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« Invitation à l’Ahmadiyya » fut publié pour la première en ourdou en 1926 sous le titre « Dawat-Ul-Amir ». L’ouvrage fut traduit en persan pour être présenté à Amanullah Khan, le roi d’Afghanistan. Deux ans avant la publication de l’ouvrage, Amanullah Khan avait donné l’ordre de lapider trois ahmadis afghans en raison de leurs croyances. Dans cette série d’articles nous allons présenter des extraits de cet ouvrage dans lequel l’auteur, Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmoud Ahmad, explique en détail les croyances et le but de la Communauté Ahmadiyya en Islam à la lumière des préceptes du Saint Coran et des Traditions du Saint Prophète Muhammad (saw).

Le témoignage du Saint Prophète Muhammad (saw)

Le premier argument que l’on peut présenter est que l’époque actuelle exige la venue d’un réformateur. Puisque personne d’autre n’a prétendu avoir été choisi par Dieu pour cette mission, nous sommes dans l’obligation d’examiner la déclaration de Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (as).

Toutefois le fondateur de la communauté musulmane Ahmadiyya ne s’est pas présenté comme un simple réformateur ; il s’est dit être le Réformateur divin promis aux musulmans depuis des siècles, le Messie et le Mahdi des prophéties anciennes. Et pour soutenir cette déclaration, nous allons maintenant présenter le témoignage du Saint Prophète de l’Islam (s.a.w), guide de l’humanité et choisi de Dieu ; témoignage le plus grand s’il en est.


La seconde venue du Messie : une croyance islamique fondamentale

La croyance en la deuxième venue du Messie est antérieure à l’avènement de l’Islam. Elle fait partie de la tradition de la dispensation de Moïse et existe bien des siècles avant la venue du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). En l’Islam cette croyance a été transmise d’une façon si systématique et déterminante, qu’on peut la considérer comme l’une des croyances essentielles de cette foi. Parmi les facteurs qui ont renforcé et contribué à faire de cette deuxième venue une importante croyance de l’Islam on peut citer :

  • Selon les enseignements de l’Islam, la venue du Messie devait correspondre à celle du Mahdi. En fait, dans certaines Traditions, on nous explique aussi que le Mahdi et le Messie ne sont qu’une seule et même personne. Ainsi, la croyance dans la venue simultanée du Mahdi et du Messie a conduit les musulmans à considérer la venue du Messie comme celle d’un grand personnage partageant la même foi qu’eux.
  • L’ère de la venue du Messie est décrite dans les traditions islamiques comme celle d’une période de renaissance et de progrès pour l’Islam. La suprématie de l’Islam face aux autres religions se fera avec la venue du Messie.
  • Le Messie et le Mahdi étant une seule et même personne, la venue du Messie ressemblera à la venue de Saint Prophète Muhammad (s.a.w) lui-même, et les premiers compagnons du Messie ressembleront aux premiers compagnons du Saint Prophète (s.a.w). Une telle description créa dans le cœur des musulmans sincères un désir ardent pour cette seconde venue.
  • Le Messie Promis va, à une époque de profondes afflictions, rendre un grand service à l’Islam. Cette période est décrite dans les hadiths en des termes particulièrement sombres : une période sans précédente de dangers va secouer l’Islam jusque dans ses fondations, ensuite le Messie viendra pour sauver et protéger l’Islam contre ses ennemis. Ces descriptions conduisirent les musulmans à attendre la venue du Messie comme celle d’un ange de miséricorde. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) n’avait-il pas déclaré : « Rien ne peut nuire à cette 'Umma : je me trouve à son début et le Messie à sa fin ». De telles paroles on donné à l’avènement du Messie une importance toute particulière et remplirent les cœurs des musulmans de beaucoup d’espérance et d’espoir. La venue du Messie va renforcer l’Islam et le protéger de tous les dangers.

Comment interpréter les prophéties et les signes

La combinaison de ces facteurs a fait de la venue du Messie un événement fondamental de la période contemporaine de l’Islam. Cette seconde venue doit, en effet, permettre aux musulmans de vivre et témoigner d’une époque similaire à celle de l’avènement du Saint Prophète et marquer la renaissance de l’Islam et d’une ère de paix. Il est impossible de promettre un tel événement sans mentionner les signes qui indiqueront la période de son accomplissement. La venue des réformateurs et messagers est souvent décrite dans les livres religieux. De telles descriptions sont toujours métaphoriques, étant donné que les descriptions littérales ne sont point propices au développement spirituel. En effet, si les signes indiquant la venue d’un réformateur étaient décrits dans leurs moindres détails, exigeant par la suite une interprétation littérale, il n’y aurait aucune distinction possible entre un croyant ou incroyant. Face à une telle description, la question de la véracité d’un prophète ne se pose même plus. La venue d’un réformateur doit être dissimulée par un voile de façon à éveiller une véritable curiosité chez les hommes sincères et de bonne foi. Ils réfléchissent à ces signes et sont capables d’en découvrir la vérité. Les malhonnêtes et autres malintentionnés trouvent les excuses pour refuser de croire. Lorsque le soleil est à son zénith, croire sa présence n’est point un acte qui mérite éloges. Pour ce qui est de la question des prophètes et des réformateurs, la pratique de Dieu a toujours été de guider les hommes jusqu'à un certain point.

Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad
Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad

Chaque prophétie est drapée dans un voile qui permet le l’accepter tout aussi facilement que de la rejeter. Ce même principe doit être présent à l’esprit lorsqu’on étudie les prophéties qui traitent de la période du Messie Promis. Ces prophéties sont présentées dans le même langage utilisé, depuis la nuit des temps, dans tous les livres religieux pour décrire la venue de prophètes. Cela ne réduit nullement la valeur de ces descriptions pour ceux qui sont en quête de la vérité et les signes mentionnés dans ces prophéties sont d’une clarté manifeste. Celui qui croit en la véracité d’un seul prophète sur la base de la raison, et dont la foi dans ce prophète n’est pas le résultat de préjugés ancestraux ou sociaux, trouvera en ces signes la réponse dont il a besoin. Ceux qui, en apparence, ont accepté des centaines de prophètes, mais qui ne croient en aucun sur la base de la raison, auront beaucoup de difficulté à croire en la déclaration d’un véritable prophète de Dieu, même si sa venue est accompagnée de centaines de signes. De tels individus ne croient pas de leur propre initiative. Leur foi est dictée par des ulémas et des théologiens ou par leurs parents et grands-parents. Puisqu’ils n’ont jamais vu de prophète en chair et en os et qu’ils n’ont jamais cru à l’un d’entre eux sur la base de la raison, il leur est difficile de reconnaître un nouveau prophète et de l’accepter simplement en étudiant sans préjugés ses déclarations. De telles personnes ne peuvent voir la véracité d’un prophète sans se frotter les yeux. Ils doivent tout d’abord dissiper la brume qui leur voile la vue et s’élever au dessus des croyances artificielles et autres préjugés, pour finalement découvrir la véracité d’un vrai prophète.


