Sermon du vendredi 24 août 2018, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

‘Asim Bin Thabit était un compagnon du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : son père s’appelait Thabit Bin Qays et sa mère Shamous Bint Awamir. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre ‘Asim Bin Thabit et ‘Abdoullah Bin Jahsh. Les musulmans s’étaient dispersés suite à la contre-attaque virulente des mécréants pendant la bataille d’Ouhoud : ‘Asim Bin Thabit s’était tenu fermement à côté du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il avait prêté le serment au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de se battre jusqu’à la mort. Il était aussi parmi les archers du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). ‘Asim Bin Thabit appartenait à la tribu d’Aws et il avait aussi participé à la bataille de Badr.

Avant le début de la bataille de Badr, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a demandé aux musulmans comment ils comptaient combattre les mécréants. ‘Asim Bin Thabit a suggéré : « Ô Envoyé d’Allah ! Quand un détachement des mécréants se rapprocha de nous à portée de nos flèches, nous leur lancerons nos flèches. Nous leur lancerons nos pierres quand nous pourrons les atteindre par celles-ci. » ‘Asim Bin Thabit avait trois pierres dans une main et deux dans une autre.

« Quand ils se rapprocheront davantage au point où nos lances pourront les atteindre, nous les combattrons avec nos lances. Quand celles-ci se briseront, nous nous battrons avec nos épées. »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « C’est ainsi qu’on livre bataille. Tout combattant doit se battre selon la méthode de ‘Asim. »

À l’époque, l’on se battait avec des flèches, des lances et des épées. On utilisait même des pierres. Ce n’est pas comme aujourd’hui où l’on bombarde des civils innocents pour tuer des femmes et des enfants. Une non-musulmane a écrit un livre dans lequel elle dit que les Occidentaux critiquent les batailles livrées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Or, lors de ces conflits, quelques centaines ou tout au plus mille personnes ont perdu la vie. Les pays développés, qui se disent imbus de sympathie pour l’humanité, lors de la deuxième guerre mondiale, ont tué plus de 70 millions de personnes, dont la majorité était des civils.

Mais aujourd’hui, malheureusement, les musulmans prennent l’aide de ces gens : des musulmans sont en train de tuer leurs coreligionnaires sans distinction. Au lieu de répliquer par différents moyens aux assauts de l’ennemi quand ils se rapprochent, ces musulmans lancent des attaques et tuent des innocents.

Selon un récit, quand ‘Ali est rentré de la bataille d’Ouhoud, son épée était tordue en raison de la férocité des combats. ‘Ali a dit à Fatimah : « Prend cette épée redoutable qui m’a été très utile lors de la bataille. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a entendu ses propos et il lui a dit : « Si aujourd’hui tu t’es battu vaillamment avec ton épée, sache que Sahal Bin Hounayf, Abou Dajana, ‘Asim Bin Thabit et Harith Bin Sima en ont fait de même. »

Selon un autre récit le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), par compassion, a libéré Abou Azza Amr Bin Abdoullah, un poète des Qurayshites, fait prisonnier lors de la bataille de Badr. Il avait plaidé auprès du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) [de la façon suivante] : « J’ai cinq filles. Elles n’ont personne d’autre que moi. Veuillez me libérer, par aumône en leur faveur ! » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) l’a donc remis en liberté.  

Abou Azza a promis de ne pas se battre contre le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à l’avenir et de n’aider personne contre lui. Sur ce, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) l’a libéré sans demander de rançon.

Avant la bataille d’Ouhoud, Safwan Bin Ummaya a demandé à Abou Azza d’accompagner les Qurayshites. Celui-ci a cité la promesse faite au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de ne jamais se battre contre lui à l’avenir et de n’aider personne dans l’effort de guerre. « Par compassion, Muhammad (s.a.w.), m’a libéré et il ne l’a fait en faveur de personne d’autre » a expliqué Abou Azza.

Safwan a donné la garantie qu’il s’occuperait de ses filles comme des siennes si Abou Azza était tué lors de la bataille. Si par contre il en sortait vivant, il recevrait de grandes richesses réservées uniquement à ses proches.

