Toute sa vie durant, le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l) dut affronter une série d'expériences amères. Il était né orphelin, sa mère mourut quand il était encore enfant, et il perdit son grand-père à l'âge de huit ans. Après son mariage, il dut supporter la perte de plusieurs de ses enfants, l'un après l'autre, puis sa chère et dévouée épouse, Khadīdjah, mourut à son tour. Plusieurs des femmes qu'il épousa après la mort de Khadīdjah décédèrent de son vivant, et vers la fin de sa vie, il fut éprouvé par la perte de son fils Ibrāhīm. Il supporta tout cela avec sérénité et rien ne put entamer sa résolution ni son heureuse disposition. Il ne manifesta jamais en public ses peines personnelles, se montrant toujours d'une grande courtoisie et traitant chacun avec une égale bienveillance.

Un jour, il vit une femme qui avait perdu son enfant et qui pleurait bruyamment sur sa tombe. Il l'engagea à être patiente et à accepter la volonté de Dieu comme étant supérieure à toutes choses. La femme ne savait pas qu'elle s'adressait au Saint Prophète ; elle répondit : « Si tu avais jamais souffert, comme moi, la perte d'un enfant, tu réaliserais combien il est dur d'être patient dans une telle affliction. » Le Saint Prophète Muhammad fit observer : « Je n'ai pas souffert la perte d'un enfant, mais de sept », et il poursuivit son chemin. Sauf lorsqu'il se référait à ses propres malheurs de cette manière indirecte, il n'aimait pas en parler et, de toute façon, il ne les laissait pas influencer son inlassable mission au service de l'humanité, partageant sereinement le fardeau des autres.

(Source : Introduction à l'étude du Saint Coran par Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad (r.a.) - Khalifatul Masih II)