Sermon du vendredi prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, chef spirituel de la Communauté Islamique Ahmadiyya Internationale, le 17 janvier 2014, à la mosquée Baitul-Futuh, au Royaume-Uni.

Lors de mon précédent sermon j’ai évoqué les obstacles qui entravent la réforme de la conduite ainsi que les principes [que nous devons appliquer] si nous désirons nous en débarrasser. J’avais aussi affirmé que si l’on possède la volonté, un savoir parfait ainsi que la faculté d’agir, l’on sera à même de combattre les écarts de conduite.

Sans nul doute c’est le manque de volonté et le fait d’ignorer comment accomplir de bonnes œuvres ou comment éviter les transgressions qui engendrent pareils manquements. La force agissante, quant à elle, s’en retrouve si affaiblie qu’elle peine à combattre le mal.

[Face à ce constat] il est plus qu’essentiel de renforcer la volonté, de se débarrasser de ses faiblesses et de faire naitre en soi la faculté d’agir. Mais si la déficience [morale] est très importante l’on aura besoin d’un soutien externe. Je compte aujourd’hui m’appesantir sur ce sujet et l’illustrer par des exemples.

Le premier élément de la reforme de la conduite est la volonté. Mais quelle est sa définition [dans ce contexte précis] ? Selon certains la volonté se résume à agir avec détermination selon les décisions que l’on a prises. Le deuxième Calife, quant à lui, nous explique qu’elle change de définition selon l’action accomplie. Ceci sous-entend que la volonté dans le contexte religieux signifie la « foi » et vu sous cet angle nous constatons que la faculté d’agir accroit [exponentiellement] avec la foi.

Baitul-Futuh-Dome-Interieur

Si l’on est ferme dans ses convictions [religieuses] et que l’on ait noué avec Dieu une relation [inébranlable], les œuvres s’accompliront toutes seules et tout obstacle disparaitra grâce au soutien de Dieu. Les manquements s’évanouiront grâce à la présence de la foi et l’on parviendra à les subjuguer facilement. Ce ne sont pas là des faits imaginaires, il existe des exemples concrets pour soutenir cette thèse. L’époque du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) regorge d’exemples de révolutions extraordinaires dans la conduite de ceux qui ont cru en lui.

Il y avait parmi eux ceux qui, naguère, étaient des voleurs, des brigands, des pécheurs invétérés, ceux qui [n’hésitaient] pas à épouser leur mères et qui les léguaient en héritage, ceux qui tuaient leurs filles ou encore ceux qui perdaient leur argent aux jeux. Il y avait aussi des ivrognes que personne ne pouvaient égaler dans leurs beuveries. L’ivresse était pour eux source d’honneur et ils s’enorgueillissaient. Un poète des leurs a même glorifié sa débauche en rappelant qu’il passait ses nuits à se saouler. Le joueur quant à lui célébrait le fait qu’il mettait en jeu tout ce qu’il possédait et ce qu’il gagnait. Peut-être qu’aujourd’hui même de grands flambeurs n’oseront faire pareilles déclarations.

Quelle fut la révolution qui s’opéra en eux après avoir accepté le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) ? Quelle volonté leur foi a-t-elle fait naitre en leur personne ? L’histoire nous présente des faits étonnants à ce propos. Dès qu’ils ont accepté le Saint Prophète Muhammad (s.a.w), les Compagnons se sont déterminés à renforcer leur conviction afin d’appliquer les préceptes de la foi, afin de ne pas enfreindre un seul commandement de Dieu et afin de se soumettre à tout précepte du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Leur détermination était si ferme que leurs écarts de conduite s’évanouirent dès cet instant et ils étaient prêts affronter tout malheur, aussi périlleux soit-il. Leur volonté ont refoulé leurs écarts de conduite à l’instar du flot tumultueux d’une rivière en crue qui projettent au loin des brindilles.

J’ai cité l’exemple de l’ivresse et de l’alcool. Ceux qui habitent en Occident connaissent très bien l’état dans lequel se retrouvent les ivrognes. Il y en a un, les vêtements tout sales, qui passe souvent devant la mosquée Fadl en portant ses cannettes d’alcool. On m’a dit qu’il avait fait de grandes études, qu’il était peut être un ingénieur. Il doit être à la retraite et toute allocation qu’il reçoit doit certainement finir dans l’alcool. Il erre sur les chemins et l’ivresse lui à fait perdre la tête, le pauvre. Il est effrayant quand il est ivre : des fois il arrête des femmes en pleine rue et la peur se lit sur leurs visages, même sur ceux de ces Anglaises [qui sont habituées] à ces situations. Ainsi l’alcool à fait de lui ce qu’il est devenu.