C’est ainsi qu’il a appâté sa convoitise. Abou Azza est sorti pour rallier les Arabes. Ainsi, il ne s’est pas contenté de participer à la bataille : il a aussi incité les autres tribus contre les musulmans. Il a ensuite accompagné les Quraysh pour la bataille d’Ouhoud où il a de nouveau été fait prisonnier par les musulmans. Il était d’ailleurs l’unique captif fait par ces derniers. Quand on lui a rappelé sa promesse de la dernière fois, il a plaidé : « Ô Muhammad (s.a.w.) ! J’ai été contraint de livrer bataille. Aie pitié de moi en raison de mes filles ! »

Il a réitéré la même raison que la première fois afin que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) le libère par compassion. Celui-ci lui a demandé : « Qu’en est-il ta première promesse ? Elle ne sera pas acceptée cette fois-ci. Par Allah ! Tu ne pourras pas te pavaner dans les rues de La Mecque, proclamant que tu as trompé Muhammad (s.a.w.) à deux reprises. »

Selon un autre récit le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Un croyant n’est certainement pas mordu à deux reprises dans le même trou. » Ensuite il a ordonné ‘Asim Bin Thabit de l’exécuter. Celui-ci a obéi à l’ordre du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et a exécuté Abou Azza.

Or l’on ose traiter le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de tyran, qu’Allah nous en préserve, pour avoir puni cet individu pour ses crimes impardonnables et la violation de sa promesse.

Wilders, le politicien néerlandais, lance ces jours-ci de virulentes attaques contre le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). S’il peut présenter, de son pays et de ce monde, un exemple de clémence face à pareil crime, son objection sera valable dans une certaine mesure. Or, ils ne pourront jamais présenter des exemples pareils.

Dans son ouvrage Sirat-Khataman-Nabiyyine, Mirza Bashir Ahmad a évoqué ‘Asim dans le contexte de l’incident à Raji’. « Lors du mois de Safar en l’an 4 de l’hégire le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), prépara une expédition composée de dix compagnons avec ‘Asim Bin Thabit à leur tête. Il l’ordonna de s’approcher de La Mecque secrètement afin de se renseigner sur les Qurayshites et de l’informer à propos de leurs efforts et de leurs intentions.

Avant l’envoi de l’expédition, quelques membres des tribus d’Azal et de Qarah se présentèrent au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) pour l’informer qu’un nombre important des leurs souhaitait embrasser l’islam et de leur envoyer quelques formateurs pour leur enseigner l’islam. Acceptant leur requête, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) leur envoya l’expédition qu’il souhaitait expédier sur la mission de renseignement. Or, ces gens mentaient et étaient venus à Médine sur l’incitation de la tribu des Banou Lihyan, qui souhaitaient se venger de la mort de leur chef Soufyan Bin Khalid. Ils comptaient faire sortir des musulmans de Médine afin de les attaquer. La tribu des Banou Lihyan avait offert en cadeau de nombreux chameaux aux gens d’Azal et de Qarah. Quand les traîtres de ces deux tribus arrivèrent entre Asfan et La Mecque, ils informèrent secrètement les Banou Lahyan que des musulmans les accompagnaient. Deux cents jeunes, dont cent archers, sortirent pour poursuivre les musulmans et les confrontèrent à Al-Raji’.

Ces dix musulmans ne faisaient pas le poids devant les deux cents soldats. Or, les musulmans avaient reçu l’ordre de combattre en de telles situations. Les compagnons grimpèrent sur une colline et se préparèrent à mener le combat. Les Kouffar, qui n’avaient aucun scrupule à tromper autrui, leur promirent de ne pas les tuer s’ils descendaient de la colline. ‘Asim leur répondit qu’ils n’avaient aucune confiance dans leurs promesses et qu’ils ne descendraient pas. Se tournant ensuite vers le Ciel il supplia : « Ô Seigneur ! Tu vois notre condition. Informe donc Ton prophète à propos de notre situation. »

‘Asim et ses compagnons menèrent le combat et tombèrent en martyr. »

Mirza Bashir Saheb ajoute à propos de l’incident à Al-Raji : « Quand les Qurayshites de La Mecque ont su que ‘Asim Bin Thabit faisait partie de ceux qui sont tombés en martyrs à Raji’, ils ont mandé plusieurs individus pour ramener sa tête ou une partie de son corps étant donné que ‘Asim avait tué un de leurs grands chefs lors de la bataille de Badr. Ils souhaitaient ainsi assouvir leur vengeance. »

