Sermon du vendredi 22 mai 2020, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Moubarak, à Islamabad, Tilford au Royaume-Uni. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Je tiens, de prime abord, à remercier tous les ahmadis ayant exprimé, ces derniers jours, leurs sentiments extraordinaires suite aux blessures que j’ai subies en raison d’une chute et qui ont prié avec beaucoup ardeur. Qu’Allah le Très Haut vous accorde la meilleure récompense et vous permette de faire preuve de plus de sincérité et de fidélité. L’amour qui nous réunit à cette époque, que nous manifestons pour Dieu en accord à Ses commandements – et en particulier pour le Calife de l’époque – cet amour, sachez-le, n’est présent qu’au sein de la communauté Ahmadiyya.

Cet amour mutuel est engendré par Allah : il est tel qu’il est difficile de déterminer qui se soucie le plus de l’autre. Parfois nous avons l’impression que l’amour des membres de la communauté pour le Califat a atteint son apogée. Vu l’exemple de certaines personnes, il paraît que l’attachement et l’affection du Calife de l’époque à l’endroit des membres de la Jama’at ne sont pas du même niveau. Quoi qu’il en soit, cet amour et cette relation sont réciproques, et comme je l’ai mentionné on ne trouve pas d’exemples pareils dans les relations mondaines. J’apprécie beaucoup cette phrase du troisième Calife (r.h.a) dans laquelle il disait : « Le Calife et la communauté sont deux noms d’un même corps. »

C’est suite à l’acceptation de vos supplications que les blessures ont cicatrisé aussi rapidement de manière extraordinaire par la grâce d’Allah. Le médecin m’avait informé que les blessures du visage se cicatrisent vite en général, mais il a ajouté qu’il ne pensait pas qu’elles pouvaient le faire aussi rapidement. Je lui ai répondu qu’il y avait certes l’[effet du] traitement médical, mais que les supplications des ahmadis étaient plus importantes encore. Au vu du nombre des blessures, je pensais également que cela allait prendre deux semaines pour que les croûtes tombent et qu’il resterait quelques marques des blessures, mais par la grâce d’Allah tout a disparu en sept à huit jours. Je vous informe aussi de l’expérience faite suite à cette blessure. J’ai utilisé le Marham ‘Issa (onguent de Jésus). Quelque temps de cela, Mir Mahmood Ahmad Nasir l’avait préparé selon un protocole syriaque et me l’avait envoyé : je l’ai utilisé, ainsi que la crème homéopathique contenant du Calendula. Mais tout cela a eu lieu, avant tout, par la grâce d’Allah le Très Haut : c’est Lui le véritable Guérisseur. J’ai mentionné ces médicaments afin que d’autres puissent en profiter également : on peut en avoir besoin, parfois. Priez qu’Allah [me] protège des autres conséquences néfastes des blessures. La véritable force est la grâce divine que l’on obtient à travers les supplications.

Quelque temps de cela j’avais une douleur importante à l’épaule et au bras : il m’était difficile de soulever la main, au point où je devais m’aider de mon autre main. J’ai consulté un médecin spécialiste qui m’avait informé que cette douleur peut durer entre trois semaines et trois à quatre mois. Quelques jours après il m’a ausculté de nouveau et s’est rendu compte que la douleur avait disparu à quatre-vingt-dix pour cent par la grâce d’Allah. Il m’a fait part de son grand étonnement. Je lui avais expliqué qu’Allah répand Sa grâce lorsque des centaines de milliers de personnes prient [en ma faveur]. Il est un Anglais ; il m’a répondu : « Je suis chrétien, issu d’une famille pratiquante, et je crois également en la force des supplications. Ceci n’a été possible que grâce aux supplications. »

