Sermon du vendredi 12 octobre 2018, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

L’histoire n’a pas consigné de grands détails concernant les compagnons que j’évoquerai aujourd’hui. On ne trouve qu’une simple présentation ne faisant que quelques lignes pour certains. Or, je souhaite que la liste de tous les compagnons de Badr soit présente dans la littérature de la Jama’at : c’est pour cette raison que j’évoquerai aussi ces noms qui ne sont pas accompagnés de grands détails.

D’ailleurs, ces compagnons jouissent d’un tel statut que l’évocation de leur nom ou de leurs qualités sera pour nous source de bénédiction. Ces compagnons, en dépit de leur pauvreté ou de leur faiblesse, étaient au premier rang pour défendre la religion. La puissance de l’ennemi ne les a pas terrifiés : ils avaient placé en Dieu une confiance complète. Ayant exprimé leur amour et leur fidélité à l’égard du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), ils n’ont pas hésité à sacrifier leur vie. En raison du respect de leur engagement, Allah leur a donné la bonne nouvelle du paradis et a annoncé qu’Il était satisfait d’eux.

‘Abdou Rabbi ibn Haqq Bin Aws était un compagnon. Il existe plusieurs récits à son sujet. Certains disent qu’il s’appelait ‘Abdou Rabbi ou Abdoullah selon d’autres. Selon Ibn Ishaq, il s’appelait Abdoullah Bin Haqq. Selon Ibn ‘Ammara, il s’appelait ‘Abd Rabb Bin Haqq. Il appartenait au clan des Banou Sa‘idah de la tribu des Banou Khazraj et il avait participé à la bataille de Badr.

Salamah bin Thabit bin Waqsh est un autre compagnon. Il avait participé à Badr et Abou Soufyan l’a tué lors de la bataille d’Ouhoud. Thabit Bin Waqsh, le père de Salamah, Rifa Bin Waqsh son oncle et ‘Amr Bin Thabit, son frère, sont tous tombés en martyr lors de la bataille d’Ouhoud. Nombre de membres de leur famille y avaient participé. Sa mère s’appelait Layla Bint al-Yaman : elle était la sœur de Hudhaifa Bin al-Yaman.

Sinan Bin Sayfi, appartenait au clan des Banou Salamah de la tribu des Banou Khazraj. Sa mère s’appelait Nayla Bint Qays et son fils s’appelait Ma’soud. Il avait accepté l’Islam en l’an 9 de l’hégire suite aux efforts de Mus’ab Bin ‘Oumair. Il était présent avec 70 autres Ansar lors de la Bai’ah d’Aqabah. Il avait aussi participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud. Il est tombé en martyr lors de la bataille du fossé.

‘Abdoullah Bin ‘Abd Monaf appartenait au clan des Banou Nou‘man. Son nom d’emprunt était Abou Yahya. Sa mère s’appelait Houmayma Bint ‘Oubaid. Sa fille aussi s’appelait Houmayma. Son épouse s’appelait Roubay Bint Toufail. Il avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud.

Mu‘rij Bin ‘Amir Bin Malik est décédé le matin, le jour où les musulmans partaient pour la bataille d’Ouhoud. Son nom complet est Mu‘rij Bin ‘Amir et il appartenait au clan des Banou Adi Bin Najjar. Sa mère s’appelait Sawdah Bint Haythama Bint Haris et il appartenait à la tribu des Aws. Sa mère était la sœur de Sa‘ad Bin Haythama. De son union avec Oumm Sahl Bint Kharija, il a eu les enfants Asma et Kalthoum. Il avait participé à la bataille de Badr. M ‘rij Bin Amir est décédé le jour où le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) devait se rendre au champ de bataille d’Ouhoud. Étant donné qu’il avait eu l’intention d’y participer, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) l’a compté parmi ceux qui ont pris part à la bataille.

‘Aidh ibn Ma’is appartenait au clan des Banou Zouraikh. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre lui et Thouwaybit Bin Harmala. Il avait participé à la bataille de Badr en compagnie de son frère Mou‘adh Bin Ma’is. Il avait accompagné le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) dans toutes les batailles qu’il a menées. ‘Aidh ibn Ma’is avait participé à l’expédition Bi’r Ma’ouna et à la bataille du fossé. Il est décédé lors de la bataille de Yamama, en l’an douze de l’hégire, au cours du califat d’Abou Bakr.