Selon un autre récit Sulafa Bint Sa’ad, la mère de celui que ‘Asim avait tué, avait promis de boire du vin dans le crâne de ‘Asim. Or, lorsque ces individus sont arrivés là-bas, ils ont constaté que des abeilles et des guêpes avaient recouvert sa dépouille et qu’elles refusaient de bouger malgré leurs efforts. C’est ainsi qu’ils sont retournés bredouilles. Par la suite, les eaux d’une tempête ont charrié la dépouille de ‘Asim. On dit qu’après s’être converti à l’islam, ‘Asim avait promis d’éviter toute chose ayant trait au polythéisme, voire qu’aucun polythéiste ne le toucherait plus. Quand ‘Oumar a su à propos du martyr de ‘Asim et de l’incident de sa dépouille, il a déclaré qu’Allah est très respectueux des sentiments de ses serviteurs tant et si bien qu’Il a respecté la promesse de ‘Asim même après sa mort et l’a protégé des polythéistes. On lui donne le titre de celui qui a été protégé par les guêpes ou les abeilles. Allah l’a protégé même après sa mort.

Après le martyr de ‘Asim et de ses compagnons, pendant un mois tout entier, lors de la prière de Fajr, en se redressant avant de se prosterner, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a voué à la colère divine les tribus de Ril, Zakwan et Banou Lahyan. Selon un autre récit lorsque ‘Asim lançait ses flèches sur l’ennemi, il récitait ce vers : « La mort est une réalité indéniable et la vie futile ; le décret de Dieu s’accomplit sans nul doute, l’homme doit l’accepter sans broncher. »

Quand ‘Asim avait épuisé ses flèches, il s’est battu avec sa lance. Quand celle-ci s’est brisée, il a dégainé son épée et c’est ainsi qu’il est mort au combat.

Le deuxième compagnon que j’évoquerai aujourd’hui se nomme Sahal Bin Hounayf al-Ansari. Son père s’appelait Hounayf et sa mère Hind Bin Rafi. ‘Abdoullah et Noman étaient ses deux frères du côté de sa mère. Ses fils s’appelaient Asad, ‘Outhmane et Sa’d. Ses enfants s’étaient établis à Médine et à Bagdad. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Sahal et ‘Ali. Sahal avait participé à la bataille de Badr et à toutes les autres campagnes menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Sahal Bin Hounayf était un compagnon éminent dont la situation financière n’était pas très bonne. Zuhri a déclaré, selon Abou Ounayna, que de parmi les Ansar le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait offert les biens des Banou Nadhir uniquement à Sahal Bin Hounayf et à Abou Dajana, car ils étaient tous deux en difficulté financière.

Selon Ibn Ishaq, ‘Ali est demeuré trois jours et trois nuits à La Mecque après le départ du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) afin de retourner les biens d’autrui qu’il avait en dépôt. ‘Ali est ensuite parti à la rencontre du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il a logé chez Koulthoum Bin Hidham et avait passé quelques nuits à Quba en cours de route.

‘Ali relate qu’un homme frappait à la porte d’une veuve musulmane vivant à Quba. La veuve sortait et l’homme lui remettait quelque chose, qu’elle ramenait à l’intérieur. Ayant eu des doutes à ce propos, ‘Ali a demandé à cette femme : « Ô servante d’Allah ! Qui est cet homme qui frappe à ta porte tous les soirs pour t’offrir quelque chose ? Étant donné que tu n’as pas de mari, il est malséant de ta part de sortir la nuit et de rencontrer un étranger. »

« Il s’agit de Sahal bin Hounayf, a expliqué la veuve. Il sait que je suis seule. La nuit il s’en va briser les idoles des membres de sa tribu et me les rapporte pour les brûler. » Selon Ibn Ishaq, ‘Ali racontait, jusqu’à sa mort, comment Sahal bin Hounayf avait tenté de mettre fin au polythéisme de sa tribu en adoptant cette méthode.