Nous devons donc rechercher à chaque instant la grâce d’Allah l’Exalté et nous prosterner devant Lui. Par les temps qui courent, il est nécessaire que nous nous prosternions encore plus devant Dieu. Je reçois des rapports du Royaume-Uni, et également des autres pays, m’informant que dans ces conditions, les membres de la communauté se sont davantage prosternés devant Allah. En raison du confinement, les personnes au sein d’un même foyer ont fait les prières en congrégation. Il y a également eu des Dars (allocutions) basés sur quelque ouvrage, les hadiths ou le Saint Coran : ceci a accru les connaissances des adultes et initié les enfants au savoir religieux. La foi en Allah le Très Haut gagne du terrain. Par la grâce d’Allah, le Ramadan est également arrivé pendant cette période, et cela a aidé les personnes qui s’étaient tournées vers l’adoration à la faire davantage. Le mois de Ramadan arrive à son terme, et le gouvernement envisage de lever progressivement les restrictions sur le confinement. Certains gouvernements l’ont déjà fait : dans certains endroits les restrictions sont levées progressivement. Je souhaite dire que tout ahmadi doit essayer de suivre les recommandations gouvernementales liées à la levée du confinement. Mais la chose la plus importante qu’ils doivent garder en tête est qu’il ne faut pas que l’autorisation de commercer de nouveau, la levée du confinement et la fin du Ramadan mettent fin à l’adoration d’Allah et aux actions pieuses qu’ils avaient accomplies, ou qu’il y ait des négligences à cet égard. Il faut perpétuer les actions pieuses. Tant qu’on n’est pas autorisé à se rendre aux mosquées, il faut continuer de prier en congrégation à la maison. Lorsqu’il sera permis de se rendre de nouveau à la mosquée, promettez-vous de la remplir bien plus qu’avant. Les femmes doivent être particulièrement vigilantes quant à leurs prières à la maison, afin que les enfants puissent avoir des exemples à suivre et que leur foi et certitude augmentent en Dieu. Il faut continuer à faire les Dars à la maison – même pendant quelques minutes – afin d’augmenter la connaissance. Continuez également à suivre les émissions de la MTA. J’ai déjà attiré l’attention vers cela précédemment. Nous ne devons pas mettre de côté nos actions pieuses après le confinement et après le mois de Ramadan, mais les perpétuer. Les ahmadis ont prêté allégeance au Messie Promis (a.s.) et ont promis d’apporter des changements purs en eux : ils ne doivent pas oublier les promesses faites lors de l’allégeance. Il ne faut pas que les croyants soient de ceux au sujet desquels Allah le Très Haut dit qu’ils se prosternent devant Lui lorsqu’ils sont en difficulté et recherchent Sa protection et Son aide et Lui lancent un appel, mais qu’ils L’oublient lorsqu’Il les extirpe de ces difficultés. Ces jours-ci, les gens cherchent une réponse à la question de savoir si cette épidémie du Coronavirus est simplement une crise sanitaire naturelle ou un châtiment divin. Ce type de catastrophes et d’épidémies doivent pousser un croyant à se tourner davantage vers Dieu. Il ne doit pas uniquement consacrer son temps à comprendre son origine. En cette époque du Messie Promis (a.s.), Allah lui a fait d’innombrables promesses : elles se sont accomplies, elles s’accomplissent et elles s’accompliront encore. Parmi les points méritant l’attention d’un croyant, le premier est, qu’étant imbu de crainte divine, il doit fortifier sa foi et sa croyance et prier pour mériter une bonne fin. Le plus important est, en effet, d’avoir une fin honorable. J’ai expliqué à maintes reprises que ces catastrophes, ces tempêtes et ces épreuves de notre époque ont un lien particulier avec l’époque du Messie Promis (a.s.). Nous devons prier abondamment pour notre foi et notre croyance et pour avoir une bonne fin, et il nous faut également prier que le monde soit épargné de la destruction. Lorsqu’Allah avait informé le Messie Promis (a.s.) qu’une épidémie de peste allait s’abattre, il a beaucoup prié, étant imbu d’une grande souffrance à l’égard de l’humanité. Ceux qui entendaient ses supplications à travers les portes relate que sa voix était empreinte d’une grande affliction et ardeur ressemblant aux sons venant d’une marmite en pleine ébullition sur le feu. Il priait ardemment pour que Dieu protège l’humanité. Sa miséricorde et son empathie pour l’humanité étaient toujours au premier plan malgré le fait qu’Allah l’eût informé de ce signe. Il faisait des supplications afin que l’humanité fût épargnée des conséquences dévastatrices de l’épidémie. Il priait avec une véritable douleur ; et nous devons en faire de même.

Certaines personnes stipulent que l’article intitulé « Les calamités naturelles et le châtiment divin » écrit par le quatrième Calife (r.h.a.) se réfère à l’épidémie en cours et font part de leur analyse. Qu’il soit clair, comme je l’ai mentionné, qu’après l’avènement du Messie Promis (a.s.) le nombre de catastrophes a augmenté. Le Messie Promis (a.s.) a déclaré sans ambages que celles-ci apparaîtront : il n’y a aucun doute à ce propos. Mais comme je l’ai mentionné dans mes précédents sermons, le Messie Promis (a.s.) a également dit que selon les lois de la nature, certains parmi les croyants fervents peuvent également être touchés par celles-ci ; mais ces croyants obtiendront le statut de martyr et connaîtront une bonne fin. Selon les dires du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), la fin connue par ces personnes les mènera au Paradis. Il avait déclaré que si lors des funérailles on loue le défunt pour ses services, son respect des devoirs envers autrui et envers Dieu et qu’on en témoigne, le défunt méritera le paradis. Dans le cas de nombreux ahmadis sincères, nous pouvons trouver des témoignages de ce genre. Cependant, il faut voir les effets de ces épidémies sur l’état général des gens de ce monde. Ils sont en train de perdre leurs esprits ; oui, ils les perdent. Aujourd’hui le monde nous présente son état d’esprit, non seulement celui des individus mais aussi des grandes puissances et de ces États qui se croyaient être des montagnes solides. Les économies et les systèmes des États très puissants ont été retournés sens dessus dessous. Les efforts qu’ils déploient dans le but de détourner l’attention de leurs populations des effets de cette situation sont plus dangereux encore, car ils les pousseront vers une plus grande destruction causée par des guerres et [le marasme] économique. Tant que ces gens n’apportent pas en eux les changements visant à atténuer ces troubles, ils connaîtront une destruction après une autre.