‘Abdoullah Bin Salama Malik al-Ansari appartenait au clan des Bali‘ des Ansar. Il avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud : il est tombé en martyr dans cette dernière. On avait enveloppé sa dépouille et celle de Moujazzad Bin Ziyad dans le même linceul pour les transporter à dos de chameau jusqu’à Médine. La mère d’Abdoullah Bin Salama Malik a demandé au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) que son fils, qui avait participé à la bataille de Badr, soit enterré tout près de chez elle à Médine afin qu’elle puisse profiter de sa compagnie. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui en donna la permission. ‘Abdoullah Bin Salama Malik était corpulent et lourd tandis que Moujazzar Bin Ziyad était mince et grand. Or, quand on les plaça tout deux sur le chameau, leur poids était égal. Face à l’étonnement des gens le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) expliqua que leurs actions avaient égalisé leur poids.

Mas’oud Bin Khalda ou Ma’soud Bin Khalid, selon certains récits, appartenait à la tribu des Banou Zouraiq des Ansar. Il avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud. Il serait tombé en martyr lors de l’incident à Bi’r Ma’ouna, selon certains récits, et à Khaybar selon d’autres.

Mas’oud Bin Sa’d al-Ansari appartenait à la tribu des Banou Zouraiq et avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud. Selon certains, il serait tombé en martyr à Bi’r Ma’ouna, selon certains récits, et à Khaybar selon Muhammad Bin ‘Ammara et Abou Na’im.

Zayd Bin Aslam était un Ansari appartenant au clan des Banou ‘Ajlan et avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud. Il est tombé en martyr en combattant contre Toulayha ibn Khouwaylid Al-Asadi à Bouzakha durant le califat d’Abou Bakr. Bouzakha est une source située dans le Nejd. Les soldats de l’état musulman y ont combattu l’armée du rebelle Toulayha ibn Khouwaylid al-Asadi.

Abou Al-Moundhir Yazid Bin ‘Amir, ou Yazid bin ‘Amr selon certains, appartenait au clan des Banou Sawad des Ansar. Il avait participé à la bai’ah d’Aqabah et aux batailles de Badr et d’Ouhoud et ses enfants vivaient à Médine et à Baghdad. Ils étaient disséminés [sur tout le territoire islamique].

‘Amr Bin Tha‘labah appartenait au clan Ansar des Banou Adi. Il était plus connu sous son nom d’emprunt. Il avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud. Il relate : « J’ai rencontré le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) au lieu-dit Siyala où j’ai embrassé l’Islam. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a passé sa main sur ma tête. » Wadha Bin Salma relate de son père que même à l’âge de cent ans, les cheveux d’Amr Bin Tha‘labah étaient tout noirs là où le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait passé sa main.

Abou Khalid Bin Khalid Bin Qays Bin Moukhallad était un compagnon appartenant au clan des Banou Zouraiq des Ansar. Il était plus connu par son nom d’emprunt. Il avait participé à la bai’ah d’Aqabah, aux batailles de Badr, d’Ouhoud et à toutes les campagnes menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il avait accompagné Khalid Bin Walid pour la bataille de Yamama, où il fut blessé. La blessure s’était fermée avant de se rouvrir à l’époque du Califat d’Oumar, causant ainsi son décès. C’est pour cette raison qu’il est compté parmi un des martyrs de Yamama.

‘Abdoullah Bin Tha‘labah Al-Balwi était un Ansari ayant participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud, aux côtés de Bahhath Bin Tha‘labah, son frère.

Mahab bin Tha‘labah al-Ansari appartenait à la tribu Bali’ des Ansar. Ses deux frères étaient ‘Abdoullah et Yazid ; ce dernier avait participé à la première et à la deuxième Bai’ah d’Aqabah. Selon certains Mahab Bin Tha’labah se nommait aussi Bahhath.

Malik Bin Mas’oud était un Ansari appartenant à la tribu des Banou Sa’adah. Il avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud.

Abdoullah Bin Qays Bin Sakhar al-Ansari appartenait au clan des Banou Salama ; il avait participé à Badr et à Ouhoud en compagnie de son frère Mou’bad Bin Qays.