Sahal bin Hounayf faisait partie de ces grands compagnons ayant fait montre d’une persévérance extraordinaire lors de la bataille d’Ouhoud. Il a prêté allégeance au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en disant qu’il combattrait jusqu’à la mort. Sahal bin Hounayf s’était placé tel un bouclier devant la personne du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). En ce jour où les musulmans s’étaient dispersés, il avait lancé ses flèches de la part du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), qui avait déclaré : « Servez des flèches à Sahal, car il est un bon archer. »

Il était un juif nommé Ghazoul qui maniait très bien la lance : personne ne pouvait lancer la leur plus loin que la sienne. Lors du siège des Banou Nadhir, sa lance avait atteint la tente du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Sur ce le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a demandé à ses compagnons de déplacer sa tente. ‘Ali est ensuite sorti pour se mettre à sa poursuite. Ghazoul et son groupe étaient sortis avec l’intention de tuer un chef musulman quand il avait envoyé sa lance. ‘Ali a pu l’attraper et le tuer et a présenté sa tête au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Celui-ci a envoyé ‘Ali à la tête d’un détachement de dix personnes pour poursuivre les compagnons de Ghazoul. Ils les ont trouvés et les ont tués, parce qu’ils avaient l’intention de lancer des attaques secrètes. ‘Ali était accompagné d’Abou Dajana et de Sahal Bin Hounayf.

Ainsi, les musulmans n’avaient pas un instant de répit. L’ennemi était constamment à l’affût, prêt à lancer une attaque. Ceux qui ont été tués avaient mérité leur châtiment. Après la conquête de Khaybar le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est parti dans la direction de la vallée d’Al-Qoura. Les juifs y étaient déjà à l’affût quand l’armée musulmane s’est approchée et ils l’ont accueillie à coups de flèches. Midam, un domestique du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), était en train d’enlever la selle de la monture du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) quand il fut tué par une flèche perdue. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a immédiatement demandé aux musulmans de former leurs rangs. Il a donné à Sa’d Bin ‘Oubadah l’étendard et les autres drapeaux à Khabab Bin Moundhir, Sahal Bin Hounayf, et ‘Abbad Bin Bishr. Les musulmans ont contrôlé toute la région suite à cette bataille et Dieu leur a accordé de grands butins.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) y est resté quatre jours et a distribué les butins parmi les musulmans, laissant aux juifs leurs jardins et leurs terres. Il a nommé cependant un collecteur d’impôt. En dépit de la victoire musulmane, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a fait montre de compassion à leur égard en leur laissant leurs propriétés et en ne leur imposant qu’un impôt. Selon les traditions de l’époque, on pouvait aisément faire main basse sur les biens et les propriétés de l’ennemi. Mais le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a fait montre de compassion à leur égard.

Mirza Bashir Ahmad relate dans son livre Sirat Khataman Nabiyyine qu’après la conquête de la Syrie, les chrétiens qui s’y trouvaient sont devenus les sujets de l’Etat islamique. Durant ces jours, Sahal Bin Hounayf et Qais Bin Sa’d était quelque part dans une ville de Qadissiya quand le convoi mortuaire d’un chrétien est passé devant eux. Ces deux compagnons se sont mis debout par respect. Un musulman qui n’avait pas profité de la compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et qui ignorait les vertus enseignées par l’islam, a été étonné par le comportement de ces deux compagnons à qui il a dit : « Il s’agit du convoi mortuaire d’un chrétien dhimmi. » Les deux compagnons ont répondu : « Nous ne l’ignorons pas. Or quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) voyait le convoi mortuaire d’un non-musulman il se mettait debout et demandait : « Est-ce qu’il n’y avait pas en lui âme accordée par Allah ? » Voilà comment prouver son respect à l’égard de l’humanité et comment mettre fin à toute animosité entre les religions. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a jeté les bases de ces valeurs et ses compagnons ont suivi son noble exemple.

Abou Waïl relate : « À Siffin, Sahal Bin Hounayf s’est adressé aux musulmans en ces termes : « Considérez-vous fautifs. À Houdaybiyya nous étions en compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Nous aurions certainement livré bataille si cela était nécessaire. ‘Oumar Bin al-Khattab a dit au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : « Ne suivons-nous pas la vérité et les mécréants ne suivent-ils pas le mensonge ? » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a répondu : « Certainement ! » ‘Oumar a ajouté : « Nos martyrs ne sont-ils pas au paradis et leurs morts en enfer ? » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a répondu : « Certainement. » ‘Oumar de s’exclamer : « Pourquoi donc accepter pareille humiliation en signant ce traité ? Pourquoi ne pas partir d’ici jusqu’à ce qu’Allah rende Son verdict à notre propos ? » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a répondu : « Ô fils de Khattab ! Je suis le Prophète d’Allah et Allah ne me laissera certainement pas partir à la perdition. » ‘Oumar est parti voir Abou Bakr et lui a répété la même chose. Abou Bakr a répondu : « Il est le prophète d’Allah et certainement Allah ne le laissera pas partir à la perdition. »

