Sermon du vendredi 21 septembre 2018, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Ces derniers jours Allah l’Exalté [m’a] offert l’occasion de participer aux Jalsas de l’Allemagne et de la Belgique, que vous avez pu suivre dans le monde grâce à la MTA. Par la grâce d’Allah, ces deux Jalsas ont été très bénites. La Jama’at de l’Allemagne est grande. Tous les ans nous avons, le quatrième Calife dans le passé et moi-même à présent, participé à la Jalsa Salana de l’Allemagne. De ce fait, l’organisation de la Jalsa en Allemagne s’est beaucoup améliorée. D’ailleurs de nombreux invités venant de l’extérieur [de la communauté] y participent en sus de ceux originaires de l’Europe de l’Est. Cette année-ci il y avait des invités venant de certains pays africains.

Comme dans le passé, par la grâce d’Allah, ces Jalsas ont laissé de bonnes impressions sur les invités étrangers et ils en font mention. Les invités en Allemagne et en Belgique ont exprimé leurs bonnes impressions à propos de la Jama’at. Ils ont loué l’organisation de la Jalsa ainsi que l’atmosphère qui y régnait. Certains sont revenus pour la deuxième fois et ils ont déclaré que la Jalsa leur a présenté les véritables enseignements de l’islam. Les médias présentent une image abominable de l’islam : les véritables préceptes de l’islam ainsi que les actions des vrais musulmans en présentent une qui y est diamétralement opposée.

Les invités étrangers scrutent de très près la conduite de chaque bénévole, de chaque officier voire de chaque Ahmadi. Si l’enseignement est louable mais que les actions de ceux qui l’acceptent sont condamnables, cet enseignement n’aura pas d’effet positif. Comme je l’ai dit dans le passé les bénévoles de la Jalsa ainsi que les ahmadis qui y participent font une publicité silencieuse. Ils dissipent les mauvaises impressions ainsi que les appréhensions qu’entretiennent les non-musulmans à propos de l’islam. Ils dissipent aussi les malentendus qu’entretiennent les musulmans en raison de la propagande pernicieuse des prétendus oulémas. En effet on dit que les ahmadis ne sont pas musulmans (qu’Allah nous préserve d’une telle pensée !), qu’ils ne récitent pas la Kalimah (le credo islamique), qu’ils n’acceptent pas le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) comme dernier prophète ou Khataman-Nabiyyine et que leur Coran est différent. Or tous ces malentendus ont disparu lorsque ces musulmans ont rencontré les ahmadis et vu l’atmosphère de la Jalsa. » En Allemagne, les musulmans originaires des pays arabes, d’Inde, du Pakistan ou d’ailleurs en ont fait mention.

De même, les visiteurs ont loué les services rendus par les volontaires et la conduite des ahmadis. Ce fut aussi le cas pour la Jalsa de la Belgique, qui a été d’ailleurs un grand succès. Comme je l’avais mentionné lors de la dernière session, en dépit d’être une petite Jama’at et bien que les invités de la Jalsa fussent plus nombreux que les membres de [notre communauté en] Belgique, ces derniers ont accompli un très bon travail. J’ai participé à leur Jalsa après quatorze ans, d’où leurs soucis quant à leur inexpérience ; mais par la grâce d’Allah, ils ont tout bien organisé. Le peu de non-musulmans présents pour la Jalsa de la Belgique ont loué l’organisation de la Jalsa ainsi que le travail accompli par les ahmadis de Belgique et l’effort en faveur de la paix mené par la Jama’at dans le monde.

Par la grâce d’Allah, la Jama’at laisse une bonne impression sur les non-musulmans là où elle se trouve. Ceci est un moyen favorisant la propagation du message. Ayant prêté allégeance au Messie Promis (a.s.), il incombe à tous les membres de la Jama’at d’améliorer leur conduite. Nos Ijtemas et nos Jalsas, là où ils se tiennent, ont un effet très positif sur les autres. L’Ijtema du Majlis Khuddam-ul-Ahmadiyya du Royaume-Uni débute aujourd’hui : tous les Khuddam qui y participent doivent, par leur conduite, laisser une bonne impression sur les riverains. Qu’Allah bénisse leur Ijtema et qu’Il dissipe tous les soucis et l’inquiétude causés par les mauvaises [prévisions] météorologiques et qu’Il fasse que le temps soit clément.

Je remercie aussi les bénévoles ayant offert leurs services lors des Jalsas de l’Allemagne et de la Belgique : ils ont usé de toutes leurs aptitudes afin de servir les invités présents lors de ces deux rencontres. Par ailleurs, les ahmadis ayant participé à ces deux Jalsas méritent nos remerciements. Des gens de toutes couches sociales et de tout tempérament se vouent au service des invités du Messie Promis (a.s.). En dépit du nombre de bénévoles faisant défaut en Belgique, ces derniers ont rendu un fier service. Les volontaires doivent aussi prouver leur gratitude envers Dieu qui leur a permis d’offrir leurs services. Ils doivent aussi se préparer pour l’avenir et réfléchir sur les moyens pour pallier les lacunes de cette année. Les organisateurs doivent analyser leur planification et consigner dans le livre rouge tous les manquements constatés afin de ne pas les répéter.