Le Messie Promis (a.s.) a émis le même avertissement. Au jour de la résurrection, Allah jugera qui était un musulman à l’abri des rétributions pour ses fautes d’ordre religieux. Fomenter des troubles, usurper les droits d’autrui et se moquer des serviteurs de Dieu [sont autant de choses qui] inviteront des destructions susceptibles de causer de grands émois. En tout cas, notre tâche consiste à prier, à convaincre le monde et à apporter des changements purs en notre propre personne.

L’article du quatrième Calife que j’ai évoqué est très long. Or tout ahmadi, en lisant cet article, ne doit pas se contenter d’étudier la fin qu’a connue les peuples d’antan, ou de comprendre la situation contemporaine ou de spéculer sur l’avenir et les destructions futures. Certainement ces faits doivent susciter en nous la crainte et nous interpeller sur notre état intérieur. En fait, les paroles qui méritent réflexion sont celles-ci : « Il s’y trouve des avertissements et des bonnes nouvelles pour la Jama’at Ahmadiyya. L’avertissement est que le seul fait de porter le titre d’ahmadi ne suffira pas pour mériter le salut. La Taqwa est la condition sine qua non à respecter. La bonne nouvelle est que les ahmadis tenteront, dans les plus brefs délais, de se débarrasser des faiblesses affectant leur conduite. » Ceux qui se contentent de porter l’étiquette d’ahmadis en prêtant le serment d’allégeance seront sauvés en retournant vers les préceptes [du Messie Promis (a.s.)]. Ils recevront cette bonne nouvelle en se tournant vers Dieu : sinon, ils ne profiteront d’aucune bonne nouvelle.

Comme je l’avais dit, durant ces jours on y porte une attention particulière. Il faudra dorénavant persévérer sur cette voie. Il faudra s’acquitter de ses devoirs envers Dieu et autrui tout en encourageant ses enfants à en faire de même, car après la destruction du monde, après que l’humanité se tournera vers Dieu et le respect de Ses droits, on regardera dans la direction de la Jama’at. En ces temps-là, seuls les ahmadis seront à même de guider l’humanité.

Mais avant de ce faire nous devons prier, le cœur en émoi, que le monde n’outrepasse pas les limites au point de ne plus pouvoir retourner vers la lumière et la paix et que les gens se tournent vers [la bonne voie] avant d’atteindre ce seuil. Tout en priant nous devons aussi servir d’exemple et informer l’humanité que c’est le respect mutuel des droits qui pourra lui faire mériter la grâce divine. Sans attirer la grâce du Dieu unique, nos efforts pour établir la paix ne seront pas fructueux et nous ne mériterons pas non plus une bonne fin après notre décès. Par la grâce d’Allah, durant ces jours, les membres de la Jama’at se sont consacrés davantage au culte de Dieu ainsi qu’au service de l’humanité. Les jeunes et les Ansar (aînés) jouissant d’une bonne santé ainsi que les membres de la Lajna (les dames) présentent de très bons rapports à ce propos de chaque coin du monde. Par ailleurs, ces services rendus à l’humanité sont en train de guider les égarés parmi les gens de ce monde. Quelques jours de cela, j’ai reçu un rapport du Canada. Une femme a appelé à deux heures du matin le numéro d’urgence mis en place par les Khouddam (jeunes) au service des voisins après avoir perdu espoir ailleurs. Elle se disait en détresse car son fils était malade et elle ne savait plus où se tourner pour lui trouver ses médicaments. Elle avait essuyé des refus de partout. On lui répondait qu’on ne pouvait rien faire pour elle jusqu’au lendemain matin. Or son fils était dans un état critique. Elle ajoute : « Les gens disent que Dieu existe. Je ne crois pas en Lui mais je vais tenter l’expérience aujourd’hui. Dans une extrême détresse j’ai prié : « O Seigneur ! Si tu existes, vois dans quel état se trouve mon fils ! Fais de sorte que je trouve des médicaments pour lui ! » Et je me suis souvenue du numéro d’urgence des Khouddam. J’ai composé le numéro et quelqu’un a pris l’appel. Je l’ai informé de l’urgence et il m’a dit qu’il fera le nécessaire. Il m’a rappelé après quelque temps pour me dire qu’il est deux heures du matin et qu’il sera difficile de trouver les médicaments. Il m’a aussi demandé à propos de l’état de santé de mon fils. Je lui ai décrit sa situation. Il a exprimé ses inquiétudes et m’a dit qu’il ira à une pharmacie et qu’il en apportera les médicaments si elle est ouverte. Je l’avais réveillé ; en fait il dormait. Mais il a quand même parcouru cinquante kilomètres et m’a ramené le médicament. Cela a fait naître en moi la conviction de l’existence de Dieu. Cette certitude est née grâce à ce jeune ahmadi et je lui en suis reconnaissante. »