‘Abdoullah Bin Abbas appartenait au clan des Banou ‘Adi de la tribu Khazraj des Ansar. Selon certains il s’appellerait ‘Abdoullah Bin ‘Oubbays. Il avait participé à toutes les batailles menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Mu’tab Bin Qoushayr al-Ansari ou Mu’tab Bin Bashir, selon certains, appartenait au clan des Banou Dhoubai de la tribu des Aws. Il avait participé à la bai’ah d’Aqabah et aux batailles de Badr et d’Ouhoud.

Sawad Bin Rou‘dan était un Ansari. Selon certains récits il s’appelait Aswad Bin Rou‘dan ou Sawad Bin Zouraikh. Il était présent à Badr et à Ouhoud.

Mou’ti Bin ‘Awf appartenait à la tribu des Banou Khuza’a et était l’allié des Banou Makhzoum. Il était aussi connu sous le nom de Mou’tib bin Al-Hamra. Abou ‘Awf était son nom d’emprunt. Mou’tib Bin ‘Awf avait participé à la deuxième émigration en Abyssinie. Il avait logé chez Moubashir Bin ‘Abdoul Moundhir lorsqu’il a émigré à Médine. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre lui et Tha’labah Bin Hatib Ansari. Mou’tib Bin ‘Awf avait participé aux batailles de Badr, d’Ouhoud, du fossé et à toutes les campagnes menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il est décédé en l’an 57 de l’hégire à l’âge de 78 ans.

Boujayr Bin Abi Boujayr avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud. Il n’existe pas plus de détails à son sujet.

‘Amir Bin Boukayr appartenait au clan des Banou Sa’ad et avait participé à la bataille de Badr en compagnie de ses frères Iyas Bin Boukayr, ‘Aqil Bin Boukayr et Khalid Bin Boukayr. Ils avaient participé à toutes les batailles menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Tous ces frères avaient accepté l’Islam à Dar-e-Arqam. ‘Amir Bin Boukayr est tombé en martyr lors de la bataille de Yamama.

‘Amrou bin Souraqah Bin Mou’tamir est décédé lors du califat d’Outhman. Sa mère s’appelait Qoudamah Bint Abdillah Bin ‘Amr ou Amina Bint ‘Abdillah Bin ‘Oumair Bin Ahayb selon d’autres. ‘Amrou bin Souraqah appartenait au clan des Banou ‘Adi et il était le frère d’Abdoullah Bin Souraqah. Tous les deux avaient émigré à Médine où ils avaient logé chez Rifa’ Bin Abdil Moundhir al-Ansari. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre ‘Amrou bin Souraqah et Sa’ad Bin Yazid. ‘Amrou bin Souraqah avait participé aux batailles de Badr, d’Ouhoud, du fossé et à toutes les campagnes menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

‘Amir Bin Rabi’ah relate : « Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) nous a envoyés pour une expédition à Nakhla. ‘Amrou bin Souraqah, qui était mince et grand, nous avait accompagnés. Lors du voyage il s’est assis en se cramponnant l’estomac, en raison de la faim et il n’arrivait plus à marcher. Nous lui avons attaché une pierre sur l’estomac et il nous a suivis chez une tribu qui nous a offert l’hospitalité. Il a ensuite retrouvé la force pour nous accompagner. ‘Amrou bin Souraqah avait le sens de l’humour et quand nous nous sommes levés du repas il a dit : « Je croyais que les jambes portaient l’estomac. Mais j’ai compris aujourd’hui que c’est l’estomac qui porte les jambes ! » C’est-à-dire qu’on ne peut pas marcher le ventre vide.

Le Calife ‘Oumar avait offert un bout de terrain à Khaybar à ‘Amrou bin Souraqah, qui est décédé lors du Califat d’Outhman.

Thabit Bin Hazal appartenait au clan des Banou ‘Amr Bin ‘Awf de la tribu des Khazraj. Il avait participé à toutes les batailles menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il est tombé en martyr lors de la bataille de Yamama au cours du califat d’Abou Bakr en l’an douze de l’hégire.

Soubay Bin Qays était un Ansari appartenant à la tribu des Khazraj. Sa mère s’appelait Khadija Bint ‘Amrou Bin Zayd. Après la mort de son fils ‘Abdoullah, dont la mère appartenait à la tribu des Banou Jadarah, Soubay Bin Qays n’a pas eu d’autres enfants. ‘Abadah Bin Qays était son frère. Ils étaient tous les deux les oncles d’Abi al-Darda. Zayd Bin Qays était aussi le frère de Sabih.

