Sermon du vendredi 29 mai 2020, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Moubarak, à Islamabad, Tilford au Royaume-Uni. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Le Messie Promis (a.s.) a déclaré : « Je remercie Dieu Qui m’a accordé une communauté sincère et fidèle. Je constate qu’elle répond promptement et avec enthousiasme à tout appel que je lance et ses membres tentent de se surpasser les uns les autres selon leurs aptitudes et circonstances individuelles. Je constate qu’ils font montre de sincérité et de fidélité. »

Nous avons constaté cette relation empreinte de sincérité et de fidélité, d’amour et d’affection à l’égard du Messie Promis (a.s.). Les récits des compagnons abondent à cet égard. Dans les anciennes familles ahmadies, on évoque ces récits d’affection. On en trouve mention aussi dans notre littérature ainsi que dans les sermons et discours des Califes. Or, cette relation avec le Messie Promis (a.s.), perpétuée dans ces familles et présente chez les nouveaux venus – et il faut en effet qu’elle soit présente – ne se limite pas à cette époque. D’après les promesses divines faites au Messie Promis (a.s.), les anneaux de la fin de cette chaîne sont tout aussi solides dans cette relation [que les premières].

Cette relation est le signe de l’unité de la Jama’at et sa garantie. Après avoir reçu la nouvelle de la part de Dieu, le Messie Promis (a.s.) a informé sa Jama’at quant à son départ de ce bas-monde. Il a aussi réconforté sa Jama’at dans la même foulée après avoir été informé par Allah et il a donné la bonne nouvelle de l’établissement du Califat.

Dans son ouvrage Al-Wassiya il déclare : « Ne soyez pas affligés, ni tristes de ce que je viens de vous dire, car il est nécessaire que vous assistiez à la deuxième manifestation de la puissance divine. Cela vaut mieux pour vous, car elle durera perpétuellement et sans interruption jusqu’au Jour du Jugement Dernier. Cependant elle ne peut pas avoir lieu avant mon départ de ce monde, et, quand je serai parti, Dieu la manifestera pour vous pour toujours. C’est ainsi qu’Il me l’avait promis dans le Barahin-e-Ahmadiyya. Cette promesse ne me concerne pas, mais bien vous. Il a dit : ‘Et Je ferai ceux qui ont cru en toi prévaloir jusqu’au jour du Jugement sur ceux qui t’ont renié. »

En accord à cette promesse divine, le Califat a été établi après le décès du Messie Promis (a.s.). Or l’établissement du Califat à lui tout seul ne revêt aucune importance, tant qu’il n’existe pas entre le Calife de l’époque et les membres de la Jama’at une relation empreinte de sincérité, de fidélité, de fraternité et d’affection. Seul Allah est à même de créer cette relation. Aucun être humain ou effort humain ne pourra faire naître cette relation ou la pérenniser. Cette relation est d’ailleurs la garantie de l’unité et du progrès de la Jama’at. Ceci est en somme la preuve de l’accomplissement des promesses divines, du soutien divin en faveur du Messie Promis (a.s.) et de la véridicité de l’Ahmadiyya.

La relation des membres de la Jama’at à l’égard du Califat incluant celle des anciens, des nouveaux venus, des jeunes, des enfants, des hommes et des femmes, des ahmadis habitant des contrées éloignées, qui n’ont jamais vu le Calife de l’époque démontre leur sincérité profonde et ils essayent tous de grandir dans ce domaine. Dès qu’ils reçoivent le message du Calife, ils tentent d’appliquer ses instructions. Leur expression d’amour et leur relation nous laissent bouche bée. Ceci sont autant de témoignages du soutien divin et le progrès de la Jama’at est lié à cette relation entre ses membres et le Calife. Ceci est la preuve de soutien divin. Il ne s’agit pas là de simples paroles : il existe des milliers, voire des centaines de milliers de récits relatant ces sentiments des membres de la Jama’at. Si l’on devait réunir ces récits, ils formeraient une multitude de volumes épais.

Pour le sermon d’aujourd’hui, j’évoquerai des récits, sentiments et ressentis des membres de la Jama’at à l’égard du Califat à toute époque, autant de sentiments qui perdurent jusqu’à présent. Cela a débuté après l’époque du Messie Promis (a.s.) et continue jusqu’à présent, soit 112 ans après.

Après le décès du Messie Promis (a.s.), les adversaires de la Jama’at croyaient que cette communauté allait disparaître. Mais cette relation empreinte d’affection et de fraternité des membres de la Jama’at à l’égard du Califat et du Messie Promis (a.s.) n’a cessé de croître. Pourquoi n’en serait-il pas ainsi ? Ceci est conforme aux prophéties faites par le Messie Promis (a.s.).

À présent, voici quelques récits. J’en citerai d’abord un ou deux de l’époque du premier Calife.

Le rédacteur du journal Al-Badr écrit ceci à propos de la période de maladie du Premier Calife : « Durant ces jours, nous recevons d’innombrables lettres des serviteurs sur l’état de santé du Calife. Celui-ci a déclaré : « Je prie pour toutes ces personnes qui se sont enquises à propos de mon état de santé. »

Le rédacteur ajoute : « Ces amoureux expriment leur amour de manière fort sublime. En voici quelques exemples. Hakim Muhammad Hussain Quraishi écrit ceci : « Un jour, j’ai imploré Dieu, en disant : « O mon maître ! Les besoins du Prophète Noé étaient limités à une région particulière. Tu connais nos besoins contemporains. Exauce mes supplications et accorde à notre Imam une longue vie à l’instar de celle de Noé. »

Muhammad Hassan Punjabi de Madras écrit ceci : « J’étais vraiment ravi de lire la nouvelle concernant l’état de santé du Calife. Seul mon Dieu Gracieux et Miséricordieux est à même de connaître ma joie. »

Le rédacteur ajoute : « L’amour est une chose étrange. Notre ami Mian Muhammad Bakhsh est parti en Australie faire du commerce et a écrit ceci dans sa lettre : « En mentionnant le Calife, le journal de Qadian ne doit pas se limiter aux mots « Le Calife du Messie » dans ses titres. Les titres doivent inclure des informations sur l’état de santé du Calife. Car en ouvrant le journal Al-Badr, ce sont ces titres que nos yeux d’amoureux cherchent en premier. Nous souhaitons que les titres incluent les paroles soulageant nos cœurs avant même que nous ayons à lire l’article. »