On se plaignait jadis que les bénévoles en Allemagne n’étaient pas souriants et qu’ils étaient durs lorsqu’ils étaient de service. En général le rapport est plus positif cette année-ci à leur propos. Il faudra tenter d’apporter des améliorations à cet égard à l’avenir.

J’attire ici l’attention concernant le poème « Mon foyer » ou « Le foyer » présenté lors d’une session dans la salle des hommes. Le style de celui qui a présenté le poème est tout à fait déplacé. Nos tribunes ne sont pas des lieux de spectacles où l’on présente ainsi des poèmes. N’oublions jamais nos traditions et évitons tout style qui y soit contraire. D’ailleurs les organisateurs doivent s’assurer que tout poème présenté lors des sessions de la Jalsa soit tiré uniquement des recueils du Messie Promis (a.s.) ou des Califes et de personne d’autre. Il faut être extrêmement vigilant à cet égard. D’ailleurs j’ai attiré l’attention de l’officier de la Jalsa Salana à cet effet.

Je passe à présent aux impressions de certains des invités, grâce auxquelles l’on comprend que les bénédictions de la Jalsa touchent aussi bien les non-ahmadis que les ahmadis.

Un Imam non-ahmadi de la Bosnie était présent lors de la Jalsa. Dans une rencontre réalisée au préalable il a déclaré : « Je souhaite connaître davantage sur la Jama’at, afin que je puisse me faire une vraie opinion à son propos en me basant sur des connaissances personnelles. »

Étant un Imam très tolérant, il a accepté l’invitation à participer à la Jalsa. Après y avoir passé quelque temps il a déclaré : « Ayant côtoyé les ahmadis j’ai tiré cette conclusion que vous êtes en train de prêcher le message véritable de l’islam. J’ai écouté tous les discours de la Jalsa attentivement. »

Après la Jalsa, il a visité la Jamia en compagnie d’autres membres de sa délégation. Il a déclaré par la suite : « Malheureusement les musulmans sont en arrière dans leur quête de connaissances temporelles et spirituelles. Or, lors de la Jalsa, j’ai vu le Calife récompenser ceux et celles qui ont excellé dans leurs études temporelles : il a encouragé par ce faire les membres de la Jama’at à progresser dans ce domaine. Ensuite après avoir visité la Jamia Ahmadiyya, j’ai compris que la Jama’at Ahmadiyya, sous l’égide du Califat, tente de diffuser avec efficacité la connaissance religieuse. Elle avance de manière très équilibrée dans ce domaine et tente de rétablir la gloire perdue des musulmans. »

Cet Imam m’a rencontré par la suite et m’a dit qu’il souhaitait lire les ouvrages Barahine-Ahmadiyya et Tadhkirah. Je lui ai recommandé de lire les ouvrages « La Philosophie des Enseignements de l’Islam » et « L’Invitation à l’Ahmadiyya » grâce auxquelles il parviendra à une meilleure compréhension de la Jama’at et des déclarations et du savoir du Messie Promis (a.s.), ainsi que du soutien divin dont il jouissait.

Une invitée de la délégation bosniaque était présente pour la toute première fois. Elle a eu l’occasion de rencontrer le Calife et déclare que les jours de la Jalsa se sont écoulés très rapidement. Elle souhaitait que ces jours soient plus longs et de participer à toutes les Jalsas.

Un invité malvoyant du Monténégro déclare : « Ma vision n’est pas très bonne. Or, en participant à cette Jalsa j’ai tout observé grâce à la vision de mon cœur. Je retourne chez moi après avoir étanché la soif de mon âme grâce à la Jalsa. Dans mon pays mes compatriotes sont loin de la foi et de la religion. Nous ignorons ce qu’est la spiritualité. Or, j’ai senti la présence de Dieu lors de la Jalsa. Nous y avons témoigné de ses bénédictions sous la forme de la paix et de la sérénité qui sont descendues sur nos cœurs. J’en ai moi-même profité. »

Une délégation de 56 personnes était venue de la Bulgarie, dont 31 non-ahmadis. Ils ont eu une audience avec moi. Une invitée bulgare a déclaré : « J’ai participé à de nombreux événements ; or il régnait une atmosphère spirituelle et une grande sérénité lors de la Jalsa de la Jama’at Ahmadiyya, une sérénité qui m’accompagnera pour le restant de mes jours. Les gens avaient pour nous un grand respect. L’on a pu connaître l’état de leur foi et de leur piété dans leurs yeux. Les discours du Calife m’ont fort touchée et je pleurais pendant qu’il les prononçait. J’ai eu l’impression qu’une nouvelle vie commence pour moi et je tenterai de traduire dans la pratique les conseils que j’ai entendus. Je vous remercie de m’avoir permis de profiter de cette atmosphère spirituelle. »

Ainsi, même ceux qui ne connaissent pas la Jama’at profitent de l’atmosphère de la Jalsa, qui est source de bénédictions pour eux.

Une chrétienne déclare : « Je suis venue à la Jalsa en compagnie de mon mari et de mes enfants. Je n’ai jamais vu un accueil si bien organisé pour les invités. On a beaucoup enseigné sur le respect des parents et l’éducation des enfants. Ces conseils feront partie intégrante de ma vie. J’étais fort étonnée du respect que démontraient les hommes à l’égard des femmes. La femme ne jouit pas d’un si grand honneur ou respect au sein du christianisme. Je vous remercie et je prie pour vous. »

C’est là une leçon pour les hommes : ils doivent avoir du respect pour les femmes tout le temps et pas uniquement lors de la Jalsa, conformément à l’enseignement que nous a donné Dieu.

