Sa Sainteté le Calife a cité le verset suivant au tout début de son sermon du 11 juillet 2014 :

شَهْرُ رَمَضَانَ الَّذِي أُنْزِلَ فِيهِ الْقُرْآَنُ هُدًى لِلنَّاسِ وَبَيِّنَاتٍ مِنَ الْهُدَى وَالْفُرْقَانِ فَمَنْ شَهِدَ مِنْكُمُ الشَّهْرَ فَلْيَصُمْهُ وَمَنْ كَانَ مَرِيضًا أَوْ عَلَى سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِنْ أَيَّامٍ أُخَرَ يُرِيدُ اللَّهُ بِكُمُ الْيُسْرَ وَلَا يُرِيدُ بِكُمُ الْعُسْرَ وَلِتُكْمِلُوا الْعِدَّةَ وَلِتُكَبِّرُوا اللَّهَ عَلَى مَا هَدَاكُمْ وَلَعَلَّكُمْ تَشْكُرُونَ

« Le mois de Ramadan est celui pendant lequel le Coran a été révélé comme guide pour l’humanité, avec des preuves claires sur la direction et le Critère. Par conséquent, quiconque d’entre vous est présent chez lui pendant ce mois, doit y jeûner. Mais quiconque sera malade ou en voyage devra jeûner pendant le même nombre d’autres jours. Allāh désire la facilité pour vous et Il ne désire pas de la privation pour vous et Il désire que vous complétiez le nombre de jours et que vous exaltiez la grandeur d’Allāh pour vous avoir guidés, et que vous Lui soyez reconnaissants. » (Saint Coran 2 : 186)

Dieu évoque dans le Coran l’importance de Son Livre, son statut, la nécessité d’appliquer ses préceptes, le fait qu’il est source de vie ainsi que l’effet qu’il a sur l’Homme. En traduisant dans la pratique les préceptes de cet éminent Livre de Loi, l’on s’ouvre les portes du progrès moral, spirituel et matériel.

Dans le verset cité plus haut, Dieu lie les bénédictions du Coran avec le Ramadan, soulignant ainsi l’importance de ce mois.

En affirmant :

شَهْرُ رَمَضَانَ الَّذِي أُنْزِلَ فِيهِ الْقُرْآَنُ

Il déclare que ce dernier et parfait livre de Loi est en étroite relation avec le Ramadan. Ainsi il incombe à celui qui désire progresser dans sa foi et faire connaître au monde ce dernier et parfait Code de Loi, et à celui qui désire vivre à l’époque du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et se rapprocher de Dieu, de respecter les exigences du Ramadan et du Saint Coran et de connaître la relation qui les unit. La distance (entre Dieu et l’Homme) qui est très importante durant les jours ordinaires est réduite durant ce mois. Le croyant doit ainsi s’évertuer à tirer le plus grand profit de ce mois. D’ailleurs les exégètes du Coran affirment que ce verset souligne l’importance des jeûnes du Ramadan.

Le Messie Promis (a.s.) commente en ces termes sur ce sujet : « La phrase : شَهْرُ رَمَضَانَ الَّذِي أُنْزِلَ فِيهِ الْقُرْآَنُ [le Ramadan est le mois pendant lequel le Coran fut révélé] suffit à faire connaître l’importance du jeûne du Ramadan, dont les récompenses sont très importantes. »

Ceci ne concerne que ceux qui respectent les exigences de ce lien entre les jeûnes et le Saint Coran. Pour ce faire il faut lire le Coran durant ce mois de jeûne ; il faudra méditer sur ces versets et écouter ou lire ses commentaires.

Selon mon analyse, il y a en a beaucoup parmi nous qui, même au cours du Ramadan, ne s’acquittent pas de leurs devoirs envers le Coran. On ne le lit pas dans son intégralité ou avec l’attention nécessaire. D’aucuns le lisent sans y porter un grand intérêt et se contentent d’une lecture superficielle. Il est important de faire preuve de vigilance à ce propos.

« Le mois de Ramadan est celui pendant lequel le Coran a été révélé » signifie aussi que la révélation du Coran débuta durant ce mois. Hadrat Aisha (r.a.) rapporte à cet effet que tous les Ramadans l’ange Gabriel faisait répéter au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) toute la partie du Coran qui avait été révélée jusqu’à lors et l’année du décès du Prophète, Gabriel lui fit répéter à deux reprises le Coran en entier.