Ainsi durant ces jours, en servant l’humanité nous pourrons être des moyens pour rapprocher les autres de Dieu. Chacun d’entre nous doit faire des efforts en ce sens au lieu de spéculer sur l’avènement de la destruction ou non. Le Ramadan nous sensibilise aussi sur les souffrances d’autrui : nous devons faire perdurer ces sentiments et ressentir constamment les souffrances des autres. Un des objectifs du Ramadan est de nous sensibiliser sur les souffrances d’autrui. Le climat général du monde créé par cette épidémie et le climat du Ramadan doivent nous interpeller constamment concernant nos responsabilités. Le Ramadan se terminera demain ou après-demain. Mais nous devons pérenniser en nous ses vertus. Ces changements purs apportés en nous doivent faire partie intégrante de notre vie. Quand les règles sur le confinement vont s’assouplir, nous ne devrons pas oublier pour autant nos responsabilités personnelles ni celles envers l’humanité. Il faudra toujours nous en souvenir. Nous devons nous acquitter de nos devoirs envers Dieu et envers autrui ; de même nous devons attirer l’attention des autres là-dessus. Grâce à notre bon exemple, nous devons pousser autrui à s’acquitter de ses devoirs envers Dieu et envers Sa création. Nous avons accepté le Messie Promis (a.s.) à cette époque. Dans toutes ses rencontres, le Messie Promis (a.s.) attirait notre attention sur notre statut et notre norme, à la lumière des préceptes d’Allah et de Son Prophète. Nous devons nous souvenir à tout instant des conseils du Messie Promis (a.s.) afin d’acquérir la foi et la certitude véritable. Au lieu de s’attarder sur les faiblesses d’autrui, nous devons analyser notre propre condition. Je vous présenterai à cet égard certains dires du Messie Promis (a.s.) sur lesquels nous devons réfléchir constamment. Il nous présente ici-bas le seuil qu’il souhaitait que nous atteignions. Il déclare : « Tout le monde doit essayer de se lever pour le Tahajjoud et inclure le Qounout (une supplication faite dans la prière du Witr) dans ses cinq prières quotidiennes. Repentez-vous de toutes choses qui puissent vous faire encourir le courroux d’Allah. Le repentir signifie, d’une part, abandonner toutes les mauvaises actions ainsi que toute chose qui va à l’encontre du plaisir d’Allah et, d’autre part, subir un changement complet tout en faisant des progrès et en adoptant la voie de la droiture. En ceci réside la miséricorde d’Allah. Adoucissez vos mœurs. Evitez la colère en la remplaçant par la gentillesse et la docilité. En sus d’adopter de bonnes qualités morales, vous devez aussi faire la charité.

وَيُطْعِمُونَ الطَّعَامَ عَلَى حُبِّهِ مِسْكِينًا وَيَتِيمًا وَأَسِيرًا

Ce qui signifie que pour rechercher le plaisir de Dieu, vous donnez à manger aux pauvres, aux orphelins et aux nécessiteux. De surcroît, vous dites que vous faites ces actions uniquement pour le plaisir d’Allah, le Tout-Puissant, et que vous craignez le Jour extrêmement terrible. Bref, priez, demandez pardon et faites la charité afin qu’Allah, le Tout-Puissant, puisse agir avec Sa grâce et Sa miséricorde avec vous. »

Le Messie Promis (a.s.) conseille ceci à sa Jama’at : « Allah se soucie uniquement de Ses serviteurs pieux. Entretenez la fraternité et l’amour entre vous et délaissez le mal et la dissension. Abstenez-vous complètement de toutes sortes d’insultes et de moqueries, car elles vous éloignent de la vérité et vous égarent. Traitez-vous les uns les autres avec respect. Chacun doit accorder la priorité au confort de son frère. Faites une réconciliation sincère avec Allah, le Tout-Puissant, et rejoignez les rangs de Son obéissance. La colère de Dieu descend sur terre : celui qui en sera à l’abri est celui qui se repent de tous ses péchés et qui se présente à Lui. Si vous prouvez votre obéissance à Dieu et si vous soutenez sa religion, Il enlèvera tous vos obstacles et vous aurez le succès. Ne voyez-vous pas que le planteur débarrasse son champ de mauvaises herbes afin d’y planter des semences saines ? Il embellit son champ d’arbres fruitiers et les protège de tout mal. Or, il ne se soucie guère si un animal consomme l’arbre stérile qui s’assèche ou si un bûcheron le coupe pour le jeter au fourneau. De même, si vous êtes véridiques aux yeux de Dieu, l’hostilité de personne ne pourra vous nuire. Mais si vous ne vous réformez pas et que vous ne promettez pas une obéissance indéfectible à Allah, sachez, en ce cas, qu’Allah n’a besoin de Se soucier de personne.

Soyez parmi les bien-aimés de Dieu. Débarrassez-vous de tous types de disputes, d’hostilités et d’animosités en votre sein, car le temps est venu de nous abstenir des choses insignifiantes et de nous préoccuper de buts importants et élevés. Les gens s’opposeront à vous. Mais ne vous en souciez pas. Souvenez-vous de mon conseil. N’ayez point recours, vous aussi, à la violence [face à cette hostilité des autres]. Au contraire, tentez de convaincre autrui avec des paroles bienveillantes, calmes et bienséantes. »

