Sermon du vendredi 13 octobre 2017, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a cité le verset 41 du chapitre 33 :

مَا كَانَ مُحَمَّدٌ أَبَا أَحَدٍ مِنْ رِجَالِكُمْ وَلَكِنْ رَسُولَ اللَّهِ وَخَاتَمَ النَّبِيِّينَ وَكَانَ اللَّهُ بِكُلِّ شَيْءٍ عَلِيمًا

« Mohammad n’est le père d’aucun de vos hommes, mais il est le Messager d’Allāh, et le Khātam-un-Nabiyyine (Sceau des Prophètes) ; et Allāh a pleine connaissance de toutes choses. »

Au Pakistan, de temps à autre, pour une raison ou une autre, la classe politique et les Oulémas déversent leur haine contre les ahmadis. Ils pensent que c’est la méthode la plus facile pour se faire suivre par le peuple et pour gagner son cœur, et gagner en popularité. L’arme la plus importante qu’ils peuvent utiliser pour enflammer les sentiments des musulmans est le Khatm-un-Nubuwwah (la finalité du prophétat).

Ainsi, quand un parti politique tombe en disgrâce, quand le taux de popularité d’un élu politique baisse, quand les prétendues organisations religieuses veulent se faire de la renommée politique ou abaisser d’autres groupes, partis ou élus politiques, ils les lient aux ahmadis pour affirmer en disant : « C’est là une abomination ! En prenant le soutient des forces étrangères, ces gens-là veulent que les ahmadis intègrent le courant dominant des musulmans ! » Tandis que les ahmadis – selon eux – rejettent le concept du Khatm-un-Nubuwwah. Ces prétendus défenseurs de l’islam affirment qu’ils ne toléreront pas que l’on porte atteinte à l’honneur du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et que pareille abomination ait lieu. Qualifier les ahmadis de musulmans est un très grand crime, selon eux.

Ils scandent : « Nous sommes prêts à offrir notre vie pour cette cause ! »

Les représentants des autres partis, même s’ils sont au pouvoir, font immédiatement des déclarations à l’assemblée, en disant : « Il n’est même pas question que les ahmadis aient quelque droit ! »

Ils exigent, de même, que l’on prive les ahmadis du peu de droits dont ils jouissent, alors que ces derniers sont déjà citoyens de troisième classe. Chacun à ses objectifs politiques et ses intérêts personnels : mais ils trouvent toujours le moyen d’impliquer les ahmadis, même si ceux-ci n’ont aucun lien avec l’affaire, car il n’y a rien de plus simple. Les membres de l’assemblé qui sont aux rênes de l’État, et ceux qui ne le sont pas, s’en prennent aux ahmadis à qui mieux mieux. C’est ce que nous avons pu constater quelques jours de cela suite à un amendement dans la formulation d’un article de la constitution que le parti au pouvoir a voulu effectuer pour son propre avantage. Cela a fait grand bruit au Pakistan ces derniers jours et les médias l’ont relayé dans le monde entier : c’est pour cette raison qu’il est inutile de m’appesantir davantage dessus.

En ce qui concerne la Jama’at, jamais nous n’avons demandé à une puissance étrangère de nous aider à amender la constitution du Pakistan, afin que nous soyons reconnus comme musulmans par la loi et la constitution ; nous n’avons pas non plus imploré l’État pakistanais à ce propos, et nous n’avons pas non plus besoin d’un certificat d’une assemblée ou d’un État quelconque attestant que nous sommes musulmans. Nous nous disons musulmans parce que nous le sommes, et parce qu’Allah et Son Prophète ont fait de nous des musulmans. Nous récitons la déclaration de foi : « Il n’y a personne digne d’adoration excepté Allah ; et Mohammad est Son messager. » Nous croyons dans tous les piliers de la religion et [les articles] de la foi islamique.

Nous croyons dans le Saint Coran et acceptons le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en tant que Khātam-un-Nabiyyine. Voire, à maintes reprises et sans aucune équivoque, le Messie Promis (a.s.) a déclaré que celui qui rejette le concept de Khatm-un-Nubuwwah est sans foi et hors du giron de l’islam : il n’est ni ahmadi, ni musulman. On est en train d’attiser les passions contre nous et nous accuser de nier [au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.)] son statut de Khātam-un-Nabiyyine ; qu’Allah nous en préserve ! C’est là une accusation des plus viles et des plus odieuses. Elle fut portée contre Hazrat Mirza Ghulam Ahmad et la Jama’at Ahmadiyya depuis qu’il s’était annoncé Messie Promis. De temps à autre ces gens-là attisent les flammes [de la haine] autour de cette question, quand ils tentent d’atteindre leurs objectifs, tout comme je l’ai dit.

