Sermon du vendredi 21 juin 2019, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Moubarak à Islamabad au Royaume-Uni. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

J’avais évoqué Zayd Bin Harithah dans mon précédent sermon, en ajoutant que Zaynab Bint Jahach s’était marié au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) [après son divorce]. J’avais aussi dit que je mentionnerai d’autres points à ce propos.

Au moment de son mariage, Zaynab Bint Jahach était âgée de trente-cinq ans, et, compte tenu de la situation en Arabie à l’époque, elle était considérée comme âgée. Zaynab était une femme très juste, pieuse et riche. Parmi toutes les épouses du Saint Prophète (s.a.w.), Zaynab était l’unique rivale d’Aïcha – j’en avais fait mention dans le passé – et elle était considérée son égale. En dépit de cela, Aïcha louait toujours hautement la vertu et la pureté intrinsèques de Zaynab, et disait souvent : « Je n’ai pas vu de femme plus pieuse que Zaynab. Elle était très juste et véridique, elle était très gentille avec les parents, elle faisait beaucoup d’aumône et travaillait sans relâche pour le bien et pour atteindre la proximité divine. L’unique critique [à son encontre] était qu’elle avait un caractère irascible. Mais elle ressentait des remords immédiatement après [avoir exprimé sa colère]. »

Elle faisait beaucoup l’aumône et Aïcha rapporte à cet égard : « Une fois, le Saint Prophète (s.a.w.) nous a dit : « Celle d’entre vous qui a les mains les plus longues sera la première à mourir après moi et à me rejoindre [dans l’au-delà]. » Aïcha déclare : « Nous en avons déduit qu’il s’agissait de mains physiques et nous mesurions souvent nos mains. Cependant, lorsque le Saint Prophète (s.a.w.) est décédé et que Zaynab bint Jahach a été la première à quitter ce monde, nous avons compris que le mot « main » faisait référence à la charité et à l’aumône, et non à la main physique. »

Hazrat Mirza Bashir Ahmad ajoute : « Comme appréhendé, suite au mariage de Zaynab, les hypocrites de Médine ont soulevé de nombreuses objections et s’en sont moqués affirmant que Muhammad (s.a.w.) avait épousé la femme divorcée de son fils et s’était pris sa bru. Étant donné le but même de ce mariage était d’effacer cette coutume arabe ignorante (c.-à-d. affirmer que le fils adoptif est fils réel), ces moqueries étaient également inévitables.

À cet égard, il est également nécessaire de mentionner qu’Ibn Sa’d et Tabarī ont consigné un récit absolument faux concernant le mariage de Zaynab. Puisque ce récit fournit une occasion de soulever une objection contre le caractère du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), divers historiens chrétiens ont orné leurs livres de ce récit de la manière la plus déplaisante. On raconte qu’un jour le Saint Prophète (s.a.w.) est parti rencontrer Zayd chez lui après qu’il l’avait marié à Zaynab bint Jahach. Or, Zayd n’était pas chez lui ce jour-là. Lorsque le Saint Prophète (s.a.w.) a appelé à Zayd devant sa porte d’entrée, Zaynab a répondu de l’intérieur qu’il était absent et, reconnaissant la voix du Saint Prophète (s.a.w.), elle s’est précipitée et a déclaré : « Ô messager d’Allah ! Puisse ma mère et mon père être sacrifiés pour vous ! Veuillez entrer s’il vous plaît. » Le Saint Prophète (s.a.w.), cependant, refusa et recula. Mais, dit le rapporteur, comme Zaynab s’était soudainement levée, elle ne portait pas de châle et la porte de sa maison était ouverte. En conséquence, le Saint Prophète (s.a.w.) l’aperçut par hasard, et que Dieu nous en préserve, tomba, dit-on, sous le charme de sa beauté et revint en fredonnant ces mots:

« Saint est Allah possesseur de toute grandeur ! Saint est Allah, qui tourne le cœur des gens comme Il le souhaite ! » Lorsque Zayd est revenu, Zaynab a raconté l’histoire de la visite du Saint Prophète (s.a.w.). Lorsque Zayd a demandé ce que le Saint Prophète (s.a.w.) avait dit, Zaynab a répété ses paroles du Saint Prophète (s.a.w.) en déclarant : « J’ai invité le Saint Prophète (s.a.w.) à entrer, mais il a refusé et est reparti. » Zayd se présenta devant le Saint Prophète (s.a.w.) et dit : « Ô messager d’Allah ! Peut-être que vous aimez Zaynab. Si vous le souhaitez, je divorcerai d’elle et vous pourrez l’épouser. » Le Saint Prophète (s.a.w.) répondit : « Ô Zayd ! Crains Dieu et ne divorce pas de Zaynab. » Cependant, Zayd a tout de même divorcé.