Khabbab Mawla était l’esclave affranchi d’Outbah Bin Ghazwan. Abou Yahya était son nom d’emprunt et il était l’allié des Banou Nawfal. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre lui et Tamim Mawla Kharash Bin As-sima. Khabbab avait participé aux batailles de Badr, d’Ouhoud et à toutes les campagnes menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il est décédé à l’âge de cinquante ans en l’an 19 de l’hégire et le Calife ‘Oumar a dirigé sa prière funéraire.

Soufyan Bin Nasr était un Ansari appartenant au clan des Banou Jousham de la tribu Khazraj. Il existe des divergences sur le nom de son père : certains disent qu’il s’appelait Nasr ou Bichr, selon d’autres. Il avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud. Selon un récit, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Soufyan et Toufail Bin Harith.

Sou‘ayd Bin Maghshi plus connu sous le nom d’Abou Maghshi At-Taï était affilié aux Banou Asad et faisait partie des premiers Emigrants. Il avait participé à la bataille de Badr.

Wahab Bin Abi Sarah avait participé à la bataille de Badr avec son frère, selon Moussa Bin ‘Ouqbah. Selon Haitham Bin Adi, Wahab avait émigré en Abyssinie ; selon certains, cette information est infondée.

Tamim Mawla était l’esclave affranchi des Banou Ghanam As-Silm. Il avait participé à la bataille de Badr et d’Ouhoud.

Abou Al-Hamra ou Harith Bin Afra, avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud. Ma’adh, Awf, Mou’awiz et leur esclave affranchi Abou Al-Hamra possédaient un chameau qu’ils utilisaient à tour de rôle.

Abou Sabrah Bin Abi Roham est un autre compagnon. Son nom d’emprunt était Abou Sabrah : on a oublié son nom d’origine. Sa mère se nommait Bara Bint ‘Abdil Muttalib : elle était la tante paternelle du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Abou Sabrah était donc le cousin du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il avait émigré à deux reprises en Abyssinie. Sa femme se nommait Oumm Koulthoum Bint Suhail Bin ‘Amr et l’avait accompagné. Ses trois fils se nomment Muhammad, ‘Abdoullah et Sa’ad. Abou Sabrah avait logé chez Moundhir Bin Mohammad lorsqu’il est arrivé à Médine. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Abou Sabrah et Salamah Bin Salamah. Il avait participé à toutes les batailles menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il était retourné à La Mecque après le décès du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ; il est décédé quant à lui à l’époque du Calife ‘Outhman.

Selon Ibn Ishaq et Zouhri, Thabit Bin ‘Amrou appartenait au clan des Banou Najjar. Selon Ibn Moundhir, il était affilié au clan des Banou Ashja’, qui était l’allié des Ansar. Il avait participé aux batailles de Badr et il est tombé en martyr lors de celle d’Ouhoud.

Il existe des divergences sur le nom d’Abou Al-Awar Bin Al-Harith. Selon Ibn Ishaq, il se nommait Ka’ab ou Harith Bin Zalim, selon Ibn ‘Ammara. Étant donné que son oncle se nommait Ka’ab, ceux qui ignoraient sa véritable filiation l’affilient à Ka’ab, selon Ibn Hisham, entre autres. La mère d’Abou Al-’Awar se nommait Oumm Niyar Bint Iyyas Bin Amir et appartenait au clan des Banou Adi de la tribu Khazraj. Il avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud.

‘Abs Bin ‘Amir Bin Adi est un autre compagnon. Il se nommait ‘Absi selon Ibn Ishaq et Moussa Bin ‘Ouqbah. Sa mère se nommait Oumm Al Banin Bint Zahir Bin Tha’labah, appartenait au clan des Banou Salama de la tribu des Khazraj. ‘Abs était l’un des soixante-dix compagnons présents lors de la bai’ah d’Aqabah et il avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud.

Iyas Bin Boukayr, aussi connu sous le nom d’Ibn Abi Boukayr appartenait à la tribu des Banou Sa’ad Bin Laith, qui était affiliée aux Banou Adi. Les frères ‘Aqil, ‘Amir, Iyas et Khalid avaient embrassé l’Islam à la Dar-oul-Arqam : ils avaient émigré ensemble à Médine où ils ont logé chez Rafa’ Bin ‘Abdil Moundhir. Ils avaient trois autres frères du côté de leur mère. Ils avaient tous participé à la bataille de Badr.

