Sermon du vendredi 23 décembre 2016, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

L’hostilité contre la djama’at Ahmadiyya et les persécutions que subissent ses membres entre les mains de leurs adversaires ne sont point des pratiques nouvelles. Tous les Satans se concertent afin de s’y opposer aux prophètes et à leurs communautés.

Les oulémas et les leaders attribuent aux prophètes et à leurs communautés des concepts farfelus et choquants, ils incitent [les populations contre ces derniers] et tentent d’attiser les feux de la haine. Allah affirme dans le Saint Coran que tout prophète rencontre de l’opposition. On se moque aussi des prophètes : Satan tente aussi d’entraver leurs œuvres. Ainsi, la djama’at Ahmadiyya n’est pas confrontée à une nouvelle pratique.

Allah évoque ce sujet dans le Saint Coran en ces termes :

وَكَذَلِكَ جَعَلْنَا لِكُلِّ نَبِيٍّ عَدُوًّا شَيَاطِينَ الْإِنْسِ وَالْجِنِّ يُوحِي بَعْضُهُمْ إِلَى بَعْضٍ زُخْرُفَ الْقَوْلِ غُرُورًا

« Et pareillement, à chaque Prophète Nous avons donné un ennemi ; ce sont des malins d’entre les hommes et les djinns. Ils se suggèrent les uns aux autres des paroles dorées pour induire les hommes en erreur… » (Saint Coran, chapitre 6, verset 113)

Cette parole de Dieu est tout aussi vraie aujourd’hui : ces oulémas rebelles trompent les gens au nom de la religion et incitent les masses musulmanes et certains leaders les soutiennent aussi en certains endroits. Ils attribuent des faits erronés au Messie Promis (a.s.) et à sa djama’at. Leurs actions perpétrées à l’encontre de la djama’at ainsi que leurs moqueries de la personne du Messie Promis (a.s.) ont été évoquées par Allah l’Exalté dans le Saint Coran. Il y est dit que c’est ainsi que sont traités les prophètes. On ment à leur propos, on se moque d’eux, on les ridiculise. Un ahmadi sincère et authentique grandi dans sa foi lorsqu’il voit cette hostilité et la persécution que nous subissons. Or, certains affirment que la persécution contre les ahmadis a atteint son comble et que nous devrons répondre à la violence par la violence. « Jusqu’à quand allons nous endurer cette souffrance ? » demandent-ils. Ceux qui émettent ces opinions ne sont peut-être pas nombreux. Or, ils tentent d’empoisonner les esprits des jeunes. Ils ajoutent : « Nous devons recourir à des moyens matériels afin qu’on respecte nos exigences et de recouvrer notre liberté. » Ce sont là des inepties et des opinions condamnables. Ou peut-être qu’en étant portés par leurs émotions ces gens oublient nos préceptes fondamentaux.

Quels étaient les souhaits du Messie Promis (a.s.) à notre égard ? Quels conseils a-t-il prodigués à sa djama’at afin qu’elle endure ces souffrances et ces peines ?

Certains, se posant en sympathisants, souhaitent semer la discorde au sein de la djama’at. Avec le progrès de la djama’at, ses adversaires lancent leurs attaques par différents moyens et testent différentes méthodes. Probablement c’en est là une méthode. Allah l’Exalté a promis au Messie Promis (a.s.) qu’Il lui accordera victoire, soutien et progrès, mais non en recommandant la violence en réponse à la violence. Il a, au contraire, recommandé l’amour, l’affection et les prières. C’est ce que le Messie Promis (a.s.) nous a conseillé à maintes reprises : à savoir que le progrès de la djama’at et la destruction de l’ennemi dépendront de la prière, Insha Allah. Pour ce faire, il faudra conformer sa condition aux enseignements donnés par Allah l’Exalté. Il faudra se prosterner devant Allah en faisant naître en soit la Taqwa. Le Messie Promis (a.s.) devait venir en tant que prince de la Paix et il est venu en tant que tel.

