[Dans le cadre du sermon d’aujourd’hui] je présenterai des dires et des écrits du Messie Promis (a.s.) dans lesquels il a évoqué des récits ayant trait à l’exaucement de la prière, des signes qui y ont trait, ainsi que le soutien de Dieu. Etant donné qu’il est envoyé de Dieu, le Messie Promis (a.s.) nous recommande d’écouter ses conseils, qui sont porteur de bénédictions divines. Il affirme aussi que Dieu a décrété que cette communauté progressera.

Il relate à cet effet une lettre envoyée par un de ses disciples. Il dit : « Nawab Ali Mohammad Khan de Ludhiana m’a informé dans une lettre qu’il n’avait plus accès à certains revenus et il m’a demandé de prier que sa situation se rétablisse. Quand j’ai prié pour lui, Dieu m’a révélé ces paroles : « La voie s’ouvrira ». Je lui ai informé à propos de cette révélation par écrit. Deux ou trois jours après les obstacles qui entravaient son commerce avaient disparus et sa foi en moi s’est renforcée de plus belle.

L’intéressé m’a un jour écrit à propos d’une affaire personnelle ; à l’instant où il mettait sa lettre à la poste j’ai reçu une révélation m’informant de la teneur de sa missive. Je lui ai écrit sur le champ, l’informant que j’étais au courant du sujet de la lettre qu’il venait de poster. Le lendemain j’ai reçu sa lettre et grande était sa stupéfaction quand la mienne lui est parvenue, car j’étais au courant d’un secret que lui seul connaissait. Sa foi [en moi] s’est renforcée tant et si bien qu’il s’était entièrement perdu dans l’affection et l’obéissance qu’il vouait à mon égard et il a consigné ces deux signes dans un petit carnet qui lui servait d’aide-mémoire et qu’il avait toujours sur lui. Quand j’étais à Patiala, lors d’une conversation entre le ministre Mohammad Hussain et Nawab Sahib, ce dernier a évoqué mes miracles et mes signes. Il a aussi fait sortir son petit carnet et l’a présenté au ministre, l’informant que sa foi en moi reposait sur ces deux prophéties qui y étaient consignées.

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Je suis parti lui rendre visite à Ludhiana la veille de son décès : il était victime d’hémorroïdes, était très faible et avait perdu beaucoup de sang. Il est quand même parti prendre son carnet qu’il disait avoir préservé comme un talisman. « J’en tire grand réconfort » disait-il. Et il m’a montré l’endroit où était consigné ces deux prophéties. Il a rendu l’âme quelques heures après, au milieu de la nuit. Je suis sûr et certain que ce carnet se trouve jusqu’à présent dans sa bibliothèque. »

Le Messie Promis (a.s.) raconte aussi un autre incident : « Quelques années de cela, Seith Abdur Rahman, le commerçant de Madras, un des disciples des plus sincères de ma communauté, est passé à Qadian. Un différend et un ennui quelconque avaient affecté son commerce et il m’a demandé de prier pour lui à ce propos. Sur ce j’ai reçu la révélation suivante : « Il a le pouvoir de rebâtir ce qui est tombé en ruines, et Il brisera ce qu’Il a réparé et personne ne connaît Ses secrets. » Cette révélation signifiait que Dieu allait rétablir ce qui s’était effondré, mais que plus tard Il allait de nouveau tout réduire en ruine. J’en ai fait part à Seth Saheb à Qadian. Après quelques temps son commerce était de nouveau florissant et l’argent coulait à flots de l’invisible. Par la suite ses affaires ont de nouveau périclité, comme l’annonçait la prophétie. »

