « Je lui ai dit qu’Allah le Très-Haut a promis dans le Saint Coran qu’Il multipliera les récompenses de ceux qui font des sacrifices financiers. » Ce frère a répondu : « Je n’ai pas contribué ces sommes avec cette intention. Je l’ai fait pour qu’Allah soit satisfait de moi, et car le Messie Promis (a.s.) nous enjoint de consentir à des sacrifices financiers dans la voie de la religion, tout comme l’islam nous enjoint également de le faire. » Désormais, ce frère paie régulièrement ses cotisations tous les mois. »

Ainsi ceux qui [naguère] étaient impliqués dans le monde, changent rapidement de mentalité.

Un missionnaire en Argentine, M. Sarwar, écrit : « La nation argentine éprouve de nombreuses difficultés en raison de la crise du coronavirus et de l’inflation. [J’ai] cependant informé les nouveaux convertis que dépenser dans la voie d’Allah fait partie des piliers de l’islam ; et qu’afin d’honorer ce commandement divin, il y a le plan de Tahrik-i-Jadid. Les nouveaux convertis ont consenti à des sacrifices avec enthousiasme, à la hauteur de leurs moyens. Parmi eux se trouvait Fatima Veronica qui a fait des sacrifices importants. Elle est veuve et a de faibles revenus. Lorsque j’ai informé les nouveaux convertis qu’il ne restait que quelques jours avant la fin de l’année financière se termine, la dame en question m’a envoyé un message pour me dire qu’elle n’a pas encore les moyens mais que d’ici quelques jours elle essaiera de déposer quelque somme. Ainsi cette dame a offert 5000 pesos argentins après quelques jours, une grande somme eu égard à la situation de cette femme voire de la situation économique de l’Argentine en général, déclare le missionnaire. Vu ses sentiments le missionnaire lui a dit : « Je vous suis très reconnaissant à cet égard. » Elle a répondu : « Pourquoi me remercier ? J’ai accepté l’islam de gaîté de cœur après l’avoir compris. Et parmi ses commandements se trouve celui de faire des sacrifices pour la cause de la religion. Au contraire, je suis embarrassé de ne pouvoir sacrifier mon temps, comme il se doit de la part d’un ahmadi, en raison de mon emploi. »

Tel est le changement révolutionnaire qu’Allah a apporté en ceux qui se joignent sincèrement à la Jama’at du Messie Promis. Ils cherchent des moyens pour plaire à Dieu et comment faire les efforts nécessaires dans ce sens et ainsi faire avancer la cause du Messie Promis (a.s.).

L’Indonésie est [une multitude] d’îles se trouvant dans un autre coin du monde. L’Amir Saheb de ce pays écrit : « Une femme de la ville de Tangerang nommée Marsila raconte que son mari avait perdu son emploi en raison du Coronavirus. Il avait lancé un business mais ne faisait pas de profits. Ensuite, il a commencé à travailler pour une compagnie de moto-taxis en ligne. Mais il faisait toujours face aux mêmes problèmes. Leur situation était si grave qu’ils se demandaient s’ils auraient de quoi manger le lendemain ou pas. Elle ajoute : « Nous souhaitions compléter nos promesses du Tahrik-i-Jadid au cours du Ramadan. Mais mon mari disait tout simplement qu’on devait prier. Dans un rêve, au cours du Ramadan, quelqu’un m’a demandé si j’avais fait quelque promesse. Quand j’ai répondu à l’affirmative cette personne m’a dit de la respecter. Quand j’ai ouvert les yeux c’était l’heure de la prière de Tahajjoud. Après la Salat et le Souhour, j’ai raconté le rêve à mon mari. Quand il est rentré quelques jours après, il a présenté une grosse somme en disant de régler au plus vite la somme restante de la promesse pour le Tahrik-i-Jadid. Quand il était parti à la banque retirer les 50 000 roupies indonésiennes de ses profits de la compagnie de moto-taxi en ligne, il a vu dans son compte une somme vingt fois plus importante. Nous ne savons pas d'où vient cette somme, mais nous sommes certains qu’il s'agissait uniquement du soutien qu’Allah nous a accordé en voyant notre intention. » C’est ainsi qu’Allah dissipe les soucis et la tristesse.

L’Amir Saheb de l’Indonésie relate un incident rapporté par Madame Nour du village de Lampong. Elle accompagnait quotidiennement son mari pour vendre des produits dans une école élémentaire. Elle ajoute : « Nous ne faisons pas de grands profits dans ce domaine. Mais cela suffit pour les dépenses quotidiennes et pour payer nos cotisations. » Cette femme paie ses cotisations tous les mois. L’école était fermée pour deux mois en raison du Coronavirus et ils n’avaient pas de revenu. Ils étaient très inquiets et ne savaient pas comment payer leur contribution. Cette femme s’est souvenue que son fils et elle avaient une tirelire dans laquelle ils avaient commencé à économiser de l’argent. Ils ont décidé de la briser et d’offrir les sommes qu’elle contient dans les fonds Tahrik-i-Jadid et Waqf-i-Jadid. Ils avaient économisé de l’argent dans cette tirelire depuis un certain temps. Ils avaient expliqué à leurs enfants l'importance des sacrifices financiers et ces derniers ont cotisé ces sommes. Avant le Ramadan, ils n’avaient qu’une assiette de riz à la maison qui suffisait à peine pour deux enfants. La dame relate : « J’ai préparé le petit-déjeuner pour les enfants : ils ont consommé de l’eau et du riz. Les enfants nous demandaient pourquoi nous ne mangions pas avec eux. » Il y avait très peu et les parents ont donc fait ce sacrifice. « Notre sourire était notre seule réponse. À midi, les enfants avaient faim de nouveau. Il y avait un peu de riz qui suffisait que pour un seul enfant. Le deuxième avait faim et il a commencé à pleurer. Nous ne pouvions rien faire d’autre que prier. Nous avons accompli la Salat et avons beaucoup prié. Après quelque temps, Dieu a manifesté Son soutien : quelqu’un avait besoin de main d’œuvre pour son champ de maïs. Mon mari a trouvé du travail et nous avons pu subvenir à nos besoins. »

