Pour le sermon d’aujourd’hui j’évoquerai, encore une fois, des récits de l’époque du Messie Promis (a.s.) à la lumière des dires du deuxième Calife. Certains des faits sont peut-être connus cependant, le deuxième Calife (r.a.) dans son style à lui, nous en présente différents angles qui mettent en exergue divers aspects du statut du Messie Promis (a.s.) ainsi que le soutien divin dont il jouissait. Dans le verset 17 de la sourate Younous, Allah nous présente le principe suivant pour connaître la véridicité des prophètes :

فَقَدْ لَبِثْتُ فِيكُمْ عُمُرًا مِنْ قَبْلِهِ أَفَلَا تَعْقِلُونَ

« Avant ceci, j’ai certainement passé toute une vie parmi vous. Ne voulez-vous donc pas comprendre ? »

C’est là une question qu’Allah a demandée au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de poser aux Kuffar.

[Au cours du deuxième Califat] de farouches ennemis de la communauté avaient, lors d’un rassemblement à Qadian, usé d’un langage des plus insultants à l’égard de la personne du Messie Promis (paix soit sur lui). Leur but était de fomenter le trouble, tâche dans laquelle ils ont échoué par la grâce de Dieu. Lors d’une réunion le deuxième Calife a répondu à leurs objections tout en présentant des preuves de la véracité du Messie Promis (paix soit sur lui). Ci-dessous est un aperçu du discours qu'il a prononcé.

A maintes reprise le Messie Promis (paix soit sur lui) a demandé aux sikhs, aux hindous et aux musulmans de son temps de lui trouver des traces d’inconduite dans sa vie passée. En effet tous ses concitoyens étaient témoins de la pureté de la vie qu’il avait menée jusqu’à lors ou du moins n’ont pu soulever d'objection à ce sujet. Le Mollah Muhammad Hussain Batalvi, un de ses farouches opposants, avait rendu hommage à la pureté de sa vie dans son journal et bien d’autres en ont fait de même. Comment celui qui a mené une vie sans tare pendant 40 ans pourrait, en l’espace d’une nuit, se complaire dans le vice ? Les psychologues affirment en effet que la perversion des mœurs est un processus graduel.

D’ailleurs Allah affirme : « Nous aidons certainement nos messagers… » (40:52). Hazrat Musleh Maud (qu'Allah soit satisfait de lui) relate à cet effet qu’on a attenté, de différentes manières, à la vie du Messie Promis (paix soit sur lui). Mais toutes ces tentatives ont été vaines. On lui a intenté un faux procès en l’accusant d'avoir commandité l’assassinat du Dr. Martyn Clark. Le juge chargé d’instruire cette affaire était déterminé à faire condamner celui qui prétendait être Messie et Mahdi étant donné que les autres avaient failli dans cette tâche. En fin de compte, ce même juge a fini par admettre, à maintes reprises, que le procès était faux. Le prétendu assassin qui avait accusé [le Messie Promis (a.s.)] a été retiré de la garde des chrétiens et confié à la police. [Lors de son interrogatoire] il est tombé en larmes affirmant qu’il avait agit à l’instigation des chrétiens.

Molvi Umer Din Sahib ­– un dévoué missionnaire de la communauté – a accepté l’Ahmadiyya après avoir jaugé le Messie Promis (a.s.). Il raconte [qu’il était présent] lors d’une rencontre à Shimla où les mollahs Muhammad Hussain Batalvi, Abdur Rahman Siah et d’autres discutaient sur les actions à entreprendre contre le Messie Promis (paix soit sur lui). Le mollah Abdur Rahman Siah disait : « Mirza saheb a annoncé qu’il ne participera pas dans des débats. Nous allons l'inviter à un débat : s’il l’accepte nous annonceront qu’il a menti dans le passé en disant qu’il n’allait plus y participer. S’il ne l’accepte pas nous allons crier sur tous les toits qu’il a avoué son échec. » Molvi Umer Din Sahib a commenté : « Quelle est l’utilité de tout ce stratagème ? Je pars le tuer et on n’en parle plus. » Le mollah Muhammad Hussain Batalvi répliqua : « Mon garçon, sache qu’on a déjà essayé de le faire. »

Molvi Umer Din Sahib s’est dit que si Mirza Saheb jouit de pareille protection divine c’est qu’il est sûrement un envoyé de Dieu. Il a rencontré Muhammad Hussain à la gare de Batala quand il est retourné de Qadian après avoir prêté allégeance au Messie Promis (a.s.). Il lui a fait part de sa conversion : l’autre en a exprimé son mécontentement. Il a répliqué que c’était le Mollah lui-même en a été la cause.