Le deuxième Calife a déclaré dans un de ses sermons : « Comment pouvons-nous nier au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) son statut de Khātam-un-Nabiyyine, quand nous lisons le Saint Coran et que nous y croyons, le Saint Coran qui affirme que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est le Khātam-un-Nabiyyine ? »

Les oulémas non-ahmadis soulèvent des objections à ce propos et ont enseigné la même chose aux populations musulmanes. Ils ne cessent de porter, aujourd’hui encore, ces attaques. En raison des moyens de communication et des médias, les oulémas des autres pays, influencés par les prétendus oulémas du Pakistan, annoncent que nous – les ahmadis – ne croyons pas dans le Saint Coran, que nous considérons les révélations reçues par le Messie Promis (a.s.) supérieures au Saint Coran.

Nombre d’Arabes, qui ont su la vérité, et qui se sont joints à la Jama’at Ahmadiyya relatent que lorsqu’ils ont demandé à leurs oulémas leur opinion au sujet de la Jama’at, ils répliquaient que les ahmadis ne croient pas dans le Saint Coran, qu’ils se sont inventé un autre livre sacré, qu’ils acceptent le Mirza et non le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en tant que dernier prophète, et que leur Hajj est différent ou qu’ils n’en font pas, qu’ils ont une autre Qiblah et qu’ils ne se tournent pas vers la Ka’abah quand ils prient…

Ces nouveaux convertis expliquent que lorsqu’ils mènent leurs propres recherches ils découvrent la vraie face de ces oulémas. Ainsi ces derniers, en raison de leur mensonge et de leurs fausses accusations, ouvrent la voie de beaucoup à leur acceptation de l’Ahmadiyya. Les mollahs, en mentant, sont donc en train de prêcher notre message !

Comment est-il possible d’affirmer que nous ne croyons pas dans le Coran et dans le fait que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) soit le Khātam-un-Nabiyyine, quand les révélations reçues par le Messie Promis (a.s.) qualifient le Coran de Parole d’Allah le Très-Haut et l’appellent la source de tout bien, et proclame le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) « Khātam-un-Nabiyyine » ?

Dans une révélation le Messie Promis (a.s.)  avait reçue, Dieu a déclaré : « Tout bien se trouve dans le Coran. ». De même, le Messie Promis (a.s.) a déclaré : « Celui qui honorera le Coran sera honoré au Ciel ». Jamais il n’a affirmé qu’il faudra honorer les révélations qu’il avait reçues. Ces dernières sont au service du Coran et en soi n’ont aucune importance indépendante ou permanente. C’est dans le Saint Coran que nous allons devoir chercher tout bien, toute direction ou toute instruction concernant les affaires de la société.

Nombre de ces révélations reçues par le Messie Promis (a.s.) sont là pour expliquer ces directions coraniques. De même, il existe de nombreux dires du Messie Promis (a.s.) où il explique le statut de Khātam-un-Nabiyyine du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), en sus des révélations divines dans lesquelles cette formule a été utilisée. L’une d’entre elles se lit ainsi :

صل على محمد وال محمد سيد ولد آدم و خاتم النبيين

C’est-à-dire, « Envoie des salutations sur Mohammad (s.a.w.) et sur la famille de Mohammad (s.a.w.) le chef des fils d’Adam et le Khātam-ul-Anbiyā'. »

Le Messie Promis (a.s.) a reçu cette révélation à différents moments.

Il y a aussi celle-ci :

كل بركة من محمد صلى الله عليه وسلم

À savoir, que toute bénédiction vient du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Dans son ouvrage Tajjalliyāt-i-Ilāhiyyah le Messie Promis (a.s.) explique : « Si je ne faisais pas partie de la Oummah du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et si je n’avais pas été son disciple, même si mes bonnes actions avaient égalé toutes les montagnes du monde, je n’aurais jamais reçu l’honneur de converser avec Dieu. Car toutes les Nubuwwahs sont arrivées à leur fin, sauf celle du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). »

Ainsi, le Messie Promis (a.s.) est soumis au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ; les révélations qu’il a reçues sont soumises au Saint Coran et servent en tant que commentaires de celui-ci. Si, Dieu nous en préserve, nous considérions ces révélations supérieures au Coran, au lieu de faire de grandes dépenses et de consentir à de grands sacrifices pour publier la traduction du Coran, nous aurions publié les révélations reçues par le Messie Promis (a.s.). Nous avons publié l’intégralité de la traduction du Coran en soixante-quinze langues. D’autres traductions sont en cours et seront publiées Insha Allah. Des versets choisis du Coran ont été publiés en 111 langues. Ces grands états islamiques et ces riches organisations religieuses pourraient-ils nous informer en combien de langues ils ont traduit et publié le Coran ?