Hafiz Ata-ul-Alim, missionnaire du Mali, relate ceci : « M. Yattara Traoré un ahmadi âgé de soixante-dix ans cotise mensuellement dans les fonds de la Jama’at. Il participe aussi dans le fond d’Al-Wasiyyah. Il parcourt sept kilomètres sur une route de terre battue à bicyclette pour venir payer ses cotisations. Quelque temps de cela, le chef du village voisin avait fait main basse sur son terrain. M. Traoré était très inquiet à cet égard. Il avait aussi écrit au Calife et il cotisait régulièrement une somme supplémentaire dans un fond vu cette situation. Allah lui a accordé Sa grâce et le même juge qui avait rendu un jugement défavorable en sa faveur a révisé son verdict. Il a reçu son terrain alors qu’il n’avait aucun espoir à cet égard, car le chef du village était quelqu’un d’influent et personne ne pouvait imaginer que le juge rendrait un verdict contre lui. M. Yattara a évoqué ce signe du soutien divin non seulement dans sa région mais aussi dans la mosquée. Et cela a eu de l’effet sur les autres aussi. C’est ainsi qu’Allah transforme leur était de crainte en état de sécurité.

L’Amir de la Jama’at de France relate qu’un ahmadi avait doublé sa contribution du Tahrik-i-Jadid et avait promis d’offrir mille euros. « Mais, relate-t-il, en raison du confinement mes revenus ont baissé. Et apparemment il m’aurait été impossible de respecter cette promesse. J’avais des dettes que je devais aussi rembourser en sus des mille euros promis pour le Tahrik-i-Jadid. Je n’avais pas d’autre solution que de prier. Que j’aie de quoi manger ou pas, je promets de tout offrir pour respecter ma promesse. De par la grâce d’Allah, au cours de la même semaine, mon patron m’a offert mille euros en bonus en raison de mes prestations lors du confinement. J’ai reçu cette somme uniquement en raison de la promesse que j’avais faite à Allah, sinon je ne pensais même pas que mon patron allait m’offrir cette somme en cette période aussi difficile. »

Pour ce qui est du confinement, sachez que l’Etat britannique a imposé des restrictions pour les quatre prochaines semaines et c’est pour cette raison qu’il n’y pas de fidèles devant moi dans la mosquée aujourd’hui. On m’a dit que je pourrais prononcer le sermon, mais hormis le muezzin personne d’autre ne doit être dans la mosquée.

Un ahmadi syrien m’a écrit du Canada en me demandant de ne pas mentionner son nom, si jamais j’évoquai son récit. Il déclare : « Après l’ouverture du nouveau centre à Islamabad, j’avais promis d’offrir cinq mille dollars dans le fond Tahrik-i-Jadid. » Il avait fait cette promesse l’année dernière. Il ajoute : « À l’époque je recevais un salaire de quatre mille dollars par mois. Ma situation était bonne et après quelques mois j’avais acheté une nouvelle voiture et j’avais changé aussi de travail. Mes revenus avaient augmenté mais en dépit de cela je n’avais pas les moyens d’offrir cette somme de cinq mille dollars, car j’envoyais aussi de l’argent à mes parents en Syrie. Tous les jours, je demandais à Dieu de me donner la possibilité de payer mes cotisations. En janvier 2020, j’ai eu un accident. Je n’ai pas pu travailler pendant un mois. J’ai dû emprunter de l’argent pour mes dépenses mensuelles. Ensuite, ma situation financière s’est détériorée en raison du confinement suite à l’épidémie du Coronavirus. Au cours du mois de février et mars, ma femme et moi consommions la nourriture la moins chère possible. Nous peinions à être à mêmes de respecter cette promesse vers la fin de l’année et priions beaucoup. Nous souhaitions compléter notre promesse au cours du Ramadan. Mais cela semblait n’être qu’un rêve. J’ai cessé de faire du taxi et j’ai commencé à livrer de la nourriture. Par la grâce d’Allah, ma situation s’est améliorée et nous avons décidé de nouveau de compléter cette promesse avant la fin du Ramadan, afin de profiter des prières du Calife. Au lieu de onze heures, j’ai commencé à travaillé douze heures par jour. Par la suite, je commençais à recevoir des revenus dont je n’avais pas de connaissance et je recevais mensuellement environs 9000 dollars. Par la grâce d’Allah, dix jours avant le Ramadan nous avons complété notre promesse. Je suis certain que si j’avais promis trois fois plus, avant la fin de l’année j’aurai pu payer cette somme tout en aidant mes proches aux revenus modestes en Syrie. »

L’Amir Saheb de la Sierra-Leone relate que M. Outhman est l’Imam d’une Jama’at de Freetown. Ce dernier relate : « Nous contribuons tous les ans dans le fond Tahrik-i-Jadid, mais cette année-ci je me suis dit que notre contribution est trop modique. Je ne travaille pas : ma femme et moi tenons une petite épicerie qui ne donne pas de grands profits. Elle nous fourni à peine de quoi subvenir à nos besoins essentiels. Après avoir entendu à maintes reprises les appels pour le fonds Tahrik-i-Jadid, ma femme m’a demandé de préparer une tirelire et y placer quotidiennement quelque somme pour offrir le tout dans le fonds Tahrik-i-Jadid à la fin d’octobre.

