Sermon du vendredi 11 janvier 2019, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Khallad Bin ‘Amrou Al-Jamouh était un compagnon Ansari et avait participé à la bataille de Badr. Il avait accompagné son père ‘Amrou Bin Al-Jamouh et ses frères Mou’adh, Abou Ayman et Mou’awith lors de la bataille de Badr. [Selon un récit] Abou Ayman n’était pas son frère, mais l’esclave affranchi de son père, ‘Amrou bin Al-Jamouh.

Le père d’Abdoullah Bin Qatadah relate qu’en partance pour la bataille de Badr, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) s’était arrêté à Souqya, à l’extérieur de Médine, où se trouve aussi un puits. Il a accompli la Salat tout près des maisons de la région et il a prié pour les gens de Médine. Adi Bin Abi Az-Zawa et Basbas Bin ‘Amrou se sont présentés au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en ce lieu. Selon certains récits ‘Abdoullah Bin ‘Amrou Bin Haram s’était aussi présenté au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il a dit : « Ô Envoyé d’Allah ! Vous avez bien fait de camper ici et de passer en revue vos compagnons. Cela est pour nous de bon augure, car nous avions campé ici lors de la bataille entre nous, les Banou Salama, et la tribu des Ahl-Housayqa. »

Il relatait des faits avant l'avènement de l’islam.

« Il y avait une montagne nommée Zoubab dans les environs de Médine. Housayqa était un lieu dans les alentours où résidait un grand nombre de juifs. Nous avons passé en revue nos troupes dans les environs. Ceux qui étaient aptes au combat ont eu la permission de rester et ceux qui ne pouvaient pas porter les armes ont été renvoyés. Ensuite nous avons avancé dans la direction des juifs de Housayqa. Ces derniers avaient prééminence sur tous les juifs [de l’Arabie] et nous avons livré bataille. C’est pour cette raison que j’espère que nous remporterons la bataille quand nous combattrons les Qurayshites par la grâce de Dieu. »

Khallad Bin ‘Amrou relate : « Au matin je suis parti chez ma famille à Khourba, où résident les Banou Salamah. Mon père, ‘Amrou Bin Al-Jamouh, a déclaré : « Je croyais que tu étais déjà parti. »

Selon le récit précédent, ‘Amrou Bin Al-Jamouh avait participé à la bataille de Badr. Mais en fait il n’y avait pas participé, à la lumière de ce récit et d’autres.

Khallad Bin ‘Amrou a déclaré : « J’ai répondu : « Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) passe en revue les troupes et dénombre les combattants à Souqya. »

Sur ce, ‘Amrou Bin Al-Jamouh a répondu : « Ceci est de bon augure. J’espère que tu remporteras la bataille sur les polythéistes de La Mecque, comme le jour où nous avions livré bataille contre Housayqa. Nous avions campé au même endroit. »

Il a attesté l’autre récit au sujet de la bataille livrée contre les juifs.

Khallad Bin ‘Amrou relate : « Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a changé le nom de Housayqa en Souqya. Il ajoute : « J’ai voulu acheter ce lieu. Mais Sa’d Bin Abi Waqqas l’avait fait avant moi au prix de deux chameaux. »

Selon d’autres il l’avait acheté au prix de 280 dirhams. Quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en a eu connaissance, il a déclaré que cet achat était très profitable.

Le père de Khallad n’avait pas participé à la bataille de Badr. Khallad, son père ‘Amrou bin Al-Jamouh et Abou Ayman, son frère, avaient tous les trois participé à la bataille d’Ouhoud. Et tous les trois y sont tombés en martyrs.

‘Amrou bin Al-Jamouh souhaitait livrer bataille à Badr. Mais en raison de sa jambe boiteuse, ses fils l’en ont empêché.

Allah avait permis aux handicapés de ne pas participer aux batailles, d’où l’interdiction de ses fils, qui disaient qu’ils étaient quatre à partir au combat et que sa présence n’était pas nécessaire. Dieu l’avait d’ailleurs exonéré du combat. C’est ainsi qu’il n’y a pas participé en dépit de son souhait.

Avant la bataille d’Ouhoud, ‘Amrou a dit à ses fils : « Vous m’avez empêché de livrer bataille à Badr. Je ne vous écouterai pas et je participerai certainement à la bataille d’Ouhoud. »

Quand ses fils ont voulu l'en empêcher encore une fois, il a présenté au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) son cas et le refus de ses fils. Il déclara : « Je souhaite me joindre à vous pour la bataille. Je jure par Allah qu’Il exaucera certainement mon souhait et qu’Il me conférera le titre de martyr. J’entrerai au paradis avec ma jambe boiteuse. »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a répondu : « Le Jihad ne t’est pas obligatoire selon Allah en raison de ton handicap. » Il a toutefois demandé à ses fils de ne pas l'empêcher d’accomplir une œuvre méritoire et de le laisser accomplir son souhait. Peut-être qu’Allah lui accordera le statut de martyr. Ainsi, ‘Amrou a pris ses armes et il s’est dirigé vers Ouhoud en priant : « Ô Allah accorde-moi le martyre et fasse que je ne retourne pas déconfit à la maison. » Allah a exaucé son souhait et il est tombé en martyr sur le champ de bataille.