Nous, les Ahmadis, comprenons mieux que quiconque le sens véritable et l’esprit du statut de Khātam-un-Nabiyyine. D’ailleurs, nous faisons connaître aux populations du monde, dans leurs langues respectives, le statut de Khātam-un-Nabiyyine que Dieu a conféré au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Or, ces gens ne cessent d’insister que les ahmadis rejettent le statut de Khātam-un-Nabiyyine du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Le Messie Promis (a.s.) nous a fait comprendre le sens véritable du Khatm-un-Nubuwwah ; connaissance que ceux qui se proclament en être les porte-étendards ne possèdent même pas.

Lors d’un rencontre le Messie Promis (a.s.) a expliqué si nous acceptons ou pas le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en tant que Khātam-un-Nabiyyine. Il affirme : « On m’accuse, moi et ma Jama’at, de ne pas croire dans le statut de Khātam-un-Nabiyyine du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : « M’accuser moi et ma Jama’at de rejeter le fait que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) soit le Khātam-un-Nabiyyine est une grande calomnie. Étant imbus de certitude, de connaissance et de discernement nous acceptons que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est le Khātam-un-Nabiyyine et nous en sommes convaincus.

Les autres ne possèdent même pas une once de cette foi. Ils n’ont pas cette aptitude. Ils ne saisissent même pas le secret que recèle le statut de Khātam-un-Nabiyyine du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Ils se sont contentés d’entendre un titre de leurs pères et de leurs grands-pères. Or, ils en ignorent la réalité. Ils ignorent ce qu’est le Khātam-un-Nabiyyine et que signifie croire en ce statut. Cependant, possédant le discernement parfait – qu’Allah connaît le mieux – nous avons la certitude que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est le Khātam-ul-Anbiyā' et Dieu m’a expliqué le sens du Khatm-un-Nubuwwah de manière à ce que je tire de ce savoir un plaisir particulier, plaisir que personne d’autre ne pourra goûter, hormis ceux qui s’étanchent à cette source. »

En expliquant ensuite la réalité du Khatm-un-Nubuwwah, le Messie Promis (a.s.) déclare : « Allah nous a accordé ce Prophète (s.a.w.) qui est le Khātam-ul-Mou'minine (Sceau des Croyants), Khātam-ul-‘Arifine (Sceau des Gnostiques) et Khātam-un-Nabiyyine (Sceau des Prophètes). De même, Allah lui a révélé le Livre qui est le condensé de toutes les Écritures et le Sceau de tous les Livres. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est le Khātam-un-Nabiyyine et la Nubuwwah est arrivée à sa fin par son entremise. Or, cette « fin » n’a pas le sens de « supprimer » comme dans le sens de tuer quelqu’un. Pareil fin n’est point source de fierté. La Nubuwwah est arrivée à sa fin par l’entremise du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) dans le sens que tout naturellement, les excellences de la Nubuwwah sont arrivées à la perfection en sa personne.

C’est-à-dire toutes les excellences éparses existant en différents prophètes depuis Adam jusqu’à Jésus ont été réunies en la personne du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Tout naturellement, il porte le titre de Khātam-un-Nabiyyine. De même, tous les préceptes, conseils et savoir que recelaient différentes Écritures sont arrivés à la perfection dans le Saint Coran. Et c’est ainsi que le Coran est le Khātam-ul-Kutub (Sceau des Livres). »

Voilà donc la réalité qu’ignorent nos adversaires. Les oulémas ne veulent pas relâcher leur emprise sur ceux qui sont entre leurs griffes, car si ces derniers arrivent à connaître la vérité, eux qui ont fait de la religion leur fonds de commerce perdront leur gagne-pain.

Le Messie Promis (a.s.) commente : « L’épithète Khātam-un-Nabiyyine, sachez-le, signifie grosso modo que toutes les affaires ayant trait à la Nubuwwah (le prophétat), depuis le prophète Adam, sont arrivées à leur fin en la personne du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Le deuxième sens est que le cercle des excellences de la Nubuwwah est arrivé à sa perfection en la personne du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Le Coran a parachevé tout enseignement incomplet et ainsi la Nubuwwah est arrivée à sa fin. »

C’est-à-dire, que le Coran a poussé à la perfection tous les préceptes apportés par les prophètes d’antan et qui n’étaient pas au niveau final.