Comment interpréter les Traditions du Saint Prophète Muhammad (saw)

Après cette explication préliminaire, nous allons maintenant décrire les signes concernant le Messie Promis et Imam Al-Mahdi, tels qu’ils ont été rapportés par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Quiconque étudie ces signes objectivement n’aura aucun mal à identifier la période choisie pour l’avènement du Messie Promis. Toutefois il est essentiel de se rappeler qu’avec le temps, la communauté musulmane s’est scindée en de nombreuses factions, et beaucoup d’individus ont commencé à fabriquer des Traditions pour servir leurs intérêts personnels. L’objectif des ces fabrications était de promouvoir des croyances sectaires. On est donc confronté à une grande quantité de prétendues Traditions qui racontent la venue du Mahdi et décrivent les signes de son avènement.

Toutefois, les mots utilisés dans ces narrations trahissent souvent le fait qu’ils ont été choisis afin de promouvoir certaines croyances sectaires et intolérantes. Certaines de ces Traditions sont peut-être entièrement ou partiellement vraies. Quoiqu’il en soit, celui qui recherche la vérité doit les étudier avec beaucoup de soin. Ces Traditions ne doivent en aucun cas être considérées comme irrévocables et décisives dans la recherche de la vérité. Par exemple, beaucoup de Traditions consignées durant la période abbasside parlent, en apparence, du Mahdi et de son époque. Mais le net effet produit était de suggérer que les agitations pro abbassides au Khorasan étaient sanctionnées par Dieu. La fausseté de ces Traditions est d’ailleurs mise en évidence par l’histoire ultérieure. Mille ans ont passé depuis la consignation de ces Traditions et pourtant aucun Mahdi répondant à leurs critères n’est apparu en ce monde. De même il y a des Traditions dans lesquelles les signes de la venue du Messie sont mêlés avec des descriptions d’événements passés. Si l’on ne peut pas démêler tous ces éléments, si l’on ne peut pas distinguer les évènements du passé par rapport aux véritables signes du futur, il ne sera pas possible d’atteindre la vérité.

Ceux qui ignorent les courants principaux de l’histoire de l’Islam ont pu être trompés par de telles fabrications. Ils traitent ces Traditions comme des descriptions précises du futur et attendent en vain des évènements qui ont eu lieu il y a déjà très longtemps. Comme nous l’avons mentionné précédemment, ces fabrications ont été concoctées pour promouvoir des desseins sectaires. Par conséquent, lorsque l’on étudie les signes de la venue du Mahdi, il est impératif d’éliminer ces descriptions traditionnelles qui ne pointent vers aucun événement concret. C’est seulement en usant de ces précautions que l’on se protégera des pièges dressés par des individus malintentionnés. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) prit grand soin de décrire les signes de la venue du Messie comme un enchaînement logique et continu d’évènements. Si on garde cela à l’esprit, on pourra éviter les pièges et autres embûches laissés par des personnes malveillantes. Une chaîne d’évènements doit avoir un arrangement logique. Toute interpolation qui n’aurait pas sa place dans l’ensemble de cette chaîne peut être immédiatement détectée comme étant étrangère. Par exemple, si le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait déclaré que le Messie Promis avait tel ou tel nom, que son père avait tel ou tel nom et ainsi de suite, beaucoup de gens aurait pu prendre ces noms et revendiquer correspondre à la description faite du Messie Promis par le Saint Prophète. Il ne faut pas s’étonner que le Saint Prophète ait évité ce genre des descriptions qui pouvaient être trop facilement reproduites par des individus malintentionnés. Bien au contraire, il a mentionné un ensemble de signes qui ne pouvaient être manifestés par n’importe qui.

Il s’agit de signes qui correspondent à des évènements célestes qui s’étalent sur des centaines d’années. Des signes qu’aucun être humain, ou groupe œuvrant générations après générations, n’aurait pu créer. Dans ces narrations des signes du Mahdi, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) prit la précaution de mentionner tout particulièrement certains signes qui seront spécifique à son époque. Des signes qui ne se manifesteront à aucun autre moment avant la venue du Mahdi. Ces indications logiques et rationnelles doivent nous guider dans notre recherche de la vérité. Si au cours de notre étude des signes mentionnés dans les Traditions du Saint Prophète (s.a.w.) nous rencontrons des évènements et changements célestes qui ne peuvent être fabriqués par l’homme, et que ces signes ont été décrits comme distinctifs de l’époque du Mahdi, la seule conclusion logique est que lorsque ces signes s’accompliront, l’avènement du Messie Promis et Mahdi aura lieu. Si à ce moment là, on nous présente d’autres signes du Mahdi qui n’auraient pas encore été manifestés, nous devrons admettre, soit que ces prétendus signes sont des inventions mêlées aux véritables traditions par des individus sans scrupules, soit qu’il s’agit de signes symboliques dont l’interprétation est dissimulée par des métaphores.


Interprétation synoptique des signes

Nous devons aussi mettre l’accent sur le fait que les signes relatés par le Saint Prophète (s.a.w.) à propos de la venue du Messie et du Mahdi doivent être compris dans leur ensemble. Ils ne peuvent, en aucun cas, être considérés individuellement. Il s’agit d’une multitude d’images et de descriptions qui dans leur ensemble peignent le portrait de la période du Messie Promis et du Mahdi. Ainsi, certaines traditions racontent que l’un des signes du Mahdi sera l’absence d’honnêteté dans les échanges, et dans une autre, la disparition de la connaissance. Si nous devions interpréter ces signes séparément, chacun d’entre eux comme un signe du Messie et du Mahdi, nous pourrions penser que le Messie et Mahdi apparaîtra lorsque l’honnêteté aura disparu de la surface de la terre. Ou qu’il viendra lorsque la connaissance aura disparu et sera remplacée par l’ignorance. De telles conclusions sont absurdes.

