Sermon du vendredi 07 novembre 2014, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul Futuh à Londres. Après le Tashahud et la sourate Al-Fatiha Sa Sainteté le Calife a cité le verset suivant:

لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ وَمَا تُنْفِقُوا مِنْ شَيْءٍ فَإِنَّ اللَّهَ بِهِ عَلِيمٌ

« Jamais vous n’atteindrez la droiture à moins que vous ne dépensiez de ce que vous aimez ; et quoi que vous dépensiez, assurément, Allāh le sait très bien. » (3 : 93)

Le Messie Promis (a.s.) commente en ces termes sur ce verset : « L’homme aime la richesse. Selon la science des interprétations des rêves si quelqu’un a vu en songe qu’il offrait son foie [à un autre], cela signifie [qu’il lui offrirait] son argent. D’où la raison de ce verset : « …jamais vous n’atteindrez à la vraie droiture tant que vous ne dépensez pas de ce que vous aimez le plus ». Ceci est essentiel afin d’acquérir la foi et la Taqwa réelle. Prouver sa sympathie à l’égard de l’humanité exige que l’on dépense ses biens [pour sa cause]. La compassion envers l’humanité est la deuxième face de la foi ; sans celle-ci la foi sera imparfaite. Tant que l’on n’est pas altruiste l’on ne pourra accorder quelque avantage aux autres. L’altruisme est une vertu essentielle afin que l’on puisse prouver sa compassion à l’égard des autres. Le verset cité plus haut préconise cette vertu. Dépenser pour la cause de Dieu prouve l’étendue de la piété et de la taqwa de l’homme. Abu Bakr était la référence du dévouement à Dieu : un jour le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) lança un appel [pour des fonds] et Abu Bakr lui ramena toutes ses possessions [sans rien laisser à la maison]. » (Ecrit du Messie Promis (a.s))

Allah nous a permis, de par Sa grâce, d’accepter le Messie Promis (a.s.) : à la lumière des préceptes de Dieu celui-ci a réformé nos doctrines, nous a octroyé savoir et connaissance, enseigné des principes propices à notre progrès spirituel et à notre purification.

Il a attiré notre attention concernant nos devoirs envers Dieu et envers les hommes. Il a insufflé en nous cet esprit de dévouement qui nous pousse à sacrifier notre vie, nos biens, notre temps et nos enfants. Il entretenait l’espoir que tout membre de sa djama’at calquera sa condition aux préceptes de Dieu, une action essentielle afin que l’on soit considéré comme un vrai ahmadi. Nous devons donc nous évertuer à honorer les attentes du Messie Promis (a.s.).

Les dires évoqués plus haut expliquent le verset du début, verset qui attire l’attention du croyant concernant ses responsabilités, notamment les sacrifices financiers. Certes le sujet de ce verset est vaste : mais comme l’explique le Messie Promis (a.s.), le sacrifice financier est un moyen important pour que l’on puisse s’acquitter de ses devoirs envers Dieu et envers autrui.

[Pour le sermon d’aujourd’hui] je compte m’appesantir sur l’angle des sacrifices financiers évoqués dans ce verset. Les sacrifices financiers sont essentiels pour que l’on puisse s’acquitter de ses devoirs envers les hommes et aider à la diffusion du message de la foi. Voilà la quintessence de cet extrait des dires du Messie Promis (a.s.) et cette œuvre est arrivée à la perfection en son temps.

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Aujourd’hui nous sommes chanceux en tant qu’ahmadis de pouvoir participer dans cette œuvre. En ces temps les hommes sont prêts à tout pour acquérir les richesses de ce monde. Profitant des préceptes du Messie Promis (a.s.) et ayant reçu son entraînement, la grande majorité des ahmadis dépensent leurs biens qu’ils chérissent afin de mériter le plaisir de Dieu et à aider à la diffusion la loi apportée par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). D’aucuns sont forts inquiets, certains sont même en larmes, si jamais leurs moyens à faire des sacrifices diminuaient.

Ces sentiments et cet esprit de sacrifice de bien et de vie prouvent que Dieu a envoyé le Messie Promis (a.s.) afin de diffuser la religion du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Dieu a décrété que le progrès de l’Islam passera par le Messie Promis (a.s.) : c’est la raison pour laquelle Il fait naître ce dévouement pour le jihad financier dans les cœurs des croyants. J’évoquerai aujourd’hui des récits qui démontrent comment Dieu incite les croyants à consentir à des sacrifices.