C’est le récit que rapportent Ibn Sa’d, Ṭabarī et d’autres à cette occasion. Bien qu’on puisse en présenter une explication qui ne laisse place à aucune objection, la vérité est que cette histoire est fictive et fausse du début à la fin. On a prouvé qu’il était fabriqué du point de vue de la chaîne de transmission et de sa teneur. En ce qui concerne la chaîne de transmission, il suffit de dire que ce récit est principalement raconté par Wāqidī et ‘Abdoullāh bin ‘Āmir Aslama, qui sont tous deux considérés par les érudits comme étant faibles et peu fiables. En fait, Wāqidī est si réputé pour ses mensonges qu’il est peut-être sans pareil à cet égard parmi tous les narrateurs musulmans. Nous avons mentionné un autre récit affirmant que Zayd s’était présenté au Saint Prophète (s.a.w.) et s’était plaint du traitement sévère infligé par Zaynab, suite à quoi l’Envoyé d’Allah avait répondu : « Crains Dieu et ne divorce pas. » Ce récit est du Boukhārī. Ami et ennemi acceptent qu’après le Coran, le Boukhārī est le livre le plus authentique de l’histoire islamique. Aucun critique n’a jamais eu le courage de le remettre en cause. Par conséquent, à la lumière des principes de la Riwāyah, la valeur de ces deux récits sont évidentes. De même, d’un point de vu rationnel, il n’y a aucun doute que le récit d’Ibn Sa’d est faux. Il est admis que Zaynab était la cousine paternelle du Saint Prophète (s.a.w.) ; d’ailleurs celui-ci avait agi comme son tuteur et l’avait épousée à Zayd bin Harithah. De même, personne ne peut nier que jusqu’à cette époque, les femmes musulmanes n’avaient pas encore commencé à observer les règles concernant le port du voile. Les injonctions initiales concernant la modestie islamique avaient été révélées après le mariage de Zaynab et du Saint Prophète (s.a.w.). Dans ce cas, présumer que le Saint Prophète (s.a.w.) n’avait jamais vu Zaynab, qu’il l’avait aperçue par hasard pour tomber amoureux d’elle, est un mensonge flagrant. En effet, avant cela, le Saint Prophète (s.a.w.) aurait probablement vu Zaynab des milliers de fois et sa beauté et ses défauts lui étaient apparents. Il est fort probable que le Saint Prophète (s.a.w.) a eu l’occasion de la voir plusieurs fois sans son châle étant donné que leur relation [de parenté] était si proche, que les règles de la modestie islamique n’était pas encore en vigueur et qu’il avait une interaction constante entre eux. De plus, le fait que Zaynab ait invité le Saint Prophète (s.a.w.) à l’intérieur prouve qu’elle portait au moins assez de vêtements pour pouvoir se présenter devant lui. Par conséquent, quel que soit l’angle sous lequel on analyse ce récit, il s’avère être absolument faux et fabriqué de toutes pièces. Parallèlement à ces arguments, si l’on prend en considération la vie impeccablement pure et sainte du Saint Prophète (s.a.w.), comme il ressort de chacun de ses faits et gestes, cette histoire absurde et ridicule s’écroule complètement. C’est précisément pour cette raison que les chercheurs ont catégoriquement déclaré que c’est un récit fabriqué et donc faux.

Par exemple, ‘Allāmah Ibn Ḥajar dans son Fatḥoul-Bārī,’ Allāmah Ibn Kathīr dans son commentaire, et ‘Allāmah Zarqānī dans son Sharh al-Mawāhib ont explicitement déclaré que ce récit était absolument faux et l’ont considéré comme une effronterie envers la vérité que d’y faire allusion. Il en va de même pour d’autres chercheurs. Cela ne se limite pas aux chercheurs, en fait tout individu qui n’est pas aveuglé par ses préjugés accordera la priorité au point de vue que nous avons présenté à nos lecteurs sur le fondement du Coran et des Hadiths authentiques et rejettera cette histoire sans importance et répugnante, fabriquée de toutes pièces par certains hypocrites. Les historiens musulmans, dont la seule tâche était de rassembler toutes sortes de récits, ont inclus ce récit dans leurs œuvres sans aucune enquête. Par la suite, aveuglés par des préjugés religieux, des historiens non musulmans ont fait de ce récit le point culminant de leurs livres.

