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Etat de la moralité

Après avoir étudié l’état de la religion, tournons nous maintenant vers la condition de la moralité, telle qu’elle a été prédite par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). L’un de ces signes est celui de la promiscuité sexuelle. L’augmentation de ce comportement sera telle que les gens n’auront même plus honte de leur conduite et bien au contraire, ils s’en vanteront. Selon Ibn Abi Shaiba, l’un des signes de l’approche du Jour du Jugement concerne l’augmentation de la promiscuité sexuelle. De même, selon Anas Ibn Malik et rapporté dans Muslim, l’un des signes des derniers jours est l’augmentation de l'adultère. Ibn Mard’waih cite un rapport d’Abu Huraira selon lequel l’un des signes des derniers jours est l’augmentation des naissances illégitimes. De nos jours, l’immoralité est évidente et les transgressions ne manquent pas. Les actions condamnées par l’Islam semblent maintenant appartenir à l’étiquette des bonnes manières. La danse en discothèque, les remarques sur la beauté des femmes et les vacances passées avec des inconnues, sont des pratiques très courantes aujourd’hui. Jusqu'à une période récente, de telles choses étaient inconcevables. Elles étaient inconcevables en Arabie et dans tous les autre pays.

En Inde, ou le concept d’unicité de Dieu était pourtant inconnu, un tel comportement était inimaginable. L’Iran était un pays épicurien, mais le comportement sexuel permissif ne s’étalait pas en public. Les premiers Romains, qui ont considérablement grossi les rangs du christianisme, possédaient des valeurs morales primitives et malgré tout savaient imposer des limites au comportement sexuel. Quelle est la situation aujourd’hui ? Personne n’aurait pu penser que le laxisme sexuel pouvait se rependre, à une telle échelle, au nom de la civilisation. La danse et le divertissement ont toujours existé, mais personne n’aurait pu penser que des femmes de bonnes familles, familles qui représentent la fondation de notre société, puissent s’engager dans la pratique de la danse à une telle échelle. Personne n’aurait pu imaginer que la danse puisse être considérée comme une grande qualité pour une femme, une source de prestige social plutôt que de mauvaise réputation. Dans ce domaine, le plus grand des péchés, l’adultère, est en pleine croissance. Il s’est tellement répandu, principalement dans les pays chrétiens, qu’il est à peine considéré comme un péché. Les gens pensent qu’il s’agit d’un comportement naturel et l’acceptent sans se poser de questions.

La prostitution existe depuis longtemps, mais personne n’aurait pu imaginer que cela se transformerait en une telle industrie. Des prostituées sont engagées, au prix fort, dans les bases militaires pour le divertissement des soldats et ainsi leur éviter de quitter leurs camps pour satisfaire leurs besoins sexuels. Personne n’aurait pu penser que les relations amicales entre hommes et femmes se développeront au point que des inconnus des deux sexes vivraient ensemble, sans que cela paraisse étrange, et que l’on commence à considérer cela comme un élément essentiel de la liberté individuelle. D’un autre côté, le mariage sera présenté comme une institution dépassée et une forme d’esclavage. Cette opinion semble être partagée par des millions de personnes en Europe et aux Etats-Unis. Jusqu'à une époque récente qui aurait imaginé qu’un jour viendrait où les gens remettraient en question le mariage, en tant qu’institution sociale indispensable et considéreraient la promiscuité comme une option raisonnable ou même préférable. Après tout si la fonction des femmes est de porter des enfants, que ces derniers naissent dans un couple marié ou pas est d’une importance secondaire!

Le laxisme sexuel est devenu tel que l’on a de la peine à imaginer la proportion des enfants nés en dehors des liens du mariage. Dans les sociétés où de telles relations sont considérées comme des péchés, les gens préfèrent ne pas avoir d’enfants s’ils ne sont pas mariés. D’un autre côté, lorsque la société n’a pas la notion de transgression, et où le mariage est considéré comme une institution religieuse dépassée, les naissances illégitimes ne semblent poser aucun problème. En fait, lorsqu’une telle situation subsiste, les naissances au sein du mariage deviennent l’exception plutôt que la règle. Ceux qui ne considèrent plus l’adultère comme un péché n’hésitent pas à concevoir des enfants dans ces conditions.

Bien sûr, de nombreuses voix se lèvent pour défendre l’institution du mariage. Mais il y a une sympathie mal placée, que l’on ressent envers les enfants illégitimes. Les philosophes et autres travailleurs sociaux expliquent avec véhémence, qu’ils sont la richesse du pays et les moyens de sa défense. Ou encore ils cherchent à persuader chaque pays, que ces enfants sont les leurs. On peut donc facilement imaginer le grand nombre d’enfants qui se retrouvent dans cette situation. Il n’y a aucun exemple similaire dans toute l’histoire, et personne n’aurait pu imaginer être confronté à une telle situation.