Sermon du vendredi 12 avril 2019, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Le premier des compagnons de Badr que j’évoquerai aujourd’hui se nomme Houssain Bin Harith. Sa mère se nommait Soukhayla Bint Khouzai. Houssain Bin Harith appartenait au clan des Banou Mouttalib Bin ‘Abd al-Manaf. Houssain et ses deux frères, Toufail et Abou ‘Oubayda, avaient émigré à Médine. Ils étaient accompagnés de Mistah Bin Outhatha et d’Abbad Bin Mouttalib. À Médine ils avaient logé chez ‘Abdoullah Bin Salama al-Ajlani.

Selon le récit de Muhammad Bin Ishaq, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Houssain Bin Harith et ‘Abdoullah Bin Joubayr.

Houssain avait participé à la bataille de Badr, celle d’Ouhoud et dans toutes les [autres] batailles du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Les deux frères de Houssain Bin Harith, ‘Oubayda et Toufayl, avaient également participé à la bataille de Badr. Houssain est décédé en l’an 32 de l’hégire.

Son fils se nommait ‘Abdoullah. Ses filles se nommaient Khadidja et Hind. Ils avaient aussi embrassé l’islam. Lors de la bataille de Khaybar, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a offert cent Wasaq de céréales. Un Wasaq équivaut à soixante Sa’ (une unité de mesure) : une Sa’ équivaut à environ 2,5 kilos. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) leur a offert [l’équivalent de l’unité pakistanaise de] 375 Mand (environ 13 500 kilos) de céréales, en mémoire à leur père.

Safwan, le deuxième compagnon, avait pour père Wahab Bin Rabi’a. Son nom d’emprunt était Abou ‘Amr et il appartenait à la tribu des Banou Harith Bin Fahr. Son père se nommait Wahhab Bin Rabi’a. Selon un autre récit il se nommerait Ouhaib. Sa mère se nommait Dad Bint Ajdam ; elle était aussi connue sous le nom de Bayda. C’est la raison pour laquelle Safwan était aussi nommé Ibn Bayda. Il était le frère de Sahl et de Souhayl. Il ne s'agit pas des deux frères Sahl et Souhayl qui avaient vendu le terrain de la Mosquée du Prophète au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Safwan et Rafi’ Bin Mu’alla. Selon un autre récit, il aurait établi ce lien avec Rafi’ Bin ‘Ajlân.

Il existe divergences sur [la date] de son décès. Selon certains, Touayma Bin Adi aurait tué Safwan lors de la bataille de Badr. Selon un autre récit, il aurait participé à la bataille de Badr et à toutes les [autres] batailles menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Selon un récit, il serait retourné à La Mecque après la bataille de Badr. Il aurait émigré de nouveau après quelque temps. On dit aussi qu’il serait resté à La Mecque jusqu’à la conquête de la Ville sainte.

Ibn ‘Abbas relate que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) l’aurait envoyé à Abwaa, lors de l’expédition d’Abdoullah bin Jahsh. Selon certains, il serait décédé en l’an 18 de l’hégire : on présente aussi les dates de 30 ou 38 de l’hégire.

En tout cas, tous les récits concordent à dire qu’il était un compagnon de Badr.

Le prochain compagnon se nomme Moubachir Bin ‘Abdil Moundhir. Son père se nommait ‘Abdoul Moundhir et sa mère se nommait Nasiba Bint Zayd. Il appartenait au clan Banou ‘Amr Bin ‘Awf de la tribu des Aws. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Moubachir Bin ‘Abdil Moundhir et ‘Aqil Bin Abi Boukayr. Selon certains, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi ce lien de fraternité entre ‘Aqil Bin Abi Boukayr et Mujazzar Bin Ziyad.

En tout cas Moubachir Bin ‘Abdil Moundhir avait participé à la bataille de Badr, lors de laquelle il est tombé en martyr. Sa’ib Bin Abi Loubaba était le fils du frère de Moubachir Bin ‘Abdil Moundhir, nommé Abou Loubaba. Sa’ib Bin Abi Loubaba relate que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) leur avait offert la part du butin de Moubachir Bin ‘Abdil Moundhir par l’entremise de Ma’an Bin Adi. C'est-à-dire le frère et les neveux de Moubachir Bin ‘Abdil Moundhir ont eu sa part du butin.

Au moment de l’hégire, Abou Salama Bin ‘Abdil Asad et ‘Amir Bin Rabi’a et ‘Abdoullah Bin Jahsh et ses frères Abou Ahmad Bin Jahsh avaient logé à Qouba chez Moubachir Bin Abdul Moundhir. Et les émigrants ont commencé à venir petit à petit.