Le rédacteur ajoute : « Nous honorons cette sincérité de notre cher ami et composons des titres en accord à ses souhaits. »

Abou Abdoullah de Khewa Bajwa était un compagnon du Messie Promis (a.s.). Alors qu’il était en compagnie du premier Calife, il lui a demandé : « Prodiguez-moi quelque conseil. » Le Calife lui a répondu : « Je ne crois pas que vous omettiez un seul des préceptes à respecter. Il ne vous reste plus qu’à mémoriser le Coran. » Dès qu’il a entendu le Calife, il s’est mis à mémoriser le Coran alors qu’il était âgé de soixante-cinq ans. Il est devenu un Hafiz en dépit de son âge avancé, en accord à l’ordre du Calife.

Lorsque la campagne Shuddhi (visant à convertir les musulmans à l’hindouisme) battait son plein à son époque, le deuxième Calife en était fort tourmenté : en 1923, lors de son sermon du 9 mars prononcé à Malkana, il a enjoint les ahmadis de partir dans les régions concernées à leurs frais afin de prêcher le message de l’islam et de faire retourner dans le giron de l’islam ceux qui s’en sont détournés. La Jama’at a répondu à cet appel avec grand enthousiasme. Des ahmadis très éduqués, des fonctionnaires, des enseignants, des commerçants, bref, des fidèles ahmadis de toutes les couches de la société, sont partis dans ces régions pour prêcher le message de l’islam. Suite à leurs efforts, des milliers d’âmes ont commencé à réciter la Kalimah de nouveau. Lors d’une rencontre avec le deuxième Calife, Qari Na’eem Ud Din Saheb Bengali, une personne très âgée a demandé la permission de prendre la parole et a déclaré : « Mes deux fils, Maulvi Zill ur Rahman et Muti’ur Rahman, qui fait sa licence, ne m’en ont pas parlé, mais j’ai déduit qu’ils pensent que leur vieux père sera troublé s’ils répondent à l’appel du Calife lancé hier à Rajputana, dans lequel il a demandé [aux ahmadis] de se dédier pour partir prêcher [dans cette région] et ce dans des conditions très difficiles. Prenant Dieu à témoin, j’annonce au Calife que je ne serai pas le moindrement triste en raison de leur départ ou des difficultés qu’ils auront à endurer. J’annonce que s’ils devaient mourir en servant dans la voie d’Allah, je ne verserais pas une seule larme, voire j’en serai reconnaissant à Dieu. Voire même si mon troisième fils Mahboob ur Rahman mourait en servant la religion et si j’avais dix fils de plus et qu’ils étaient tous tués, je ne serais point triste. » Le Calife et les membres de la Jama’at l’ont remercié pour ses sentiments.

En 1924, le deuxième Calife était parti en tournée en Europe. Cette séparation temporaire avait suscité de l’émoi chez les membres de la Jama’at, comme on peut l’en déduire du récit suivant. Baboo Siraj Din, chef de gare, écrit : « Mon maître, je suis loin de vous et je n’y peux rien. Si cela était possible, je me transformerais en la poussière des chaussures du Calife afin de ne pas endurer la souffrance de la séparation. Mon maître ! Je n’ai pas visité Qadian depuis quatre ans, mais j’étais rassuré du fait que je pouvais me présenter au Calife quand je le souhaiterais. Mais à présent, chaque jour m’est difficile à vivre. Qu’Allah, le Pur, retourne le Calife sain et sauf, victorieux et jouissant de l’aide divine. »

Qui a fait naître cet amour?

Le deuxième Calife écrit : « L’année dernière un jeune a entendu mon appel. Il était originaire de Sargodha. Il est parti en Afghanistan sans préparer de passeport. » Sa relation avec le Califat l’a poussé à répondre à son appel [sur-le-champ]. Il a entendu l’appel pour la prédication et il est parti en Afghanistan sans préparer de passeport. Les autorités afghanes l’ont arrêté et l’ont jeté en prison. Là-bas, il a commencé à prêcher le message aux prisonniers et au personnel. Il est entré en contact avec les ahmadis du pays et a pu influencer certaines personnes. À la fin, les responsables de la prison ont rapporté qu’il influençait les gens même en prison. Les mollahs ont lancé une fatwa appelant à sa mort. Mais le ministre a déclaré qu’étant donné qu’il est un sujet de l’empire britannique, ils ne pouvaient pas l’exécuter. En fin de compte, les autorités l’ont renvoyé en Inde sous leur protection. Il est retourné après plusieurs mois. Voilà [l’ampleur de] sa détermination. Je lui ai dit qu’il a commis une erreur et qu’il pouvait partir dans d’autres pays et y prêcher notre message sans se faire arrêter. Il a répondu : « Dites-moi dans quel pays partir et je m’y rendrai ! » La mère de ce jeune homme est encore en vie : mais il est prêt à partir à l’étranger sans même la rencontrer. Mais il va la rencontrer suite à mes instructions [à cet effet]. Si les autres jeunes sont tout aussi déterminés que ce Pendjabi revenu de l’Afghanistan, nous pourrons effectuer une révolution dans le monde en très peu de temps. »

Mohammad Al-Shawwa était un ahmadi de la Syrie. Il avait accompagné le deuxième Calife au Liban lors de sa tournée dans le Levant. Bon avocat, il avait une relation très ferme avec le Califat. Étant avocat, il souhaitait [d’habitude] que toute déclaration soit étayée par des arguments. Mais lorsqu’on lui disait qu’il s’agissait d’un ordre du Calife, il répondait que cela lui suffisait. Cette décision était la finale. Telle était la relation de ces gens avec le Califat.

