Sermon du vendredi prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, chef spirituel de la Communauté Islamique Ahmadiyya Internationale, le 30 mai 2014, à la mosquée Baitul-Futuh, au Royaume-Uni.

Une des grandes faveurs d’Allah, qui a permis d’unir, la djama’at Ahmadiyya est le système du Califat établi après le Messie Promis (as). L’histoire des 106 dernières années de la communauté Ahmadiyya témoigne du fait qu’après le décès du Messie Promis (a.s.) les membres de la djama’at ont accepté et voué une obéissance indéfectible au Califat, tout comme il l’a énoncé dans son ouvrage Al-Wasiyyah.

Tout ahmadi, quelque soit sa nationalité, comprend très bien qu’après l’avènement du Messie Promis (as) devait débuter le Califat basé sur les préceptes du Prophétat et que sa plus grande responsabilité est de s’y cramponner.

Cela ne concerne pas ceux qui, au tout début de [l’histoire de la communauté] se sont séparés [du Califat] et dont le nombre n’a aucune importance. La majorité des membres de la djama’at Ahmadiyya, qui connaissent d’ailleurs le statut du Messie Promis (as), comprennent l’importance de l’attachement au Califat. C’est en cela que réside l’unité de la djama’at et son progrès. C’est le Califat qui génère la force nécessaire pour répondre aux attaques des ennemis de l’Ahmadiyya et de l’Islam. Car, en cette période de renaissance de l’Islam, l’aide de Dieu, suite à Ses promesses, est lié au système du Califat. Sachez cependant qu’il ne suffit point de proclamer verbalement sa foi afin de mériter les faveurs divines.

Dans le verset Istikhlaf (24 : 56) Dieu a promis le Califat aux croyants, leur offrant la bonne nouvelle qu’Il transformera leur état de crainte en paix, et qu’Il affermira [la foi] de ceux qui se cramponnent au Califat ; cependant ces faveurs Il les réserve uniquement à ceux qui Lui vouent une adoration sincère et qui consentent à ces sacrifices pour établir l’unicité de Dieu sur terre. Ils sont légions ceux qui proclament La ilaha Ilallaho : mais sont sincères dans leurs déclarations ceux qui se tournent uniquement vers Dieu.

Ainsi chaque journée du Califat que nous célébrons doit nous pousser à jauger nos prières, nos ibadaat, et l’effort que nous entreprenons pour nous maintenir sur la voie de la Tawhid et pour la répandre. Si nos actions sont contraires à cela, si notre relation avec Dieu ne s’est pas renforcée, en ce cas ces rencontres et ces discours [pour célébrer le Califat], ne serviront à rien. Ce qui compte c’est de comprendre l’esprit [derrière ces célébrations] ; chacun méritera les faveurs promises par Dieu au Messie Promis (as) quand on se consacrera à la prière et qu’on tentera de comprendre le sens de la Tawhid.

Lors de mon précèdent sermon j’ai souligné que c’est face à Dieu qu’il nous sied de nous prosterner quand nous sommes accablés de difficultés. Nous ne manifestons point comme les gens de ce monde. Dieu a attiré notre attention vers la prière et l’ibadah, afin que nous puissions nous cramponner au Califat, attirer les faveurs divines et nous libérer de ces inquiétudes et mériter la paix.

Voilà l’arme efficace en laquelle nous pouvons vouer une confiance entière et permanente. Nous n’aurons point de succès si nous abandonnons l’arme de la prière pour avoir recours à des armes de moindre importances et temporaires. D’ailleurs jamais personne n’a remporté de victoire en ayant recours à ces dernières. L’histoire nous apprend que les prophètes triomphent grâce à leurs supplications. L’histoire de l’Islam en est témoin et c’est ce que nous voyons au cours de la vie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et des Califes bien guidés. Ce n’était pas le pouvoir mondain qui leur accorda le succès, mais bien la grâce d’Allah, suite aux promesses qu’Il leur a faites. Mais sachez aussi qu’en dépit de toutes ces promesses il faut [en certains cas] offrir le sacrifice de sa vie et rehausser aussi la norme de ses ibadah afin de mériter ces victoires.

En passant, je tiens à souligner que dans mon précédent sermon j’avais évoqué un ahmadi qui avait cité son ami chiite qui disait que [les ahmadis] ne répondent pas à aux persécutions qu’ils subissent. J’avais aussi ajouté que peut être cet ahmadi partageait son point de vue, à savoir que nous devons avoir davantage recours aux méthodes de ce monde.

Quoique je n’avais pas mentionné son nom, l’ahmadi en question s’était reconnu et il m’a envoyé une lettre m’informant qu’il ne faisait que citer le point de vue de son ami, et qu’il ne partage guère son point de vue. En tout cas d’autres personnes d’ici et d’ailleurs me font part de pareils sentiments. D’où la raison de se rappeler que l’on méritera les faveurs divines grâce à la prière.