Un musulman du nom de Mohammad Youssouf était aussi présent lors de la Jalsa. Il relate : « J’en suis à ma première participation. L’atmosphère de la Jalsa a dissipé de mon cœur toutes les accusations portées contre la Jama’at Ahmadiyya. Partout l’on y encourageait le bien et les préceptes du Coran et des Hadiths. La devise « Amour pour tous et haine pour personne » m’a fort touché. La sérénité régnait partout. Les discours du Calife procuraient une grande tranquillité. Je me suis décidé à me joindre à l’Ahmadiyya lors de la Jalsa. J’étais confronté à de nombreuses difficultés personnelles, qui se sont envolées lors de ma participation à la Jalsa. Je transmettrai désormais le message de l’Ahmadiyya aux autres. »

Un étudiant en médecine de la Lettonie déclare : « Participer à la Jalsa Salana d’Allemagne est pour moi un grand honneur. J’ai ressenti qu’il s’agissait de la rencontre de gens possédant une foi immense, des âmes sereines, qui favorisent la fraternité et la paix. J’ai été étonné par l’extase dans laquelle l’auditoire écoutait les discours ainsi que la passion des bénévoles. Rencontrer le Calife a aussi été un grand honneur. Il a dissipé les craintes des Allemands concernant l’islam en raison du flux des émigrés. Cela m’enchante que la Jama’at Ahmadiyya prône dans le monde un message de paix et de fraternité. Elle favorise le bon voisinage et le service d’autrui dans la société allemande. »

Un musulman pakistanais qui fait son master en Lettonie était aussi présent pour la Jalsa. Il relate : « Je suis arrivé du Pakistan en Lettonie le mois dernier muni d’un visa d’étudiant. J’ai accepté, avec hésitation, l’invitation pour la Jalsa. J’ai été fort étonné par l’organisation de la Jalsa, vu le grand nombre de personnes présentes. Les organisateurs ont tout géré avec savoir-faire et sagesse. Il y avait dans la salle nombre de non-musulmans de divers pays. Ils avaient tous été invités afin qu’ils connaissent l’islam de visu. Durant toute ma vie, je n’ai vu nulle part ailleurs un tel amour, un tel respect et un tel sens de l’hospitalité. J’ai fort apprécié le fait que cela aura un effet très positif sur tous les non-musulmans et qu’ils tenteront de se rapprocher de l’islam. Étant donné que je ne suis pas ahmadi, j’entretenais les mêmes malentendus que les autres musulmans autour de l’Ahmadiyya. Or, je n’ai trouvé aucune différence entre les ahmadis et les autres musulmans en écoutant les discours, en lisant les bannières et en accomplissant la Salat. La Kalimah des ahmadis est la même, ainsi que leur Salat et leur Coran.

La question du Khatmoun-Noubouwwah méritait la plus grande réflexion. Je suis contraint de juger de la justesse de mes croyances et celle des ahmadis. Le plus grand avantage de ma participation à la Jalsa est que j’ai pu tout témoigner de mes yeux en partageant la compagnie des ahmadis. J’ai tout entendu de mes propres oreilles. À présent je pourrai juger de ce que dit l’islam sur la question du Khatm-oun-Noubouwwah. J’ai fort apprécié le discours du dernier jour du Calife. En somme, ces quatre jours étaient pour moi merveilleux. Les autres musulmans se contentent de parler et de semer la haine ; or ici je n’ai découvert que l’amour et le respect. Quelques non-musulmans m’avaient aussi accompagné. Ils ont été fort touchés par le respect qu’ils ont reçu de la part des musulmans [ahmadis]. Tous les membres de l’équipe des organisateurs ont été très affectueux et respectueux. Ils nous ont guidés et ont géré à merveille cette grande rencontre. Je les remercie du tréfonds de mon cœur. »

Un maître des conférences sri-lankaises de l’université de l’agriculture lettone était aussi présent lors de la Jalsa. Il relate : « J’étais un peu inquiet lorsque j’avais accepté de participer à la Jalsa de peur qu’il n’y ait un attentat terroriste. Or, lorsque j’ai vu le dispositif de sécurité, j’ai compris que personne ne pourra causer du tort aux participants de cet événement. »

En tout cas, c’est Allah en personne qui assure notre sécurité et pas notre « dispositif ». L’invité déclare : « J’ai apprécié le dispositif de sécurité. J’ai de nombreux amis musulmans d’origine sri-lankais. Je suis moi-même de confession bouddhiste et je ne connaissais pas grand-chose à propos de l’islam. La Jalsa m’a présenté l’islam véritable et d’autres aspects de cette religion. J’ai aussi compris la différence entre les ahmadis et les autres musulmans. La plus grande leçon que j’ai tirée de cette rencontre est que la Jama’at Ahmadiyya déborde d’affection [à l’égard] d’autrui. C’est là un point que je souhaite mettre en exergue. Je suis fort étonné par le sens de l’organisation de votre Jama’at : cela démontre que vous pourrez guider l’humanité sur le droit chemin. »