Voici un récit de l’époque du troisième Califat. La sœur Naeema Latif des États-Unis ressentait une affection sans borne à l’égard du Califat et du Calife de l’époque et accordait priorité à l’obéissance au Califat. Lors de sa visite aux États-Unis, le troisième Calife a prononcé un discours sur l’importance du voile islamique dans une université. En l’entendant cette sœur a commencé à porter le voile sur-le-champ. À l’époque, elle était la seule femme qu’on voyait porter le voile islamique dans sa région. Elle avait un désir pressant d’obéir au commandement du Calife de l’époque. En raison de sa relation avec le Calife, elle a voulu respecter l’ordre qu’il avait émis : étant donné qu’elle lui avait prêté allégeance, elle désirait obéir à cet ordre.

Nazir Ahmad de Sahwal, Khanewal, relate que le très respecté Mahr Mukhtar Ahmad était un ahmadi sincère de Bagar Sargana. En 1974, les adversaires l’ont persécuté. En raison du fait qu’il était un fervent prédicateur, les membres de sa fratrie lui étaient aussi très hostiles et l’avaient complètement boycotté. Mais cela avait renforcé sa foi davantage et il avait élargi le cercle de ses amis. Les opposants ont ravivé leurs campagnes et leurs actions ont pris de l’ampleur. Il a vendu ses terres agricoles afin d’envoyer ses enfants à Rabwah pour leur éducation et afin qu’ils puissent profiter d’un environnement pur. Il a aussi pris un terrain sur bail dans les environs de Rabwah pour le cultiver. Il a rencontré le Calife et l’a informé qu’il a vendu son terrain dans son village de Bagar Sargana et qu’il a pris un terrain sur bail tout près de Rabwah pour le cultiver. Mais le Calife n’a pas apprécié sa décision : il ne souhaitait pas qu’il abandonne l’endroit. Mahr Mukhtar Ahmad a obéi immédiatement. Il a demandé au propriétaire du terrain de le rembourser. Suite au refus de celui-ci, il est retourné à Bagar Sargana sans faire sa récolte et sans l’argent du bail. Il a racheté à un prix plus fort sa terre qu’il avait vendue. Il a ensuite informé le Calife qu’il lui avait obéi. Le Calife a exprimé son plaisir et Mahr Saheb en a été lui aussi très content.

Dans un de ses sermons, le troisième Calife a déclaré : « J’étais parti en tournée en Afrique en 1970. Un de nos missionnaires avait organisé un programme qui m’a fort incommodé. Nous avions parcouru la distance de 160 kilomètres pour atteindre un lieu où je n’ai pas pu serrer la main aux ahmadis. »

Il n’en était pas incommodé parce qu’il a dû parcourir une distance de 160 kilomètres mais parce que le programme était si court qu’il n’a pas pu serrer la main aux ahmadis. Il devait prononcer là-bas un discours où étaient aussi présent des chrétiens venus de l’étranger.

Le Calife déclare : « J’ai prononcé le discours. Il y a eu une session de question et de réponses. Quand beaucoup de temps s’est écoulé, notre missionnaire a annoncé que les gens ne pourront pas serrer la main au Calife. Ces gens voyaient pour la première fois le Calife qui était venu les rencontrer. Ils ignoraient quand ils auraient l’occasion de le revoir. En dépit de cette annonce, ils se sont mis debout pour rencontrer le Calife. Les ahmadis locaux ont repoussé si loin le secrétaire privé et mes autres compagnons qu’on ne savait plus où ils étaient partis et les ahmadis ont commencé à me serrer la main. Or ce n’était pas des poignées de main ordinaires. Chacun m’attrapait la main et ne la laissait pas partir. Ils me dévisageaient et ne lâchaient pas ma main. Le suivant attendait et perdait patience en fin de compte. Plus d’une vingtaine de fois, la personne suivante attrapait d’une main le bras du premier et d’une autre main mon bras et nous séparait de force afin qu’il puisse me serrer la main. Mais lui non plus ne m’abandonnait pas. La personne suivante devait répéter le même geste. Nous sommes sortis de là-bas au prix de grandes difficultés. »

En s’adressant au non-ahmadis il déclare : « Les membres de la communauté connaissent la relation entre eux et le Califat. Je souhaite informer les autres que je ne suis pas sot au point de croire que cet amour est né dans le cœur de ces personnes habitant à 8 ou 9 mille kilomètres en raison de mes qualités personnelles. Ces gens ne m’avaient pas vu : ils avaient tout simplement entendu parler de moi et ils se bousculaient afin de pouvoir me serrer la main. C’est bien Dieu qui a engendré cet amour. »

Ensuite est venue la période du quatrième Calife (qu’Allah soit content de lui). Il déclare : « Les changements extraordinaires constatés en Afrique sont le résultat des sacrifices des anciens Waqifin. Ces changements sont si extraordinaires que ces Jama’at ne pouvaient même pas l’imaginer. Certains ahmadis d’expérience et influents au sein de leur gouvernement m’ont informé qu’ils ignoraient que leurs compatriotes avaient atteint ce seuil dans leur amour à l’égard de l’Ahmadiyya et dans leur soutien en sa faveur. Ils étaient d’autant plus prêts à transmettre son message aux autres. Je citerai une personne sans évoquer son nom ni son pays qui m’a dit : « Je ne comprends pas ce qui se passe. J’ignorais que mes compatriotes serviraient ainsi un Calife de la Jama’at Ahmadiyya et feront montre d’un tel amour. Je ne pouvais même pas l’imaginer. J’ai vu le traitement réservé aux chefs d’Etats : mais cela est d’un ordre mondain. Or, je n’ai jamais vu pareil traitement réservé à l’endroit d’un autre. Ce n’est pas le fruit des efforts de notre Jama’at. Tout cela se fait de l’invisible et de manière extraordinaire. »

Ainsi, c’est Dieu Lui-même qui engendre ces résultats.