Dès le premier jour, il a informé ses disciples que sa voie n’est point facile à suivre : elle est parsemée de grandes difficultés. Il faudra y sacrifier ses sentiments et endurer des pertes de vies et de biens. Par la grâce d’Allah, les membres de la djama’at n’ont cessé de consentir à tout type de sacrifices dans cette voie. Tout comme je l’ai mentionné dans mes précédents sermons, ses membres m’informent qu’ils n’ont pas peur des attaques ennemies et que leur foi est plus ferme qu’auparavant. Or, si quelques individus osent s’opposer aux préceptes de la djama’at, ils vont fomenter la dissension et offriront à l’ennemi l’occasion de persécuter davantage la djama’at, surtout si de tels propos sont diffusés sur Whatsapp, Twitter, Facebook ou par d’autres moyens. Nous n’avons pas cessé de suivre cette injonction : à savoir que nous n’aurons pas recours à la brutalité et à la barbarie suite à la brutalité et la barbarie des ennemis. Nous ne recourons pas aux mêmes moyens et d’ailleurs nous ne combattons pas l’État par les armes. Notre combat, nous le menons grâce à l’arme de la prière. Tout comme je l’ai dit, le Messie Promis (a.s.) nous enseigne que si nous désirons profiter de l’aide et de l’amour divin nous ne devons pas répondre aux attaques et aux exactions de l’ennemi par les mêmes moyens. Nous devons avoir recours à la patience et aux supplications : celles-ci nous mèneront au succès. Le Messie Promis (a.s.) cite des vers en persan à ce sujet :

« Ô mes chers amis ! Sans sincérité et sans fidélité, il est impossible de mériter ce statut. Soyez une goutte pure et limpide : elle seule est capable de se transformer en perle et en joyaux ! »

Le Messie Promis (a.s.) déclare :

« Mes chers amis qui m’ont prêté allégeance ! Que Dieu nous donne l’occasion, à vous comme à moi, d’accomplir les œuvres qui Lui plaisent. Aujourd’hui vous êtes peu nombreux et vous êtes l’objet du mépris des autres ; et d’après une ancienne loi de Dieu vous devez subir des épreuves. De toutes parts on essayera de vous faire flancher, vous serez harcelés, traités de tous les noms ; celui qui vous nuira par sa langue ou ses mains, estimera qu’il est en train de servir l’Islam… »

Nos opposants, issus en majorité de la masse populaire, nous persécutent en raison de leur ignorance. Les mollahs leur font croire que persécuter les ahmadis est un très grand service rendu à l’Islam.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Le Ciel vous mettra aussi à l’épreuve, afin que vous soyez éprouvés de diverses manières. Sachez par contre, que vous n’aurez pas de victoire ni de suprématie en usant d’une logique stérile ou en répondant aux moqueries par des moqueries ou aux invectives par des invectives. Si vous adoptez cette voie, vos cœurs s’endurciront et il ne subsistera en vous que de vides paroles qui sont répugnantes à Dieu. Évitez donc de vous attirer deux malédictions : celle des hommes et celle de Dieu. »

Nous devrons suivre cet enseignement et ces directives offerts par le Messie Promis (a.s.). Nous ne répondrons pas aux insultes par des insultes ni à la violence par la violence. D’ailleurs nous n’allons pas y répondre en prenant la loi entre nos mains. De plus, nous avons constaté au Pakistan, et dans les pays musulmans, que même si nous nous défendons de manière légale, dans la plupart des cas la loi soutient nos persécuteurs au lieu de nous aider. Les prisonniers ahmadis persécutés ne sont pas libérés sur caution parce que les tribunaux sont impuissants face aux mollahs. Ces derniers se tiennent à l’extérieur et menacent les juges de connaître un funeste destin s’ils acceptent de libérer les ahmadis sous caution. La plupart des juges reportent l’affaire par peur et ne rendent pas de verdict. Ainsi les instances qui appliquent la loi ne sont pas prêtes à nous soutenir et la loi n’est pas prête non plus à faire preuve d’équité.

Notre enseignement ne préconise pas que nous semions le trouble dans le pays. Nous avons une seule voie à suivre : celle de se cramponner au giron de Dieu et de pousser à leur apogée nos supplications.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Souvent des épreuves à briser l’échine attendent le croyant au cours de l’intervalle entre la prière et son exaucement. Celui qui est constant dans ses prières et qui est de nature pieuse sentira le parfum des faveurs divines même au cours de ces tribulations. Grâce à sa perspicacité il apercevra, [après ces épreuves,] le soutien [de Dieu]. Le but de ces tribulations est de faire croître l’ardeur du suppliant, car autant que sa détresse et son désarroi seront grands, autant il s’inclinera devant Dieu. C’est là un des moyens de faire accepter ses prières. »

