La vie exemplaire des compagnons du Messie Promis (a.s)

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Le Messie Promis (a.s) a déclaré : « Ne croyez pas que [le terme] Sahaba (Compagnons) s’applique exclusivement à ceux de l’époque du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Il existe aussi un autre groupe évoqué dans le Saint Coran. Ils font partie des « Compagnons » et seront avec le Buruz [deuxième manifestation] d’Ahmad. Le Saint Coran affirme : « …et parmi d’autres des leurs qui ne les ont pas encore rejoints...» (62 : 4). C’est-à-dire ceux qui vécurent en compagnie du Messie Promis (a.s) et qui lui prêtèrent allégeance porteront aussi le titre de « Sahaba ». Ahmad était aussi un nom du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et le Messie Promis (a.s) est son Buruz (deuxième avènement ou réflexion).
Le Messie Promis (a.s) a également déclaré que les exégètes acceptent que le verset cité plus haut s’applique à la communauté du Messie Promis. « Minhum » indique que [leur] disposition intérieure sera la même que ceux des compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).



{wd file=images/stories/audio/sermon_30_12_2011.mp3 name='Téléchargez la version mp3 du sermon'}

Chacun des compagnons du Messie Promis (a.s) est un modèle pour nous. Le Messie Promis (a.s) transforma leur vie en profitant de la lumière de son maître et précepteur, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Ainsi indépendamment de leur statut social chacune de ces personnes possédait un éclat particulier. Leur confiance en Dieu avait une aura singulière, leur passion à servir la religion était désintéressée et ils éprouvaient un grand amour pour le Saint Coran. Dieu lui-même leur enseigna le Saint Coran, ce qui illustre leur lien particulier avec Celui-ci.
Hadrat Soufi Mohammed Atta Sahib(r.a.) rapporte qu’il su grâce aux journaux que le Messie Promis (a.s) allait visiter la ville de Jhelum. Il était inquiet car il ne pouvait obtenir de congé. Le lendemain, un dimanche, il tenta quand même sa chance pour Jhelum : la gare était à trois miles et la route qui y mène accidentée et difficile à parcourir, même en plein jour. Plaçant sa confiance en Dieu, Soufi Mohammed prit la route en pleine nuit et tout au long de son parcours une lumière marcha au-devant de lui. Quand il atteignit la gare le train était sur le point de partir.

A Jhelum quelqu’un lui demanda de présenter le poème qu’il avait écrit lorsqu’il prêta allégeance. Avec la permission du Messie Promis (a.s) il se leva et le récita avec enthousiasme. Par la suite, il demanda de nouveau au Messie Promis (a.s) de lui recommander quelques formules de prières et celui-ci lui préconisa exactement les mêmes qu’il lui avait présenté auparavant. Soufi Mohammed était étonné de l’excellente mémoire du Messie Promis (a.s). Celui-ci lui recommanda de réciter le Durud (d’envoyer des salutations sur le Saint Prophète) en abondance, de réciter la sourate Fatiha, de faire l’Istighfar (implorer le pardon de Dieu) et de lire le Saint Coran tout méditant sur ses versets. Ailleurs le Messie Promis (a.s) recommanda de réciter souvent « La Hawla Wa La Quwwata Illa billa » (Il n’y a de pouvoir et de puissance qu’en Dieu uniquement)

Ensuite le Calife a présenté le récit de Hadrat Khalifa Nur-ud-Din Sahib (à ne pas confondre avec le premier Calife de la Jama’at Ahmadiyya). Celui-ci rapporte qu’il s’arrêta une fois en plein nuit pour offrir la Salat et empli de détresse il récita la prière suivante : « O Allah ! Je me réfugie auprès de toi contre l’inquiétude et l’affliction… » Après cet incident jamais il ne fut en difficulté financièrement et de l’invisible Dieu combla tous ses besoins.

Baitul-Futuh-Entree

Hadrat Maulwi Jalal Uddin Sahib(a.s.) travaillait pour l’Anjuman. Un jour Khan Sahib, son supérieur lui dit qu’il était assidu dans son travail parce qu’il recevait un salaire. Jalal Ud-Din Sahib répondit qu’il n’avait pas demandé de rémunération, qu’il avait consacré sa vie pour la cause de l’Islam et que dorénavant il ne toucherait plus de salaire. Khan Sahib lui demanda s’il travaillerait avec la même sincérité ou pas. Jalal Ud-Din Sahib répondit qu’il serait plus diligent et fera preuve d’une obéissance indéfectible ajoutant que le travail et l’obéissance n’ont pas de corrélation avec le paiement d’un salaire.

Jalal Ud-Din Sahib partit pour une tournée, voyageant à pied. En cours de route, il se dit que le salaire subvenait quand même à ses besoins et se demanda comment joindre les deux bouts en ces temps durs. Il était perdu dans ces pensées lorsque soudain il entendit un bruit de tonnerre, qui le fit tressaillir. Une voix lui demanda s’il avait toujours reçu un salaire et si cet argent avait joué quelque rôle dans son épanouissement ? Toutes ses angoisses disparurent sur le champ. Suite à cet incident Dieu prit soin de lui et sa situation s’améliora. Khan Sahib, son supérieur, était aussi son vieil ami, et plaisantait à propos de son salaire. Mais grâce à cela, tout shirk associé avec ce salaire disparu de l’esprit Jalal Ud-Din Sahib.
Hadrat Soufi Ghulam Muhammad Sahib (r.a.) écrit qu’en 1912, il compléta sa licence à l’Université du Pendjab et demanda Hadrat Khalifatul Masih I (r.a.) s’il lui faut mémoriser le Coran ou faire sa maîtrise. Il lui conseilla de mémoriser le Coran d’abord. Soufi Sahib le fit en six mois et quand il informa Hadrat Khalifatul Masih 1e (r.a.), celui-ci se prosterna en reconnaissance à Dieu.

Hadrat Syed Akhtar Ud-Din Ahmad (r.a.) rapporte qu’il étudia le Saint Coran du premier Calife et d’autres précepteurs. Hadrat Khalifatul Masih 1e (r.a.) lui a conseilla d’adopter la Taqwa et que Dieu Lui-même l’enseignera le Coran.
Hadrat Khair uddin Sahib (r.a.) écrit qu’il était très désireux d’étudier le Coran. Une fois il vit le Messie Promis (a.s) dans un rêve, celui-ci lui dit : « Venez à Qadian, nous allons vous enseigner le Coran nous-mêmes. »

A la fin de son sermon le Calife annonça le décès de Mokarram Jamal Ud Din Sahib, auditeur de la Sadr Anjuman Ahmadiyya du Pakistan. Il naquit le 15 septembre 1938 et décéda le 27 décembre 2011 à l’âge de 73 ans. Qu’Allah lui accorde Son pardon et qu’Il fasse que ses enfants puissent perpétuer ses œuvres.