Dans le contexte de ce récit fabriqué, il convient de rappeler que les hypocrites de Médine étaient au faîte de leur influence à cette époque de l’histoire de l’islam. Un complot visant à diffamer l’islam et son fondateur était ourdi sous la direction d’Abdoullah bin Oubayy bin Saloul. Ils amalgamaient des mensonges à des faits réels et les propageaient en secret. Ou parfois ils tordaient la vérité, y ajoutant cent mensonges, et commençaient à les répandre secrètement. Dans la Sourate Al-Aḥzāb du Coran, les hypocrites de Médine ont également été mentionnés en parallèle avec le mariage de Zaynab. En se référant à leurs méfaits, Allah l’Exalté déclare :

لَئِنْ لَمْ يَنْتَهِ الْمُنَافِقُونَ وَالَّذِينَ فِي قُلُوبِهِمْ مَرَضٌ وَالْمُرْجِفُونَ فِي الْمَدِينَةِ لَنُغْرِيَنَّكَ بِهِمْ ثُمَّ لَا يُجَاوِرُونَكَ فِيهَا إِلَّا قَلِيلًا

« Si les hypocrites, et ceux dans le cœur de qui est une maladie, et ceux qui font courir de fausses rumeurs dans la ville, ne renoncent pas à leurs activités, Nous te mettrons à leurs trousses en vue de les punir ; alors ils n’habiteront plus autour de toi sauf pour peu de temps. »(33: 62).

Ce verset évoque clairement la fausse nature de cette histoire en principe. Ensuite, comme nous le verrons plus loin, peu après s’est produit le terrible incident de la calomnie contre Aïcha. ‘Abdoullah bin Oubayy et ses misérables compères ont propagé ce mensonge partout et l’ont tordu à tel point que les musulmans ont commencé à perdre leur sérénité. Certains musulmans, faibles d’esprits et naïfs, ont également été victimes de cette propagande infâme. Les hypocrites étaient au faîte de leur influence à cette époque et leur arme préférée était de mener une propagande fausse et crasseuse afin de calomnier le Saint Prophète (s.a.w.) et ses proches. Ces rumeurs étaient répandues de façon si rusée que parfois, faute de connaissances approfondies, le Saint Prophète (s.a.w.) et ses compagnons n’avaient même pas l’opportunité de réfuter ces allégations et leur poison continuait de se répandre. Dans ces cas-là, ces musulmans qui étaient venus plus tard et qui n’étaient pas habitués à mener des enquêtes et des réflexions approfondies, considéraient ces informations erronées comme vraies et commenceraient à relater ces récits. C’est ainsi que ces récits ont trouvé leur place dans les recueils des musulmans à l’instar de Wāqidī etc.

Comme mentionné ci-dessus, ces récits ne se trouvent pas dans les hadiths authentiques et ils n’ont pas été acceptés par les chercheurs.

Tout en faisant allusion au récit de Zaynab bint Jahach, Sir William Muir, de qui on s’attendait à une meilleure opinion, a non seulement accepté ce récit fictif de Wāqidī, mais a fait la remarque blessante que les passions charnelles du Saint Prophète (s.a.w.) ont pris de l’ampleur avec son âge qui accroissait. »

Il était un adversaire de l’islam et l’on ne pouvait rien attendre de plus de sa part. Ayant trouvé cette référence chez les musulmans, il en a profité pour se moquer davantage.  Muir a attribué l’augmentation de son nombre d’épouses à ce même sentiment.

Hazrat Mirza Bashir Ahmad relate : « En tant qu’historien, je ne souhaite pas entrer dans un débat religieux, mais après avoir été témoin de la fausse représentation d’un récit historique, je ne peux maintenir le silence contre une affirmation aussi déplaisante et injuste.

En sus des sentiments religieux et de la pureté du caractère du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), pour laquelle un musulman et véritable croyant est prêt à se sacrifier, les faits historiques démentent cette attaque monstrueuse. »

Hazrat Mirza Bashir Ahmad écrit : « Sans aucun doute, il est un fait historique que le Saint Prophète (s.a.w.) s’était marié plus d’une fois et l’histoire établit également qu’à l’exception de Khadījah, tous ces mariages ont eu lieu à un âge que l’on peut qualifier de vieillesse. Cependant, affirmer que les mariages du Saint Prophète (s.a.w.) devaient être dus à des passions charnelles – qu’Allah nous en préserve – est loin de la grandeur d’un historien, car il n’y a aucune preuve historique à ce propos. Au contraire, cela contredit l’histoire. D’ailleurs, cela est aux antipodes de la grandeur d’un homme noble. M. Muir n’ignorait pas qu’à l’âge de vingt-cinq ans, le Saint Prophète (s.a.w.) épousa une veuve âgée de quarante ans (Khadījah), et qu’il respecta ce lien jusqu’à l’âge de cinquante ans avec une telle intégrité et loyauté que l’on en trouve nulle part ailleurs. Après cela, jusqu’à l’âge de cinquante-cinq ans, le Saint Prophète (s.a.w.) n’a pratiquement eu qu’une seule épouse, et comme par hasard cette femme (Saudahra) était également une veuve et très avancée en âge. Pendant toute cette période, qui est surtout une période de pulsion charnelle, le Saint Prophète (s.a.w.) n’a jamais pensé à des mariages supplémentaires. M. Muir n’ignore pas que, lorsque les Mecquois ne pouvaient plus endurer les efforts de prédication du Saint Prophète (s.a.w.) et le considérait comme le destructeur de leur religion nationale, ils lui envoyèrent une délégation dirigée par ‘Outbah bin Rabī’ah. La délégation a plaidé auprès du Saint Prophète (s.a.w.) pour qu’il renonce à ses efforts. En plus de le couvrir de richesses et de pouvoir, ils lui ont aussi promis la main de la femme de son choix s’il cessait d’attaquer leur religion et de prêcher sa nouvelle foi.