C’est ce vers quoi Allah attire notre attention dans le verset suivant :

فَصَلِّ لِرَبِّكَ وَانْحَرْ

A savoir adore ton Seigneur et sois prêt à te sacrifier pour Sa cause. Ce sont ces ibadah et sacrifices qui vont vous faire mériter les faveurs divines. Sans aucun doute la détresse envahit l’homme quand il endure pour une longue période des tourments, des privations et des épreuves : sa nature est ainsi faite. Comme je l’ai souligné dans mon précédent sermon, en pareilles situations le prophète ainsi que les croyants lancent ce cri de détresse : « Quand viendra l’aide d’Allah ! » C’est un cri qu’ils lancent quand ils sont plongés dans une profonde affliction. Ils ne le font pas par désespoir, mais afin d’attiser la miséricorde d’Allah et afin d’attirer Ses faveurs. Ils lancent cet appel en se plaçant entièrement dans le giron de Dieu et poussent leurs prières à leur sommet, tout en servant d’exemples de sacrifices. Et c’est là qu’ils entendent la réponse divine qui leur réconforte : « Certainement l’aide de Dieu est proche. »

Dieu s’est adressé en ces termes au Messie Promis (as). A différents moments, au cours de sa vie, il a vu les signes du soutien divin et il avait reçu des révélations à ce propos au préalable. Nous aussi à différents moments nous en avons été les témoins et nous ne cessons de voir ce soutien divin, insha Allah il en sera ainsi à l’avenir. D’ailleurs chacun dans son cercle respectif voit ces signes du soutien de Dieu. Et Insha Allah nous allons voir l’ultime aide de Dieu dans la forme du triomphe final.

Les plans de l’ennemi sont très dangereux. La situation est très effroyable si on la regarde d’un point de vue temporel : il en est ainsi en particulier dans les pays musulmans et au Pakistan. Mais Allah, Le Tout-puissant, est le Meilleur des planificateurs, Il peut réduire à néant tous les complots de l’ennemi et Insha Allah Il va les retourner contre eux. Cependant nous devons nous consacrer encore plus à la prière et à l’istighfar, afin que nous puissions dissiper nos inquiétudes et gérer ces victoires que Dieu nous a promises. C’est ce qu’Allah nous enseigne ici :

فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ

« Alors glorifie ton Seigneur avec Sa louange, et implore Son pardon. » (110 : 4)

Ainsi il incombe à chacun d’entre nous de comprendre ce sujet et de pousser nos supplications à leur plus haut point.

Auparavant j’avais souligné le fait que nous avons compris, dans une grande mesure, l’importance des sacrifices. Mais il est encore plus nécessaire de saisir la réalité de la prière. Si nous désirons récolter au plus vite les fruits de ces sacrifices dans ce cas

il nous est encore plus important de rehausser la norme de nos prières. Il faut que nous engendrions en nous la disposition que Dieu désire voir en nous. Allah déclare à ce propos :

أَمَّنْ يُجِيبُ الْمُضْطَرَّ إِذَا دَعَاهُ وَيَكْشِفُ السُّوءَ وَيَجْعَلُكُمْ خُلَفَاءَ الْأَرْضِ أَئِلَهٌ مَعَ اللَّهِ قَلِيلًا مَا تَذَكَّرُونَ

« Ou, Qui répond à l’appel de celui qui est en détresse lorsqu’il L’invoque, et lui enlève le mal, et fait de vous les héritiers de la terre ? Y-a-t-il un dieu avec Allāh ? Vous réfléchissez bien peu ! » (27 :63)

Le Messie Promis (as) dit à ce sujet :

« Dieu est Indépendant. Il ne se soucie pas [des supplications] tant qu’on ne L’implore pas constamment tout en étant animé d’une intense sensation de détresse. Grand sera votre désarroi si votre épouse ou votre enfant tombe malade ou si on vous intente un procès. La prière est un exercice inefficace et futile si elle n’est pas accompagnée d’émoi sincère et de détresse. Le désarroi est une condition nécessaire à son exaucement, c’est ce qu’affirme le verset suivant :

أَمَّنْ يُجِيبُ الْمُضْطَرَّ إِذَا دَعَاهُ وَيَكْشِفُ السُّوءَ

« …ou, Qui répond à l’appel de celui qui est en détresse lorsqu’il L’invoque, et qui enlève le mal… » (Le Saint Coran, chapitre 27, verset 63)(Malfuzat, édition de Londres, volume 10, page 137)

Plus qu’auparavant il nous est nécessaire de nous consacrer à la prière et à nos ibadah. Il est important de faire naître cet état de détresse et d’attiser la miséricorde divine. Je tiens à attirer votre attention vers certaines prières que feu le troisième Calife avait évoqué dans le cadre du centenaire de la djama’at Ahmadiyya et dont j’ai réitéré l’importance au cours du centenaire du Califat. Il ne faut point les oublier ou en diminuer [le nombre de fois qu’on les récite] : elles doivent faire une partie intégrante de notre vie et embellir nos salat et nos ibadah : c’est ainsi que nous nous acquitterons de nos devoirs envers la prière.

Ces prières sont diffusées sur la MTA : à titre de rappel je vais en mentionner quelques unes. Il y a en premier la sourate Al-Fatiha, qu’il faut réciter souvent. Ensuite il y a le Daroud, que nous récitons lors de la Salat : c’est une prière qu’il faut souvent réciter. Ensuite il y a la prière suivante qui a été révélé au Messie Promis (as) :

سبحان الله وبحمده سبحان الله العظيم اللهم صل على محمد وآل محمد

Subhānallāhi Wa Bihamdihi – Subhānallāhil ‘Azim. Allahumma Sawli Ala Muhammadin Wa Ali Muhammad.

