Les bénédictions des sacrifices financiers

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Le Messie Promis (a.s) a affirmé que le but de sa mission est de faire comprendre à l’humanité que la vraie religion, celle-là même qui plaît à Dieu, est celle présentée par le Saint Coran ; et que la porte pour mériter le salut est « La ilaha Illalaho Muhammdur Rasullulah ». Il avait pour mission de transmettre les préceptes du Coran à tout habitant de la terre.

Sa littérature débordante de spiritualité et chaque aspect de sa vie témoigne qu’il s’est acquitté de cette tâche. Il ne possédait presque aucun moyen matériel et accomplir une si grande œuvre n’était pas chose facile. Mais les envoyés de Dieu placent leur confiance uniquement en leur Seigneur. Le Messie Promis (a.s) ne dépendait pas des moyens de ce monde ; lorsqu’il était dans le besoin il se tournait vers Dieu. Mais suite aux ordres divins il a utilisé les ressources matérielles et il conseillait ses suivants de faire des sacrifices financiers. D’un tout petit village au fin fond du Pendjab il a annoncé que Dieu lui a confié la tâche de répandre les enseignements du Saint Coran dans le monde. Ce message est sorti de ce coin reculé de l'Inde et a atteint des continents aussi éloignés que l’Europe et les Amériques. C’est ainsi qu’il a pu insuffler la grandeur de l’Islam dans les cœurs des gens.



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Certains grands leaders religieux, antipathiques envers l’Islam, ont essayé d’entraver la voie du Messie Promis (a.s). D’aucuns ont subi de cuisants échecs et d’autres ont été anéantis par Dieu. Mais ces événements n’ont pas ouvert les yeux des soi-disant érudits musulmans et leur hostilité à l’égard du Messie Promis (a.s) n’a cessé de s’accroître. Cette hostilité, qui existe encore jusqu’aujourd’hui, agit comme un produit fertilisant ; à chaque fois qu’on essaye d’entraver le progrès de la communauté celle-ci progresse davantage. Cette grâce divine découle du fait que cette djama’at a toujours eu comme objectif le but pour lequel le Messie Promis (a.s) à été envoyé. Ceci a été évoqué dans son ouvrage Al-Wasiyyat :

« Dieu veut que tous ceux qui habitent les différentes parties de la Terre, les habitants de l’Europe comme ceux de l’Asie, tous ceux qui ont une nature juste, soient attirés vers le Tauhid et réunis dans une seule foi. Tel est le but divin que je suis venu accomplir. Poursuivez cet objectif mais en toute humilité, avec de bons exemples et d’incessantes prières. » (Al-Wasiyyat)

Après sa mort il a légué cette œuvre grandiose à sa communauté. Mais cette tâche ne pourra se faire sans réforme spirituel, sans sacrifices et sans prières. Tant que les ahmadis s’évertueront en ce sens ils témoigneront des progrès de la communauté.

Les membres de la communauté Ahmadiyya ont toujours répondu à cet appel et ils sont toujours prêts à faire des sacrifices. Quelques semaines de cela le Calife avait lancé un appel pour des prières et des jeûnes surérogatoires. Et les ahmadis du monde entier, même ceux qui ne sont pas d’origine pakistanaise, y ont répondu et sont en train de prier en faveur de tout ahmadi persécuté.

Leurs sacrifices financiers sont aussi considérables et étonnent plus d’un. Aujourd’hui la communauté doit publier des livres, envoyer des missionnaires, bâtir des mosquées, utiliser les nouveaux médias afin de prêcher le message de l’Islam. La MTA un moyen important pour atteindre cet objectif. Tout cela demande de l’argent et donc des sacrifices. Selon la tradition après le 31 octobre le Calife annonce la nouvelle année du Tahrik-i-Jadid, plan que le deuxième Calife avait lancé lorsque les ennemis clamaient qu’ils allaient faire disparaître l’Ahmadiyya. Et les ahmadis ont répondu à son appel et aujourd’hui par la grâce de Dieu la djama’at est présente dans environ 200 pays. Si seulement les autres musulmans pouvaient comprendre le décret de Dieu. Ils auraient pu ainsi soutenir le Messie Promis (a.s) afin d’établir l’unicité de Dieu et de transmettre le message du Saint Coran au monde. S’ils adoptent cette voie ils retrouveront leur gloire d’antan et les grandes puissances les honoreront. Et aucun vil caricaturiste, ou éditeur de journal n’aura le courage de porter atteinte à l’honneur du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Quelques jours de cela un journal en France a commis un acte immonde qui nous blesse le cœur. Sa Sainteté le Calife a demandé à la djama’at de France de protester contre cet acte infâme tout en respectant le cadre légal et d’informer aussi le public que cette action attirera la colère de Dieu.