C’est ce Coran qui a été révélé au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ; et la Nubuwwah a été parachevée en sa personne. Aucun autre individu ne pourra atteindre cette perfection : le Coran, révélé au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), en a été le moyen.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « [Le verset] « Aujourd’hui j’ai parachevé pour vous votre religion » devient le reflet de l’islam. Voilà les signes de la Nubuwwah : il n’est point nécessaire de discuter sur leur nature et leur essence. Le principe est simple et clair : il est qualifié de vérité immuable. Il incombe au croyant de porter foi [en ces vérités]. Si un adversaire soulève d’autres objections nous pourrons y répondre : s’il insiste, nous lui demanderons d’étayer ses arguments et de présenter sa solution. Le sceau du prophétat est un des signes de la Nubuwwah du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il incombe à tout musulman de porter foi en son statut de Khātam-un-Nabiyyine. »

Celui qui nie ce statut n’est pas un musulman, tout comme l’a expliqué le Messie Promis (a.s.) : il ne fait pas parti du giron de l’islam. Le Messie Promis (a.s.) souligne ici-bas le statut du Khatm-un-Nubuwwah ainsi que la supériorité de l’islam sur les autres religions.

Il déclare : « Le Khatm-un-Nubuwwah est la limite où les arguments et la connaissance [de la personne de Dieu] atteignent leur apogée. Chercher la petite puce à l’instar des hérétiques, après ces explications, est un signe d’incroyance. Il s’y trouve des signes clairs en tout précepte : pour les saisir l’on dépend de la gnose parfaite et de la lumière de la perspicacité. »

C’est-à-dire, que l’on sera à même de comprendre ces faits quand on possédera la connaissance parfaite ainsi que la lumière émanant d’Allah l’Exalté.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « La foi et la connaissance de la personne de Dieu ont été parachevées avec l’avènement du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : aucune autre nation n’a reçu cette lumière et cette Sharia éclairée. Sinon, n’aurait-elle pas pu éclairer les Arabes ? »

Les autres peuples n’ont pas reçu de Sharia parfaite, car leurs prophètes ont été suscités dans leurs régions respectives. Le Messie Promis (a.s.) explique que c’est une preuve que les Arabes ignoraient tout de Dieu et de la religion et qu’ils n’ont pas accepté les croyances de ceux avec qui ils étaient en contact, parce que ceux-là ne disposaient pas la sharia et la lumière parfaites. Si les religions antérieures disposaient de cette lumière parfaite, elles auraient influencé les Arabes.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « La lumière qui est sortie de l’Arabie a éclairé tous les peuples et tous les lieux. »

Or, ce fut là l’apanage du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il est ce soleil éclairant toutes les nations, tout lieu et toute ville.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Seul le Coran est à même de triompher sur toutes les religions du monde sur les questions de l’unicité divine et de la Nubuwwah. »

Les preuves qu’offrent Allah l’Exalté dans le Coran sur l’unicité divine et la Nubuwwah ne sont présentes dans aucune religion antérieure. Voilà le sens du parachèvement de la Sharia et du statut de Khātam-un-Nabiyyine qu’a mérité le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Les musulmans doivent être fiers d’avoir reçu pareil livre. Ceux qui lancent leurs attaques et qui critiquent les enseignements et la direction de l’Islam sont tout à fait ignorants et malhonnêtes dans leurs propos. »

Ainsi c’est l’islam qui est sorti des confins de l’Arabie pour éclairer les quatre coins du monde et qui se répand partout à la lumière de ces préceptes originaux. Aujourd’hui, c’est la Jama’at Ahmadiyya, qui, usant de toutes ses aptitudes, explique [aux habitants] de tous les lieux et villages le statut du Tawhid et de la Nubuwwah.

Ainsi donc, nous, les Ahmadis, avons la meilleure compréhension du statut de Khatm-un-Nubuwwah et de la Sharia révélé au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). C’est le Messie Promis (a.s.) qui a expliqué aux adeptes des autres religions le statut véritable du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ; de surcroît, il a expliqué qu’il y a eu de telles modifications dans les enseignements des autres religions que le statut et la véracité de ces autres prophètes sont à présent douteux. C’est le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) qui nous a fait comprendre la véridicité des prophètes d’antan.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « L’enseignement parfait est celui qui cultive et soutient toutes les aptitudes humaines et non celui qui s’arrête à une seule d’entre elles. Étudiez les Évangiles et comparez-les aux aptitudes de l’homme. Ces facultés humaines ainsi que sa nature sont le livre de l’œuvre divine [et] l’expression de Ses actions. Sa Parole, appelée le Livre d’Allah ou les préceptes divins, ne peut contredire la charpente humaine. »