Ainsi la pratique du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et la méthode que Dieu lui avait préconisée nous fait comprendre que nous devons, tout au moins, terminer une lecture complète du Coran durant ce mois. Nous devons aussi méditer sur ses versets ; et ainsi l’on comprendra que le Coran est un guide pour l’humanité, du moins pour ceux qui désirent le prendre pour tel. Cependant, cela dépend d’une lecture approfondie du Coran.

Allah affirme que toute direction qui s’y trouve est soutenue par des preuves. Il faut lire le Coran, le comprendre, et appliquer ses préceptes ;

si l’on a saisi le sens de ses injonctions à la lumière des preuves, les actions qui s’en suivront seront sincères. Cette direction est soutenue par des preuves claires : elle est facile à transmettre et à expliquer aux autres. C’est en respectant ces injonctions que l’on pourra accomplir le tabligh, un jihad qui pourra être réalisé par l’entremise du Coran.

hadrat-khalifatul-massih-al-khamis
Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Jama'at Ahmadiyya

Le Coran est aussi le Critère : il renferme des arguments irréfutables qui distingue la vérité du mensonge. Ceux qui suivent ses directives se démarquent des autres : ils sont à un degré plus éminent dans leurs pratiques, leur spiritualité et leur croyances.

Quand, lors de nos débats avec les autres, nous avons recours au raisonnement du Coran, toute Ecriture ou toute autre doctrine est réduite au silence. Car le Coran regorgent d’arguments, de témoignages historiques, de preuves pour contrer les doctrines erronées, autant qui prouvent sa supériorité. Le Coran annonce qu’il émane, du début jusqu’à la fin, de Dieu, qu’il a été préservé dans son état originel, et qu’il le sera pour toute l’éternité.

Dieu nous recommande de jeûner au cours du Ramadan, – le jeûne qui est en soi un grand effort – et de profiter du même coup de ce trésor de connaissance qu’est le Coran. Il faut aussi traduire dans la pratique ses préceptes et réfléchir à ce propos.

Il faut aussi, au cours de ce mois, réviser les parties qu’on a oubliées. Il faudra repasser en mémoire ses enseignements et accomplir son analyse de conscience.

Dans ses commentaires sur ces versets le Messie Promis (a.s.) dit : « Le Coran possède trois attributs. Le premier est qu’il octroie aux hommes une connaissance de la religion qu’ils ignoraient. Deuxièmement, il expose les préceptes qui n’ont été évoqué qu’en substance auparavant. Troisièmement il distingue la vérité du mensonge en rendant le verdict final sur les controverses et autres polémiques. »

Ainsi le Coran est un livre complet : il est incomparable, tout y a été mentionné en détail. Il indique les erreurs colportées par les anciennes religions, il comble les lacunes des précédentes écritures. Dieu, de par Sa grâce, nous a fait naître à cette époque et nous a permis d’accepter le Messie Promis (a.s.) et de saisir, par son entremise, l’importance du Coran ainsi que le savoir qu’il renferme. Et c’est en lisant les ouvrages du Messie Promis (a.s.) que l’on pourra en prendre pleine conscience.

Je vous présente ici bas quelques écrits du Messie Promis (a.s.) qui mettent en exergue le statut et l’importance du Coran. Le Messie Promis (a.s.) nous y interpelle quant à nos responsabilités.

J’ai brièvement commenté sur une partie du verset que j’ai cité au début. Je vous présente ci-dessous d’autres écrits du Messie Promis (a.s.).

Il dit : « L’épithète Khatam-an-Nabiyyine attribué au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), exige tout naturellement que le Livre qui Lui fut révélé soit le Khatamul-Kutub, en somme il renferme toutes les excellences. D’ailleurs, c’est un fait qu’il regorge de ces excellences, car le principe général qui régit la révélation divine stipule que le pouvoir sanctifiant et la gloire de la parole que reçoit le récipiendaire sont à la mesure du pouvoir sanctifiant et des excellences intrinsèques de ce dernier. Etant donné que le pouvoir sanctifiant et les aptitudes intrinsèques du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avaient atteint le point culminant qu’aucun homme n’a atteint ou ne pourra atteindre, de même, comparer aux Ecritures du passé, le Coran se trouve à une éminence, que ne pourra atteindre toute autre parole. Les aptitudes et le pouvoir sanctifiant du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) dépassaient ceux des autres ; il avait atteint l’apogée des excellences. Il avait atteint le point culminant et le Coran qui lui fut révélé avait atteint la perfection.