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Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Jama'at Ahmadiyya

Aujourd’hui le monde court à grands pas vers sa destruction. D’une part il est frappé de calamités naturelles et d'autre part la crise économique prend de l'ampleur de jour en jour. La raison de ces malheurs est la même : on a tout simplement oublié Dieu et on est en train de railler Ses bien-aimés. Il est important aux ahmadis d’avertir le monde à propos de la colère de Dieu. Si tous les musulmans comprennent cette vérité ils jouiront du vrai bonheur ici-bas et ils mériteront aussi les faveurs de Dieu dans l’au-delà.

Le deuxième Calife avait lancé le plan Tahrik-i-Jadid afin de lever des fonds pour transmettre le message de l’Ahmadiyya, l’Islam véritable. Tous les membres de la djama’at grands et petits ont répondu à cet appel et ont laissé des exemples de sacrifice. Aujourd’hui l’arbre de l’Ahmadiyya est chargé de fruits et en dépit de la crise économique les ahmadis n’ont pas reculé dans leurs sacrifices. Tout cela nous pousse à exprimer notre reconnaissance envers Dieu.

On ne sait pas quelle sera l’ampleur de cette crise ou quand va-t-elle s’arrêter. C’est pour cette raison que le Calife demande aux ahmadis d’avoir toujours chez eux une réserve de plusieurs jours de denrées sèches. Dans les pays pauvres les gens en ont l'habitude en raison de la précarité. La dernière grande crise qu'on a vécue en Europe était au cours de la deuxième guerre mondiale. Et les nouvelles générations n’ont jamais fait face à de grandes pénuries. Il ne faut pas être pris de panique mais il est important de prendre des précautions. Les ahmadis doivent aussi prier pour que les hommes puissent reconnaître leur Créateur et se prémunir ainsi de la destruction.

Dans tous les coins du monde les ahmadis sont en train de faire des sacrifices. Notre missionnaire de la Côte-d’Ivoire rapporte qu’un nouveau ahmadi contribua aux taux prescrits dans les fonds de la communauté dès son adhésion à l’Ahmadiyya. Il rapporta aux anciens ahmadis les bénédictions qu’il reçut suite à ses sacrifices. Il y avait là-bas un autre ahmadi qui augmenta quant à lui ses contributions et il constata par la suite qu'il faisait de grands profits.

Un jeune ingénieur architecte qui travaillait dans une entreprise de construction de la Guinée Conakry embrassa l’Ahmadiyya. On l’informa à propos des contributions lancées à l’époque du Messie Promis (a.s) à savoir la Chanda Wasiyyat, Chanda Aam et Chanda Jalsa Salana. Et avant même d’avoir rejoint le plan d’Al-Wasiyyat il commença à contribuer un dixième de son revenu. Il lança après quelque temps sa propre entreprise ; et il a aujourd’hui une bonne renommée dans le pays en raison de son honnêteté. Et il dit à tout le monde que tout cela est le fruit des bénédictions des sacrifices financiers.

Un certain M. Al-Hajj Mohammad du Ghana accompagna un de nos missionnaires au Togo. Ayant prié en plein soleil dans un village M. Al-Hajj Mohammad décida d’y faire construire à ses frais une mosquée en dépit des difficultés et de l’éloignement. La mosquée peut accueillir 300 personnes son minaret est en voie de construction.

Pour le cinquantenaire de la communauté Ahmadiyya en Côte d’Ivoire, on encouragea les dames ahmadies a contribué pour la construction d’une mosquée. Nombres d’entre elles promirent d'offrir 100 000 francs CFA. La secrétaire Tahrik-i-Jadid, dont les revenus dépendent de la vente des légumes, a contribué à elle seule cette somme, qui est un montant énorme pour un pays africain.