Les années précédentes nous n'avions pas offert plus de 20 000 leones. Mais cette année-ci, par la grâce d’Allah nous avons offert 200 000. Mes deux frères ont adopté la même méthode. Et ils ont ainsi offert 130 000 leones. Ma femme apprécie beaucoup cette méthode et cette année-ci Allah nous a permis de faire un très bon sacrifice financier. Par ce faire, notre niveau de sacrifice a augmenté et par la grâce d’Allah notre revenu a aussi augmenté. Nous allons continuer avec la méthode que Dieu nous a enseignée. »

Les îles Marshall se situent très loin, au-delà même de la côte américaine. Sajid Iqbal, le missionnaire de ce pays, rapporte qu’un membre parmi les aînés, M. Kioshi Rakin, a raconté ceci : « Quand on prenait les promesses des membres de la Jama’at au cours de l'année dans le cadre du fonds Tahrik-i-Jadid, je n’avais pas de travail, pas de logement et je dépendais de la cuisine de la Jama’at pour ma nourriture. » Le missionnaire déclare qu'on l’avait logé à la mosquée pour quelque temps et on lui a dit de promettre une somme même modique et de prier qu’Allah le soutienne. Sur ce, il a promis d’offrir deux dollars américains. Quelques mois après, il est venu à la mission et il a offert la somme de cinquante dollars américains dans le fond Tahrik-i-Jadid. Il a déclaré : « Allah a accepté mes prières : j’ai eu du travail et un appartement pour me loger. » Maintenant il subvient à ses propres besoins en terme de nourriture. Voyez comment Allah a renforcé sa foi d’une manière qui parfois laisse bouche-bée nos missionnaires.

L’Amir de la Jama’at de la Gambie relate : “Nous avions organisé un programme sur le Tahrik-i-Jadid à Bassé. Nous avions conscientisé les gens sur le paiement des montants qu’ils avaient promis. M. Moussa, qui était présent, n’avait rien à offrir. Il était très anxieux et se réveillait pour la prière de Tahajjoud et implorer la grâce de Dieu afin de pouvoir dépenser dans Sa voie. Allah a exaucé son désir. Quelques jours plus tard, la compagnie pour laquelle il travaillait sous contrat avaient organisé un événement : 4000 Dilasis seraient offertes s’il y participait. Il était très content : après ses deux jours de participation il a augmenté ses promesses à deux mille Dilasis. Allah lui a ouvert de nouvelles voies afin de pouvoir cotiser. Il conscientise à présent les autres frères ahmadis à propos de l’importance du Tahrik-i-Jadid.

Talha Ali est le président et missionnaire de la Jama’at des îles Philippines. Il déclare : « La Jama’at de Semanol est une des anciennes Jama’ats des Philippines. La plupart des membres de cette Jama’at sont des enseignants. Après avoir augmenté la promesse et reçu les sommes promises, le président de cette Jama’at m’a demandé de prier tout spécialement pour trois enseignants car ils n’ont pas reçu de salaire depuis mars. Mais en dépit de cela tout trois ont participé dans le fond Tahrik-i-Jadid. »

Ainsi, des gens habitants dans des coins reculés sont en train de consentir à des sacrifices pour mériter le plaisir de Dieu.

Shams-ud-Din Saheb, missionnaire de Kababir (en Terre-Sainte) relate ceci : « La Jama’at d’Al-Khalil de la Palestine est toute nouvelle. Les ahmadis de cette Jama’at sont de revenus modestes ; mais par la grâce d’Allah ils ont tous participé dans le fond Tahrik-i-Jadid. M. Ibrahim est un nouveau converti de la Jama’at d’Al-Khalil. Dès qu’il a fait sa Bai’ah il a commencé à cotiser dans les fonds financiers de la Jama’at. Il a offert une somme importante dans le fond Tahrik-i-Jadid. Il déclare : « Un ami me devait de l’argent. Mais il n’arrivait pas à me rembourser en raison de quelque contrainte. J’ai dû attendre longtemps. Je devais cotiser dans le fonds Tahrik-i-Jadid et je faisais face à des difficultés financières. Je n’avais pas espoir de recevoir mon remboursement. Quand j’ai rencontré l’Amir Saheb, j’ai pu réunir la somme et cotiser. Vu ma situation, l’Amir Saheb a déclaré qu’étant donné que j’ai contribué dans la voie d’Allah, Celui-ci me récompensera certainement. Quelques heures après le départ de l’Amir Saheb, celui qui me devait de l’argent m’a remboursé et tous mes soucis ont disparu.

Un ahmadi s’est rendu dans le bureau du Tahrik-i-Jadid de Wiesbaden en Allemagne. Il a relaté : « Le juge qui s’occupe de mon dossier refuse ma demande d'asile. Or, j’avais entendu les récits sur le fond Tahrik-i-Jadid et j’ai décidé d’offrir mille euros dans ce fonds. Allah a fait en sorte que mon dossier soit transféré chez un autre juge qui, lui, m’a accordé le droit d’asile. Je suis venu aujourd’hui accomplir la promesse que j’avais faite à Allah. » Ainsi a-t-il pu offrir la somme promise.

Le secrétaire Tahrik-i-Jadid du Royaume-Uni relate qu’un ahmadi de Burton était sans emploi. Un jour après avoir contribué dans le fonds Tahrik-i-Jadid, il a eu un emploi. Un autre ahmadi de Burton avait lui aussi des soucis financiers. Quelques temps après avoir contribué dans le fonds Tahrik-i-Jadid, il a reçu une lettre du département de l’impôt l’informant qu’il avait fait des paiements excédentaires qu’on lui remboursait. Cette somme était beaucoup plus importante que la somme qu’il avait contribuée.