Le quatrième Calife a évoqué certains maux qui avaient commencé à sévir au Pakistan en disant : « On utilisait à mauvais escient des cassettes vidéo au Pakistan. Dans un sermon j’avais annoncé que certaines mauvaises habitudes commencent à s’ancrer et que cela allait détruire la moralité de la nation, la paix du foyer, ainsi que la confiance et la relation entre époux. Il fallait bannir cette tendance. Ces lettres que j’ai reçues du Pakistan, m’ont poussé à me prosterner devant Dieu à maintes reprises. Ces gens qui étaient empêtrés dans ces maux ont écrit : « Nous y étions en effet impliqués. Or, par la grâce de Dieu, nous sommes liés à la Jama’at du Messie Promis (a.s.). Lorsque nous avons entendu votre voix directement, nous avons brisé toutes ces fausses idoles et les avons jetées hors de nos cœurs. » La Jama’at est toujours disposée à répondre à l’appel vers le bien : ceci est l’essence même de la véridicité ; et aucun imposteur ne peut la faire naître. »

Au cours de mon Califat, j’avais visité le Nigeria – pour deux jours – en 2004. Cette tournée n’était pas au programme : cela s’était fait par hasard et en raison d’une contrainte, car le [prochain] vol décollait de là-bas. Mais une fois au Nigeria, j’ai ressenti que ma visite était en fait essentielle et qu’omettre cette visite eût été une grande erreur. La Jalsa Salana du Nigeria s’était tenue seulement quelques jours auparavant et les gens y avaient participé en grand nombre. Je ne pensais pas que les gens reviendraient [de sitôt] des régions éloignées. Mais environ trente mille hommes et femmes sont venus me rencontrer, rien que pendant deux heures. Ils ont fait montre d’une sincérité et d’une fidélité exemplaires.

Leur sincérité, leur relation et leur amour à l’égard du Califat sont indescriptibles. Ces personnes n’avaient jamais vu le Calife en personne. Quand ils l’ont vu, ils ont fait montre d’un amour qui nous laisse bouche bée. Au moment du retour, lors des prières, les émotions et les pleurs de certaines femmes et d’autres nous étonnaient. Seul Allah est à même de créer cet amour : cet amour, d’ailleurs, est uniquement pour la cause d’Allah. Les mollahs déclarent qu’ils ont fermé la mission de la Jama’at dans tel ou tel pays d’Afrique ou que d’aucuns ont promis que la mission sera dorénavant fermée ou qu’ils ont pu faire ceci ou cela. Ils font des déclarations grandiloquentes, en somme. Mais demandez-leur d’où viennent cette sincérité et cette fidélité exprimée par les gens et ces visages que montre la MTA au monde entier et que nous avons vus de nos yeux. Est-ce le résultat d’avoir fermé nos missions là-bas ? Ils peuvent continuer à faire leurs déclarations : ces faits renforcent notre foi et les accroissent.

En 2008, j’ai visité le Ghana. La Jama’at y a acheté un vaste terrain d’une superficie de cinq cents acres : la Jalsa y a été organisée et les membres de la Jama’at, hommes et femmes, étaient déjà sur place. Il y avait sur ce terrain un élevage de volailles : la Jama’at locale y a transformé les hangars qui s’y trouvaient en logements en y plaçant des portes et des fenêtres, les transformant en des genres de baraquements. Mais en dépit de cela, les résidences faisaient défaut. Toutefois, personne ne s’en est plaint. Parmi les participants de la Jalsa il y avait nombre de personnes aisées, des businessmen, des enseignants et d’autres. N’ayant pas trouvé où loger, ils mettaient un tapis par terre et dormaient à l’extérieur. Les Ghanéens sont très patients, mais durant ces jours ils ont fait montre d’une plus grande patience encore. Quelqu’un a demandé à un ou deux individus qui avaient dormi à l’extérieur s’ils avaient souffert. Ils ont répondu : « Nous sommes venus suivre la Jalsa tenue en présence du Calife. Deux jours de rigueur temporaire nous importent peu ! Nous sommes contents du fait qu’Allah nous ait permis de participer à cette Jalsa. »

Des ahmadis étaient venus du Burkina-Faso et des pays avoisinants. La délégation burkinabè était très importante et j’ai su que beaucoup parmi eux n’avaient pas eu de quoi manger. Ils étaient environ trois mille. Il s’agissait de la plus grande délégation de l’extérieur du Ghana. Trois cents Khouddam étaient venus à bicyclette en parcourant une distance de 1 600 kilomètres. J’ai demandé au missionnaire de leur présenter [mes] excuses en raison du fait qu’ils ont été privés de nourriture. Je leur ai recommandé d’être attentifs quant à leurs besoins. Quand on leur transmit ce message d’excuse, ils ont répondu : « Nous avons atteint l’objectif pour lequel nous sommes venus. La nourriture, nous en mangeons tous les jours ! » Étant démunis, ils ne consomment d’ailleurs pas de grands mets. « Ce repas spirituel que nous consommons aujourd’hui n’est pas disponible tous les jours. »

La Jama’at du Burkina-Faso n’est pas très ancienne. Quand j’étais parti en tournée elle avait entre 10 ou 15 ans. À présent elle a peut-être une trentaine d’années, mais ses membres ne cessent de progresser dans leur sincérité et leur amour. La pauvreté y est telle que certains n’avaient qu’un seul rechange de vêtements qu’ils portaient sur eux. Ils ont passé les quatre ou cinq jours ou toute la semaine et ont voyagé avec ces mêmes vêtements. Ils ont économisé sou après sou afin de faire le voyage et participer coûte que coûte à la Jalsa du centenaire du Califat en présence du Calife. Qui, hormis Dieu, peut faire naître pareil amour dans les cœurs ? L’on peut déduire la sincérité des Khouddam qui étaient venus à bicyclette du fait qu’ils avaient voyagé pendant sept jours en faisant des pauses pour arriver jusqu’au Ghana. Parmi ces cyclistes il y avait des gens de 50 ou 60 ans et deux enfants de treize et quatorze ans.