Selon Ibn Younous, Iyas avait participé à la conquête de l’Égypte et il est décédé en l’an 34 de l’Hégire. Selon un autre récit il serait tombé en martyr lors de la bataille de Yamama. Ses frères Mu’awdh, Mu’awidh et ‘Aqil tombèrent en martyrs lors de la bataille de Badr, Khalid à Raji’ et ‘Amir lors de la bataille de Yamama. Selon un autre récit ‘Amir serait tombé en martyr à Bi’r Ma’ouna. Iyas Bin Boukayr a accompagné le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à Badr, Ouhoud, la bataille du fossé et lors de toutes les campagnes qu’il a menées. Iyas était un des premiers musulmans et un des premiers émigrants. Il était le père de Muhammad Bin Iyas Bin Boukayr. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Iyas Bin Boukayr et Harith Bin Khazma. Iyas Bin Boukayr était aussi poète.

Le fils d’Abou Al-Boukayr se présenta un jour au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) pour lui demander de marier sa sœur avec untel. L’Envoyé d’Allah lui demanda son opinion à propos de Bilal, étant donné qu’il était meilleur. Les membres de la famille se retirèrent pour réfléchir sur la proposition du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Ils revinrent une deuxième fois pour faire la même proposition concernant le mariage de leur sœur. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) leur proposa une deuxième fois de la marier à Bilal. Ils se retirèrent une troisième fois pour réfléchir avant de se présenter au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de nouveau. Celui-ci leur proposa Bilal à la place de leur choix en ajoutant : « Quelle est votre opinion à propos d’un habitant du paradis ? » Sur ce, la famille de Boukayr accepta de marier la fille avec Bilal.

Tel était le statut de Bilal et la manière dont les mariages étaient conclus à l’époque. La famille de la fille refusa la première et la deuxième fois, mais pas la troisième fois. Ils acceptèrent le choix du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Chacun se trouve à son propre niveau. Certains acceptent la première fois la proposition du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), d’autres disent qu’ils vont y réfléchir. En tout cas, l’on comprend grâce à ce récit le statut de Bilal.

Malik Bin Noumayla, aussi connu comme Ibn Noumayla, en raison de sa mère, appartenait au clan des Mazina de la tribu des ‘Aws, qui était l’allié des Banou Mou’awina. Il avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud : il est tombé en martyr lors de cette dernière.

Ounais Bin Qadata Bin Rabia’ appartenait à la tribu des ‘Aws des Ansar. Il avait accompagné le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à Badr. Il est tombé en martyr lors de la bataille d’Ouhoud, entre les mains d’Abou Hikam Bin Akhnas Bin Sharik. Khansa Bint Khizam était mariée à Ounais Bin Qadata : après le martyre de ce dernier, son beau-père a marié sa veuve à un membre de la tribu Mouzayna. Or, cet homme ne la plaisait pas. L’ayant su, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a annulé le mariage. Par la suite, Khansa s’est marié à Abou Loubaba : Sa’ib Bin Abi Loubaba est né de ce mariage. C’est là un exemple de la liberté accordée aux femmes concernant le choix de leur mari. Ceux qui imposent leurs choix à leurs filles doivent réfléchir à ce propos.

Harith Bin ‘Arfaja, un autre compagnon, est affilié à la tribu des Banou Ghanam. Il avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud.

Rafi’ Bin Ounjada al-Ansari avait pour père ‘Abdoul Harith et Ounjada comme mère. Il était plus connu sous le nom de sa mère que de son père. Il appartenait au clan des Banou Oumayya Bin Zayd Bin Malik. Il avait participé aux batailles de Badr, d’Ouhoud et du fossé. Selon un récit le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Rafi’ Bin Ounjada et Al-Hussain Bin al-Harith.

Khoulayda Bin Qays, aussi connu comme Khoulayd Bin Qays ou Khalida Bin Qays avait pour mère ‘Adam Bint Al-Yaqin qui appartenait à la tribu des Banou Salama. Il avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud. Selon les historiens, son frère Khallad avait aussi participé à la bataille de Badr.

