Sa quête de Dieu

Il aspirait constamment à se rapprocher de Dieu, et l'une de ses fréquentes prières était : « Ô Allah ! Remplis mon coeur de Ta lumière et remplis mes yeux de Ta lumière, remplis mes oreilles de Ta lumière et mets Ta lumière à ma droite, et mets Ta lumière à ma gauche, et mets Ta lumière au-dessus de moi et mets Ta lumière en dessous de moi, et mets Ta lumière en face de moi et mets Ta lumière derrière moi, et, ô Allah, mets de la lumière tout autour de moi. » (Bukhārī)

Les faux-prophètes après le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l)

Ibn ‘Abbās rapporte : « Peu avant la mort du Saint Prophète, Musaïlamah (faux prophète et imposteur) vint à Médine et proclama que si Muhammad le désignait comme successeur, il était prêt à l'accepter comme prophète. Il était accompagné d'une nombreuse suite, et la tribu à laquelle il était lié était la plus grande des tribus de l'Arabie. Quand le Saint Prophète fut informé de son arrivée, il alla le rencontrer, suivi de Thābit ibn Qais ibn Shams. Il tenait à la main une branche sèche de palmier. Quand il atteignit la tente de Musaïlamah, il se tint devant lui. Entre-temps, d'autres compagnons s'étaient joints au Prophète et s'étaient rangés à ses côtés. S'adressant à Musaïlamah, il dit : « On m'apprend que tu as dit que si je devais te désigner comme mon successeur, tu serais prêt à me suivre, mais je ne suis pas disposé à t'accorder même cette brindille contre les commandements de Dieu. Ta fin sera celle que Dieu a désignée. Si tu me tournes le dos, cela ne t'amènera à rien. Je perçois très clairement que Dieu te dispensera ce qu'il m'a révélé. » Puis il ajouta : « Je vais maintenant me retirer. Si tu as autre chose à dire, tu peux parler à Thābit ibn Qais ibn Shams, qui me représentera. » Puis il s'en alla. Abū Huraïrah avait assisté à l'entretien. Quelqu'un demanda au Prophète ce qu'il voulait dire quand il affirmait que Dieu dispenserait à Musaïlamah ce qui lui avait été révélé. Il répondit : « J’ai vu en rêve deux bracelets à mes poignets que je n'aimais pas. Je rêvais encore lorsque Dieu m'ordonna de souffler sur les bracelets. Quand je soufflai dessus, ils disparurent. J'ai interprété cela comme signifiant que deux faux prétendants (à la mission prophétique) apparaîtraient après moi. »(Bukhārī, Kitab al-Maghāzī)

Cet incident survint vers la fin de la vie du Saint Prophète. La dernière et la plus grande des tribus arabes, qui ne l'avait pas encore accepté, était prête à faire sa soumission à la seule condition qu'il désigne son chef comme son successeur. Si le Prophète avait agi pour des motifs personnels, rien ne l'empêchait d'assurer l'unité de l'Arabie tout entière en promettant sa succession au chef de la plus grande tribu arabe. Il n'avait pas de fils et aucune ambition dynastique n'aurait donc pu s'opposer à une telle succession. Mais il ne considérait jamais que même la plus petite chose puisse lui appartenir ou qu'elle puisse être à son entière disposition. Il ne pouvait donc décider à sa guise de la direction des musulmans qu'il considérait comme un legs sacré, et sa croyance était que Dieu la remettrait à qui Il jugerait bon. Il rejeta donc l'offre de Musaïlamah avec mépris, en lui disant qu'il n'était non seulement pas prêt à lui accorder la direction des musulmans, mais qu'il ne lui donnerait même pas une branche sèche de palmier. Toutes les fois qu'il parlait de Dieu, il semblait, à celui qui le regardait, que tout son être était pris d'une passion d'amour et de dévotion pour Dieu.

(Source : Introduction à l'étude du Saint Coran par Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad (r.a.) - Khalifatul Masih II)