Quelqu’un avait dit au président du [Majlis] Khouddamoul Ahmadiyya que le voyage était peut-être difficile. Il a répondu : « Les premiers musulmans avaient consenti à de nombreux sacrifices pour la cause de l’islam. Nous souhaitions que nos Khouddam soient prêts à tout type de sacrifice et voulions faire quelque chose pour démontrer, lors de ce centenaire du Califat, notre sincérité et notre fidélité à l’égard du Califat. Nous souhaitions informer le Calife que nous étions prêts à faire des sacrifices et à accepter tout défi. »

Un journaliste leur a dit, au moment du départ, que leurs bicyclettes sont en très mauvais état. Celles-ci ne sont pas comme les bicyclettes d’Europe : c’étaient des bicyclettes ordinaires en mauvais état. Comment allaient-ils parcourir une si grande distance avec ces bicyclettes, leur a demandé le journaliste. Le représentant de la Jama’at a répondu : « Nos bicyclettes sont certes dans un piteux état mais notre foi est très grande. Nous entreprenons ce voyage en guise de reconnaissance pour le Califat. »

Quand la télé nationale a diffusé le reportage à ce sujet, les titres disaient : « Voyage de Ouaga jusqu’à Accra pour la cause d’Allah dans le cadre du centenaire du Califat. » Ouaga est la capitale du Burkina-Faso et Accra celle du Ghana. Les titres annonçaient aussi : « Nos bicyclettes sont certes dans un piteux état mais notre foi est ferme. »

Il ne s’agit pas là d’ahmadis de naissance : il ne s’agit pas non plus de descendants des compagnons du Messie Promis (a.s.). Ils habitent à des milliers de kilomètres, dans des régions où il n’y a que des routes de terre battue. Dans certains endroits, il n’y a même pas de route. Ils ont embrassé l’Ahmadiyya quelques années de cela. Ils habitent dans des contrées où l’eau courante et l’électricité ne sont pas disponibles et n’ont embrassé l’Ahmadiyya que quelques années de cela, pour ensuite faire montre d’une sincérité et d’une fidélité qui nous laissent bouche bée. Dans certains endroits la pauvreté les a complètement écrasés mais en se joignant à la Jama’at du Messie Promis (a.s.), le serviteur parfait du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), ils ont fait montre d’une sincérité telle que leur détermination est ferme comme une montagne lorsqu’il est question de religion. Ils sont prêts à consentir à tout sacrifice et ils débordent d’amour. Nous devons prier qu’Allah fasse qu’ils grandissent dans la sincérité et la fidélité, et nous de même.

  1. Issa du Burkina-Faso explique : « J’ai fait la bai’ah en 2005. » On l’a interviewé trois ans après. Il ajoute : « J’ai compris qui je suis, à quel point je suis chanceux et [j’ai réalisé] ce que j’ai trouvé. Je ne peux pas décrire ma joie d’avoir pu voir le Calife et le rencontrer. »

Les larmes de certains prouvent leur amour à l’égard du Califat. Telle est la sincérité et la fidélité de ces Jama’ats nouvellement formées.

L’année dernière un fauteur de trouble a profité d’un malentendu pour créer le désordre. Certains membres sincères, dont une majorité de jeunes, ont été influencés par ce fauteur de trouble et ils ont eu un comportement des plus étranges. Ils se disaient ahmadis mais s’étaient séparés du Nizam (l’administration). J’ai leur ai envoyé Moaz [Coulibaly], un missionnaire africain du Mali. Là-bas, il a tenté de les convaincre en leur disant : « Vous dites d’une part que vous êtes attachés au Califat mais d’autre part vous vous éloignez du Nizam. Ce comportement n’est pas louable. » La majorité d’entre eux ont commencé à écrire des lettres demandant pardon. Ils disaient avoir été influencés en raison d’un malentendu et d’un manque de formation et qu’ils étaient entièrement fidèles à l’égard du Califat. « Nous ne pouvons pas nous imaginer un seul instant loin du Califat », ont-ils déclaré. Par la grâce d’Allah, ils ont réintégré l’administration de la Jama’at.

Ils avaient trébuché en raison d’un manque de formation. Lorsqu’on leur a conscientisé, ils ont compris tout de suite leur erreur, et ont fait montre d’une fidélité parfaite à l’égard du Califat. Ils disaient : « Nous ne nous étions pas séparés du Califat lorsque nous nous étions écartés. Nous nous étions éloignés de certains responsables uniquement. »

En tout cas, tel est leur niveau de sincérité et de fidélité.

Il en était de même de la délégation venue de la Gambie, de la Côte d’Ivoire et d’ailleurs. Chacun d’entre eux était empli de sincérité et de fidélité à sa manière.

Pour la Jalsa du Ghana, comme je l’ai relaté dans le passé, la distance entre la Jalsa Gah et notre résidence était importante. La route était tortueuse et c’est pour cette raison qu’elle faisait un kilomètre de plus. Les femmes et les hommes étaient debout sur la route. Les femmes portaient leurs enfants et les encourageaient à me saluer. Ils exprimaient ainsi leur amour. Lors de la Jalsa du centenaire du Califat, les femmes étaient environ cinquante mille. Tous exprimaient leur sincérité et leur fidélité à l’égard du Califat. On pouvait voir leur amour de leurs yeux, de leur comportement, de l’expression sur leur visage. Toutes ces personnes savaient protéger leur Salat. Ils étaient très réguliers dans leur Salat et leur prière de Tahajjoud.

J’étais parti une deuxième fois au Nigeria par la route du Bénin. Il s’agit peut-être de la première visite. En tout cas, en 2004, on devait s’arrêter quelque part en cours de route. Cette visite n’était pas au programme : mais ils m’ont demandé de visiter une mosquée nouvellement construite. Les ahmadis y étaient présents : tous les hommes et les enfants souhaitaient me serrer la main. Les femmes souhaitaient me regarder de près. En raison du manque de temps, je n’ai pas pu leur serrer la main, mais ceux qui se sont évertués à le faire ont pu le faire. Dans cette bousculade, un de nos compagnons a dit à quelqu’un de s’écarter. En effet il y avait eu une grande cohue à un certain moment. Une femme s’est approchée dans une si grande colère qu’on dirait qu’elle aurait pu soulever cet homme pour le jeter au loin en lui disant : « Qui es-tu pour te mettre entre moi et le Calife ? » Tels étaient leurs sentiments. Je leur ai demandé de s’asseoir tranquillement. C’est là que ces centaines d’ahmadis se sont assis silencieusement. Telle était leur relation avec le Califat.