Moubachir Bin ‘Abdil Moundhir, ses deux frères, Abou Loubaba Bin ‘Abdil Moundhir et Rifa’ Bin ‘Abdil Moundhir, avaient participé à la bataille de Badr.

Rifa’ avait participé avec les soixante-dix Ansar à la Bai’ah d’Aqabah. De même, il avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud : il est tombé en martyr lors de cette dernière bataille.

Quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), se rendait pour la bataille de Badr, arrivé à Rawha, il avait fait retourner Abou Loubaba à Médine en le nommant Emir de Médine.

Comme je l’avais expliqué avant, Rawha est un lieu situé à environ 65 kilomètres de Médine. Mais le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait réservé les butins d’Abou Loubaba.

‘Allama Ibn Ishaq relate que Moubachir Bin ‘Abdil Moundhir appartenait au clan Banou ‘Amr Bin ‘Awf. Il faisait partie de ces Ansar tombés en martyrs lors de la bataille de Badr.

Abdoullah Bin ‘Amr Bin Haram déclare : « Avant la bataille d’Ouhoud, j’ai vu dans un rêve que Moubachir Bin ‘Abdil Moundhir me disait ceci : « Tu viendras nous voir après quelques jours. » Je lui ai demandé où il se trouvait. Il a répondu qu’il était au paradis et qu’il y mangeait à sa guise. Je lui ai demandé s’il n’était pas tombé en martyr à Badr. Il a répondu : « Certainement oui ! Mais Dieu m’a accordé la vie de nouveau. » Ce compagnon a relaté ce rêve au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) qui a déclaré : « Ô Abou Jabbâr ! Tel est en effet le statut du martyr. » Le martyr est présenté à Allah et il y marche librement en Sa présence.

‘Allama Zarqani, évoque les compagnons tombés en martyrs lors de la bataille de Badr. Deux compagnons appartenaient à la tribu Aws, dont Sa’d Bin Khaythama, qui aurait été tué par Touayma Bin Adi. Selon d’autres ‘Amr Bin ‘Abdi Woud l’aurait tué.

Samhoudi, dans son Kitab-il-Wafa, déclare que selon les chroniqueurs, hormis ‘Oubayda, tous les martyrs ont été enterrés à Badr. ‘Oubayda était décédé quelque temps après la bataille et il a été enterré à Safra ou Rawha.

Selon Tabarani, Ibn Mas’oud déclare : « Les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) tombés en martyrs à Badr seront au Paradis en compagnie d’oiseaux verts. Ils mangeront et boiront à leur guise au Paradis. Ils seront dans cette condition quand leur Seigneur se dévoilera soudainement à eux et demandera : « Ô Mes serviteurs ! Que souhaitez-vous ? » Ils répondront : « Ô Notre Seigneur, existe-t-il quelque chose de supérieur que les faveurs du Paradis ? »

Allah demandera : « Que souhaitez-vous ? » À la quatrième fois, les compagnons répondront : « Retourne nos âmes dans nos corps afin que nous tombions de nouveau en martyrs comme naguère. »

Le prochain compagnon se nomme Waraqa Bin Iyas. Il existe des divergences sur son nom. On le nommait aussi Wadfa et Wadqa. Son père se nommait Ayas Bin ‘Amr. Il appartenait à la branche Banou Lawzan Bin Ghanam de la tribu de Khazraj. Selon Ibn Ishaq, Waraqa avait participé à la bataille de Badr en compagnie de ses frères, Rabi’ et ‘Amr. Waraqa avait aussi participé aux batailles d’Ouhoud, du fossé et aux autres batailles en compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il est tombé en martyr lors de la bataille de Yamama en l’an onze de l’hégire à l’époque du Califat d’Abou Bakr.

Le prochain compagnon se nomme Mou’rid Bin Nadlah. Son père se nommait Nadlah Bin ‘Abdillah. Selon un autre récit son père se nommerait Wahhab. Son patronyme était Abou Nadlah : il était de teint clair et beau. Son nom d'emprunt était Fuhaira. Il était aussi connu sous le nom d’Akram. Il était l’allié des Banou Abd Shams ; mais les ‘Abd Al-Ach’al ont déclaré qu’il était leur allié. Mou’rid ou Akram appartenait à la tribu des Banou Ghanam, qui avait embrassé l’islam. Les hommes et les femmes de cette tribu ont pu immigrer à Médine. Mou’rid Bin Nadlah en faisait partie.