La mère de Khallad se nommait Hind Bint ‘Amrou. Son père aussi se nommait ‘Amrou. Elle était la tante paternelle de Jabir Bin ‘Abdillah. Après la bataille d’Ouhoud, Hind Bint ‘Amrou a porté les dépouilles de son mari, de son fils et de son frère sur un chameau. Quand elle a reçu l’ordre à leur propos elle est retournée vers Ouhoud où les martyrs ont été enterrés. Ceci est le récit de cet événement. Allah souhaitait que les martyrs d’Ouhoud soient enterrés sur le champ de bataille. ‘Aicha était sortie de Médine avec les autres femmes afin de connaître l’issue de la bataille d’Ouhoud. L’injonction sur le port du voile n’avait pas encore été révélée à l’époque. Lorsqu’Aicha est arrivée au lieu-dit Harra, elle y a rencontré Hind Bint ‘Amrou, qui était la sœur d’Abdoullah Bin ‘Amrou. Hind était en train de conduire sa chamelle, sur laquelle se trouvaient les dépouilles d’Amrou bin Al-Jamouh’, son mari, de Khallad Bin ‘Amrou, son fils, et celle d’Abdoullah Bin ‘Amrou, son fils. ‘Aicha lui a demandé à propos de la situation [des musulmans] sur le champ de bataille. Hind Bint ‘Amrou a répondu : « Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est sain et sauf. S’il est vivant, tout malheur est facile à endurer. » Ensuite Hind a récité le verset suivant :  

وَرَدَّ اللَّهُ الَّذِينَ كَفَرُوا بِغَيْظِهِمْ لَمْ يَنَالُوا خَيْرًا وَكَفَى اللَّهُ الْمُؤْمِنِينَ الْقِتَالَ وَكَانَ اللَّهُ قَوِيًّا عَزِيزًا

« Et Allāh renvoya les mécréants avec leur rage ; ils n’obtinrent aucun avantage. Et Allāh a suffi aux croyants dans leur combat. Et Allāh est Fort et Puissant. » (33 : 25)

‘Aicha a demandé : « Qui se trouvent sur la chamelle ? » Hind Bint ‘Amrou a répondu : « Mon frère, Khallad, mon fils et ‘Amrou Bin Al-Jamouh, mon mari. »

Aicha a demandé : « Où les portes-tu ? » Hind Bint ‘Amrou de répondre : « Je pars les enterrer à Médine. » Alors qu’elle conduisait sa chamelle, celle-ci s’est arrêtée et s’est assise.

« Le poids est trop lourd pour elle », a commenté Aicha. « Elle peut porter la charge de deux chameaux, a répondu Hind, mais à présent elle ne veut pas bouger. » Sur ce elle a semoncé la chamelle qui s’est levée. Mais lorsqu’elle l’a dirigée vers Médine, elle s’est assise de nouveau. Lorsqu’elle l’a tournée vers Ouhoud, la chamelle marchait à vive allure. Hind Bint ‘Amrou est partie informer le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) qui a déclaré : « Cette chamelle suit l’ordre d’Allah : elle n’ira pas vers Médine mais vers Ouhoud. Est-ce que ton mari t’a dit quelque chose avant de se rendre à la bataille ? » Hind Bint ‘Amrou : « En partant, il s’est tourné vers la Ka’bah et a prié en ces termes : « Ô Allah ! Fais que je ne retourne pas à la maison tout embarrassé ! Accorde-moi le martyre ! »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a répondu : « C’est pour cette raison que la chamelle n'avançait pas. Ô Ansar ! Il se trouve parmi vous des gens vertueux ! S’ils énoncent un propos, en prenant Dieu à témoin, Allah accomplit certainement leur souhait. ‘Amrou Bin Al-Jamouh en faisait partie. Ô Hind ! Les anges gardent la dépouille de ton frère depuis qu’il est tombé en martyr et ils attendent de voir où il sera enterré. »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) était resté là-bas jusqu’à ce que tous les martyrs fussent enterrés.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Ô Hind !  Ton mari ‘Amrou Bin Al-Jamouh, ton fils Khallad, et ton frère ‘Abdoullah sont ensemble tels des amis au Paradis. »

Hind a prié : « Ô Envoyé d’Allah ! Priez que je sois en leur compagnie. »

Le deuxième Compagnon que j’évoquerai aujourd’hui se nomme ‘Ouqbah Bin ‘Amir. Sa mère se nommait Fuqayha Bint Sakan et son père ‘Amir Bin Nabi. Sa mère avait aussi accepté le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et lui avait prêté allégeance. ‘Ouqbah Bin ‘Amir faisait partie de ces six premiers Ansar ayant embrassé l’islam à La Mecque et qui étaient aussi présents lors de la première allégeance à ‘Aqabah.