On croit que les États-Unis regorgent uniquement de gens empêtrés dans le matérialisme qui n’ont aucune relation avec la religion. Le troisième Calife avait raconté qu’il avait reçu une lettre de menace. Le danger étant plausible : lorsque l’affaire a été sue, deux ahmadis experts en sécurité étaient arrivés sur les lieux et avaient assuré la sécurité durant toute la nuit.

En tout cas, les ahmadis des États-Unis sont eux aussi très sincères. À chaque fois, lors de mes tournées, ils ont fait montre de sincérité et de fidélité. Des délégations des États-Unis viennent ici au Royaume-Uni et ils font montre des mêmes sentiments à l’égard du Califat. Leurs actions nient la supposition qu’ils sont empêtrés corps et âme dans le matérialisme. Les jeunes qui étaient de service étaient restés en permanence avec moi lors du voyage : certains d’entre eux avaient mis en jeu leurs business et leurs emplois. Il y avait aussi ceux qui affirmaient qu’ils venaient d’être embauchés et que leurs employeurs ne leur offraient pas de congé. Ils ont tout simplement démissionné afin de participer à la Jalsa. Les Khouddam du Canada font montre du même comportement, ainsi que les jeunes, les enfants et les femmes. Partout dans le monde, aux États-Unis, au Canada ou en Europe, les ahmadis expriment la même sincérité et fidélité. Celles-ci ne sont pas les fruits des efforts humains.

Quelques années de cela, dans un sermon prononcé en Allemagne, j’ai souligné l’importance de l’obéissance et de la fidélité envers le Califat. Ce sermon ne concernait pas uniquement ceux en Allemagne mais tout le monde. Cependant, en raison de la situation là-bas, j’ai cité quelques exemples de l’Allemagne. Les ahmadis du monde entier ont réagi immédiatement et ils ont exprimé leur obéissance indéfectible et leur fidélité entière à l’égard du Califat.

Les ahmadis en Allemagne ont exprimé les mêmes sentiments. D’aucuns ont déclaré qu’en Allemagne certains responsables présentent leurs propres interprétations des instructions [du Calife] mais qu’il n’en sera plus ainsi à l’avenir, Incha Allah. Qu’Allah fasse qu’il en soit ainsi là-bas et dans le monde entier.

Monsieur Qasim de la Jordanie écrit : « La plus grande et la plus belle preuve de la véracité du Messie Promis (a.s.) est que Dieu a fait naître dans mon cœur l’amour et l’obéissance à l’égard du Califat. Quelques années de cela quand j’avais décidé de prêter le serment d’allégeance, je m’étais demandé si la Jama’at était toujours sur la voie de la vérité et si elle continuait à suivre les objectifs du Messie Promis (a.s.) ou pas. À l’époque, je n’avais aucune connaissance à propos du Califat. C’est alors que dans un rêve, Allah m’a montré que le Calife du Messie était en train de répandre la paix et qu’il jugeait les différents de ceux qui étaient en conflit. J’ai placé ma main sur celle du Calife [,la vôtre,] et j’ai embrassé votre anneau. J’ai ressenti votre compassion et votre grâce. Un amour sans pareil pour vous est né dans mon cœur et elle ne cesse de croître de jour en jour. Je souhaite renouveler ma bai’ah et je me détourne de toute personne qui s’est écartée de votre obéissance. »

En Bulgarie, nos adversaires ont remué ciel et terre contre la Jama’at. Après une longue période, la Jama’at a été enregistrée de nouveau : son enregistrement avait été annulé à une époque. Le Moufti de la Bulgarie a tenté d’appâter certains ahmadis afin qu’ils abandonnent la Jama’at. Mais par la grâce d’Allah tous ces ahmadis sont fermes dans leur foi : au contraire, ils ont fait montre d’une plus grande sincérité encore : ils sont en train de prouver leur fidélité à l’égard du Califat. Trois personnes sont parties rencontrer une femme et lui ont promis de lui venir en aide si elle abandonne la Jama’at. Cette brave femme a répondu avec véhémence : « L’Ahmadiyya est vraie et je viens de rencontrer mon Calife. De plus, Allah m’a montré plusieurs rêves et m’a informé que cette Jama’at est vraie. Il est impossible que je l’abandonne. »

Le missionnaire en charge de la Jama’at du Bénin relate : « M. Razack, un nouvel ahmadi, était présent pour la Jalsa des nouveaux convertis et a déclaré : « Quand on est en difficulté on se rend chez le chef [du village], sinon on se rend chez l’administrateur de la région, ensuite chez le maire, chez le ministre et le chef de l’Etat. Mais on n’est pas sûr s’ils seront prêts à vous aider ou pas. Mais le système de la Jama’at Ahmadiyya est tout autre. Elle dispose d’un Calife qui comprend le langage de tout le monde et qui accorde ses faveurs aux gens de toute origine et de toute ethnie. C’est grâce aux bénédictions du Califat que nous avons commencé à lire le Coran. Nous avons connu l’islam que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait apporté.

Madame Leïla de France écrit : « J’ai fait la bai’ah en 2017 ; je lis chaque matin votre lettre qui a changé ma vie ; je prie dans chacune de mes prières pour votre protection, et pour qu’Allah vous aide. » C’est Allah qui a insufflé dans son cœur ce désir de faire des supplications. « Après avoir fait la bai’ah, je suis devenue une toute nouvelle personne. »

Le missionnaire de la région de San au Mali écrit : « L’un des membres de notre communauté de Wolon, Abdour Rahman Coulibaly, qui est décédé, avait récemment réuni ses enfants et leur avait dit : « Si j’étais jeune et pouvais me déplacer, je me rendrais à la Mission de la communauté et j’y resterais assis, et ferais tout ce que la Jama’at me commanderait de faire. » Il a également demandé à ses enfants : « Il me reste deux mois de cotisations à régler ; or je ne sais combien de temps il me reste à vivre. Réglez ces cotisations afin que je ne parte de ce monde avec des dettes. » La troisième recommandation qu’il avait faite à ses enfants était de rester fidèle envers le Califat, de ne jamais faire preuve d’infidélité à son égard, et de payer régulièrement les cotisations.