Un certain M. Ouattara Abdoulaye du Burkina Faso qui possède une culture de maïs décida d’augmenter ses contributions. Et en dépit de la sécheresse il fit une meilleure récolte que ses voisins et sa foi dans les sacrifices financiers augmenta. Il doubla sa contribution dans le fond Tahrik-i-Jadid.

Un certain M. Kaboré du Burkina Faso ne pouvait prier en raison de la maladie et la vieillesse. Cet état des choses l’avait profondément attristé. Après sa bai’ah il contribua 17 000 francs CFA. Et dès cet instant il recouvra sa santé. Il prie régulièrement et accomplit aussi la prière Tahajjud. Selon lui ce sont les bénédictions des sacrifices financiers.

Le secrétaire Maal du Pakistan écrit qu’un ahmadi du Sind avait promis 50 000 roupies, bien que la situation dans cette province était difficile en raison de fortes pluies. Mais le secrétaire l’encouragea à contribuer davantage et celui-ci augmenta cette somme à 500 000 qu’il paya en espèces. Quelques jours après il informa le secrétaire Maal qu’il veut de contribuer 1 million de roupies. Sa femme décida de donner ses bijoux et demanda à son mari de partir la nuit pour rencontrer le représentant du Calife afin de les lui remettre. Voyager la nuit n’était pas prudent, dit le Calife ; on doit prendre des précautions et évitez les difficultés. L'intention a été prise de contribuer ces bijoux et elle a été agréée par Dieu. Au Kazakhstan un nouveau ahmadi acheta plusieurs terrains qu’il offrit à la communauté pour y bâtir des mosquées. Pour cela il avait déboursé environ 495 000 $.

Le Calife a annoncé le lancement de la 78e année du plan Tahrik-i-Jadid. Selon les derniers rapports au cours de la 77e année les ahmadis ont contribué la somme de 6 631 000 livres sterling ; soit une augmentation de 1 162 000 livres sterling par rapport à l’année dernière. Cet accroissement est sans précédent ; il est dû au fait qu’il y a eu un plus grand nombre de contributeurs et que le niveau de sacrifice a aussi augmenté. Qu’Allah bénisse cette somme et qu’Il fasse aussi que la crise économique n’affecte pas les sacrifices et les projets de la communauté. En dépit d’une conjoncture économique très difficile la djama’at du Pakistan a maintenu sa position et est en tête de liste. Il y a ensuite les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Canada, l’Inde, l’Indonésie, l’Australie, un pays du monde arabe, et la Suisse. Les États-Unis est en première position par rapport aux contributions par tête suivi de la Suisse et la Belgique.

Cette année il y a eu 109 000 nouveaux contributeurs. Et le Nigéria est le pays où on a fait plus d’efforts en ce sens, avec 56 000 nouveaux contributeurs. Parmi les pays africains le Ghana et en premier, suivi de l’Ile Maurice et du Nigéria. Les djama’at de la Gambie et du Burkina Faso ont fait des efforts conséquents.

Des 5947 premiers contributeurs du Daftar Awwal, 340 sont toujours vivants et ils continuent à contribuer dans le fonds. Les descendants des défunts sont en train de contribuer au nom de leurs aïeux.

L’argent du Tahrik-i-Jadid est utilisé pour les dépenses du centre et pour des projets en Inde et en Afrique. Les djama’at n’ont pas le droit de puiser de ce fonds pour leurs projets nationaux. Néanmoins le Calife a retourné au djama’at des États-Unis, de l’Allemagne, et du Royaume-Uni des sommes conséquentes qui seront utilisées pour la construction des mosquées.

À la fin de son sermon Sa Sainteté a évoqué le décès de M. Masood Ahmad Khan Dehlwi qui est décédé le 3 novembre dernier âgé de 91. Son père et son grand-père étaient des compagnons du Messie Promis (a.s). Il avait dédié sa vie en 1944 et il avait travaillé pendant 43 ans pour le journal Al-Fazal en tant que rédacteur adjoint et rédacteur en chef. Il a aussi occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la communauté. Il avait accompagné le troisième Calife lors de ses tournées en Afrique de l’Ouest en Europe et aux États-Unis. Sa Sainteté le Calife avait rencontré M. Masood Ahmad Khan Dehlwi pour la dernière fois lors de sa visite en Allemagne.


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