Quand on fera fondre son cœur et l’on pleurera, Allah fera naître les moyens pour l’exaucement de la prière.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « L’on ne doit jamais se laisser gagner par la peur. L’impatience et l’angoisse ne doivent pas nous faire douter de Dieu. »

Voilà en somme nos obligations. Les promesses divines faites au Messie Promis (a.s.) sont certainement vraies. Sans aucun doute, Allah l’Exalté répond aux prières. Chacun d’entre nous doit accomplir son introspection : « Ai-je atteint la norme requise par Dieu dans mes prières ? Au lieu de nous tourner vers les moyens matériels avons-nous poussé notre âme à se fondre au point où nos prières sont agréées ? »

Allah est le Seul à connaître ces normes. Nous pourrons faire les efforts nécessaires sans pour autant en être sûr. Personne ne pourra avancer avec certitude qu’il a atteint la norme requise alors que sa prière n’a pas été exaucée et qu’il n’a rien acquis. Ainsi nous ignorons [la norme] de nos œuvres, Allah l’Exalté en est Le seul au courant. Notre tâche à nous est de nous cramponner à Dieu en étant patients et en nous consacrant à la prière. Celui d’entre nous qui sera impatient nuira à sa personne. La majorité de ceux qui souffrent dans ces différents pays – en particulier au Pakistan – est patiente et d’ailleurs ces ahmadis prient aussi. Ils sont fermes dans leur foi. Ceux qui habitent loin et qui sont à l’abri de tout tourment physique sont ceux qui en parlent le plus. S’ils éprouvent de la sympathie pour leurs frères, ils doivent, eux aussi, se cramponner à Allah l’Exalté.

Le Messie Promis (a.s.) déclare dans un endroit : « Si quelqu’un nous insulte, c’est dans [la cour de] Dieu et non dans tout autre tribunal que nous présentons nos doléances. Éprouver de la sympathie pour l’humanité est notre devoir. »

Nous devons faire montre de sympathie, même en entendant des insultes. Chacun d’entre nous, qu’il soit en train de souffrir directement ou pas, doit être patient et se consacrer à la prière. C’est cela un signe de la foi.

Le Messie Promis (a.s.) nous explique qu’il n’est point facile de marcher en sa compagnie en déclarant :

« Celui qui ne veut pas marcher avec moi sera séparé de moi. J’ignore quelles sont les jungles terrifiantes et forêts épineuses que je devrai traverser à l’avenir. Comment ceux qui ont les pieds frêles pourront endurer ces souffrances avec moi ? Ceux qui sont miens ne pourront se séparer de moi, ni en raison des malheurs ni en raison des invectives d’autrui ni en raison des épreuves et des tribulations célestes. Celui qui n’est pas à moi est un faux ami, car bientôt il se séparera de moi. Sa condition ultérieure sera pire que la précédente. Devrons-nous craindre des séismes, des épreuves dans la voie d’Allah l’Exalté, pouvons-nous nous séparer de notre Dieu bien-aimé en raison de quelque épreuve ? Certainement non. Cependant [cela sera possible] uniquement avec Sa grâce et Sa miséricorde. Ceux qui se sépareront de moi, s’en iront. Je leur souhaite adieu. Or, sachez que s’ils se prosternent devant Allah après les doutes et la séparation, leur prosternation ne méritera pas, auprès d’Allah, l’honneur accordé aux fidèles, car la tache du doute et de la traîtrise est énorme. »

Le Messie Promis (a.s.) nous explique que la norme de la Taqwa d’un croyant est très élevée. En dépit de l’oppression de l’ennemi, il combat tout mal et ne s’en soucie guère. En dépit de souffrir entre les mains des autres, ils sont prêts à leur pardonner. Ils ne fomentent pas des troubles. Ils ne cessent d’être les ambassadeurs de la paix.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Sachez que le cœur du croyant Muttaqui ne nourrit pas le mal. Autant le croyant grandi dans la Taqwa, autant il ne souhaite pas qu’autrui soit puni ou qu’il souffre. […] Le musulman authentique ne peut être rancunier. Certes les autres nations sont rancunières à l’égard des autres : elles ne peuvent se débarrasser de leurs malveillances et sont toujours prêtes à se venger des autres. Comment mes ennemis m’ont-ils traité ? Ils m’ont fait subir tous les tourments et toutes les souffrances possibles. Or, je suis prêt à leur pardonner leurs innombrables méfaits. Vous qui avez établi une relation avec moi n’oubliez pas de traiter autrui avec compassion, quelle que soit son appartenance religieuse ou ethnique. »