A l’instar des excellences de la Nubuwwah qui ont été parachevés en la personne du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), celles de la parole divine sont arrivées à la perfection dans le Coran. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est le Khataman Nabiyyine, et son livre est le Khatamul Kutub.

Le Coran a atteint le point culminant de tous les rangs de la merveilleuse parole divine. [Il a atteint la perfection] par rapport à son éloquence, à l’agencement des sujets qu’il traite, aux enseignements qu’il propose, à leurs excellences et aux fruits qui en découlent. Quel que soit l’angle sous lequel on l’étudie, l’on constatera que le Coran a atteint la perfection et ceci prouve [son origine] miraculeuse. D’où la raison pour laquelle le Coran n’a point exigé qu’on présente d’exemple particulier. […] On peut soit le comparer par rapport à son éloquence, à ses objectifs, à ses enseignements, aux prophéties et aux faits de l’invisible qu’il évoque. Quelque soit l’angle sous lequel on l’étudie, l’on constatera que le Coran est un miracle. »

Evoquant l’importance du Coran, le Messie Promis (a.s.) dit : « Si nous n’avions pas le Coran et que notre foi et doctrine dépendaient des recueils de hadith, c’est un visage des plus honteux que nous aurions présenté aux autres peuples […] J’ai médité sur le sens du nom « Coran » ; et j’ai compris qu’il renferme une grande prophétie. Notamment, que le Coran est le Livre qui mérite d’être lu, en particulier à une époque où d’autres livres seront disponibles. Ce sera le seul livre qui méritera d’être lu afin de préserver l’honneur de l’Islam et de repousser le mensonge. Les autres livres mériteront qu’on les abandonne. Voilà le sens de l’épithète « Furqan ». Il est le livre qui va distinguer la vérité du mensonge ; aucun autre hadith ou livre n’aura d’importance. Abandonnez tous les autres livres : matin et soir lisez seulement la parole de Dieu. Il est sans foi celui qui n’éprouve pas de l’amour à l’égard du Coran et qui s’adonne à la lecture d’autres livres. Les membres de notre Jama’at doivent se consacrer corps et âme à l’étude du Coran et cesser de se de préoccuper des hadiths. Il est fort malheureux de constater que l’on n’étudie pas le Coran avec le même soin et la même réflexion qu’on étudie les hadiths. Prenez entre les mains l’arme du Coran et vous aurez la victoire. Les ténèbres sont voués à disparaître face à cette lumière »

Il dit encore : « La salat, la supplication véritable est le moyen de se réformer. En premier lieu vient la prière. Ensuite il faut méditer sur le Coran, car il s’y trouve tout ce dont on a besoin. »

«… le Coran défini le bien et le mal et nous informe à propos de l’avenir. Le Coran nous présente une religion qui ne peut être la cible d’aucune objection ; car ses bénédictions et ses fruits sont toujours vivifiants. Les Evangiles ne nous présentent pas la religion parfaite. Ces préceptes étaient en accord à la période [de Sa révélation] : ils ne sont pas intemporels et ne s’applique pas en toute situation. Dieu a présenté dans le Coran, le remède à toute maladie et c’est uniquement au Coran qu’en revient la fierté. Il soutient l’épanouissement de toutes les aptitudes [de l’homme] et il présente aussi le remède pour se défaire des maux qu’il expose. Ainsi ne cessez de lire le Coran et de prier. Et faites de sorte que votre comportement s’y conforme. »

Le 3e Calife raconta qu’un ministre pakistanais rencontra Mao [Tse-Toung] lors de sa tournée en Chine. Il demanda à Mao comment il avait pu opérer une révolution en son peuple. Mao lui répondit : « Pourquoi me le demander à moi ? Allez voir la pratique de votre Prophète et lisez le Coran et mettez en pratique ce qu’il préconise : vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin. » Ainsi, quoiqu’ils n’acceptent pas le Coran ceux doués d’intelligence parmi les non musulmans, y voient une lumière.