Une étudiante de la Lettonie n’avait jamais participé à une rencontre islamique. Elle déclare : « J’ai tout bien apprécié, les repas et tout le reste. Les gens étaient très courtois, les femmes qui étaient de service étaient toutes souriantes. » L’on reçoit [d’habitude] plus de doléances du côté des femmes. Cette invitée affirme, quant à elle, qu’elles étaient souriantes et qu’elle a fort apprécié ce geste de leur part. Elle ajoute : « Grands et petits faisaient tout pour maintenir la propreté. Je me suis sentie très à l’aise. Quand j’ai regardé sur l’écran, j’ai vu que les hommes, dans leur salle, avaient chacun la main sur l’épaule de son voisin. » (Il s’agissait en effet du serment d’allégeance). Elle ajoute : « Ma participation dans cette conférence a changé mon opinion à propos de l’islam. Je suis très contente qu’il existe encore des gens qui souhaitent le bonheur du monde. »

Une étudiante du nom d’Anastasia de la Lettonie a commenté sur le discours que j’ai prononcé à l’endroit des invités non-musulmans. Elle dit : « J’ai vraiment apprécié les paroles du Calife, qui étaient fort à propos. »

Ces hommes et ces femmes invités qui étaient du nombre d’un millier étaient réunis au même endroit. Ils étaient de différentes nationalités dont une majorité d’Allemands, qui étaient entre 400 et 500.

L’invitée ajoute : « J’ai dû me rendre dans la salle des hommes pour écouter ce discours alors que j’ai passé le plus clair de mon temps dans celle des femmes. J’étais embarrassée de m’asseoir parmi les hommes du fait que je n’avais pas de voile sur la tête. »

Ceci doit rendre plus confiantes nos jeunes femmes qui se disent embarrassées de porter le voile ici en Occident. Cette chrétienne quant à elle se disait gênée de s’asseoir parmi les hommes sans porter de voile sur la tête.

Un avocat kosovar a commenté que « l’organisation de la Jalsa laisse sous-entendre que chacun œuvrait en parfaite obéissance au Calife. Cette obéissance avait pour cause l’amour de la Jama’at à l’égard du Califat. J’ai moi-même rencontré le Calife. Tous les membres de la Jama’at sont unis comme les perles d’un collier. L’on organise pareilles rencontres au Kosovo, or cette Jalsa a laissé sur moi une toute autre impression : elle réunissait des gens de toutes origines et chacun de leurs besoins était comblé. » Cet avocat n’était pas ahmadi.

Un professeur de physique était aussi présent du Kosovo. Il déclare : « Réunir un si grand nombre de gens au même endroit et combler tous leurs besoins était pour moi quelque chose d’extraordinaire. J’ai scruté de très près l’organisation entière de la Jalsa qui tournait à merveille. Il y avait un bénévole pour chaque tâche. J’ai eu l’occasion d’entrer dans la cuisine où j’ai rencontré une personne qui, depuis les vingt-deux dernières années, épluche des oignons avec le même couteau que feu le quatrième Calife avait utilisé et touché. » Cet incident a laissé sur l'invité une bonne impression.

Une délégation de trente-huit personnes était venue de la Géorgie, composée de deux prêtres, deux Muftis, des leaders sunnites et chiites, ainsi que trente autres invités non-ahmadis. Un Imam d’une mosquée non-ahmadie du nom de Janboul a déclaré : « J’officie comme Imam dans la mosquée de Géorgie et je suis venu en Allemagne suite à l’invitation de la Jama’at Ahmadiyya. J’ai appris de nouvelles choses à propos de l’islam. Je n’oublierai jamais la parole du Calife qui nous enjoignait d’aider l’humanité. Il disait que l’islam est une religion de paix. J’ai découvert ici le sens véritable des préceptes de l’islam. »

Une invitée déclare : « Je souhaite remercier tous les bénévoles qui ont œuvré lors de la Jalsa. »

Une autre ajoute : « J’ai participé dans l’événement organisé par les femmes. Leur gestion m’a laissé bouche bée. Elles s’occupaient elles-mêmes de la sécurité. J’ai fort apprécié tout l’événement. Je vous suis reconnaissante. L’emphase mise sur l’éducation des femmes m’a fort étonnée. Plus étonnant encore était la remise de prix par les mains du Calife aux jeunes femmes qui ont excellé dans leurs études. »

Le président d’une organisation musulmane de la Géorgie relate : « Nous avons été très honorés de participer à cette conférence. J’ai vu ici de la spiritualité et de la fraternité. Nous avons tiré grand profit de notre présence ici. »

Un certain Mohammad Akbar déclare : « Depuis notre enfance, nous avons entendu parler d’un Mahdi qui viendra changer le monde et nous l’avons attendu. C’est la première fois que j’entends que ce Mahdi est venu et parti, et qu’il a été succédé par le Califat. J’étudierai les ouvrages de la Jama’at et je suis certain que je trouverai les réponses à mes questions. »

L’évêque qui portait la soutane de couleur bleue s’est dit impressionné par la Jalsa.