Les autres musulmans sont sans guide et c’est pour cette raison que la corruption les gangrène. Ils s’éloignent aussi de la Taqwa. Or, nous sommes, quant à nous, des musulmans ahmadis, à qui Dieu a accordé un guide en la personne du Messie Promis (a.s.). Nos œuvres doivent se conformer aux préceptes islamiques et chacune d’entre elles doit reposer sur la Taqwa. Nous devons à tout instant éviter les passions temporaires. Nous devons jauger nos cœurs et nous demander s’ils contiennent la Taqwa.

En définissant ce qu’est la véritable Taqwa ainsi que les signes qui l’accompagnent et les œuvres d’un véritable Muttaqui, le Messie Promis (a.s.) explique :

« L’ignorance ne peut coexister avec la véritable Taqwa. La véritable Taqwa contient en elle une lumière comme le déclare Dieu :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آَمَنُوا إِنْ تَتَّقُوا اللَّهَ يَجْعَلْ لَكُمْ فُرْقَانًا وَيُكَفِّرْ عَنْكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ

وَيَجْعَلْ لَكُمْ نُورًا تَمْشُونَ بِهِ

C’est-à-dire : « Ô vous qui croyez ! Si vous êtes fermes sur la voie de la Taqwa et si vous restez assidu et fidèle a cet attribut de piété pour la cause d’Allah, Il vous démarquera des autres.

Une lumière vous démarquera des autres par le biais de laquelle vous marcherez sur différents chemins. C’est-à-dire, que cette lumière sera visible dans chacune de vos paroles et actions. Une lumière éclairera vos moindres faits et gestes, vos paroles, vos sens, votre intellect. Cette lumière sera perçue dans vos jugements. Vos yeux également seront illuminés, ainsi que vos oreilles, vos langues, vos paroles, vos faits et gestes et les chemins que vous emprunterez s’illumineront également. En d’autres mots, vos capacités et vos sens seront emplis de lumière. »

Chaque mouvement de votre corps, vos mains, vos pieds auront pour but de profiter de cette lumière et de la répandre.

Si, à l’instar des autres, nous suivons nos émotions sans réfléchir, la Taqwa disparaîtra. Si nos actions ne sont pas conformes aux enseignements islamiques il n’y aura pas de Taqwa. Si nos paroles et nos actions ne sont pas emplies de lumière divine nous devons nous soucier de l’état de notre Taqwa. Si dans les moments difficiles, nous ne suivons pas les conseils et les directives de l’Imam de l’époque nous nous éloignerons de la lumière que nous aurions reçue suite à notre obéissance au Messie Promis (a.s.). Nous devons, en premier, accomplir notre analyse de conscience. Notre Taqwa a-t-elle atteint le seuil requis où nous pouvons voir la lumière d’Allah ? Nos prières font-elles fondre nos cœurs et ont-elles atteint la norme requise par Allah de la part d’un suppliant ? Dans ce cas nous devons être certains que l’aide divine et la victoire sont proches et que Dieu Lui-même nous accordera des pays et aplanira pour nous les terres. Insha Allah.

Si nous nous écartons de cette voie prescrite, nous n’obtiendrons rien du tout. Nous avons devant nous les exemples de ces organisations qui voulaient établir un état islamique en dépensant des millions, voire des milliards de dollars et de livres sterling. Mais ces dernières n’ont cessé de semer du désordre, de causer le chaos et de perpétrer des actes de barbarie. Ils ont réussi à se procurer des terres temporairement. Ces organisations sont en train de ternir l’image de l’Islam dans le monde. Personne ne dit qu’ils sont en train de servir l’Islam. Servir l’Islam et diffuser son message sont des tâches destinées au Messie Promis (a.s.) et à sa communauté. Cela ne sera possible que si nous suivons cet envoyé de Dieu pas à pas. Sinon d’un point de vue matériel nous ne pourrons accomplir quoi que ce soit. Nous n’avons pas la force nécessaire et ni les moyens pour acquérir quelque chose. Cependant si nous faisons naître en nous la Taqwa, si nous faisons naître dans nos cœurs la crainte Dieu et si nous poussons nos prières à leur apogée, comme l’a déclaré le Messie Promis (a.s.) en citant le Saint Coran, nous serons, en ce cas, récipiendaires de cette lumière et de ces forces que personne ne pourra combattre. Dieu a déclaré :

إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِنْدَ اللَّهِ أَتْقَاكُمْ

à savoir que le plus honorable aux yeux d’Allah parmi vous est celui qui est le plus pieux. Est-ce qu’Allah s’adonne au mensonge ? Affirme-t-Il que les pieux sont les plus honorables pour ensuite les humilier aux yeux du monde ? Certainement pas. C’est vrai que les prophètes et leurs communautés doivent faire face à de l’opposition de la part du monde. Tout comme le Messie Promis (as) l’a expliqué lui-même. Mais l’ennemi n’a-t-il pas connu l’échec en chaque occasion ? Ceux qui ont tenté d’entraver le succès de la djama’at ou ces complots ourdis contre elle n’ont-ils pas accentué son progrès et son épanouissement ? Des complots internes et externes ont été ourdis par nos ennemis. Or aujourd’hui cette djama’at n’a cessé de progresser et s’est répandue dans plus de 209 pays. S’ils nous répriment en un endroit, Dieu fait que la djama’at progresse dix fois plus ailleurs.

Dieu déclare qu’Il honore même un homme ordinaire qui marche sur les chemins de la Taqwa. Croyez-vous que Dieu n’accomplira pas les promesses faites en faveur d’un envoyé de Dieu, un envoyé dont les signes de véracité nous sont visibles depuis les cent dernières années ? Est-ce qu’Il ne l’honorera pas ainsi que sa djama’at ? Ceci est impossible.

Cependant comme l’a expliqué le Messie Promis (as) ces honneurs nous seront conférés si nous sommes fermes et constants. Si nous restons attachés à Dieu avec constance nous constaterons que nos ennemis seront réduits en poussière. Insha Allah.

Le Messie Promis (as) déclare : « Si votre vie, votre mort, si chacun de vos mouvements, votre douceur et votre colère sont manifestés uniquement pour la cause d’Allah… » à savoir que, vous ne vous mettez pas en colère pour des raisons personnelles et que vous ne vous réjouissez pas en voyant des choses mondaines, mais que le désir divin soit votre but «… et que quand frappent malheurs et tribulations, vous n’éprouverez pas Dieu et vous ne Le délaisserez point mais que vous avancerez, en ce cas je vous assure que vous deviendrez une nation spéciale aux yeux de Dieu. Vous êtes des hommes et je le suis aussi. Votre Dieu est Le mien également. Ne galvaudez pas vos pieuses capacités. Si vous vous prosternez devant Dieu sincèrement alors je vous annonce conformément au désir divin que vous deviendriez une nation élue aux yeux de Dieu. Établissez la grandeur de Dieu dans vos cœurs et proclamez son unicité non pas uniquement par vos langues mais par vos actions également afin que Dieu manifeste en votre faveur Ses grâces et Ses bénédictions. »

Chacun d’entre nous doit donc se réformer. Ceux qui sont faibles doivent accomplir leur analyse de conscience : ceux qui pensent qu’ils sont dans un état meilleur doivent chercher d’autres chemins menant à la vertu. Car, en vérité seul Dieu connaît l’état réel d’une personne et seul Lui connaît si nous avons atteint nos objectifs ou pas. Dieu ne veut pas que nous stagnions. Personne ne doit se dire que je suis meilleur qu’auparavant et que je suis en train de marcher sur les voies de la piété ou que j’ai pratiqué [toutes] les vertus. Nous devons toujours essayer de rehausser nos normes. Le Messie Promis (as) dit dans un autre endroit :

« Dieu s’adressa à moi et m’ordonna d’informer ma communauté que les gens qui croient et dont la croyance n’est pas imprégnée de choses mondaines, n’est pas marquée par aucune forme d’hypocrisie ni de lâcheté, ni privée de tous les degrés de l’obéissance, ces gens-là sont préférés par Dieu et selon Lui leurs pas sont empreints de vérité. »