Le Messie Promis (a.s.) relate : « Deux maladies m’ont affecté depuis fort longtemps. Le premier était une migraine atroce, accompagnée de vertiges, qui m’a terrassé pendant vingt-cinq ans. Selon le pronostic des médecins pareilles migraines causent en fin de compte l’épilepsie. Mon frère aîné Mirza Ghulam Qadir avait lui aussi eu des migraines terribles pendant deux mois : cela s’est terminé par des crises d’épilepsie qui ont causé son décès. Sur ce j’implorait Allah de me protéger de ces maladies. J’ai vu dans une vision qu’une créature à quatre pattes, toute noire, de la taille d’un mouton, avec de longs poils et de grosses serres, voulait s’en prendre à moi. Ayant compris  qu’elle représentait l’épilepsie, je lui ai frappé de la main droite de toutes mes forces à la poitrine, lui disant : « Eloigne-toi de moi. Tu n’as rien à faire avec moi. » Dieu sait que peu à peu cette maladie s’est estompée et en fin de compte toute trace de migraine avait disparu. Je n’avais que des vertiges de temps en temps, afin que la prophétie des deux draps jaunes ne soit point affectée. »

En effet il y avait cette prophétie qui disait du Messie Promis qu’il serait vêtu de deux draps jaunes, qui représentait les deux maladies.

« La première maladie, dit le Messie Promis (a.s.), est le vertige, et la deuxième est le diabète, que j’ai attrapé depuis environs vingt ans, un autre signe que j’ai évoqué auparavant. Je dois uriner une vingtaine de fois par jour et selon les analyses mon urine contient du sucre. Selon le pronostic des médecins le diabète peut, à un stade avancé, affecter la vue ou causer une infection appelée anthrax dont les furoncles sont mortels. J’ai reçu une révélation à propos de mes yeux qui se lisait ainsi :

نزلت الرحمة علیٰ ثلث العين و علیٰ الاخرين

C’est-à-dire miséricorde sera faite à trois membres : l’œil et deux autres membres. Et quand je me suis soucié de l’anthrax j’ai reçu la révélation suivante :

السلام عليكم

Cela fait maintenant depuis fort longtemps que j’ai été à l’abri de ces afflictions. »

Quelques jours de cela j’ai reçu une lettre de la part d’un ahmadi d’origine arabe qui demandait pourquoi en dépit de son diabète le Messie Promis (a.s.) jeûnait-il pendant de si longues périodes s’il était atteint de diabète. Sachez que c’est en 1907 que le Messie Promis (a.s.) a évoqué ces maladies. C’était au cours de sa jeunesse, bien avant de se proclamer Messie et Mahdi, qu’il jeûnait pendant de longues périodes. De toute manière après quarante ans l’on ne peut jeûner pour aussi longtemps. Il disait que s’il avait la vigueur de sa jeunesse il aurait pu jeûner pendant quatre ans d’affilée. Il a attrapé le diabète plus tard.

Dans mon dernier sermon j’avais évoqué le décès de Maulvi Abdul Karim ainsi que la peine profonde qu’en avait ressentit le deuxième Calife. Maulvi Abdul Karim avait un statut important et le Messie Promis (a.s.) avait ardemment prié pour lui lors de sa maladie. Il dit à propos d’une révélation qu’il avait reçue :

« L’année dernière, le 11 octobre 1905, notre fidèle compagnon, Maulvi Abdul Karim Saheb, est décédé de l’anthrax (la maladie évoquée plus haut). Ayant abondamment prié pour lui je n’ai reçu aucune révélation prédisant son rétablissement. Au contraire à maintes reprises je recevais les révélations suivantes : « Il a été drapé dans son linceul. A l’âge de 47 ans. A Allah nous appartenons et c’est vers Lui que nous retournerons. Les flèches de la mort ne ratent pas leur cible. » Quand j’ai insisté dans mes prières j’ai reçu la révélation suivante : « O hommes ! Adorez votre Seigneur qui vous a créés. C'est-à-dire que vous devez considérez Dieu comme votre Créateur et placer votre confiance en Lui. Allez-vous dépendre de la vie d’ici-bas ? C’était là une indication qu’imaginer qu’une personne était si indispensable que sa mort causera des pertes immenses est du shirk. Ce sera du polythéisme que de supplier Dieu à outrance pour qu’Il lui sauve la vie. Je me suis tu par la suite et j’ai compris que sa mort prochaine était inévitable. Il est décédé le lundi 11 octobre 1905 à l’heure de la prière d’Asr. La peine avec laquelle j’implorais Dieu de lui accorder la santé n’a pas été rejetée. Dieu a voulu compenser cet échec par un succès : sur quoi Il a choisi Seith Abdur Rahman comme signe. Certes le Très-Haut nous a pris Abdul Karim, mais Il nous a retourné Abdur Rahman, qui était, lui aussi atteint de la même maladie. Or il a recouvré sa santé par l’entremise de mes prières, qu’Allah en soit loué. Plus d’une centaine de fois j’ai goûté de la sorte à la commisération et la miséricorde divine : quand, pour une raison qu’Il connaît, Il n’agrée pas une prière, Il en accepte une autre à sa place. »

