Sermon du vendredi 20 février 2015, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul Futuh à Londres.

Nous sommes aujourd’hui le 20 février date à laquelle nous commémorons la prophétie du Mousleh Maw’oud (le Réformateur Promis) au sein de la djama’at Ahmadiyya. Constatant que les attaques contre l’Islam avaient atteint leur comble, le Messie Promis (a.s.) avait requis à Dieu un signe afin de prouver aux autres sons authenticité. Sur ce il partit en retraite spirituelle et Allah, en exauçant ses supplications, lui annonça [la manifestation] d’un signe extraordinaire. Je n’en mentionnerai pas les détails, étant donné que je l’ai déjà fait dans mes précédents sermons. D’ailleurs tous les ans la djama’at organise des conférences sur ce thème au cours desquelles les oulémas et les orateurs évoquent les termes de cette prophétie. En somme ces faits sont présentés à la djama’at de manière récurrente.

Pour le sermon d’aujourd’hui je citerai les commentaires du deuxième Calife, le Mousleh Maw’oud, sur cette prophétie. Il me serait impossible d’en évoquer tous les aspects et je me contenterai de citer quelques extraits de ses dires.

En 1944, évoquant l’arrière-plan de cette prophétie alors qu’il se trouvait à Hoshiapour il déclara : « Il y a de cela 58 ans, soit le 20 février 1886 […] ici à Hoshiapour, se trouvait cette maison-là devant moi, qui appartenait à un notable : elle faisait partie de ses propriétés qu’il utilisait tantôt pour loger des invités, tantôt comme magasin et tantôt comme étable. Un inconnu de Qadian, qui était d’ailleurs méconnu des gens de son village, est venu ici pour se consacrer à l’adoration de son Dieu, lui demandant un signe de Son soutien suite à l’hostilité montante à l’égard de l’Islam et de son Saint Fondateur (s.a.w.). Il s’est coupé du reste du monde pour se consacrer à quarante jours de supplications. Par la suite Dieu lui a montré un signe : Il lui a assuré qu’Il accomplira toutes Ses promesses, de le faire connaître dans le monde entier, lui promettant aussi de lui accorder un fils qui possédera des qualités uniques, et qui fera connaître l’islam jusqu’aux confins de la terre. Ce fils promis dévoilera aux hommes les savoirs de la parole divine. Il sera un signe de la grâce et des faveurs d’Allah. Il sera pétri de connaissance spirituelle et séculière nécessaire à la diffusion du message de l’Islam. Allah lui accordera une longue vie tant et si bien qu’il sera connu jusqu’aux confins de la terre. »

« Les détracteurs du Messie Promis (a.s.) ont soulevé nombre d’objections après cette annonce. Le 22 mars 1886 il déclara : « Mes adversaires avancent que l’on ne peut accorder quelque crédit à cette prophétie dans laquelle j’annonce la naissance d’un fils. « Les garçons ne naissent-ils pas dans d’autres familles ? » demandent-ils. Il est rare de trouver une famille sans aucun fils et qu’avec des filles. Des garçons naissent partout et nul ne peut dire que leur naissance est un signe particulier. Si jamais je devais avoir de fils, comment prouver que Dieu dévoilera au monde un signe particulier par son entremise ? » Dans sa réponse datée du 22 mars le Messie Promis (a.s.) réplique : « Ce n’est point là une simple prophétie. C’est un signe céleste grandiose que Dieu a montré afin de prouver la véridicité de notre bien-aimé Prophète (s.a.w.). »

Le Messie Promis (a.s.) affirme dans cette annonce : « Par les bénédictions de Dieu et les faveurs du Sceau des Prophètes, Allah a exaucé mes humbles suppliques et a promis d’envoyer une âme bénite dont les faveurs tant manifestes que cachées se répandront dans le monde. »

Même si le Messie Promis (a.s.) s’était contenté d’annoncer qu’il aura un fils, cela aurait été une prophétie de sa part, car il est des gens – même s’ils sont une infirme minorité – qui n’ont pas d’enfants. D’ailleurs il avait plus de 50 ans quand il a fait cette annonce : il est des milliers de gens dans le monde qui n’ont pas d’enfants après cet âge. Il en est d’autres qui n’ont que des filles. Il en est d’autres dont les fils meurent en bas âge. Tous ces risques étaient bel et bien présents dans le cas du Messie Promis (a.s.). De prime abord personne ne peut prédire qu’il aura un fils. Cependant le Messie Promis (a.s.) a accepté cette objection à savoir que l’on ne peut qualifier de prophétie le fait d’annoncer que l’on aura un fils.

« Mais je ne me suis point contenté d’annoncer que j’aurais un fils » dit-il. « J’ai annoncé que Dieu a exaucé mes prières et a promis d’envoyer une âme bénite dont les bénédictions internes et externes se répandront dans le monde entier. » Voilà en somme les paroles de cette prophétie, suite auxquelles Dieu a répandu les bénédictions du Mousleh Maw’oud dans le monde.

