Les compagnons du Messie Promis (a.s)

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Dans son sermon du 8 avril 2011 Sa Sainteté le Calife présenta quelques récits des premiers ahmadis dans lesquels ils y évoquent leur conversion et leur rencontre avec le Messie Promis (a.s). Leurs narrations mettent en exergue le statut de Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) ainsi que sa relation avec ses compagnons.

Hadrat Hafiz Mohammad Ibrahim, qui prêta allégeance aux mains du Messie Promis (a.s) en 1900, eut connaissance de l’Ahmadiyya par un certain Sayyed Bahawal Shah. Celui-ci lui présenta les livres du Messie Promis (a.s) et c’est ainsi qu’il s’intéressa à l’Ahmadiyya. Il rapporte qu'il vit en rêve le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et lui demanda si Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) était le messie qu’il avait prophétisé. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) répondit affirmativement et sur ce Hafiz Mohammad Ibrahim écrivit à Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) pour lui prêter allégeance.

Hadrat Khalil Ur Rahman embrassa l’Ahmadiyya en 1896, il était alors âgé de 14 ans. Il visita le Messie Promis (a.s) pour la première fois en 1898. Au cours de son séjour à Qadian il eut l'occasion se tenir à côté du Messie Promis (a.s) lors des cinq prières quotidiennes. Après les prières le Messie Promis (a.s) s'asseyait parmi ses compagnons pour leur prodiguer des conseils. M. Khalil Ur Rahman raconte qu'étant tout jeune il n’osa jamais poser des questions au Messie Promis (a.s) ; son seul plaisir était de l'écouter respectueusement. Un jour on invita le Messie Promis (a.s) à venir visiter l'imprimerie. Celui-ci répondit qu'il était fort embarrassé par la présence du narguilé qui s’y trouvait, même s'il ne ressentait aucune répugnance à l'égard de ceux qui l’utilisaient. Le Messie Promis (a.s) ajouta : « D’autres dont la bouche sent le vin se présentent pour me prêter allégeance ; je ne nourris aucune antipathie à leur égard car je sais que s'ils profitent de ma compagnie Dieu les purifiera certainement et en fera des Muttaqui. »

Hafiz Ghulam Rasul prêta allégeance aux mains du Messie Promis (a.s) en 1897. Il relate qu'un jour le Messie Promis (a.s) déclara que ceux qui étudient l'anglais dans l'école qu'il avait fondée se consacrent aux affaires de ce monde une fois leurs études terminées au lieu de prêcher le message de Dieu tout comme il le désirait. Il annonça sur ce qu'il désire fonder une école à vocation religieuse et demanda aux gens présents d'y inscrire leurs enfants. Hafiz Ghulam Rasul lui confia tout de suite son fils Obeidullah, âgé alors de sept ou huit ans. Après ses études supérieures, le deuxième calife envoya Hafiz Obeidullah comme missionnaire à l'île Maurice. Il décéda après sept ans de service et fut inhumé à l’île Maurice. Le deuxième calife lui conféra le titre de premier martyr de l'Inde.



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Hafiz Ghulam Rasul raconte qu'il était fort troublé lorsqu'un vendredi le Messie Promis (a.s) lui demanda de diriger la prière de Jumu’ah. Il se disait un pécheur comme lui pourrait se mettre debout devant l'envoyé de Dieu et présenter un sermon. Il chercha à éviter cette situation mais en vain ; en fin de compte à l'heure de la prière le Messie Promis (a.s) l'encouragea à se mettre debout en lui disant qu'il prierait pour lui. Hafiz Ghulam Rasul prononça son sermon et petit à petit il parla avec plus conviction. Après cet incident il ne sentit jamais aucune hésitation à prendre la parole au cours des débats ou pour des discours.

Les adversaires de la communauté Ahmadiyya intentèrent un faux procès à Hafiz Ghulam Rasul et celui-ci perdit sa maison. Il en informa le Messie Promis (a.s) qui déclara qu'il ne doit pas s'en faire car il avait donné sa maison pour la cause de Dieu et Celui-ci lui accordera une meilleure. Par la suite il s'établit à Qadian : il y fonda une famille et Dieu lui accorda une plus grande demeure que celle qu’il avait perdu.

