Le respect des conditions du serment d'allégeance

Sermon du 23 mars 2012

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Le 23 mars est un jour de grande joie et pleine de bénédictions pour la djama’at Ahmadiyya. Il y a de cela cent vingt-trois ans la prophétie grandiose de la renaissance de l’Islam et du Coran s’est réalisée par l’avènement de l’Imam Al-Mahdi et du Messie Promis. Celui-ci a accepté l’allégeance de ses suivants et a ainsi fondé la communauté des Akhirine, celle qui est liée à la djama’at des compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).

Tout ahmadi doit saisir l’importance de ses devoirs ; le Messie Promis (a.s) a amorcé la renaissance de l’Islam et il attend de ses suivants qu’ils apportent en leurs personnes de grands changements.

Le 23 mars il ne suffit pas de célébrer la journée du Messie Promis (a.s) ou se satisfaire du fait que l’on soit au courant de ses déclarations. C’est un jour qui nous invite à méditer sur les efforts que nous sommes en train d’entreprendre pour mettre en pratique les conditions du serment d’allégeance. De même, en ce jour devons-nous glorifier et louer Dieu pour l’accomplissement de Ses promesses en faveur du Messie Promis (a.s). Aussi devons-nous invoquer des bénédictions sur le Saint Prophète Muhammad (s.a.w).

Sa Sainteté le Calife a rappelé dans son sermon les dix conditions du serment d’allégeance ainsi que les conseils du Messie Promis (a.s) à cet effet. Dans la première condition tout ahmadi promet de s’abstenir du Shirk (attribuer des associés à Allah) jusqu’au jour de sa mort.

Le Messie Promis (a.s) dit à ce propos : « Le Tawhid (l’Unicité de Dieu) ne signifie pas que vous disiez tout simplement lailaha illallah avec votre langue alors que dans votre cœur vous cachiez des centaines d’idoles. Quiconque vénère ses propres plans, ou ses desseins malveillants et ses ruses comme il aurait dû vénérer Dieu, ou dépend d’une autre personne comme il aurait dû dépendre de Dieu Seul, ou vénère son propre ego comme il aurait dû vénérer Dieu Seul, s’avère, dans tous ces cas, être un idolâtre aux yeux d’Allah. Les idoles ne sont pas uniquement faites d’or, d’argent, de cuivre ou de pierres. Elles sont toute chose, toute parole ou toute action qui sont vénérées d’une manière qui sied uniquement à Allah, le Tout-Puissant...



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Souvenez-vous que la vraie Unicité de Dieu, celle qu’Il désire que nous affirmions et sur laquelle le salut dépend, est de croire que Dieu, en Son Etre, est libre de tout associé, qu’il soit une idole ou un être humain, le soleil ou la lune, son propre ego, sa ruse ou sa déception. Elle requiert aussi que nous admettions que personne n’a de pouvoir sauf Lui, que nous ne considérions personne d’autre que Lui comme notre Soutien, comme Source d’honneur ou de disgrâce, ou comme Aide et Support. De surcroît, il nous faut accorder, à Lui Seul, tout notre amour, notre adoration, notre humilité, nos espoirs et nos craintes.

Aucune unicité ne peut être complète sans les trois types de catégorisations suivantes : premièrement il y a l’Unicité de l’Être – c’est-à-dire, concevoir l’univers comme étant non-existant par opposition à Lui et de le considérer comme étant mortel et dépourvu de réalité. Deuxièmement, l’Unicité des attributs – c’est-à-dire, la Rububiyyah (Suzeraineté) et la Uluhiyyah (Divinité) sont restreintes à Son Être et que tous ceux qui semblent être des soutiens ou des bienfaiteurs ne sont en fait qu’une partie du système mis en place par Sa main. Troisièmement, l’Unicité de l’amour, de la sincérité et de la dévotion – c’est-à-dire, ne considérer personne comme associé à Dieu par rapport à l’amour et l’adoration et se perdre entièrement en Lui. (Siraj-ud-Din ‘Isa’ike char sawalonkajawab, Ruhani Khaza’in, vol. 12, p. 349–350)

Dans la deuxième condition tout ahmadi promet de se préserver de la fausseté, la fornication/l’adultère, du regard malveillant, de la débauche, la dissipation, la cruauté, la malhonnêteté, la méchanceté et la rébellion, et de se garder de tout emportement passionnel quelle que soit son intensité.

Le Messie Promis (a.s) dit à ce propos : « En fait, aussi longtemps qu’une personne ne renonce pas aux raisons égoïstes qui l’empêchent de dire la vérité, elle ne pourra pas être considérée comme véridique. Lorsqu’une personne dit la vérité uniquement lorsqu’elle n’a rien à perdre mais a recours au mensonge lorsque son honneur, ses biens ou sa vie sont menacés, comment alors peut-elle être considérée meilleure que des enfants ou des nigauds ? Il n’y a pratiquement aucune personne qui mentirait sans raison. Donc, la vérité qui est délaissée lorsqu’on fait face à des pertes possibles ne peut jamais faire partie des vraies morales. La véritable occasion de dire la vérité se présente lorsqu’on a peur pour sa vie, ses biens ou son honneur. Dans ce contexte, l’enseignement Divin est :

فَاجْتَنِبُوا الرِّجْسَ مِنَ الْأَوْثَانِ وَاجْتَنِبُوا قَوْلَ الزُّورِ [1]