Cet état d’esprit ne se limite pas à une classe sociale particulière, un pays ou un peuple particuliers. Dieu insuffle ces sentiments dans les cœurs de tout disciple du Messie Promis (a.s.), qu’il soit d’Afrique, d’Europe ou originaire d’une île quelconque.

L’Amir Saheb du Burkina Faso rapporte que le président d’une djama’at a relaté ceci : « Cette année-ci je n’avais même pas d’argent pour préparer le repas du jour de l’Aid-Ul-Adha. Acheter un animal pour l’offrir en sacrifice était chose inimaginable pour moi. Durant ces jours le missionnaire nous encourageait à contribuer dans le fonds Tahrik-i-Jadid. Sur ce j’ai offert deux milles francs pour mériter quelques bénédictions, me disant qu’Allah comblera mes besoins. Le lendemain mon frère cadet m’a envoyé une somme importante de la Côte d’Ivoire, somme que je n’attendais pas. Ce miracle a renforcé ma foi. » C’est ainsi qu’il a pu offrir des sacrifices et subvenir aux dépenses de sa famille.

Le missionnaire de Dedougou du Burkina Faso raconte qu’un jeune ahmadi avait acheté des graines de coton afin de les revendre. Il était fort inquiet quand il n’a pas trouvé d’acheteur, car il était sans le sou. Sur ce il est parti voir le missionnaire qui lui a dit qu’Allah éloignera ses soucis s’il dépensait en Son chemin. Le jeune homme a contribué dans le fonds Tahrik-i-Jadid tout en faisant la promesse que si Dieu lui confère Sa grâce, il offrira dix milles francs de plus. Après avoir pris son reçu, Dieu lui a envoyé un grand nombre de clients : il a fait un grand profit et a offert les dix milles francs qu’il avait promis.

J’avais dit qu’il faut encourager le plus grand nombre de nouveaux convertis à contribuer dans ces fonds, afin de leur impartir l’habitude du sacrifice financier. La somme qu’ils cotisent importe peu : cela peut être un franc ou un centime. Au Burkina Faso les cultivateurs offrent leurs produits agricoles [comme cotisations] et la djama’at leur fournit des sacs pour se faire. Le missionnaire ou le responsable d’une djama’at avait donné à un nouveau converti deux sacs vides. Ce dernier s’est dit : « J’ai été musulman toute ma vie et je n’ai jamais contribuer pour la cause de Dieu. Le Calife nous encourage à contribué dans ces fonds et je vais le faire pour voir si cela comporte un avantage quelconque. » Après avoir offert des produits d’une valeur de 22 000 francs, il a fait le double de sa récolte de l’année précédente. Et il a demandé le double des sacs pour ses contributions [futures].

L’Amir Saheb du Libéria raconte qu’un missionnaire avait effectué une tournée dans une région où il s’est arrêté dans une petite djama’at pour informer les ahmadis qu’il passera après la prière de maghrib pour une réunion. Le missionnaire est ensuite parti dans une autre djama’at, plus grande et plus active. Là-bas il a été retenu et il n’est retourné dans le premier village qu’à l’heure de la prière d’Isha. Quoique les ahmadis de cette djama’at étaient peu actifs, pour la première fois il a vu 170 personnes qui l’attendaient. Ils lui ont dit qu’ils voulaient tous contribuer dans le fonds Tahrik-i-Jadid comme le désirait le Calife.

Voilà l’esprit avec laquelle les gens participent dans ces fonds. On croit, à tort, que personne ne désire contribuer [pour la cause de Dieu] ou que les gens sont faibles dans leur foi. Cependant, sachez-le, ils sont toujours prêts à sacrifier leurs biens quand on leur informe à propos de l’importance de ces contributions et du travail à accomplir. C’est dans la nizam et les responsables que se trouvent les faiblesses : la foi des ahmadis n’est point faible par la grâce de Dieu.