Selon ce récit du recueil de Boukhari, la sourate Al-Fath a été révélée par la suite et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) l’a récitée du début à la fin à ‘Oumar. Celui-ci a demandé : « Est-ce cela la victoire ? » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a répondu : « Oui. »

Sayyed Wali Ullah Shah a commenté sur ce hadith en ces termes : « Siffin, situé entre l’Irak et la Syrie, est le lieu de la bataille entre ‘Ali et Mu‘awiya. Quand les soldats de ce dernier ont senti la défaite, ils ont levé en l’air le Coran, déclarant qu’ils le prennent pour arbitre et qu’ils accepteront son verdict. Sur ce, ‘Ali a annoncé l’arrêt des combats. Certains ont critiqué cette action de sa part. Sahal Bin Hounayf qui combattait aux côtés de ‘Ali leur a dit : « Ne croyez pas que vous avez raison. Car à Houdaybiyya ‘Oumar s’était trompé et les événements ont prouvé que la constance du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et son respect du pacte ont été bénis et qu’il était à l’abri des erreurs. Ce que les gens considéraient être faiblesse et humiliation s’est révélé être source de force et d’honneur. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a respecté tous les aspects, minimes et majeurs, du pacte. »

Certes à Siffin les croyants ont été trompés et le résultat n’a pas été positif. Or, les croyants doivent tout le temps avoir une bonne opinion à propos d’autrui et respecter le pacte fait au nom de Dieu. Voilà le comportement qui sied aux croyants, quoiqu’ils ne doivent pas de nouveau tomber dans les pièges d’autrui.  Dans le cas du pacte de Houdaybiyya, Allah avait averti le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) au préalable. Sahal a cité cet exemple, en disant qu’ils devaient cesser les combats et se réconcilier [si la partie adverse] souhaite signer un pacte.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait dit à Sahal Bin Hounayf : « Je t’envoie à La Mecque comme émissaire. Transmets à ses habitants mes salutations et ces trois injonctions de ma part : Premièrement, qu’ils ne doivent pas jurer au nom de leurs pères ou de leurs aïeux. Deuxièmement quand vous vous asseyez pour vous soulager ne tournez pas le visage ou le dos dans la direction de la Ka’bah. Troisièmement, n’utilisez pas des os ou de la bouse pour vous essuyer après vous être soulagés. »  Ce dernier conseil est empli de sagesse, car il s’y trouve des bactéries et l’on peut s’infecter. Aujourd’hui on utilise du papier toilette ou de l’eau. Mais à l’époque, en pleine nature, l’on utilisait des pierres ou des os. Et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a interdit l’usage de ce dernier.

‘Ali avait dit que son épée lui avait rendu de fiers services lors de la bataille. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait dit aussi la même chose à propos de ‘Asim Bin Thabit et Sahal Bin Hounayf.

Sahal Bin Hounayf était avec ‘Ali depuis l’instant où il lui avait prêté allégeance [comme Calife]. ‘Ali l’avait choisi comme suppléant lorsqu’il était parti pour Bassora. Sahal avait combattu aux cotés d’Ali lors de la bataille de Siffin. ‘Ali l’avait envoyé comme gouverneur de la Perse. Mais les habitants lui avaient demandé de partir. ‘Ali l’a remplacé par Ziyad, avec qui les Persans étaient satisfaits et s’étaient réconciliés. Ils ont aussi payé leurs tributs.

Ils n’ont pas fait partir Sahal Bin Hounayf parce qu’il était coupable de quelque méfait, qu’Allah nous en préserve. Les gens ont des tempéraments différents ; chacun à ses particularités. Ziyad a su mieux maîtriser les Persans, et s’est réconcilié avec eux et ils ont commencé à payer les tributs.

Sahal Bin Hounayf est décédé à Koufa après le retour de la bataille de Siffin en l’an 38 de l’hégire. ‘Ali a dirigé sa prière funéraire.