C’est aussi une prière qu’il faut souvent réciter. Selon un hadith cité par Hadrat Abu Hurairah il est dit que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait déclaré :

« Deux expressions sont très chères au Dieu Miséricordieux ; elles sont très légères sur la langue, mais très lourdes (en signification) dans la balance ; il s’agit de : Subhānallāhi Wa Bihamdihi – Subhānallāhil ‘Azim : Saint est Allah dans Sa Gloire ; Saint est Allah dans Sa Majesté. »

Le Saint Prophète Muhammad (saw) a dit qu’elles sont très chères à Dieu Al-Rahman Ainsi ce sont des prières de haute importance pour attirer la miséricorde divine

Il y a ensuite l’invocation suivante :

رَبَّنَا لَا تُزِغْ قُلُوبَنَا بَعْدَ إِذْ هَدَيْتَنَا وَهَبْ لَنَا مِنْ لَدُنْكَ رَحْمَةً إِنَّكَ أَنْتَ الْوَهَّابُ

Rabbana La Tozigh Qulubana Ba’da Iz Hadaytana Wa Hablana Min Ladunka Rahmatan Innaka Antal Wahhab.

« O Allah, notre Seigneur, ne laisse pas nos cœurs se pervertir après que Tu nous aies guidés, et accorde-nous de la miséricorde de Ta part; en vérité, Tu es le plus Grand des Pourvoyeurs. »

Après le décès du Messie Promis (as), Hadrat Nawab Mubareka Saheba l’avait vu en rêve et il lui avait demandé de réciter souvent cette prière. Quand Hadrat Nawab Mubareka Saheba a fait part de son rêve au Premier Calife, celui-ci a déclaré : « Je ne cesserai de réciter cette prière. C’est une supplication grâce à laquelle Dieu renforce notre foi et c’est aussi une prière importante pour que l’on soit attaché au système du Califat. »

Ensuite il y a une autre prière que l’on doit souvent réciter :

رَبَّنَا أَفْرِغْ عَلَيْنَا صَبْرًا وَثَبِّتْ أَقْدَامَنَا وَانْصُرْنَا عَلَى الْقَوْمِ الْكَافِرِينَ

Rabbana Afrigh ‘Alayna Sabran Wa Thabbit Aqdamana Wansurna ‘Alal Qawmil Kafirine

« O notre Seigneur, verse sur nous la fermeté, affermis nos pas et viens-nous en aide contre le peuple mécréant. »

Il faut aussi réciter celle-là :

اللهم إنا نجعلك في نحورهم ونعوذ بك من شرورهم

(Al-lahum-ma in-na naj’aluka fi nuhurihim wa na’udhubika min shururihim).

« O Allah ! Nous Te plaçons dans leurs cœurs et nous cherchons refuge auprès de Toi contre leur malveillance. »

Selon un hadith le Saint Prophète Muhammad (saw) récitait prière quand il ressentait un danger de la part d’un peuple.

La partie où il est dit « O Allah ! Nous Te plaçons dans leurs coeurs » n’est pas très évident de prime abord. Le terme Nahr (mis pour « cœur » dans la traduction) signifie la partie supérieure de la poitrine, là où le cou fusionne avec le torse plus exactement le creux où passe la trachée. Ainsi cette prière signifie : « O Allah lance contre eux un assaut qui mettra fin à leur vie et protège nous contre leur méchanceté. Tu es le Seul qui soit capable d’arrêter ces malveillants et ces fauteurs de troubles. Réduis les à néant et protège-nous contre leur méchanceté. »

Il y a ensuite l’Istighfar, qui a été hautement recommandé par Dieu. Il y a la prière :

أستغفر الله ربي من كل ذنب وأتوب إليه

(Astaghfirul-laha Rab-bi min kul-li dhambin-wa atubu ilayh).

Cela signifie : « Je demande pardon à Allah, Qui est mon Seigneur, de tous mes péchés, et je me tourne vers Lui avec repentir. »

Il y a quelque temps de cela, suite à un rêve, je vous ai encouragé à réciter l’invocation suivante.

رب كل شيء خادمك رب فاحفظني وانصرني وارحمني

« O mon Seigneur ! Toute chose est vouée à Ton service ! Protège-moi, aide-moi et aie pitié de moi ! »

Il faut aussi réciter souvent la suivante que j’ai évoquée dans mon précédent sermon :

رَبَّنَا اغْفِرْ لَنَا ذُنُوبَنَا وَإِسْرَافَنَا فِي أَمْرِنَا وَثَبِّتْ أَقْدَامَنَا وَانْصُرْنَا عَلَى الْقَوْمِ الْكَافِرِينَ

« Notre Seigneur, pardonne-nous nos erreurs et nos excès de conduite, affermis nos pas, et aide-nous contre le peuple mécréant. »

Il y a aussi une prière que le Messie Promis (as) avait reçue en révélation. L’hostilité de l’ennemi est maintenant arrivée à l’extrême et nous devons nous consacrer à ces prières. Le Messie Promis (as) dit ce propos « J’étais en train de prier pour ma djama’at ainsi que pour Qadian quand j’ai reçu la révélation suivante : « Ils se sont écartés de la mode de la vie d’ici bas : anéantis-les complètement. » Je me suis demandé pourquoi m’a-t-on confié la tâche de les anéantir ? Et c’est là que mon regard est tombé sur la supplication inscrite sur le mur de la Baitud-Dua depuis plus d’un an. Elle se lit ainsi :

يا ربّ فاسمع دعائي ومزّق أعداءك وأعدائي وأَنْجِزْ وعدك وانصر عبدك وأرنا أيامك وشهّر لنا حسامك ولا تذر من الكافرين شريرًا

Ya Rabi Fasma' Du'ai Wa Mazzik A'adaika Wa A'adai Wa Anjiz Wa'daka Wansur Abdaka Wa Arina Ayyamaka Wa Shahir Lana Hisamaka Wa La Tazar Minal Kafirina Sharira

« O mon Seigneur écoute ma prière. Détruis Ton ennemi et le mien. Accomplis ta promesse et aide Ton serviteur et montre-nous Tes jours. Dégaine pour nous Ton épée et n’épargne pas un seul de ceux qui [Te] renient parmi les malveillants. »

Voila des prières qu’il faut souvent réciter.