L’Amir Saheb du Libéria raconte qu’il y a eu des convertis dans un village qui n’est accessible que par un sentier parsemé de cours d’eau que l’on doit traverser sur des ponts de fortunes faites de branches d’arbres. Un moallim les a visité pour les encourager à contribuer dans le fonds Tahrik-i-Jadid. Il leur a dit qu’il viendrait la semaine prochaine pour collecter leurs cotisations. Les ahmadis lui ont dit : « Nous habitons très loin et nous sommes très pauvres. Notre village est difficile d’accès et ce n’est pas la peine de venir la prochaine fois. Nous avons compris l’importance des sacrifices financiers et nous présentons sur le champ nos contributions. »

Ce sont là des sentiments de ceux qui viennent d’embrasser l’Ahmadiyya : ils ne connaissent encore pas ses enseignements ou son importance. Cependant, dès le premier jour ils ont consentis à des sacrifices et ils ont progressé dans ce domaine.

L’Amir Saheb du Bénin raconte qu’un ahmadi de Porto Novo du nom de Mashoudi Saheb a offert plus d’un millier de livres sterling (environs 1280 Euros) pour le fonds Tahrik-i-Jadid. En Afrique c’est une somme très importante et c’est là un très grand sacrifice. Le missionnaire lui a informé qu’il doit aussi contribuer dans le fonds Waqf-i-jadid et dans d’autres fonds. M. Mashoudi a dit qu’il le fera mais qu’il ne diminuera pas pour autant la somme qu’il veut contribuer pour le Tahrik-i-Jadid. « Dieu ouvrira d’autres voies pour moi » a-t-il dit.

Voilà en somme l’esprit de sacrifice qui anime ces personnes. Le missionnaire a bien fait de l’informer à propos de ces autres sacrifices car notre but n’est pas d’amasser des sommes mais d’engendrer cet esprit de sacrifice afin que l’on puisse se purifier l’âme.

Comme tous les ans, les non ahmadis ont récemment organisé la conférence de la Khatme-Nubuwwah à Rabwah. D’ailleurs ils le font ici aussi. Un mollah disait dans son discours que la djama’at Ahmadiyya progresse grâce au soutien financier des grandes puissances. Mais dans le même discours Dieu lui a fait dire que la djama’at Ahmadiyya progresse parce que les pauvres parmi les ahmadis, consentent à des sacrifices. « C’est grâce à ces contributions qu’ils diffusent le message de l’Islam dans le monde et qu’ils nous ont dépassés », a-t-il avoué. En tout cas la djama’at Ahmadiyya n’a point besoin de l’aide d’un Etat quelconque. Dieu bénit ces efforts en raison de la sincérité des ahmadis.

Le missionnaire de la région de Savé raconte qu’on avait encouragé les membres d’une djama’at de la localité à contribuer dans le fond Tahrik-i-Jadid, chose qu’ils ont faite à la fin de la réunion. Un ahmadi a apporté deux oeufs de chez lui, disant qu’il n’avait rien d’autre. C’était là un grand sacrifice par rapport à sa situation. Aux yeux d’Allah aucun sacrifice n’est insignifiant : seules les intentions doivent être sincères. Ces récits qui viennent de ces coins reculés d’Afrique nous ramènent à l’esprit l’époque du deuxième Calife quand des femmes qui ne possédaient rien offraient des œufs comme contribution, parce qu’elles voulaient propager le message de la foi.

Un ancien ahmadi du Mali, M. Abou Bakr Jara, avait cessé de cotiser dans les fonds de la djama’at : et peu à peu il ne participait plus dans les programmes de la djama’at. Il ne voulait rien entendre en dépit de tous les conseils qu’on lui a prodigués. Après quelques temps il est revenu à la mission et a payé sa cotisation. Il raconte que la veille, en rêve, il s’est vu qu’il se noyait dans une eau profonde. Personne ne lui venait en aide. Sur ce il a vu une embarcation dans laquelle se trouvait le Messie Promis (a.s.) qui lui a attrapé par la main et l’a placé dans l’embarcation. Le Messie Promis (a.s.) lui a conseillé : « Ne sois jamais négligeant concernant tes contributions financières. » Après ce rêve il a promis qu’il cotisera dans les fonds de la djama’at et qu’il participera dans tous les travaux de la Communauté.