Selon Waqidi, Ibrahim Bin Isma’ïl a déclaré que Mou’rid Bin Nadlah était l’unique membre des Banou Al-Ach’al à sortir le jour d’Al-Sarh, aussi connu comme la Ghazwa Dhi Qard ou la Ghazwat Al-Ghaba. Il était monté sur le cheval de Mohammad Bin Maslamah qui se nommait Dhou Lama. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Mou’rid Bin Nadlah et ‘Ammara Bin Hazam. Mou’rid Bin Nadlah avait participé aux batailles de Badr, d’Ouhoud et du fossé. Selon Salih Bin Waqidi, Salih Bin Qaysan a raconté que Mou’rid Bin Nadlah a déclaré : « J’ai vu que le Ciel s’est ouvert pour moi et j’y suis monté jusqu’au septième. J’ai atteint la Sidrat al-Mountaha et on m’a informé qu’il s’agissait de ma destination. J’ai raconté ce rêve à Abou Bakr, qui était un expert en l’interprétation des rêves. Il m’a donné la bonne nouvelle du martyre. » En effet, un jour Mou’rid Bin Nadlah est tombé en martyr.

Il avait accompagné le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) le jour d’Al-Sarh, pour l’expédition d’Al-Ghaba, aussi connu comme l’expédition Dhi-Qard, en l’an six de l’hégire.

‘Amr Bin ‘Outhman al-Jahshi relate de ses aïeux que Mou’rid Bin Nadlah avait participé à la bataille de Badr à l’âge de 31 ou 32 ans : il avait entre 37 ou 38 ans lorsqu’il est tombé en martyr.

Ceci est le récit du martyre de Mou’rid relaté par Ayas Bin Salama au sujet de l’expédition Dhi Qard : « Mon père m’a raconté ceci : « Après le traité de Houdaybiya, en cours de route pour Médine nous nous sommes arrêtés quelque part. Il y avait une montagne entre nous et les Banou Lihyan, qui étaient des polythéistes. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a prié pour le pardon de celui qui, la nuit, monterait sur la montagne afin de guetter l’ennemi assurant ainsi la sécurité du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et des compagnons.

Salama Bin Akwa relate : « J’ai gravi la montagne à deux ou trois reprises pendant la nuit. Ensuite nous sommes arrivés à Médine. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait envoyé ses chameaux entre les mains de Rabah, qui était son serviteur, et j’ai monté le cheval de Talha ; j’ai accompagné [Rabah] qui partait abreuver les chameaux. Le matin ‘Abdour Rahman al-Fazari a lancé une attaque contre les chameaux du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). (Il appartenait à une tribu ennemie). ‘Abdour Rahman al-Fazari a pris les chameaux et a tué le berger. »

Salama Bin Akwa ajoute : « J’ai demandé à Rabah de prendre le cheval et de le confier à Talha Bin ‘Obaydillah et d’informer le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) que les polythéistes avaient volé ses animaux. Ensuite, je me suis placé sur une colline dans la direction de Médine et j’ai lancé à trois reprises : « Ya Sabaha ! Ya Sabaha ! »

Ceci était l'appel que lançaient les Arabes, le matin suite à une razzia de l’ennemi. En somme, ils appelaient au secours afin qu’on leur vienne en aide immédiatement pour que l’on combatte l’ennemi et qu’on le repousse. Certains racontent que les combattants cessaient le combat la nuit venue et rentraient dans leurs camps. Ensuite le lendemain ils lançaient de nouveau l’appel « Sabaha » pour alerter les combattants qu’il faisait jour afin qu’ils s’apprêtent au combat. Ceci est consigné dans le lexique des hadiths.

Salama Bin Akwa relate : « J’ai poursuivi les brigands et je leur ai lancé des flèches en citant ces vers martiaux : « Je suis le fils d’Al-Akwa et c’est le jour de la destruction des canailles. » Je lançais une flèche contre celui que je rencontrai : elle traversait la selle de sa monture et sa pointe atteignait son épaule. Je prononçais la phrase : « Ceci est pour toi. Je suis le fils d’Al-Akwa et c’est le jour de la destruction des canailles. » Par Allah ! Je n’ai cessé de leur envoyer des flèches les blessant au passage. Lorsqu’un cavalier s’élançait dans ma direction, je me cachais derrière un arbre et je lui décochais une flèche pour le blesser. J’ai par la suite pénétré l’étroit passage de la montagne et je l’ai gravi pour ensuite leur envoyer des pierres. »

Les brigands avaient pris la fuite après avoir volé les chameaux du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Salama Bin Akwa, tout seul, leur lançait des flèches. Ensuite, il est monté [en haut] d’un passage de montagne d’où il a commencé à leur lancer des pierres.