D’aucuns lorsqu’ils sont ivres n’hésitent même pas à insulter leurs parents et commettent des actes immondes. Quand j’étais au Ghana j’ai vécu à Tumalé où je travaillais sur un projet agricole. La maison que j’occupais n’était pas clôturée et il n’y avait pas non plus d’arrière cour, comme c’est le cas ici [en Angleterre]. Il y avait tout au plus assez d’espace pour garer une voiture, mais pas de mur ni de portail. La situation économique était précaire à l’époque, la sécurité inexistante et on volait tout ce qui était laissé aux quatre vents. Nous avions gardien de nuit à qui j’ai recommandé de surveiller le pneu de secours de notre pick-up qui se trouvait à l’extérieur du véhicule en raison d’une modification. Quand il venait la nuit il était souvent ivre et quand il enlevait le pneu de la voiture, il tombait en premier avant que celui-ci ne touche le sol. Un soir il est venu ivre mort : il lui aurait été impossible de surveiller quoi que ce soit et il valait mieux ne rien lui dire sinon il allait à me traiter de tous les noms.

Le lendemain quand l’effet de l’alcool s’est estompé je lui ai dit que je le licenciais, mais il s’est excusé et a plaidé son cas. Ne pouvant abandonner l’alcool complètement il a fait preuve de sagesse en évitant de venir ivre au travail. Mais peu de temps après il est retourné à ses anciennes habitudes. En somme en état d’ébriété l’on est inconscient de ses actes et de ses paroles. Le lendemain quand je lui répétais ce qu’il avait proféré, il répliquait qu’il était maitre de lui et qu’il n’avait jamais dit de telles choses.

Le deuxième Calife a cité le cas d’un individu qu’il avait rencontré lors d’un voyage en train. Il appartenait à une famille illustre et connaissait peut être le Calife : on disait même qu’il était le fils d’un ministre. Il était ivre mort lors de ce voyage et proférait des insanités que personne n’oserait énoncer en toute autre situation. L’alcool embrume l’esprit et engendre la folie, comme nous l’explique le deuxième Calife. Mais d’autre part nous voyons des exemples d’une volonté qui étonne plus d’une fois les non musulmans. C’est là la force de la foi qu’a fait naitre le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) en ses disciples.

Avant l’interdiction de la consommation d’alcool en Islam, les musulmans en buvaient autant qu’ils le désiraient. On rapporte que lorsque le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) reçut la révélation rendant l’alcool illicite, il envoya chercher un compagnon et lui ordonna de proclamer le nouveau commandement dans les rues de Médine.

On servait du vin dans la maison d’un musulman : un grand pot, de plusieurs litres, avait été vidé et un second allait être entamé. Beaucoup avaient perdu le sens de la raison et de nombreux autres étaient en voie de la perdre. C’est dans cet état qu’ils entendirent quelqu’un proclamer que la boisson avait été interdite par le Saint Prophète (s.a.w.) sous un commandement de Dieu. Quelqu’un se leva et dit : « Cela ressemble à une proclamation contre la boisson ; voyons si c’est vrai. » Un autre frappa de son bâton le pot de terre plein de vin, le brisa et dit : « Obéis d’abord au Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et ensuite tu pourras t’enquérir sur la nature de cette interdiction. »

Voilà en somme la grande distinction entre les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et les autres. J’ai déjà évoqué l’état des ivrognes : essayez de prendre leurs verres et ils vous tabasseront. Des incidents de ce genre sont monnaie courante dans les bars et les bistros. Quelqu’un qui est ivre ne toléra aucun propos qui contredira sa volonté. L’alcool embrume leurs esprits : ils ignorent ce qu’ils disent et ce qu’ils font, ils n’ont aucun respect pour autrui, même pour leurs parents. Ils ne maitrisent plus leur corps et ne se soucient pas de la loi. Mais la volonté des compagnons a eu le dessus sur leur ivresse. Dès qu’ils ont entendu le commandement de Dieu par l’entremise du Prophète (s.a.w.), leur état d’enivrement a disparu. Selon les récits il y avait cette nuit-là des beuveries dans plusieurs maisons de Médine : dès cette annonce, tous les pots de vins ont été brisés et le vin a coulé à flots dans les rues.

Le deuxième Calife nous explique qu’aucun obstacle ne pouvait entraver une volonté pareille : ceux qui la détiennent sont les conquérants du monde spirituel, Satan jette les armes face à eux et toute difficulté disparait.

Si l’on possède une volonté et une foi pareille, il serait inutile de chercher d’autres méthodes pour se réformer. Il n’y pas eu, à aucune autre période de l’histoire humaine, une révolution [spirituelle] aussi importante que celle qui s’opéra au cours de la vie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).