Le Messie Promis (a.s.) nous explique ici l’esprit et la philosophie de la prière. D’aucuns disent que leurs prières n’ont point été exaucées. Sachez que selon Son décret Dieu n’accepte pas certaines prières de Ses prophètes, quoiqu’Il en accepte d’autres.

Le Messie Promis (a.s.) dit : « Quand Dieu rejette une sollicitation Il en accepte d’autres qui lui ressemble à sa place, tout comme Il l’affirme :

مَا نَنْسَخْ مِنْ آَيَةٍ أَوْ نُنْسِهَا نَأْتِ بِخَيْرٍ مِنْهَا أَوْ مِثْلِهَا أَلَمْ تَعْلَمْ أَنَّ اللَّهَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ

« Quelque message que Nous abrogions où que Nous fassions oublier, Nous en apportons un qui y soit meilleur ou qui soit son équivalent. Ne sais-tu pas qu’Allāh a le pouvoir de faire tout ce qu’Il veut ? »

Ce verset est cité par des non ahmadis pour étayer leur théorie de l’abrogation des versets du Coran. Or les sens de ces versets sont beaucoup plus vastes et le Messie Promis (a.s.) est en train de l’appliquer dans le cas des prières : c’est-à-dire lorsqu’Allah fait oublier un signe, Il en apporte un autre. Ou s’Il a abrogé des lois du passé Il en a accordé une autre qui est permanente, à savoir le Saint Coran.

Parmi les prophéties du Saint Coran qui prouvent l’authenticité du Messie Promis (a.s.) il y a celle qui concerne les moyens de transports. Il dit à cet effet : « L’invention d’un nouveau mode de locomotion est un signe particulier de l’avènement du Messie Promis, tout comme l’affirme le Saint Coran :

وَإِذَا الْعِشَارُ عُطِّلَتْ

C'est-à-dire, quand, durant les derniers temps, les chamelles seront abandonnées. Il est aussi un hadith tiré du recueil de Muslim

وليتركن القلاص فلا يسعی عليها

C’est-à-dire les chamelles seront abandonnées et personne ne les utilisera comme moyen de locomotion. Durant les jours du Hajj on se déplace entre la Mecque et Médine à dos de chameaux. Mais très prochainement on voyagera entre ces deux villes grâce au chemin de fer et c’est ainsi que se réalisera la prophétie évoquée plus haut. »

On dit qu’il n’y pas encore de chemin de fer entre la Mecque et Médine or projet de train à grande vitesse a déjà été lancé et on estime qu’il sera achevé vers fin 2015. Ainsi Dieu accompli les paroles énoncées par Son prophète même si cela prend du temps. En tout cas les chameaux ne sont plus utilisés depuis fort longtemps : on voyage par bus et par voiture et prochainement, comme le dit le Messie Promis (a.s.), on utilisera le chemin de fer.

Le Messie Promis (a.s.) avait prié qu’Allah attrape un ennemi de l’Islam en raison de ses invectives à l’encontre de la personne du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Dieu avait révélé au Messie Promis (a.s.) la fin qui lui a été réservée. Il raconte : « La prophétie concernant Abdullah Atham s’est réalisée à la lettre. Il y avait en fait deux prophéties. La première stipulait qu’il mourrait dans un délai de 15 mois. La deuxième disait que s’il revenait sur ses paroles, notamment que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) était l’Antéchrist (qu’Allah nous en préserve) il ne mourra pas au cours de ce délai de 15 mois. Ainsi la prophétie de sa mort se référait à l’insulte écrite dans son livre intitulé « Andaruna Bible ». Il était censé mourir dans un délai de quinze mois à condition qu’il ne se tourne pas vers la vérité. Mais il s’est repenti lors du débat et en toute humilité il a fait sortir sa langue, il a placé ses mains sur ses oreilles. Soixante à soixante-dix personnes, des musulmans et des chrétiens à part égale, en ont été témoins. Selon moi environs une cinquantaine d’entre elles sont toujours vivantes. Ce sera le comble de la mauvaise foi, de la grossièreté, et de la malhonnêteté, que de nier sa rétraction en dépit d’une déclaration aussi ouverte.