Il raconte : « Je n’ai cessé la poursuite tant et si bien que les fuyards ont laissé entre eux et moi tous les chameaux du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). J’ai décoché mes flèches tant et si bien qu’ils se sont délestés plus de trente manteaux et trente lances.

C’est-à-dire dans leur fuite, ils ont abandonné les chameaux et leurs effets afin de s'alléger et de pouvoir prendre la fuite facilement.

Salama Bin Akwa relate : « Je plaçais une pierre sur tout objet qu’ils abandonnaient, afin que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et ses compagnons puissent les reconnaître. Ensuite ils ont atteint un étroit passage où ils ont rencontré le fils de Badr al-Fizari. Ils se sont arrêtés pour manger. »

Salama Bin Akwa relate : « Je m’étais perché et al-Fizari a demandé qui j’étais. Les brigands ont répondu : « Celui-là est en train de nous tourmenter depuis le matin. Il n’a cessé de nous envoyer des flèches tant et si bien qu’il nous a tout pris. »

Al-Fizari a déclaré : « Envoyez contre lui quatre des vôtres. »

Salama Bin Akwa ajoute : « Quatre des leurs sont montés sur la montagne. Ils se sont approchés de moi au point de pouvoir m’adresser la parole et je leur ai demandé s’ils me connaissaient. Ils m’ont demandé : « Qui es-tu ? » J’ai répondu : « Je suis Salama Bin Akwa. Je jure par Celui qui a honoré le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), je pourrai attraper celui que je voudrais parmi vous. Mais personne parmi vous ne pourra m’attraper. » Un des quatre a pris peur et a déclaré : « Je le crois aussi ! » Ensuite les quatre sont partis. J’ai attendu et j’ai vu les chevaux du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) qui s’approchaient entre les arbres. Le premier des leurs était Akram al-Asadi, derrière lui se trouvaient Abou Qatadah al-Ansari et ensuite Miqdad Bin Aswad al-Qindi. J’ai attrapé les rênes du cheval d’Akram, c’est-à-dire de Mou’rid, et les quatre ont pris la fuite. »

Il y a là une confusion. Je pense que lorsque ceux qui étaient en train de manger ont vu que les autres musulmans s’étaient rapprochés, ils ont pris la fuite.

Salama Bin Akwa a dit en s'adressant à Mou’rid : « Ô Akram ! Evite ces gens-là afin qu’ils ne te tuent pas. Attends le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et ses compagnons. »

Mou’rid a déclaré : « Ô Salama ! Si tu crois en Allah et le jour dernier, tu crois certainement dans le paradis et l’enfer. Ne te place pas entre moi et le martyr. »

Salama Bin Akwa relate : « Je l’ai laissé. Akram et ‘Abdour Rahman se sont battus. Akram a blessé ‘Abdour Rahman et son cheval. ‘Abdour Rahman a tué Akram (c'est-à-dire, Mou’rid) d’un coup de lance et s’est tourné pour rentrer sur son cheval. Parmi les cavaliers du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), Abou Qatada s’est mis à la poursuite d’Abdour Rahman, l’a attrapé et l’a tué d’un coup de lance.

‘Abdour Rahman était celui qui avait tué Mou’rid.

Il déclare : « Je jure par celui qui a honoré le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ! Je me suis mis à leur poursuite et j’ai laissé loin derrière moi les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) jusqu’au coucher du soleil. Les brigands sont arrivés dans une vallée nommée Dhi Qarb où se trouvait de l’eau. Tout assoiffés, ils ont voulu en boire quand ils m’ont vu. Je les ai effrayés et ils n’ont pas pu en boire une seule goutte.