L’Amir de la Gambie écrit : « Une femme prénommée Rahmat Jallow a fait la bai’ah, et lorsqu’on l’a enjointe de faire des sacrifices dans la voie de Dieu, elle a réglé aussitôt la somme de cent dalasi. Elle possède une petite épicerie, et elle cotise au-delà de ce qu’elle devrait, mais elle ajoute : « Je ne désire que l’amour d’Allah et du Calife, c’est en raison de cette relation et de cet amour que je cotise et que je fais des sacrifices dans la voie de Dieu. »

Izat Aman, qui est un ahmadi du Tadjikistan, écrit : « Lorsque ma mère était âgée de soixante-douze ans, elle était tombée gravement malade. Elle était déjà malade depuis des années en raison de problèmes cardiovasculaires et d’un stress chronique. Mais elle est tombée encore plus gravement malade, et était très faible. Les avis des médecins avaient fait naître le désespoir au sein des membres de ma famille. » Il ajoute : « A cette période, j’avais eu une rencontre avec le Calife. » Il m’a déjà rencontré, en effet. Il continue : « En raison de cette relation, j’étais certain qu’Allah accepterait les prières du Calife. » Il ajoute : « Lorsque j’ai écrit [au Calife], en réponse [il] a fait des supplications et m’a recommandé quelques médicaments homéopathiques. Ma mère s’est rétablie. Ma mère est âgée de soixante-dix-neuf ans et elle envisage de faire le pèlerinage. C’est grâce à ma relation avec le Calife et à ses supplications qu’Allah a préservé la vie de ma mère. »

Allah montre de tels résultats pour faire naître la foi, et afin de démontrer que le Messie Promis (a.s.) a été envoyé par Dieu et qu’il est véridique.

Tahir Nadeem a relaté le récit de l’amour d’un enfant pour le Calife. Il écrit : « Lorsque je me suis rendu en Turquie, j’ai eu l’opportunité d’être invité par un ami ahmadi. Nous étions assis lorsque son fils âgé de trois ou quatre ans est venu, il m’a salué et m’a soufflé dans l’oreille : « Je veux envoyer une lettre au Calife, pouvez-vous la lui transmettre ? » Je lui ai répondu : « Oui, bien sûr, pourquoi pas ? » L’enfant a pris une feuille, et y a griffonné deux lignes qui allaient dans tous les sens et m’a apporté la feuille. Je lui ai demandé ce qu’il avait écrit sur la feuille, il m’a répondu qu’il a écrit : « Huzoor, je vous aime. » Il ajoute : « J’ai apporté cette lettre ici. » J’ai répondu à cette lettre et la réponse a été envoyée. Lorsque l’enfant a reçu la réponse, selon son père l’enfant et tous les autres membres de la famille en ont été ravis.

Le missionnaire en chef de la Macédoine fait part d’un autre récit ayant trait à un enfant. Il écrit : « Ces derniers jours, lors d’une visite en Bosnie, j’ai rencontré une personne à qui j’ai transmis le message. Il s’agit d’un Pakistanais. Nous nous sommes ensuite rencontrés à plusieurs reprises. Il m’a partagé qu’il y a peu, il a rencontré une famille à l’aéroport de Dubaï, dont faisait partie une petite fille de quatre ans qui disait : « Nous devons tous faire la prière et dire la vérité. » Lorsque j’ai appris que cette famille faisait partie de la communauté Ahmadiyya, j’ai demandé à cette fille : « Quel est ton plus grand souhait ? » Elle m’a répondu : « Je souhaite rencontrer le Calife à Londres. » Cela ne m’a pas laissé indifférent de voir qu’étant si jeune son plus grand souhait est de rencontrer le Calife. »

Dans le même registre, j’avais demandé aux enfants de ne pas jouer à un jeu qui est très répandu de nos jours, car cela peut développer des addictions. Les parents étaient dans un premier temps très inquiets : ils ne savaient pas comment en empêcher leurs enfants. Mais beaucoup de parents m’ont écrit qu’après avoir écouté mon sermon, les enfants ont d’eux-mêmes arrêté d’y jouer, en disant : « Le Calife nous a demandé de ne pas y jouer : nous n’y jouerons donc pas. » Je reçois encore des lettres de personnes me demandant si elles peuvent jouer à tel ou tel jeu pendant telle ou telle durée. Cela montre qu’en raison de leur relation avec le Calife, ces personnes ne veulent pas trahir cette relation, et ne veulent faire que ce qui a été autorisé par le Calife dans leur intérêt.

Le missionnaire du Honduras écrit : « Un ahmadi local, Percy Maurio, faisait face à de nombreuses difficultés. Au vu de sa situation, je lui ai proposé d’écrire une lettre au Calife pour lui faire part de ses difficultés et pour lui demander de faire des supplications. Il a rapporté qu’après avoir écrit sa lettre, ses difficultés se sont éloignées les unes après les autres. Il a reçu une force de l’invisible, et cela a augmenté sa foi et sa confiance dans le Califat. »

Monsieur Affari écrit du Maroc : « Mon cœur et ma vie sont remplis de grâces et de bénédictions. Je suis reconnaissant envers Dieu de m’avoir guidé ; lorsque je vous regarde je perds mes sens et j’ai des sensations étranges. Je ne me suis jamais assis à vos côtés ni ne vous ai-je jamais parlé, certainement cela résulte de la force divine et d’un véritable amour. Qu’Allah vous aide. »

Madame Imane écrit du Yémen : « J’ai plus d’amour pour le Calife que je n’ai pour moi-même, pour mes enfants, pour ma famille, ou pour quiconque. Il est la source de la tranquillité de mon cœur, qui me donne l’espoir que la situation va s’arranger. Le Messie Promis (a.s.) est venu et le Califat a été établi afin de corriger les dérives, et que dans ce monde d’anxiété l’espoir puisse renaître dans les cœurs attristés. Le Saint Prophète (s.a.w.) avait déclaré : « O mon Dieu, si tu n’es pas fâché contre moi, je ne me soucie guère d’autre chose. », cela résume l’état de mon cœur. Je prie Dieu de faire partie des personnes chanceuses que vous aimez, et dont vous êtes satisfait ainsi que de leurs maris et leurs enfants. »