وَلَا يَأْبَ الشُّهَدَاءُ إِذَا مَا دُعُوا [2]

وَلَا تَكْتُمُوا الشَّهَادَةَ وَمَنْ يَكْتُمْهَا فَإِنَّهُ آَثِمٌ قَلْبُهُ [3]

وَإِذَا قُلْتُمْ فَاعْدِلُوا وَلَوْ كَانَ ذَا قُرْبَى [4]

قَوَّامِينَ بِالْقِسْطِ شُهَدَاءَ لِلَّهِ وَلَوْ عَلَى أَنْفُسِكُمْ أَوِ الْوَالِدَيْنِ وَالْأَقْرَبِينَ [5]

وَلَا يَجْرِمَنَّكُمْ شَنَآَنُ قَوْمٍ عَلَى أَلَّا تَعْدِلُوا [6]

وَالصَّادِقِينَ وَالصَّادِقَاتِ [7]

وَتَوَاصَوْا بِالْحَقِّ وَتَوَاصَوْا بِالصَّبْرِ [8]

N’adorez pas des idoles et ne mentez pas car le mensonge est aussi une idole. Celui qui dépend du mensonge cesse d’avoir confiance en Allah. Ainsi en disant des mensonges, une personne perd Dieu.

Lorsqu’on vous appelle pour témoigner de la vérité, ne refusez pas.

Ne cachez pas le vrai témoignage ; le cœur de celui qui le cache est assurément méchant.

Lorsque vous parlez, dites uniquement ce qui est absolument vrai. Même lorsque vous témoignez contre un parent proche, accrochez-vous fermement à la vérité et à la justice. De plus, témoignez uniquement pour le plaisir d’Allah. Ne dites jamais de mensonge même si la vérité pourrait mettre en danger votre vie, la vie de vos parents et celle de vos bien-aimés, notamment vos enfants.

Ne laissez pas l’animosité que vous entretenez envers un peuple vous empêcher de donner de vrais témoignages.

Les hommes véridiques et les femmes véridiques auront une grande récompense. Ils ont l’habitude de conseiller les autres à dire la vérité. Ils ne tiennent pas compagnie aux menteurs. » (Islami Usul ki Philosophy, Ruhani Khaza’in, vol. 10, p. 360–361)

Le Messie Promisas dit : « Ne vous approchez pas de l’adultère. C’est-à-dire, évitez toutes les occasions qui créent de telles pensées en vos esprits. Evitez tous les moyens qui risquent de vous entraîner vers un tel péché. Quiconque commet un tel péché est arrivé à la limite du péché. L’adultère est une très mauvaise chose. Elle vous empêche d’atteindre votre véritable objectif et est imprégnée de risques majeurs. » (Islami Usul ki Philosophy, Ruhani Khaza’in, vol. 10, p. 342)

Aujourd’hui des émissions télévisées, des chaînes de télé des sites web invitent à l’adultère. Il y a aussi l’adultère commit par les yeux que l’on doit éviter.

Le Messie Promisas ajoute à ce sujet : Le Saint Coran qui stipule des directions appropriées par rapport aux désirs naturels et aux faiblesses de l’homme a adopté, à ce propos, une excellente stratégie :

قُلْ لِلْمُؤْمِنِينَ يَغُضُّوا مِنْ أَبْصَارِهِمْ وَيَحْفَظُوا فُرُوجَهُمْ [9]

Dis aux croyants de restreindre leur regard et de préserver leurs furuj. Cela est plus pur pour eux. Furuj ne fait pas référence uniquement aux parties privées. Il implique toutes les entrées dans le corps, les oreilles incluses. Il a été défendu d’écouter la chanson d’une femme qui n’a aucun lien de parenté avec vous. Souvenez-vous, des centaines d’expériences l’ont prouvé, que si Dieu a défendu quelque chose, l’homme doit tôt ou tard le délaisser. (Malfuzat, vol. 7, p. 135)

Le Messie Promisas prodigue aussi ces quelques conseils : « L’Islam a enjoint aux hommes de même qu’aux femmes d’observer ces conditions. Tout comme les femmes sont enjointes de porter le voile, de même, les hommes sont enjoints de baisser leur regard. La Salat (la prière obligatoire) le jeûne, la Zakat (la charité obligatoire), le Hajj (le pèlerinage à la maison de Dieu à la Mecque), la distinction entre halal (ce qui est permis) et haram (ce qui est défendu), éviter des coutumes non-islamiques pour honorer les injonctions de Dieu, voilà des commandements qui font que la porte de l’Islam soit très étroite et c’est pour cette raison que tout le monde ne peut pas y entrer. (Malfuzat, nouvelle éd., vol. 5. p. 614)

Ensuite il dit: « Lorsque la perversité et l’immoralité avaient dépassé toutes les limites et des gens ont commencé à transgresser les commandements et les signes d’Allah, et s’étaient perdus dans les affaires mondaines et leur éclat Dieu causa leur ruine aux mains de Hulagu et Gengis Khan. Il est écrit qu’à ce moment-là on entendit un cri du ciel : « O incroyants ! Tuez les transgresseurs » Bref, les méchants et ceux qui sont immoraux sont plus bas et plus détestables que les incroyants aux yeux d’Allah. (Malfuzat nouvelle édition, vol. 3, p. 108)

En conseillant les membres de sa djama’at il dit : « Ne vous engagez pas dans des disputes ou des désaccords avec ceux qui vous quittent parce que vous vous êtes joints à un Mouvement établi par Dieu, le Tout-Puissant. Au contraire, priez pour eux en secret pour qu’Allah leur accorde la perspicacité et la connaissance qu’Il vous a données. Avec vos exemples de piété et de bonne conduite, prouvez que vous avez adopté le droit chemin. Ecoutez ! J’ai été chargé de vous conseiller constamment d’éviter toutes les occasions de disputes et de troubles. Soyez patients même si vous entendez des injures. Répondez au mal par le bien.