Ce récit prouve d’une part l’importance de ces contributions ainsi que la véracité du Messie Promis (a.s.). Cet individu a embrassé l’Ahmadiyya dans un coin reculé d’un pays lointain : il s’est ensuite éloigné de la djama’at mais Dieu l’a ramené sur le droit chemin à travers ce rêve.

Un Daeen-i-lallah de la région de Cotonou du Bénin rapporte qu’il collectait la fitrana (sadaqatul fitr) quand il a rencontré un chef de famille qui disait qu’il ne possédait que 1500 francs CFA, que sa femme allait accouché dans deux jours, qu’il devait son loyer de 3500 francs à son propriétaire et qu’il avait besoin en tout de 4500 francs. Le propriétaire était en colère contre lui parce qu’il avait des retards dans son loyer. Le responsable de la djama’at lui a dit que s’il contribuait pour la cause de Dieu en pareille situation Allah lui accordera des faveurs. Sachez qu’en pareil cas on ne doit pas contraindre la personne a contribué et les missionnaires doivent aider qui ceux qui passent par de pareilles difficultés.

En tout cas, le reste du récit démontre le soutien que Dieu octroie à ceux qui se joignent à la djama’at du Messie Promis (a.s.). Cet ahmadi a offert 1000 francs CFA comme fitrana et les 500 francs restant pour le Tahrik-i-Jadid. Deux jours après cet ahmadi a dit : « Quand vous avez pris cette somme quelqu’un m’a remis 10 000 francs de la part d’une personne qui me devait 12 000 francs. En dépit de mes rappels incessants il ne m’a jamais remboursé et voilà que sans rien lui demander après avoir payer ma cotisation Dieu lui a poussé à me rembourser la somme qu’il me devait. » Ainsi il a pu payer son loyer, l’accouchement de sa femme s’est déroulé dans les meilleures conditions et Dieu lui a accordé des enfants.

Un certain M. Isa de la Tanzanie, qui était auparavant chrétien, avait embrassé l’Ahmadiyya dans les années 90. Il a grandi dans sa foi, il est mousi par la grâce d’Allah et participe à tous les fonds financiers mis en place par la djama'at. Ses contributions dépassent ses promesses. Il a dépassé les anciens ahmadis et occupe maintenant le poste de président régional de la djama’at de Dar es-salaam.

Il relate ceci : « Depuis que je contribue pour la cause de Dieu, d’innombrables faveurs divines n’ont cessé de pleuvoir sur moi. J’ai maintenant trois maisons alors que je n’en possédais qu’une. Mes enfants étudient dans les plus grandes institutions [du pays]. »

Le muballigh de la djama’at d’Allada raconte qu’une petite fille de 7 ans prénommée Rashida a contribué des tomates, des piments et des clémentines dans le plan Tahrik-i-Jadid. Le président de sa djama’at raconte qu’elle contribue tous les mois et qu’elle pleure quand sa mère ne lui donne pas d’argent pour ses cotisations. N’ayant aucune somme à offrir elle a apporté quelques produits de son potager comme contribution. C’est là l’esprit de sacrifice que Dieu engendre dans les coeurs des croyants.

Le président d’une djamaa’at du Nigéria raconte : « J’avais des difficultés financières depuis quelques temps et j’en étais fort inquiet. C’est là que je me suis rappelé que je n’ai rien contribué depuis trois mois et que c’est peut être pour cette raison que je suis en difficultés. Sur ce j’ai contribué 4000 Naira. Au cours de ce mois j’ai vendu un terrain grâce auquel j’ai fait un profit de 800 000 Naira. Cela a renforcé ma foi et m’a fait comprendre que Dieu tient toujours Ses promesses. Quand on sacrifie pour Sa cause Il retourne les faveurs en les multipliant. »

Cet ahmadi a offert un grand terrain à la djama’at à Lokoja, la capitale de l’état de Kogi.