Nous pouvons toutefois voir quelques similarités dans la vie des compagnons du Messie Promis (a.s). Le tabac n’est certes pas illicite [selon Islam], mais le Messie Promis (a.s) a dit que s’il existait à l’époque du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) il l’aurait interdit. En tout cas c’est un vice et il cause aussi la dépendance. Lors d’un voyage le Messie Promis (a.s) a exprimé son mécontentement quant à l’usage du narguilé ou du houka (une pipe orientale à long tuyau). Et ceux des ses compagnons qui en faisaient usage ont brisé les leurs et n’ont plus touché au tabac. Il y a aussi les exemples de ces compagnons qui étaient empêtrés dans d’autres vices, à l’instar de la consommation de l’alcool, mais qui s’en sont détournés après avoir accepté l’Ahmadiyya.

Voilà les exemples que nous devons suivre. Nous ne devons pas fuir ces abominations par peur de la loi, de la société ou de ses parents, mais pour la seule raison qu’ils ont été condamnées par Dieu, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et le Messie Promis (a.s).

L’alcool n’est pas en vente libre dans les pays musulmans comme au Pakistan : mais les pauvres y distillent des boissons spiritueuses très toxiques. Les riches, quant à eux, se procurent par différent moyens de l’alcool de meilleure qualité. J’ai aussi vu des étudiants qui consomment des sirops de toux ou d’autres médicaments comme drogue : [en grande quantité] ils sont nocifs en raison des autres produits qu’ils contiennent. Il est plus que nécessaire d’éviter ces maux en renforçant sa volonté.

Outre les drogues dures qui sont disponibles en Occident, on offre aux consommateurs de certains restaurants musulmans d’ici et d’ailleurs la possibilité de fumer le narguilé ou la shisha. J’ai su que certains jeunes hommes ou jeunes femmes ahmadies en consomment, affirmant qu’il n’est pas nocif à faible usage ou qu’il ne créé pas la dépendance. Sachez cependant, que cela peut mener vers d’autres drogues encore plus dures et qu’il sera difficile de s’en défaire par la suite.

Il faudra dès à présent renforcer sa volonté et se libérer du mal. Sachez aussi que c’est l’ardeur de la foi qui pourra faire naitre cette grande volonté comme dans l’exemple des compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Sinon, la loi ne pourra pas mettre des obstacles comme c’est le cas pour l’alcool.

Au temps de la prohibition la vente de l’alcool était interdite au Etats-Unis et les gens consommaient de l’alcool frelaté et d’autres liqueurs très nocifs, qui ont fait de nombreuses victimes.

Hadrat Musleh Maud rapporte que puisqu’il y avait un manque de foi, la loi n’a servit à rien. Le gouvernement a alors adopté une loi qui permettait la consommation d’alcool sur prescription médicale. En conséquence, les milliers de médecins ont octroyé de fausses prescriptions afin d’augmenter leurs revenus tant et si bien que cette loi n’a servi à rien. Peu à peu, l’alcool était disponible partout avec des restrictions d’âge. Dans certains pays l’âge légal est de 21 ans, ailleurs c’est 18 ans et dans d’autres pays il est dit qu’un jeune de 15 ou 16 ans peut consommer certains types d’alcool s’il est accompagné d’un adulte. Ce sont autant de prétextes pour couvrir l’impuissance de la loi.

Dans la foulée du progrès on légifère en faveur des mauvaises pratiques. Cependant ce qui est jugé mauvais selon la loi de Dieu est considérée comme tel pour l’éternité. Afin de réformer notre conduite nous devons respecter les lois de Dieu et nous pourrons exprimer cette obéissance lorsque l’état de notre foi est sain. Ceux que le monde avancé considérait comme des ignares ont surmonté leur ivresse grâce à l’intensité de leur foi, ils ont réformé leurs pratiques et ont convaincu le monde grâce à leurs exemples. En somme dans le cadre religieux la volonté signifie la foi : c’est grâce à elle que l’on pourra accomplir de bonnes œuvres et éviter les péchés.

La connaissance supprime aussi toute faiblesse dans les actes. De nombreux exemples existent à cet égard : il y a ces enfants qui ont l’habitude d’ingurgiter de la terre : dès qu’ils comprennent que c’est nocif pour leur santé ils cessent de le faire. On m’a informé aussi à propos d’une jeune fille qui s’arrachait les cheveux pendant son sommeil et qui se blessait. Peu à peu en grandissant et en prenant conscience elle a abandonné cette habitude. La connaissance permet ainsi d’abandonner toute mauvaise habitude.