Je voudrais à présent évoquer un ahmadi très estimé, sincère et fidèle, un bienfaiteur [du genre humain], quelqu’un qui possédait de grandes qualités. Il s’agit du Docteur Mahdi Ali Qamar, fils de Chaudhry Farzand Ali Sahib. Le Docteur Mahdi Ali Qamar est tombé en martyr le 26 mai dernier à Rabwah. Deux inconnus à moto lui ont tiré dessus quand vers, 5 heures du matin, il se dirigeait vers la Bahishti Maqbara.

Le Docteur Mahdi Ali Qamar, un cardiologue, était venu des Etats-Unis en compagnie de sa femme et de ses enfants pour travailler bénévolement à la Tahir Heart Institute. Il logeait dans [l’enceinte de] l’institut et le matin du 26 après la prière de Fajr, accompagné de son épouse, un de ses fils et d’une proche, il partait à la Bahishti Maqbarah pour des prières. Quand il est arrivé devant le portail du cimetière deux individus à moto se sont approchés et ont tiré sur lui pour ensuite prendre la fuite sur la route principale qui mène à Sargodha. Ils ont touché le Docteur Mahdi Ali Qamar de onze balles et ce dernier a rendu l’âme en martyr : c’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons.

La famille du martyr était originaire de Gokhowal de la province de Faisalabad. Son père, Mokarram Farzand Ali Saheb est le premier ahmadi de la famille ; il avait embrassé l’Ahmadiyya durant sa jeunesse sur les mains du deuxième Calife. Par la suite Mokarram Chaudhry Allah Dita, son frère, c’est-à-dire, l’oncle du martyr, a lui aussi embrassé l’Ahmadiyya. La famille s’est ensuite établie à Rabwah. Le grand-père maternel du défunt, Mokarram Master Zia-Ud-Din Saheb était le premier martyr parmi les habitants de Rabwah. On lui avait tiré dessus en 1974, quand il se trouvait à la gare de Sargodha. Il était à l’époque le président de la djama’at du quartier Darul Barakat et enseignait à la Talim Ul Islam High School.

Le Docteur Mahdi Ali Qamar Shaheed est né à Rabwah le 23 septembre 1963. Hadrat Mirza Bashir Ahmad Saheb (ra), Qamar-ul-Anbiyya est décédé le jour de sa naissance. C’est dans ce contexte que le père du martyr a ajouté le surnom Qamar à son prénom. Et le grand-père du martyr lui a donné le surnom Bashir-ud-Din, en mémoire à Hadrat Musley Ma’oud. Ainsi le nom complet du défunt est : Mahdi Ali Bashir-ud-Din Qamar. C’était le nom qu’il utilisait partout.

Le Docteur Mahdi Ali Qamar Shaheed a complété ses études élémentaires et secondaires à la Talim Ul Islam School et Talim Ul Islam College. Il était un étudiant très intelligent et doué. Il a ensuite étudié la médecine à la Punjab Medical College de Faisalabad. Les étudiants de là-bas lui étaient très hostiles en raison de son appartenance à la djama’at Ahmadiyya. Ils avaient même brûlé ses livres et ses affaires ; ce qui l’avait contraint à retourner à Rabwah pour quelque temps. Quand la situation s’est améliorée il a repris ses études et les a complétées. Il a travaillé pendant deux ans, de 1989 jusqu’à 1991, à la Fadl Umar Hospital de Rabwah. Il s’est ensuite établi au Canada en compagnie de sa mère. Après avoir passé ses concours de médecine au Canada il y a travaillé [pendant quelques temps]. Par la suite il s’est spécialisé en cardiologie à l’université de Brooklyn à New York. Et après avoir complété ses études il a commencé à travailler à Colombus dans l’Ohio aux Etats-Unis, où il vivait depuis.

Après l’ouverture de la Tahir Heart Institute j’avais demandé aux médecins ahmadis de se porter volontaires pour y travailler : le martyr y avait déjà servi par deux fois et il était pour sa troisième visite.

Le docteur Mahdi Ali a occupé différents postes au sein de la djama’at. Il était d’une grande tendresse et d’une grande amabilité, éprouvant une grande sympathie à l’égard de tous et partageait les peines et les souffrances d’autrui. Il ne s’était jamais disputé avec personne et n’avait jamais importuné quiconque.

Son épouse rapporte qu’il était d’une grande tendresse à son égard et lui était très chaleureux. Il lui pardonnait tous ses manquements et ne l’a jamais laissé en difficulté. Il était un père très attentif et bienveillant envers ses enfants et était à tout instant vigilant quant à leur éducation et l’entraînement moral et spirituel.

Le défunt était d’une grande humilité. Son épouse raconte que si elle se mettait en colère son époux lui demandait tout le temps de se calmer. Il était d’une très grande humilité et était très attentif à l’égard de ses beaux-parents. Sa belle-mère rapporte qu’elle partait chez lui depuis cinq ans et jamais elle n’a entendu le défunt élever la voix et il l’a toujours respecté comme s’il s’agissait de sa propre mère.