Après le décès du Messie Promis (a.s) Khawja Kamaluddin avança que l'on doit fermer la Madrassah Ahmadiyya, car il n’en sortira que des mollahs ; et que la tâche de la prédication revenait à lui et à ceux de sa catégorie. Sur ce Hadrat Mirza Bashir Ud Din (r.a) répliqua que la Madrassah Ahmadiyya fut fondée par le Messie Promis (a.s), qu'elle ne sera pas fermée et qu'elle produira des érudits qui prêcheront le message de la vérité dans le monde. Khawja Kamaluddin était bouche bée et ne savait quoi dire. En tout cas il avait compris que lui et ses compères ne réussiront pas dans leur tentative.

Un jour on suggéra au Messie Promis (a.s) d’écrire un nouveau commentaire du Saint Coran car les anciens tafasir ne répondent pas aux questions contemporaines. Sur ce le Messie Promis (a.s) répondit qu'il avait commenté – selon les exigences de l'époque – sur tous les versets qui méritaient quelques interprétations. Si le besoin se fera sentir Dieu donnera naissance à quelqu'un d'autre pour répondre à ceux qui critiqueraient le Saint Coran à l'avenir.

Minaret-Qadian

Khan Munshi Barkat Ali Saheb raconte qu'il entendit parler du Messie Promis (a.s) lors de son séjour à Shimla, où il avait des ahmadis comme voisins. Même s'il critiquait leurs croyances avec véhémence il n'insulta jamais les ahmadis. Mais petit à petit il comprit où se trouvait la vérité et il fut intéressé par le débat entre le Messie Promis (a.s) et Pir Mehr Ali Shah. Le Messie Promis (a.s) lança le défi suivant à son adversaire : chacun choisira au hasard un chapitre du Saint Coran sur lequel il devra écrire un commentaire en langue arabe. Ainsi les gens pourront distinguer le véridique du menteur, car le Saint Coran déclare : « ..nul ne [le] touchera (le Saint Coran) sauf ceux qui sont purifiés. » (Le Saint Coran, chapitre 56, verset 80) L’imposteur ou le fourbe ne comprendra jamais les vérités coraniques.

Pir Mehr Ali Shah ne releva pas le défi du Messie Promis (a.s) ; il se contenta de publier des articles dans lesquels il cita à tort et à travers les écrits du Messie Promis (a.s), essayant de le faire passer pour un apostat. Khan Munshi Saheb étudia les arguments des deux protagonistes ; et lorsqu'il lut les textes originaux du Messie Promis (a.s) il comprit que Pir Mehr Ali Shah les avait cités hors contexte. Le Messie Promis (a.s) écrivit l'ouvrage ‘Ijaz-ul-Masih pour lui lancer un nouveau défi. Pir Mehr Ali Shah se contenta de présenter un livre en langue ourdou, qui n'était qu'un plagiat [d’un autre livre].

Hadrat Khan Munshi Barkat Ali Saheb étudia le Saint Coran et constata qu'il s’y trouve nombreux versets qui prouvent la mort de Jésus-Christ. N'ayant pas encore prêté allégeance au Messie Promis (a.s) en 1901, il déclara quand même qu'il était ahmadi lors du recensement de la même année. Il vit en rêve que le Messie Promis (a.s) lui demandait : « Barkat Ali quand viendras-tu te joindre à nous ? » Quelques jours après il envoya sa lettre d'allégeance au Messie Promis (a.s).

Il était présent pour le dernier Jalsa Salana du Messie Promis (a.s) ; cette année-là il y avait entre 600 et 700 participants. Et le Messie Promis (a.s) demanda à ses suivants de sortir dans les rues de Qadian afin que les non musulmans puissent témoigner de l'accomplissement de ses prophéties. Hadrat Khan Munshi Saheb présenta un article au sujet des droits de l'homme au Messie Promis (a.s) dans le contexte de la rébellion au Bengale et lui demanda de le faire publier s’il le jugeait bon. Le Messie Promis (a.s) découragea fortement la rébellion, demanda à ses suivants de faire preuve de fidélité [envers l’état] et il fit publier l’article dans le journal Al-Badr.