Hanash Bin Mutar relate qu’Ali a récité à six reprises les Takbirat (Allahou-Akbar) quand il a dirigé la prière funéraire de Sahal Bin Hounayf. Certains ayant trouvé cela étrange ‘Ali a déclaré : « Sahal Bin Hounayf était un compagnon de Badr. Qurza Bin Ka’ab et ses quelques compagnons nous ont rejoints à Jabanah. Ils ont dit qu’ils ne pourront pas se joindre à la prière funéraire de Sahal Bin Hounayf. ‘Ali a donné la permission à Qurza de diriger la prière funéraire qu’il a accomplie derrière celui-ci. »

Le troisième Compagnon que j’évoquerai se nomme Jabbar Bin Sakhar. Il était le fils de Sakhar Bin Umaya. Jabbar, accompagné de 70 Ansar, était présent pour le serment d’allégeance à ‘Aqabah. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Jabbar et Miqdad bin ‘Amr. Jabbar avait 32 ans lors de la bataille de Badr. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) l’avait choisi pour évaluer les récoltes des dattes à Khaybar et ailleurs. Il est décédé en l’an trente de l’Hégire à l’époque du Califat d’Outhman. Il avait 62 ans quand il est décédé ; il avait participé à toutes les batailles menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Jabbar relate que lorsque le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) se dirigeait vers La Mecque, il avait demandé qui serait le premier à atteindre Asaya, où il pourrait réparer les trous du réservoir d’eau avec de la terre et le remplir d’eau. Abou Owais, un rapporteur, dit : il s’agit de l’endroit d’où le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) nous a laissés partir. Jabbar a déclaré qu’il accomplirait cette tâche. À Asaya, il a réparé le réservoir, l’a ouvert et l’a rempli d’eau.

Jabbar déclare : « Par la suite je me suis endormi et j’ai été réveillé par une chamelle qui voulait s’abreuver et que son maître tentait de retenir. Il m’a dit de partir vers le réservoir où j’ai trouvé le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il a mené sa monture vers l’eau et m’a demandé de l’accompagner avec un récipient. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a fait ses ablutions ; j’ai aussi fait les miennes et il a commencé à prier. Je me suis mis à sa gauche. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) m’a attrapé par la main et m’a placé à sa droite. »

Il s’est dit qu’il devait aussi prier avec le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et s’est placé à sa gauche. Or, quand deux personnes accomplissent la prière en congrégation, le fidèle se place à la droite de l’Imam.

Jabbar ajoute : « Nous étions en train de prier quand les autres se sont joints à nous. »

Lors de la bataille de Badr le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait prié : « Ô Allah ! Fais que Nawfal Bin Khouwalid me soit suffisant au combat ! » Nawfal était un des chefs polythéistes de La Mecque. Jabbar Bin Sakkhar l’a fait prisonnier et ‘Ali l’a tué. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a demandé si quelqu’un savait où se trouvait Nawfal. ‘Ali a répondu qu’il l’avait tué. Sur ce le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a prié : « Louanges à Allah qui a exaucé ma prière. » Il était un grand ennemi, et c’est pour cette raison que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait supplié Dieu qu’il lui fût suffisant au combat. C’est ainsi qu’Allah a fait qu’il soit tué.

Lorsque le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est arrivé à Médine, tout le monde a souhaité qu’il loge chez eux. Il existe de nombreux récits à ce propos. Or, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Je logerai là où ma chamelle s’arrêtera. »

Quand la chamelle traversait les rues de Médine chaque habitant demandait au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de loger chez lui. L’Envoyé d’Allah disait : « Laissez-la ! Elle suit l’ordre de Dieu. »

C'est-à-dire qu’elle s'assoira de son propre chef. Elle s'arrêta à là où allait se trouver la porte de la mosquée du Prophète et s’assit. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) reçut une révélation. Il était encore sur le dos de la chamelle qu’elle se releva, et s’avança un peu ; le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait relâché ses rênes. La chamelle revint ensuite au même endroit, s’assit, et posa son cou au sol. À ce moment, Jabbar bin Sakhar, qui espérait que la chamelle s’arrêterait dans le quartier des Banou Salama, essaya de relever la chamelle, mais elle ne se releva pas ; le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en descendit, et déclara : « Incha Allah nous allons établir notre campement ici » et il récita le verset :