D’aucuns prétendaient que le deuxième Calife n’était pas le Mousleh Maw’oud. Le deuxième Calife répond à cette théorie : « D’aucuns disaient que le Mousleh Maw’oud apparaîtra dans la lignée du Messie Promis (a.s.) après 400, 300, 200 ou cent ans et non à notre époque. Ceux qui émettent pareilles hypothèses n’ont-ils pas une once crainte divine ? Pourquoi ne méditent-ils pas sur les paroles de cette prophétie ? Les détracteurs de l’Islam prétendaient que cette religion n’est pas à même de montrer des signes. Le Pandit Lekh Raam disait que l’Islam devra prouver qu'elle est une vraie religion. Anderman disait la même chose. Sur ce le Messie Promis (a.s.) s’est prosterné devant Dieu, en Le suppliant : « Ô mon Seigneur ! Montre un signe en faveur de l’Islam pour convaincre ceux qui en demandent. Montre un signe pour convaincre Anderman de Hyderabad et les autres de la véridicité de l’Islam. » Allons nous dire à ces détracteurs que pour tout signe Dieu avait prédit qu’Il accordera au Messie Promis (a.s.) un fils après trois cents ans, un fils qui sera un signe de l’authenticité de l’Islam ? Pareille déclaration est-elle acceptable ?

Cette hypothèse ressemble fort à l’histoire de l’assoiffé qui frappe à une porte pour demander de l’eau. L’autre lui répond : « N’ayez crainte mon ami. J’ai envoyé une lettre aux États-Unis et vers la fin de cette année on m’enverra de là-bas une essence grâce à laquelle je préparerai un délicieux sirop pour vous l’année prochaine. » Le plus fou des fous ne dira pas pareille chose. L’homme le plus dément n’attribuera pas pareille sottise à Dieu et à son Prophète.

Le Pandit Lekh Raam, Munshi Anderman Murradabadi, et les hindous de Qadian prétendaient que le Dieu de l’Islam n’est pas à même de montrer quelque signe. Le Messie Promis (a.s.) s’est prosterné devant Allah l’implorant : « O mon Seigneur ! Je t’implore ! Montre-moi un signe de ta puissance et de ta proximité. » Ce signe devrait apparaître dans les plus brefs délais, au cours de la vie de ceux qui l’avaient requis. Et il en fut ainsi. Je suis né en 1889, en accord à la prophétie faite par Allah, quand ceux qui avaient demandé des signes au Messie Promis (a.s.) étaient encore en vie. D’ailleurs, Dieu n’a cessé de manifester ces signes quand je grandissais. »

Le deuxième Calife relate ici-bas un de ses rêves qui correspond à la prophétie faite par le Messie Promis (a.s.). Il dit : « J’évoque ici les similitudes qui existent entre mon rêve et la prophétie faite par le Messie Promis (a.s.). Dans ce rêve je prononçais cette phrase : « Je suis le Messie Promis, son suppléant et son Calife. » C’était des paroles fort étranges pour moi. Je me suis dit que cela est impossible. J’étais si consterné dans le rêve que j’étais sur le point de me réveiller. Comment ai-je pu énoncer pareils propos ? Plus tard certains de mes amis m’ont rappelé que l’annonce du 20 février 1886 faite par le Messie Promis (a.s.) évoque un souffle messianique. Certes ce jour-là j’avais lu cette annonce mais je l’avais oublié quand je prononçai le sermon. Le lendemain du sermon, Maulvi Sarwar Shah Saheb m’a rappelé que dans son annonce le Messie Promis (a.s.) avait dit que « [le fils promis] viendra au monde et guérira nombre de leurs maux par ses pouvoirs messianiques et par l’Esprit Saint. » »

« Dans le rêve je me suis vu en train de briser des idoles. On en trouve une indication dans la deuxième partie de la prophétie où il est dit que [le fils promis] guérira nombre de leurs maux par l’Esprit de vérité. Cet esprit n’est autre que l’Esprit de l’unicité divine. La personne de Dieu est l’entité la plus importante. Tout n’est que Son reflet et Son ombre. L’Esprit de vérité signifie l’Esprit de l’unicité divine et il est dit que le fils promis guérira nombre de leurs maux par son entremise.

J’ai vu aussi dans le rêve que j’étais en train de courir et que le sol se déroulait à vive allure sous mes pieds. À cet effet la prophétie annonce que « son prestige prendra rapidement de l’ampleur. » Dans le rêve j’ai visité des pays étrangers : je n’y ai pas terminé ma mission et j’avais l’intention d’aller de l’avant. J’ai annoncé : « Ô Abdus Shakoor ! J’irai plus loin et quand je retournerai, il faut que tu aies établi l’unicité de Dieu, fait disparaître le polythéisme et implanté dans les cœurs des hommes, l’Islam et les enseignements du Messie Promis (a.s.). » Il y a aussi d’autres similitudes avec la prophétie. En effet il y est dit que « la renommée [du fils promis] se répandra jusqu’au bout de la terre et les peuples seront bénis par son entremise. » Ces paroles indiquent qu’il ira très loin.

La prophétie annonce aussi qu’il sera pétri de connaissances évidentes et cachées. Il s’y trouve dans mon rêve une indication à ce sujet. J’y annonçais haut et fort que j’ai bu des seins de ma mère, en même temps que le lait, la connaissance de l’Islam, de la langue arabe ainsi que la philosophie de cette langue.