À cette époque, le Saint Prophète (s.a.w.) n’était pas très vieux et sa force physique était également meilleure que dans sa vie ultérieure. Cependant, la réponse du Saint Prophète (s.a.w.) au représentant des chefs de La Mecque est une page ouverte de l’histoire et il n’est pas nécessaire de la répéter ici. M. Muir n’ignore pas la vérité historique qu’avant sa nomination divine, c’est-à-dire jusqu’à quarante ans, le peuple de La Mecque considérait le Saint Prophète (s.a.w.) comme un homme d’un caractère irréprochable. Cependant, malgré tous ces témoignages, M. Muir a écrit qu’après l’âge de cinquante-cinq ans, le Saint Prophète (s.a.w.) s’est abandonné à la sensualité et à la convoitise, malgré le fait que ses forces physiques se soient naturellement affaiblies et que ses engagements et ses responsabilités aient augmenté à tel point que les plus affairés des hommes en auraient peur. Pareilles conclusions sont pleines de préjugés ! On est libre de dire ce que l’on veut et les autres n’ont pas le pouvoir d’arrêter la langue ou la plume de quiconque, mais une personne intelligente doit s’abstenir de toute déclaration contraire au bon sens. Si M. Muir et ceux qui partagent avec lui ces pensées avaient ôté le voile des préjugés, ils auraient appris que le simple fait que tous ces mariages du Saint Prophète (s.a.w.) avaient eu lieu à un âge avancé prouve qu’ils n’étaient pas motivés par des désirs charnels. Il y avait d’autres motifs cachés sous la surface, en particulier quand il est un fait historique que durant sa jeunesse, ses proches et les autres lui ont tous conféré le titre d’Al-Amīn. »

Hazrat Mirza Bashir Ahmad ajoute un autre point qui reflète les sentiments de tous ceux qui étudient l’histoire. Il déclare : « Je tire un plaisir spirituel en étudiant le fait que l’époque où ces mariages du Saint Prophète (s.a.w.) ont eu lieu, était un moment où il assumait le plus lourd fardeau des responsabilités de la prophétie et où il était entièrement absorbé par l’accomplissement de ses lourdes et innombrables responsabilités. À mon avis - et je présume la même chose pour toute personne juste et noble - ce seul fait établit que ces mariages du Saint Prophète (s.a.w.) faisaient partie de ses responsabilités de prophète, pour lesquelles il a détruit sa propre paix intérieure afin de soutenir les objectifs de la prédication et de la formation spirituelle. Une personne perverse cherche un motif pervers dans les actions des autres et, en raison de son propre état immonde, est souvent incapable de comprendre les intentions pures des autres. Cependant, une personne noble sait et comprend que souvent une action est accomplie par un homme pervers avec une intention malveillante, tandis qu’un homme pieux peut, quant à lui, accomplir la même action avec une intention bonne et pure. J’aimerais également mentionner qu’en Islam, le mariage n’a pas pour unique but de permettre à un homme et à une femme de se rencontrer afin de satisfaire leurs désirs charnels. Bien que l’union de l’homme et de la femme dans le mariage a pour but la continuité de l’espèce, il existe également de nombreux autres objectifs bénéfiques. Chercher les motifs des mariages de celui dont chaque action prouve son altruisme et sa pureté et lui imputer des mauvaises intentions ne pourra nuire à sa réputation. Au contraire cela prouve l’état interne de celui qui émet ces critiques. Je ne dirai pas plus en réponse à cette accusation hormis :

والله المستعان على ما تصفون

Nous quémandons l’aide d’Allah contre ce que vous inventez. »

Le deuxième Calife de la Communauté avait évoqué un autre point dans un de ses sermons de Nikah à propos de ce mariage. Il explique : « Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait marié la fille de sa tante paternelle à Zayd. Nous ne pouvons affirmer que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) n’avait pas accompli l’Istikhara, qu’il n’avait pas prié ou qu’il n’avait pas placé sa confiance en Allah. Il avait certainement respecté toutes ces conditions. Il avait certainement fait la prière Istikhara et d’autres supplications ; mais en dépit de cela, Allah l’Exalté n’avait pas fait fructifier ses efforts. Le point essentiel qu’Allah souhaitait prouver était que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) n’avait pas d’enfant mâle biologique ou de [fils réel] aux yeux de la loi du pays. En effet, quand on adopte un enfant, celui-ci est considéré comme un enfant [légitime] selon la loi du pays.