L’hospitalité était une autre de ses grandes qualités et il logeait les invités de la djama’at chez lui lors des événements de la communauté et les transportait de ou vers l’aéroport. Il aidait beaucoup les démunis.

En sus de son intérêt pour sa profession il était aussi féru de littérature et était un fin poète. Son recueil de poèmes est sur le point d’être lancé. Il était aussi un bon calligraphe.

Le Docteur Mahdi Ali avait un attachement et un grand dévouement à l’égard du Califat ; et répondait immédiatement à tout appel lancé par le Calife. Il contribuait généreusement dans les fonds de la djama’at et a offert une somme très importante pour la construction de la mosquée de Colombus et a aussi travaillé sur sa décoration.

Il a aussi offert une somme importante pour la construction de la mosquée de son quartier d’origine à Rabwah.

Il faisait aussi souvent des dons à la Tahir Heart Institute. Il était passionné de tabligh et avait une bonne connaissance de la religion par la grâce d’Allah. Il répondait efficacement sur YouTube aux critiques lancées par les non-ahmadis et ceux qui s’en prenait à la communauté.

Le défunt laisse derrière lui sont épouse Muhtaramma Wajiha Mahdi, et trois fils dont Abdullah Ali, qui a quinze ans, Hashim Ali, sept ans, et Ashar Ali, trois ans. Ce dernier était en sa compagnie lorsqu’on l’a assassiné. Je voudrais citer ici ces deux derniers vers qu’il a composés le 28 mars 2014 :

« Nous regarderons la mort dans les yeux afin de mériter la vie,

Yazid ne pourra, ô grand jamais, effacer les paroles du fils de Batool,

Tout est voué à disparaître,

Hormis les paroles de Dieu et de Son Prophète. »

Dans un de ses plus anciens vers il dit :

« Mon Seigneur, mon seul désir

Et que mon sang, ma vie soient consacrés à Ta cause, »

Il a composé un poème sous le titre de Nour Istikhlaf dans lequel il affirme :

« La grâce divine m’a offert la coupe de la vie,

Celle-ci a liée ma vie au Califat,

Le Soleil et la Lune envient la lumière du Califat,

Les disciples d’Iblis quant à eux sont au comble du désespoir.

Hadi Ali Saheb, missionnaire de la Communauté et qui a servi ici au Royaume-Uni pour une longue période était le frère aîné du défunt. Tout deux sont passionnés pour la calligraphie. Hadi Ali Saheb relate que son frère était une personne extraordinaire. Certes sa disparition est une grande tragédie pour toute la famille mais de par la grâce de Dieu, dit-il, notre famille se soumet en toute sincérité à Son décret, et se résigne à la patience et est reconnaissante envers Dieu.

Dans ces emails Mahdi Ali citait des [extraits du Coran] à l’instar de « Dites de bonnes paroles aux gens ». La sœur du défunt raconte que depuis son enfance le martyr était très affectueux et contemplatif ; il évitait toute chose futile. Il accomplissait ses prières régulièrement et avec grand engouement. Dès sa tendre enfance il était un membre actif des organisations auxiliaires de la djama’at. Alors qu’il était enfant il partait réveiller les autres pour la prière du matin. Dès son plus jeune âge il était intéressé par les études et avait lu les ouvrages de la djama’at tout jeune.

Il profitait de la compagnie des aînés de la djama’at qui vivait dans son quartier dont Maulana Abdul Latif Bhagal Puri, Soufi Basharat Ar-Rahman, Maulana Abdul Ata Sahib et bien d’autres. Il avait un attachement particulier pour Rabwah qui l’a accompagné tout au long de sa vie tant et si bien qu’il a donné sa vie sur son sol.

Suite à la requête de ses parents il a étudié la médecine et a été un grand médecin ; il a reçu d’ailleurs de nombreux prix. Il n’était pas un médecin ordinaire.

Il faisait preuve d’une grande retenue et ne perdait jamais son temps. Il lisait beaucoup et a très bien élevé ses enfants. En dépit de toutes ses occupations il trouvait du temps pour sa femme et ses enfants. Il a lui même enseigné à ses enfants la lecture du Saint Coran ; tandis que d’aucuns disent ici qu’ils n’en n’ont pas de temps. Il était un grand poète et artiste et était d’une grande indulgence à l’égard d’autrui. Il endurait souffrance et difficulté en disait qu’il le faisait pour la cause de Dieu.

Un de ses amis, le Docteur Mahmood raconte qu’ils partageaient tous deux la même chambre au collège de médecine. Le défunt, dit-il, était régulier dans ses prières et ses jeûnes. Il était plus âgé que moi, et me conseillait si je commettais un impair. Il était toujours prêt à servir les autres.

La première banque de sang de Rabwah a été fondée par le Docteur Mahdi Ali Qamar Shaheed, le Docteur Sultan Mubashir et le Docteur Mahmood. Mais c’était le Docteur Mahdi Ali Qamar Shaheed qui avait contribué davantage dans ce projet. Cette banque de sang est en train de pourvoir aux nécessités des gens de la région par la grâce de Dieu.

hadrat-khalifatul-massih-al-khamis
Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Jama'at Ahmadiyya

Le docteur Naseem Rehmatullah raconte que le martyr était une personne d’une grande humilité et qu’il avait tout le temps le visage souriant. D’ailleurs, ajoute Sa Sainteté le Calife, il m’avait rencontré quelques jours de cela [quand il était de passage à Londres] ; et depuis la nouvelle de son martyre, son visage souriant me vient souvent à l’esprit. Son visage resplendissait d’une grande sérénité, dit le Docteur Naseem Rehmatullah. Tous ceux qui ont sa photo après son martyre ont dit la même chose : sa poitrine était ensanglanté ; mais il avait le visage serein, comme s’il dormait paisiblement.