La prophétie annonce aussi que le fils promis sera la manifestation de la majesté divine. Dans le rêve Dieu contrôlait ma langue et Il parlait par mon entremise. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est venu et il a pris la parole à travers moi. Le Messie Promis (a.s.) en a fait de même. Voilà la manifestation de la majesté divine promise dans la prophétie. Voilà une autre similitude entre le rêve et la prophétie.

Il y est dit que « grandeur, éminence et richesses seront siens. » Dans mon rêve j’ai choisi un leader pour un peuple. Tel un souverain tout-puissant qui s’adresse à son sujet je lui ai dit : « O Abdus Shakoor ! Je te tiens responsable d’implanter, dans un avenir proche, la foi en l’unicité de Dieu dans le cœur de ton peuple, de l’extirper du polythéisme, de lui faire suivre les préceptes du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et de lui faire respecter les injonctions du Messie Promis (a.s.). Seul celui qui possède grandeur et éminence pourra faire pareille déclaration. D’ailleurs la prophétie stipule que « Nous allons insuffler en lui notre esprit ». C’est là une indication que le fils promis sera récipiendaire de la parole divine, chose mentionnée dans le rêve. »

Le deuxième Calife ajoute : « Dans le rêve j’ai compris que j’énonçais des paroles que je recevais en révélation de la part de Dieu. Ceci indique l’accomplissement de cette partie de la prophétie où il est dit que « Nous insufflerons en lui notre esprit. »

Dans mon rêve tout pas que je faisais était suite à une révélation divine que j’avais reçue. J’en ai déduit que j’entreprendrai un voyage à l’avenir suite à une révélation passée. Ceci concerne en fait la prophétie dans son ensemble : elle sera le plan de route de ma vie tout entière, qui sera entièrement soumise à Dieu. L’ambiguïté qui drapait cette prophétie avait pour objectif d’éviter que celle-ci ait quelque influence sur mon rêve. Dieu permet pareille interprétation des rêves et des visions. Parmi les secrets divins il y a ces similitudes entre mon rêve et la prophétie du Messie Promis (a.s.). »

En 1936, soit huit ans avant d’annoncer qu’il était le Mousleh Maw’oud, le deuxième Calife s’est adressé à la Shoura en présence des compagnons du Messie Promis (a.s) et de leurs suivants. Il affirmait : «… il n’est pas uniquement question du Califat. Il y a deux autres points importants. Il est question de la proximité avec l’époque du Prophète et il est question aussi de l’époque du Califat Promis. Tout suivant du Calife ne pourra profiter de pareilles périodes. Ceux qui prêteront allégeance après cent ou deux cents ans ne profiteront pas de cette période. Nos successeurs, qu’ils soient hommes ordinaires ou Califes devront se référer à nos paroles, nos œuvres et nos injonctions pour leur direction. Non seulement devront-ils se référer à moi, mais aussi à vous les Compagnons du Messie Promis (a.s.). Ils se rapporteront à vos paroles, à vos actions et vos injonctions. Des Califes qui diront : « Untel à l’époque de tel Calife disait ceci. Nous devons suivre son conseil. » Il n’est pas ici uniquement question du Califat ou de la Nizam, il est question de la foi. Il n’est pas uniquement question du Califat mais d’un Califat promis. Il est question d’un califat établi suite à la révélation. [Il existe un type] de califat pour lequel Dieu élit Son calife par l’entremise des hommes et Il accepte leur choix. Mais ce Califat n’est pas semblable au mien » dit le Mousleh Maw'oud.

« Je ne suis pas calife pour la [seule] raison qu’au lendemain du décès du premier calife les ahmadis m’ont élu à l’unanimité. Je suis aussi calife parce qu’avant même l’élection de mon prédécesseur Dieu avait révélé au Messie Promis (a.s) que je serai élu à ce poste. Ainsi je ne suis pas qu’un « calife » mais un « calife promis ». Je ne suis pas prophète mais ma voix est celle de Dieu, car Celui-ci en avait informé le Messie Promis (a.s). Ainsi mon califat se situe à mi-chemin entre le prophétat et le califat. Ceci étant la djama’at Ahmadiyya ne pourra espérer quelque mérite aux yeux de Dieu si elle dédaigne ce Califat. Il est certes vrai qu’un prophète ne vient pas tous les jours, il en est de même pour un calife promis. Ce n’est pas tous les jours que l’on pourra dire que 30 ou 25 ans auparavant, le prophète de Dieu nous a dit ceci ou cela. La spiritualité et la proximité que ressent celui qui rapporte que « trente ans auparavant le prophète de Dieu avait dit ceci », cette spiritualité et cette proximité-là, n’existera pas dans le cœur de celui qui viendra après deux cents ans, car il ne pourra attester ses déclarations. Celui qui a vécu vingt ans après le prophète pourra, quant à lui, en faire l’affirmation. Ainsi les Califes à venir tireront des leçons des propos de ceux qui ont connu le Messie Promis (a.s.) et le deuxième Calife. »