Nous devons marcher de ces mêmes pas de la vérité, afin que nous puissions être témoins des victoires qui sont liées au Messie Promis (as) et que Dieu lui a destinées. Cette période d’épreuves va certainement prendre fin, mais afin d’accélérer la venue de cette fin nous devons essayer d’augmenter continuellement le degré de notre Taqwa. Très certainement Allah a établi cette communauté à cette époque afin de ramener l’Islam au-devant de la scène, pour le propager, et afin que l’Islam puisse prédominer sur toutes les autres religions. Allah l’Exalté a promis au Messie Promis (a.s.) que cette communauté va s’accroître, qu’elle va se répandre, et prospérer, et qu’aucune puissance mondaine ne peut y mettre fin. Le Messie Promis (as) déclare : « Ne pensez pas que Dieu vous abandonnera. Vous êtes une graine plantée par la main de Dieu. Il m’a informé que cette graine va germer, que la plante va fleurir, et qu’elle aura de multiples branches se déployant de partout, et qu’elle deviendra un grand arbre. »

Qu’Allah fasse que chacun d’entre nous devienne une branche de cet arbre qui se développe et qui fleurit, et qu’on puisse être à la hauteur des espérances du Messie Promis (a.s.) concernant sa communauté, que l’on puisse progresser dans notre Taqwa, et qu’on puisse anéantir toute attaque provenant de l’ennemi à travers la patience et les invocations.

Après les prières, je dirigerais les prières funéraires en absence de Malik Khalid Javed Saheb fils de Malik Ayoub Ahmad Saheb qui est de Dulmiyal de la province de Chakwaal.

Malik Khalid Javed Saheb est décédé à l’âge de 69 ans, le 12 décembre 2016 à la mosquée Dar-uz-Zikr à Dulmiyal dans la province de Chakwaal des suites d’une crise cardiaque. Nous sommes à Allah et c’est à Lui que nous retournerons.

Selon les détails, le 12 décembre 2016, les opposants ont fait une grande manifestation à Dulmiyal et ils ont changé de route en suivant leurs plans et ont attaqué la mosquée ahmadie à Chakwaal. Ils ont lancé des slogans incitant à la haine devant la mosquée et ils ont lancé des pierres. Ils ont détruit le portail de la mosquée. De l’autre côté, se trouvaient nos membres dont Khalid Saheb. Selon la famille du défunt, ce dernier n’avait jamais souffert du cœur, il ne prenait pas non plus de médicament pour le cœur et n’était pas sous traitement. Lors de ces attaques, il continuait constamment à dire qu’il ne peut supporter un langage aussi ordurier à l’endroit de la sainte personne du Messie Promis. Il s’est évanoui en prononçant ces mots.

À cause du grand nombre des manifestants et de la situation critique, Khalid Javed Saheb n’a pas pu être transporté à l’hôpital pour être traité. Il est décédé dans cet état. Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons.

La grand-mère maternelle du défunt, Manoobi Saheba était la première ahmadie de la famille. Elle était la nièce d’un compagnon du Messie Promis (a.s.) qui se nommait Hazrat Maulwi Karam Daad Saheb : il était le fondateur de la communauté ahmadie de Dulmiyal.

Au Pakistan, en raison des restrictions, ceux qui rédigent les rapports écrivent Rafiq (ami) au lieu de Sahabi (compagnon) et Dar-ul-Zikr (Maison de rappel) au lieu de mosquée. Une fois que les rapports sont reçus [à Londres], le bureau doit remplacer ces termes par les véritables termes islamiques.

Le défunt était né ahmadi par la grâce d’Allah. Il possédait de très grandes qualités morales, mis à part l’obéissance et la soumission, il aimait énormément le Califat et était très sincère. Il priait cinq fois par jour en plus d’être constant dans la prière de Tahajjud et la récitation du Coran à voix haute.

Il a résidé à Sharjah pendant une longue période de sa vie en raison de son emploi. Puis il était revenu à Chakwal depuis les vingt dernières années de sa vie. Depuis quelques années, il passait la plupart de son temps à la mosquée, pendant cette période, il participait aux affaires de la communauté, plus particulièrement pour assurer la sécurité de la mosquée. Il aimait très particulièrement le Coran. Il a fait mémoriser le Coran à un de ses fils, Subhan Ayoub Saheb. Il a servi en tant que secrétaire Talim-ul-Qur’an et en différentes qualités au sein de la communauté. Il laisse derrière lui sa femme, Azra Begum Saheba, deux fils, Salman Khalid, qui habite ici à Londres, et Hafiz Subhaan Ayoub et deux filles, Nida Maryam et Hira Maryam. Que Dieu accorde un haut rang au défunt et qu’Il fasse que sa progéniture perpétue ses bonnes œuvres. Amine.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)