Selon la loi naturelle, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) n’avait pas d’enfant mâle ; or selon la tradition du pays et la loi de la charia de l’époque, il en avait un en la personne de Zayd. Les gens l’appelaient « le fils de Muhammad ». Grâce à l’incident du mariage de Zaynab, Allah a démontré que seuls les enfants biologiques sont à considérer comme [ses propres] descendants et pas ceux que la loi du pays considère comme tels. Les enfants adoptés ne sont pas des enfants véritables ; d’ailleurs les lois de la charia concernant les enfants biologiques ne s’appliquent pas aux autres. Le mariage du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avec la divorcée de Zayd était l’unique moyen pour démontrer ce point. Allah a fait en sorte que la discorde entre Zayd et sa femme perdure. S’il le souhaitait, lI aurait pu y mettre fin, mais il n’en fut pas ainsi. En dépit de la Salat al-Istikhara accomplie par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et ses autres supplications, sa confiance en Dieu et ses efforts, la sagesse divine a voulu que Zayd divorce de sa femme et que celle-ci se marie au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), afin de démontrer que les enfants [légaux] selon la loi du pays n’ont pas le même statut que les enfants biologiques. »

C’est là une des sagesses derrière ce mariage selon le deuxième Calife.

Hazrat Mirza Bashir Ahmad Saheb explique le traitement du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à l’égard des esclaves affranchis dans son ouvrage Sirat Khatam-an-Nabiyyine.

Il déclare : « Afin de reformer les anciennes mentalités, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), honorait davantage ces esclaves affranchis qui étaient doués de diverses qualités. C’est pourquoi, à maintes reprises, le Saint Prophète (s.a.w.) a nommé son esclave affranchi Zayd bin Harithah et le fils de celui-ci, Ousāmah, au poste de commandant de nombreuses campagnes militaires. De nombreux compagnons hautement respectés et importants ont été placés sous leurs ordres. Lorsque des ignorants se sont opposés à cette action du Saint Prophète (s.a.w.), en raison de leurs anciennes opinions, il a répondu : « Vous êtes contre la nomination d’Ousāmah en tant que commandant et, avant cela, vous vous êtes également opposés à la direction de son père Zayd. Par Dieu ! Tout comme Zayd était digne et capable de diriger et faisait partie de mes bien-aimés, Ousāmah est apte de diriger et il est de ceux qui me sont les plus chers. » 

Les têtes des compagnons se sont baissées face à cet ordre du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), qui était le reflet de l’égalité prônée par l’Islam. Ils ont compris qu’être esclave ou esclave affranchi ou appartenir à une couche inférieure de la société ne peuvent pas être des entraves pour son progrès en Islam. La norme réelle est la Taqwa et les aptitudes personnelles.

De surcroît le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait marié la fille de tante paternelle biologique, Zaynab bint Jahach, à Zayd bin Haritha. C’est un étrange miracle que dans tout le Saint Coran, d’entre tous les compagnons, seul le nom de Zayd bin Harithah ait été mentionné. »

On trouve un très grand nombre de ceux qui ont été libérés selon la méthode islamique et qui ont eu de grands succès dans divers domaines ; ils ont même acquis le statut de dirigeants musulmans dans différents pays. Parmi les compagnons se trouvait Zayd bin Harithah, qui était un esclave affranchi, mais qui possédait de telles aptitudes que le Saint Prophète (s.a.w.) le nomma commandant de nombreuses campagnes islamiques. Des compagnons très éminents et même des généraux accomplis, à l’instar de Khālid bin Walīd, étaient placés sous ses ordres. »

Zayd avait participé aux batailles de Badr, d’Ouhoud, du fossé, de Khaybar ainsi qu’au [traité] de Houdaybiya en compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Zayd faisait partie des vaillants archers du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.)  était parti pour la Ghazwah de Mouraysi aussi connue sous la Ghazwah des Banou Moustaliq, selon la Sirat Al-Halbiya, au cours du mois de Cha’ban en l’an cinq de l’hégire, il avait choisi Zayd comme Émir de Médine.

Salma Bin Akwa relate ceci : « J’ai participé à sept Ghazwahs en compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et neuf Sariyahs ou campagnes dans lesquelles il n’était pas présent et avait choisi Zayd Bin Harithah comme chef de l’armée.

Aïcha relate que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait toujours nommé Zayd à la tête de chaque armée qu’il envoyait et dans laquelle Zayd était présent. Si Zayd était toujours vivant il l’aurait choisi comme Emir.