D’aucuns disaient que le deuxième Calife aurait dû annoncer [plus tôt] qu’il était le Mousleh Maw’oud, car ce n’est qu’en 1944 qu’il l’a fait. Il affirme à cet effet : « On m’a poussé à me proclamer le Réformateur Promis. Mais jamais je n’ai ressenti le besoin de le faire. Les détracteurs soutiennent que mes suivants affirment que je suis le Mousleh Maw’oud alors que je ne me suis pas prononcé dessus. Pareille annonce de ma part est inutile. Si je suis le Mousleh Maw’oud ne pas en faire l’annonce ne diminuera en rien mon statut. Je crois, quant à moi, qu’il n’est pas essentiel pour celui qui n’est pas prophète de faire quelque proclamation concernant une prophétie à son sujet. Un mujaddid (réformateur) n’est pas un prophète. Quelle sera l’utilité de pareille affirmation de ma part ? Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait prophétisé l’avènement du chemin de fer : celui-ci doit-il annoncer [son existence] ? Il est des prophéties sur le Dajjal : est-il essentiel à celui-ci de s’annoncer ? S’il existe une prophétie concernant le prophète celui-ci doit certainement en faire l’annonce. Quant à tout autre individu il n’est d’aucune importance de savoir si telle prophétie s’est réalisée en sa personne [ou pas]. Le Messie Promis (a.s.) avait préparé tout une liste de réformateurs apparus en Islam : combien d’entre eux se sont proclamés réformateurs ? Le Messie Promis (a.s.) disait du Roi Aurangzeb qu’il était un réformateur. Est-ce que ce souverain avait annoncé qu’il en était un ? On dit d’Umar Bin Abdil Aziz qu’il était un réformateur. Avait-il fait des déclarations à ce propos ? Il n’est pas essentiel à un non prophète de faire pareille annonce. Les prophètes, quant à eux, doivent mentionner les prophéties faites à leur propos. Quant aux autres il suffit d’étudier leurs œuvres. S’ils ont achevé leur mission il ne leur est point essentiel de faire quelque revendication. Même s’ils se refusent quelque titre nous annoncerons que la prophétie s’applique à leur personne. Même si Umar Bin Abdil Aziz se refusait le titre de mujaddid nous annoncerons qu’il l’était à son époque, étant donné qu’un réformateur n’est pas obligé d’en faire l’annonce. Seuls les réformateurs-prophètes ont pour obligation d’en faire l’annonce.

Quant à celui qui n’est pas prophète mais qui œuvre au rétablissement de l’Islam et qui réplique aux assauts de l’ennemi, il est, à nos yeux un réformateur même s’il n’en fait pas l’annonce. Un prophète peut aussi être mujaddid à l’instar du Messie Promis (a.s.). Ainsi il ne m’est point nécessaire d’annoncer que je suis le Mousleh Maw’oud : d’ailleurs ce n’est pas la peine de s’inquiéter de pareilles critiques de la part des adversaires.

Il n’est point question ici de manque de respect. Seul Dieu est à même de décerner l’honneur véritable, même à celui qui est, aux yeux du monde, le plus ignoble. S’il marche sur la voie de Dieu il est certainement honoré dans Sa cour. Si quelqu’un a recours au mensonge pour soutenir ses proclamations fictives, même s’il domine les hommes en ayant recours à sa ruse, il ne sera point honoré dans la cour d’Allah. Il peut être le plus honorable aux yeux des hommes, mais pas aux yeux de Dieu : il a tout perdu et connaîtra tôt ou tard l’ignominie. »

En 1944, le deuxième Calife annonça qu’il était le Mousleh Maw’oud. Il déclara à cette occasion : « Les membres de notre djama’at m’ont présenté à maintes reprises d’autres prophéties, et ils ont insisté que je dois affirmer qu’elles s’appliquent à moi. Comme je l’ai dit et répété dans le passé, ces prophéties annonceront d’elles-mêmes à qui elles s’appliquent. Qu’elles me concernent ou pas l’époque en sera le témoin. Dans les deux cas ce ne sera pas la peine pour moi d’annoncer quelque chose. Si elles ne s’appliquent pas à moi pourquoi dois-je commettre un péché en disant le contraire ? Si elles le sont réellement pourquoi dois-je m’empresser ? Le temps prouvera ce qu’il en est. […] Les frères de Joseph disaient à Jacob, leur père, qu’il ne cesserait de parler de Joseph jusqu’à en mourir. Le Messie Promis (a.s.) avait lui reçu une révélation similaire qui annonçait « Je sens le parfum de Joseph. » Selon le dessein de Dieu cette prophétie s’accomplira après une longue période. J’ai la certitude suivante : cela ne fera aucune différence même si Dieu, la veille de ma mort, ne m’informait pas que ces prophéties s’appliquent à moi. S’Il ne m’informe pas, jusqu’à mon décès, que celles-ci me concernent et que les événements prouvent qu’elles se sont réalisées à mon époque et par mon entremise, il est indéniable elles s’appliquent à moi. Recevoir des révélations pour soutenir cette affirmation serait quelque chose de supplémentaire. Or Allah, dans Sa science, a mis fin au mystère et m’a informé que ces prophéties s’appliquent à ma personne. Aujourd’hui j’ai fait venir toutes ces prophéties pour la première fois afin de les étudier et afin de comprendre ce que Dieu y annonce. Étant donné que les membres de notre communauté les attribuent à ma personne [depuis fort longtemps], j’ai toujours évité de les étudier de près de peur que je ne m’en fasse une fausse idée. Mais aujourd’hui je les ai étudiées pour la première fois. Par la grâce de Dieu j’annonce avec certitude et conviction que ces prophéties se sont réalisées en ma personne. »

Il fut un temps où le deuxième Calife annonçait qu’il lui était inutile de se prononcer dessus. Plus tard Allah lui a informé clairement qu’il était le Mousleh Maw’oud et qu’il devait l’annoncer au monde. Sur ce il a lancé un défi ouvert à ses pourfendeurs et ses négateurs.