Abdus Salam Malik, le président de la djama’at de Columbus rapporte ceci : « Le Docteur Mahdi Ali Qamar Shaheed s’est joint à notre djama’at il y a de cela dix ans. Dès son arrivée il a été un membre actif de notre conseil. Il faisait preuve d’une grande obéissance à l’égard de la djama’at. Il ne s’est jamais querellé avec quiconque ; et acceptait tout le visage souriant ; et il ne disait jamais qu’une tâche quelconque était impossible. Il assumait pleinement toute responsabilité qu’on lui confiait.

Il éprouvait un très grand attachement à l’égard du Califat. »

Quand j’étais en tournée en 2012 à Columbus au Etats-Unis, il avait passé la nuit entière à décorer la mosquée, pour placer des bannières, en compagnie de Hadi Ali. Après avoir passé toute la nuit à la mosquée, il est parti travailler le matin à l’hôpital. Il a toujours payé de sa poche toutes les dépenses pour la décoration de la mosquée. Quand il travaillait dans la mosquée personne n’aurait dit qu’il était un si grand médecin. Il était toujours d’une très grande simplicité. Il était en tête de liste dans le domaine des sacrifices financiers.

Un médecin qui a travaillé avec le défunt raconte que certains étaient jaloux de ses succès et lui mettaient des bâtons dans les roues. Mais il surmontait toutes ces difficultés le visage souriant. Je ne l’ai jamais vu en colère ; il était toujours serein et souriant. Il disait toujours : « Pourquoi se faire du soucis ? Les prières du Calife sont avec nous, il n’y pas raison de s’en faire. »

Il a passé quelques jours ici au Royaume-Uni. Il était très content de sa rencontre [avec moi] et a parlé de sa réunion avec ses amis. Dans ses emails il écrivait toujours : « Apportez en vous les changements que vous désirez voir dans les autres. » Le défunt en était lui même un exemple vivant.

Le Docteur Nouri de la Tahir Heart Institute disait que le Docteur Mahdi Ali Qamar Shaheed était très apprécié des malades. Ceux aux revenus modestes et esseulés le consultaient avec grand plaisir et beaucoup d’espoir. Le défunt lui-même s’intéressait personnellement à ses malades. Il était d’une grande simplicité ; ses vêtements étaient si simples qu’on pouvait à peine le distinguer de ses malades. Il travaillait bénévolement pour la Tahir Heart Institute et ne faisait jamais de difficultés. Il était très déterminé. Le fait qu’il venait servir l’humanité en toute abnégation était un témoignage de son engagement professionnel. Il était d’une grande humilité et avait une mémoire parfaite. Il s’intéressait à la lecture du Saint Coran, aux ouvrages du Messie Promis (as), à la poésie et à la calligraphie.

Mubarak Siddiqui Saheb, qui est d’ici, était de la même promotion que le défunt. Il raconte : « Mahdi Ali était d’une grande politesse depuis son enfance, qu’il était beau et intelligent. Il était un dévoué serviteur de la djama’at Ahmadiyya, et avait un très grand attachement pour le Califat. En dépit du fait qu’il nous dépassait toujours d’une marge importante dans le domaine académique et financier, il était d’une grande humilité et d’une grande obligeance. Parfois à l’école il me manquait des manuels et il me prêtait les siens pour une demi journée. Même quand on avait des examens le lendemain, il s’en servait rapidement et me les offraient pour le reste de la journée. En dépit de cela, il arrivait toujours en première position. »

Quand il était de passage à Londres je lui ai dit : « Tu es [venu des Etats-Unis] et tu est un grand chirurgien ; il faut que je t’invite dans un grand restaurant. » Il a répondu : « Je suis la même personne toute simple. Nous allons manger dans un petit restaurant. Il n’a jamais prononcé des paroles déplacées, dit Mubarak Siddiqui, il avait un très grand sens de l’honneur pour la Nizam-i-Jama’at et personne n’osait critiquer devant lui le moindre responsable de la djama’at. Il était un ahmadi exemplaire ; il aidait en secret ses amis qui étaient dans le besoin.

Un de ses amis dit que la voix du défunt était très mélodieuse, charmante et attirante. Il participait dans des compétitions de récitation du Coran et de discours depuis son enfance et arrivait toujours en bonne position.

Il aimait citer les vers des poèmes du deuxième Calife. Après son martyre il y a ces vers qui résonnent dans mes oreilles, dit son ami :

« Ils ont de tout temps comploté afin de détruire le jardin d’Ahmad

Mais les plans cachés du Seigneur entravent leur voie,

Pourquoi donc le croyant prendrait-il les services d’un assassin,

Son regard est éclair, ses soupirs sont autant d’épées,

Toi l’oppresseur, tes péchés suffiront pour causer ta ruine

Ils sont autant de boulets qui entravent tes pieds »

Le docteur Mubasher Saheb raconte : « Le défunt était très attentif à l’égard des pauvres. Quand il était venu l’année dernière il a ouvert un compte en banque et y avait déposé une certaine somme grâce à laquelle je pouvais aider les démunis. Un jour il m’a téléphoné à propos d’un ancien employé de la djama’at qui avait besoin d’argent pour construire sa maison et m’a demandé de lui confier la somme de 100 000 roupies. Et il disait aussi qu’il souhaitait payer tous les frais d’études d’un étudiant en médecine.