Un professionnel avait des soucis sur son lieu de travail. Un de ses collègues l’avait accusé à tort [de quelque entorse]. Il a payé ses cotisations du Tahrik-i-Jadid et par la suite celui qui l’avait accusé a été licencié. La voiture d’un autre ahmadi était tombée dans un fossé. Il a promis qu’il augmenterait ses contributions dans le fond Tahrik-i-Jadid si le véhicule en sortait intact. Et ce fut le cas. Il a offert son salaire d’une semaine dans le fonds Tahrik-i-Jadid.

Un jeune garçon a offert quant à lui ses économies de six mois. En effet, les enfants aussi tentent de progresser dans le domaine des sacrifices financiers.

Un jeune ahmadi avait économisé de l’argent pour partir en vacances. Il a tout offert dans le fonds Tahrik-i-Jadid.

Le président de la Jama’at de Barking et de Dagenham s’était déterminé à payer le montant  que [sa Jama'a] devait contribuer, même s’il devait le faire de sa poche. Les contributions de sa Jama’at ne suffisaient pas et il a contribué la somme restante de sa part. Par la suite, son employeur l’a informé que son bonus cette année-ci sera soixante-dix fois plus importante que celle de l’année dernière. Ce montant était beaucoup plus important que la somme supplémentaire qu’il avait contribuée dans le fonds Tahrik-i-Jadid.

Linar Abduramanov du Kazakhstan relate : « Je cotise régulièrement dans les fonds du Chanda Aam, Jalsa Salana, Tahrik-i-Jadid et Waqf-i-Jadid. » Ces récits concernent des gens de toute nationalité.

Il ajoute : « C’est grâce aux bénédictions de ces contributions que ma femme a pu terminer ses études de médecine et trouver un emploi auprès de l’Etat. L’Etat nous a offert un prêt pour le logement de nos enfants. Ils sont à la maternelle. Notre situation financière est bien meilleure à présent. Je possède deux voitures et j’ai l’intention de bâtir une maison personnelle. Tout cela est le résultat des faveurs divines et des bénédictions découlant des sacrifices financiers. Auparavant nous habitions dans un apartement en location et faisions face à des difficultés financières, mais nous n’avons cessé de contribuer ; et par la suite, Allah nous a accordé d'innombrables faveurs.

Mohammad Ahsan, missionnaire de la Guinée-Bissau, relate que M. Mohammad Ibrahim avait fait sa promesse de Tahrik-i-Jadid après avoir entendu le sermon dans lequel j’avais annoncé la nouvelle année [financière]. Il déclare : « J’ai décidé de contribuer tous les mois. J’ai commencé à le faire quand j’ai perdu mes revenus en raison de l’épidémie du Coronavirus. J’étais très inquiet ; mais vers la fin de l’année du Tahrik-i-Jadid, mes soucis augmentaient. Je n’ai pas cessé de prier. Un matin, j’ai reçu l’appel de quelqu’un qui m’a demandé si je peux fabriquer des briques. J’ai accepté de le faire. C’est ainsi que j’ai trouvé du travail tout en restant assis chez moi : ainsi, Allah m’a accordé les moyens de respecter ma promesse. Les difficultés financières causées par le confinement ont disparu. Toutes ces bénédictions résultent du fait d’avoir répondu à l’appel du Calife. »

L’Amir Saheb de la Tanzanie présente le récit suivant du missionnaire de Zanzibar. Madame Amina Bibi, une vielle femme ahmadie, est parmi les premières à contribuer dans les fonds de la Jama’at et ce en dépit de ses revenus modestes. Cette année-ci, nous avions encouragé les membres à consentir à des sacrifices au cours du mois de Ramadan. Cette dernière a fait de son mieux de payer toutes ses cotisations au cours de ce mois béni. Mais elle était confrontée à des difficultés financières. Elle raconte : « Un jour, cette situation m’a fort tourmentée. Je me suis réveillée la nuit pour implorer Dieu, les yeux en larmes. Je Lui ai dit que c’est le moment de répondre à l’appel du Calife, alors que je suis incapable de le faire. »

Par la suite, le lendemain matin, un de ses parents qu’elle n’avait pas pu contacter depuis longtemps l'a appelée et lui a envoyé de l'argent en cadeau grâce auquel elle a pu payer sa cotisation. Elle déclare : « Dieu le Tout-puissant manifeste toujours Son amour à mon égard et ne m'abandonne jamais en raison de mes cotisations. »

Le Wakil-ul-Mal Sahib de Qadian écrit qu’un membre de la Jama’at de Karolay de l’Etat de Kerala avait fait une promesse de 500 000 roupies [indiennes]. Il avait mis de côté de l'argent pour acheter des meubles pour son entreprise et s'il n'arrivait pas à débourser cette somme à temps il serait obligé d’arrêter de travailler pendant quelque temps. Cependant, le temps de contribuer dans le fonds Tahrik-i-Jadid s'est également rapproché. Connaissant l'importance de ces cotisations, il a offert ce montant qu'il avait économisé dans le fonds Tahrik-i-Jadid. Cette intention pure a été bénie par Allah : peu de temps après, une somme nettement plus importante que le montant qu'il avait cotisé a été déposée dans son compte. Par la suite, il a pu acheter les meubles dont il avait besoin pour son entreprise. Il a eu un contrat de plusieurs millions [de roupies] par la suite. En conséquence, il a offert une somme importante dans le fonds Tahrik-i-Jadid, en sus de sa promesse initiale et s'élevait à environ 1,2 million de roupies.