Si vous rencontrez des désaccords, éclipsez-vous de la situation ou répondez avec des mots gentils… Je ne suis pas content lorsque j’apprends que quelqu’un s’est querellé en dépit du fait d’être un membre de ma djama’at. Allah, le Tout-Puissant, n’aime pas que la djama’at destinée à devenir un modèle pour l’humanité adopte des manières qui ne soient pas conformes aux normes de cette Djama’at. Certainement, je vous dis qu’Allah, le Tout-Puissant, a tellement mis l’accent dessus que si quelqu’un – qui se déclare être de ma Djama’at – ne démontre pas de la patience et la persévérance, il n’appartient pas à cette Djama’at. Le sommet des provocations que vous pourrez subir serait d’entendre des gens m’injurier. Laissez Dieu décider de cette affaire. Vous ne pouvez pas le juger. Laissez ma cause entre les mains d’Allah. Vous devez être patients même devant de telles injures. » (Malfuzat, nouvelle édition, vol. 4, p. 157)

« Acceptez ce qui est admis par l’intelligence et la conscience humaine et qui est attesté par les livres de Dieu. Ne croyez pas en Dieu de manière à créer des discordes entre les livres de Dieu. Ne commettez pas l’adultère. Ne mentez pas. Evitez le mauvais regard. Protégez-vous du mal, de l’immoralité, de la cruauté, de la malhonnêteté et de toute forme de rébellion. Ne vous laissez pas emporter par vos désirs charnels. Restez établis sur les cinq prières quotidiennes car la nature humaine est soumise à cinq types d’épreuves. Soyez reconnaissants envers votre noble Messager et invoquez des bénédictions sur lui, car il est celui qui vous a montré le moyen de reconnaître Dieu en cette ère d’obscurité. Ce sont là les traits distinctifs de ma communauté. Cette façon qu’ont les gens de ma communauté de démontrer la sympathie aux autres tout en évitant de s’opposer à ceux qui sont en autorité, ne peut être vu chez les autres musulmans. Leurs erreurs de jugement les amènent à avoir des principes différents ; ceci ne requiert pas d’explication pour le moment. (Damimah Tiryaq-ul-Qulub, Ruhani Khaza’in, vol. 15, p. 524-526)

Dans la troisième condition tout ahmadi promet d’offrir les cinq prières quotidiennes, selon les commandements d’Allah et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et, aussi régulièrement que possible, d’offrir la prière de Tahajjud, d’invoquer le Durud sur le Saint Prophète Muhammad (s.a.w), de faire sienne l’habitude de demander quotidiennement le pardon de ses péchés, de se souvenir des faveurs d’Allah et de Lui rendre louange et gloire.

A cet effet le Messie Promis (a.s) dit : « Ô vous qui vous considérez adhérents à ma djama’at (communauté) ! Vous ne serez pas reconnus comme tels au ciel tant que vous n’emprunterez pas la voie de la vraie droiture. Observez vos cinq prières quotidiennes avec une telle crainte révérencielle de Dieu, comme si vous Le voyiez réellement. Observez fidèlement le jeûne pour Son amour. Si selon la Loi, vous êtes dans l’obligation de payer la Zakāt, alors acquittez-vous en. Si vous êtes capables d’effectuer le pèlerinage à la Mecque, et s’il n’y a aucun empêchement, alors, accomplissez-le. Faites le bien par amour pour le bien; renoncez au mal par dégoût pour le mal. Sachez que l’acte dépourvu de droiture ne s’élève pas jusqu’à Dieu, et ne trouve point grâce devant Lui. La droiture est la source de toute vertu. Si la source n’a pas tari, l’acte fleurira.

À l’instar des fidèles qui vous ont précédés, il est indispensable que vous passiez à travers diverses épreuves, afflictions ou adversités. Gare aux trébuchements ! Le monde ne pourra vous infliger aucun mal si vos liens avec le ciel sont solides. Ce sont vos propres mains, et non pas celles de vos ennemis, qui vous infligent des pertes. Si, à cause de Dieu, vous perdez tout votre honneur en ce monde, Il vous gratifiera d’une gloire éternelle au ciel. Ne L’abandonnez donc pas. Il est nécessaire que vous enduriez diverses afflictions, et que vous soyez privés de certaines choses désirées depuis longtemps, mais n’en soyez pas affligés, car c’est votre Dieu Qui vous met à l’épreuve pour tester la fidélité de votre cœur sur Sa voie. Si vous souhaitez que les anges chantent vos louanges au ciel, alors réjouissez-vous lorsque l’on vous persécute, et rendez grâces à votre Seigneur lorsqu’on vous insulte, et ne rompez pas le lien établi même en cas d’échec. Vous êtes la dernière djama’at (communauté) de Dieu. Faites donc des actes pieux qui atteignent les plus hauts niveaux de l’excellence. » (Kishti-e-Nuh, Ruhani Khaza’in, vol.19, p. 17)