Ils ont pris la fuite pour atteindre une autre vallée. Je les ai poursuivis en cachette et je décochais une flèche contre l’épaule de toute personne qui restait en arrière tout en lançant : « Prends cela pour toi ! Je suis le fils d’Al-Akwa et c’est le jour de la destruction des canailles. »

Un des blessés a déclaré : « Malheur à cet Akwa ! Es-tu celui du matin ? »

Salama Bin Akwa a répondu : « Oui ! Je suis le même Akwa du matin, ô ennemi ! »

Ils ont laissé deux chevaux dans la vallée et je les ai pris pour me rendre auprès du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). ‘Amir m’a apporté une gourde de lait mélangé à de l’eau et une gourde d’eau. J’ai fait mes ablutions et j’en ai bu. Je me suis rendu auprès du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et il était au point d’eau d’où avaient pris la fuite les voleurs. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait pris les chameaux et les objets que j'avais pris des voleurs. Bilal a égorgé une chamelle des animaux qu’ils avaient volés. Il était en train de rôtir le foie et la chair de la bosse de l’animal pour le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

J’ai dit : « Ô Envoyé d’Allah ! Permettez-moi de choisir cent soldats de l’armée qui vous a accompagné. Je poursuivrai les brigands et je les tuerai tous. Personne ne survivra pour informer leur tribu. »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a ri, tant et si bien que l’éclat du feu faisait briller ses dents bénis. Il a demandé : « Ô Salama ! Penses-tu pouvoir les tuer tous avant qu’ils n’atteignent leurs demeures ? »

Salama Bin Akwa a répondu : « Certainement ! Par Celui qui vous a honoré. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a répondu : « À présent, ils sont déjà à la frontière de Ghatfan. »

Selon un autre récit quand Salama Bin Akwa a demandé la permission au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de poursuivre les polythéistes, il a répondu : « Ô fils d’Al-Akwa ! Étant donné que tu as eu la victoire sur eux, laisse-les partir. À quoi bon les poursuivre et les tuer ? »

Le premier point [à retenir ici est] qu’Akwa s’est battu tout seul. Mou’rid a été attaqué et tué de quelque manière quand il s’est approché. Il avait pu, dans un premier temps, attraper le cheval de son assaillant et il était resté sauf. Or, il y a eu une contre-attaque et Mou’rid est tombé en martyr. Ce récit nous présente ainsi l’incident conduisant au martyre de Mou’rid.

Deuxièmement on y découvre la bravoure et la ruse guerrière de Salama Bin Akwa. Il a pu prendre les biens de tous ces voleurs. Le troisième point important est que lorsqu’il a demandé au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) l’autorisation de les poursuivre afin de les tuer, celui-ci lui a dit de les laisser partir.

Ceci est l’exemple laissé par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), car son objectif n’était pas de commettre des massacres. Quand il a repris ses biens volés par les brigands qui avaient pris la fuite et dont certains étaient blessés, il n’a pas poursuivi les représailles afin de les tuer.

En tout cas, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a demandé qu’on les laisse partir. Sur ce un membre de la tribu des Banou Ghatfan est venu et il a déclaré que quelqu’un avait égorgé un chameau pour lui. Il était en train de le dépecer quand il a vu de la poussière ; et il a déclaré qu’ils étaient venus et qu’ils avaient pris la fuite.

Le matin le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Notre meilleur cavalier d’aujourd’hui est Abou Qatadah et notre meilleur fantassin est Salama Bin Akwa, qui parmi les combattants, a mis ces personnes en difficulté. »

Salama Bin Akwa relate : « Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) m’a accordé deux parts : l’un pour les cavaliers et le deuxième pour les fantassins. Ensuite le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est retourné vers Médine et il m’a placé derrière lui sur la chamelle Isba.

En cours de route, le coureur le plus rapide des Ansar a lancé un défi de course jusqu’à Médine.

En dépit de la bataille et des tourments imposés par l’ennemi, les compagnons trouvaient du temps pour s'amuser. Ils se lançaient des défis afin que le temps passe et afin d'apaiser la tension constante causée par l’ennemi.

« En tout cas le meilleur coureur a lancé, à maintes reprises, son défi aux courses. Pour le taquiner je lui ai demandé s’il ne respectait et ne craignait personne. Il a répondu qu’il n'avait du respect et de révérence que pour le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et personne d’autre.

J’ai dit au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : « Que mes parents soient sacrifiés pour vous ! Permettez-moi d'entamer une course contre celui-là. » Et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) m’en a donné la permission.

J’ai dit au coureur de se préparer. J’ai tourné mes pieds et je me suis élancé en courant. J’ai laissé derrière une ou deux passes. Ensuite pour préserver mes forces, je ralentissais. Je courais derrière lui, ensuite j'accélérais et je le dépassais. Il était le coureur le plus rapide de Médine. Je me suis rapproché de lui, ensuite je lui ai donné un coup entre les deux épaules tout en déclarant : « Par Allah ! Tu es resté en arrière ! » »

Selon un rapporteur Salama Bin Akwa l’avait dépassé jusqu’à Médine. « Nous y avions passé que trois nuits et ensuite nous avons accompagné le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à Khaybar. »

Tabari a évoqué d’autres points concernant cette expédition.