Abdul Wajid Sahib, inspecteur [du Tahrik-i-Jadid] en Inde, écrit : « La Jama’at de Cochin au Kerala avait organisé une rencontre dans le cadre du Tahrik-i-Jadid dans laquelle on a informé les membres des raisons et objectifs du plan Tahrik-i-Jadid. Les membres de la Jama’at ont été encouragés à participer pleinement au programme Tahrik-i-Jadid. Quand la rencontre s’est terminée, nous avons visité le président local. Sa fille de 8 ans est venue avec sa tirelire et dit : « Maulvi Sahib, veuillez accepter toute cette somme dans le fonds Tahrik-i-Jadid.» La tirelire contenait alors 864 roupies, qu'elle a présentées pour le Tahrik-i-Jadid. Son père m'a dit que sa fille avait économisé le montant depuis un certain temps avec l'intention de l’offrir pour le Tahrik-i-Jadid. Son père a dit que chaque fois il rentrerait de son magasin, elle lui prenait toutes les pièces et les plaçait dans sa tirelire. De cette façon, la fille a réussi à économiser de l'argent pendant quelques mois et l’offrir comme contribution. Voilà l'esprit des sacrifices financiers qu'Allah le Tout-Puissant a inculqué aux enfants ahmadis.

Après avoir prêté le serment d’allégeance, les nouveaux convertis sont [eux aussi] très conscients de l’importance des sacrifices financiers.

Samad Sahib en Albanie écrit que M. Dalip Gjergji est un ahmadi résidant dans un village. Il est retraité ; et malgré son modeste revenu, il cotise régulièrement dans les fonds de la Jama’at. Il ne possède pas de voiture et utilise le transport en commun pour venir à la prière du vendredi. En raison de la pandémie, il est venu assister à l’office du vendredi après un long moment. Après les prières de Joumou’ah, il a déclaré : « J’ai senti comme un lourd fardeau de ne pas avoir contribué depuis de nombreux mois. » Il a apporté 8 mois de cotisation. Mis à part la Chanda Aam, il a également apporté de l'argent pour le Tahrik-i-Jadid et le Waqf-e-Jadid.

Il existe d'innombrables autres exemples comme ceux-ci.

Par exemple, Hussain Sahib, Mou’allim en Tanzanie, écrit que Saleh Motunga est un ahmadi pieux et très régulier dans ses sacrifices financiers. Il était tombé malade récemment et n’avait pas assez d’argent pour son traitement. À la fin du mois, lorsqu'il a reçu sa pension, la première chose qu'il a faite a été de payer sa promesse pour le Tahrik-i-Jadid. » Hussain Sahib déclare : « J'ai tenté de lui expliquer qu'il doit se faire soigner avec cet argent d'abord et qu’il pourra honorer sa promesse plus tard. Mais il a répondu que Dieu, le Tout-Puissant, était celui qui accorde la guérison, et que par conséquent, il respectera d'abord la promesse qu'il a faite à Dieu, et se fera soigner plus tard. »

Ces niveaux extraordinaires de sacrifice de ces nouveaux-venus nous laissent perplexe. Vivant dans des régions reculées du monde, ils sont de ceux à qui Allah a fait comprendre l’importance des sacrifices financiers. En prêtant allégeance au Messie Promis (as), ils ont apporté une révolution dans leur vie.

L’Amir Sahib de la Gambie écrit : « Dans une rencontre, on a rappelé aux membres les exigences du Tahrik-i-Jadid, notamment l’importance de sacrifier sa vie pour l’islam, de mener une vie simple et ne jamais ressentir de la honte pour accomplir toute tâche, même la plus insignifiante. Après l'événement, M. Ibrahim, l'un des participants, a déclaré qu'il offrirait 1000 Dalasis dans le fonds Tahrik-i-Jadid. Il a en outre déclaré qu'il dédiera son fils unique pour devenir missionnaire de la Jama’at. Actuellement, son fils est à l'école secondaire, mais son père souhaite qu'il devienne un missionnaire de la Jama’at, si Dieu le veut.

Adam du Ghana, secrétaire général de la zone d'Accra relate : « Le Sadr de ma Zone m'a donné 50 cedis [monnaie du Ghana] pour mes frais de transport. J'ai offert ce montant dans le cadre du Tahrik-i-Jadid. Le lendemain matin, je suis parti avec mon responsable pour certains travaux. Sur le chemin du retour, il m'a demandé comment j'avais l'intention rentrer à la maison ? J'ai répondu que je partirai en taxi. Sur ce, mon responsable a demandé mon numéro de téléphone, puis dit de le vérifier. Lorsque j'ai vérifié mon téléphone, il m'avait déjà envoyé 1000 cedis via son téléphone. J'avais fait don de 50 cedis et voici que j’en recevais 1000. »

Ce ne sont que là qu’e quelques incidents : je dispose d'innombrables autres du même genre. Qu'Allah le Tout-Puissant bénisse grandement les biens et personnes de tous ceux qui ont offert des sacrifices.

Je mentionne brièvement les détails sur le montant total contribué cette année, détails qui sont généralement mentionnés avec l’annonce de la nouvelle année Tahrik-i-Jadid.

Par la grâce d'Allah, la 86e année de Tahrik-i-Jadid a pris fin le 31 octobre et la 87e année a débuté. Par la grâce d'Allah, toute la Jama’at Ahmadiyya du monde entier a contribué 14,5 millions de livres sterling, soit une augmentation de 882 000 livres sterling par rapport à l'année précédente. Cette année-ci, l'Allemagne est en tête de liste. La situation économique et politique du Pakistan s’empire. Eu égard à la monnaie locale et vu les circonstances actuelles, les Jama’ats du Pakistan ont progressé de manière significative et ont consenti à de grands sacrifices même si on ne peut les comparer aux Jama’ats du reste du monde.