Toute la colère de Dieu reposait sur le mot « Antéchrist », d’où la raison de cette prophétie. Je n’ai jamais fait de prophétie sur sa conversion à l’Islam. Quand il s’est repenti en toute humilité, Dieu s’est tourné vers lui avec compassion. La révélation divine ne disait pas qu’Atham n’échappera pas à la mort dans le délai imparti s’il ne se convertissait pas à l’Islam, car tous les chrétiens rejettent l’Islam. Ce sera-là une manière de le contraindre à accepter l’Islam. Nombre de gens n’embrasseront pas l’Islam cela ne veut point dire qu’ils mourront tous au cours de ce délai. Il n’y a pas non plus de contrainte en Islam et telle n’était pas non plus la teneur de la prophétie. Le monde regorge de gens qui rejettent l’Islam et comme je l’ai dit à maintes reprises personne ne sera frappé de châtiment ici bas sur terre pour cette seule raison. L’on sera rétribué pour ce rejet dans l’Au-dela. Pourquoi seul Atham mériterai-t-il la mort pour son rejet de l’Islam et non pas les autres ? La prophétie reposait sur le terme « Antéchrist » qu’il avait utilisé pour le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) […] Il a mérité la compassion divine quand il s’est repenti, sauf que sa mort a été retardé de quelques mois. Il est décédé au cours de ma vie.

Le débat [que nous avions eu] avait pris la forme d’un duel de prière et son décès a prouvé qu’il était un menteur. Peut-on affirmer que cette prophétie ne s’est pas réalisée ? Elle s’est réalisée dans toute sa splendeur. Allah maudit ces cœurs qui ne cessent d’objecter face à des signes aussi évidents. S’ils le désirent je peux leur présenter quarante personnes qui ont été témoins du repentir d’Atham. Il n’avait pas fait de serment, en dépit du fait que tous les chrétiens en font, voire même Jésus en a fait. Ce n’est pas la peine pour moi de rallonger ce débat. Atham est décédé il y a plus de onze ans de cela. » (Haquiqatul Wahyi)

Le Messie Promis (a.s.) nous explique aussi que les bénédictions du Coran dépassent de loin les aptitudes de l’Homme. Il montre des signes à ceux qui portent foi en lui et leur accorde un savoir incontestable. Des miracles et des signes magnifiques sont, par la suite, tributaires de ces bénédictions. Le Messie Promis (a.s.) dit : « Je ne cite point ces bénédictions du Coran comme autant de fables. Je vous présente des miracles dont j’ai été moi-même le témoin. Il est fort probable qu’il y en ait plus de cent mille de ces signes. Dieu affirme dans le Coran que celui qui se soumettra à Sa parole aura foi dans ses miracles, voire il présentera lui aussi des miracles aux autres. J’ai, en personne, montré des miracles grâce à l’effet de la parole divine, des prodiges qui sont au-delà des aptitudes de l’Homme, des prodiges qui n’étaient rien d’autre que l’œuvre de Dieu, dont ces séismes qui ébranlent la terre et cette peste qui la ronge. Cette épidémie virulente fait partie de ces prodiges qui m’ont été montrés.

Vingt-cinq ans auparavant, dans mon ouvrage Barahine-e-Ahmadiyya, j’avais prédit l’avènement de ces calamités. Elles ont déjà frappé mais cela ne s’arrêtera pas là ; des désastres, encore plus terribles et nouvelles, sont à venir. De nouvelles épidémies, inouïes et effroyables frapperont ce pays [l’Inde]. L’une ressemblera à la peste, elle sera virulente et terrifiante, elle foudroiera ce pays et ainsi que d’autres contrées. Il y a tout lieu d’avoir très peur. Ces signes n’ont point tari ; ils frapperont les cœurs d’une grande consternation. Il est fort probable que dans un an ou deux frappera à l’improviste un séisme des plus violents. »

Les actions de l’Homme d’aujourd’hui, à savoir son éloignement de Dieu et ses crimes sont en train d’inviter ces calamités. Qu’Allah fasse preuve de compassion à l’égard de l’humanité et qu’Il permette aux ahmadis de prier, de reformer leur conduite.