Un prêtre d’une Église protestante de la Hongrie était aussi présent lors de la Jalsa. Il est actif dans les domaines religieux et humanitaire. Il a déclaré : « Je suis chrétien, mais ma foi est sortie grandie, ayant participé à la Jalsa. Cette recharge me servira pendant toute l’année. » Il était venu les années précédentes. Le missionnaire [ahmadi] de la Hongrie déclare que ce prêtre a élargi le cercle de ses contacts lui ouvrant ainsi de nouvelles voies pour transmettre le message de l’islam aux autres.

Un autre invité en provenance de Hongrie travaille dans un bureau des réfugiés. Il déclare : « La Jalsa est un grand événement qui nous émeut. Lorsqu’on lance des slogans, c’est comme si les ahmadis attendent un ordre du Calife qu’ils sont sur le point d’exécuter. Au début je ressentais une grande peur. En Hongrie, cent personnes réunies quelque part donnent lieu à des bagarres. C’est la première fois que j’assiste à une rencontre de milliers de personnes où il n’y pas eu un seul heurt. »

Une responsable des finances d’un camp de réfugiés en Hongrie a voulu savoir comment était financée la Jalsa. Elle a été fort étonnée quand on lui a expliqué le volontariat ainsi que le système de financement de la Jama’at. Elle a déclaré que la Jalsa purifie l’intérieur et rend léger. C’est là l’opinion d’une non-musulmane. Au tout début l’enfant a peur de se laver : mais cela lui est très nécessaire. Il en est de même de la Jalsa. Comme je l’avais dit auparavant la Jalsa a un effet très positif sur les étrangers.

Un femme-médecin d’origine yéménite était présente dans la délégation de la Hongrie. Elle a été très émue de sa participation à la Jalsa. Elle a écouté dans la salle des femmes le discours que j’ai prononcé à l’endroit des femmes et elle est venue dans celle des hommes pour écouter le discours que j’ai adressé à l’endroit des invités. Elle a déclaré qu’elle était très contente dans la salle des femmes et qu’elle voulait y retourner. Elle était très satisfaite de sa visite de la bibliothèque de la Jamia. Elle disait que tous les versets inscrits sur le mur de la Jamia étaient très à propos dont celui-ci :

وَأَشْرَقَتِ الْأَرْضُ بِنُورِ رَبِّهَا

Une délégation de quatre-vingt-trois personnes était présente de la Macédoine. Cinquante personnes sont venues en bus en parcourant une distance de 2000 kilomètres en trente-quatre heures. Les autres invités ont utilisé d’autres moyens de transport. Il y avait 21 ahmadis, 29 musulmans non-ahmadis et 14 chrétiens. Il y avait aussi le maire d’une grande ville macédonienne, et six journalistes de quatre chaînes de télé qui ont couvert les trois jours de la Jalsa. Ils ont interviewé plusieurs invités et vont préparer un documentaire.

Trois professeurs musulmans, qui sont amis, étaient aussi présents. Jala Dini, un professeur en informatique, a déclaré : « Je remercie les organisateurs de la Jalsa ainsi que les ahmadis de la Macédoine, qui m’ont offert l’invitation. L’on a pratiqué ici les véritables enseignements de l’islam. J’avais lu dans le passé à propos de la Jama’at Ahmadiyya et de son Calife. J’ai aussi entendu des propos hostiles contre la communauté ; en venant ici j’ai trouvé les réponses à mes questions. J’ai vu le Calife, j’ai entendu ses propos et j’ai beaucoup appris de lui — et j’en suis fort touché. Après avoir entendu le Calife, je suis convaincu que le monde entier doit écouter son message et suivre cette voie qui vient de Dieu. Je vous transmets mon message de paix. »

Une délégation de cinquante personnes était venue de la Lituanie, comptant quarante non-ahmadis et dix ahmadis. Une des invités a déclaré : « Lors de la Jalsa je sentais que je faisais partie de la Jama’at. La Jalsa nous a enseigné l’égalité, l’amour et la bienfaisance à l’égard d’autrui, autant de qualités que nous avons témoignées dans la pratique lors de cette rencontre. »

Un autre invité lituanien déclare : « Je suis un écrivain et je suis venu apprendre à propos de l’islam ici. L’explication du Calife sur l’unicité de Dieu m’a profondément touché. Il a déclaré qu’il ne suffit pas d’adorer Dieu, mais de Lui plaire. C’est une parole qui a conquis mon cœur. J’écrirai un article sur la Jama’at et je publierai tout un numéro de mon magazine à propos d’elle. Je sais que je devrai faire face à une tempête d’opposition par la suite, mais je souhaite soutenir la vérité. Je suis ici très content et en paix. Je vous présente à tous mes meilleurs vœux. »

Rahim, un politicien du Tadjikistan, relate : « C’est la toute première fois que je participe à la Jalsa et regarde de près la Jama’at Ahmadiyya. La passion des bénévoles qui travaillent matin et soir est pour moi un exemple. Ma rencontre avec le Calife m’a offert toutes les réponses à beaucoup de mes questions. J’ai eu des réponses complètes à mes interrogations sur la situation des musulmans. Je suis convaincu qu’à l’avenir la Jama’at Ahmadiyya pourra réunir toute la Oummah de l’islam. C’est une Jama’at qui m’a l’air d’être très sérieuse. Je n’oublierai pas les bons souvenirs de cette Jalsa et de ma rencontre avec le Calife.