Au cours des 13 derniers siècles, l’histoire des musulmans est ponctuée de nombreux déboires. Il leur est parfois arrivé de perdre la vertu de la connaissance, et parfois aussi l’honnêteté dans le commerce, pourtant le Mahdi n’est pas venu. Par conséquent, on peut en déduire que tous ces signes ne sont pas indépendants. Nous devons donc rassembler tous les signes mentionnés par le Saint Prophète (s.a.w.), et les utiliser pour former une image cohérente de la période promise. Pris séparément ces signes peuvent correspondre à de nombreuses époques différentes, mais tous ensemble ils ne s’appliquent qu’à la période du Messie et du Mahdi.


Identification de la période de la venue du Messie et du Mahdi

Pour identifier cette époque nous devons utiliser la même méthode que pour identifier un individu. Lorsqu’on souhaite décrire un inconnu comment s’y prend-t-on ? On décrit sa physionomie, sa taille, le teint de sa peau, ses habitudes, ses compagnons, etc. On peut aussi décrire la maison dans laquelle il vit. On peut dire que cet homme est grand, de peau claire, d’un poids moyen, etc. On peut encore ajouter qu’il connaît l’arabe et qu’il est musulman. Que sa communauté s’oppose à lui et qu’il a de grandes qualités morales. Ainsi, il est possible de donner une description si détaillée qu’il sera possible d’identifier cet individu sans aucune difficulté. Celui qui partira à sa recherche n’aura aucun mal à le trouver même si des efforts sont entrepris dans le but de le faire échouer. Quels signes peut-on utiliser pour identifier une époque ? Nous pouvons donner des informations sur la situation des astres, les changements des conditions politiques et sociales sur terre, l’état de la religion, de la connaissance et de la moralité. Nous pouvons encore décrire les relations entre les nations, la situation économique prévalente, et les moyens de transport. Si tous ces éléments sont présentés, celui qui les étudiera n’aura aucun mal à identifier la période à laquelle ils s’appliquent. Et dès que les signes de cette période apparaîtront, il lui sera possible d’annoncer sans aucune difficulté l’accomplissement de cette prophétie. Les signes seront tellement clairs que le doute ne lui sera pas permis.

C’est la raison pour laquelle le Saint Prophète (s.a.w.) a donné une description aussi détaillée de la période du Messie et du Mahdi. Il l’a fait dans le but d’éviter que les Traditions fabriquées par sectarisme ne rendent difficile l’identification de l’époque du Messie et du Mahdi. Il n’y a aucun doute que des Traditions ont été fabriquées, mais les responsables n’avaient pas beaucoup de connaissance des signes décrits par le Saint Prophète Muhammad (saw). Par conséquent, leurs inventions n’eurent aucun effet véritablement néfaste. De nos jours celui qui étudie les signes dans leur ensemble sentira bien que nous vivons dans la période du Messie Promis et du Mahdi. Nous allons maintenant décrire les signes donnés par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), et nous allons démontrer clairement que le Messie n’aurait pas pu venir à une autre période.


Condition générale des musulmans

Quelle devait être la condition des musulmans de cette époque ? Selon les paroles du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), « l’Islam sera faible et pauvre ». Il serait la religion des pauvres. Dans la prophétie sur le Dadjjal (l’antéchrist), le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) déclare que de nombreux musulmans seront des disciples du Dadjjal. Cette partie de la prophétie a été accomplie littéralement. Les musulmans ont eu leur âge d’or. Il y eut une époque où ils représentaient la seule puissance sur terre. Aujourd’hui ils sont comme des orphelins sans défense. Sans l’aide d’une puissance extérieure, chrétienne ou autre, les nations musulmanes seraient incapables d’assurer leur existence. Des centaines de milliers de musulmans sont devenus chrétiens et le mouvement se poursuit. La condition interne de la religion est clairement décrite dans les dires du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) ; et la condition intérieure des musulmans est, elle aussi, expliquée en détails.

Rejet du concept de la destinée

Il est dit par exemple que les musulmans ne croiront plus dans le « Qadr », la loi de la destinée régie par Dieu. Selon Hadrat Ali (r.a), le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) aurait dit que la proximité du Jour du Jugement sera marquée par l’absence générale de croyance dans le « Qadr ». Cela signifie probablement le manque de foi parmi les musulmans, car les membres des autres religions ont déjà renié depuis longtemps cette importante loi divine. De nos jours le rejet du « Qadr » est très répandu parmi les musulmans. L’influence des sciences nouvelles a été déterminante à ce sujet. Même les auteurs occidentaux de troisième catégorie sont capables de fasciner les lecteurs musulmans qui semblent tout à fait prêts à en nier l’importance. En fait les musulmans dans leur ensemble apparaissent confus devant la question du « Qadr » et ils semblent que son importance leur échappe complètement.


Indifférence dans la pratique de la Zakat

Un deuxième signe de la condition interne de la religion est « l’indifférence dans la pratique de l’institution de la Zakat ». Cette partie de la prophétie, rapportée par Hadrat Ali (r.a), a été accomplie littéralement. De nos jours, les musulmans sont dans une situation pitoyable et sont victimes de toutes sortes de difficultés. Dans ces conditions, leur devoir devrait être de mettre l’accent sur la charité volontaire dans le but de promouvoir les intérêts de la communauté. Sans même vouloir parler de charité volontaire ils rechignent à payer la Zakat, qui est pourtant une pratique obligatoire pour les musulmans. Dans certains pays musulmans la collecte de la Zakat est régit par la loi de l’état. Dans ces pays beaucoup sont les musulmans qui payent cette taxe à contre cœur. Dans les pays où la Zakat n’est pas prélevée par le gouvernement très peu de musulmans y participent. Même si une partie des musulmans contribuent volontairement, c’est malheureusement souvent avec un esprit négatif. Ils ne la considèrent pas comme un devoir religieux saint, mais comme un fardeau que doivent porter quelques uns pour le bénéfice des autres.

L’amour du monde matériel

Un changement important de la condition morale des musulmans, qui a été expliqué par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), est leur amour pour les biens de ce monde. Ce peuple qui était prêt à sacrifier ce qu’il aimait le plus et qui n’attachait aux biens de ce monde que très peu de valeur, a changé au point d’être prêt à donner sa religion en échange des plaisirs de ce monde. Cette transformation prédite par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est visible aujourd’hui, au point que ceux qui ont conservé au fond d’eux l’amour de l’Islam ont beaucoup de peine à en témoigner. Ces changements englobent toutes les classes de la société : oulémas, mystiques, riches ou pauvres. Tous semblent faire passer la poursuite des choses de ce monde avant les valeurs de la religion. Pour des gains matériels insignifiants ils n’hésitent pas à ignorer les intérêts de leur religion et de leur communauté.


