• Qu’est-ce que le djihad, et pourquoi l’Islam avait-il été obligé de se défendre au début de son histoire ?
  • D’où les musulmans ont-ils adopté leurs interprétations erronées du djihad et quel rôle les religieux de l’Islam et le clergé des églises chrétiennes y ont-ils joué ?
  • Le musulman a-t-il le droit de se rebeller contre un gouvernement qui maintient l’ordre et protège la liberté de religion ?

Les réponses à ces questions qui tourmentent encore le monde d’aujourd’hui ont été données, il y a plus de cent ans de cela, par un homme qui s’est proclamé être le Messie Promis, celui qui devait ramener la paix sur terre.

 

La philosophie du djihad (jihad) en Islam

La philosophie et la vraie nature du djihad (jihad) sont des sujets à la fois complexes et subtiles. Vu l’inaptitude des gens à comprendre ce sujet, des erreurs graves ont été commises à la fois à notre époque et au moyen âge (de l’Islam).

Pourquoi l’Islam a-t-il dû avoir recours au djihad (jihad) et que signifie le djihad (jihad) ? Je voudrais maintenant m’entretenir sur cette question. Il faut comprendre que l’Islam fut confronté à de grandes difficultés à sa naissance, et que toutes les nations s’y opposèrent. Chacun sait que lorsqu’un Prophète ou Messager est envoyé par Dieu, ses suivants sont perçus comme un groupe prometteur, véridique, pieux et progressiste, destiné à une croissance rapide.

La guerre sainte au début de l’Islam

À l’époque du Saint Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), ces mêmes facteurs empêchèrent les érudits païens, juifs et chrétiens d’accepter la vérité et les incitèrent à montrer une énorme hostilité. Ils essayèrent donc de découvrir comment faire l’Islam disparaître de la surface de la terre. Puisque les musulmans au début de l’ère islamique étaient si peu nombreux, leurs opposants les avaient traités avec une hostilité violente, poussés par l’arrogance naturelle qu’inspirent les esprits de ceux qui se considèrent supérieurs aux suivants de la nouvelle foi, par rapport à la richesse et aux biens, au nombre, à l’estime et au rang. Ils ne voulaient pas que cette plante céleste (de l’Islam) s’enracine sur terre, mais plutôt, s’appliquaient de toutes leurs forces à détruire ces gens pieux.

Malentendus sur le djihad (jihad)

Après l’époque du Saint Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) et de ses Successeurs, les gens se sont malheureusement gravement mépris sur la philosophie du djihad (jihad), dont la racine se trouve dans le verset précédent. C’est ainsi que l’on a commencé à assimiler la tuerie injuste des créatures de Dieu à une marque de vertu religieuse… Certains musulmans, quant à eux, ont violé les droits de l’homme en brandissant l’épée injustement et ont appelé cela ‘djihad (jihad)’.

Le djihad à l’époque du Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l)

Ils doivent se rappeler que leur interprétation du djihad (jihad) est tout à fait incorrecte et qu’en fait son premier volet est la destruction de toute sympathie pour l’humanité. Leur croyance que le djihad (jihad) devrait être légalisé comme il l’était au début de l’Islam, est totalement erronée et cela pour les deux raisons suivantes. Premièrement leur raisonnement est sans fondement : en aucun cas, notre Saint Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) n’avait brandi l’épée contre quiconque à moins que ce dernier ne l’eût fait préalablement pour massacrer des innocents, des hommes pieux, des femmes et des enfants, sans aucune pitié et avec une brutalité telle qu’aujourd’hui encore le récit de ces événements nous émeut jusqu’aux larmes…

L’Islam vilipendé par les autres : le djihad défiguré

À ce stade, je dois dire avec beaucoup de regret qu’outre le fait que les mollahs aient poussé le commun du public au pillage et au meurtre en qualifiant ces actions de djihad (jihad), les religieux chrétiens ont aussi agi de façon similaire. Ils ont produit des milliers de publications, journaux et pamphlets, en ourdou, en pachto et en d’autres langues, prétendant que l’Islam fut propagé par l’épée. Cette littérature, qu’ils ont distribuée en Inde, au Pendjab et à la Région Frontalière, soutient la fausse déclaration que l’Islam est synonyme de violence.