Une maîtresse des conférences d’une université du Tadjikistan relate : « Je suis très contente de ma participation à la Jalsa et de son organisation. C’est la première fois que j’ai témoigné d’un tel sens de l’hospitalité et de la coopération. La Jama’at Ahmadiyya jouit d’une grande liberté ici et le discours du Calife à l’endroit des femmes présente la vraie solution aux problèmes contemporains. Si seulement le monde entier pouvait le mettre en application. J’ai rencontré le Calife : il a une grande connaissance du monde du journalisme et des problèmes contemporains. Avant de le rencontrer je croyais qu’il n’était qu’un personnage religieux. Or, lorsque je lui ai parlé j’ai constaté qu’il était très bien informé. Il a raison de dire que les médias sèment le trouble dans le monde. Si les médias le souhaitaient ils auraient pu favoriser la paix dans le monde. J’offre mes meilleurs vœux à la Jama’at Ahmadiyya. »

Le maire de la ville M’bour au Sénégal était aussi présent. Il représentait le calife des Mourides du Sénégal à la Jalsa et m’a offert un présent sur la tribune. Le maire a déclaré : « J’ai certes prêté allégeance au calife des Mourides. Or, la cérémonie de Bai’ah que j’ai vue ici est pour moi un événement unique. » En effet le maire était très ému lorsqu’il parlait et il avait les larmes aux yeux. Il ajoute : « Nous avons certainement un calife, mais je n’ai vu nulle part ailleurs un tel amour pour le Califat. J’ai compris aujourd’hui comment les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) offraient leur vie. J’ai vu l’amour des gens pour le Calife et j’ai déduit qu’ils étaient tous prêts à obéir au moindre commandement venant de lui. Jamais je n’ai vu pareil amour ou dévouement. Nous organisons aussi une rencontre de trois jours, mais il a tout un vacarme en présence du calife des Mourides. Or, ici tout est silencieux en présence du Calife et tout le monde n’était là que pour l’écouter. Je n’ai vu pareille scène chez aucuns des suivants d’un autre leader séculier ou religieux. »  

Quarante-deux personnes de dix-sept pays avaient fait la Bai’ah le troisième jour de la Jalsa. Un invité de l’Albanie a dit : « J’étais autrefois un opposant endurci de la communauté Ahmadiyya. Mon frère et mon ami avaient déjà rejoint la communauté. J’ai tenté en vain de faire naître chez mon frère de la haine pour l’Ahmadiyya. Finalement nous avons décidé de faire un duel de prière, priant que celui qui est sur la bonne voie obtienne la victoire. Après une longue période de supplications, l’envie est née en moi de voir de mes propres yeux la Jalsa et le Calife, afin que je ne prenne pas une décision incomplète, basée uniquement sur un aspect de mes connaissances. Ainsi, j’ai participé à la Jalsa Salana l’année dernière. J’étais un peu rassuré, sans être toutefois entièrement serein, quand soudain l’heure cruciale arriva où j’aperçus le visage du Calife, et aussitôt toute mon inimitié, ma rancune, ma haine, et tous mes doutes avaient disparu. Je n’avais plus aucune raison de refuser ce message : au retour de la Jalsa j’ai rempli le formulaire de la Bai’ah. Cette année je suis revenu et j’ai eu l’opportunité de faire la Bai’ah. Cette fois-ci j’ai rencontré une autre difficulté. Ma fiancée ne souhaitait pas rejoindre l’Ahmadiyya. J’ai fait beaucoup d’efforts pour la convaincre de venir ici. Lorsqu’elle a entendu le discours du Calife adressé aux dames, elle décida aussitôt de rejoindre l’Ahmadiyya. Ma fiancée me raconta : « C’est une communauté qui a un Calife aussi bienveillant qu’aimant : elle obtient toutes ces bénédictions de sa part dont sont privés les autres musulmans. Nous allons maintenant nous marier prochainement en tant qu’ahmadis. »

Je vais présenter le rapport de la couverture médiatique de la Jalsa d’Allemagne. Parmi les médias internationaux, il y avait des journalistes de Reuters World, European News Agency, trois journalistes de la Macedonia TV, des journalistes de la Lituanie, d’Israël ainsi que des journaux en ligne. Au niveau national, des journalistes de 4 chaînes télévisées allemandes, de la presse écrite et d’une radio ont participé à la Jalsa. Il y avait également des représentants de la presse nationale. Au niveau régional, il y avait des représentants de deux chaînes télé, de deux radios, deux de la presse écrite, dont un journal. Les trois journées de la Jalsa d’Allemagne ont été couvertes médiatiquement. Selon le rapport, à travers 4 chaînes de télé, deux radios, 46 journaux, et différents médias, le message a été transmis à 62 857 000 personnes. De plus, d’autres articles seront bientôt publiés.

Les informations au sujet de la couverture médiatique de la Jalsa Salana de Belgique seront collectées bientôt. On disposera de toutes les informations ultérieurement dans le rapport de Majid Saheb.

Une chaîne de télévision, et trois journaux ont couvert la Jalsa de Belgique, transmettant le message à environ 2 millions de personnes.