Disparition de la prière (Salat)

Un autre changement prédit par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est celui de la disparition de la Salat, l’institution des cinq prières quotidiennes en Islam (rapporté par Ibn Abbas). Ce changement est visible aujourd’hui. Si on devait établir une statistique, on découvrirait probablement qu’à peine un pour cent des musulmans observent leurs cinq prières quotidiennes. Et pourtant, la prière quotidienne constitue la première des conditions, parmi celles qui sont obligatoires. Selon certains docteurs de l’Islam ceux qui négligent leurs prières quotidiennes sont des Kafirs (incroyants). De nos jours les mosquées abondent, mais peu de musulmans s’y rendent pour prier. Des mosquées ont été utilisées comme des étables et désacralisées. Les musulmans sont généralement indifférents au devoir d’utiliser les mosquées comme lieu d’adoration.

Un autre changement prédit par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est la vitesse avec laquelle les musulmans feront leurs prières quotidiennes. Selon une Tradition rapportée par Ibn Mas‘oud, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) aurait déclaré qu’une époque viendrait ou cinquante personnes offriront leurs prières en congrégation mais aucune d’elles ne sera acceptée par Dieu. Ces personnes se contenteront de la forme de la prière et l’accompliront à une vitesse excessive.
Seul Dieu sait si une prière est acceptée ou pas. Toutefois, l’un des signes qui rendent une prière inacceptable est une vitesse excessive. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) recommanda à un homme qui avait fait sa prière rapidement de la refaire. De nos jours les musulmans font leurs prières avec une précipitation indécente. Dans leurs prosternations en successions rapides ils ressemblent à des poules qui picorent. Après la prière prescrite, ils restent longtemps assis et répètent mécaniquement une liste de prières.


Disparition du Saint Coran

Un signe prédit par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est la « disparition » du Saint Coran. Il s’agira, bien sûr, de la disparition de sa compréhension et de son esprit. Le texte du Coran sera préservé. Ce signe est clairement visible de nos jours. Le Livre Saint est dans toutes les maisons, mais il est lu superficiellement. Il est étrange de remarquer, qu’à l’exception des adeptes du Messie Promis (a.s), il y a très peu de musulmans qui cherchent véritablement à en comprendre le sens profond. Les oulémas qui sont experts dans les sciences du Fiqh (jurisprudence) et Hadiths, ne sont pas intéressés dans l’étude et l’interprétation du Saint Coran. Ils pensent qu’il est interdit de réfléchir sur les sens de ses versets et qu’il est incorrect de chercher à appliquer ses enseignements aux situations nouvelles. Selon eux, tout a été dit par les exégètes du moyen âge ; leur verdict est final et le Saint Coran ne contient rien de nouveau. Une telle position est invraisemblable. L’interprétation du Saint Coran a toujours eu lieu, même après la mort du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et il n’y a aucune raison pour que cela ne continue pas. Le Saint Coran est capable d’une variété infinie d’interprétations et d’applications. Déclarer que la porte de sa connaissance est fermée reviendrait à dire que le Saint Coran est sans grand intérêt.

Révérence disproportionnée pour le Livre par rapport à ses enseignements.

Selon Ibn ‘Abbas, le Saint Prophète (s.a.w.) aurait annoncé qu’à l’époque du Messie Promis, la révérence extérieure portée au Saint Coran sera inversement proportionnelle à l’attention portée à ses enseignements et sa signification. Le Livre Saint sera enveloppé d’or et d’argent. Ce signe est presque trop apparent aujourd’hui. Les musulmans sont indifférents au Saint Coran. Ils l’ouvrent rarement, mais prennent grand soin de l’envelopper dans étoffes de satin brodé d’or et de le placer sur une étagère élevée. La déférence extérieure montrée envers le Saint Coran n’était pas particulièrement évidente chez les premiers musulmans, pourtant ils étaient infiniment supérieurs aux musulmans d’aujourd’hui.

Décoration des mosquées

Un autre changement indiqué par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) concerne la dévotion exagérée pour la décoration des mosquées, signe qui est visible aujourd’hui. Suivant l’exemple des autres, en particulier celui des chrétiens, les musulmans font des efforts très importants pour décorer et embellir leurs mosquées. Ils utilisent, entre autres, des décorations florales pour orner les murs et accrochent des chandeliers et autres lustres dispendieux pour illuminer les plafonds. Ils pendent aussi des rideaux richement décorés. Tout cela donne l’impression de se trouver dans un temple païen plutôt que dans une mosquée.


Le peuple arabe s’éloignera de l’Islam véritable

Un autre signe des temps concerne le peuple arabe. Il est prédit que les Arabes se détourneront de l’Islam, et cela semble très étrange. En effet, l’Islam a été transmis en premier aux Arabes. Ils l’ont aussi propagé au delà de leurs frontières. Le Livre de Dieu a été révélé dans la langue arabe, et de nos jours il est encore écrit et lu quotidiennement dans cette langue. En outre, la langue arabe est bien vivante, parce que c’est la langue du Coran. Dans ces conditions, qui aurait pu penser que de tous les peuples, ce sont les Arabes qui abandonneront l’Islam. Malgré leur connaissance de la langue, ils seront aussi ignorants du Coran que les non arabes, incapables de comprendre l’arabe du Coran. Hadrat Ali (r.a) a rapporté que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a expliqué que dans les derniers temps, les Arabes parleront l’arabe, mais leurs esprits et leurs pensées seront celles des non Arabes. La religion de leurs ancêtres ne sera plus dans leurs cœurs. Un tel changement est perceptible. De nos jours, les Arabes sont autant étrangers à l’Islam que le sont les non Arabes.

Liberté religieuse en Arabie

Un grand changement prédit par le Saint Prophète (s.a.w.) à propos de la condition des musulmans concerne la liberté religieuse en Arabie. Selon cette prophétie, l’Arabie deviendra un pays où il sera très difficile pour une personne bien intentionnée de lancer un mouvement de réforme. Selon Hadrat Ali (r.a), le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) aurait déclaré qu’en Arabie les gens bien intentionnés et au jugement sain resteront dans l’ombre. Ce changement incroyable est visible aujourd’hui en Arabie. La tolérance et la liberté religieuse ont disparu. Croyances et coutumes traditionnelles seront en vogue.