Un ahmadi de la Tanzanie raconte : « J’ai arrêté mes études au BEPC. Sans travail depuis quelques temps j’ai trouvé, par la suite, un emploi comme agent de sécurité dans une compagnie de gaz. J’avais un salaire de 55 000 shillings et j’ai promis à Dieu que je contribuerai selon le taux fixé même si je me retrouve en grande difficulté. J’ai respecté ma promesse et aujourd’hui par la grâce de Dieu, j’occupe un poste important et j’ai un salaire de 1 500 000 shillings, en dépit de mes études élémentaires. Selon les règles de la compagnie je ne suis pas qualifié pour ce poste : c’est là le fruit des bénédictions divines et de ces sacrifices. »

Ce sont des personnes qui ont grandi dans leur foi et dans leur sincérité. Elles ont compris le sens de ce verset :

وَأَنْفِقُوا خَيْرًا لِأَنْفُسِكُمْ

« Et dépensez [pour la cause d’Allah] cela est meilleur pour vous.. »

Ils ont compris ce secret et Allah leur accorde d’innombrables faveurs.

M. Shahabuddin, inspecteur de la Tahrik-i-Jadid de l’Inde rapporte qu’il y avait un ahmadi sincère dont les affaires n’allaient pas depuis un certain temps. M. Shahabuddin lui a conseillé : « Placez votre confiance en Allah et accomplissez deux rakaat de prière avant de vous coucher. » Peu de temps après l’intéressé lui a téléphoné lui informant qu’il désirait le rencontrer sur le champ. Il est venu avec une grosse somme d’argent et a raconté qu’on venait de lui rembourser un montant important qu’on lui devait. « Dieu a ouvert une voie pour moi étant donné que je voulais contribuer pour Sa cause. », raconte-t-il.

M. Bashirouddine, Naib Wakil Ul Maal de Qadian rapporte qu’il y avait un ahmadi qui avait augmenté sa promesse de cinquante pour cent. Quelques heures après il a téléphoné au secrétaire Tahrik-i-Jadid pour l’informer qu’il venait de faire un grand profit. A peine avait-il écrit sa promesse et qu’il était sorti de la mosquée on lui avait téléphoné lui faire part de cette heureuse nouvelle. Il dit que c’était là une faveur divine et c’était suite aux bénédictions du plan Tahrik-i-Jadid. Il a doublé sa promesse et il a payé le tout.

Le missionnaire de Kerala raconte qu’ahmadi avait doublé sa promesse et qu’il avait contribué un montant important. L’intéressé lui raconte qu’il avait lancé son business 7 ans auparavant avec 30 000 roupies et 3 employés. Par la grâce d’Allah il possède maintenant 8 usines de caoutchouc, de bois et de meubles en Inde, en Indonésie et à Dubaï et il a plus de 500 employés. Ce progrès est le résultat des ses contributions. Il raconte que chaque fois qu’il contribue quelque chose, jusqu’au soir Dieu lui accorde davantage. Jamais il n’a fait face à des difficultés financières.

Le Naib Wakil Ul Mal de Rabwah raconte : « J’ai rencontré à Karachi un Khadim qui m’a demander d’augmenter sa promesse de Tahrik-i-Jadid. Je lui ai dit que je ne connaissais pas sa situation financière et qu’on devait atteindre un barème et qu’il devait augmenter sa promesse selon sa situation. Je lui ai raconté l’histoire d’un autre responsable qui avait dit à une autre personne s’il allait contribuer 500 000 roupies s’il lui demandait de le faire. »

Le jeune homme a répliqué : « Vous m’avez raconter cette histoire et la somme de 500 000 est sortie de votre bouche. Je promets de contribuer cette somme. » Il a aussi promis la somme de 100 000 roupies au nom de son enfant. »

L’Amir Saheb de Lahore raconte : « Une dame a offert ses boucles d’oreilles pour le plan Tahrik-i-Jadid. D’ailleurs elle avait déjà vendu tous ses bijoux en raison de la situation économique difficile. Sa sœur lui avait offert ces boucles d’oreilles en la demandant de promettre qu’elle n’allait pas les vendre pour subvenir aux besoins de sa famille. » La dame a dit : « Je n’ai pas vendu ces bijoux pour mes dépenses personnelles mais pour la cause d’Allah et c’est Lui comble les besoins. » Qu’Allah bénisse ses biens et sa personne et qu’Il accepte ses sacrifices.

Les responsables doivent aussi aider ceux qui sont en difficultés et on ne doit pas les contraindre à contribuer. Le secrétaire Maal ou celui de Tahrik-i-Jadid ne doivent pas harceler ceux-là : ils doivent leur demander de contribuer selon leurs moyens et leur situation.