La ville de Dilbeek où a eu lieu la Jalsa est de taille moyenne, comptant quarante-six mille habitants. Elle s’est développée aux cours de ces 10-12 dernières années et est en voie de devenir une grande ville. Lorsque la télévision et les journaux belges ont fait mention de la Jalsa, des habitants de la ville ont téléphoné en faisant part de leur étonnement, disant qu’ils ignoraient que quatre mille musulmans s’étaient réunis à Dilbeek. Ils pensaient que là où se réunissent tant de musulmans, il y aura sûrement du désordre, des problèmes ou du bruit. Mais ils ont été étonnés de voir que 4000 personnes s’étaient réunies et ils ne l’ont pas du tout remarqué. Ils ont affirmé qu’ils n’ont pas été le moindrement importunés par ce rassemblement ou dérangés par aucune nuisance sonore.

Des chaînes de télévision africaines ont diffusé la Jalsa grâce à MTA Africa. La Review of Religions a commencé un nouveau programme en ligne, qui a permis de diffuser la Jalsa auprès de 2 millions de personnes environ. Il y a eu de nombreux retours de la part des gens. Les articles publiés dans les journaux, et les informations relayées par les médias présentent la véritable image de l’islam, que le monde est en train de contempler.

Qu’Allah perpétue les effets bénéfiques de ces Jalsas.

Après la prière je vais diriger quelques prières funéraires en l’absence des corps. La première sera celle de Syed Hasnaat Ahmad Saheb, qui était au Canada : il est décédé le 27 août dernier à l’âge de 92 ans. Inna lillahi wa inna ilaihi raaji’oun. Il était le fils de Hazrat Dr Syed Shafee Ahmad Saheb, un compagnon du Messie Promis (a.s.), et de Syeda Quraisha Tahir Saheba. Le défunt était très soucieux de la communauté, pieux, sincère et fidèle. Il faisait partie du système d’Al-Wassiyat et des premières personnes qui étaient venues s’installer au Canada dans les années 70, et qui avaient introduit la communauté dans les médias canadiens, auprès du gouvernement et au niveau fédéral et provincial. Il avait également pris position contre les persécutions que subissaient les ahmadis au Pakistan, et jusqu’à ses derniers jours il a grandement œuvré pour défendre les droits des minorités.

Il était le fondateur du centre des droits de l’homme et de relations intercommunautaires et il était le chef de la publication et l’éditeur en chef d’un magazine canadien. Il est l’auteur de nombreux livres. En 1982, sans aucune hésitation, il a œuvré pour la diffusion des émissions de la Jama’at sur la chaîne de télévision canadienne Rogers Channel. Suite à ses efforts, le 12 décembre 1982, pour la première fois au monde, la photo du Messie Promis (a.s.) et de ses Califes, et des émissions de l’Islam et Ahmadiyya, ont été diffusées à la télévision canadienne. De 1985 à 1986 il a servi en tant qu’éditeur de l’Ahmadiyya Gazette Canada. En l’honneur de ses services rendus à l’humanité, le gouvernement canadien avait imprimé des timbres-poste à son effigie. Le gouvernement canadien, et différentes organisations lui ont remis de nombreux prix et l’ont souvent mis à l’honneur. Il a eu l’honneur de servir pendant trois mandats dans la Jama’at du Canada en tant que responsable national des relations externes.

En 1988, il a lancé un nouveau journal bihebdomadaire pour défendre les droits des ahmadis qui se sont réfugiés au Canada. Par l’intermédiaire de ce journal, il a eu l’opportunité de défendre auprès du gouvernement les droits des nouveaux arrivants. Pour ce journal, il avait endossé le rôle de journaliste courageux en défendant les croyances et les droits des ahmadis. Il a également introduit les livres du Messie Promis (a.s.). Il a écrit des introductions pour ces livres, et les a compilées. C’est une grande contribution de sa part.

Qu’Allah exalte son rang : qu’Il fasse preuve de pardon et de miséricorde à son égard.

La deuxième prière funéraire sera celle de Mobarika Shaukat Saheba, qui était la femme de Hafiz Qudratullah Saheb, ancien missionnaire ayant servi aux Pays-Bas et en Indonésie. Le 8 septembre dernier elle est décédée à l’âge de 94 ans, Inna lillahi wa inna ilaihi raaji’oun. Elle était la fille de Babu Abdul Lateef et s’était mariée en 1940 à Hafiz Qudratullah Saheb, qui avait dédié sa vie et faisait partie des premiers missionnaires de la communauté.

Ils étaient mariés pour 53 ans. En raison du fait que son mari Hafiz Saheb était sur le terrain à l’étranger pour accomplir le Jihad en transmettant le message [de l’Ahmadiyya], la défunte s’est occupée seule de l’éducation de ses enfants pendant 20 ans. En effet, les femmes des anciens missionnaires ont consenti à de grands sacrifices. Elle est restée séparée de son mari pendant 15-20 ans. La défunte était une femme pieuse, douée de sagesse, qui faisait beaucoup de supplications et beaucoup d’actes d’adoration. Elle a enseigné le Saint Coran aux enfants, elle aidait autant que possible les nécessiteux, et elle faisait preuve de sincérité.