Le Saint Coran est la parole de Dieu et Sa direction. Les facultés humaines ne peuvent contredire cette parole divine, car elles sont l’expression de l’œuvre de Dieu. La Sharia est Sa parole.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Si le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) n’était pas venu l’on pourrait soulever des objections sur les qualités morales, les miracles, et les pouvoirs sanctifiants des prophètes du passé. Or, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) les a tous qualifiés de purs et a témoigné en faveur de leur véridicité. Ainsi, les signes de sa Nubuwwah sont plus évidents que le Soleil : ils sont sans limites, innombrables. Soulever des objections sur la Nubuwwah ou les signes du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) reviendrait à affirmer, tel un sot, qu’il fait nuit quand le Soleil brille en plein jour. Je le répète : les autres religions seraient dans les ténèbres si le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) n’était pas venu : la foi aurait complètement disparu et la Terre réduit à néant en raison des malédictions de Dieu et Sa colère.

L’islam brille tel le Soleil : il a fait sortir les autres des ténèbres. Lisez la Torah : il vous sera difficile d’en saisir la nature du Paradis et de l’Enfer. Lisez les Évangiles : vous y découvrirez à peine une trace de l’unicité divine. Il n’y a pas de doute que ces deux Écritures sont venues de la part de Dieu : or, quelle lumière offrent-elles ? La lumière véritable qu’exige le salut se trouve en islam. Feuilletez le Coran et constatez qu’il défend, à toutes les pages, l’unicité de Dieu, tel un sabre tiré au clair, pour trancher la racine du polythéisme. De même, il éclaire tous les aspects de la Nubuwwah : ses explications ne peuvent être plus limpides. »

Voilà la compréhension de l’unicité divine que nous a offerte le Messie Promis (a.s.). Les oulémas d’aujourd’hui n’ont cesse de s’attaquer les uns aux autres. Or, ils n’ont pas le courage de montrer aux autres religions leur visage véritable ainsi que leurs faiblesses et de prouver la supériorité du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). C’est la Jama’at du Messie Promis (a.s.) qui est en train d’accomplir cette tâche suite à l’entraînement et la connaissance offerts par le Messie Promis (a.s.). Or, ils insistent à dire que nous sommes mécréants et eux croyants.

En expliquant son statut dans un de ses ouvrages, le Messie Promis (a.s.) déclare : « Pareil imposteur ignoble qui se proclame messager et prophète peut-il croire dans le Coran ? Celui qui croit dans le Coran et dans l’origine divine du verset « mais il est le prophète d’Allah et le Sceau des prophètes », peut-il dire qu’il a été suscité en tant que prophète et messager après le prophète d’Allah ? Les [gens] assoiffés de justice doivent comprendre qu’à aucun moment je me suis proclamé prophète ou messager au sens littéral. Or, utiliser un terme au sens figuré et en accord à l’usage courant ne fait pas de vous un mécréant. Cependant, je ne souhaite pas non plus que les musulmans ordinaires se trompent à cet effet : dans ces conversations et discours divins, les termes Nubuwwah et Risalah ont été, à maintes reprises, utilisés à mon propos. En tant qu’envoyé [divin] je ne peux les cacher. »

C’est-à-dire qu’Allah l’a qualifié de prophète, c’est pour cette raison qu’il ne peut cacher ce fait.

« Or, je le répète encore et encore : les épithètes Mursal et Nabi utilisés pour ma personne ne sont pas au sens littéral. La vérité immuable, dont je porte témoignage, est que notre Prophète est le Sceau des Prophètes : aucun nouveau ou ancien prophète n’apparaîtra après lui.

Ma foi est que celui qui se dit prophète et qui se dissocie des grâces du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et qui se sépare de cette source limpide pour se faire prophète indépendant, est un apostat et sans religion. Sans aucun doute, une personne pareille s’inventera une nouvelle déclaration de foi et de nouvelles formes d’adoration, et apportera des changements dans les préceptes divins. Il est sans doute le frère de Musaylamah le menteur : et il n’y a aucun doute concernant le fait qu’il était mécréant. Comment peut-on dire que pareil malfaiteur suit le Saint Coran ? »

La personne à qui Allah l’Exalté permet de s’asservir au Saint Prophète et de suivre sa Sharia peut mériter cet honneur : les autres personnes ne le méritent pas. Toute personne qui ne suit plus le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) n’est plus digne d’être désignée comme musulmane. 

En expliquant davantage ce point il déclare : « Nous sommes musulmans et nous croyons au Saint Coran, qui est le livre d’Allah l’Exalté, nous avons également la certitude que notre maître le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est un Prophète et un Messager de Dieu l’Exalté, et qu’il a apporté la meilleure religion. Nous avons également foi dans le fait qu’il est le Khātam-un-Nabiyyine, et qu’aucun prophète ne peut venir après lui excepté celui qui a été formé par le Saint Prophète. »

Comme ce fut le cas pour le Messie Promis (a.s.).