‘Asim Bin ‘Amr Qatadah relate que lors de la Ghazwa de Dhi Qard, Mou’rid Bin Nadlah des Banou Asad Bin Hazima était le premier à avoir atteint l'ennemi.

Mou’rid Bin Nadlah était aussi connu comme Akram ou Qoumayr. L’appel au ralliement a été lancé après la razzia de l’ennemi et qu’on avait ressenti le danger de leur part. En entendant le hennissement des autres chevaux, celui de Muhammad Bin Maslamah, qui était attaché dans sa cour, a commencé à sauter. Il était un très bon cheval, bien dompté. En voyant le cheval s’agiter et bondir les femmes des Banou Al-Ach’al ont dit à Mou’rid Bin Nadlah : « Ô Qoumayr ! Peux-tu monter ce cheval dans cet état pour aller à la rencontre des musulmans et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ? »

Mou’rid a répondu : « Certes, je suis prêt à le faire. » Les femmes lui ont donné le cheval qu’il a monté et mené à bride abattue, jusqu’à ce qu’il atteigne le groupe parmi lequel se trouvait le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Mou’rid s’est placé devant eux et il a déclaré : « Ô petite troupe ! Arrêtez-vous, jusqu’à ce que les autres émigrants et les Ansar vous rejoignent ! »

Le rapporteur déclare qu’un ennemi attaqua Mou’rid et il est tombé en martyr. Le cheval a pris la fuite et personne n’a pu le maîtriser. Il a couru jusqu’au quartier des Banou ‘Abd Al-Ach’al, pour se tenir tout prêt de la corde avec laquelle il était attaché. Mou’rid était l’unique martyr musulman ce jour-là. Selon Mahmoud et le Sahih Mouslim, ce compagnon se nommait Muhammad Bin Maslamah et son cheval se nommait Dhoul-lam’a. Selon un autre récit, Mou’rid Bin Nadlah était monté sur le cheval d’Oukacha Bin Mihsan lorsqu’il est tombé en martyr. Ce cheval était nommé Jinah et certains animaux ont été repris des ennemis.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a quitté son emplacement et il s’est arrêté à la montagne Dhi Qard. Les compagnons se sont présentés pour servir le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) qui est resté là-bas un jour et une nuit. Salama Bin Akwa a dit au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : « Si vous me confiez cent soldats je pourrais reprendre le reste des animaux de l’ennemi et je les tuerai. »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Ce n’est plus la peine. Ils sont en train de boire le vin des Ghatfan. »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a divisé ses hommes en groupes de cent et il a distribué le repas composé de chair de chameau. Ensuite le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est rentré à Médine et n’a pas confronté [les polythéistes]. Mou’rid était l’unique martyr en cet endroit. Selon d’autres récits, confirmés par le premier, il était le premier cavalier à tomber en martyr.

Le prochain compagnon se nomme Souwaybat Bin Sa’d. On le nommait aussi Souwaybat Bin Harmalah ou Salit Bin Harmalah. Souwaybat appartenait à la tribu Banou Abd al-Dâr et sa mère se nommait Hounaydah. Il était un des premiers à avoir embrassé l’islam. La plupart des chroniqueurs le comptent parmi les émigrés d’Abyssinie. Par la suite, il s’est établi à Médine où il avait logé chez ‘Abdoullah Bin Salamah al-Ajlani.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Souwaybat et A’idh Bin Ma’is. Souwaybat avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud.

Oumm Salama relate qu’un an avant le décès du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), Abou Bakr est parti à Bousra en Syrie pour faire du commerce. Nou’ayman et Souwaybat Bin Harmalah étaient aussi de sa compagnie. Tous les deux avaient participé à la bataille de Badr. Nou’ayman était responsable des provisions.  Souwaybat avait un sens de l’humour. Il a demandé à Nou’ayman, qui était responsable des provisions de la caravane, de le nourrir.

Nou’ayman a répondu : « Je ne t’offrirai rien tant qu’Abou Bakr ne retourne pas. »

Souwaybat Bin Sa’d a répondu : « Si tu ne me donnes pas à manger je serai en colère contre toi. » J’avais brièvement mentionné cet incident auparavant.