Le secrétaire national Tahrik-i-Jadid de l’Allemagne a raconté l’histoire d’un ahmadi endetté qui avait fait une promesse importante. Dieu a augmenté son revenu tant et si bien qu’il a payé sa dette : il s’est acheté une nouvelle maison, chose qui avait l’air impossible. Il réside en l’Allemagne depuis 35 ans et jamais il n’a eu pareil revenu. Non seulement a-t-il payé sa dette mais en une quinzaine il a fait 40 000 euros de profit.

Une dame qui ne désire pas qu’on mentionne son nom a offert un montant important. Elle raconte : « Je désire uniquement le plaisir de Dieu et je vous demande de prier qu’Allah accomplisse mes désirs concernant mon fils. » Qu’Allah exauce son souhait.

Le missionnaire en charge de la Suisse raconte qu’un suisse d’origine macédonienne avait embrassé l’Ahmadiyya en octobre de l’année dernière. Cinq jours avant la fin de l’année Tahrik-i-Jadid et en embrassant la djama’at il a offert la somme de mille francs suisse et il a promis d’offrir 1000 de plus pour l’année suivante. Ayant compris l’importance des sacrifices financiers il a doublé sa promesse et a aussi promis d’offrir 2000 francs pour le plan Waqf-i-Jadid. La firme pour laquelle il travaille lui a offert un stage très coûteux et prisé accessible uniquement aux employés avec expérience et qui sont âgés de plus de 35 ans. Il raconte : « Je n’ai que 23 ans et je n’ai même pas rêver à propos de ce stage. Cette offre de ma compagnie est certainement le fruit des sacrifices financiers. » C’est ainsi que Dieu prouve Son existence à ces nouveaux convertis qui se joignent à la djama’at en Europe.

Un autre ahmadi suisse d’origine macédonienne raconte : « Mon employeur est très avare : les salaires de ses employés est très bas et il leur refuse toute augmentation. Un jour il m’a dit qu’il augmentera le mien. Fort étonné je lui ai demandé : « Vous êtes stricts sur les salaires. Pourquoi voulez-vous augmenter le mien ? » Il lui a répondu : « Je ne connais pas la raison mais cette pensée me tourmente depuis fort longtemps. Je ne t’ai pas donné d’augmentation depuis longtemps c’est pour cette raison que je le fait maintenant. » « Selon moi cette augmentation est le résultat de mes sacrifices financiers », a dit l’ahmadi.

Un ahmadi qui voulait contribuer dans le fonds Tahrik-i-Jadid a eu l’idée de partir au travail en bus au lieu d’utiliser le train. Le voyage dure une demi-heure de plus, mais il a pu faire deux livres sterling d’économie par jour lui permettant d’économiser 400 livres sterling qu’il a contribué dans le plan Tahrik-i-Jadid.

Un ahmadi de Londres raconte que des cambrioleurs lui ont tout volé excepté la somme de 1000 livres qu’il avait réservé pour le Tahrik-i-Jadid. [Malgré ses pertes] il a contribué cette somme.

La police conseille la population, en particulier ces personnes issues du sous-continent indien, de prendre des précautions car ils ont toujours des bijoux à la maison. Mais d’aucuns ferment à clés leurs portes et leurs fenêtres pour ensuite cacher les clés, tant et si bien que ni eux ni les membres de leurs familles ne peuvent sortir de leurs maisons. Il ne faut pas pousser ces mesures à l’extrême il faut prendre des précautions raisonnables.

Le missionnaire en charge de l’Australie raconte que lors de l’Ijtema de la Khuddam Ul Ahmadiyya il a encouragé les Khuddam et les Atfal a contribué dans le fond Tahrik-i-Jadid. Trois jeunes garçons du nom d’Arsalan, d’Atif et de Kamran ont reçu des coupons-cadeaux de 89 dollars. Après le discours du missionnaire ils ont ajouté 11 dollars de leur argent de poche à ce coupons et ont contribuer 100 dollars pour le fonds Tahrik-i-Jadid. »

Ainsi anciens et nouveaux ahmadis sont en train de contribuer pour la cause de Dieu : qu’ils soient d’Europe ou d’Afrique, jeunes ou vieux. Ce sont des grands sacrifices qui nous étonnent plus d’une fois.