Ceux qui croient en Dieu et au Saint Prophète (s.a.w.) et souhaitent interpréter leurs enseignements indépendamment sont en réel danger. Cette maladie s’étend aux autres pays arabes, mais elle a une portée particulière pour l’Arabie parce qu’elle est le centre de l’Islam. Le pèlerinage annuel, qui est l’un des piliers de l’Islam, doit être effectué par les musulmans en Arabie. Cela ne peut malheureusement qu’aller à l’encontre des intérêts de la vérité religieuse. Les musulmans, quelles que soient leurs convictions, doivent effectuer leur pèlerinage à la Mecque. S’ils appartiennent à une minorité ou que les Arabes jugent inacceptables leurs croyances, ils doivent effectuer le pèlerinage en silence et rentrer chez eux. Nous prions que les peuples d’Arabie réalisent leur responsabilité ! Qu’ils brandissent très haut les couleurs de l’Islam, comme le firent leurs ancêtres, il y a treize siècles de cela.


Etat de la moralité

Après avoir étudié l’état de la religion, tournons nous maintenant vers la condition de la moralité, telle qu’elle a été prédite par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). L’un de ces signes est celui de la promiscuité sexuelle. L’augmentation de ce comportement sera telle que les gens n’auront même plus honte de leur conduite et bien au contraire, ils s’en vanteront. Selon Ibn Abi Shaiba, l’un des signes de l’approche du Jour du Jugement concerne l’augmentation de la promiscuité sexuelle. De même, selon Anas Ibn Malik et rapporté dans Muslim, l’un des signes des derniers jours est l’augmentation de l'adultère. Ibn Mard’waih cite un rapport d’Abu Huraira selon lequel l’un des signes des derniers jours est l’augmentation des naissances illégitimes. De nos jours, l’immoralité est évidente et les transgressions ne manquent pas. Les actions condamnées par l’Islam semblent maintenant appartenir à l’étiquette des bonnes manières. La danse en discothèque, les remarques sur la beauté des femmes et les vacances passées avec des inconnues, sont des pratiques très courantes aujourd’hui. Jusqu'à une période récente, de telles choses étaient inconcevables. Elles étaient inconcevables en Arabie et dans tous les autre pays.

En Inde, ou le concept d’unicité de Dieu était pourtant inconnu, un tel comportement était inimaginable. L’Iran était un pays épicurien, mais le comportement sexuel permissif ne s’étalait pas en public. Les premiers Romains, qui ont considérablement grossi les rangs du christianisme, possédaient des valeurs morales primitives et malgré tout savaient imposer des limites au comportement sexuel. Quelle est la situation aujourd’hui ? Personne n’aurait pu penser que le laxisme sexuel pouvait se rependre, à une telle échelle, au nom de la civilisation. La danse et le divertissement ont toujours existé, mais personne n’aurait pu penser que des femmes de bonnes familles, familles qui représentent la fondation de notre société, puissent s’engager dans la pratique de la danse à une telle échelle. Personne n’aurait pu imaginer que la danse puisse être considérée comme une grande qualité pour une femme, une source de prestige social plutôt que de mauvaise réputation. Dans ce domaine, le plus grand des péchés, l’adultère, est en pleine croissance. Il s’est tellement répandu, principalement dans les pays chrétiens, qu’il est à peine considéré comme un péché. Les gens pensent qu’il s’agit d’un comportement naturel et l’acceptent sans se poser de questions.

La prostitution existe depuis longtemps, mais personne n’aurait pu imaginer que cela se transformerait en une telle industrie. Des prostituées sont engagées, au prix fort, dans les bases militaires pour le divertissement des soldats et ainsi leur éviter de quitter leurs camps pour satisfaire leurs besoins sexuels. Personne n’aurait pu penser que les relations amicales entre hommes et femmes se développeront au point que des inconnus des deux sexes vivraient ensemble, sans que cela paraisse étrange, et que l’on commence à considérer cela comme un élément essentiel de la liberté individuelle. D’un autre côté, le mariage sera présenté comme une institution dépassée et une forme d’esclavage. Cette opinion semble être partagée par des millions de personnes en Europe et aux Etats-Unis. Jusqu'à une époque récente qui aurait imaginé qu’un jour viendrait où les gens remettraient en question le mariage, en tant qu’institution sociale indispensable et considéreraient la promiscuité comme une option raisonnable ou même préférable. Après tout si la fonction des femmes est de porter des enfants, que ces derniers naissent dans un couple marié ou pas est d’une importance secondaire!

Le laxisme sexuel est devenu tel que l’on a de la peine à imaginer la proportion des enfants nés en dehors des liens du mariage. Dans les sociétés où de telles relations sont considérées comme des péchés, les gens préfèrent ne pas avoir d’enfants s’ils ne sont pas mariés. D’un autre côté, lorsque la société n’a pas la notion de transgression, et où le mariage est considéré comme une institution religieuse dépassée, les naissances illégitimes ne semblent poser aucun problème. En fait, lorsqu’une telle situation subsiste, les naissances au sein du mariage deviennent l’exception plutôt que la règle. Ceux qui ne considèrent plus l’adultère comme un péché n’hésitent pas à concevoir des enfants dans ces conditions.

Bien sûr, de nombreuses voix se lèvent pour défendre l’institution du mariage. Mais il y a une sympathie mal placée, que l’on ressent envers les enfants illégitimes. Les philosophes et autres travailleurs sociaux expliquent avec véhémence, qu’ils sont la richesse du pays et les moyens de sa défense. Ou encore ils cherchent à persuader chaque pays, que ces enfants sont les leurs. On peut donc facilement imaginer le grand nombre d’enfants qui se retrouvent dans cette situation. Il n’y a aucun exemple similaire dans toute l’histoire, et personne n’aurait pu imaginer être confronté à une telle situation.


La consommation d’alcool

Un autre changement lié à l’ère du Messie Promis est décrit par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) concerne l’augmentation de la consommation des boissons alcoolisées. Selon Anas bin Malik (rapporté dans Muslim), l’un des signes des derniers jours sera la consommation excessive d’alcool. De même Abu Naim a rapporté sur l’autorité de Hozaifa bin al-Yaman que l’un des signes des temps, selon le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) sera la consommation de vin en public. La quantité de vin consommée de nos jours en est une preuve évidente. Dans les pays européens, nombreux sont ceux qui boivent plus de vin que d’eau. Le vin est une boisson utilisée de longe date, pour le plaisir qu’il procure et pour ses vertus médicinales. Mais de nos jours, dans la grande majorité des pays, c’est devenu une boisson ordinaire, utilisée pour les repas ainsi qu’à toute autre occasion. Le signe particulier, mentionné par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), et qui distingue la période actuelle de celles qui la précède est que le vin serait bu en public.