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Le Messie Promis (a.s) dit encore : « La Prière est tellement puissante qu’à travers elle les cieux s’inclinent vers l’homme. Celui qui rend pleinement justice à la Prière sent comme s’il était mort ; son âme, fondant et tombant devant le seuil d’Allah… Une maison où la Prière est offerte de cette façon ne sera jamais détruite. Il est rapporté dans un hadith que si la Prière avait été prescrite au peuple de Noé, il n’aurait pas été détruit. Le Hajj est obligatoire mais avec certains préalables, tout comme le jeûne et la Zakat. Cependant l’ordre d’offrir la Prière est inconditionnel. Toutes les autres obligations doivent être respectées une fois l’an mais la Prière est prescrite cinq fois par jour. Tant que la Prière n’est pas observée en accord avec toutes ses conditions, elle ne portera pas les bénédictions qui lui sont attachées. Une telle allégeance [sans respecter ces conditions] est futile. (Malfuzat, nouvelle édition, vol. 3, p. 627)

Le Messie Promis (a.s) dit aussi : « Réveillez-vous la nuit et suppliez qu’Allah, le Tout-Puissant, vous guide sur Son chemin. Les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) avaient reçu leur formation petit à petit. Dans quel état avaient-ils été auparavant ? Ils étaient comme la graine semée par un planteur. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w), à son tour, l’a arrosée et a prié pour elle. La semence était bonne et le sol fertile. Suite à l’arrosage, il a produit un fruit excellent. Ils ont marché sur la voie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) sans aucune hésitation. Ils n’ont pas attendu le jour ou la nuit. Vous devez vous repentir avec un cœur sincère. Réveillez-vous pour le tahajjud. Redressez vos cœurs. Délaissez vos faiblesses et faites que vos paroles et vos actes soient conformes à la volonté d’Allah, le Tout-Puissant. » (Malfuzat, nouvelle édition, vol. 1, p. 28)

« L’homme est soit serviteur soit esclave. Un esclave est celui qui obéit à tous les ordres de son maître. De même, si vous voulez atteindre la grâce à travers le Saint Prophète Muhammad (s.a.w), il est primordial que vous deveniez son esclave. Allah, le Tout-Puissant, dit dans la Saint Coran :

قُلْ يَا عِبَادِيَ الَّذِينَ أَسْرَفُوا عَلَى أَنْفُسِهِمْ

Ici, esclave signifie un serviteur obéissant et non une création. Pour devenir un esclave du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), il est essentiel d’invoquer les bénédictions d’Allah sur lui, de ne désobéir à aucun de ses commandements et d’accomplir toutes ses instructions. (Al-Badr, vol. 2, No.14, 24 avril 1903, p.109)

A propos de l’Istighfar le Messie Promis (a.s) ajoute : « …Si quelqu’un recherche de la force d’Allah – c’est-à-dire, fait l’istighfār – ses faiblesses peuvent être enlevées avec l’aide du Saint Esprit et il peut être protégé des péchés à la manière des Prophètes et des Messagers. De plus, si quelqu’un est déjà pécheur, l’istighfār peut le sauver des conséquences de ses mauvaises actions, c’est-à-dire, de la punition. Car, aucune obscurité ne peut durer en présence de la lumière. Or, ceux qui font le mal et qui ne font pas l’istighfār, devront subir les conséquences de leurs mauvaises actions. » (Kishti-e-Nuh, Ruhani Khaza’in, vol. 19, p. 34)

Dans la quatrième condition tout ahmadi promet de ne pas nuire, surtout sous l’influence de ses passions, aux créatures d’Allah en général, et aux musulmans en particulier, que ce soit avec sa langue ou avec ses mains ou autrement.

A ce sujet le Messie Promis (a.s) dit : « Parmi ces vertus, la première qualité morale est le pardon, c’est-à-dire, pardonner les fautes d’autrui. Puisque la personne qui commet une erreur fait du tort à son prochain et devient sujette à la punition, ou à l’emprisonnement, ou à l’amende, ou encore à la punition immédiate, le pardon constitue une qualité morale. Ainsi, lui pardonner, si le pardon est approprié, serait une bonne action. A ce propos, l’enseignement du Saint Coran est :

وَالْكَاظِمِينَ الْغَيْظَ وَالْعَافِينَ عَنِ النَّاسِ [10]

وَجَزَاءُ سَيِّئَةٍ سَيِّئَةٌ مِثْلُهَا فَمَنْ عَفَا وَأَصْلَحَ فَأَجْرُهُ عَلَى اللَّهِ[11]

C’est-à-dire que les vertueux sont ceux qui réfrènent leur colère lorsque c’est approprié et pardonnent lorsqu’il est approprié de pardonner les péchés. La punition d’une faute doit être proportionnelle à cette dernière. Dans les situations où le pardon des péchés apporterait la réforme sans que cela puisse causer du tort – c’est-à-dire où le pardon est accordé lorsqu’il apportera la réforme et non pas pour encourager le péché – elle mérite alors une récompense. (Islami Usul ki Philosophy, Ruhani Khaza’in, vol.10, p. 351)