Monsieur Taofik écrit de Tunis : « Je vous aime, nous avons embarqué à bord de votre navire, nous y avons été éduqués, et avons eu l’opportunité de boire et manger de la source du Messie Promis (a.s.). Nous honorons nos promesses. Nous ne pouvons être reformés que si nous nous attachons à vous. Nous n’avons aucun désir pour ce monde, mais souhaitons uniquement qu’il soit dit à notre sujet : « Un tel a obtenu le succès car il faisait partie de cette communauté. » Je vous demande des prières pour que nous puissions honorer nos promesses et y conformer nos actes, et également pour que les musulmans puissent s’unir. »

Je vous ai présenté ces quelques récits qui démontrent que c’est bien Allah le Très-Haut qui fait naître ces sentiments de sincérité et de fidélité dans les cœurs, et aucune force mondaine ne peut les ôter.

Le Messie Promis (a.s.) avait déclaré : « Vous verrez les promesses divines s’accomplir. » Qu’Allah permette à la majorité d’entre nous de voir ces promesses se réaliser.

Je souhaite maintenant faire une annonce au sujet de la MTA. Allah avait également promis au Messie Promis (a.s.) qu’il propagerait son message dans le monde. Le 27 mai, lors de la Journée du Califat, ces chaînes ont été diffusées sous l’égide d’une nouvelle organisation que je vais détailler.

Quelques difficultés ont été rencontrées lors du lancement aux États-Unis, mais j’espère qu’elles ont été résolues. Je souhaite annoncer que selon la nouvelle organisation, la MTA a été divisée en 8 chaînes. MTA 1 est consacrée principalement aux téléspectateurs du Royaume-Uni et de certaines régions de l’Europe : elle sera diffusée majoritairement en anglais et en ourdou. Des émissions en anglais et en ourdou seront diffusées sur cette chaîne. Des émissions en d’autres langues seront également diffusées mais qui seront traduits en anglais et en ourdou. Mes programmes en direct ainsi que d’autres nouvelles émissions enregistrées seront diffusées sur les autres chaînes à partir de la chaîne MTA 1 WORLD.

La chaîne MTA 2 EUROPE sera destinée aux téléspectateurs européens et du Moyen-Orient. Des émissions y seront diffusées en ourdou, en anglais, en turc, en français, en espagnol, en allemand, en néerlandais, en russe, et en persan. Actuellement sur cette chaîne, des créneaux de deux heures sont consacrés à chaque langue. Les diffusions dans les langues qui ont été mentionnées seront incorporées en suivant la même trame.

La chaîne MTA 3 – Al-Arabiyya continuera à être diffusée comme elle l’est actuellement. La langue principale de cette chaîne sera l’arabe.

La chaîne MTA 4 – AFRICA sera destinée aux téléspectateurs de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique de l’Ouest. Les langues principales de cette chaîne seront l’anglais, le français et le swahili, et les émissions y seront diffusées dans ces langues.

La chaîne MTA 5 – AFRICA sera consacrée aux téléspectateurs de l’Afrique de l’Ouest, la langue principale de cette chaîne sera l’anglais, des émissions seront également diffusées dans des créoles [d’Afrique de l’Ouest], en haoussa, en twi et en yorouba.

La chaîne MTA 6 – ASIA sera diffusée sur ASIASAT, et sera destinée aux téléspectateurs d’Asie de l’Est, de l’Indonésie, du Japon, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Russie et d’autres pays. Les langues principales de cette chaîne seront l’ourdou, l’anglais et l’indonésien. Des émissions y seront également diffusées en ourdou, anglais, bengali, pachto, sindhi, saraiki, persan, indonésien et russe. C’était déjà le cas, mais il y a eu des changements dans la répartition ; les pays concernés ont dû recevoir le programme qui est en fonction de l’heure (locale).

La chaîne MTA 7 – ASIA est une chaîne HD, qui pourra être visionnée avec une petite parabole, elle sera destinée aux téléspectateurs de l’Inde, du Pakistan, du Bangladesh, du Sri-Lanka, et du Népal. Les langues principales de cette chaîne seront l’ourdou, le bengali, et l’hindi. Des émissions y seront également diffusées en tamoul et en malayalam.

La chaîne MTA 8 - AMERICA, sera destinée aux téléspectateurs de l’Amérique du Nord, des États-Unis et du Canada, cette chaîne était déjà diffusée, il y a eu quelques changements dans l’organisation et des modifications ont été apportées. Mais globalement les chaînes continueront à être diffusées comme elles l’étaient auparavant. Cette chaîne nommée de MTA 8 – AMERICA sera consacrée aux téléspectateurs de l’Amérique du Nord, des États-Unis et du Canada. Les langues principales seront l’anglais et l’ourdou. Des programmes y seront également diffusés en français et en espagnol.

Les émissions en direct de la MTA, tels que Rah-e-Huda, Al Hiwar-ul-Mubashir, Bangla Program, seront diffusées sur toutes les chaînes de la MTA, avec leurs traductions dans les langues principales de ces chaînes. L’émission allemande de la MTA sera diffusée sur MTA 2 – EUROPE. Horizons d’Islam sera diffusé sur la MTA 1, MTA 2 – EUROPE, MTA 4 – AFRICA et MTA 5 – AFRICA en français, il sera également traduit dans les langues principales des chaînes. De même, les autres émissions comme Intikhab-e-Sukhan, seront également diffusées sur MTA 1 et MTA 2 – EUROPE, MTA 6 – ASIA et MTA 7 – ASIA.

Il y a eu des changements mineurs en fonction des chaînes, et parfois dans les paramètres, mais globalement il n’y aura pas de changements de fréquences. Ces chaînes sont déjà diffusées : on leur a tout simplement donné des noms plus appropriés.

Qu’Allah bénisse cette nouvelle organisation, et qu’il permette à la MTA de transmettre bien plus qu’avant le véritable message de l’islam.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)