Il affirme : « Je jure au nom de Dieu que la prophétie du Mousleh Maw’oud s’applique bel et bien à moi. Je suis celui dont l’avènement a été promis par le Messie Promis (a.s.). Celui qui croit que j’ai menti qu’il vienne de l’avant et qu’il accepte mon duel de prière. Ou qu’il jure – en s’invitant sur lui la colère divine s’il est menteur – que Dieu lui a annoncé que j’ai menti à ce propos. Dieu rendra son verdict grâce à Ses signes célestes et distinguera le véridique du menteur. »

Le deuxième Calife dit : « J’évoquerai ici bas certaines parties de la prophétie. On y trouve, à titre d’exemple, qu’il sera empli de connaissances évidentes et cachées. Le Mousleh Maw’oud dit que cette prophétie ne signifie pas qu’il va acquérir, grâce aux études ces connaissances des choses évidentes, c’est Dieu lui-même qui l’instruira dans ce domaine. La prophétie ne dit pas qu’il sera un expert dans ces matières : elle signifie qu’une puissance [externe] lui enseignera ces connaissances et qu’il n’aura à fournir aucun effort. […] C’est Allah en personne qui lui servira de précepteur : Celui-ci enseigne la foi et le Coran non pas la science, le calcul ou la géographie. Jugez de vous-même le savoir que je détiens et il vous sera évident que je n’ai pas été instruit par les hommes. D’aucuns parmi mes instituteurs sont encore en vie, d’autres sont morts. Celui qui a œuvré le plus à mon éducation est le Premier Calife.

Allah, par l’entremise de Ses anges, m’a accordé la connaissance du Coran. À l’instar de celui qui reçoit la clef d’un coffre, Dieu m’a accordé la clef de la connaissance du Coran. Et il n’est d’érudit à qui je ne peux prouver la supériorité du Coran. Il se trouve ici à Lahore des universités, des facultés, et des experts en maints domaines. À eux tous je leur dis : faites venir l’expert de votre choix, quel que soit ses compétences, qu’il s’en prend au Coran en puisant dans sa science. Par la grâce de Dieu, le monde concédera que ma réplique a réduit à néant ses objections et je citerai, dans ma réponse, que des versets du Coran. »

Le Mousleh Maw’oud avait écrit un article intitulé « le Message de l’Ahmadiyya », dans lequel il relate ce qui suit. « Un ange m’a appris les commentaires de la sourate Al-Fatiha. Les sens que j’en ai saisis dès lors et jusqu’à présent sont illimités. Par la grâce de Dieu, rien qu’en citant la sourate Al Fatiha, je pourrai produire un savoir encore plus grand que toute la somme de savoir qu’un adepte d’une autre confession pourra produire sur un sujet donné en puisant dans toutes ses écritures. J’ai lancé ce défi depuis fort longtemps, mais personne n’y a répondu. La sourate Al Fatiha explique l’existence de Dieu, les preuves de Son unicité, de la nécessité de l’avènement des prophètes, des signes de la sharia parfaites, l’importance que revêt la prière pour l’homme, le destin, la résurrection, le paradis, l’enfer. Pareilles explications ne sont disponibles nulle part ailleurs.

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Après mon élection comme Calife, Dieu m’a doué d’un si grand savoir du Coran que la Oummah sera obligé d’étudier mes ouvrages et d’en tirer profit jusqu’au jour de la résurrection. Allah m’a enseigné tout thème ayant trait à l’Islam qu’il s’agit de la Nubuwwah, du Kufr, du Califat, du destin, de l’économie islamique, de la politique islamique, de la société islamique. Pareils thèmes n’ont pas été expliqués en si grands détails aux cours de ces 1300 ans. Allah m’a permis de servir la foi, et par mon entremise, de dévoiler cette science grâce au Coran. Amis et ennemis sont tous en train de me copier dans ce domaine. On peut m’insulter, me traiter de tous les noms : celui qui voudra présenter au monde l’Islam devra se tourner vers moi, me demander mon aide, et être mon obligé, qu’il soit un paighami ou un autre. Quand leurs enfants voudront servir la religion ils devront étudier mes ouvrages et en profiter. J’annonce, sans aucune fierté, qu’on est en train de réunir un vaste matériel par mon entremise. Les autres peuvent m’insulter autant qu’ils le voudront : c’est grâce à moi qu’ils saisiront les sens du Coran. Le monde les fustigera pour m’avoir vilipendé après avoir profité de mon savoir. »

Un de ses anciens enseignants racontait qu’il ne découvrait de nouveaux points intéressants que dans les cours dispensés par le Mousleh Maw’oud et nulle part ailleurs.