Hazrat Mirza Bashir Ahmad Saheb écrit dans sa Sirat Khatam-an-Nabiyyine : « La Ghazwah de Safwan, aussi connu comme la première bataille de Badr, eut lieu en l’an deux de l’hégire au cours du mois de Jamadil Oula.

Après la Ghazwa d’Ouchayra, alors que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) était à peine arrivé à Médine depuis dix jours, Kourz bin Jābir al-Fihrī, un chef de La Mecque, avec une compagnie de Qouraychites, avait très habilement et subitement attaqué un pâturage de Médine, situé à seulement quatre kilomètres de la ville et avait fui avec des chameaux appartenant aux musulmans. Dès que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en fut informé, il désigna Zayd bin Ḥārithah comme Amīr en son absence et se mit à la poursuite des assaillants avec un groupe de Compagnons. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) les poursuivit jusqu’à Safwān, une zone proche de Badr, mais Kourz réussit à s’échapper. Cette ghazwah est également connue sous le nom de la première ghazwah de Badr. » J’avais d’ores et déjà expliqué cela.

Voici quelques faits brièvement concernant la Ghazwah d’Ouchayra.

Dès que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a eu connaissance des mauvaises intentions des Qouraych, il est sorti de Médine pour atteindre Ouchayra sur la côte. Il n’y a pas eu de combat avec les Qouraychites et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a pu signer un traité de paix sur certaines conditions avec la tribu des Banou Moudlij qui s’y trouvait. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est ensuite retourné vers Médine.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) s’était rendu à Ouchayra en recevant la nouvelle que l’armée de mécréants s’était peut-être réunie là-bas afin de livrer combat. Or il n’y a pas eu d’altercation et un avantage de ce voyage était le pacte de paix qu’il avait signé avec une tribu.

Je présente ici la définition d’une Ghazwa et d’une Sariya étant donné que certains ne sont pas au courant. Une Ghazwa est une campagne dans laquelle avait participé le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Une Sariya ou Bath est celle dans laquelle il n’était pas présent. Une Ghazwa ou une Sariya n’étaient pas forcément une expédition menée dans le but de combattre [l’ennemi] mais concernent toutes ces campagnes menées en temps de guerre. Une Ghazwa était donc un voyage entrepris en temps de guerre dans laquelle avait participé le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) même si le combat n’était pas l’objectif, quoiqu’il ait pu être contraint à livrer bataille. Il en est de même d’une Sariya. Ainsi toute Ghazwah ou Sariya n’avait pas pour objectif le combat. Comme expliqué plus haut, il n’y a pas eu de combat lors de la Ghazwah d’Ouchayra.

Après la bataille de Badr, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) envoya Zayd Bin Harithah à Médine en avant-coureur afin d’informer ses habitants à propos de la victoire. Zayd arriva à Médine avant le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et donna la bonne nouvelle du triomphe à ses habitants. Les compagnons [qui s’y trouvaient] étaient, d’une part, extrêmement contents de cette victoire glorieuse de l’islam, tout en étant tristes d’avoir été privés des grandes récompenses liées à ce Jihad grandiose. Cette bonne nouvelle dissipa aussi la tristesse causée par le décès de Rouqayya, la fille de Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), qui avait affecté les musulmans de Médine en général et ‘Outhman en particulier, décès qui était survenu peu de temps avant l’arrivée de Zayd. En effet le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait quitté Rouqayya malade avant de se rendre à la bataille Badr et ‘Outhman, [son mari], n’y avait pas participé en raison de cette maladie.

Zayd Bin Harithah avait participé dans une Sariya au cours du mois de Jamadil-Oula en l’an trois de l’hégire dans la région de Qaradah. Hazrat Mirza Bashir Ahmad l’évoque en ces termes.

« Après que les musulmans se soient libérés des assauts des Banou Soulaym et des Banou Ghatafān, ils ont été obligés de quitter leur pays d’origine pour réprimer une autre menace. Jusqu’à présent les Qouraych se rendaient généralement en Syrie par la route côtière de Hijāz pour leurs projets commerciaux vers le nord. Cependant, ils avaient maintenant abandonné cette voie, car, comme indiqué plus haut, les tribus de cette région étaient devenues des alliées des musulmans. Ainsi il y avait moins de chance pour les Qouraychs de fomenter des complots. En fait, en pareilles circonstances, ils avaient déduit que cette route côtière était pour eux dangereuse. En tout cas, ils avaient abandonné cette route et commencé à emprunter celle du Najd, qui menait à l’Irak. Les tribus de Soulaym et de Ghaṭafān, alliées des Qouraych et ennemis mortels des musulmans, habitaient dans la région. Au cours du mois de Jamādil-Âkhirah, le Saint-Prophète (s.a.w.) apprit qu’une caravane commerciale des Qouraych de La Mecque devait passer par cette route du Nejd. Il est évident que si les mouvements de caravanes appartenant aux Qouraych à destination et en provenance de la région côtière étaient une menace pour les musulmans, le passage par la route du Nejd était bien plus dangereux encore. La raison en est que, contrairement à la route côtière, cette nouvelle route était habitée par des alliés des Qouraych, qui, comme les Qouraych, était assoiffés du sang des musulmans.