Hafiz Abdul Quddus, un de ses amis, raconte que quand le Docteur Mahdi Ali Qamar Shaheed travaillait à l’hôpital Fadl Umar, il offrit son sang à un malade démuni et demanda à Hafiz Abdul Quddus d’en faire de même.

Le Docteur Mahdi Ali Qamar Shaheed offrait des fournitures nécessaires aux opérations chirurgicales à l’hôpital et se disait fier de pouvoir le faire. Il disait aussi qu’il voulait se construire une maison à Rabwah afin qu’il ne soit pas un fardeau pour la djama’at. Il était aussi satisfait de l’éducation de ses enfants.

En dépit du fait qu’ils vivaient aux Etats-Unis, il avait par la grâce d’Allah, impartie une bonne éducation morale et spirituelle à ses enfants, parce qu’il s’en été occupé personnellement.

Un de ses amis disaient qu’ils s’aimaient comme des frères. Le martyr arriva un samedi soir à Rabwah et il demanda son ami de venir le rencontrer immédiatement, refusant de prendre du repos. Le Docteur Mahdi Ali Qamar Shaheed lui offrit un stéthoscope dernier cri et lui demanda à propos des heures de la prière ainsi que de la direction de la Kaaba. Cette rencontre eu lieu le soir et ils se séparent vers 23hr15. Le lendemain matin, après quelques heures, le Docteur Mahdi Ali se rendit à la Bahishti Maqbarah où il est tombé en martyr.

La version en ligne du journal Dawn a commenté sur le martyre du Dr Mahdi Ali en évoquant l’arrière plan de l’opposition contre la djama’at. L’auteur de l’article rapporte : « Le Dr Mahdi Ali Qamar n’était pas un médecin ordinaire. Il a remporté le prix de Young Investigator Award de l’American College of Cardiology et a été classé parmi les meilleurs médecins des Etats-Unis en 2003-2004 et parmi les meilleurs cardiologues pour les années 2005 à 2007, 2009 à 2012. Il a également eu la Physician Recognition Award décernée par l’Association médicale américaine. L’auteur de l’article ajoute : « J’ai vue la photo avec le visage radieux et souriant du Docteur Mahdi Ali. Et il disait a côté : « Je crois fournir le meilleur des soins possible aux patients, maintenir les normes professionnelles les plus élevées, contribuer à l’avancement de l’institution à laquelle je suis affilié. Ma première priorité est d’assumer mes responsabilités professionnelles avec compétence, honnêteté et intégrité. »

Et certainement il l’ai fait avec compétence, honnêteté et intégrité, ajoute l’auteur de l’article. En conclusion, il observe :
« Je suis désolé, Dr Ali Mahdi Qamar, je n’ai pas réussi à vous protéger, mais je proteste contre cette persécution. Je renonce à ma sécurité afin que je ne meure pas sans avoir été entendu. »

De nombreux journaux des Etats-Unis, du Canada et du Royaume-Uni et dans le monde ont condamné le meurtre barbare et inhumain du Dr Mahdi Ali. Plus de trente journaux ont publié des articles à ce propos. Il s’agit notamment, du National Post au Canada, The Star Canada, CBC News Canada, Global News, CNN, USA Today, New York Times, le Washington Post, Columbus Dispatch, Wall Street Journal, The Express Tribune, Washington Times, le Strategic Intelligence, Daily Mail, BBC Urdu, Al Jazeera, The Dawn. Tous ces médias ont également présenté la Jama’at et fourni des détails concernant la persécution que nous subissons depuis ces dernières décennies. En guise d’introduction ces journaux ont rappelé le fait que le Hadrat Mirza Ghulam s’était proclamé Messie Promis (as) en citant son nom et ils ont également mentionné que djama’at Ahmadiyya est une communauté pacifique et qu’elle condamne le meurtre d’innocents au nom de Jihad. Certains journaux ont également salué les œuvres caritatives de la Jama’at.

Ainsi en donnant sa vie le Dr Mahdi Ali a ouvert de nouvelles voies pour le Tabligh et il a fait connaître la Jama’at.

Le Wall Street Journal, qui est un journal mondialement connu publié aux Etats-Unis et ailleurs a couvert les nouvelles du martyre en introduisant la Jama’at et en évoquant sa persécution et a ensuite cité la présidente de la Commission de droits de l’homme du Pakistan qui a déclaré :

« Certes toutes les minorités religieuses au Pakistan sont persécutés, mais la communauté Ahmadiyya fait face aux plus mauvais traitement. Plusieurs journaux en langue locale publient des articles anti-ahmadi. Si la communauté chrétienne est attaquée, vous verrez le Premier ministre condamner ces actes et visiter les victimes. Mais ce n’est pas le cas avec la communauté Ahmadiyya. Il n’y a personne pour les défendre. »

Insha Allah c’est Allah qui défendra la djama’at Ahmadiyya ; Il le fait et Il le fera à l’avenir. » Le journal a également cité le Dr Shantani Sinha, un collègue du Dr Mahdi Ali, qui a déclaré :

« Il était le plus honnête, le plus éthique des hommes que je n’ai jamais rencontré. Il n’y avait pas une once de méchanceté en lui », a déclaré le Dr Sinha, ajoutant que le Dr. Qamar est retourné au Pakistan pour fournir des soins cardiaques gratuit. Il était très généreux. « Il savait que cela allait peut-être arriver un de ces jours. J’espère que cela sensibilisera les autres quant au meurtre insensé d’une personne d’une grande gentillesse qui était parti pour une noble cause. »

Le journal a cité également un responsable de la police qui a dit : « Nous voyons souvent des brochures et des affiches qui incitent les gens à éviter de se faire soigner dans cet hôpital de Rabwah. Peut-être que ce meurtre est lié avec ces campagnes. »

Al Jazeera a cité un chercheur qui a déclaré que l’on reçoit des rapports réguliers sur les persécutions que subissent les ahmadis. Les coupables ont le loisir de commettre leurs exactions sachant que l’Etat fera pratiquement rien pour les traduire en justice. »

Le Washington Post a également publié un article sur le martyre, tout en indiquant que ce crime a été commis car [les coupables savent] qu’aucune mesure ne sera prise [à leur encontre].