Hazrat Mirza Bashir Ahmad Saheb en a fait mention dans son Sirat-Khataman-Nabiyyine. Grâce aux efforts du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) le message de l’islam était parvenu à Médine. Au cours des Ashhour-al-Ḥurum (mois sacrés), selon sa coutume, alors que le Saint Prophète visitait des tribus, il découvrit qu'un homme de renom de Yathrib, Suwaid bin Sāmit, séjournant à La Mecque. Suwaid était un homme célèbre de Médine qui, en raison de son courage, de sa générosité et de ses autres qualités, s’appelait « Kāmil » ; il était aussi poète. Le Saint Prophète est parti vers son campement et l'a invité à l’islam. Suwaid a dit : « Je possède également un livre spécial appelé Majallat Luqmān.» Le Saint Prophète a répondu : « Laisse-moi en entendre une partie ». Suwaid a récité une partie de cette Écriture. Le Saint Prophète l'a loué en disant : « Il contient de bonnes choses, mais le livre que je possède est plus exaltant et sublime. » Le Saint Prophète lui a récité une partie du Coran.

Quand le Saint Prophète eut fini, Suwaid dit : «En effet, c'est un très bon livre.» Bien qu'il ne fût pas devenu musulman, il était d'accord avec le Saint Prophète et ne le rejeta pas. Après son retour à Médine, il n'eu pas beaucoup de répit et fut tué dans une dispute. C’était avant la bataille de Bou’ath.

À la même époque, c’est-à-dire avant la bataille de Bou’ath, le Saint Prophète visitait des tribus à l’occasion du Hajj, quand il aperçut soudainement quelques hommes. Ils appartenaient à la tribu des Aus et étaient venus chercher de l'aide des Quraish contre leurs rivaux idolâtres, les Khazraj. Cet événement est également antérieur à la bataille de Bou’ath. Leur demande d’assistance faisait partie de leurs préparatifs de guerre. Le Saint Prophète est allé vers eux et les a invités à l’islam. En entendant son discours, un jeune homme du nom d’Iyās ne put se retenir, et dit : « Par Dieu, le message vers lequel cet homme (Muhammad) nous appelle, est bien meilleur que la raison pour laquelle nous sommes venus ici ! » Mais le chef de ce groupe lui a lancé une poignée de cailloux au visage, en disant : « Tais-toi ! Nous ne sommes pas venus ici à cette fin ! » Et de cette manière, la question a été réglée.

Cependant, il est écrit que lorsqu’Iyās est retourné dans son pays natal et était sur le point de mourir, les mots du credo [islamique] étaient sur sa langue.

En l’an onze du prophétat, après la bataille de Bou’ath, lors du mois de Rajab, des gens de Yathrib ont rencontré de nouveau le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il leur a demandé à propos de leur filiation. Ils ont informé l’Envoyé de Dieu qu’ils appartenaient à la tribu des Banou Khazraj et qu’ils étaient de Yathrib. Avec beaucoup d’amour le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) leur a dit : « J’ai un message à vous offrir. Souhaitez-vous l’écouter ? » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) les a invités vers l’islam, et leur a cité quelques versets du Coran pour leur présenter sa mission. Les gens de Yathrib se sont regardés et se sont dit que c’était là une occasion en or ; craignant que les juifs ne les devancent, ils ont accepté l’islam de suite. Ces six individus se nommaient : Abou Umamah Asad Bin Dararah, du clan des Banou Najjar, le premier à embrasser l’islam, ‘Awf Bin Harith des Banou Najjar, qui était apparenté à la famille maternelle d’Abdoul Mouttalib, le grand-père du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), Rafi’ Bin Malik, du clan des Banou Razik, à qui le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait offert une copie du Coran révélé jusqu’alors. Qutbah Bin ‘Amir du clan des Banou Salama, ‘Outbah Bin Amir du clan des Banou Haram (il s’agit du compagnon de Badr que j’ai mentionné plus haut) et Jabir Bin Abdillah Bin Riyab du clan des Banou ‘Oubayd. Ces gens ont pris congé du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et l’ont informé que la guerre civile avait affaibli la population de Yathrib et qu’il y régnait une grande dissension. « Nous inviterons nos frères de Yathrib vers l’islam : il ne serait pas étonnant qu’Allah nous réunisse par l’entremise de Son Envoyé, ont dit les visiteurs. Nous sommes prêts à vous offrir toute aide nécessaire. » De retour chez eux, l’islam a eu grand retentissement à Yathrib.