Le Messie Promis (a.s.) dit : « J’ignore si ce séisme frappera le pays tout entier ou une région particulière. Si l’Humanité craint Dieu elle pourra écarter cette calamité, car Dieu est le Roi des Cieux et de la Terre. Il peut appliquer Ses décrets, Il peut les différer aussi. Mais apparemment il n’y pas d’espoir que les hommes craindront Dieu car les cœurs se sont endurcis à l’extrême ; d’ailleurs je n’ai aucun espoir qu’ils prendront garde à mes prophéties. Je n’attends rien d’autre que moqueries et insultes de leur part ; ou l’accusation que je désire semer la panique dans la société. »

Voilà en somme la situation dans certains pays musulmans, dont certains sont plus affectés que d’autres. Cela ne concerne pas que le monde non musulman : les musulmans s’éloignent de plus en plus de Dieu et ils outragent celui qui ne cesse de les guider vers le droit chemin : c’est lui qu’on accuse de vouloir semer le trouble ou la panique. Quelques jours de cela, un grand mollah du Pakistan, dont j’ai oublié le nom, affirmait qu’aucun Imam Mahdi ne viendra. Et sur un ton de plaisanterie il a ajouté que s’il est venu au monde, qu’Allah fasse qu’il meure au plus vite, car nous ne pouvons endurer davantage de tourments. Voilà en somme leur opinion aujourd’hui [à propos de l’Imam Al-Mahdi].

Le Messie Promis (a.s.) dit : « L’Islam d’aujourd’hui n’est plus ce qu’il était. Les vices sont aujourd’hui légions ; la sincérité à l’égard de Dieu est montée au ciel, l’amour pour Dieu et la confiance qu’on lui doit ont disparu. Dieu, qui ranime la terre après sa mort, a décidé de raviver ces vertus et pour ce faire Il a pris plusieurs mesures. D’une part Il a envoyé un prophète, qui invite les hommes en usant de propos bienveillants et qui les guides. D’autre part il y a le progrès intellectuel et du savoir. Des signes sont apparus dans le ciel afin de parachever les preuves présentées par Dieu… »

Ainsi nombre signes ont apparus à l’époque du Messie Promis (a.s.) dont des tempêtes, les éclipses du soleil et de la lune, des séismes.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute à ce propos : « Il y a aussi toute une série de signes de la colère divine, dont la peste qui se répand à une vitesse fulgurante. » La virulence de cette épidémie qui avait frappé à l’époque du Messie Promis (a.s.) était chose inouïe dans les générations précédentes.

« Nombre de personnes sont en train de profiter de ces signes. Tous les jours on me prête allégeance, soit par courrier, soit en personne. Certes le vice et la turpitude, la vanité et la débauche, ont foisonné en ces temps, mais ceux qui se joignent à ma communauté sont originaires du même milieu. Ce qui laisse entendre que de nobles âmes sortiront de leurs rangs : il existe parmi eux des gens de bonne nature, cela ne veut point dire qu’ils sont tous corrompus. Dieu fera sortir de leurs rangs [ceux qui se joindront à ma communauté], Il leur accordera perspicacité, d’aucuns par contre succomberont à la peste. C’est ainsi que le monde connaîtra sa fin, c’est ainsi que Dieu fournira la preuve ultime. »

Le Messie Promis (a.s.) affirme que des intellectuels et de bonnes gens sont en train de comprendre ses enseignements et ses déclarations suite à l’éducation qu’ils ont reçue. Par la grâce de Dieu des centaines de milliers de personnes, originaires de tous les pays du monde et issus de chaque couche de la société sont en train de se joindre à la djama’at.