« …et dont la venue s’est réalisée conformément à sa prophétie. Allah l’Exalté bénit les saints de cette Oummah par Ses paroles et révélations, et Il les pare de la couleur de Ses Prophètes, bien qu’ils ne soient pas des prophètes, car le Saint Coran a comblé tous les besoins de la Sharia, et ils sont récipiendaires du savoir du Saint Coran. Or, ils ne font pas le moindre ajout au Coran, et ni n’en déduisent-ils quelque chose. Celui qui ajoute ou retire quoi que ce soit du Saint Coran est un Satan, un fieffé pécheur. Nous comprenons du concept de Khatm-un-Nubuwwah que notre Saint Prophète est le meilleur de tous les prophètes et de tous les messagers : toutes les excellences du prophétat ont été perfectionnées en sa personne. Nous croyons qu’après le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) seule une personne qui fait partie de sa communauté, qui le suit en tout point et qui a obtenu toutes ses bénédictions uniquement à travers sa spiritualité et qui a été illuminée de sa lumière peut prétendre au statut de prophétat.

Dans ce statut il n’y aucune notion de déshonneur : il ne s’agit pas d’un nouveau prophétat ni n’est-ce quelque chose de surprenant ; au contraire, c’est l’Ahmad choisi qui s’est manifesté dans une autre image. Lorsqu’une personne voit le reflet de son visage qu’Allah lui montre dans un miroir, elle ne se courrouce pas, car l’existence de ses disciples et fils n’est point source de déshonneur. Celui qui reçoit les bénédictions du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et qui s’immole en son amour est semblable à l'avènement du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), car il se perd totalement dans son amour : son être se confond parfaitement en sa personne, en raison du fait qu’il a obtenu son identité spirituelle par le truchement du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il a ainsi atteint l’apogée uniquement grâce aux bénédictions liées au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). C’est cette vérité qui témoigne de la bénédiction liée au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Les gens contemplent la beauté du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en regardant ses suivants, qui, de par la grandeur de leur amour et pureté, se sont perdus dans son être. Remettre en cause ce concept, c’est faire preuve d’ignorance, car il s’agit d’une preuve de la part d’Allah du fait qu’il n’a pas de descendance physique : celui qui réfléchit n’a pas besoin d’autres explications.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) n’était physiquement le père d’aucun homme ; mais en raison des bénédictions liées à son prophétat, il est le père de celui qui a atteint l’apogée en en la spiritualité. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est le plus grand de tous les prophètes, et il est le chef de tous les élus de Dieu. Seul celui qui porte la marque de l’attestation du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et qui le suit complètement dans sa pratique peut se présenter dans la Cour d’Allah l’Exalté. Aucune action, et aucune adoration ne sera acceptée par Dieu l’Exalté de la part d’une personne qui ne proclame pas le prophétat du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et qui ne reste pas ferme sur la religion qu’il a apportée.

La personne qui se sépare du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et qui ne suit pas sa pratique avec toutes ses capacités et forces, sera anéantie. Aucune nouvelle loi ne peut venir après lui, et personne ne peut abroger son livre et ses enseignements ; personne ne peut modifier ses paroles bénies. Aucune pluie n’est comparable à sa pluie torrentielle, (c’est-à-dire à cette pluie spirituelle) et celui qui s’éloigne, ne serait-ce que d’un iota, des commandements du Saint Coran  sera radié du registre des croyants. Nul ne peut atteindre la réussite tant qu’il ne met pas en pratique l’ensemble des enseignements du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), et celui qui rejette ne serait qu’une partie de l’héritage de conseils du Saint Prophète, s’égare. Celui qui se proclame Prophète de son Oummah sans avouer avoir été formé par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et qui n’accorde aucune importance aux actes et pratiques du Saint Prophète et qui ne considère pas le Saint Coran comme la dernière loi, celui-là s’égare et sera compté parmi les pécheurs et mécréants. Celui qui proclame être un prophète et qui ne se considère pas membre de la Oummah du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), et qui ne déclare pas que tout ce qu’il a obtenu dépend des bénédictions liées au Saint Prophète, et qui ne se considère pas comme un fruit du jardin du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), et comme une goutte de sa pluie torrentielle, et un rayon de sa lumière, sachez que tel individu est maudit. La malédiction d’Allah s’abat sur lui, sur ses compagnons, et sur les personnes qui le supportent. »

Or le Messie Promis (as) n’est pas en train d’envoyer cette malédiction sur lui-même, ni sur sa communauté. Cela montre bien qu’il considérait qu’il avait obtenu toute bénédiction spirituelle du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), et que c’est en raison du fait qu’il ait été son fervent disciple que Dieu lui avait accordé en récompense le statut de prophète non-porteur de loi.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Sous les cieux, nous n’avons aucun autre prophète excepté le Saint Prophète, le Mustafa (l’Élu), et nous n’avons aucun livre excepté le Saint Coran. Celui qui remet cela en cause avance à grands pas vers l’Enfer. »

En de nombreux endroits, il a mentionné la réalité et le statut du Khatm-un-Nubuwwah, et en comparaison il a mentionné son propre statut. Il a déclaré notamment que si les musulmans suivaient encore leur religion, et s’ils étaient de véritables disciples du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), son avènement n’eût pas lieu d'être.