Il a déclaré plus loin : « Un homme ne doit être ni arrogant, ni indécent, ni grossier envers les autres. Il doit agir avec amour et bonté et ne doit pas entretenir de mauvais sentiments envers quiconque pour des raisons personnelles. Il doit agir fermement ou gentiment selon les occasions ou conditions. » (Malfuzat nouvelle édition, vol. 5, p. 609)

A propos de la docilité et de l’humilité, le Messie Promis (a.s) dit : « …Recherchez le pardon d’Allah avant que la punition de Dieu n’arrive auprès de la porte du pardon. Alors que les lois mondaines sont craintes, pourquoi les lois de Dieu ne le sont-elles pas ? Lorsque les calamités surviennent, on doit les endurer. Tout le monde doit essayer de se lever pour le tahajjud et d’inclure le qunut dans ses cinq Prières quotidiennes. Repentez-vous de toutes choses qui puissent vous faire encourir le courroux d’Allah.

Le repentir signifie, d’une part, abandonner toutes les mauvaises actions ainsi que toute chose qui va à l’encontre du plaisir d’Allah et, d’autre part, subir un changement complet tout en faisant des progrès et en adoptant la voie de la droiture. En ceci aussi réside la miséricorde d’Allah. Faites que vos vêtements soient décents. Evitez la colère en la remplaçant par la gentillesse et la docilité. En sus d’adopter de bonnes morales, vous devez aussi faire la charité.

وَيُطْعِمُونَ الطَّعَامَ عَلَى حُبِّهِ مِسْكِينًا وَيَتِيمًا وَأَسِيرًا

Ce qui signifie que pour rechercher le plaisir de Dieu, vous donnez à manger aux pauvres, aux orphelins et aux nécessiteux. De surcroît, vous dites que vous faites ces actions uniquement pour le plaisir d’Allah, le Tout-Puissant, et que vous craignez le Jour extrêmement terrible. Bref, priez, demandez pardon et faites la charité afin qu’Allah, le Tout-Puissant, puisse agir avec Sa grâce et Sa miséricorde avec vous. (Malfuzat, nouvelle édition, vol. 1, pp. 134-135)

Dans la cinquième condition tout ahmadi promet de demeurer loyal à Allah, dans toutes les vicissitudes de la vie, dans le malheur et le bonheur, dans l’adversité et la prospérité, dans la félicité et l’épreuve, et de se résigner dans toutes les situations au décret d’Allah ; de s’apprêter à affronter toutes sortes d’avanies et de tourments dans Son chemin, et de ne jamais s’en détourner lorsque surgissent des revers mais bien au contraire de marcher en avant.

Le Messie Promis (a.s) dit à ce propos : « Les plus élevés en grade de parmi les gens – c’est-à-dire, ceux qui sont complètement perdus dans le plaisir d’Allah – sont ceux sur lesquels la miséricorde d’Allah descend… Dans ce verset, Allah, le Tout-Puissant, dit : ‘C’est seulement celui qui se vend dans Ma voie et pour Mon plaisir qui est épargné des tribulations. Il prouve de toutes ses forces qu’il appartient à Dieu et considère son être tout entier comme quelque chose qui a été façonné pour l’obéissance du Créateur et le service de la création […]

Un être cher de Dieu vend son être dans le chemin de Dieu. En retour, il obtient le plaisir de Dieu. C’est sur lui que descend la miséricorde spéciale de Dieu… » (Islami Usul ki Philosophy, Ruhani Khaza’in, vol. 10, p. 385 et 473)

Il ajoute à ce sujet : « Tout croyant sincère passe par ces étapes. S’il devient Sien en toute sincérité et fidélité, Allah devient son Ami. Cependant si la structure de la foi est faible il y aura alors des dangers. Nous n’avons aucune connaissance des secrets du cœur d’autrui… mais quiconque appartient entièrement à Dieu obtient Sa protection. Même s’Il est le Dieu de tout le monde, Il Se manifeste tout particulièrement à ceux qui s’offrent à Lui. S’offrir à Dieu signifie l’annihilation complète de l’ego au point qu’il n’en reste rien. C’est pour cette raison que j’enjoins encore et encore aux membres de ma Djama’at qu’ils ne doivent pas être fiers d’avoir prêté le serment. Si le cœur n’est pas purifié, il n’y a aucun mérite à placer leurs mains dans ma main… Cependant celui qui fait un serment sincère obtient le pardon même pour les péchés majeurs et reçoit une nouvelle vie. (Malfuzat nouvelle édition, vol. 3, p. 65)

Dans la sixième condition tout ahmadi promet d’éviter de suivre les coutumes non-islamiques et les penchants libertins. De se soumettre à l’autorité du Saint Coran et de considérer la parole d’Allah et les Traditions du Saint Prophète Muhammadsaw comme les guides principales dans toutes les sphères d’activités de sa vie.