Un missionnaire m’a écrit qu’un ahmadi lui demandait la raison d’être des fonds volontaires à l’instar du Tahrik-i-Jadid et du Waqf-i-Jadid étant donné l’existence des fonds obligatoires à l’instar du Chanda Aam. Le missionnaire a aussi ajouté que celui qui avait fait ces critiques n’est pas régulier dans ses contributions obligatoires ; il ne vient pas régulièrement à la mosquée non plus.

Sachez que la Chanda Aam est prioritaire. Tous ceux qui ont des revenus doivent y contribuer. Ensuite, selon ses moyens l’on doit contribuer dans les fonds à l’instar du Tahrik-i-Jadid et du Waqf-i-Jadid. Mais il faut aussi que les nouveaux convertis, les jeunes, les enfants, les hommes et femmes qui n’ont pas de revenus y contribuent afin qu’ils aient le goût du sacrifice financier. Sachez aussi que Dieu est en train d’élargir la diffusion du message de l’Islam et que cela ne cessera pas. Nous devons ainsi consentir à des sacrifices financiers et être vigilants à ce propos.

Ce sont quelques fauteurs de troubles qui empoisonnent l’esprit des gens au sein de la djama’at. Pour leur information qu’ils sachent que la communauté débourse des sommes considérables pour diffuser la MTA dans le monde entier par le biais de 10 satellites. Cela ne comprend pas les dépenses pour les studios, pour les salaires et les équipements. Rien que les frais pour les satellites sont si importants que les étrangers sont abasourdis quand on leur dit que nous sommes en train de faire tourner cette chaîne sans aucune publicité et rien qu’avec les sacrifices financiers des ahmadis. Il est certes vrais que des djama’ats sont en train de contribuent pour la MTA : mais ces contributions sont tout à fait minimes face aux dépenses.

On est en train de mettre sur pied différents studios pour la MTA en Afrique. Il y a aussi eu des constructions d’école, d’hôpitaux et de mosquées. Autant dépenses qui viennent du centre en sus de contributions locales. La somme que nous avons dépensé pour ces projets équivaut celle que nous avons récolté pour le fonds Tahrik-i-Jadid cette année.

Toutes ces dépenses sont contrôlées et nous essayons de faire des économies dans la mesure du possible. Ces dépenses sont faites à bon escient et nous devons élargir le travail de Dieu tout en accomplissant un maximum avec peu d’argent. C’est Allah qui insuffle cet esprit de sacrifice dans les ahmadis : nous ne faisons pas un centième d’efforts en ce sens. C’est Dieu qui pousse les cœurs parce qu’Il sait où sont les nécessités et c’est Lui qui les comble.

La 80e année du plan Tahrik-i-Jadid est arrivée à sa fin le 31 octobre 2014 et la Communauté a contribué la somme de 8 470 800 livres sterling (10 670 248 Euros) soit une augmentation de plus de 600 000 livres sterling comparé à l'année précédente. En dépit de la situation difficile le Pakistan est en tête de liste. Les [ahmadis] du Pakistan sont en train de sacrifier à la fois leurs biens et leurs vies. Qu’Allah leur offre tranquillité et paix et qu’Il ouvre les voies du Tabligh dans ce pays.

Les dix premiers pays sont : l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Canada, l’Inde, l’Australie, l’Indonésie, deux pays du Moyen-Orient, la Suisse, le Ghana et le Nigeria.

En termes d'augmentation dans les monnaies locales le Ghana est premier avec une augmentation de 50%, vient ensuite l’Australie avec 44% d'augmentation, suivie de deux pays du Moyen-Orient. Suisse a augmenté la sienne de 15%, le Pakistan de 14% et le Royaume-Uni de 13%. En termes de contribution par individu les Etats-Unis se trouvent en première position, suivit de la Suisse et de l'Australie.
Au cours de ces dernières années j’ai dit que l’on doit augmenter le nombre de cotisants : la somme contribué croîtra de son propre gré. Par la grâce de Dieu 1 211 700 personnes ont contribué l’année dernière dans le fonds Tahrik-i-Jadid. Au cours des quatre dernières années il y a eu une augmentation de 600 000 nouveaux contributeurs.