Le deuxième Calife prit la parole en publique pour la première fois en 1907. Ce fut au cours de la Jalsa et il y avait foule. Il raconte : « J’ai commenté sur le deuxième roukou de la sourate Louqman. Je n’avais que 18 ans et n’avais jamais pris la parole en public. Le premier Calife, les membres de l’Anjuman et toute une foule étaient présents. Un voile a recouvert mes yeux et j’ignorais qui était devant moi. J’ai parlé pendant une demi-heure ou 45 minutes. Quand j’ai terminé le premier Calife s’est tenu debout et a dit : « Mian ! Je te félicite. Tu as prononcé un discours brillant. Je ne dis pas cela pour te plaire. J’ai étudié nombre de Tafsir et c’est la première fois aujourd’hui j’ai entendu des commentaires pareils. »

C’était là une faveur divine : je n’avais pas fait d’études sérieuses à l’époque ni n’avais-je entrepris une étude approfondie du Coran. Cependant Dieu fit sortir de mes lèvres un savoir inconnu jusqu’à lors.

La prophétie disait aussi que Dieu conférera au Réformateur Promis un savoir caché.

« Cette connaissance, dit-il, provient de Dieu. C’est le savoir de l’invisible, qu’Il accorde à Son élu à qui il confie une mission particulière, afin qu’Il dévoile aux autres Sa relation avec lui et afin de ranimer la foi des autres. Dieu m’a amplement béni dans ce domaine. J’ai vu des centaines de rêves et j’ai eu des centaines de visions qui m’informaient des faits de l’invisible. Quand le Messie Promis (a.s.) était encore en vie et que je n’avais jamais songé au Califat Dieu m’a révélé ceci :

اِنَّ الَّذِينَ اتَّبَعُوكَ فَوْقَ الَّذِينَ كَفَرُوا إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ

A savoir « Certainement ceux qui croiront en toi triompheront de tes adversaires jusqu’au jour dernier ». J’ai fait part de cette révélation au Messie Promis (a.s.) qui l’a consignée en écrit. Le même verset est mentionné dans le Saint Coran à propos de Jésus avec une différence :

وَجَاعِلُ الَّذِينَ اتَّبَعُوكَ فَوْقَ الَّذِينَ كَفَرُوا إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ

« Et Je mettrai ceux qui te suivent au-dessus des mécréants jusqu’au Jour de la Résurrection »

La révélation que j’ai reçue est empreinte de plus d’emphase. Il y est dit : « Certainement ceux qui croiront en toi… »

Je l’ai mentionné à mes amis depuis fort longtemps. D’ailleurs en dépit de l’opposition qui s’est dressée contre moi Allah m’a accordé la victoire. »

Ceux qui [au sein de la djama’at] ont rejeté [plus tard] le califat menaient une campagne [insidieuse] à l’époque du premier Calife. Ils affirmaient que l’on poussait la djama’at à sa destruction à cause d’un enfant. Mais leur propagande fut sans effet.

Le deuxième Calife raconte à ce propos : « A une époque j’ignorais tout de ces campagnes. Une fois, avant la prière du matin, alors que j’attendais dans la chambre de Hazrat Amma Jaan qui jouxte la mosquée, j’ai entendu comme une dispute. J’ai reconnu la voix de Sheikh Rahmatullah Saheb, qui disait : « Qu’on fasse preuve de Taqwa et que l’on craigne Dieu ! On mène la djama’at à sa destruction en exaltant un enfant. Toute cette dissension est à cause de lui ! »

Le deuxième Calife ajoute : « J’ignorais tout de la teneur de cette conversation et je m’interrogeais, fort étonné, quant à l’identité de cet enfant. J’ai questionné plus tard Sheikh Yacoub Ali Saheb sur la raison de cette dispute dans la mosquée et sur « l’enfant » en question. Il me répondit, dans un éclat de rire : « L’enfant c’est toi ! Et qui d’autre croyais-tu? »

Cette histoire ressemble à celui de l’aveugle et du voyant qui prenait un repas ensemble. L’aveugle se dit : « Mon compagnon voit tout. C’est sûr ! Il est en train de manger plus que moi ! » Et sur ce l’aveugle avala avec rapidité son repas. Il se dit ensuite : « L’autre m’a vu ! Il mangera encore plus vite que moi ! » Sur ce il commença à dévorer le repas à deux mains. Il se dit encore que son compagnon doit être en train de l’imiter. Et il commença à manger d’une main et à remplir sa poche de riz avec l’autre. Croyant que l’autre doit être en train de l’imiter il saisit le plateau devant lui et lança à son compagnon : « Je prends ma part. Tu as déjà pris la tienne. » Pendant tout ce temps son compagnon n’avait pas encore pris une bouchée et s’amusait à regarder ces agissements. »

Le deuxième Calife ajoute : « Telle est notre situation, moi et mes adversaires. À l’instar de l’aveugle ils se disaient que j’ai entrepris telle action et que je tenterai d’égarer la djama’at. Pendant tout ce temps, j’ignorais tout de leurs campagnes contre moi. Je plaçais ma confiance en Dieu. Je ne savais rien de l’identité de l’enfant. Dieu a anéanti [les complots] de ces personnes qui jouissaient, à l’époque, d’une grande influence et m’a accordé la victoire.

La prophétie soutient aussi que le Réformateur Promis transformera trois en quatre.