Celui qui possède en lui une once de crainte divine et à qui on fait comprendre à quel point les péchés déplaisent à Dieu, évitera en fin de compte les transgressions.

Le troisième élément qui engendre des écarts de conduite est l’inaptitude à agir. D’aucuns peuvent croire que je répète ici les mêmes idées, mais je suis en train de présenter de nouvelles perspectives afin que l’on comprenne mieux ce sujet.
L’habitude est une des raisons qui entrave la réforme. Untel peut posséder la volonté et la connaissance, mais en raison de ses [mauvaises] habitudes il est victime des écarts de conduite.

Un autre peut être au courant qu’il peut se rapprocher de Dieu, mais l’attrait de ce monde ou la peur de subir des pertes matérielles l’accablent à tel point qu’il se prive de l’amour et de la proximité de Dieu. Ceux là ont besoin d’une aide externe pour affiner leurs aptitudes : il leur faut trouver un soutien adéquat et pertinent.

Si un autre est au courant que le péché attise la colère de Dieu et comprend l’importance de l’amour divin, nos conseils à cet effet ne lui seront d’aucun recours. La rouille qui a corrodé son cœur le rend insensible à ces conseils. Dans son cas un autre remède sera nécessaire. Il ne craint pas Dieu parce qu’il ne peut Le voir. Ceux de sa catégorie ont peur d’autrui. En conséquent c’est l’influence d’une tierce personne ou d’une action notable qui pourra les réformer : dans son cas il ne faut point hésiter à appliquer la solution appropriée pour des considérations « politiques » comme c’est le cas pour les lois de ce monde !

Voilà les trois types de personnes ainsi que les maux qui existent en ce monde. Il y a ceux dont les œuvres comportent des lacunes parce que leur foi n’est pas complète. D’autres n’ont pas une connaissance parfaite et d’autres encore possèdent la foi et le savoir mais leurs cœurs sont si corrodés que ces dernières n’ont aucun effet sur eux. Ils nécessitent un soutien extérieur, à l’instar des os brisés que l’on remet en place grâce au plâtre ou à des plaques métalliques. Et une fois les os réparés on enlève les supports.

Ainsi d’aucuns ont besoin d’une assistance extérieure temporaire. La Nizam-i-Jama’at (système administratif de la Jama’at), les titulaires de postes et nos organisations auxiliaires doivent être ces moyes pour éliminer écarts de conduites. Cependant si les responsables eux-mêmes manquent de volonté ou de connaissance et s’ils sont victimes de leurs faiblesses, comment pourront-ils assister les autres ?

Afin d’accentuer le progrès de la djama’at tout responsable voire tout ahmadi doit effectuer son examen de conscience et soutenir ses amis et ses proches qui manquent de vigueur, afin que tout membre puisse atteindre les sommets de la réforme et se rapprocher de Dieu. Que Dieu nous en accorde la possibilité.

A la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a annoncé le martyre d’Arsalan Sarwar de Rawalpindi, Pakistan. Le martyr, âgé de 17 ans, avec deux de ses amis non-ahmadis placaient des illuminations pour le 12 Rabi ul Awal dans la nuit du 13 au 14 janvier quand une voiture et une moto se sont arrêtées au bout de la rue où ils se trouvaient. Les individus qui composaient ce groupe se comportant de manière suspecte Arsalan et ses compagnons ont lancé des cris pour alerter leurs aînés. Sur quoi un homme est sorti de la voiture : il a d’abord tiré en l’air pour ensuite poursuivre les jeunes qui ont pris la fuite. Arsalan était au milieu de ses deux compagnons : les traces de balles dans la rue montrent que tous les trois ont été visés. Quand Arsalan s’est retourné en courant il a reçu une balle à la tête : ses compagnons ont pu se cacher derrière des voitures et leurs assaillants ont pris la fuite.

Arsalan est décédé à l’hôpital trois heures après en dépit des soins des médecins. Inna lillahi wa inna illaihi raji ‘oune. Le martyr était aimé de tous : nombre de voisins non ahmadis sont venus chez ses parents pour leur présenter leurs condoléances. Arsalan avait fait sa wasiyah quand il avait 14 ans : il était, à l’instar de ses frères, un membre actif de la Khuddam-Ul-Ahmadiyya. Le missionnaire de Rawalpindi rapporte que le jeune martyr venait souvent à son bureau pour étudier les ouvrages du Messie Promis (a.s), qu’il était régulier dans ses prières et dans ses contributions financières. Il laisse derrière lui ses parents et trois frères. Qu’Allah exalte son rang et qu’Il accorde patience et persévérance aux membres de la famille endeuillée.


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