Le Saint Prophète a passé cette année à la Mecque en se préoccupant des habitants de Yathrib et de leurs moyens. Il pensait souvent : « Voyons le résultat de ces six convertis, et s'il y a des signes de succès à Yathrib ou non ? » En cette époque les musulmans vivaient dans une condition précaire et dans l’anticipation. Ils vacillaient entre l'espoir et le désespoir.

Ils ont constaté que les dirigeants de La Mecque et les chefs de Tā’if avaient rejeté la mission du Saint Prophète et que, une à une, les différentes tribus d’Arabie l’avaient également.

Une lueur d'espoir commençait à briller à Médine, mais qui pourrait penser qu’elle pourrait subsister face aux tempêtes d'afflictions, de persécution et de difficultés ? D'autre part, la cruauté des Mecquois prenait de l’ampleur de jour en jour, car ils comprenaient bien que le moment était venu d'effacer l’islam. Mais même en cette période délicate – l’islam n’a pas connu d’époque plus vulnérable – le Saint Prophète et ses compagnons sincères étaient fermes comme une montagne. Parfois, la détermination et la fermeté du Saint Prophète étonnaient même ses ennemis : d’où lui venait cette force intérieure, se demandaient-ils. Rien ne semblait pouvoir l’ébranler. Au contraire, à cette époque, les paroles du Saint Prophète étaient empreintes de force et de gloire. Face à ces tempêtes de malheur, le Saint Prophète était encore plus audacieux. D'un côté, si cette vue étonnait les Quraish, de l'autre, cela faisait également trembler leurs cœurs. Sir William Muir a écrit à propos de ces jours : « Mohammad retenait son peuple dans l'attente de la victoire. En apparence il était sans défense et avec sa petite bande, il était, pour ainsi dire, dans la gueule du lion. Pourtant se fiant à Son pouvoir Tout puissant dont il se croyait le Messager, il était résolu et impassible. Ceci présente un spectacle de sublimité n’ayant pour parallèle que des scènes dans les Écritures sacrées, comme celle du prophète d’Israël, qui s’est plaint à son maître : « Moi. Il ne reste plus que moi. » Non, le spectacle est encore plus sublime vu sous un autre angle […] Ceci met davantage en exergue le respect de soi et l’enthousiasme qui ont nourri Mohammad dans son parcours. Le message réitéré d’En haut affirmait : « Dites aux incroyants : Œuvrez à votre aise et attendez. Nous aussi nous attendons, pleins d’espoir. »

C'était une époque vulnérable pour l’islam, dans la mesure où il n'y avait aucune espérance de la part des Mecquois. Mais une lueur d'espoir poignait à Médine, et le Saint Prophète avait les yeux rivés dans cette direction. Médine rejetterait-elle également le Saint Prophète, comme La Mecque et Ṭā’if, ou son destin sera-t-elle différente ? Lors du Ḥajj, le Saint Prophète a quitté son domicile, plein d’espoir, et est parti à ‘Aqabah, près de Minā, jetant un œil ici et là. Soudainement, il remarqua un petit groupe de personnes de Yathrib, qui le reconnurent immédiatement. Ils se sont approchés et l’ont rencontré avec un amour et une sincérité extrêmes. Cette fois, ils étaient douze, parmi lesquels les cinq convertis de l'année précédente et sept étaient des nouveaux. Ils appartenaient à la fois aux Aus et aux Khazraj. Ils se nommaient : Abū ’Umāmah As‘ad bin Zurārah, ‘Auf bin Ḥārith, Rāfi‘ bin Mālik, Qutbah bin ‘Āmir, ‘Uqbah bin ‘Āmir (il est revenu et c’est lui que j’évoque ici), Mu‘ādh bin Ḥārith du clan des Banī Najjār, Dhakwān bin ‘Abdi Qais du clan des Banū Zarīq, Abū ‘Abdur-Raḥmān Yazīd bin Tha‘labah du clan des Banī Balī, ‘Ubādah bin Ṣāmit du clan des Banī ‘Auf, ‘Abbās bin ‘Ubādah bin Naḍlah du clan des Banī Sālim, Abul-Haitham bin Tayyihān du clan des Banī ‘Abdil-Ashhal, ‘Uwaim bin Sā‘idah du clan des Banī ‘Amrou bin ‘Auf.

« Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a rencontré quelques individus dans une vallée de La Mecque. Ils l’ont informé à propos de la situation à Yathrib et lui ont prêté allégeance. Leur serment a été la première brique de la fondation de l’islam à Médine. Étant donné que le Jihad par l’épée n’était pas encore obligatoire, les conditions de ce serment d’allégeance étaient similaires à celles des femmes après la promulgation du Jihad. C’est-à-dire que les nouveaux musulmans promettaient de croire en l’unicité de Dieu, de bannir le polythéisme, le vol, l’adultère, le meurtre, la calomnie et d’obéir au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en toute bonne chose.

Après le serment d’allégeance le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) leur a conseillé : « Si vous respectez ce serment, vous mériterez le paradis. Si vous flanchez, votre cas sera entre les mains d’Allah, Qui vous traitera comme bon Lui semble. »

Ce serment d’allégeance est connu comme le premier serment d’Aqabah, en raison du lieu où il s’était tenu, situé entre La Mecque et Mina. ‘Aqabah signifie littéralement une voie sur une montagne élevée.

En quittant La Mecque, ces douze nouveaux convertis musulmans ont demandé : « Envoyez-nous un enseignant islamique, qui pourra nous enseigner l’islam et prêcher son message à nos frères idolâtres ». Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a envoyé Muṣ’ab Bin Oumair, un jeune homme très dévoué de la tribu des 'Abd ad-Dār avec eux. À l’époque, le prédicateur islamique était nommé Qārī ou Muqrī, parce que la majorité de son travail consistait à réciter le Coran, car c’était la meilleure méthode de prédication. En tant que tel, Muṣ’ab était également connu sous le nom de Muqrī à Yathrib.

La deuxième Bai’ah d’Aqabah eut lieu lors de la 13e année du Prophétat du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Soixante-dix Ansar y avaient prêté allégeance au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

‘Ouqbah Bin ‘Amir avait pris part à la bataille de Badr, d’Ouhoud, du fossé et à toutes les campagnes menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Le jour de la bataille d’Ouhoud, il était reconnaissable dans les rangs de l’armée en raison de ses vêtements verts. ‘Ouqbah Bin ‘Amir est tombé en martyr lors de la bataille de Yamamah au cours du Califat d’Abou Bakr.

‘Ouqbah Bin ‘Amir relate ceci : « Je me suis présenté au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en compagnie de mon fils, encore jeune. J’ai dit au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : « Que mes parents soient sacrifiés pour vous ! Enseignez à mon fils des prières afin qu’Allah lui accorde Sa miséricorde. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Récite cette prière :

للَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ صِحَّةً فِي إِيمَانٍ ، وَإِيمَانًا فِي حُسْنِ خُلُقٍ و صلاحًا يتبعه نجاة

« Ô Allah ! Je te demande de m’accorder une foi saine, une foi empreinte de hautes qualités morales et d’une piété menant au salut. »

Qu’Allah exalte le statut de ces compagnons.

J’évoquerai à présente une très ancienne ahmadie des États-Unis [décédée récemment] et je dirigerai sa prière funéraire après la Salat de Joumou’ah.

La défunte s’appelait Madame Aliya Shaheed ; elle était l’épouse de feu M. Ahmad Shaheed. Elle a rendu l’âme le 26 décembre dernier. Allah lui a accordée une longue vie et l’opportunité d’œuvrer [pour Sa cause], tout en la protégeant de tout handicap. Elle avait 105 ans : qu’Allah exalte son statut. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons.

L’Amir des États Unis rapporte que la défunte avait fait la bai’ah en 1936 et elle avait servi en tant que Sadr de la Lajna des États-Unis de 1963 à 1966.

Pendant cinquante ans la défunte a servi, au sein de la Lajna des États-Unis, en tant que secrétaire générale, secrétaire des finances, secrétaire de Ta’lim, secrétaire de Khidmat-e-Khalq et présidente locale de la Lajna Imaillah.

La défunte avait, de tout temps, un lien profond avec la Jama’at et le Califat. Elle était toujours proche à consentir à tout sacrifice ; elle était une dame emplie de compassion. Elle avait en mémoire les premiers épisodes de l’histoire de la Jama’at des États Unis : d’ailleurs elle en faisait souvent mention.

Elle avait invité Chaudhry Muhammad Zafrullah Khan pour un repas chez elle. Son mari, feu M. Ahmad Shaheed, était membre de l’Amila Nationale et a aussi servi en tant que président de la Jama’at de Pittsburg. La défunte laisse derrière elle son fils unique, qui sert en tant que président de la Jama’at de Pittsburg depuis les dix-huit dernières années. La défunte était d’origine afro-américaine.