Selon Hadrat ‘Amr Bin ‘Aufra le Saint Prophètesaw a dit : « Celui qui fait renaître n’importe quelle composante de ma sunnah[12] afin que les autres commencent à la mettre en pratique, aura une récompense équivalente à celle de toutes les personnes qui suivent cette sunnah, sans que la récompense de ces dernières n’en soit réduite pour autant. La personne qui introduit une innovation que les autres adoptent, recevra sa part des péchés de tous ceux qui agissent dessus, sans que les péchés de ces derniers n’en soit réduits pour autant» (Sunanu Ibn Majah, Kitabul-Muqaddimah, Babu man Ahya Sunnatan qad umitat)

Le Messie Promisas dit :« Regardez ! Allah, le Tout-Puissant, dit dans le Saint Coran :

قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللَّهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللَّهُ [13]

Le seul moyen de plaire à Allah, le Tout-Puissant, est de vouer une obéissance complète au Saint Prophètesaw; et il n’y a aucune autre voie qui vous mènera vers la communion avec Dieu. L’objectif final de l’homme devrait toujours être la recherche du Dieu Unique Qui est sans partenaire. Il doit éviter à tout prix d’associer quiconque avec Dieu et de s’adonner à des innovations. Il se doit d’obéir au Messagersaw et non pas de suivre ses désirs libidineux personnels et bas. Ecoutez ! Je le répète: l’homme ne peut réussir en aucune façon sauf en marchant sur la vraie voie du Messager d’Allahsaw.

Nous n’avons qu’un seul Messagersaw ; et un seul Saint Coran a été révélé à ce Messagersaw – à travers lequel, si nous lui obéissons, nous pouvons trouver Dieu. Les innovations introduites par les fuqara (ermites) de nos jours et les méthodes de durud et de wazaif (prières incantatoires) inventées par les dirigeants des ermitages sont toutes des instruments qui induisent les gens en erreur. Evitez-les. Ces gens-là ont essayé de briser le Sceau des Prophètes et, en quelque sorte, ont fabriqué une nouvelle Shari’ah. Vous devez vous souvenir que la clé pour ouvrir la porte des bénédictions et des grâces d’Allah est seulement de s’adhérer aux injonctions du Saint Coran, de suivre le Saint Prophètesaw, d’établir la Prière et de continuer à jeûner comme il a été prescrit. Celui qui adopte une voie autre que celles déjà établies est perdu. Celui qui n’agit pas conformément aux injonctions d’Allah et de Son Messagerasaw et adopte des voies différentes, mourra dans l’insuccès. (Malfuzat, nouvelle édition vol. 3, p. 201-103)

Dans la septième condition tout ahmadi promet de renoncer complètement à l’orgueil et la vanité et de vivre dans l’austérité, l’humilité, la bonne humeur et patience ; et d’avoir un caractère doux.

Le Messie Promis as dit : « Je vous le dis, en vérité, qu’au Jour du Jugement, après le shirk – associer des partenaires à Allah – il n’y aura aucun péché comparable à l’arrogance. C’est un mal qui apporte la disgrâce à l’homme dans les deux mondes. La miséricorde Divine réforme tout être qui croit en l’Unicité de Dieu, mais pas celui qui est arrogant. Satan, lui aussi revendiqua croire en un seul Dieu ; toutefois, il fut arrogant et méprisant envers Adam, qui fut aimé de Dieu. Satan le critiqua et fut anéanti. Le joug de la malédiction pesa sur lui. Ainsi, le premier péché, pour lequel l’homme a été éternellement ruiné, est certainement l’arrogance. (A’inah-e-Kamalat-e-Islam, Ruhani Khaza’in, vol. 5, p. 598)

Il ajoute à ce sujet : « Si vous avez une particule d’arrogance, d’hypocrisie, de vantardise ou d’indolence, alors vous n’êtes pas dignes d’acceptation. Ne vous méprenez pas sur certaines petites choses que vous avez pu réussir, car Dieu désire que votre être en entier subisse une révolution complète. Il requiert une mort de vous, après laquelle Il vous donnera la vie. (Kishti-e-Nuh, Ruhani Khaza’in, vol. 19, p. 12)

Le Messie Promisas déclare : « Si vous voulez trouver Allah, le Tout-Puissant, recherchez-Le auprès du cœur des pauvres. C’est pour cette raison que les Prophètes de Dieu avaient adopté la pauvreté. De même, les grandes nations sont appelées à ne pas se moquer des petites nations ; personne ne devrait dire que leur ascendance est supérieure à une autre. Allah, le Tout-Puissant, déclare que lorsque vous vous présenterez devant Moi, Je ne vous demanderai pas à propos de votre appartenance nationale; la question portera plutôt sur vos actions. De même, le Prophètesaw de Dieu avait dit à sa fille: ‘O Fatimah, Allah, le Tout-Puissant, ne te demandera pas à propos de ta lignée. Si tu fais un mal, Allah, le Tout-Puissant, ne t’excusera pas parce que tu es la fille du Prophète. Ainsi, devrais-tu surveiller, à tout moment, tes actions. (Malfuzat, nouvelle édition vol. 3, p. 370)

Dans la huitième condition tout ahmadi promet de tenir la foi, l’honneur de la foi et la cause de l’Islam plus chers que sa vie, sa richesse, son honneur, ses enfants et les êtres chers.