En cours de route, ils sont passés tout près d’une tribu à qui Souwaybat a demandé : « Voulez-vous acheter mon esclave ? »

Les autres ont répondu : « Certainement ! » Souwaybat a dit : « L’esclave est loquace. Il insistera qu’il est un homme libre. Lorsqu’il tiendra ces propos devant vous, ne l’abandonnez pas et ne le pervertissez pas. » Sur ce [les membres de la tribu] ont répondu : « Certainement pas ! Nous souhaitons te l’acheter. » Ils l'achetèrent au prix dix chamelles. Ils vinrent ensuite auprès de Nou’ayman et lui placèrent une corde au cou. Nou’ayman déclara : « Cet homme plaisante avec vous ! Je suis un homme libre, je ne suis pas un esclave ! » Mais ils répondirent : « Il nous a déjà informé que tu allais nous dire cela. » et ensuite ils le trainèrent avec eux. Lorsque Abou Bakrra arriva, et qu’on l’informa de cela, il partit aussitôt sur leurs traces, et leur rendant leurs chamelles il reprit Nou’ayma et le ramena disant qu'il était un homme libre, qu’il n’était pas un esclave et qu’il avait fait l’objet d’une plaisanterie. »

Les compagnons s’adonnaient également à ce genre de plaisanteries.

Quand ces personnes retournèrent auprès du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), et lui racontèrent l’incident, le rapporteur déclare que durant une année tout entière le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et ses compagnons se délectèrent de cette plaisanterie qui resta très célèbre.

Cependant une autre variante de cette anecdote a également été rapportée dans différents livres, où il est écrit que ce n’est pas Souwaybat mais Nouayman qui avait négocié la vente.

Après avoir fait mention des compagnons, je souhaite brièvement parler d’une révélation reçue par le Messie Promis (a.s.) notamment : « Agrandis ta maison. » Il avait reçu cette révélation à différentes reprises. Le Messie Promis (a.s.) avait déclaré que la première fois qu’il avait reçu cette révélation, deux ou trois personnes seulement siégeaient dans ses assemblées, et personne ne le connaissait. Par la suite, en sus d’autres révélations il a reçu aussi la même révélation : « Agrandis ta maison. » Dieu lui commandait d’étendre la superficie de sa maison, et dans d’autres révélations il recevait de bonnes nouvelles ; Dieu l’informait des grâces divines qui l’accompagneraient. Lorsqu’Allah donne un ordre à Son prophète, Il l’assiste avec Son aide, et Il crée les conditions qui lui permettront de concrétiser et de compléter ce commandement. Nous en avons fait l’expérience.

L’histoire de la Jama’at nous montre que cette révélation s’est accomplie à merveille et elle se concrétise toujours, même à notre époque. Allah l’Exalté nous permet à nous, qui sommes de simples serviteurs du Messie Promis (a.s.), d’être témoins à différents moments de l’accomplissement de cette prophétie. Les révélations reçues par le Messie Promisas, les divers commandements qu’Allah lui a donnés, les prophéties qu’il a reçues, sont véritablement de bonnes nouvelles lui annonçant que l’islam, la religion du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), se diffusera à grande échelle et connaîtra un essor formidable par son entremise.

Il y a aussi la bonne nouvelle que le message de l’islam se propagera dans le monde entier après lui, grâce au système de Califat. Chacun de nos pas, chacun de nos progrès, fait partie de ce plan d’Allah le Très-Haut qu’Il a établi afin de propager l’islam dans le monde entier.

Après cette introduction, je reviens vers la révélation reçue par le Messie Promisas : « Agrandis ta maison. » Après l’émigration du Califat au Royaume-Uni, les bâtiments de la Jama’at se sont agrandis au fur et à mesure du progrès de la Jama’at dans ce pays, en Europe, aux États-Unis, en Afrique, et dans les autres pays du monde.

Allah l’Exalté nous a accordé de nouveaux terrains. Lorsque le quatrième Calife est venu ici après l’émigration, Allah a montré, immédiatement et de façon extraordinaire, un signe de Sa grandeur en permettant à la Jama’at d’acquérir un terrain de 25 acres à Islamabad, et par la suite 6 Acres ont été annexés à ce terrain, où s’était tenue la Jalsa Salana. Des logis y étaient également disponibles pour les travailleurs de la Jama’at et les Waqifîn-e-Zindagi (personnes qui ont dédié leur vie). Il s’y trouvait également un pavillon pour la résidence du Calife, des bureaux et un bâtiment [dans la forme d’un] baraquement était aussi utilisé comme mosquée.