La Sadr de la Lajna Imaillah des États-Unis déclare : « Le style de vie de la sœur Aliya et chacune de ses actions prouvent qu’elle respectait à la lettre le serment d’allégeance, qu’elle a prêtée 76 ans auparavant. Les services qu’elle a rendus n’étaient pas limités aux confins des États-Unis mais étaient connus dans le monde entier. En effet, dans le passé, les branches de la Lajna Ima’illah du monde entier étaient sous l’égide de la Lajna du Pakistan et de sa Sadr. Hazrat Mariam Siddiqua Sahiba, épouse du troisième Calife, était à l’époque la Sadr de la Lajna Ima’illah international. Elle a beaucoup loué les œuvres de la défunte.

La Sadr Lajna des États-Unis ajoute : « La sœur Aliya se nommait Ella Louise et son fiancé, William Frank Browning, était un membre actif de l’église africaine méthodiste. Elle était en train de se préparer pour son mariage quand son mari a reçu le message de l’Ahmadiyya. M. William a embrassé l’Ahmadiyya avec ses parents et a changé son nom en Ahmad Shaheed. Aliya Sahiba s’est mariée [avec lui] sans pour autant faire la Bai’ah. Après quelque temps, Ahmad Shaheed a été élu président de la Jama’at de Pittsburg. Il était apprécié à la fois au sein de la Jama’at et renommé dans le pays tout entier en raison de ses efforts dans le domaine du Tabligh. Ils ont un fils, qu’ils ont nommé Umar, à la même époque. Madame Aliya a vécu avec ses beaux-parents ahmadis ; elle a commencé à étudier l’Ahmadiyya à l’insu de ces derniers et de son mari. Elle est tombée à l’époque sur le livre de Hazrat Mouslih Maw’oud, « l’Ahmadiyya, l’islam véritable », un livre qui l’a profondément touché. Par la suite, elle a participé dans les classes de Tarbiyyah organisées chez elle. Un jour après avoir entendu un discours de Moukarram Abdur Rahman Bengali Saheb, à propos de la croyance du Messie Promis (a.s.) sur la survie de Jésus sur la croix et de son exil au Cachemire. Après avoir entendu cela, elle a cessé d’aller à l’Église et s’est mise à fréquenter la mosquée. En fin de compte elle a embrassé l’Ahmadiyya en 1936.­

Elle relate qu’elle s’est choisi le nom d’Aliya après l'avoir vu dans un livre suite à sa conversion à l’Ahmadiyya. La sœur Aliya était toujours en quête de connaissance, nettoyait la mosquée, préparait le repas [des invités] et accomplissait la Salat. »

Elle ne se contentait pas d’acquérir la connaissance. En toute humilité, elle servait la Jama’at, en toute dignité avec ses mains.

La Sadr Lajna ajoute : « La défunte nettoyait la mosquée, préparait le repas [des invités] et accomplissait la Salat. Nous l'avons observée de près : elle faisait toujours montre de hautes qualités morales et soignait les malades. Elle était régulière dans ses contributions financières et elle encourageait toujours des bonnes œuvres au sein de la Lajna. Elle consacrait toute son attention à créer l’unité au sein de la Lajna. Durant ses dernières années elle a écrit de nombreuses lettres à la Lajna à ce propos. »

Selon la Sadr Lajna, la défunte récitait souvent le verset suivant :

إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الَّذِينَ يُقَاتِلُونَ فِي سَبِيلِهِ صَفًّا كَأَنَّهُمْ بُنْيَانٌ مَرْصُوصٌ

« En vérité, Allah aime ceux qui combattent pour Sa cause en rangs serrés, comme s’ils étaient une structure solide soudée au plomb. »

La Sadr Lajna ajoute : « La défunte a été la première à instituer un fond [pour la construction] des mosquées ainsi qu’un autre pour fournir des bourses d’études. Le tout premier Ijtima’ [rassemblement] annuel a été organisé lors de sa présidence. Elle a aussi organisé la journée nationale de Tabligh lors de laquelle les membres de la Lajna envoient des milliers de copies du Coran et de dépliants pour faire connaître l’Ahmadiyya dans des bibliothèques du pays.

Elle avait également lancé un magazine de Lajna, que la présidente internationale des Lajnas de l’époque, Hazrat Choti Apa Maryam Siddiqa Saheba, avait nommé Aicha. La défunte lui avait demandé de choisir un nom pour ce magazine.