Il déclare à sujet : « Nous pouvons illustrer la question de Khatm-un-Nubuwwah par des exemples du monde. La lune commence par le premier croissant et arrive à son apogée avec la phase de la pleine lune le quatorzième [du mois lunaire]. De même le prophétat est arrivé à son apogée en la personne du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Ceux qui croient que le prophétat a été mis à terme de force et qu’il ne faut donner aucune préséance au Saint Prophète sur Jonas, le fils d’Amittaï, n’ont pas compris cette réalité et n’ont aucune connaissance de la grandeur et de la perfection du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Malgré ce manque de considération et de connaissance, ils m’accusent de rejeter le concept du Khatm-un-Nubuwwah. »

Ils ne comprennent pas eux-mêmes mais déclarent que le Messie Promis (a.s.) nie la finalité du prophétat. Il déclare : « Quelle réponse puis-je donner à pareils malades qui me font pitié ? S’ils n’eussent pas été dans cet état, s’ils n’eussent pas été aussi ignorants de l’islam et s’ils ne se fussent pas écartés de la religion, mon avènement n’eût pas eu lieu d'être. »

Si leur foi était intacte et s’ils ne s’étaient écartés de l’islam sa venue n’aurait pas été nécessaire.

« Ils sont en déclin spirituel et sont complètement ignorants de l’objectif et de la signification de l’islam : voilà la raison de mon avènement. Sinon ils n’auraient pas ressenti le besoin de montrer de l’inimitié envers un véridique pour mériter le titre de mécréant. »

En effet, ils n’avait aucune raison de devenir les ennemis de celui qui était sur la voie de la vérité, de celui qui avait été envoyé par Dieu, de celui qui croyait fermement au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), c.-à-d. du Messie Promis (a.s.). Devenir l’ennemi d’un envoyé de Dieu résulte en la mécréance. Donc ils qualifient d’incroyants ceux qui lisent la déclaration de la foi, c’est-à-dire nous les ahmadis. Or, celui qui qualifie un autre de mécréant devient lui-même mécréant. Il a y d’ailleurs un hadith du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à ce sujet. Donc ceux qui nous déclarent Kafirs tombent eux-mêmes sous cette déclaration. C’est pour cela que nous conseillons à ces gens qui lisent la kalimah (déclaration de foi) d’être bienveillants envers eux-mêmes, de réfléchir et de voir ce que Dieu souhaite et ce qu’Il affirme.

Je viens de présenter quelques extraits [des écrits] du Messie Promis (a.s.) : qu’Allah fasse qu’ils puissent guider les âmes pures parmi les musulmans vers la vérité et qu’au lieu de soulever des allégations contre nous, qu’ils réfléchissent sur leur propre état.

Dans l’assemblé nationale du Pakistan, lors des délibérations sur un amendement légal quelques jours auparavant un membre de l’assemblée a fait un discours attisant la haine contre nous. Ce discours n’était pas uniquement pour animer un faux sens de l’honneur chez des membres de l’assemblée, mais aussi afin d’inciter les gens contre nous et de semer le désordre dans le pays pour que tout le monde s’unisse contre les ahmadis. Il a aussi essayé de se poser en leader fidèle du pays afin de raviver sa vie politique. Mais certains politiciens doués de bon sens, les médias ainsi que des gens de bonne nature, ont fait montre de leur mécontentement à cet égard. Nous devons nourrir l’espoir qu’il existe au Pakistan des gens nobles de caractère, prêts à condamner toutes ces actions condamnables.

Ces gens ont aussi présenté les faits et ont prouvé ce qu’est en fait la réalité. En montant sur ses grands chevaux, ce membre du parlement a déclaré que « notre fierté ne nous permet pas de donner au département de physique de l’université Qaid-e-Azam le nom du Dr Abdul Salam, car il était un incroyant et ne croyait pas en la finalité du prophétat. » Il oublie que la personne qui a donné son nom à ce département est le dirigeant de son propre parti politique, récemment Premier ministre qui est aussi, en l’occurrence, son beau-père. Pourquoi n’avait-il pas exprimé son sens de l’honneur à ce moment-là ? pourquoi n’avait-t-il pas contesté pareil démarche ? Tout simplement parce que les gens sont en train de porter des accusations contre le parti concerné et il croit que l’unique moyen de le sauver est de dire tout ce qu’il pense à propos des ahmadis.