Les dix premiers pays d’Afrique sont : le Ghana, le Nigeria, l’Ile Maurice, le Burkina Faso, la Tanzanie, le Bénin, la Gambie, le Kenya, la Sierra Leone et l'Ouganda.
Le Daftar Awal (le premier registre) comprenait 5, 927 contributeurs, dont 105 sont toujours en vie. Les membres des familles des défunts contribuent au nom de leurs proches.
Qu’Allah bénisse tous ceux qui ont consentis à ces sacrifices et

qu’Il permette à la Nizam de dépenser à bon escient cet argent.

Après la prière de Jummah je dirigerai la prière funéraire en absence de notre moallim et muballigh Al Alhaj Yusuf Edusei Sahib du Ghana. Il est décédé à Kumasi, au Ghana, le 2 novembre 2014.
Dans la matinée du même jour il avait parcouru 500 à 600 kilomètres pour superviser la construction d'une mosquée régionale et pour visiter des nouveaux convertis. Il devait passer la nuit à Tamale, mais il a insisté pour retourner à la maison à Kumasi.

Il a eu un malaise quand il est entré en ville et ses proches lui ont transporté à l’hôpital, où il a rendu l’âme. Le médecin a dit qu’il ne connaissait pas Yusuf Edusei Saheb, mais vu la manière dont il est décédé il pouvait dire qu'il était un grand homme.
Yusuf Edusei est né le 15 décembre 1942 dans une famille chrétienne. Tout enfant il était intéressé par la religion. Encore étudiant il se disait que s’il recueillait tous les fastes du monde sans qu’il n’ai eu le plaisir de Dieu, Celui-ci ne sera pas content de lui.

Yusuf Edusei a vécu en compagnie d’un de ses oncles qui avait un cinéma. Dégoûté par les films, un jour il est entré dans une église catholique où il a prié : « O Dieu, si ma vie Te déplaît, fais-moi mourir quand Tu es content de moi. »

Cette prière a été acceptée immédiatement, car en sortant de l'église, il a rencontré un ami qui lui a parlé de l’Ahmadiyya et qui disait qu’il allait se joindre à cette communauté. Ils sont tous deux partis rencontrer le missionnaire ahmadi qui leur a lu à tout deux les conditions de la bai'ah, sans demander qui était venu se convertir. A cette question Yusuf Edusei Sahib a dit qu'ils voulaient tous deux le faire et il a embrassé l’Ahmadiyya à l'âge de 16 ans. Il a fait face à l'hostilité de ses parents, surtout son père, mais il est resté ferme dans sa foi. Grâce à ses efforts de son père a également accepté l'Ahmadiyya. À l'âge de 20 ans le défunt a terminé ses études à la Jamia du Ghana.
Il est tombé gravement malade à l'âge de 40 ans et les médecins disaient qu’il fallait lui amputer d’une jambe. Les médecins disaient qu’il n’y avait pas de remède pour sa maladie et qu'il ne vivrait pas longtemps. Il se faisait lui-même ses injections et disait à sa jambe : « O jambe ! Je suis un homme de Dieu et un serviteur du Messie Promis. Je dois prêcher le message de Dieu et tu ne peux faire obstacle sur cette voie. »

Feu le quatrième Calife avait envoyé Yusuf Sahib aux Etats-Unis pour se faire soigner. Le Calife avait dit au médecin que Yusuf Edusei lui était très cher et qu’il devait le traiter comme s’il s’occupait du Calife en personne.

Les médecins ont suggéré quatre opérations : mais après la troisième Yusuf Sahib refusé de subir une autre. Le quatrième Calife avait dit qu’il serait guéri. Yusuf Edusei eu une vision dans sa chambre à cet effet : un inconnu s’était assis à côté de lui et lui a caressé la jambe en disant : « Ne vous inquiétez pas vous serez bientôt guéri. »

Le défunt laisse derrière lui sa veuve, trois fils et cinq filles. Par la grâce d’Allah ils sont tous très fidèles envers le Califat et la Jama'at. Qu’Allah élève le statut du défunt et qu’il fasse que ses enfants grandissent dans leur la sincérité. Amine.


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