Elle avait également publié le programme de la Lajna sous le nom de The Path of Faith (la voie de la foi) et Our Duties (Nos devoirs). Répondant à l’appel qu’elle avait lancé, les membres des Lajnas de la Jama’at des Etats-Unis ont faits des sacrifices considérables pour la construction de la mosquée du Danemark. Elle a également contribué pour récolter des fonds pour la rénovation des missions situées à Baltimore et à Pittsburgh. »

Elle ajoute : « À cette époque 98% des [membres de la] Lajna étaient des femmes qui s’étaient récemment converties, pour cette raison, sous les directives de la sœur Aliya ; au début nous n’enjoignons aux sœurs que de faire la prière et de jeûner pendant le mois de Ramadan. Au lieu de mettre directement l’emphase sur le voile, pendant quelques années nous avions attiré l’attention des sœurs vers le fait de porter une tenue décente ; nous avons abordé le port du voile dans un deuxième temps. »

Ce n’est pas comme aujourd’hui, où on voit que celles qui portaient le voile l’ont abandonné. Elle a éduqué les [membres de la] Lajna à entreprendre des efforts afin de les amener progressivement d’un stade vers un autre.

Elle ajoute : « La sœur Aliya s’est évertuée afin d’enseigner la lecture du Saint Coran aux [membres de la] Lajna. Elle avait planifié des séances quotidiennes afin d’enseigner le Saint Coran, et elle encourageait celles qui avaient complété la lecture du Saint Coran à lire quotidiennement quelques pages d’exégèse. Grâce aux efforts d’Aliya Saheba le syllabus des Nasirat a été préparé. Un enthousiasme naquit ainsi chez les Nasirat pour acquérir des connaissances religieuses. La défunte a joué un rôle crucial pour faire naître le sentiment de sacrifice chez les Lajnas. De même elle gérait de manière très apte la comptabilité des cotisations. Lorsqu’on lui demanda au sujet des difficultés qu’elle avait rencontrées lorsqu’elle avait rejoint la Jama’at elle répondit : « Après avoir rejoint la Jama’at, j’ai dû faire face à de nombreuses difficultés, mais au lieu de faire preuve de faiblesse, j’ai toujours été persévérante, et j’ai essayé de me contenter de la volonté divine, et c’est ce que j’ai enseigné depuis 50 ans aux [membres de la] Lajna. »

La Sadr Lajna continue : « Sa personnalité était un phare de persévérance, qui nous illuminait toutes. Elle avait une foi ferme dans la victoire de l’islam dans le monde et elle disait qu’en ce temps le slogan de la Jama’at Amour pour Tous, Haine pour Personne se répandrait partout. De même, elle avait une confiance absolue dans le système du Califat, et elle le considérait comme la clé qui ouvrirait les portes du succès de l’islam. »

Elle disait que le système de Califat serait immuable et conduirait à la victoire de l’islam. Ensuite elle ajoute : « Elle essayait de véhiculer ce message et de le faire comprendre aux [membres de la] Lajna à travers de nombreux coups de fils et de lettres. »

Le 23 mars 2008, elle avait communiqué le message suivant aux [membres de la] Lajna: « Cette année, le 1er janvier 2008, les suivants du Messie Promis (a.s.) s’étaient réunies dans leurs mosquées et Missions, et ont accompli la prière de Tahajjoud en guise de remerciement. Et pourquoi ne le ferions-nous pas car cette année marque le centenaire du Califat du Messie Promis (a.s.) ? » Ensuite elle a ajouté : « Ô Allah, éloigne tous les obstacles qui sont sur le chemin de l’Ahmadiyya, et fais que nous soyons témoins de la victoire que Tu nous as promise. Notre Messie Promis a fondé cette Jama’at, et nous faisons maintenant tous partie d’un même corps. C’est pour cette raison qu’un ahmadi peut ressentir la douleur d’un autre, qu’ils sont solidaires dans les épreuves, qu’ils font des supplications les uns pour les autres, et qu’ils partagent leurs joies et leurs tristesses. Par la grâce d’Allah, nous sommes tous unis. »

Ensuite elle a ajouté dans son message qui a été remis aux nouvelles converties et à toutes les femmes ahmadies de sa région : « Allah a répandu Sa grâce spéciale sur moi ; je suis chanceuse d’avoir vu la progression de la Jama’at de mes propres yeux durant ma vie. C’est une très grande grâce d’Allah d’avoir choisi notre Jama’at pour la propagation et pour le service de l’islam. Toutes les semaines nous avons l’opportunité d’entendre la voix de notre Calife, et l’opportunité d’atteindre le succès spirituel et mondain en mettant en application ses recommandations. » À la fin elle a écrit : « Je prie : Ô mon Seigneur, éloigne tous les obstacles sur le chemin du succès de l’islam. Permets-nous d’être le véritable reflet de notre religion et accorde-nous de nombreuses personnes pour nous aider dans cette voie. » Ainsi joua-t-elle un rôle crucial pour unir les [membres de la] Lajna, particulièrement les nouvelles membres africaines et américaines.