A d’autres époques, le vin était un luxe et un plaisir réservé à quelques uns. D’une demande limitée, il n’était pas disponible n’importe où. Aujourd’hui, c’est devenu une boisson ordinaire, qui est distribuée partout, et facilement accessible à tous. Dans les pays européens, les magasins qui vendent l'alcool sont si nombreux qu’il n’est pas nécessaire d’aller très loin pour s’en procurer. Dans les trains, les compartiments pour la restauration regorgent de bouteilles de vin. Dans les villes comme Londres, le vin et l’eau sont parfois vendus au même prix. Il semblerait que l’eau ne soit plus une boisson indispensable à la consommation, mais réservée à des utilisations secondaires. L’un de nos missionnaires avait fait une bonne impression sur le propriétaire de son logement grâce à son honnêteté et ses bonnes manières. Un jour, ce dernier lui dit : « je vais vous donner un conseil qui vous gardera en bonne santé: ne buvez jamais d’eau, tant que vous serez dans ce pays. Mon père en a bu une seule fois dans sa vie, et il est mort peu après. Depuis ce jour je n'ai plus touché une seule goutte. » Lorsque le missionnaire lui expliqua qu’il ne buvait que de l’eau et jamais de vin, le propriétaire fut très surpris et eut beaucoup de mal à le croire.


Les jeux de hasard

Une autre grande prophétie faite par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), concerne les jeux de hasard. Selon Hadrat Ali et rapporté par Daimly, l’un des signes du Jour du Jugement sera le développement excessif des jeux d’argent. Ce changement est très visible aujourd’hui. En Europe et aux Etats-Unis, le jeu n’est pas simplement un sport, c’est devenu une partie intégrante de la vie des grandes villes. Le jeu a sa place à tous les moments de la vie. C’est devenu une pratique courante de parier de l’argent à l’occasion de soirées et autres dîners. Les loteries de toutes sortes sont si nombreuses qu’on pourrait penser qu’un quart des ressources destinées au commerce est gaspillé dans le jeu. Des gens de toutes origines, riches et pauvres, s’adonnent à cette pratique quotidiennement. Les clubs les plus prospères sont ceux qui proposent des jeux d’argent. A Monte Carlo, des millions de livres sterling changent de mains tous les soirs. Le démon du jeu est si répandu qu’il semble impossible de concevoir une société moderne sans lui. Bien sûr le jeu existe depuis longtemps, mais c’est sans commune mesure avec la situation actuelle. Les sommes dépensées auparavant au cours d’une année sont infimes comparées a ce qui est dépensé de nos jours, en une seule journée. Beaucoup de formes d’assurance (vie, feu, vol, etc.) ont été inventées. Avant les gens n’en connaissaient même pas le nom. Aujourd’hui, elles sont devenues une nécessité.


Disparition des hommes de conscience

Un autre grand changement prédit par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est la disparition des hommes de conscience (rapporté par Naim bin Himad, selon Imar bin Yasir). C’est une vérité difficile à admettre et certain préfèrent l’ignorer, mais c’est néanmoins un signe très important. A l’époque du Messie Promis (a.s), les hommes qui seront prêts à obéir à leur conscience seront l’exception plutôt que la règle. De nos jours en dehors des adeptes du Messie Promis, les hommes de conscience, ceux qui écoutent leurs voix intérieures, sont très rares. A une époque passée, on trouvait dans toutes les communautés musulmanes des centaines de milliers de personnes que l’on pouvait considérer comme des saints, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Bien sûr nous avons nos saints traditionnels, savants et autres dignitaires. Leurs adeptes se comptent par millions, mais aucun d’entre eux n’entretient une véritable relation avec Dieu. Ils passent de longues heures à réciter des formules spéciales et à s’adonner à des exercices religieux impressionnants. Pourtant, répéter des formules ou suivre des rites religieux ne rend pas pour autant pieux. Le signe de la piété est la dévotion et l’amour de Dieu qui crée en retour l’amour de la part de Dieu. Dieu doit venir à l’aide de ceux qu’Il aime. Il doit se trouver à leur coté, dans la victoire, leur révéler les secrets du Livre Saint et leur accorder en abondance les connaissances spirituelles. Ceux qui aiment Dieu et qu’Il aime en retour, doivent se battre pour l’Islam, essayer de résoudre les difficultés auxquelles sont confrontés les musulmans et les guérir des maladies spirituelles dont ils souffrent. Mais toute cette horde de docteurs, mystiques, saints, savants et autres érudits ne peut produire un tel homme. La conscience humaine est morte et à sa place règne les bas désirs de ce monde. Nos saints et nos savants poursuivent leurs désirs plutôt que leurs consciences.


Absence d’honnêteté dans le commerce

Un autre changement contre lequel le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) nous a mis en garde est la disparition de l’honnêteté dans le commerce. Hadrat Ali rapporte (selon Dailmy) que l’un des signes de l’approche des derniers jours sera la disparition de l'intégrité dans les affaires commerciales. Il n’est pas nécessaire d’élaborer davantage sur ce sujet. Aujourd’hui, dans toutes les villes dans toutes les rues et dans toutes maisons on trouve des exemples de cette malhonnêteté.

Manque de respect envers les parents

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a aussi prédit le manque de respect envers les parents mais aussi l’augmentation de la considération envers les amis (rapporté par Abu Naim dans Hiliyia, sur l’autorité de Hozaifa bin Al-Yaman). L’époque qui correspond à cette prophétie sera marquée par l’augmentation de la désobéissance des enfants envers leurs parents, mais parallèlement, le respect envers les amis augmentera. Cette situation est tellement perceptible que les hommes de bonne nature ne peuvent qu’en être très affligés. Attirés par le mode de vie occidental et éduqués dans les sciences et la littérature occidentale, les jeunes gens d’aujourd’hui considèrent que leurs aînés sont ridicules et dépassés. Ils détestent leur compagnie et préfèrent passer leur temps avec des amis qui ont aussi adopté ce nouveau mode de vie. Les discussions obscènes et les divertissements immoraux sont leurs distractions préférées. Les jeunes gens organisent des soirées et sont prêts à payer pour le divertissement de leurs amis, mais ils oublient les besoins de leurs parents pauvres. Dans notre pays il y a des milliers d’exemples de parents ayant très peu de moyen pour vivre. Ils ont travaillé toute leur vie et économisé pour donner une bonne éducation à leurs enfants. Lorsque les enfants grandissent et commencent à gagner leurs vies, ils traitent leurs parents avec mépris, ils se considèrent supérieurs et les traitent comme s’ils étaient leurs serviteurs. De tels exemples se trouvent maintenant par milliers. Avant il y en avait très peu.