Qu'Allah fasse régner la paix dans ces pays souffrant de problèmes économiques et de troubles politiques et qu’Il soulage leur situation, afin que les ahmadis puissent faire de plus grands sacrifices. Néanmoins, dans l'ensemble, l'Allemagne a pris la première position, suivie du Royaume-Uni, puis des États-Unis. La position du Pakistan se situe également entre ces pays étrangers. Les Etats-Unis sont en troisième position, puis vient le Canada, un pays du Moyen-Orient, l’Inde, l’Australie, l’Indonésie, le Ghana, puis un autre pays du Moyen-Orient.

Le Ghana est sorti de la liste des pays d’Afrique et est maintenant en concurrence avec les autres pays du monde, incluant ceux des Amériques, de l’Europe et d’ailleurs.

En ce qui concerne les contributions par tête, la Suisse est en première position, en deuxième se trouvent les Etats-Unis, ensuite il y a le Singapour. Ce sont là les trois premiers pays dans cette catégorie. J’évoquerai les autres détails par la suite. 

En Afrique, les pays qui se sont distingués par leurs récoltes globales sont : le Ghana, le Nigéria, le Burkina-Faso, la Tanzanie, la Gambie, la Sierra-Leone.

La Jama’at de la Sierra-Leone est très grande et très ancienne. Si l’Amir Saheb et les autres responsables mènent une campagne de sensibilisation, les membres de la Jama’at seront prêts à consentir à des sacrifices. Il suffit tout simplement de leur attirer l’attention à cet égard.

Ensuite vient le Bénin [dans la liste des pays d’Afrique]. Par la grâce d’Allah de grands efforts ont été entrepris dans ce pays.

En termes de contribution par personne, le Niger et le Bénin ont fait des progrès significatifs. Le Bénin a augmenté le montant par six en fonction de leur monnaie locale, et il y a eu une multiplication par huit au Niger. En dépit du fait que leur nombre de cotisant ait diminué, en raison de la situation actuelle, leur collection globale était plus que les années précédentes ou est au moins restée la même.

Le nombre total de participants était de 1 600 800. Les Jama’ats d’Afrique qui ont augmenté les participants par rapport à l'année dernière sont les suivants : Le Ghana en premier, puis le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, la Gambie, le Congo-Kinshasa, la Tanzanie, le Libéria, le Kenya, la République centrafricaine, le Sao-Tomé, le Congo-Brazzaville et le Zimbabwe.

Voici la liste des autres grandes Jama’ats où il y avait eu une augmentation importante du nombre de participants : le Bangladesh, l'Allemagne, le Canada, l’Inde, l’Australie et le Royaume-Uni.

Selon les archives, le Premier Registre central compte 5927 personnes ; par la grâce d’Allah, les 33 personnes qui sont encore vivantes [depuis cette époque] paient leurs cotisations elles-mêmes.

Les héritiers de 3129 d’entre eux paient en leur nom. Et les membres sincères de la Jama’at contribuent au nom des 2775 restants.

Comme l’Allemagne est en première position, je présenterai en premier l’analyse de ce pays. Les dix premières Jama’ats sont « Mahdi Abad », Rödermark, Neuss, Nida, Cologne, Pinneberg, Anseburg, Flörsheim, Kiel, Freinsheim. 

Les dix premiers émirats locaux sont : Hambourg, Dietzenbach, Frankfurt, Gross-Gerau, Wiesbaden, Mörfelden, Mannheim, Riedstadt, Russelheim et Darmstadt.

Le Royaume-Uni est en deuxième position. La position des régions du Royaume-Uni est la suivante : Bait-ul-Futuh, mosquée Fazl, Islamabad, Midlands et Baitul Ihsan. Les dix premières positions des plus grandes Jama’ats de Royaume-Uni, en termes de collecte totale, est la suivante : Aldershot, Islamabad, mosquée Fazl, Worcester Park, Birmingham Sud, Gillingham, Putney, South Cheam, Birmingham West et Cheam. Les cinq premières positions des plus petites Jama’ats au Royaume-Uni est le suivant : Spen Valley, Keighley, Swansea, Pays de Galles Nord et Northampton.

Les prochains détails concernent les Etats-Unis, mais je vais présenter les détails du Pakistan en premier. Les positions des Jama’ats au Pakistan sont les suivants : Lahore, Rabwah puis Karachi. Les dix districts ayant contribué le plus sont : Islamabad, Sialkot, Gujrat, Gujranwala, Hyderabad, Mirpur Khas, Faisalabad, Toba Tek Singh, Umerkot, Chakwal Kotli. Je ne sais pas pourquoi ils ont écrit Chakwal et Kotli ensemble, ils auraient dû être écrits séparément, à moins qu'ils n'aient tous les deux la même position. La position des Jama’ats locales par rapport aux contributions les plus élevées est la suivante : Amarat Defence Lahore, Amarat de la ville de Rawalpindi, Amarat Drigh Road Karachi, Amarat Mughalpura Lahore, Amarat Township Lahore, Amarat Azizabad Karachi, Amarat Gulshan Abad Karachi, Peshawar, Quetta, Amarat Dehli Gate Lahore.

La position des Jama’ats aux États-Unis est la suivante : Maryland, Los Angeles, Silicon Valley, Virginie centrale, Seattle, Oshkosh, Détroit, Chicago, Virginie du Sud, Houston, Atlanta, Boston. En termes de contribution totale, la position des Amarats locaux au Canada sont les suivants : Vaughan, Peace Village, Calgary, Vancouver, Toronto Ouest, Mississauga, Brampton, Brampton-Est, Saskatoon, Toronto. La position des plus petites Jama’ats au Canada est la suivante : Bradford, Hamilton Mountain, Edmonton-Ouest, Regina et Hamilton-Est. 