Il aurait été très facile pour les Qouraych de s’associer à eux et de lancer une attaque soudaine contre Médine la nuit, ou de commettre d’autres méfaits. Ensuite, afin d’affaiblir les Qouraych et de les pousser vers la réconciliation, il était également nécessaire d’intercepter leurs caravanes sur cette route. Par conséquent, dès que le Saint Prophète (s.a.w.) a été informé, il a envoyé un détachement de ses compagnons sous la direction de son esclave affranchi, Zayd bin Hārithah.

Des chefs tels que Abou Soufyān bin Ḥarb et Ṣafwān bin Oumayyah ont également accompagné cette caravane commerciale des Qouraych. Zayd a accompli son devoir avec une rapidité et une intelligence remarquables et a maîtrisé ces ennemis de l’islam dans un lieu connu sous le nom de Qaradah, situé à Nejd. Bouleversés par cette attaque soudaine, les Qouraych se sont enfuis, laissant derrière eux les biens et les objets de valeur de la caravane. Zayd bin Hārithah et ses compagnons sont rentrés à Médine triomphalement, avec un butin de grande valeur. Certains historiens ont écrit que le guide de cette caravane de Qouraych était un homme nommé Fourāt, qui avait été emmené captif par les musulmans, puis libéré lorsqu’il avait accepté l’islam. Cependant, il ressort d’autres récits qu’il était chargé d’espionner les musulmans au profit des polythéistes. Cependant, plus tard, après avoir embrassé l’islam, il émigra vers Médine.

Aïcha relate ceci : « Lorsque Zayd est retourné, il est venu rencontrer le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) qui se trouvait chez moi. Il a frappé à la porte : le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) l’a accueilli, l’a pris dans ses bras et l’a embrassé. »

Selon certains récits, au cours du mois de Cha’ban en l’an 5 de l’hégire, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait choisi Zayd Bin Harithah comme Emir de Médine lorsqu’il s’était rendu pour une expédition contre les Banou Moustaliq. Le drapeau des Emigrants était entre les mains de Zayd Bin Harithah le jour de la bataille du fossé. J’évoquerai peut-être d’autres récits à propos de Zayd.

Je vais maintenant faire mention d’une nouvelle tragique. Maryam Salman Gul, qui était la fille de Mubarak Ahmad Siddiqi, est décédé le 17 juin à l’âge de 25 ans. Inna lillahi wa inna ilaihi raji’oun. Sa maladie n’a été découverte que quelques jours auparavant. Elle a été hospitalisée lorsque son état s’est dégradé, mais la volonté divine l’a emporté et elle a quitté ce monde.   

Toutes les personnes qui l’ont côtoyée ont rapporté qu’elle était très amicale et avaient de bonnes habitudes. Elle faisait preuve d’une grande régularité dans ses prières et d’empathie ; et elle aidait les autres. Elle avait un lien profond d’amour avec le Califat. Elle laisse derrière elle ses parents, son mari et ses deux filles Nayab et Zaryab. Nayab est âgée de cinq ans et Zaryab d’un an et demi. La mère de Maryam Salman, Gul Mubarak, a dû faire face à trois évènements tragiques lors de ces six dernières semaines : le décès de son frère, le décès de sa sœur le mois dernier en mai, et celui de sa fille qui vient d’être rappelée par Son Seigneur. Qu’Allah lui accorde la patience et le courage. Maryam Salman était la responsable des nouvelles converties au sein de la Jama’at d’Epsom. Elle était joviale, souriante et aidait régulièrement les personnes qui étaient dans le besoin.

La présidente des Lajnas de sa région écrit : « Maryam Salman servait de façon exemplaire en tant que responsable des nouvelles converties, avec lesquelles elle entretenait une telle relation d’amour que ces femmes nouvellement converties s’attachaient naturellement à la Jama’at. Une nouvelle convertie, Farida Nelson, écrit : « Je me souviens lorsque je suis venue participer la première fois à une réunion, j’avais peur de me sentir à l’écart, mais en m’apercevant Maryam eut un très grand sourire, et elle s’est avancé vers moi et m’a embrassé, et est resté tout le temps à mes côtés. Par la suite, elle m’a apporté un coffret de chocolat à la maison, et elle m’informait au sujet des bénédictions de la communauté et du Califat. »