Thaqf Bin ‘Amr appartenait au clan des Banou Aslam selon certains, aux Banou Asad ou Banou Salam selon d’autres. Il était l’allié des Banou Asad selon certains ou Banou ‘Abd Shams selon d’autres. Il avait participé à la bataille de Badr en compagnie de ses deux frères nommés Malik Bin ‘Amr et Moudlij Bin ‘Amr. Thaqf Bin ‘Amr était un des premiers émigrants. Il avait participé aux batailles de Badr, d’Ouhoud et du fossé ainsi qu’à Houdaybiyya. Il tomba en martyr lors de la bataille de Khaybar.

Ensuite il y a Sabrah Bin Fatik, qui était le frère de Khouraym bin Fatik ; il appartenait à la famille de Banou Asad. Son père s’appelait Fatk bin Al-Akharam. Selon certains récits Sabrah s’appelait aussi Samoura bin Fatik. Ayman bin Khouraym déclare : « Mon père et mon oncle paternel ont tous deux participé à la bataille de Badr, et ils m’avaient fait fermement promettre de ne tuer et de ne combattre aucun musulman. » ‘Abdoullah bin Youssouf a déclaré : « Sabrah bin Fatik est celui qui avait réparti Damas parmi les musulmans. Il fait partie des Syriens. Il déclare que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « La balance se trouve entre les mains de Dieu : Il élève certains peuples, et en humilie d’autres. » C’est-à-dire en raison de leurs actes.

Lorsque Sabrah bin Fatik passa auprès d’Abou al-Darda, ce dernier déclara : « La lumière du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) accompagne Sabrah. » ‘Abdoullah bin Ayiz déclare : « J’ai vu une personne insulter Sabrah. Pour ne pas lui répondre il refréna sa colère. » Malgré sa colère il n’a pas répondu, il garda le silence tant et si bien qu’il eut les yeux en larmes. Il était tellement en colère, on l’avait tant insulté, qu’en essayant de calmer sa colère des larmes coulèrent de ses yeux. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) déclara à son sujet : « Quel homme formidable Sabrah deviendrait-il s’il raccourcissait ses longs cheveux et s’il soulevait le bas de ses habits. » Lorsque Sabrah eut écho de cela, il appliqua aussitôt les conseils du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). 

 Sabrah mentionnait : « Je souhaite rencontrer un idolâtre combattant chaque jour. Si je tombe en martyr j’en serai satisfait, et si je le tue, alors qu’un autre vienne me combattre à sa place. »

Selon certains, il n’avait pas pris part à la bataille de Badr, mais l’Imam Boukhari et d’autres l’ont mentionné, ainsi que son frère, parmi les compagnons vétérans de Badr.

C’était là le récit de ces compagnons.

Après la prière, je vais diriger deux prières funéraires. La première sera celle de Umko Adnan Ismael Saheb, président de la Jama’at de la Malaisie. Il décéda le 8 octobre dernier à l’âge de 74 ans. Inna lillaahi wa inna ilaihi raaji’oun. Son père faisait partie des premiers ahmadis de la Malaisie, et avait accepté l’Ahmadiyya en 1956 par l’intermédiaire du missionnaire de Singapour, Maulana Mohammad Sadiq Saheb, et du premier président de Singapour Mohammad Saliqin Saheb. Son père était Mufti de l’État de Malaisie appelé Johor, et il appartenait à la famille royale de cet État du côté maternel. Après avoir accepté l’Ahmadiyya il a été transféré dans un autre département du gouvernement. Adnan Saheb naquit en août 1944. Il obtint son BTS en Sciences Politiques en 68 avec mention à l’Université du Singapour. En 1969, il commença à servir dans les départements administratifs et diplomatiques du gouvernement. De 1969 à 1981, il travailla dans le département de Recherche du Premier ministre. Au cours de cette période, il a été affecté dans les ambassades de la Malaisie à Singapour, à Beijin, et à Bangkok.

Ensuite il a été promu et nommé responsable du Conseil de sécurité nationale du Premier ministre. Il occupa ce poste de 1984 à 1992. Plus tard, de 1992 à 1997, en sus de travailler pour le Premier ministre, il servit également dans d’autres départements du gouvernement. En 1996, il avait subi une opération de pontage coronaire, et en 1997 il commença de nouveau à travailler pour le département de Recherche du Premier ministre, d’où il prit sa retraite en 1999.