Evoquant les miracles du Coran le Messie Promis (a.s.) dit : « …le deuxième miracle du Coran qui est des plus évidents pour nous comprend les transformations extraordinaires apportées dans [la vie] des compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) […] Etudions leur vie, leurs mœurs et habitudes avant qu’ils n’aient connu l’Islam et la révolution qu’ils apportèrent en leurs personnes après avoir joui de la compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et après avoir suivit le Saint Coran : ils avaient abandonné leurs croyances, leurs mœurs, leur conduite, leur manière de s’exprimer et toute vile pratique pour adopter une vie faite de pureté. Cet effet grandiose – qui a décrassé leur corps recouverts de rouille pour leur donner un lustre et une brillance des plus scintillante – nous devons l’admettre, était une révolution extraordinaire mue par la main de Dieu. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « La transformation apportée par ceux qui étaient naguère des ignares et des brutes après avoir embrasser l’Islam et accepter le Coran est une évidence pour toute personne imbue de justice. En peu de temps l’effet de la parole divine, et la compagnie du Prophète (s.a.w.) ont changé leur cœur : eux qui était naguère des ignares s’étaient enrichi de connaissance et de savoir. Eux qui, hier encore, aimaient ce monde, s’étaient si épris de Dieu qu’ils avaient abandonné patrie et bien, proches et honneur, vie et confort pour le plaisir du Très-haut. Leur état précédant et la nouvelle vie qu’ils connurent après l’Islam ont été clairement consignés dans le Coran. Toute personne vertueuse au cœur pur aura, spontanément, les larmes aux yeux en lisant ces récits. Quelle fut la chose qui les extirpa promptement d’un monde pour les mener vers l’autre ? Il y avait deux choses : en premier l’effet extrêmement puissant du pouvoir sanctifiant du Prophète (s.a.w.), pouvoir sans égal dans le passé et à l’avenir. Il y avait ensuite l’impact puissant et merveilleux de la parole de Dieu le Tout Puissant, Le Vivant de Lui-même, Celui qui a fait sortir une multitude des ténèbres pour les mener vers la lumière. Certainement les effets du Coran étaient extraordinaires ; le monde ne peut en présenter de pareil. Personne ne peut montrer un autre livre qui a apporté des changements et des réformes à l’instar de ceux apportés par le Coran. Des centaines de milliers de saints ont fait l’expérience qui suit : en suivant le Coran les bénédictions divines pleuvent sur le cœur ; ont établi un lien merveilleux avec Dieu ; et la lumière et les révélations divines descendent sur le cœur. Les paroles de sagesses qui sortent de leurs lèvres leur confèrent sur-le-champ, une confiance absolue [en Dieu]. Ils reçoivent en leurs cœurs, une certitude parfaite et un amour du divin des plus délicieux, nourris par l’agréable relation avec Dieu. Si ont les pulvérise sous le marteau des malheurs, si on les broie, l’essence qui en sortira sera de l’amour divin à l’état pur. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Le monde ne les connaît pas, car ils en sont forts éloignés. Dieu les traite de manière merveilleuse ; ils ont la certitude que Dieu existe et qu’Il est Unique. Quand ils prient Il les écoute. Quand ils L’appellent Il leur répond ; quand ils Lui demandent Sa protection Il court à leur secours. Il éprouve à leur égard un amour plus grand encore que celui d’un père ; Il fait pleuvoir sur leur maison Ses bénédictions. Il est reconnu par l’aide spirituel et physique, évident et caché qu’Il accorde…. »

Le secret du progrès aujourd’hui est de suivre le Coran comme l’énonce le Messie Promis (a.s.). En prodiguant d’autres conseils aux membres de sa djama’at le Messie Promis (a.s.) dit : « Faites attention à ne rien faire qui contreviendrait les enseignements de Dieu et les directives du Saint Coran. En vérité je vous le dis, quiconque enfreint un seul des sept cents commandements du Saint Coran, ferme de ses propres mains la porte de son salut. Le Saint Coran est le seul Livre qui a éclairé de manière parfaite pour le monde la véritable voie conduisant au salut; les autres livres n’en sont que ses pâles reflets. Lisez attentivement le Saint Coran, et aimez-le plus que toute autre chose au monde, car dans une des révélations que j’ai reçues, Dieu m’a dit:

اَلْخَیْرُ کُلُّہُ فیِ الْقُرْاٰنِ

‘Tous les bienfaits sont contenus dans le Coran‘. Voilà la vérité. Malheur à celui qui préfère autre chose au Saint Coran. Votre seule chance de salut et de prospérité réside dans le Saint Coran; il est la seule source d’où coulent toutes les bénédictions. Il n’y a pas un seul de vos besoins spirituels ou religieux qui ne soit pas satisfait par le Saint Coran. C’est le Saint Coran qui rendra témoignage de votre foi ou de votre incroyance le Jour du Jugement.