De même, une autre femme nouvellement convertie, Andaleeb, écrit : « Selon moi, toute responsable des nouvelles converties devrait être comme Maryam. Lorsque je l’ai rencontrée la première fois, je me souviens qu’elle m’avait prise dans ses bras avec tant d’amour que j’ai eu l’impression d’avoir trouvé une sœur aimante. Elle venait chez moi apporter des cadeaux pour moi et mes enfants. Nous étions soit toujours en contact par téléphone ou bien nous nous rencontrions. Au cours des discussions avec ses amis et d’autres personnes elle faisait souvent mention des bénédictions du Califat et de l’administration de la Jama’at. Elle devenait la meilleure amie des nouvelles converties, elle les aidait, ce qui suscitait un enthousiasme chez ces dernières pour participer dans les évènements organisés par la Jama’at. » Cette nouvelle convertie ajoute : « Grâce à l’éducation apportée par cette jeune femme, je suis devenue la secrétaire générale de ma Jama’at. En faisant des économies de son maigre argent de poche elle aidait les autres. »

Le père de Maryam, Mubarak Siddiqui, écrit : « Ma fille écoutait très régulièrement les sermons ; elle donnait toujours préséance à la religion sur les affaires de ce monde. Deux jours avant son décès avaient eu lieu le Majlis-e-Choura, et Maryam se trouvait en unité de soins intensifs. Je lui ai annoncé que je souhaitais m’excuser auprès du comité de Choura [pour être présent à ses côtés], mais Maryam a refusé que je le fasse, disant de ne pas m’inquiéter pour elle, et de ne pas manquer un programme de la Jama’at à cause d’elle, et de participer au Majlis-e-Choura car c’est cette promesse que nous avons faite au Messie Promisas que de donner préséance à la foi sur le monde. Elle écrivait également des poèmes en anglais, et le résumé de l’un d’entre eux est comme suit : « Dès lors que tu commenceras à faire une bonne œuvre, tu rencontreras de nombreux obstacles, et les gens douteront de ta sincérité ; laisse les gens faire ce qu’ils font, et continue à te concentrer sur ta bonne action. »

Elle avait également écrit un poème en ourdou sur le Califat. A l’hôpital Saint Georges, là où la défunte était admise, l’infirmière allemande qui s’occupait d’elle disait qu’elle avait eu l’impression d’avoir rencontré un ange. En été, lorsqu’il faisait très chaud, elle mettait des bouteilles d’eau dans son réfrigérateur, et les jours de congés, elle s’asseyait devant chez elle avec ses enfants, et donnait à boire aux passants en inscrivant sur le stand que c’était gratuit. De nombreux Anglais s’arrêtaient au stand, et se servaient.  Il ajoute : « Une Anglaise demanda à Maryam : « D’où as-tu eu cette idée de distribuer gratuitement de l’eau et du chocolat devant chez toi ? » Elle répondit : « Les enfants ont une semaine de vacances scolaires, et pour les amuser j’ai mis en place ce stand toute la semaine. » Elle répondit : « Pour nous amuser, je dépense des milliers de livres sterling pour emmener mes enfants très loin, et malgré cela je ne trouve pas la sérénité ; je ne savais pas qu’on pouvait s’épanouir en restant comme cela devant chez soi, en servant les autres. »

Elle saluait toujours les gens en premier, et était la première à s’enquérir de leur santé.  Et si elle n’avait pas de nouvelles depuis plusieurs jours de ses connaissances ou des gens de sa région, elle leur demandait des nouvelles par messagerie. Elle possédait également cette qualité de ne chercher que les meilleures qualités chez les gens et leur faisait part de son appréciation. Elle était toujours souriante. La défunte avait une grande confiance en Allah l’Exalté, et elle était grandement reconnaissante des grâces divines. Qu’Allah répande Sa grâce sur elle, et qu’Il fasse preuve de pardon à son égard. Qu’Allah répande Son amour sur elle, et l’enveloppe de Son amour comme elle l’avait espéré de son Seigneur, et qu’Il exalte continuellement son rang. Qu’Allah préserve ses enfants sous l’aile de Sa protection, et qu’Il accepte toutes les supplications qu’elle avait faites pour ses derniers. Qu’Allah accorde également la patience à ses parents, et du courage, leur permettant d’accepter complètement cette volonté divine, et qu’Il leur permette de donner une éducation exemplaire à ses enfants, et de les aider ; qu’Il permette également à son mari de donner à ses enfants à la fois l’amour d’un père et d’une mère. Qu’Allah exalte continuellement son rang.

Après la prière du vendredi, je vais diriger Incha Allah la prière funéraire de la défunte ; je demande à tout le monde d’y participer. Je vais sortir pour diriger la prière funéraire. Je vous demande de rester là où vous êtes.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)