Les dix premières Jama’ats en Inde pour leur contribution totale sont : Coimbatore, Karolay, Qadian, Pathapiriyam, Hyderabad, Kinanoor Town, Calcutta, Calicut, Bangalore et Mathatum. Les dix premiers districts sont les suivants : Kerala, Tamil Nadu, Karnataka, Jammu Cachemire, Telangana, Pendjab, Orissa, Bengale, Delhi, Maharashtra.

Les dix premières Jama’ats de l'Australie sont les suivants : Melbourne, Long Warren, Castle Hill, Melbourne Berwick, Marsden Park, Adelaide South, Penrith, ACT, Canberra, Adelaïde West, Mount Druitt, Parramatta. C'étaient les positions des différentes Jama’ats. Qu'Allah le Tout-Puissant bénisse amplement les biens et les personnes de tous les contributeurs et qu’Il accepte leurs sacrifices.

Je voudrais également annoncer le début de la 87e année de Tahrik-i-Jadid qui a commencé officiellement à partir de 1er novembre, Insha Allah.

Je voudrais attirer votre attention sur le fait que ces jours-ci, il nous faudra, [nous les musulmans ahmadis,] prier avec davantage de ferveur. Nous avons l’habitude, bien entendu, de prier pour nous-mêmes et pour notre communauté ; or, nous devons également prier de façon plus générale pour les musulmans. Ces temps-ci, certains dirigeants de pays non-musulmans nourrissent des sentiments de haine et de malveillance envers les musulmans. Il est clair que dans cette ère de démocratie, les leaders déifient le peuple ; ils formulent leurs discours et stratégies politiques selon les tendances populaires. Ou encore, ils égarent intentionnellement la nation en proclamant que Dieu n’existe pas et que le peuple est tout pour eux.

Lorsqu’ils ne sont pas en train de le déclarer ouvertement, ils nourrissent quand même dans leur cœur de la haine et des préjugés par rapport à l’islam. Par ailleurs, ne bénéficiant pas d’une connaissance approfondie de l’islam, une bonne partie de la population dans le monde non-musulman est elle aussi opposée aux musulmans. Quoi qu’il en soit, le devoir incombe aux musulmans ahmadis, en priant et en faisant des efforts, de présenter au monde ce qu’est l’islam en réalité.

Durant les derniers jours, si jamais une déclaration ouverte a été émise par un leader occidental – car d’autres ont fait des déclarations similaires, mais énoncées dans un langage plus circonspect, dans un contexte politique, de façon ambiguë – il s’agit sans conteste de celle faites sans ambages par le président français. Il a appelé l’islam une religion « en crise ». Soyons clairs, toutefois : c’est leur propre religion qui passe par une crise – dans l’hypothèse où ils en ont une. Ils ne croient en fait en aucune religion : ils ont oublié et délaissé le christianisme. C’est celui-ci qui est en crise. L’islam, quant à lui, est, par la grâce de Dieu, une religion vivante – une religion qui fleurit et fructifie. Et il continue de progresser. Dieu a pris la responsabilité de le protéger en tout temps, et à notre époque aussi : par l’entremise du Messie Promis (paix soit sur lui), son message se propage dans tous les coins du monde.

La vérité est que les puissances ou les peuples anti-islamiques n’ont de tels agissements et discours que parce qu’ils savent pertinemment que les musulmans sont désunis. Je voudrais toutefois saluer l’excellente déclaration faite par le premier ministre du Canada. Il a dit en somme que l’on doit s’abstenir de propos visant à blesser les sentiments religieux d’autrui ainsi que leurs personnages sacrés. L’on ne peut que souhaiter que les autres dirigeants réfléchissent sur la pensée et le discours du premier ministre canadien et qu’ils agissent en conséquence dans l’intérêt de maintenir la paix et la sécurité dans le monde. Le premier ministre du Canada mérite notre appréciation, et nous devons prier pour lui. Que Dieu ouvre son cœur encore davantage !

Il est donc clair que cette situation dans le monde islamique résulte du manque d’unité parmi les musulmans. Les pays musulmans sont opposés les uns aux autres. Le sectarisme [des musulmans] est observé par le monde extérieur qui en profite pour exploiter la dissension qui règne parmi eux. Si le monde venait à savoir que les musulmans sont unis dans leur croyance en un seul Dieu et un seul Prophète, et qu’ils sont prêts à consentir à des sacrifices pour leur religion, des agissements de la sorte (portant atteinte à l’islam) n’auraient plus jamais lieu dans le monde non-islamique. Aucun journal n’aurait plus l’audace de publier des caricatures du Prophète (pssl).

Quelques années de cela, suite à la publication de caricatures aussi bien au Danemark qu’en France, [les musulmans] avaient soulevé un tollé temporaire et annoncé un boycott des produits français… avant de retomber dans le silence après quelques mois. Durant cet épisode-là aussi, la communauté Ahmadiyya se distingua [des autres] par sa réaction bienséante : elle leur montra la vie et le beau caractère du Saint Prophète (pssl). Nombre de non-musulmans, notamment des gens éduqués et des leaders, et aussi des gens ordinaires, ont salué et apprécié [notre réaction]. Notre réaction restera la même aujourd’hui et toujours. Notre conseil est : N’étiquetez pas les mauvaises actions commises dans le passé par quelques individus comme étant « l’islam ».

Il n’incombe pas au président d’une nation quelconque de déclarer que le mauvais comportement d’un individu reflète l’enseignement même de l’islam et constitue une crise pour les musulmans, pour ensuite inciter son peuple à s’opposer davantage [à l’islam] en disant qu’ils sont en guerre et qu’ils mèneront un combat sans relâche. Ils sont eux-mêmes responsables de tels propos qui incitent d’aucuns à commettre des actes exécrables.