Le deuxième Calife dit à ce propos : « J’ai transformé, de diverses manières, trois en quatre. [Le Messie Promis (a.s.) a eu trois fils avant moi dont] Mirza Sultan Ahmad, Mirza Fazal Ahmad et Bashir Awwal. Après ma naissance il a eu trois autres fils dont Mirza Mubarak Ahmad, Mirza Sharif Ahmad et Mirza Bashir Ahmad. C’est ainsi que [dans les deux cas] j’ai transformé trois en quatre.

Quand le Messie Promis (a.s.) était encore en vie nous n’étions que trois fils à avoir cru en lui à savoir : Mirza Bashir Ahmad, Mirza Sharif Ahmad et moi-même. Nous étions ses fils spirituels et Mirza Sultan Ahmad n’en faisait pas parti. Il avait certes un grand respect pour le premier Calife, cependant il n’accepta pas l’Ahmadiyya au cours du premier Califat. Or l’on peut déduire d’un rêve du Messie Promis (a.s.) que Dieu avait destiné qu’il serait guidé.

C’est au cours de mon califat que Dieu l’a mené vers l’Ahmadiyya par mon entremise. Il était mon aîné et il est très difficile à un frère aîné de prêter allégeance aux mains de son cadet. Il m’a fait part, plus tard, de ses hésitations à ce propos. […] Son cœur l’a convaincu finalement qu’il doit boire de cette coupe et il m’a prêté allégeance. C’est ainsi que par mon entremise Allah a transformé trois en quatre, car d’un point de vue spirituel le Messie Promis (a.s) n’avait que trois fils avant l’allégeance de Mirza Sultan Ahmad.

J’ai aussi transformé trois en quatre étant donné que je suis né au cours de la quatrième année de la prophétie. Le Messie Promis (a.s.) avait annoncé la prophétie en 1886 et je suis né en 1889. La première année est 1886, 1887 est la deuxième, 1888, la troisième, et 1889 la quatrième.

La prophétie annonce aussi que le Réformateur Promis sera la manifestation de la majesté divine. Ceci s’est réalisé en ma personne. La première guerre mondiale a éclaté dès mon élection et voici que débute la deuxième. Dieu s’est manifesté dans le monde par leur entremise. D’aucuns répondront que ces deux guerres pourraient tout aussi bien servir de signe à mes millions de contemporains. Si tous ceux qui sont vivants avaient été informés au préalable à propos de ces guerres, ce signe serait en faveur. Au cas contraire, seul celui qui en a su les détails sera le signe de la manifestation de la gloire divine. »

La prophétie stipule aussi que le « prestige du réformateur promis prendra rapidement de l’ampleur ». Quand j’ai été élu Calife il n’y avait que 14 annas (soit une vingtaine de centimes) dans la caisse de la djama’at et une dette de 18 000. La première annonce que j’ai publiée en tant que Calife avait pour titre « Qui peut arrêter l’œuvre de Dieu ? » et j’ai dû emprunter de l’argent à mon grand-père pour la faire imprimer. Celui-ci avait recueilli une somme pour construire une mosquée : il m’en a prêté deux cents, me demandant de le rembourser quand les coffres de la communauté commenceront à remplir.

À l’époque tous les leaders de la djama’at s’étaient ligués contre moi. Les coffres de la djama’at étaient vides et l’Anjuman avait une dette de 18 000. Le secrétaire de l’Anjuman ainsi que le maître d’école de la madrasa m’étaient aussi hostiles. Face à tous ces aléas j’ai annoncé que Dieu désire que la djama’at s’unisse grâce à moi et personne ne pourra arrêter ce décret divin. Mes détracteurs n’avaient que deux options : me prêter allégeance et cesser de semer la discorde au sein de la djama’at ou suivre leurs viles ambitions, détruisant ainsi le jardin des Immaculés qui a été arrosé de leurs larmes de sang. Le passé est le passé. L’unité de la djama’at passera par une seule voie : prêter allégeance à celui que Dieu a choisi comme Calife. Toute personne qui s’opposera à lui causera la dissension. »

Le deuxième Calife ajoute : « Même si le monde entier accepte mon califat, il n’en grandira pas d’un iota. Si tout le monde m’abandonne – qu’Allah nous en préserve – cela ne fera aucune différence non plus. Le Prophète est seul quand il est envoyé ; il en est de même du Calife. Béni soit celui qui se soumet au décret de Dieu. Le fardeau qu’Il m’a confié est très lourd et sans son soutien je n’aurai pu rien accomplir. Or j’étais convaincu qu’Il viendra à mon aide. L’hostilité à mon encontre a pris des formes diverses : politique, religieuse, interne et externe. Allah m’a cependant permis de faire progresser davantage la djama’at. »

« La prophétie annonce aussi que le Réformateur Promis libérera les prisonniers. Ceci s’est réalisé en ma personne. De primes abords Dieu a guidé les peuples que les musulmans négligeaient et qui vivaient dans le plus grand dénuement, tant et si bien, qu’ils étaient comme prisonniers, dénués d’éducation, de culture sophistiquée, de direction morale et spirituelle, à l’instar des habitants de certaines contrées d’Afrique oubliées du reste du monde […] Il se trouve parmi nous un représentant de l’Afrique de l’Ouest. Certains habitants de son pays sont éduqués : ceux qui vivent à l’intérieur des terres ne le sont pas. […] Par la grâce de Dieu des milliers d’entre eux ont embrassé l’Islam par mon entremise. Le Christianisme a beaucoup d’influence en ces lieux : il y est d’ailleurs dominant jusqu’à présent. Suite à mes directives nos missionnaires les ont visités et ont converti des milliers d’animistes et de chrétiens à l’Islam.