Le Messie Promis (a.s.) dit encore : « Sachez que vous ne pourrez pas montrer des signes et des miracles similaires à ceux que j’ai présentés, que ce soit en termes de nombre, de qualité ou de conviction qui en résulte. Vous pourrez en chercher d’autres jusqu’à en rendre l’âme, mais jamais vous ne pourrez présenter de pareils signes.

Un converti musulman se présenta au Messie Promis (a.s.) et lui demanda, avec une hardiesse démesurée, de lui présenter des signes pour étayer les déclarations qu’il était un envoyé de Dieu. Le Messie Promis (a.s.) répondit : « L’on ne peut s’opposer à ce que Dieu place dans le cœur d’un prophète, car cela vient de Lui. Cela est d’autant plus vrai que lorsque Dieu envoie son envoyé sur terre, Il manifeste, en sa faveur, des signes miraculeux. C’est ainsi qu’Il a montré, en ces lieux, une profusion de signes en ma faveur, signes témoignés par des centaines de milliers de personnes. Je suis convaincu que Dieu ne s’est pas contenté de manifester ces signes et n’arrêtera pas cette chaîne à l’avenir. De temps en temps, Il en montrera d’autres, quand Il le désirera. Pour un chercheur de vérité ces signes ne sont pas peu en nombre. Si son cœur ne les accepte point, mais qu’il est sincère dans sa quête de la vérité et qu’il est animé de bonnes intentions, je serai enclin à prier pour lui. Mais si telle n’est pas son intention, et s’il méprise les premiers signes de Dieu, je ne ressentirai point de ferveur qui me poussera à prier pour lui. [Prier pour] l’apparition d’un signe exige de l’attention ; [pour que cette requête] soit admise auprès de Dieu la ferveur est requise [de ma part]. Cette ferveur est attisée en présence d’un chercheur véridique et sincère. Sachez que les signes sont destinés à ceux qui sont imbus d’intelligence et non point à ceux qui en sont dépourvus. Ces derniers ne profitent pas des signes de Dieu.

La direction dépend entièrement de la grâce divine, sans cette dernière ainsi que l’opportunité qui vient de la part de Dieu, même si l’on devait être témoin de milliers de signes, l’on n’en tirera aucun profit. Tant que j’ignore s’il a tiré avantage des signes du passé, comment entretenir de l’espoir [quant à l’avenir] ? Je ne suis pas à même de manifester des signes de mon propre chef : les signes ne sont point le fruit de la dextérité d’un jongleur. Cela dépend de la grâce divine et du bon vouloir de Dieu. Il montre des signes quand Il désire en montrer et accorde des faveurs à la personne de son choix. Dieu m’a fait comprendre que cette requête pour des signes ressemble à celle d’Abu Jahl ou des personnes de son acabit. Ces signes leur ont-ils servi à quelque chose ? Peut-on affirmer que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) n’en a pas montré ? Mécréant est celui qui pense ainsi. Des signes innombrables sont apparus par l’entremise du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), mais Abu Jahl et ses compères n’en ont tiré aucun avantage. Des signes sont apparus [en ma faveur], signes qui auraient dû amplement suffire au chercheur de vérité. Mais si l’on ne veut point en profiter et si on les met à la poubelle, quoi espérer de la part de cette personne ? Elle est en train de profaner les signes de Dieu et se moque de Celui-ci.

Le Messie Promis (a.s.) nous explique ailleurs que tous ces visiteurs qui viennent à Qadian sont autant de preuves [en sa faveur]. D’autre part d’innombrables signes terrestres et célestes qu’il avait mentionnés se sont manifestés. Il y a aussi l’intérêt que porte aujourd’hui le monde au message de la communauté Ahmadiyya ; les médias, pour une raison ou une autre, en sont intéressés. Des signes se manifestent tous les jours pour toute personne douée de discernement.

Le Messie Promis (a.s.) dit aussi : « Sachez que Dieu le Très-Haut n’abandonnera pas cette communauté. Dans Sa révélation [que j’ai] consignée dans l’ouvrage Barahine-Ahmadiyya, Il affirme : « Un avertisseur est venu au monde, mais le monde ne l’a pas reconnu ; Dieu cependant le reconnaîtra et établira sa véridicité par de terribles assauts. L’humiliation et la détresse sont destinées à ceux qui le rejettent ou qui le rejetteront. N’ont-ils pas réfléchi que si c’était-là un mensonge fabriqué de toutes pièces par l’homme, il aurait disparu depuis belle lurette, car l’imposteur ne trouvera pas plus grand ennemi qu’Allah [sur sa voie].