En effet, j’avais déjà déclaré que les caricatures ou l’outrage au Prophète (pssl) sont des choses qu’aucun musulman digne de ce nom ne pourra supporter quelle que soit la forme qu’elles prennent. Si ces gens continuent à provoquer les sentiments des musulmans – et en effet ils les provoquent – et que d’aucuns se mettent par conséquent à s’arroger la loi pour se faire justice eux-mêmes au nom de cette soi-disant liberté d’expression, la responsabilité en retombera sur ces peuples et gouvernements non-musulmans, et tout cela, au nom de cette soi-disant liberté d’expression. C’est donc le monde non-musulman qui provoquent leurs émotions.

Lors du premier épisode de l’affaire des caricatures, j’avais énoncé, dans une série de sermons, la réaction correcte que nous devons avoir et démontrer. Et comme je le disais tout à l’heure, cela avait eu un effet positif sur les gens. D’ailleurs, nous poursuivons toujours cette démarche. Un politicien néerlandais avait, durant ces jours, fait une déclaration ; et j’avais par la suite prononcé un sermon aux Pays-Bas dans lequel je lui avais conseillé de craindre la punition divine. Celui-ci, déclarant de mauvaise foi que je lui avais adressé une menace de mort, avait subséquemment demandé au gouvernement néerlandais que je sois interdit d’entrée aux Pays-Bas. Il a aussi voulu intenter un procès contre ma personne.

Quoi qu’il en soit, nous répondons, dans la mesure du possible et en toute légalité, à toute atteinte portée à l’islam et au Noble Prophète (pssl) – nous continuerons d’y répondre et notre réponse n’est pas sans efficacité. Voilà donc la solution que nous présentons: que toutes les mesures prises restent à l’intérieur des limites prescrites par la loi du pays.

Nous devons surtout envoyer des salutations au Prophète (pssl) et prier pour l’islam. Dans des sermons récents, j’avais déjà lancé des appels dans ce sens.

Malgré les discours sévères que tiennent les oulémas non-ahmadis à notre encontre, nous poursuivons notre défense de l’islam à la lumière de ses enseignements et nous continuerons dans ce sens, sans relâche, incha Allah. Par le meurtre d’une, de deux ou de quatre personnes, ces gens ne font que soulager leur colère passagère – mais cela n’est pas du tout une solution concrète. Si l’Oummah (la nation) musulmane veut une solution concrète, il faudra, comme je l’ai dit, que le monde islamique dans son ensemble soit unifié. Le président turc a répondu à la déclaration du président français et un ou deux pays islamiques ont réagi eux aussi. Mais dans son efficacité, leur réponse ne peut égaler une réaction unifiée venant de tous les pays musulmans. Bien que d’aucuns disent qu’après la réaction turque, le président français a radouci ses propos – il a affirmé notamment qu’on les avait mal interprétés – le fait demeure qu’il a maintenu sa position, en réitérant que les actions qu’il a entreprises sont les bonnes. Si par contre tous les 54 ou 55 pays islamiques avaient réagi d’une seule voix, le président français n’aurait pas cherché des prétextes et aurait été obligé de présenter ses excuses et de revenir sur sa déclaration.

Quoi qu’il en soit, je voulais très brièvement dire et vous demander de prier que les pays musulmans puissent s’unir – à tout le moins contre les non-musulmans. Car alors, ils se rendraient compte du poids de leur influence. Quant à nous, nous allons continuer à faire notre travail, incha Allah, car il s’agit là du devoir de ceux qui croient dans le Messie de Muhammad (pssl), à savoir propager les beaux enseignements de l’islam à travers le monde, montrer le beau visage du Prophète (pssl) à tous, et continuer sans répit jusqu’à ce que le monde entier soit réuni autour de l’étendard du Prophète (pssl). Dites aux habitants du monde : Votre survie dépendra du fait de reconnaître le Dieu Unique et de l’éradication de toutes les injustices.

Récemment, j’avais adressé des lettres à certains chefs d’Etat. C’était il y a quelques mois de cela, toujours en cette période de pandémie. J’avais notamment adressé l’une d’entre elles au président français. J’y avais inclus cet avertissement dans les paroles mêmes du Messie Promis (pssl) : ces désastres naturels, tourments et calamités sont autant de punitions divines pour les injustices qui ont été commises. J’avais écrit que les dirigeants du monde doivent mettre fin aux injustices, être justes et baser leurs déclarations sur la vérité.

Nous avons, quant à nous, accompli notre devoir et nous continuerons à ce faire. Désormais, comprenne qui voudra. De toute façon, nous n’allons pas oublier le peuple de l’islam dans nos prières. Qu’Allah leur donne l’opportunité de reconnaître le véritable serviteur du Prophète (pssl), (c’est-à-dire le Messie Promis). Les habitants du monde, en général, devraient réfléchir au fait que s’ils continuent à s’éloigner de Dieu, le Très-Haut, cela ne mènera qu’à leur propre destruction. Nous devons, de façon générale, faire des efforts de réunir le monde autour de l’unicité de Dieu. Rassembler les gens sous l’étendard du Saint Prophète (pssl) est le but du Tahrik-i-Jadid. Qu’Allah nous accorde l’opportunité de ce faire.

Priez pour la situation du monde en général qui est en train de se détériorer rapidement. Espérons qu’après s’être libéré de cette maladie (le covid-19), le monde ne voie pas une autre calamité lui tomber dessus sous la forme d’une guerre mondiale. Que Dieu donne l’intelligence et la compréhension aux habitants du monde afin qu’ils reconnaissent le Dieu Unique et qu’ils soient parmi ceux qui honorent Ses droits.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)