Ici-bas sont des conseils du Messie Promis (a.s.) visant la réforme de notre état moral et nous encourageant à nous acquitter de nos devoirs envers autrui. Il déclare : « Selon un hadith, le jour de la résurrection, Allah S’adressera à certains et dira : « Vous êtes Mes élus et Je suis très content de vous. J’avais faim et vous M’aviez donné à manger. J’étais nu et vous m’avez vêtu. J’avais soif, et vous M’aviez donné à boire. J’étais malade et vous M’aviez visité. » Ces gens diront : « Ô Allah ! Tu es au-delà de ces besoins ! Quand T’avons-nous ainsi traité ? » Allah dira alors : « Il y avait dans le monde certains de Mes créatures que vous aviez soutenues. C’est comme si vous l’aviez fait pour Moi. » Un autre groupe se présentera et Allah leur dira : « Vous m’aviez maltraité. J’avais faim et vous ne m’aviez pas nourri, j’avais soif et vous ne m’aviez pas donné à boire. J’étais nu et vous ne m’aviez pas vêtu. J’étais malade et vous ne m’aviez pas visité. » Ces gens répondront : « O Allah ! Tu es au-dessus de ces besoins ! Quand étais-tu dans cet état et que nous t’avions négligé ? » Sur ce, Allah répondra : « Untel de mes serviteurs était dans cet état et vous n’aviez pas fait montre de sympathie à son égard. Si vous l’aviez fait, c’eût été comme si vous l’aviez fait pour Moi. »

Ne faisant pas de différence entre musulman, hindou ou chrétien, le Messie Promis (a.s.) déclare : « Eprouver de la compassion est un acte cultuel important : ceci est un moyen efficace de mériter le plaisir d’Allah. Or je constate qu’il existe beaucoup de faiblesses à cet égard. On méprise autrui, on se moque de l’autre, loin de prendre de ses nouvelles et l’aider en cas de difficulté. J’ai bien peur que ceux qui maltraitent les pauvres et les méprisent ne soient eux-mêmes frappés du même malheur. Afin de prouver sa gratitude pour les faveurs reçues, il faudra faire montre de bienveillance à l’égard de Sa création, et ne point être fier et arrogant pour cette faveur ou écraser les pauvres comme des sans-cœur. »

Le Messie Promis (a.s.) explique davantage : « L’étape la plus difficile est de s’acquitter de ses devoirs envers l’humanité, car nous y sommes confrontés en permanence. Nous sommes constamment confrontés à ces épreuves. Nous devons donc agir de manière très réfléchie en parcourant cette étape.

Ma religion ne m’enseigne de ne pas être excessivement dur envers mes ennemis. Certains souhaitent tout faire pour les détruire et dans cet élan ils ne se soucient plus de la distinction entre ce qui est légitime et non. Ils vont même jusqu’à les calomnier afin de les salir. Ils mentent, ils médisent et provoquent les autres contre eux. Voyez comment une simple inimitié peut mener une personne à commettre de nombreux péchés : par la suite, ces maux en engendreront d’autres, encourageant plus de mauvaises actions. »

La situation du monde reflète à titre individuel, collectif, national et étatique ces paroles du Messie Promis (a.s.).

Il explique : « Je vous le dis en toute vérité, ne considérez personne comme votre ennemi personnel, et débarrassez-vous de cette rancune habituelle. Si Dieu l’Exalté est avec vous et si vous vous en remettez à Lui, demain Il pourra assujettir vos ennemis à votre service. Si vous avez rompu votre lien avec Dieu l’Exalté, si vous n’avez plus aucune amitié avec Lui, si vous vous opposez à Lui, en ce cas vous n’aurez pas de plus grand ennemi que Dieu. On peut se protéger de l’inimitié des hommes, mais lorsque Dieu devient votre ennemi, même si le monde entier est votre ami, vous ne pourrez rien accomplir. D’où la raison de suivre les pas des prophètes (que la paix soit sur eux). Dieu ne souhaite pas que vous entreteniez des inimitiés personnelles. Ayez toujours à l’esprit que l’homme n’obtient honneur et grâce que lorsqu’il n’a pas d’ennemi personnel. Toutefois, lorsque l’honneur d’Allah et de Son Prophète (s.a.w.) est en jeu, cela peut entraîner des inimitiés. C’est-à-dire lorsqu’une personne ne respecte pas Allah et Son Prophète (s.a.w.), et devient leur ennemie, vous pourrez la considérer comme votre ennemie. »

Le Messie Promis (a.s.) explicite ici cette hostilité : « Vous pouvez sans doute considérer cet individu comme un ennemi, mais cela ne signifie pas que vous pouvez fabriquer des mensonges à son égard ou comploter pour le faire souffrir sans aucune raison. Certainement pas. Éloignez-vous de votre ennemi et laissez Dieu l’Exalté régler son affaire. Si possible, priez pour sa réforme et ne lancez pas de nouvelles querelles avec lui. »

Le Messie Promis (a.s.) nous conseille ici-bas d’atteindre de hautes normes morales. Il déclare : « Soyez imbus d’une telle probité morale qu’autrui n’est pas vexé quand, avec de bonnes intentions, vous tentez de le convaincre et corrigez ses erreurs. Ne méprisez personne. N’offensez personne. Mettez fin à toute dispute au sein de la Jama’at. Ne méprisez jamais vos frères dans la foi qui sont pauvres. N’humiliez pas autrui et ne le méprisez pas en raison de vos richesses et de votre lignée familiale. Aux yeux d’Allah, seul le Mouttaqi est honorable. Il affirme à cet égard :

إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِنْدَ اللَّهِ أَتْقَاكُمْ

Il faudra traiter autrui avec bienséance. Celui qui est dédaigneux présente un mauvais exemple. Les gens cherchent des prétextes pour intenter des procès contre notre Jama’at. Une seule peste frappe les autres : nous sommes, quant à nous, frappé de deux. Si un des nôtres commet une faute, il ternira l’image de toute la Jama’at. Faite montre d’intelligence, de douceur et d’indulgence. Répondez à toute parole, aussi sotte soit-elle, avec la plus grande gravité et bonne conduite. Ne répondez pas aux absurdités par d’autres absurdités. Durant ces jours d’épreuves, tuez votre Nafs (ego) et adoptez la Taqwa. Je vous prodigue ces conseils afin que vous puissiez en tirer des leçons. Le monde est éphémère : tout le monde doit mourir. La vraie joie réside dans la foi. C’est la foi qui est l’objectif principal. »

Le Messie Promis (a.s.) conseille ceci à ses disciples : « Les membres de ma Jama’at ne doivent pas se contenter de simples déclarations. Ils doivent respecter les objectifs réels du serment d’allégeance. L’on doit apporter en soi des changements internes. Vous ne pourrez point plaire à Dieu par un simple [changement de] doctrine. S’il n’y a pas de transformations internes, il ne subsistera pas entre vous et les autres de distinction. Si vous usez de subterfuges et de tromperies, si vous êtes paresseux, vous serez détruits avant les autres. Chacun doit porter son fardeau et accomplir sa promesse. La vie ne tient qu’à un fil. Celui qui accomplira de bonnes œuvres avant l’heure [de sa mort] pourra, je l’espère, se purifier. Evertuez vous de vous purifier. Implorez Dieu dans vos Salats, faites de l’aumône et en usant d’autres moyens soyez de ceux qui luttent dans la voie de Dieu. Le malade consulte le médecin : il prend des médicaments, prend des laxatifs, se fait une saignée, use de cataplasmes. Il s’échine pour trouver guérison. De même, faites de votre mieux pour vous débarrasser de vos maladies spirituelles. Ne vous ne contentez pas de simples paroles : usez de tous moyens que Dieu a mentionnés. Faites de l’aumône, partez prier dans des lieux déserts. Allah aime celui qui use de moyens : lorsqu’on les épuise tous, des signes apparaissent. »

Durant ces jours, il y a des campagnes contre les ahmadis au Pakistan et ailleurs. Afin d’attirer la grâce de Dieu nous devons user de tout moyen à notre disposition. Quand l’hostilité de l’ennemi atteint son comble, nous devons faire plus d’efforts afin d’attirer la grâce et la miséricorde de Dieu.

À notre époque, le Messie Promis (a.s.) nous a présenté le statut véritable du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et son exemple. C’est en le suivant qu’on pourra acquérir ces hautes qualités morales et s’acquitter de ses devoirs envers Allah et son prochain. À maintes reprises le Messie Promis (a.s.) nous enjoint de ne pas abandonner la voie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Il nous prodigue les conseils suivants à cet égard : « Certains, je vous en informe, souhaitent atteindre ces excellences ou être en communion sincère avec Dieu grâce à leurs incantations et autres formules de prières. Mais je vous avertis que toute pratique contraire à celle du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est futile. Hormis le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) qui avait atteint toutes les excellences de la Noubouwwah (du prophétat), qui connaît mieux la voie de ceux récipiendaires des grâces divines ? La voie qu’il a suivie est la plus juste et la plus proche. Toute autre voie, aussi belle soit-elle, mène à la destruction, selon moi. C’est d’ailleurs ce que Dieu m’a expliqué.

Ceci est la condition de ceux qui se sont séparés de la voie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Ils ont défiguré les préceptes de l’islam en suivant les exégèses erronées des prétendus saints, des ascètes et des soi-disant oulémas. Ils se disent musulmans et nous traitent de non-musulmans. »

En expliquant davantage ce statut du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), le Messie Promis (a.s.) déclare : « On rencontre Dieu en suivant sincèrement le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Celui qui abandonne sa voie aura beau se cogner le front tout au long de sa vie, il n’atteindra pas l’objectif ultime. Sa’di, [le poète persan], a décrit ceci merveilleusement dans ses vers en persan : « Certes, évertuez-vous à acquérir la vertu, la Taqwa, la vérité et la pureté ; mais sans vous écarter de la voie du Prophète Muhammad (s.a.w.). » N’abandonnez pas la voie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : les gens ont inventé quantité d’incantations, ils se pendent les pieds en l’air et ont adopté la voie du monachisme à l’instar des ascètes. Or, tout cela n’est d’aucun avantage. Les prophètes n’avaient pas pour habitude de se pendre les pieds en l’air ou d’égrener le Nafi-Ithbat (incantation visant à nier toute autre déité hormis Dieu) ou l’Arra (incantation innovante récitée en émettant de la gorge le son d’une scie). [Le Coran] affirme que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est un exemple parfait pour les musulmans. Suivez la voie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et ne vous en écartez pas d’un iota. »