وَقُلْ رَبِّ أَنْزِلْنِي مُنْزَلًا مُبَارَكًا وَأَنْتَ خَيْرُ الْمُنْزِلِينَ

C’est-à-dire : « Ô mon Seigneur, permets-moi de descendre à un endroit béni, de ceux qui confèrent une descente bénie, Tu es le meilleur. » Ensuite le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) déclara : « Qui est celui dont la demeure est la plus proche ? » Abou Ayyub Ansari répondit : « Ô Prophète d’Allah, voici ma maison, voici ma porte. Nous avons placé la scelle de votre chamelle à l'intérieur. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) dit : « Très bien, préparez l’endroit où je pourrais me reposer. » Il partit donc préparer l’endroit où il allait se reposer.

Shaas bin Qays était un homme très âgé, et un grand mécréant. Il était très rancunier à l’égard des musulmans. Un jour il passa par un endroit où siégeait une communauté de musulmans qui discutait en assemblée. Il fut témoin de leur fraternité, de leur unité, de leur entente, et observa le fait qu’ils étaient assis ensemble et discutaient dans une ambiance joviale et avec amour. Il fut également témoin du changement considérable que l’islam avait opéré en eux, après la période d’inimitié de l’époque d’ignorance. Avant cette atmosphère de réconciliation, ils étaient ennemis les uns des autres, mais grâce aux changements que l’islam apporta en eux, ils eurent l’opportunité de se réconcilier, de faire preuve de fraternité, et d’interagir avec amour.

Shaas bin Qays était très en colère en voyant cette scène, car après être devenus musulmans, Allah le Très-Haut les avait réconciliés. Shaas bin Qays dit : « Le chef des Banou Kayla est assis dans cette assemblée ; tant que les chefs sont réunis, je ne peux être en paix. Comment est-il possible que ces inimitiés se transforment en amitiés, et même en amour ? » Il ordonna donc à un juif qui l’accompagnait d’aller s’asseoir avec eux et de lancer une discussion au sujet de la guerre de Bou’ath et des circonstances qui la précédaient, et de parler du mal que les gens de ces deux tribus disaient à l’égard des uns et des autres dans leurs vers. C’est ce qu’il fit, et il rapporta les paroles d’une tribu à l’égard de l’autre en temps de guerre. Cela ranima les rancœurs enterrées, et fit ressurgir les souvenirs de cette période d’ignorance.

Les gens d’une tribu dirent : « Notre poète avait répliqué ceci et cela » ; et ils répétèrent les mêmes vers. Les gens de l’autre tribu dirent : «Notre poète avait répliqué ainsi et ainsi ». Ces gens qui étaient en train de discuter avec amour, à cause de cette zizanie, commencèrent à devenir grossiers les uns envers les autres, à se disputer et à s’enorgueillir, et finalement deux d’entre eux, Aws bin Qaizy, et Jabbar bin Sakhar, participèrent dans ces disputes. L’un dit à l’autre : « Nous pouvons recommencer une nouvelle guerre ! » Cela prit de telles proportions.

En colère, les deux tribus commencèrent à discuter du champ de bataille où aura lieu la guerre, et les déclarations pompeuses de l’époque de l’ignorance refirent surface. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en eut écho, et il vint auprès des tribus de Aus et de Khazraj, accompagné des compagnons qui avaient fait l’hégire. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) déclara : « Ô groupes de musulmans, ayez crainte d’Allah l’Exalté ! Faites-vous encore les mêmes déclarations de l’époque de l’ignorance, alors que je suis parmi vous ? Allah vous a guidés vers l’islam, et vous a accordé l’honneur par son biais, et Il vous a sortis de votre ignorance, Il vous a protégés de la mécréance, et Il a créé de la fraternité entre vous ; voulez donc à présent retourner à l’état de mécréance ? »

Les compagnons prirent conscience du fait qu’il s’agissait d’un complot satanique, d’une ruse de leurs ennemis. Ils jetèrent leurs armes et pleurèrent, et les gens de Aus et de Khazraj s’embrassèrent, et revinrent vers le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en totale soumission. Allah a éteint le feu allumé par leur ennemi Shaas bin Qays, et ce verset fut révélé :