En 1956, il avait certes fait la bai’at avec ses parents, mais en 1981, au retour de sa mission de Bangkok, il devint un ahmadi actif, et il établit une relation très solide avec la Jama’at. En 1986, le quatrième Calife l’avait nommé comme le premier président de la Jama’at de Malaisie. Sous sa présidence, il y a eu de nombreux changements et de progrès au niveau de la Jama’at. Les constructions de Bait ul Islam et Bait ul Rahman ont été complétées sous sa présidence. Il a offert une aide formidable pour amener des missionnaires de l’Indonésie en Malaisie et pour les aider à s’installer. Il a également envoyé des étudiants de la Malaisie vers les Jamias de Rabwah et de Qadian. Sa santé s’était grandement détériorée ces deux dernières années. Il a été hospitalisé à plusieurs reprises, il m’avait également écrit qu’il souhaitait être hospitalisé à Tahir Heart Institute. En mai dernier, il fut hospitalisé et il y resta quelque temps ; sa santé s’était améliorée. Mais elle se détériora de nouveau, et il fut hospitalisé encore une fois. Par la grâce d’Allah, il faisait partie du système de la Wassiyyah. Il laisse derrière lui une fille et deux fils. Malgré le fait qu’il faisait partie de la famille royale de l’état de Johor, Umko Adnan Ismael Saheb était une personne très humble. Il remplissait d’une excellente manière ses responsabilités gouvernementales aussi bien que celles qu’il avait dans la Jama’at. Il vérifiait minutieusement les rapports qui étaient envoyés au centre. Il travaillait jusque très tard dans la nuit pour le travail de la Jama’at. Il avait un comportement exemplaire envers les responsables de la Jama’at, les bénévoles, les membres de la Jama’at et surtout envers les missionnaires. Il se préoccupait particulièrement des enfants dans la Jama’at, de leur éducation, et il avait pour habitude de dire qu’ils sont l’avenir de la Jama’at. Sa femme relate qu’il mettait énormément l’emphase sur le fait que les jeunes de la Jama’at fissent des études supérieures. Il était en somme perpétuellement préoccupé par le succès de la Jama’at. Le jour de son décès il n’y avait aucune ambulance de libre à l’hôpital et il n’y avait donc aucun moyen de transport disponible pour transporter sa dépouille à la mosquée. Les membres de la Jama’at avaient donc contacté un volontaire chinois du nom de M. Kwan Chi qui utilisait sa voiture en guise d’ambulance, et qui aidait les gens à transporter les corps des défunts. Ce Chinois a mentionné sur sa page Facebook que lors du transport de ce corps il a vécu une expérience étrange et très marquante. Il a écrit que lorsqu’il a commencé à conduire son ambulance, sur la route qui est habituellement très embouteillée, il n’y avait soudainement aucun embouteillage, et le trajet jusqu’à la mosquée qui prenait habituellement environ 1 heure, n’a été réalisé ce jour-là qu’en 25 minutes. Ensuite il ajoute : « Lorsque je suis arrivé à la mosquée, j’ai eu le sentiment qu’il s’agissait du corps d’un serviteur de la religion. »

Le Wakil ut Tabshir de Rabwah, Mansoor Khan Saheb a écrit : « Adnan Ismael Saheb a servi en tant que président de la Jama’at de Malaisie pendant une très longue période. Il était tel un père pour les membres de la Jama’at. » Il ajoute : « Lors de ma tournée en Malaisie, j’ai eu l’occasion de discuter avec lui au sujet de ses impressions sur la Jama’at. Je l’ai trouvé une personne agissant avec grande sagesse, qui a mené à bien les projets de la Jama’at dans des conditions incroyables. On faisait confiance à ses décisions dans des conditions très sensibles et difficiles. » Qu’Allah exalte son rang, et qu’Il permette à ses enfants de perpétuer ses actions pieuses et d’établir une relation solide avec la Jama’at.