Les voisins hindous et non musulmans demandèrent aux autorités d'interdire la construction du minaret à Qadian. Le Messie Promis (a.s) déclara que cette construction se fera car tel était le décret de Dieu et personne ne pourra l'arrêter.

Un jour Barkat Ali Saheb demanda au Messie Promis (a.s) s'il lui était permis de participer dans une loterie comme il le faisait avant d'être ahmadi. Le Messie Promis (a.s) répondit que ces gains étaient illicites. Et Barkat Ali confia une partie de la somme qu’il avait remportée pour la publication [des ouvrages de la communauté] et donna une autre partie en aumône.

Muhammad Akbar Saheb prêta allégeance aux mains du Messie Promis (a.s) en 1905 et le visita au cours de la même année. Il habitait à Deraghazi Khan où la djama’at Ahmadiyya avait restauré une mosquée abandonnée, qu'elle utilisait pour les prières. Un mollah vint habiter dans le même quartier et utilisa la mosquée comme madrassah et incita les gens du voisinage à en expulser les ahmadis. Lui et ses fidèles y priaient séparément ; il l’utilisait aussi pour ses prêches. Un aîné de la famille de Muhammad Akbar, qui était hostile envers les ahmadis, informa la police que la situation entre les deux groupes pourrait dégénérer et que l'on devrait prendre une caution de chaque partie concernée afin d'éviter toute altercation. Muhammad Akbar Saheb en informa le Messie Promis (a.s), évoqua aussi l'hostilité dont il était l'objet et que son grand-père en voulait à sa vie. « Ne craignez rien, la suite sera en votre faveur », fut en somme la réponse du Messie Promis (a.s). Il leur enjoignit aussi de ne pas se porter garant pour quoi que ce soit et d'abandonner la mosquée s'ils étaient contraints de le faire.

Quelques jours après avoir reçu la réponse du Messie Promis (a.s) le grand-père décéda et l'affaire fut confiée à un haut gradé de la police qui demanda à un musulman de servir d'intermédiaire entre les ahmadis et les autres afin de les réconcilier. Ses efforts furent sans succès. Et quelques temps après la rivière Sindh sortit de son lit et inonda la partie où se trouvait la mosquée ; celle-ci s’écroula sous la force des eaux. Lors de la reconstruction de la ville les ahmadis eurent l'occasion de bâtir la toute première mosquée.

Hadrat Nizam-Ud-Din raconta que le Messie Promis (a.s) visita la région de Sialkot en 1904. Il dit à ses suivants que leurs adversaires vont les provoquer en l’insultant, mais qu'ils ne devront pas répondre aux injures par des injures. Sinon ils seront eux-mêmes responsables des insultes que les autres vont proférer à l'encontre du Messie Promis (a.s).

Selon Hadrat Munshi Abdullah lorsque le Messie Promis (a.s) quitta Sialkot il demanda la liste des noms de tous ceux qui firent souffrir les ahmadis. Après son départ une épidémie de peste des plus virulentes frappa la ville et détruisit les familles des adversaires des ahmadis.

Hadrat Mohammad Yahya Khan raconte que son père embrassa l’Ahmadiyya en en 1889 à Ludhiana. En 1892 il visita Qadian et évoqua le sens de l'hospitalité du Messie Promis (a.s). Il disait que lors de sa première visite il n'y avait que six personnes qui priaient le vendredi en compagnie du Messie Promis (a.s), mais quelques années plus tard le nombre des fidèles augmenta si considérablement que la mosquée, même élargie, ne suffisaient plus et les gens étaient contraints de prier sur les toits des maisons avoisinantes. Selon son père c'était un miracle de Dieu.

Qu'Allah exalte le statut de ces illustres personnages ; que l'esprit de l'Ahmadiyya soit toujours vivant en leurs descendants et qu'Il accorde l'occasion aux ahmadis de se réformer et de renforcer leur foi. Qu’ils puissent grandir dans leur amour pour la foi et qu’ils soient enclins à mettre en pratique les préceptes du Saint Coran.


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