En ce qui concerne les ahmadis, il nous importe peu qu’ils aient attribué ce nom au département ou non. Les proches de la famille du Dr Abdus Salam, son fils et tous ses autres enfants en particulier, avaient écrit au Premier ministre mais en retour ils n’ont reçu aucune réponse. Ils ont écrit : « Nous sommes étonnés de voir qu’après vingt longues années, le gouvernement pakistanais a pensé à donner à ce département le nom de ce physicien renommé. »

Le fils a aussi écrit : « Malgré le fait que mon père fût non-musulman d’après la constitution du Pakistan et que cela l’eût fort attristé, il n’avait pas délaissé sa nationalité pakistanaise alors qu’on lui avait offert celle du Royaume-Uni, de l’Italie et même de l’Inde. Il disait toujours : « J’ai toujours été loyal envers le Pakistan et je le serai toujours. J’œuvrerai toujours de mon mieux pour le bien du Pakistan. » »

Il l’a effectivement fait. En résumé, les enfants du Dr Abdul Salam avaient écrit au Premier ministre musulman de l’époque : « Nous sommes musulmans, et nous appartenons à la Jama’at Ahmadiyya pour satisfaire Allah le Très-Haut. Nous avons accepté le Messie Promis (a.s.). Étant donné que nos droits ne sont pas respectés au Pakistan, nous les membres de la famille Salam, les enfants du Dr Salam, ne sommes pas reconnus en tant comme musulmans. Au lieu d’être heureux de cette décision prise par le gouvernement, nous nous en dissocions. »

Suite à cette réponse de la part des enfants du Dr Salam, si le gouvernement veut changer le nom, elle peut le faire avec plaisir, et cela n’affectera nullement la famille Salam ni la Jama’at Ahmadiyya.

Ensuite cet homme politique a déclaré qu’il ne faut pas recruter les ahmadis dans l’armée. Jusqu’à ce jour, l’histoire du Pakistan témoigne du fait que tous les ahmadis qui ont servi dans l’armée ont fait des sacrifices en tous genres pour leur pays. En général, ce sont les soldats, les sous-officiers, ou des colonels, ou tout au plus de majors qui font des sacrifices. Or, parmi les ahmadis, il y a eu même des généraux sur le front et qui sont tombés en martyrs.

Les médias pakistanais sont en train de débattre à ce propos alors que les faits sont clairs. Ils ont démenti cet homme politique. Le général Akhtar, le général Ali, ainsi que le général Iftikhar ont été cités dans les médias : ils sont tous tombés en martyrs. Ce membre du parlement qui a fait ce discours grandiloquent, n’avait atteint que le grade de capitaine dans l’armée. Ensuite il a démissionné, parce qu’il était devenu le gendre du Premier ministre et il a commencé à son tour à courir après l’argent et est arrivé dans la politique. S’il aimait vraiment sa patrie il aurait dû rester dans l’armée et aurait dû consentir à des sacrifices pour son pays.

On dit aussi à propos des ahmadis qu’ils ne rendent pas de services à leur peuple et qu’ils ne sont pas sincères envers leur nation. Je dis avec certitude qu’au Pakistan les ahmadis sont les seuls qui croient et agissent en fonction du hadith stipulant que l’amour pour la patrie fait partie de la foi. Ils sont les seuls qui sacrifient leur vie et leur richesse pour leur pays.

Ils ne font pas des discours dans le seul but de se faire de la renommée politique. Nous n’avons d’ailleurs aucun intérêt dans la politique. Nous sommes certes ceux qui se sacrifient pour leur religion mais nous ne sommes pas ceux qui utilisent la religion afin de gagner en popularité politique ou encore ceux qui tuent au nom de la religion. Nous croyons en la finalité du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de cœur et nous sommes ceux qui se sacrifient pour son honneur ; et nous sommes toujours prêts à le faire dans le futur aussi, Insha Allah.

Il incombe à chaque ahmadi pakistanais de prier qu’Allah protège ce pays, un pays pour lequel les ahmadis se sont sacrifiés depuis sa naissance jusqu’aujourd’hui ; et qu’Il le protège des leaders tyranniques et des Oulémas qui ne font qu’assouvir leurs propres intérêts ; et qu’Allah fasse que le Pakistan commence à être l’un des pays qui sont libres et honorables.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)