La Lancaster Gazette, un journal local de la région où résidait le Dr Mahdi, a évoqué en détail son assassinat et a cité les commentaires de ses collègues. « C’est triste », a déclaré Kelly Morrison, la directrice de la Cardiovascular Business Department, « tout le monde avait les larmes aux yeux ici à l’hôpital. »

Le journal a aussi rapporté que le martyr était un des médecins membre fondateur de l’Institut cardiovasculaire Gordon B. Snyder en 2011 et qu’en 2013 il a reçu le titre de « philanthrope légendaire ».

L’article a aussi souligné que la mort du Dr Mahdi n’a pas seulement affecté la communauté Ahmadiyya, mais aussi toute communauté où il résidait dans son ensemble. Ses malades ont fait ses éloges dans les journaux.

The Columbus Dispatch a interviewé le fils aîné du Dr Mahdi Ali et lui a demandé ce qu’il ressentait après l’assassinat de son père. Le jeune homme de 16 ans a répondu « Je suis déçu ». Le journaliste a souligné qu’il n’y avait aucune colère ou sentiment de vengeance dans le cœur du jeune homme.

Fox 28 Columbus a publié un article sur le martyr ainsi qu’une interview de son fils dans laquelle il dit que son père était un grand homme et il est sûr que si ses meurtriers lui avaient parlé quelques instants, ils auraient apporté des changements positifs dans leurs vies. Il a ajouté que les meurtriers ont fait cela pour nuire à une communauté à propos de laquelle il est sûr qu’ils ne connaissaient rien. »

C’est cela la réalité. Les mollahs ont tout simplement empoisonné leurs esprits. Les meurtriers quant à eux ne savent rien de ce qu’ils font.

La section ourdou de la BBC a également évoqué le martyre et ainsi que la persécution que subit la djama’at Ahmadiyya. Ils ont également publié une image de la brochure dans laquelle on disait qu’il était interdit de se faire traiter à la Tahir Heart Institute, que c’était un grand péché de s’y rendre et que toute personne qui a un lien avec les ahmadis est un infidèle. Inna lillah !

En tout cas le martyr a vu d’innombrables succès au cours de sa vie ; il a servi les créatures d’Allah et il a reçu une mort qui lui confère la vie éternelle auprès de Dieu. Qu’Allah accorde un haut rang à notre frère bien-aimé au Paradis. Et qu’Il ne cesse de rehausser son statut au Paradis et qu’Il lui accorde une place auprès de Ses choisis. Qu’Il accorde Sa protection à sa femme et ses enfants. Qu’Il exauce tous ses vœux et ses prières en faveur de ses enfants. Comme je l’ai dit l’arme la plus efficace pour notre progrès et pour remporter la victoire sur l’ennemi est la prière. Mais Dieu nous demande aussi d’utiliser les moyens qu’Il a mis à notre disposition.

Par conséquent, après cet incident, les responsables de Rabwah doivent être plus que jamais vigilant. Utilisez toutes vos ressources et préparez vous au mieux, puis laissez l’affaire entre les mains de Dieu. Tout citoyen de Rabwah doit être vigilant. Ce cher martyr a versé son sang sur le sol de Rabwah et attiré notre attention vers la prière et la planification. Ainsi, la vigilance est de mise. Les Ahmadis du monde entier doivent prier pour les Ahmadis pakistanais parce qu’ils vivent dans des conditions extrêmement insupportables et la situation se dégrade de jour en jour. Que Dieu nous permette de prier en ce sens. La population toute entière est victime de ces abominations. Il y a quelques jours de cela une femme a été lapidée à mort devant la Haute Cour. Ces atrocités et le chaos sont des faits quotidiens et nous ne pouvons même pas dire que c’est la conséquence du meurtre d’un ahmadi. D’ailleurs ces crimes et persécutions sont perpétrés au vu et au su de la police.

Cette oppression au Pakistan est commise au nom de Dieu et de Son messager, celui-là même qui était le bienfaiteur de l’humanité, une miséricorde pour tous les mondes. C’est cela qui meurtri nos cœurs. S’ils veulent perpétrer ces atrocités qu’ils ne le fassent pas au nom de Dieu et de Son Messager (s.a.w.) et qu’ils ne diffament ainsi l’Islam. Mais ils ne comprennent pas cela et ils ne savent pas où ils vont ! Insha Allah ces oppresseurs disparaîtront. Lorsque le décret de Dieu entrera en action il ne restera rien de leurs personnes ni de ceux qui les soutiennent. Ainsi, nous devons prier et prier beaucoup. Que Dieu fasse sortir la population de l’emprise des mollahs et qu’ils comprennent la vérité et qu’ils acceptent l’Imam de l’époque. Après la prière de Jummah je dirigerai la prière funéraire du martyr.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication de ce sermon)