Un fieffé menteur pourra-t-il faire preuve de pareille persévérance et d’un tel courage ? Ces sots ne comprennent-ils pas que seul celui qui parle sous la protection de l’invisible pourra énoncer des propos emplis de puissance et d’effroi. Lui seul aura le courage et le cœur d’affronter seul le monde entier. Attendez ce jour, voire il est proche ce jour quand l’ennemi connaîtra l’humiliation et l’ami la joie. Qui est l’ami ? C’est celui qui m’accepte avant d’avoir vu des signes. C’est celui qui [m’a] consacré sa vie, ses biens, et son honneur comme s’il avait été témoin des milliers de preuves. Voilà [ceux qui] font partie de ma communauté, voilà ceux qui sont miens, ceux qui m’ont vu dans la solitude et qui m’ont soutenu, ceux qui ont partagé ma peine en voyant ma tristesse. Ceux qui m’ont découvert quand j’étais inconnu et qui m’ont respecté comme une personne de grande renommée. Si après avoir vu des signes [manifestes] l’on accepte ma véridicité, toute évidente, quelle différence cela fera pour moi, quelle récompense méritera l’autre, et quel honneur méritera-t-on aux yeux de Dieu ?

En vérité m’ont accepté ceux qui, l’œil aiguisé, m’ont observé [de près], ceux qui ont jaugé mes paroles et mon état avec discernement, ceux qui ont écouté mes paroles et ont médité dessus : c’est en ayant respecter toutes ces conditions que Dieu a ouvert leur cœur et qu’ils se sont joints à moi. Il est avec moi celui qui abandonne sa volonté au prix du mien, celui qui m’accepte comme juge quant aux choses que leurs âmes doivent abandonner ou adopter. C’est celui qui suit ma voie, celui qui me voue, corps et âme, obéissance, celui qui se débarrasse de l’habit de son ego. Hélas je dois dire que celui qui demande des signes ne mérite pas ces titres glorieux et ce statut honorable auprès de Dieu, titre et statut conférés à ceux qui ont reconnus [mes] vertus secrets, ceux qui ont senti le parfum d’un serviteur caché sous le manteau de Dieu.

Quel mérite aura-t-on de saluer un prince dans toute sa splendeur et accompagné de son armée ? Méritera les éloges celui qui reconnaît le prince vêtu des guenilles du mendiant. Je ne suis pas à même d’octroyer ce discernement à quiconque. Dieu est seul à même de le faire : Il accorde la perspicacité de la foi à celui qui Lui est cher, c’est grâce à cela qu’ils sont guidés dans la bonne direction. D’ailleurs ce sont ces mêmes faits qui accroît davantage l’égarement de ceux dont les cœurs sont pervers. J’ai beaucoup écrit à propos de ces signes, Dieu sait que ces faits sont avérés ; plus de trois milles incidents ont été accomplis par Dieu en ma faveur, des faits qui dépassent les capacités de l’homme. Des faits qui s’accompliront aussi à l’avenir. »

Qu’Allah accorde à l’humanité la perspicacité nécessaire pour comprendre ces signes ; que l’humanité ne se contente pas de demander des signes qui soient en accord à ses idées ou ses désirs. Que les hommes prêtent oreille aux demandes de notre époque et à la voix de notre temps, qui appellent de tous leurs vœux l’avènement d’un envoyé de Dieu. Que les hommes se mettent à la recherche de l’envoyé de Dieu et qu’ils l’acceptent, afin qu’il n’y ait plus de troubles en ce le monde.

A la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a mentionné le décès de Ghulam Qadir Sahib, Mirza Muhammad Iqbal Sahib et Chaudhry Manzoor Ahmad Sahib Cheema tous trois des darwesh de Qadian. Les défunts avaient répondu à l’appel du deuxième Calife et se sont présentés pour assurer la sécurité des lieux saints de Qadian. Qu’Allah exalte leur statut.


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