قُلْ يَا أَهْلَ الْكِتَابِ لِمَ تَكْفُرُونَ بِآَيَاتِ اللَّهِ وَاللَّهُ شَهِيدٌ عَلَى مَا تَعْمَلُونَ ۞ قُلْ يَا أَهْلَ الْكِتَابِ لِمَ تَصُدُّونَ عَنْ سَبِيلِ اللَّهِ مَنْ آَمَنَ تَبْغُونَهَا عِوَجًا وَأَنْتُمْ شُهَدَاءُ وَمَا اللَّهُ بِغَافِلٍ عَمَّا تَعْمَلُونَ

Dis : « Ô Gens du Livre ! Pourquoi refusez-vous les Signes d’Allāh, alors qu’Allāh est Témoin de tout ce que vous faites ? » Dis : « Ô Gens du Livre ! Pourquoi empêchez-vous les croyants de suivre le chemin d’Allāh en cherchant à le rendre tortueux alors que vous en êtes témoins ? Et Allāh n’est pas inattentif à ce que vous faites. »

Aus bin Qayzi et Jabaar bin Sakhar, et ses compagnons, avaient fait des déclarations similaires à celles de l’époque de l’ignorance étant bernés par Shaas bin Qays. Ce commandement fut révélé au sujet de ces personnes :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آَمَنُوا إِنْ تُطِيعُوا فَرِيقًا مِنَ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ يَرُدُّوكُمْ بَعْدَ إِيمَانِكُمْ كَافِرِينَ ۞ وَكَيْفَ تَكْفُرُونَ وَأَنْتُمْ تُتْلَى عَلَيْكُمْ آَيَاتُ اللَّهِ وَفِيكُمْ رَسُولُهُ وَمَنْ يَعْتَصِمْ بِاللَّهِ فَقَدْ هُدِيَ إِلَى صِرَاطٍ مُسْتَقِيمٍ

Ô vous qui croyez ! Si vous obéissez à un groupe quelconque de ceux à qui le Livre a été donné, ils vous feront retourner à la mécréance après que vous ayez cru. Comment pouvez-vous ne pas croire, alors que les Signes d’Allāh vous sont récités, et que Son Messager est présent parmi vous ? Et celui qui se cramponne à Allāh est assurément guidé vers un droit chemin.

Tels étaient l’état des mœurs des compagnons, ils ont été influencés par Satan, mais lorsque le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) les mit en garde contre l’époque d’ignorance, ils se sont tous calmés, réconciliés, et ils ont fait preuve d’amour et de fraternité.

Tels étaient l’exemplarité qu’ils ont établie. C’est une leçon pour ceux qui font preuve d’une fausse fierté et d’ego pour des choses futiles. Si des personnes assoiffées du sang des uns et des autres, et qui étaient sur le point de se faire la guerre, sont devenus tels des frères, pourquoi des personnes récitant une même profession de foi, et qui font de plus partie d’une même communauté, ne peuvent-elles pas effacer leur ego ? Il y a de nombreux cas où l’on voit qu’en raison d’un ego démesuré, des rancunes et des mésententes s’installent entre des personnes pendant plusieurs mois et des années. Certains jeunes m’écrivent qu’en raison de rancunes familiales, la nouvelle génération qui souhaite tendre vers la réconciliation, n’arrive pas à trouver cette voie à cause des aînées, on doit plutôt dire à cause des adultes. Ces adultes doivent faire preuve de raison, d’intelligence. Par cet enseignement d’amour et d’unité d’Allah l’Exalté, Il a fait que nous devenions un seul peuple, et nous devons donc rester uni comme un peuple ; nous ne devons pas nous noyer dans des histoires de faux ego. Qu’Allah raisonne tout le monde.

Selon une tradition, avant que ‘Oumar n'expulse les juifs de Khaybar, il s’y est rendu accompagné des Ansar et des Muhajirin, parmi lesquels se trouvaient Jabar bin Sakhar, et Yazid bin Thabit. Tous deux évaluaient le prix des récoltes. Ils ont séparé la part de tous en fonction de la répartition qui avait déjà été faite. Lors du partage de la vallée de Qoura, ‘Oumar accorda leur part aux compagnons, et il en donna également une part à Jabbar bin Sakhar.

Tels étaient ces compagnons ; qu’Allah exalte continuellement leur rang.


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