Elle accordait une grande importance à la prière de Tahajjoud ; elle travaillait assidument dans la voie de la religion. Elle avait une relation sincère avec le Califat. Elle a eu l’opportunité avec sa famille, et Hafiz Saheb, de prendre en charge tous les frais liés à la publication de la traduction du Saint Coran en langue catalane faite par la Jama’at. Elle a également eu la grande opportunité, au nom de sa famille, de prendre en charge tous les frais de construction d’une mosquée en Indonésie. La défunte laisse derrière elle un fils, Azizullah Saheb et trois filles ; qu’Allah l’Exalté leur permette de perpétuer ses actes de piété, et qu’Il fasse preuve de pardon et de miséricorde à son égard. Elle était la tante d’Ata-ul-Mujeeb Rashid Saheb.

La troisième prière funéraire sera celle de Chaudhary Khalid Saifullah Saheb, Naib Amir de la Jama’at de l’Australie, qui décéda le 16 septembre dernier à l’âge de 87 ans. Inna lillaahi wa inna ilaihi raaji’oun. L’Ahmadiyya entra dans sa famille par l’intermédiaire de son grand-père, Chaudhary Mohammad Khan Saheb, comptable de la région de Gurdaspur, qui a eu l’opportunité de faire la Bai’ah durant sa jeunesse sur la main du Messie Promis (a.s.) en 1890. Chaudhary Mohammad Khan Saheb avait également reçu le message de l’Ahmadiyya directement du Messie Promis (a.s.). Il était arrivé à Qadian vers l’heure de la prière d’Asr et s’était rendu à la mosquée Aqsa, où la prière venait de se terminer. Le Messie Promis (a.s.) en sortait. Le défunt le salua, et ensuite entra dans la mosquée pour prier. Le Messie Promis (a.s.) s’assit là-bas. Lorsqu’il termina la prière, le Messie Promis (a.s.) lui demanda s’il avait reçu son message. Il répondit négativement. Il raconta que le Messie Promis (a.s.) l’emmena dans une pièce, et sortit de la littérature d’une armoire, et il lui dit : « Prends cela pour toutes les personnes lettrées de ton village. » Il répondit qu’il n’y avait que 3-4 personnes lettrées dans son village, mais il prit de la littérature pour 14-15 personnes, qui consistait en l’annonce de la revendication du Messie Promis (a.s.). Il l’a ensuite lue, et en a été grandement impressionné. Il connaissait Mian Jamal Din Saheb et Mian Khair Din Saheb du village de Sekhwan. Quand il leur remit cette littérature, ces derniers l’informèrent qu’ils avaient accepté le Messie Promis (a.s.) et lui conseillèrent de le faire également.

Chaudhary Mohammad Khan Saheb partit directement de Sekhwan à Qadian, y fit la Bai’ah et se joignit ainsi à la communauté Ahmadiyya. Après avoir fait la Bai’ah, un jour quand Chaudhary Mohammad Khan Saheb massait les pieds du Messie Promis (a.s.) il lui demanda tout hésitant : « Huzoor, présentez-moi un moyen me permettant de réussir dans ma vie spirituelle et mondaine. » Le Messie Promis (a.s.) lui répondit : « Fais la prière avec grande concentration et fais beaucoup d’Istighfar. » Une autre fois, alors qu’il lui massait une fois encore les pieds, il lui demanda la même chose, et le Messie Promis (a.s.) lui répondit : « Accomplis l’Istighfar à foison et envoie beaucoup de salutations sur le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). » Il a mis cela en pratique toute sa vie durant. Mirza Bashir Ahmad Saheb a également rapporté ce récit.

Je vais maintenant parler du défunt, Chaudhary Khalid Saifullah Saheb. Les récits que je viens de mentionner sur son grand-père étaient liés au Messie Promis (a.s.). Là où il habitait, Chaudhary Khalid Saifullah Saheb a toujours servi dans la voie de la religion, notamment en tant que président du comité pour le centenaire de l’Ahmadiyya et président du comité de la Shoura centrale du Majlis Khuddam-ul-Ahmadiyya. Il a également servi en tant que secrétaire de la communauté Ahmadiyya de Faisalabad, en tant que secrétaire des finances central de l’association des ingénieurs ahmadis, en tant que président du quartier de Civil Line à Lahore.

Il était également Amir de la Jama’at de Benghazi en Libye. Il a par ailleurs servi en tant que président des Ansarullah de l’Australie, et en tant que Naib Amir de la Jama’at australienne. Lors du décès de Mahmood Bengali Saheb, je l’avais aussi nommé provisoirement en tant qu’Amir de la Jama’at de l’Australie. Il a eu l’opportunité de servir à ce poste et l’a fait avec grande efficacité. Il avait une grande relation de fidélité et d’obéissance avec le Califat. Le défunt a eu l’opportunité de rendre d’innombrables autres services et il a eu une vie bien remplie. Il avait une grande connaissance ; ses articles étaient publiés dans les magazines de la Jama’at.

Il était un homme très simple, toujours souriant et très conciliant.  Qu’Allah exalte son rang, et qu’Il fasse preuve de pardon à son égard. Il était membre du système d’Al-Wassiyat. Il laisse derrière lui trois filles et deux fils. Son fils aîné, Mohammad Omar Khalid Saheb, réside ici au Royaume-Uni : il est président de la région de Morden. Son fils cadet, Ahmad Omar Khalid, réside en Australie, où il sert en tant que secrétaire National du Waqf-e-Jadid. Le défunt avait également des filles. Qu’Allah permette à tous ses enfants de perpétuer ses actes de piété.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)