Le Messie Promisas dit : « La renaissance de l’Islam requiert une rançon de nous. Quelle est cette rançon? Elle requiert que nous mourions dans cette même voie. C’est la mort sur laquelle la vie de l’Islam, la vie des musulmans, et la manifestation du Dieu Vivant dépendent. Ceci est exactement ce qu’est l’Islam, et Dieu désire raviver ce même Islam. Pour entreprendre cette tâche importante, il est primordial qu’un grand plan, qui serait efficace sous tous ses aspects, soit établi sur Sa propre initiative. Donc, le Sage et Puissant Dieu a fait exactement cela en envoyant cet être humble pour reformer l’humanité. (Fath-e-Islam, Ruhani Khaza’in, vol. 3, p. 10-12)

Dans la neuvième condition tout ahmadi promet de se dévouer au service des créatures d’Allah uniquement pour la cause d’Allah et d’oeuvrer au bien-être de l’humanité au moyen des compétences et des facultés octroyées par Allah.

Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) conseille ainsi les membres de Sa djama’at : « …Souvenez-vous qu’Allah aime beaucoup les bonnes actions, et Il désire que vous démontriez de la sympathie pour Sa création. S’Il avait aspiré au mal, Il nous aurait ordonné d’être mauvais ; mais la Majesté de Dieu est libre de cela (Saint est Allah et Grande est Sa station) […] Donc, tous ceux qui ont établi une relation avec moi doivent se souvenir que vous devez compatir avec tous, peu importe leur religion ; et être bons envers tous, sans aucune discrimination, car ceci est l’enseignement du Saint Coran :

وَيُطْعِمُونَ الطَّعَامَ عَلَى حُبِّهِ مِسْكِينًا وَيَتِيمًا وَأَسِيرًا

Ces captifs et prisonniers (du temps du Prophètesaw) étaient, pour la plupart, des incroyants. Maintenant vous pouvez voir l’envergure de la bonté en Islam. D’après moi, le parfait enseignement moral ne peut être trouvé autre part qu’en Islam. Une fois que j’aurai recouvré ma santé, insha Allah, j’écrirai un traité sur les enseignements moraux car je voudrai que mes attentes soient claires à ma Djama’at. Ce sera un guide complet pour ma Djama’at et il démontera la manière de gagner le plaisir de Dieu. Je suis profondément peiné lorsque je vois ou apprends que quelqu’un a fait quelque chose qui n’est pas conforme aux enseignements islamiques. Ces incidents ne me plaisent pas. Je considère toujours ma Djama’at comme un enfant qui fait deux pas et chute quatre fois. Or, je crois fermement qu’Allah, le Tout-Puissant, la rendra parfaite. Donc, vous devez faire un effort, planifier, œuvrer et prier constamment pour qu’Allah démontre Sa grâce, car rien n’est possible sans Sa grâce. Lorsqu’Il octroie Sa faveur, Il ouvre toutes les voies. (Malfuzat, nouvelle édition, vol. 4, p. 218-219)

Dans la dixième condition tout ahmadi promet de nouer un lien de fraternité avec cet humble serviteur d’Allah, lui vouant obéissance en toute chose qui soit bonne pour l’amour d’Allah et d’y être fidèle jusqu’à la mort ; d’exercer dans l’observance de ce lien une dévotion telle qu’elle n’est pas perceptible dans aucune autre relation.

Le Messie Promisas dit aussi : « Faites montre de bonté et de miséricorde envers Ses créatures; ne leur faites aucun mal, que ce soit avec votre langue, vos mains ou par quelque autre moyen, et oeuvrez à promouvoir leur sort. N’agissez pas de façon orgueilleuse avec personne, même s’il est votre subalterne ou serviteur, et n’injuriez personne même si l’on vous injurie. Soyez humbles et gentils, et éprouvez de la vraie sympathie pour vos semblables afin que Dieu vous accepte…… Si vous jouissez d’un haut rang, montrez de la commisération envers ceux qui sont au-dessous de vous, et ne les méprisez pas. Si vous êtes érudits, ne vous glorifiez pas de votre savoir, et ne dédaignez pas vaniteusement les ignorants, mais éclairez-les de vos bons conseils. Si vous êtes riches, ne vous glorifiez pas de vos richesses, et ne vous montrez pas fiers vis-à-vis des pauvres, mais servez-les et aidez-les. Craignez les voies de la destruction. (Kishti-e-Nuh, Ruhani Khaza’in, vol. 19, p. 11-12)

Le Messie Promisas écrit : « Ce Prophète (le Saint Prophète Muhammad (s.a.w)) vous oriente vers des choses qui ne sont pas opposées à la raison saine. Et il vous défend les choses que la raison aussi vous empêche de faire. Et il rend légales les choses pures, et illégales les choses impures. Et il enlève les fardeaux sous lesquels les nations étaient enfouies. Il les libère des chaînes qui empêchaient leur cou de se redresser. Donc, ces gens qui croiront en lui, qui le renforceront en se joignant à lui, qui l’aideront et qui suivront la lumière qui est descendue avec lui, seront sauvés des difficultés de ce monde et de l’Au-delà. (Barahin-e-Ahmadiyya, vol. 5, Ruhani Khaza’in, vol. 21, p. 420)

Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) évoque ainsi sa personne : « A présent, précipitez-vous vers moi, car c’est le moment où celui qui se rue vers moi est comme celui qui monte à bord du bateau juste à l’instant où frappe un cyclone. Or, si quelqu’un ne m’accepte pas, je perçois qu’il se jette dans un cyclone et n’a aucun moyen de s’en sauver. Je suis un vrai intercesseur, et je suis comme une ombre et un reflet de cet intercesseur Exalté qui ne fut pas accepté par le peuple ignorant de cette époque et qui fut sévèrement insulté, à savoir Hadrat Muhammad, l’Élu, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui. (Dafi’ul-Bala’, Ruhani Khaza’in, vol. 18, p. 233)