Ainsi les ennemis voulaient tuer le Messie Promis (a.s.) mais celui-ci était toujours sous la protection d’Allah. Quant à l’adversaire d’hier ­– s’il est noble de caractère – il n’a d’autre recours que de vendre son cœur au Messie Promis (a.s.).

Muhammad Hussain a comparu comme témoin contre le Messie Promis (paix soit sur lui) dans l’affaire Martyn Clark. Mais voyez comment Dieu l’a humilié.

Le Dr Martyn Clark a accusé le Messie Promis (a.s.) d’avoir commanditer son assassinat. Des oulémas musulmans l'ont soutenu dans sa démarche et Muhammad Hussain a comparu comme témoin à charge. Dieu avait prévenu le Messie Promis (paix soit sur lui) qu’un mollah se dressera contre lui. Il était néanmoins essentiel de faire un effort apparent pour que cette prédiction se réalise. Molvi Fazl Din, l’avocat de Messie Promis (a.s), raconte que quand il a voulu poser une question qui aurait humilié Maulwi Muhammad Hussain, le Messie Promis (a.s) l’en a empêché. Pareilles questions sont nécessaires lors des procès afin de confondre les témoins, mais le Messie Promis (a.s.) rejeta la demande de son défenseur. Celui-ci insista que cela affaiblirait le dossier de l’accusation et que s’il ne la posait pas la défense du Messie Promis (a.s.) sera en grande difficulté : le Mollah Muhammad Hussain se disait leader des musulmans et il fallait démontrer qu’il mentait. Maulwi Fazl Din Sahib, l’avocat du Messie Promis (a.s.), n’était pas ahmadi : il était le chef de file des Hanafites et un membre actif de l’Anjuman-Luqmania : ses croyances différaient de celles du Messie Promis (a.s). Cependant toutes les fois que l’on s’en prenait au Messie Promis (a.s) il répliquait avec vigueur affirmant que celui-ci possédait des nobles valeurs inexistantes chez les autres oulémas ou leader religieux.

La prophétie prédisait l’humiliation du témoin qui voulait faire condamner le Messie Promis (a.s.). Cependant celui-ci n’a point voulu que l’on pose une question qui puisse le déshonorer. Dieu l’avait d’ores et déjà informé de son humiliation et a démontré la noblesse de caractère du Messie Promis (a.s.) en rehaussant son statut au yeux de son avocat non-ahmadi.

Le cœur de ce juge qui était, de prime abord, antipathique [à l’égard du Messie Promis (a.s.)] changea quand il vit le visage de celui-ci. Quoique le Messie Promis (a.s.) était présumé coupable dans cette affaire le juge demanda qu’on place une chaise à côté de lui et il invita ensuite le Messie Promis (a.s.) à y prendre place. Quand le Maulvi Muhammad Hussain se présenta pour son témoignage il s’attendait à voir le Messie Promis (a.s.) en menottes sinon debout en disgrâce. Il était fou de rage en voyant l’honneur conféré au Messie Promis (a.s.) et exigea qu’on lui apporte une chaise, clamant qu’on lui en offrait lors de ses visites chez le gouverneur et que d’ailleurs il appartenait à une famille noble. Le juge répliqua que tout balayeur à droit à une chaise chez le gouverneur et que le mollah était dans son tribunal. Mirza Saheb, ajouta-t-il, appartient à une lignée noble et son cas est différent.