Connaissance religieuse et oulémas

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a aussi décrit la condition de la connaissance à l’époque du Messie Promis. Il est mentionné dans Tirmidhi (sur l’autorité d’Anas bin Malik) que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit que l'un des signes des derniers jours sera la disparition de la connaissance au profit de l’ignorance. Ce même hadith se trouve aussi dans le recueil de Bukhari. Ce changement est très visible de nos jours. A une époque, les femmes occupaient même des fonctions de juristes, tant leur connaissance de la Loi Musulmane était grandes. Umar (r.a) a dit une fois que les femmes de Médine avaient une plus grande connaissance du Saint Coran qu’Umar. Les femmes et les enfants connaissaient si bien le Saint Coran qu’ils étaient capables de critiquer les jugements portés par les savants. Et s’ils critiquaient ces fatwas, ce n’était pas par ignorance ou manque de respect mais sur la base d’une connaissance profonde et par respect pour l’intérêt public. Hadrat Aicha (r.a) était l’une de personne les plus érudites n’ayant jamais vécu. Sa connaissance et son jugement étaient d’un très haut niveau. Ces faits n’ont d’ailleurs jamais été remis en question. Aujourd’hui, la connaissance de la religion est acquise seulement par ceux qui, par manque de moyens ou d’intelligence, sont incapable d’acquérir les connaissances de ce monde. La connaissance religieuse est réservée à ceux qui ne peuvent pas se permettre d’obtenir une éducation conventionnelle, parce qu’elle est gratuite et qu’elle permet d’accéder au statut de Mollahs. Une telle connaissance a peu d’intérêt et celui qui la cherche n’a pas beaucoup de valeur pour le monde.

Ce Hadith qui prévoit la disparition de la connaissance est supportée par d’autres Traditions. Le terme « connaissance », lorsqu’il est utilisé dans ces Hadiths, signifie « connaissance religieuse ». La connaissance des sciences ordinaires et autres savoirs est une chose complètement différente. Dans les livres de Hadiths, il y a des prophéties sur l’augmentation de ce type de connaissance. Ainsi, Tirmidhi rapporte sur l’autorité d’Abu Huraira que dans la période des derniers jours, les gens vont faire beaucoup d’effort pour acquérir des connaissances, mais pour d’autres objectifs que d’accomplir un devoir religieux. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. On est émerveillé par les progrès accomplis dans les sciences et recherches séculières. D’un autre coté, les études et les sciences religieuses sont tombées si bas que les ignorants et les illettrés peuvent se faire passer pour de grands savants.


Situation sociale et la condition de la femme

Les musulmans utiliseront de nouvelles formules de salutation

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a aussi prédit la situation sociale de cette époque. Il a mentionné des signes qui, lorsqu’ils sont considérés dans leur ensemble, peignent un portrait assez similaire de la situation sociale à l’époque de la venue du Messie Promis. L’un des changements décrit par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est celui de la façon de saluer enseignée aux musulmans. Selon un rapport par Imam Ahmad Muaz bin Anas, l’un des signes de la déchéance et la dégradation du peuple musulman est le remplacement de la formule de salutation « Assalamo Alaikum » par d’autres formules empruntées aux non musulmans. Cette tradition particulière décrit les salutations des non musulmans comme une sorte de malédiction réciproque. Les commentateurs de Hadiths pensent qu’il s’agit des classes sociales défavorisées parmi les musulmans. Ces individus vont se maudire, lorsqu’ils se rencontrent, plutôt que d’utiliser la salutation islamique de « Paix ». Mais ce changement ne semble pas se limiter seulement à une classe sociale. En fait, cela semble encore plus répandu parmi les couches sociales élevées de la société. En Inde, beaucoup de musulmans très éduqués saluent en utilisant des formules telles que « Bandgi », « Taslim » ou « Adab » plutôt que « Salam ». Ils se sentent gênés d’utiliser la salutation islamique. « Bandgi » est une formule de salutation hindi qui signifie une offre de soumission équivalente à la servilité. C’est totalement opposé à la dignité humaine, et certainement contraire à l’esprit et la lettre de la salutation musulmane de « Paix ». Les salutations hindis utilisées par les musulmans reviennent à traiter des hommes comme des égaux à Dieu et utilisent des expressions qui doivent être réservées à Dieu. En réalité cela revient à se maudire les uns les autres, et les civilités apparentes dans « Adab » n’y change rien. Cette formule offre d'autres choix telles que « Bandgi » ou « Taslim », qui sont des formules hindi. Sa fonction est simplement de diminuer le sens de culpabilité qui naît de l’utilisation d’une expression non islamique.


Considération envers les puissants

Un grand changement prédit par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est que la considération du public sera réservée à ceux qui ont le pouvoir financier ou politique, plutôt qu’à ceux qui possèdent les connaissances religieuses. Ibn Mard’waih a rapporté, sur l’autorité d’Ibn Abbas, que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit que l’un des signes sera la déférence excessive accordée aux riches. A une époque les vielles familles commandaient beaucoup de respect, mais cette considération a disparu. Le statut social est déterminé par un seul critère : « combien il gagne ? » A une époque, les riches considéraient comme un honneur de rencontrer les érudits dans la religion. De nos jours, les Oulémas cherchent les honneurs en visitant les riches, et de pouvoir accéder à leurs portes est considéré comme une grande chose.

Huzaifa bin al-Yaman a aussi rapporté qu’un temps viendra où les hommes seront loués pour des vertus qu’ils ne possèdent pas. Un homme sera décrit comme étant brave, courageux ou sage, sans pour autant le mériter. La personne la moins religieuse peut devenir un leader religieux si elle peut lancer de grands slogans. Personne ne se demande si elle possède une quelconque qualité islamique. Sans vertu islamique comment pourrait-il devenir un représentant de l’Islam. S’il peut faire un discours en public, s’il peut déjouer et surenchérir par rapport à ses rivaux politiques, cela suffit bien.