« O vous mes chers amis, ô vous les branches florissantes de l’arbre de mon être, grâce à la miséricorde de Dieu, le Tout-Puissant – dont vous jouissez parce que vous m’avez prêté le serment de la bai’ah – vous êtes en train de dévouer votre vie, vos conforts et vos biens pour cette cause… »

« ….Qui est mon ami et qui m’est cher ? Uniquement celui qui me reconnaît. Uniquement celui qui croit que j’ai été envoyé et m’accepte, comme sont acceptés ceux qui sont envoyés. Le monde ne peut pas m’accepter car je ne suis pas de ce monde. Cependant ceux dont la nature est imprégnée d’une portion de l’autre monde, m’acceptent et m’accepteront. Celui qui se détourne de moi, se détourne de Celui Qui m’a envoyé. Et celui qui établit une relation avec moi, établit une relation avec Celui Qui m’a envoyé. Je tiens une lampe dans mes mains. Celui qui vient vers moi, bénéficiera certainement de sa lumière, mais celui qui, par malveillance, s’enfuit, sera jeté dans l’obscurité.

Je suis la citadelle de sécurité pour cette époque. Celui qui y pénètre sera à l’abri des bandits, des voleurs et des bêtes sauvages. Celui qui cherche à rester éloigné de mes murs sera, de toutes parts, confronté à la mort, et même son cadavre ne sera pas épargné. Qui est celui qui pénètre dans ma citadelle ? Uniquement celui qui rejette le vice et adopte la vertu, délaisse la malhonnêteté, marche sur le chemin de la vérité, se libère des liens sataniques et devient un serviteur obéissant d’Allah, le Tout-Puissant. Tous ceux qui font ainsi sont en moi et je suis en eux. Cependant, cet état ne peut être atteint que par celui à qui Allah accorde une âme pure. Ensuite Il place Son pied dans l’enfer de notre for intérieur, et celui-ci se refroidit, comme s’il n’avait jamais pris feu. Puis il s’avance jusqu’à ce que l’esprit d’Allah, le Tout-Puissant, réside en lui et, par une manifestation exceptionnelle, le Seigneur du monde S’établit dans son cœur. Son ancienne humanité est alors consumée et fait place à l’humanité nouvelle et pure qui lui est accordée. Pour lui, Allah, le Tout-Puissant, devient un nouveau Allah Qui établit une relation spéciale avec lui et il est muni, en ce monde même, des purs accessoires d’une vie céleste. » (Fat-he-Islam, Ruhani Khaza’in, vol. 3, p. 34-35)

Voila en somme les attentes du Messie Promis (a.s) à l’égard de ses suivants. Il leur incombe d’analyser de leur conscience, de se débarrasser de leurs péchés et d’apporter en eux des changements purs, afin qu’ils puissent atteindre les objectifs de la bai’ah.

Le 23 mars on célèbre aussi la création de l’état du Pakistan. Les ahmadis originaires de ce pays doivent prier pour leur patrie, car elle vit aujourd’hui une période extrêmement périlleuse. Les ahmadis ont joué un rôle important dans la construction de ce pays. De nombreuses personnalités du sous-continent indien ont loué à cet effet le deuxième Calife de la djama’at ainsi que Chaudhry Mohammad Zafrullah Khan.

Mohammad Ali Jinnah, le père fondateur du Pakistan, avait abandonné l’arène politique dans les années quarante et s’était établi à Londres, parce qu’il n’en pouvait plus avec les musulmans et les hindous. Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad, le deuxième Calife, demanda à Maulana Abdur Rahim Dard, l’imam de la mosquée de Londres, de persuader Mohammad Ali Jinnah de retourner en Inde. L’intéressé dit à ce sujet : « L’éloquence de l’imam m’a convaincu et ne m’a pas laisser d’échappatoire… »

Le Juge Munir, président de la commission d’enquête sur les troubles de 1953, a aussi évoqué les grands services rendu par Chaudhry Mohammad Zafrullah Khan. Et il a qualifié d’ingrats éhontés ceux des musulmans qui ont essayé de ternir l’image de Mohammad Zafrullah Khan. Malheureusement aujourd’hui nombre de partis politiques pakistanaises sont coupables de la même ingratitude.


  • [1] (al-Hajj, 22:31)
  • [2] (al-Baqarah, 2:283)
  • [3] (al-Baqarah, 2:284)
  • [4] (al-An’am, 6:153)
  • [5] (al-Nisa’, 4:136)
  • [6] (al-Ma′idah, 5:9)
  • [7] (al-Ahzab, 33:36)
  • [8] (al-’Asr, 103:4)
  • [9] (al-Nur, 24:31)
  • [10] (Āl-i-’Imran, 3:135)
  • [11] (al-Shura, 42:41)
  • [12] Les traditions du Saint Prophète Muhammadsaw de l’Islam.
  • [13] Dis: « Si vous aimez Allah, suivez-moi; alors seulement Allah vous aimera... »(Al-i-’Imran, 3 :32)

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