Considération du Saint Prophète (saw) pour ses compagnons

Le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l) avait toujours beaucoup de considération pour ses compagnons. ‘Abdullāh ibn ‘Umar était un homme pur et d'une grande piété. Le Saint Prophète dit un jour de lui : « ‘Abdullāh ibn ‘Umar serait un meilleur homme encore s'il était plus régulier dans ses prières de tahajjud (prière surérogatoire accomplie en plein milieu de la nuit ou avant la prière de l’aube). » Quand cela fut rapporté à ‘Abdullāh ibn 'Umar, il ne manqua jamais plus ces prières. On raconte encore que le Saint Prophète, un jour qu'il se trouvait chez sa fille Fatimah, demanda à son propos et à propos de son mari, ‘Ali, s'ils étaient réguliers dans leurs prières de tahajjud. ‘Ali répondit : « Ô messager d'Allah ! Nous essayons de nous lever pour les prières de tahajjud, mais lorsque Dieu le veut ainsi nous sommes incapables de nous éveiller et nous les manquons. » Le Saint Prophète s'en retourna chez lui et, en route, il répéta plusieurs fois un verset du Coran qui signifie qu'un homme répugne souvent à admettre sa faute et essaie de la justifier par des excuses (Bukhārī, Kitāb al-Kusūf). Il voulait dire que ‘Ali n'aurait pas dû attribuer sa faute à Dieu en disant que lorsque Dieu voulait qu'ils ne se lèvent point, ils étaient dans l'incapacité de se lever à temps. Il aurait dû admettre sa propre faiblesse en la matière.

Ses sentiments à l’égard des autres

Un jour, tandis qu'il passait dans une rue, le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) remarqua que quelques personnes s'étaient assemblées autour d'un rôti de chevreau, prêtes à en faire un festin. Lorsque ces gens virent le Saint Prophète, ils l'invitèrent à se joindre à eux, mais il déclina leur invitation, non pas parce qu'il n'aimait pas la viande rôtie, mais parce qu'il n'approuvait pas un festin en plein air que les pauvres, qui n'avaient pas eux-mêmes suffisamment à manger, pouvaient voir.

En d'autres occasions, on dit qu'il partagea un repas de viande rôtie. ‘A'ishah a rapporté que le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.), jusqu'à sa mort, ne mangea jamais à sa faim trois jours consécutifs. Par ailleurs, il tenait beaucoup à ce qu'on ne se rendît jamais chez quelqu'un prendre un repas sans y avoir été invité. Un jour, quelqu'un l'invita à manger et lui demanda d'amener avec lui quatre autres invités. Quand il arriva à la maison de son hôte, il trouva qu'une sixième personne s'était jointe à son groupe. L'hôte vint à la porte le recevoir avec ses invités et le Saint Prophète attira son attention sur le fait qu'ils étaient maintenant six et que l'hôte devait décider si la sixième personne pouvait prendre part au repas ou si elle devait partir. Naturellement, l'hôte invita immédiatement la sixième personne (Bukhārī, Kitāb al-At‘imah).

(Source : Introduction à l'étude du Saint Coran par Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad (r.a.) - Khalifatul Masih II)