Ensuite il ajoute : « L’objectif de tout être humain est d’acquérir les excellences de ceux récipiendaires des faveurs divines, comme il est indiqué dans le verset « la voie de ceux à qui Tu as accordé tes faveurs. » Notre Jama’at doit être particulièrement vigilante à cet égard, car en établissant cette communauté, Allah souhaite la préparer à l’instar de celle créée par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), afin que celle-ci puisse, durant ces derniers temps, porter témoignage quant à la véridicité et la grandeur du Saint Coran et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). »

En prêtant allégeance au Messie Promis (a.s.), nous sommes parmi les véritables suivants du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). En cela réside notre salut : ayant prêté allégeance au serviteur parfait du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), nous faisons partie de ses véritables disciples. Nous devons user de toutes nos aptitudes afin de suivre son exemple. En suivant son exemple et appliquant ces commandements, nous ferons partie de ceux qui sont récipiendaires de faveurs divines. Nous serons à l’abri des mauvaises influences de ceux qui se sont attirés la colère divine et qui se sont égarés. Nous devons faire naître un zèle particulier dans nos Salats et respecter les commandements de Dieu et de Son Prophète tout au long de notre vie. Priez aussi pour ceux qui ont été emprisonnés pour la cause d’Allah. Certains de ces prisonniers ont été injustement inculpés de lourdes charges. Priez en particulier pour eux. Quelques jours plus tôt, Madame Ramzan Bibi, une ahmadie, a été inculpée de blasphème contre la personne du Saint Prophète (s.a.w.) et jetée en prison. Sa famille avait probablement embrassé l’Ahmadiyya en 2002. Son mari m’a écrit : « Nous n’avons pas peur des sacrifices. Je ne suis pas triste non plus que [ma femme] soit en prison. Ma femme et moi sommes tristes du fait que nous ayons été accusés d’avoir blasphémé contre ce même Prophète pour qui nous sommes prêts à nous sacrifier. Voilà pourquoi nous sommes tristes. » Ainsi donc, priez constamment pour cette dame et les autres prisonniers qui ont été condamnés à mort. Qu’Allah fasse qu’ils soient tous libérés de manière miraculeuse et qu’Il leur accorde Sa grâce. Qu’Allah permette aux juges et à l’État de faire montre de justice. Ils évoquent les noms d’Allah et de son Prophète : mais qu’ils puissent ressentir une véritable crainte de Dieu et un amour sincère pour le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Qu’ils puissent suivre l’exemple du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

En sus de cela je souhaite attirer votre attention vers d’autres prières. Qu’Allah nous permette à tous de comprendre le but de l’avènement du Messie Promis (a.s.). Que notre amour pour Allah et l’amour pour le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), le sceau des Prophètes aient prééminence sur tout autre amour ! Que nous puissions suivre véritablement les préceptes de l’islam. Que nos foyers soient des exemples d’amour et d’affection ! Qu’Allah dissipe les inquiétudes de ces enfants qui sont anxieux en raison des disputent de leurs parents ! Priez aussi pour tous les Waqifin-e-Zindagi : qu’Allah leur permette de servir la religion en toute abnégation et qu’ils puissent respecter leur Waqf.

Priez aussi pour les Waqifin-e-Nao : qu’Allah leur permette de respecter leur promesse et celle de leurs parents. Priez aussi pour les martyrs de l’Ahmadiyya et leurs familles. Priez pour tous les ahmadis qui sont en difficulté. Priez les uns pour les autres. En priant pour autrui on méritera la grâce de Dieu. Priez pour ces jeunes femmes dont le mariage tarde à se faire sans aucune raison valable.

Priez que tout ahmadi soit à l’abri de cette situation et des conséquences économiques qui s’ensuivront. Priez que cette situation ne freine pas les œuvres et les projets de la Jama’at et qu’Allah ne cesse de pourvoir au progrès de la Jama’at. Priez aussi beaucoup pour ceux qui consentent à des sacrifices financiers en ces situations : qu’Allah bénisse leur personne et leurs biens. Priez aussi pour le personnel de la MTA : il y a parmi eux des volontaires et des employés. Ils œuvrent d’arrache-pied et sont en train de répandre le message de l’islam dans le monde entier. Priez aussi pour le monde de l’islam : que les guerres entre musulmans prennent fin et qu’ils apprenant à vivre en paix. Qu’Allah les protège des forces anti-islamiques. Cela pourra se faire lorsque leurs dissensions prendront fin. Je vais réciter d’autres prières que vous pouvez répéter avec moi.

اللَّهُمَّ إِنَّا نَجْعَلُكَ فِي نُحُورِهِمْ وَنَعُوذُ بِكَ مِنْ شُرُورِهِمْ

« Ô Allah ! Nous Te prenons comme bouclier contre leurs attaques frontales et nous cherchons refuge auprès de Toi contre leur malveillance ».