Voilà en somme la transformation qui s’opéra en la personne du Capitaine Douglas lui qui, avant le procès, avait promis de faire condamner le Messie Promis (a.s.), lui dont l’hostilité à son encontre n’était pas des moindre, une hostilité qui avait un relent d’antipathie religieuse, car quelques jours auparavant il se plaignait du fait que le Messie Promis (a.s.) avait outragé son « Dieu » et que personne n’avait osé jusqu’à présent le faire condamner. Quand on lui présenta le dossier il voulut lancer un mandat d’arrêt à l’encontre de la personne du Messie Promis (a.s.). Son subalterne lui fit comprendre que selon la procédure il ne pouvait qu’émettre une citation à comparaître. Un inspecteur de police du nom de Jalal Ud Din qui, quoique n’étant pas ahmadi, avait de la sympathie pour le Messie Promis (a.s.), avait lui aussi fait remarqué au juge qu’émettre un mandat d’arrêt serait le comble de l’injustice. Ce fut ce même inspecteur qui vint présenter au Messie Promis (a.s.) la citation à comparaître à Qadian.

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Le Messie Promis (a.s.) se présenta à la date de l’audition à Batala. Une foule passionnée par cette affaire s’était amassée à l’extérieur du tribunal. Le plaignant était un certain Dr Martyn Clark, né d’une mère d’origine pachtoune et d’un père anglais ; il était d’ailleurs le fils adoptif d’un anglais. Le mollah Muhammad Hussain se présenta comme témoin à charge : cependant une cuisante défaite attendait les adversaires du Messie Promis (a.s.). Quand le mollah furibond réclama au juge sa chaise, celui-ci le somma de se mettre au fond [de la salle] avec les chaussures. L’un des employés du tribunal mena par le bras le mollah déconfit à l’endroit indiqué. Craignant que la foule n’ait vent de son humiliation il se plaça dans le couloir et s’accapara d’une chaise libre qui s’y trouvait, se disant qu’en le voyant ainsi assis, on croirait qu’on lui avait fait l’honneur d’une chaise à intérieur. Mais l’employé, appréhendant la colère du juge, avait vite fait de demander au mollah de libérer cette chaise.

Les gens, à l’extérieur, avaient étalé leurs tapis et attendait le verdict. Le mollah, voyant un espace libre prit place sur le tapis d’un certain Mian Muhammad Baksh qui n’était pas encore ahmadi à l’époque. Ce dernier en repoussa le mollah, affirmant qu’il l’avait souillé et le fustigeant de s’être présenté comme le témoin des chrétiens. C’est ainsi que Dieu humilia ledit Mollah Muhammad Hussain.

Le fait qu’Allah innocente le Messie Promis (a.s.) d’entre les mains d’un adversaire est un soit un signe clair. D’ailleurs Allah montra d’autres signes évidents à Sir Douglas, signes dont il se souvint jusqu’à sa mort. Le deuxième Calife rencontra le magistrat en 1924 lors de son passage à Londres.

Un certain Ghulam Haider, qui travaillait comme premier clerc auprès du juge raconta qu’après [la première] audition ce dernier lui demanda de réserver sur le champ une cabine dans le train en partance pour Gurdaspur. Ghulam Haider raconte : « Quand je suis sorti de la gare j’ai vu Sir Douglas faisant des va-et-vient, le visage inquiet. Je lui ai demandé de prendre place dans la salle d’attente. » Il répondit : « S’il vous plait laissez-moi tranquille. Je ne vais pas bien du tout. » Je lui en demandai la raison afin que je puisse lui venir en aide. ». « Depuis que j’ai vu Mirza Saheb, ajouta le magistrat, je vois comme un ange qui indique dans sa direction et qui dit qu’il est innocent. Quand je vais dans un coin je vois le visage de Mirza Saheb et quand je vais dans un autre, je le vois encore. Il m’assure qu’il est innocent et que tout cela n’est que mensonge. Si cela continue je deviendrais fou. »

Ghulam Haider ajouta : « Asseyez-vous dans la salle d’attente. Vous serez en compagnie du commissaire Lemarchand qui pourra vous changer les idées. » Le juge raconta son calvaire au commissaire de police et lui demanda de trouver une solution. Celui-ci dit au juge qu’il était le seul à blâmer pour cette situation car il avait confié, aux soins des chrétiens, le présumé assassin qui accusait le Messie Promis (a.s.) d’avoir commandité le meurtre du Dr Clark. Il fallait, selon lui, le remettre à la police, car il viendra répéter au tribunal tout ce que les chrétiens lui avaient appris.