Quand je suis arrivé ici en 1985, je me souviens que le quatrième Calife m’avait dit : « Allah le Très-Haut nous a accordé un excellent terrain pour établir notre centre. » Telles étaient plus ou moins ses paroles, si ce n’était pas exactement [ce qu’il avait dit], et je suis certain, et d’ailleurs d’autres indices nous le montrent également, que le quatrième Calife souhaitait établir le centre ici.

Quoiqu’il en soit, Allah l’Exalté décrète un moment pour toute chose. Allah nous a permis de réaliser de nouvelles constructions à Islamabad : des bureaux ont été construits de façon plus optimale, une nouvelle mosquée a également été construite, ainsi qu’une résidence pour le Calife, et des maisons pour les Waqifin-e-Zindagi et les travailleurs. D’autres aussi seront construites.

À Londres, des maisons avaient été provisoirement converties en bureaux et on y travaillait difficilement, dans des chambres très exiguës. En raison de l’augmentation de la charge de travail, les bureaux étaient devenus trop étroits. De plus, la mairie objectait de temps à autre rappelant que ces maisons ont été bâties pour être habitées, et non pour être converties en bureaux, nous demandant de mettre un terme à cela. Ces objections étaient régulièrement émises. Dorénavant, grâce à cette nouvelle construction, trois ou quatre départements qui travaillaient dans des maisons, vont déménager à Islamabad. Parallèlement au plan de reconstruction d’Islamabad, Allah nous a accordé un grand immeuble de deux étages à Farnham à environ 4 km d’Islamabad, où se trouvent [à présent] l'imprimerie et d’autres bureaux. Le département des Khouddam-oul-Ahmadiyya a également eu l’opportunité d’acquérir un grand immeuble sur le même [site].

Par le passé, Allah l’Exalté nous avait également permis d’acquérir un terrain de plus de 200 Acres, à savoir Hadiqatul Mahdi. Ensuite la Jami’a qui se trouvait auparavant à Londres a déménagé, et Allah a accordé l’emplacement actuel de 30 acres à un prix très bas, avec un meilleur environnement et de meilleurs aménagements. Ces emplacements se trouvent à 10-20 minutes d’Islamabad. L’acquisition de ces terrains n’a pas été planifié eu égard au nouveau projet d’Islamabad ; tout ceci était en effet le plan d’Allah le Très-Haut. Il nous a permis d’acquérir tous ces endroits dans un périmètre restreint.

En sus du centre, Allah l’Exalté nous a accordé les autres locaux. Il est important que la Jami’a soit proche. Priez qu’Allah bénisse le fait que tous ces endroits se trouvent dans un périmètre proche. Comme je l’ai mentionné, la résidence du Calife et les bureaux ont également été construits là-bas, ainsi qu’une grande mosquée. C’est pour cette raison, d’ici quelques jours je vais quitter Londres pour emménager là-bas. Après l’emménagement, priez pour que la nouvelle résidence soit bénie. Qu’Allah répande toujours Sa grâce sur nous. Qu’Allah étende davantage la diffusion du message de l’islam à partir d’Islamabad, et qu’Allah fasse que la révélation « Agrandis ta maison » ne soit pas un moyen d’agrandir seulement les habitations, mais qu’elle soit également un moyen de concrétiser davantage les plans d’Allah.

Je souhaite également mentionner que les voisins de la mosquée Fazl étaient toujours importunés par les embouteillages et problèmes de parking causés par les ahmadis qui se rendaient à la mosquée : ils s’en plaignaient constamment.

Dans le contexte de ce nouvel emplacement, j’insiste sur le fait que les visiteurs se rendant à Islamabad pour les prières ou autres n’importunent pas les voisins du quartier. Il ne faut pas leur en offrir l’occasion. Les gens des alentours viendront : il faudra respecter les règles de la circulation et prendre des précautions.

En ce qui concerne la prière du vendredi, je dirigerai, en général, les prières du vendredi ici à la mosquée Baitul Futuh Incha Allah.

J’ai informé l’Amir Saheb [du Royaume-Uni] à propos des membres des Jama’ats avoisinantes souhaitant accomplir la prière du vendredi à Islamabad. Il faudra en informer ceux qui pourront le faire, et [expliquer] comment se fera la répartition.

Les personnes qui habitent dans un rayon de 30km d’Islamabad viendront accomplir la prière du vendredi là-bas. Les détails seront envoyés par Amir Saheb aux différents présidents des Jama’ats. Les personnes habitant dans un rayon dépassant les 30 km seront également informées des modalités de participation. Je souhaite réitérer qu’il faut prier qu’Allah bénisse ce plan, et le déménagement.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)