La deuxième prière funéraire sera celle de Hamida Begum Saheba : elle était l’épouse de Chaudhary Ahmed Khaleel Saheb qui habite à Rabwah. Elle décéda le 5 octobre dernier à l’âge de 84 ans. Inna lillaahi wa inna ilaihi raaji’oun. Elle naquit au sein d’une famille ahmadie, dans un village près de Qadian appelé Bhini Bangar. Elle faisait régulièrement ses prières et aussi la prière de Tahajjoud. Elle n’avait pas acquis beaucoup de connaissances mondaines, mais avait un grand amour pour le Saint Coran. Elle récitait plusieurs fois le Saint Coran dans la journée. Durant le mois du Ramadan elle accomplissait la prière de Tarawih car elle aimait à écouter la récitation du Saint Coran. Elle essayait d’être la première femme à arriver à la mosquée Aqsa à Rabwah pour la prière du vendredi, à l’époque où les femmes pouvaient le faire. Elle partait donc très tôt pour la prière. Elle avait un mode de vie très simple ; elle dépensait l’argent qu’elle avait économisé dans différents fonds de la Jama’at et pour la construction de mosquées avec grand plaisir et elle en remerciait Dieu. Elle a pris en charge les dépenses des noces de nombreuses filles, et elle s’est également occupée du trousseau de mariage de nombreuses filles. Elle a plusieurs fois offert ses bijoux à la Jama’at et aux nécessiteux. Visiter régulièrement les nécessiteux lui apportait la plus grande joie. Elle était très généreuse lorsqu’elle payait la Sadaqah et la Zakat. Elle ne laissait personne partir les mains vides de chez elle. Par la grâce d’Allah, elle faisait partie du système de la Wassiyyah. Elle laisse derrière elle deux filles et huit fils. Elle était la grande sœur de Lateef Ahmad Saheb Kahlon, missionnaire retraité. Son fils aîné, le Dr Muzaffar Chaudhary Saheb, avait régulièrement l’occasion de faire du Waqf-e-Arzi : il habite ici au Royaume-Uni à Scunthorpe. Son fils, Basharat Naveed Saheb, est missionnaire à l’île de la Réunion. Son gendre, le Hafiz Abdul Halim Saheb, est également missionnaire à Rabwah. L’un de ses petits-fils est lui aussi missionnaire et deux de ses petits-fils ont mémorisé le Saint Coran. L’un de ses petits-fils est étudiant à la Jamia du Royaume-Uni.

Je dirige habituellement la prière funéraire des mères des missionnaires qui sont sur le terrain et qui ne peuvent pas participer à la prière funéraire de leurs parents, de leur père ou de leur mère. Basharat Naveed Saheb était également sur le terrain lors du décès de sa mère et il n’a pu se rendre là-bas. C’est pour cette raison que je dirigerai la prière funéraire de sa mère aujourd’hui en l’absence de sa dépouille.

Basharat Naveed Saheb écrit : « Après avoir terminé mes études à la Jamia Ahmadiyya, je suis parti sur le terrain. Un matin, étant de retour à ma maison natale, je n’ai pu me rendre à la mosquée pour prier ; sur ce, ma mère me dit : « Mon fils, là où tu es actuellement affecté, les gens t’observent, et peut-être pour cette raison tu te rends à la mosquée. Mais garde à l’esprit qu’ici Dieu te regarde, alors tourne ton attention vers les prières, et garde toujours à l’esprit que Dieu te regarde. »

Il ajoute : « Lorsque j’étais étudiant à la Jamia, mon père décéda soudainement. Mon frère aîné étant à l’étranger, ma mère avait géré toute la maison avec grand courage.  Un jour je lui dis sur le ton de la plaisanterie : ‘Dois-je informer la Jama’at que ma mère est seule et que je souhaite m’occuper d’elle, et que pour cette raison je ne sois pas affecté très loin ?’ Entendant cela, elle est devenue sérieuse et elle me dit sur un ton très sévère : ‘Tu te rendras là où la Jama’at t’affectera. Il n’est pas possible que je garde auprès de moi celui que j’ai dédié, et que je dise à ceux qui travaillent pour le monde de partir et d’aller gagner leur vie. Si je dois garder quelqu’un auprès de moi, je ne te garderai pas, j’appellerai ceux qui travaillent pour ce monde.’ » Tel était son degré de sincérité.

Ensuite il écrit : « En 2013, lorsque je l’ai vue pour la dernière fois, étant rentré au Pakistan, je lui ai proposé de laisser ma femme et mes enfants auprès d’elle. Elle était très affaiblie, et il lui était difficile de descendre du lit, mais malgré cela elle n’a pas accepté ma proposition. Elle me demanda de garder ma femme et mes enfants auprès de moi, disant qu’ils doivent rester avec leur mari et père. »

C’est là une grande leçon offerte par ces aînées qui est importante pour les gens d’aujourd’hui.

Qu’Allah exalte son rang et que sa descendance soit fidèlement attachée à la religion. 


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)