C’est ainsi que le juge confia Abdul Hamid à la police. Le même jour ou le lendemain il avoua qu’il avait menti sur toute la ligne. Il raconta comment les prêtres l’avaient incité à accuser le Messie Promis (a.s.) et lui avait demandé d’inscrire, sur la paume de sa main, le nom de Qutbudine Saheb, un artisan ahmadi d’Amritsar, vers qui le Messie Promis (a.s.) l’aurait supposément envoyé. Quand lors de l’interrogatoire le juge lui demandait le nom de cet ahmadi, Abdul Hamid regardait sa main. C’est ainsi que le commissaire de police découvrit la vérité et Sir Douglas innocenta le Messie Promis (a.s.) [lors de la deuxième audience].

Le deuxième Calife raconte un autre signe qu’avait vu Sir Douglas. Il était un jour chez lui en train de raconter toute l’histoire du procès lorsque le fils du prêtre Warith Din vint l’informer de la mort de ce dernier. Warith Din était l’instigateur principal de toute cette affaire : il voulait en fait plaire au Dr Martyn Clark. Le Capitaine Douglas connaissait Warith Din mais pas son fils. C’était en effet fort étrange qu’à l’instant même où il évoquait son nom son fils se soit présenté pour l’informer de son décès. Sir Douglas racontait cet incident à tous les ahmadis qu’il rencontrait parmi lesquels Chaudhry Fateh Mohammad Sial, Chaudhry Muhammad Zafrullah Khan et au deuxième Calife lui-même, en 1924, environs 32 ans après l’affaire.

En 1953, lors d’une deuxième visite à Londres le Calife tenta de rencontrer Sir Douglas ; mais celui-ci s’excusa en raison de son âge avancé et de son infirmité. Et il décéda quelques temps plus tard à l’âge de 93 ans. Le deuxième Calife regretta de ne pas avoir envoyé une voiture le prendre ou de ne pas lui avoir rendu visite.

C’est ainsi que Dieu prouve, par des signes évidents, la véridicité de Ses prophètes. Le croyant, quant à lui, doit s’évertuer à faire partie de la catégorie des croyants sincères. En ce cas, à coup sûr Dieu créera des situations de l’invisible afin de raviver sa foi. Il est une vérité que sans pareille foi l’on ne tirera aucun plaisir. La foi qui n’ouvre pas les yeux et qui maintient l’homme dans les ténèbres n’est d’aucun avantage. Celui qui est aveugle ici-bas le sera dans l’Au-delà. Celui qui n’a pas été témoin de signes évidents ici-bas n’en sera pas dans l’Au-delà.

S’il est question de signes, sachez qu’ils ne cessent de se manifester aujourd’hui encore. Certes plus de cents ans se sont écoulés depuis l’apparition de ce grand signe mais ses effets perdurent jusqu’à présent : en effet le petit-fils du Capitaine Douglas m’a informé, dit le Cinquième Calife, qu’il désire faire la bai’ah. Il raconte qu’il se demande quelle est l’action de grand mérite qu’avait accomplie son grand-père en raison de laquelle il a aujourd’hui cet ardent désir à se joindre à la djama’at Ahmadiyya. Voilà ce signe qui se manifeste jusqu’à présent. Aujourd’hui le petit-fils du Capitaine Douglas se dit prêt à accepter cette vérité que son grand-père n’avait pas embrassée.

Pour ce qui du cas de Martyn Clark vous connaissez déjà l’histoire de son petit-fils . Le deuxième Calife raconte que le croyant doit à tout instant se consacrer à la prière et au souvenir de Dieu, afin que Celui-ci lui dévoile Sa personne ainsi que la véridicité de l’Islam, pour qu’il Lui montre Son visage éblouissant ainsi que celui du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Quand il en sera ainsi, qu’il fasse jour ou nuit, qu’il connaisse une année de félicités ou d’infortune, tout lui sera égal.