L’effet a été tel sur la chrétienté qu’une grande organisation chrétienne de l’Angleterre – qui jouit de prérogatives royales et qui doit répondre de ses actes à l’Etat – a établi une commission pour connaître les raisons du déclin du christianisme en Afrique de l’ouest. Dans son rapport ladite commission a mentionné le nom de l’Ahmadiyya en une douzaine d’endroits, en affirmant que cette communauté a stoppé le progrès du christianisme. Sur ce continent comme aux Etats-Unis, beaucoup de personnes d’origine africaine sont en train d’embrasser l’Islam.

En nous offrant l’occasion de prêcher notre message à ces peuples Dieu m’a permis de libérer les esclaves et de rehausser le niveau de leur vie. Les événements au Cachemire prouvent indéniablement l’accomplissement de cette prophétie sur les prisonniers. Il est certain que Dieu a fait libérer les Cachemiris par mon entremise et a vaincu leurs ennemis.

Il y a dans cette prophétie deux parties très importantes. Dans la première Allah informe le Messie Promis (a.s.) qu’il le fera connaître dans le monde entier. Avoir un fils ne signifie guère se faire une renommée internationale, tant que ce dernier n’a pas accompli d’œuvre grandiose dans le monde entier. Il est de grands écrivains qui consacrent toute leur vie à leur art et qui sont connus grâce à l’écriture. D’aucuns sont notoires en raison de leurs méfaits. On connaît les noms des grands brigands et des grands criminels. Mais ceux-ci n’ont pas pour autant une bonne ou une mauvaise renommée dans le monde entier. Ils ne sont connus que dans une région ou un pays donné. Le Messie Promis (a.s.) nous informe, quant à lui, qu’il aura une renommée internationale.

Environs deux mois après ma naissance le Messie Promis (a.s.) a accepté l’allégeance de ses suivants fondant ainsi la djama’at Ahmadiyya. J’ai moi-même établi des missions dans les quatre coins du monde pour répandre le message de l’Ahmadiyya. À l’époque du Messie Promis (a.s.) la djama’at Ahmadiyya était établie en Inde, dans certaines régions de l’Afghanistan et nulle part ailleurs. Allah m’a permis d’établir la communauté dans le monde entier. Au début de mon Califat j’ai établi des missions en Angleterre, au Sri Lanka, à l’Ile Maurice. Ensuite en Iran, en Russie, en Iraq, en Egypte, en Syrie, en Palestine, au Nigeria, au Ghana, en Sierra Leone, ailleurs en Afrique et en Europe, en Espagne, en Italie, en Tchécoslovaquie, en Hongrie, en Pologne, en Yougoslavie, en Albanie, en Allemagne, aux Etats-Unis, en Argentine, en Chine, au Japon, en Malaisie, aux Strait Settlements [Établissements des détroits : Malacca et Singapour], au Sumatra, au Java, en Slovénie, à Kachgar. Certains de nos missionnaires ont été emprisonnés par l’ennemi, d’autres sont à pied d’œuvre. Certains centres ont été fermés à cause de la deuxième guerre mondiale. Ainsi il n’est de peuple aujourd’hui qui ignore la djama’at Ahmadiyya. Il n’est de peuple qui ignore que la djama’at Ahmadiyya est un déluge qui avance dans sa direction. Des Etats en ressentent les effets : certains Etats tentent même de l’arrêter – ceci est aussi le cas aujourd’hui. Notre missionnaire en Russie a été tabassé, torturé et jeté en prison pour une longue période. Dieu a promis que cette communauté grandira et sera connue par mon entremise jusqu’aux confins de la terre : de part sa grâce Il a établi l’Ahmadiyya en tous ces lieux. Nous avons de grandes djama’at dans certaines régions. »

C’était là [un aperçu] des parties de la prophétie qui se sont accomplies. Elles l’ont été à plusieurs reprises et en différents endroits, prouvant ainsi la véracité du Messie Promis (a.s.), exaltant la gloire du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et celle de l’Islam. Qu’Allah ne cesse de bénir le Mousleh Maw’oud et qu’Il nous permette d’assumer nos responsabilités. Amine.

À la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a évoqué le décès de Maulana Muhammad Siddique Shahid Sahib Gurdaspuri, missionnaire de la djama’at Ahmadiyya. Le défunt était âgé de 87 ans et avait servi la djama’at Ahmadiyya pendant plus de soixante ans. Il avait servi en Sierra Leone à trois reprises de 1952 jusqu’en 1972 où il avait aussi occupé les postes d’Amir et de Missionnaire en charge. Il avait aussi servi au Etats-Unis et au Pakistan. Le défunt était d’une grande humilité et possédait de nombreuses autres qualités. Un de ses fils et son gendre sont aussi missionnaires. Qu’Allah exalte son statut et qu’Il lui accorde une place parmi Ses choisis.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)