Son fils, M. Amir Shaheed, président de la Jama’at de Pittsburgh, a écrit : « Mes parents étaient des soldats qui défendaient l’islam à l’aide de l’Ahmadiyya et du Califat. Ma mère vous écrivait des lettres très régulièrement, et m’encourageait également à le faire. » Il m’a demandé de prier afin que lui-même et ses enfants puissent marcher sur les pas de la défunte. »

Il ajoute : « J’ai reçu de très nombreux messages remplis d’émotion de la part des membres de la Jama’at au sujet de ma mère ; je ne me rendais pas compte que dans la Jama’at il y avait des gens qui l’aimaient et l’appréciaient autant. »

La Sœur Aliya Aziz Lord, une autre ahmadie américaine, qui fait partie de leur Jama’at locale écrit : « Après avoir accepté l’islam-ahmadiyya, la défunte (Aliya Shaheed) a mené une vie exemplaire. Lorsqu’elle servait en tant que secrétaire de l’éducation, personne ne souhaitait échouer à l’examen qu’elle avait préparé ; nous travaillions en groupe pour nous préparer pour l’examen. »

Elle ajoute : « Bien qu’elle fût bien plus âgée que moi, nous entretenions une relation amicale. J’ai remarqué qu’à chaque fois qu’une question lui était posée sur la religion, au lieu de donner son avis elle ne présentait que les enseignements islamiques. Elle avait une relation très solide avec le Califat, qui attirait les gens vers elle. »

La sœur Jamila Hammad Muneer, qui est également une ahmadie américaine, écrit : « La défunte me faisait souvent part du fait qu’elle m’appréciait beaucoup. Après le décès de ma mère elle m’a écrit une lettre pleine d’amour, qui m’aida à comprendre la philosophie entourant la mort. Elle était tel un ange : dès que j’avais besoin d’aide ou de conseil, je n’avais qu’à lui passer un coup de fil. Elle m’a toujours enseigné que le but de l’existence est de servir la Jama’at et d’aimer le Califat, car il s’agit de la corde d’Allah à notre époque. Je contemplais avec envie sa certitude parfaite et son amour profond pour Dieu. Une fois, je lui ai demandé si la mort lui faisait peur. Elle me répondit : « Nous devons tous partir un jour vers notre Bien-Aimé, alors pourquoi en avoir peur ? » Elle avait une profonde connaissance de l’islam et du message du Messie Promis (a.s.), qu’elle a partagé toute sa vie durant avec les autres. »

Une autre ahmadie américaine locale, la Dr Rashida Ahmad, écrit : « La défunte était très stricte avec elle-même quant à l’application des enseignements islamiques, mais elle encourageait les autres à le faire avec beaucoup d’amour. De tous ses faits et gestes émanait son amour pour Dieu. » Elle ajoute : « J’ai eu plus d’une fois l’opportunité de dormir chez elle, et nous prions et récitions le Saint Coran ensemble, ensuite elle me montrait avec joie et enthousiasme les lettres qu’elle avait reçues des Califes de l’Ahmadiyya. On peut très facilement se rendre compte de l’amour qu’elle avait envers le Califat en lisant ses poèmes et ses discours. » Elle écrivait effectivement des poèmes, et elle ajoute qu’elle faisait preuve de beaucoup de patience ; la défunte l’appelait chaque mois afin de prendre de ses nouvelles, et elle ne s’est jamais plainte de sa santé qui se détériorait. Au contraire, elle faisait toujours mention des grâces d’Allah le Très-Haut, et était reconnaissante.

Une autre ahmadie américaine, la Sœur Aziza, femme d’Al-Haaj Rashid, écrit : « La Sœur Aliya Shaheed incarnait la devise L’Amour pour Tous, La Haine pour Personne. Bien qu’elle résidait dans une autre ville, la défunte était une très bonne amie de ma mère. Après le décès de celle-ci, elle est toujours restée en contact avec moi. J’avais l’impression que Madame Aliya ressentait quand j’avais des faiblesses, et elle m’écrivait aussitôt une lettre qui consolidait de nouveau ma foi. »

Madame Khullat, une autre des [membres de la] Lajna, écrit : « En 1949, lorsque je vins la première fois aux Etats-Unis, j’ai rencontré Madame Aliya. J’avais huit ans lorsque je l’ai rencontrée la première fois. C’était une femme très aimante, amicale et qui avait une personnalité impressionnante. La défunte avait une relation profonde et solide avec la Califat ; elle mentionnait souvent ses échanges épistolaires avec le Mouslih Maw’oudra. Les services qu’elle a rendus à l’institution de la Lajna Ima’illah des Etats-Unis sont remarquables. C’était une personne dont la spiritualité impressionnait, et malgré le fait qu’elle fût centenaire, elle participait à la Jalsa, ce qui était exemplaire pour nous tous. »

Qu’Allah exalte son rang, et qu’Il fasse également naître dans sa descendance le même enthousiasme pour servir la religion, comme l’a souhaité son fils.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)