Une fois que l’on ait vu les visages resplendissants de Dieu et de Son Prophète (s.a.w.) joie et tristesse ont la même saveur. L’on connaîtra ainsi le bonheur et l’on se perdra dans cet amour [pour Dieu et Son Prophète (s.a.w.)]. Quelque soit la situation l’on connaîtra le bonheur éternel, la béatitude et l’on aura peur de personne.

Un juge hindou fut chargé du procès intenté par Karam Din Bhin à l’encontre de la personne du Messie Promis (a.s.). Les hindous de l’Arya Samaj lui avait demandé de condamner, coûte que coûte, le Messie Promis (a.s.) à une peine quelconque, chose qu’avait promis le juge. Tout plein d’inquiétude Khawja Kamal Ud Din demanda Messie Promis (a.s.) de quitter Gurdaspur sur le champ pour Qadian. Le Messie Promis (a.s.) répliqua que fuir ne servira à rien : le juge pouvait le faire arrêter n’importe où. Khawja Kamal Ud Din insista en répétant la promesse qu’avait faite le juge aux hindous.

Le Messie Promis (a.s.), qui était allongé, se dressa et dit : « Khawja Saheb ! Pourquoi tant d’inquiétude ? Qui peut poser la main sur le lion de Dieu ? » Les deux juges qui devaient instruire l’affaire connurent des tourments terribles : le premier fut destitué et le fils du deuxième, dans un accès de folie, se jeta du toit d’une maison pour se donner la mort. « Cet incident a eu un tel effet sur le père, dit le deuxième Calife, qu’un jour à la gare de Ludhiana, il me demanda de prier pour la protection de son deuxième fils tout en avouant qu’il a été coupable de nombreux manquements. » C’est ainsi que la parole du Messie Promis (a.s.) s’accomplit : les hindous arya samajistes échouèrent dans leur complot.

Si l’homme se tourne vers Dieu, le monde et tout ce qu’il contient lui appartient. C’est d’ailleurs là la teneur de la révélation faite au Messie Promis (a.s.) : « Offre-toi corps et âme à Dieu, et le monde et tout ce qu’il recèle sera tien. » Rien au monde ne nuira à ta personne et aucune méchanceté ne te touchera. Ainsi donnez-vous à Dieu et consacrez-vous à la prière. C’est ainsi que vous ainsi que vos générations futures, vos proches et vos amis seront en paix. Sachez que tant que la djama’at n’est pas en paix vous ne le serrez pas non plus : elle le sera quand vos générations futures seront en paix.

Le deuxième Calife raconte aussi qu’il était fort inquiet lors de l’affaire Martyn Clark, il se consacra à d’ardentes prières. La nuit il vit le rêve suivant : « Je rentrait de l’école et quand je suis arrivé tout près de notre maison j’ai vu une multitude de policiers en uniforme. Ils m’ont interdit tout d’abord l’accès à ma maison pour ensuite me laisser entrer, ayant su que j’étais de la famille. Dans l’entrée de notre demeure se trouvait un escalier qui menait à un cellier construit par notre grand-père. On y avait placé le Messie Promis (a.s.) qu’on avait entouré de combustible que les policiers arrosaient de kérosène. Quand ils ont voulu allumer le feu j’ai bondi afin de l’éteindre. Quelques policiers ont tenté de m’en empêcher en m’attrapant par le collet ou la chemise. J’avais peur qu’ils ne mettent le feu aux combustibles. C’est là que mon regard s’est tourné vers le haut où j’ai vu inscrit au dessus de la porte en des lettres belles et grandes la phrase suivante : « Qui peut brûler les élus serviteurs de Dieu ? » Les croyants ne jouissent pas de sérénité uniquement dans l’Au-delà mais ici-bas sur Terre aussi. En maintes occasions nous avons témoigné de la protection divine dont jouissait le Messie Promis (a.s.) en dépit du fait qu’il n’avait point à sa disposition ni épée ni arme de protection. »

Le Capitaine Douglas avait loué la tolérance du Messie Promis (a.s.), qui en dépit des lourdes charges qui pesaient contre lui, refusa d’intenter un procès en diffamation contre ses accusateurs. Malgré toute cette hostilité, le Messie Promis (a.s.) est sorti non seulement indemne de cette affaire, comme l’avait promis Dieu, mais de surcroît sa djama’at n’a cessé de grandir.