لَا إلٰهَ إلَّا اللهُ الْعَظِیْمُ الْحَلِیْمُ،لَا إلٰهَ إلَّا اللهُ رَبُّ الْعَرْشِ الْعَظِیْمِ،لَا إلٰهَ إلَّا اللهُ رَبُّ السَّمٰوَاتِ وَرَبُّ الْأَرْضِ وَرَبُّ الْعَرْشِ الْعَظِیْمِ

« Il n’y a personne digne d’adoration, sauf Allah. Il est le plus haut et le plus tolérant. Il n’y a personne digne d’adoration, sauf Allah. Il est le Seigneur du Trône Magnifique. Il n’y a personne digne d’adoration à part Allah, le Seigneur des Cieux et de la Terre. Il n’y a personne digne d’adoration, sauf Allah. Il est le Seigneur du Trône bienveillant.

يَا مُقَلِّبَ الْقُلُوبِ ثَبِّتْ قَلْبِي عَلَى دِينِكَ

« Ô Toi qui contrôles les cœurs, renforce le mien sur [la voie] de Ta religion. »

اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ الْهُدَى وَالتُّقَى وَالْعَفَافَ وَالْغِنَى

« Ô Allah ! Accorde-moi la direction, la Taqwa, la chasteté et le contentement. »

اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنْ زَوَالِ نِعْمَتِكَ وَتَحَوُّلِ عَافِيَتِكَ وَفُجَاءَةِ نِقْمَتِكَ وَجَمِيعِ سَخَطِكَ

« Ô Allah je cherche refuge auprès de Toi contre le déclin de Tes bienfaits sur moi, la modification du bien-être que Tu m’as accordé, la soudaineté de Ta vengeance et contre toute Ta colère. »

رَبَّنَا ظَلَمْنَا أَنْفُسَنَا وَإِنْ لَمْ تَغْفِرْ

لَنَا وَتَرْحَمْنَا لَنَكُونَنَّ مِنَ الْخَاسِرِين

« Notre Seigneur, Nous avons agi injustement envers nous-mêmes ; et si Tu ne nous pardonnes pas, et si Tu ne nous fais pas miséricorde, nous serons assurément du nombre des perdants. » (Le Saint Coran, chapitre 7, verset 24)

رَبَّنَا لَا تُزِغْ قُلُوبَنَا بَعْدَ إِذْ هَدَيْتَنَا وَهَبْ لَنَا مِنْ لَدُنْكَ رَحْمَةً إِنَّكَ أَنْتَ الْوَهَّابُ

« Notre Seigneur, ne laisse pas dévier nos cœurs après que Tu nous aies guidés, et accorde-nous Ta miséricorde ; en vérité, Toi Seul es le Grand Donateur. » (Le Saint Coran, chapitre 3, verset 9)

رَبَّنَا آَتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الْآَخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ

« Notre Seigneur, accorde-nous une belle part dans ce monde ainsi qu’une belle part dans l’Au-delà, et protège-nous contre le châtiment du Feu. » (Le Saint Coran, chapitre 2, verset 202)

Voici une prière du Messie Promis (a.s.) : « O Seigneur de tous les mondes ! Je ne suis pas à même de Te remercier pour Tes faveurs. Tu es très miséricordieux et bienveillant. Tu m’as accordé d’innombrables faveurs. Pardonne-moi mes péchés, de peur que je ne périsse. Inspire, en mon cœur, un amour pur pour Toi, afin que je puisse recevoir la vie ; et couvre mes défauts. Permets-moi d’accomplir les actes par lesquels Tu seras satisfait. J’implore Ta Sainte Face et cherche refuge en Toi pour ne pas encourir Ton déplaisir. Aie pitié de moi, aie pitié de moi, aie pitié de moi ! Sauve-moi des calamités de ce monde et de l’Au-delà, car toute grâce et bénédiction est entre Tes mains. » Amine.

ٱللّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ كَمَا صَلَّيْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ وَعَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ ٱللّهُمَّ بَارِكْ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ كَمَا بَارَكْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ وَعَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ

Nous sommes le dernier vendredi de ce Ramadan. Qu’Allah nous permette de perpétuer les bonnes œuvres que nous avons accomplies lors de ce Ramadan et les changements que nous avons apportés en nous. De plus, qu’Il exauce ces prières en notre faveur.

Je souhaite faire une annonce concernant l’Aïd. De nombreuses personnes m’ont écrit que selon le site-web [de la Jama’at] nous sommes en train de célébrer l’Aïd le 24 [mai] tandis que cela est impossible. La lune ne sera pas visible le dimanche. J’ai écrit de nouveau [aux responsables] et demandé qu’ils organisent deux ou trois réunions supplémentaires, avec la participation de nos experts et d’autres. J’ai demandé à l’Amir Saheb d’examiner la situation. Il m’a envoyé une carte : selon le site-web, la lune ne sera pas visible dans la soirée du 23 [mai] dans les grandes villes du Royaume-Uni. Mais selon cette carte, elle le sera à Falmouth, Penzance et Hale, à l’œil nu le 23 [mai]. Si la lune est visible dans un endroit du pays on peut célébrer l’Aïd dans le pays tout entier. Les comités sur la visibilité de la Lune dans les pays musulmans suivent le même principe. Suite à cette analyse, et deux ou trois autres, nous allons célébrer l’Aïd dimanche le 24 mai [ici au Royaume-Uni], Incha Allah.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)