Les croyants seront mal considérés

Un autre changement social mentionné par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est que les croyants seront mal considérés et chercheront à rester dans l’ombre pour préserver leur statut social. Selon une autre source, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a expliqué qu’un croyant sera dans un état inférieur a celui d’une esclave. Une esclave peut espérer l’amour et le mariage, mais un croyant ne peut même pas entretenir une telle aspiration. Ali a rapporté, sur l’autorité de Dailmy, qu’à l’époque du Messie Promis (a.s.), les hommes bienfaisants seront dans l’obscurité. Ce changement est devenu encore plus évident depuis la venue du Messie Promis (a.s.). Ceux qui suivent l’enseignement du Coran et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) sont plus haïs et rejetés que des femmes immorales et des hommes qui rejettent la prière quotidienne et insultent Dieu et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Ceux qui répondent à l’appel de Dieu sont traités avec un mépris flagrant.


Déclin de la langue arabe

Un autre changement important annoncé par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est le déclin de l’utilisation de langue arabe parmi les musulmans. Selon Ibn Mard’waih, Ibn Abas a rapporté qu’une époque viendrait ou les lignes de croyants seront très longues mais on entendra trop de voix. La période du Hadj présente un exemple frappant de cette situation. L’un des objectifs du Hadj est de réunir les musulmans du monde entier et leur donner l’occasion de discuter ensemble de problèmes communs. Mais cela est devenu impossible car les musulmans vivant en dehors de l’Arabie ont abandonné l’utilisation de l’arabe. Parce qu’il n’y a pas de langue commune, il ne peut y avoir d’échange d’idées à l’occasion du Hadj. Cette grande réunion ne peut plus servir à la promotion des objectifs religieux, sociaux et culturels communs. La conservation de la connaissance de l’arabe aurait permit de créer une force unifiante entre les musulmans du monde entier et aucune force extérieure n’aurait pu la briser.


La mode féminine

Un autre changement décrit par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) concerne les vêtements des femmes. Les femmes de cette époque donneront l’impression d’être nues malgré qu’elles soient habillées. Ce changement a pris deux formes. Premièrement, la soie et autres étoffes sont produites en grandes quantités et accessibles à tous. Avant, seuls les riches pouvaient se les offrir. Les tissus sont de plus en plus fins et les robes de plus en plus courtes. Cela peut satisfaire certaines notions de la beauté féminine mais aussi présenter une offense à la sobriété et la modestie. Deuxièmement, ce changement est le résultat de phénomènes de modes qui sont originaires d’Europe et des Etats-Unis. Dans ces pays, les femmes ont tendance à exposer de plus en plus les parties de leur corps, ce qui était auparavant considéré comme de l’indécence. Les poitrines sont exposées, les bras et les épaules sont nus. Cette prophétie sur la tenue vestimentaire des femmes s’est accomplie : les femmes aujourd’hui semblent déshabillées, même si elles portent des vêtements. Ce changement s’est répandu chez les musulmans avec l’utilisation d’étoffes très minces, et chez les chrétiens par la mode qui expose les poitrines, et autres parties du corps.

Un autre changement concerne les coiffures féminines. Selon les descriptions données par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), les femmes coifferont leurs cheveux de façon à créer une sorte de bosse sur leurs têtes. En Europe, les femmes ne tressent plus leurs cheveux comme elles le faisaient dans le passé. Elles donnent à leurs coiffures un effet de volume qui donne l’impression que quelque chose est délicatement posé sur leurs têtes. Ce genre de coiffures s’est répandu aux quatre coins du monde. D’ailleurs, cette tendance à l’imitation s’est généralisée. Une nouvelle mode provenant d’Europe est traitée avec plus d’égard qu’un message de Dieu. Les asiatiques semblent suivrent ce qui vient d’Europe comme une marque d’honneur et de progrès.


Les femmes dans la société

Un autre changement décrit par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et rapporté par Ibn Abbas concerne l’entrée des femmes dans les affaires, en partenariat avec leurs maris ou d’autres hommes. De nos jours, cette tendance est tellement évidente, qu’on aurait de la peine à imaginer un magasin ou une compagnie qui pourrait bien fonctionner sans la présence de femmes. Par exemple, de jolies femmes sont employées dans les magasins pour attirer les clients et encourager les achats.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a aussi mentionné l’augmentation de la liberté des femmes. Elles s’habilleront comme les hommes, etc. En fait, les femmes dirigeront les hommes. Cette transformation est complète. Aux Etats-Unis et en Europe un concept déformé de la liberté féminine a pris racine. Le même concept est en train de se répandre dans les autres pays. Ce concept de liberté a complètement transformé changé l’environnement social.

De plus en plus de femmes pratiquent la chasse à cours et les courses automobiles, ou encore travaillent comme artistes dans des cirques. La mode des vêtements masculins pour les femmes est très largement répandue dans les pays occidentaux et ce changement s’est accéléré après la première guerre mondiale. Des millions de femmes ont commencé à s’habiller comme des hommes, portant une veste courte sur une paire de pantalons. D’ailleurs s’habiller en homme est devenu une mode à part entière.

La domination générale des hommes par les femmes qui est présentée dans cette tradition est unique à notre époque. Cette situation a engendré des changements profonds dans la vie sociale des pays occidentaux ainsi que pour ceux qui sont sous leur influence. Cette situation comporte de graves conséquences, sauf si Dieu le souhaite autrement. Cette dégradation de la fonction des hommes et des femmes est très dangereuse. Elle pourrait engendrer de graves conflits sociaux et la ruine de l’institution du mariage pourrait porter un coup irréversible au progrès social et au développement de l’humanité.


Les hommes ressembleront aux femmes

Un autre changement décrit par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est que les hommes passeront beaucoup de temps à se pomponner et auront tendance à ressembler aux femmes. D’ailleurs, sans barbe ni moustache les hommes ressemblent un peu plus à des femmes. A une époque, la barbe était considérée comme un élément essentiel de virilité. Pour les musulmans il s’agissait d’un honneur d’imiter la pratique du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), un signe respect à son égard. La barbe disparait aussi parmi les savants et philosophes musulmans très respectés. De même, dans certaines formes de divertissements, les hommes se déguisent en femmes et vice versa. En Occident les hommes passent un temps excessif à laver et coiffer leurs cheveux. L’attention que les hommes passent à se bichonner n’est pas supérieure à ce que font les femmes aujourd’hui, mais c’est en tout cas plus que ce que faisaient les femmes dans le passé.