Le deuxième Calife raconte : « Il fut un temps où l’on interdisait l’accès à la mosquée aux ahmadis. On enfonçait des pieux dans les ruelles afin de faire trébucher ceux qui partaient à la prière. On empêchait les ahmadis de prendre de l’eau des puits et on interdisait aux potiers de leur vendre leurs produits. Où sont-ils ceux qui commettaient ces exactions ? Leurs enfants sont aujourd’hui ahmadis : ils diffusent aujourd’hui ce message de l’Ahmadiyya que leurs parents tentaient, naguère, de réprimer.

On racontait que le terrain où se trouve maintenant la madrassah était peuplé de Jinn. Personne n’osait passer par là tout seul, même en pleine journée. Où sont-ils partis ces Jinn ? Le Messie Promis (a.s.) racontait un rêve dans lequel il voyait Qadian s’étendre jusqu’à [la rivière] Béas : les habitations s’étaient étendues loin jusqu’au nord. Il n’y avait à Qadian que huit ou dix maisons d’ahmadis, qui étaient d’ailleurs très modestes sinon tous les autres [ahmadis] qui étaient là tous des visiteurs. Mais voyez un tant soit peu le progrès augurer par Allah. »

Aujourd’hui, dit le Calife, Qadian s’est étendu davantage. Les ahmadis y sont en train de bâtir de belles demeures, la djama’at de belles résidences. Nous sommes en train de voir le progrès du hameau du Messie Promis (a.s.). Il y avait un hindou dont la maison était attenante à la cours de la mosquée Aqsa : il se plaignait toujours du bruit des enfants et des gens qui venait en grand nombre prier à la mosquée. Aujourd’hui cette même maison fait partie de la mosquée Aqsa.

Le deuxième Calife évoque le boycott subit par le Messie Promis (a.s.) : on empêchait les balayeurs [de nettoyer devant chez lui], on lui interdisait l’accès à l’eau. Ses ennemis lui jetaient des pierres, ils le ridiculisaient. Malgré toute cette hostilité que s’est-il passé ? Aujourd’hui, dit le deuxième Calife, 55 % de ceux qui sont devant moi sont issus de ceux qui étaient naguère hostiles à la djama’at.

Après le décès du premier Calife la communauté connut une autre crise. Les responsables étaient les chefs de file de la Sadr Anjuman Ahmadiyya. Avec mépris ils demandaient s’ils allaient s’asservir aux mains d’un enfant. Dieu leur inspira une telle crainte de cet enfant qu’ils prirent la fuite de Qadian pour ne plus y retourner. Ils clamaient, dans leur arrogance, que 98% de la djama’at était avec eux et les 2 % restant avec le deuxième Calife. Mais maintenant par la grâce de Dieu ils n’ont même pas 2 % et plus de 98 % s’est joint au Califat. »

C’était là la situation quand le deuxième Calife prononçait son sermon. Aujourd’hui ici à Londres le nombre de fidèles dans cette mosquée est encore plus important que celui qui était devant le deuxième Calife. Voire ceux qui sont présents à la mosquée de Londres pour la prière de Jummah sont peut être encore plus nombreux que ceux qui étaient en présence du Calife. C’est là un autre signe du soutien divin ; et voyez comment la djama’at s’est répandu dans le monde. Ce sont autant de signes de la véracité du Messie Promis (a.s.) et du soutien divin accordé au Califat établi par son entremise, des signes qui n’ont cessé d’accroître notre foi. Qu’Allah fasse que nous en soyons toujours conscients et qu’ils renforcent davantage notre foi et celles de nos descendants.


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