Sous le firmament, il n’existe aucun livre si ce n’est le Saint Coran qui peut à lui seul vous guider sur le droit chemin. Par Sa Grâce infinie et Sa Bonté, Dieu le Tout-Puissant vous a fait cadeau d’un Livre comme le Saint Coran. En vérité je vous le dis, si un tel Livre avait été donné aux chrétiens, il les aurait sauvés de la ruine; et si la lumière directrice et les bénédictions dont vous avez été comblés, avaient été offertes aux juifs au lieu de celles de la Torah, jamais certaines sectes d’entre eux n’auraient nié la résurrection. Appréciez-le donc, car c’est un cadeau inestimable. C’est une faveur de valeur inégalable, un trésor des plus précieux. Sans le Saint Coran, l’univers n’aurait été qu’un cadavre putréfié. Le Saint Coran est un tel livre que, par comparaison à lui, tous les autres livres envoyés à l’humanité ne sont que peu de chose. » (Kishti-e-Nuh, Ruhani Khaza’in, vol. 19, p. 26-27)

Le Messie Promis (a.s.) dit encore : « Le Saint Coran est un livre saint qui est apparu au monde à un moment ou celui-ci était en proie à de sérieux troubles. Une multitude d’errements gangrenaient croyances et actions. Les hommes, dans leur grande majorité, se vautraient dans des péchés et des croyances erronés. C’est ce qu’indique Dieu dans le verset :

ظَهَرَ الْفَسَادُ فِي الْبَرِّ وَالْبَحْرِ

A savoir tout le monde, les Gens du livre et les autres, se complaisaient dans des croyances erronées et le monde était en proie à de troubles terribles. Afin de contrer toutes ces fausses doctrines Dieu a envoyé un livre parfait à l’instar du Coran pour nous guider : il referme la réponse [aux croyances erronées] de fausses religions. La sourate Al-Fatiha en particulier, que nous récitons 5 fois par jour, dans chaque Rakaat de prière, évoque en bref toutes ces croyances. »

« Dieu, dans toute Sa gloire céleste, a promis le succès à un humble et faible serviteur, sans soutien, impuissant et esseulé, illettré et sans formation, face au monde entier, face à tous ses détracteurs et ennemis, face à tous ceux qui l’ont nier, face à tous les riches et les puissants, face à tous les rois et les dirigeants, face à tous les philosophes et tous les [adeptes] de [toutes] les religions. D’honnêtes gens et des chercheurs de vérité oseront-ils croire que toutes ces promesses, qui se sont accomplies au moment venu et qui le sont jusqu’à présent, sont l’œuvre d’un homme ? »

Quelqu’un demanda au Messie Promis (a.s.) comment lire le Coran. Il répondit : « Il faut lire le Coran avec attention en se soumettant à une longue et profonde réflexion sur les thèmes qu’il évoque. Il est dit dans les Hadith qu’il en est de ces lecteurs du Coran qui seront maudits par celui-ci. Le Coran maudit celui qui le lit mais qui ne traduit pas ses préceptes dans la pratique. Quand, lors de la lecture du Coran, l’on tombe sur des versets qui évoquent la miséricorde divine, l’on doit implorer la miséricorde de Dieu. Là où l’on mentionne le châtiment subi par un peuple, il faut implorer la protection d’Allah. Il faut lire le Coran avec l’attention requise et une [profonde] réflexion ; et l’on doit traduire ces préceptes dans la pratique. »

« D’aucuns récitent le Coran comme des perroquets, sans rien saisir, à l’instar du prêtre hindou qui récite des mantras ; il n’y comprend rien, pas plus que ceux qui l’écoutent. Voilà ce qu’il en reste de la récitation du Coran : l’on se contente de réciter deux ou trois parties, sans que l’on sache ce que l’on a lu. L’on se contente de le réciter d’une voie mélodieuse et de bien prononcer les lettres Qaf (ق) et ‘Ain (ع). Certes il est fort louable de réciter le Coran d’une voix mélodieuse. C’est ce que nous recommande les hadiths ; mais le but premier de la lecture du Coran est d’éclairer le lecteur à propos des vérités qu’il recèle ; et d’apporter en lui un changement [positif]. Sachez que le Coran renferme une philosophie étrange et merveilleuse, et ô combien vraie. Il s’y trouve toute une structure, qui n’est point reconnue. Tant que l’on ne considère pas la structure et l’agencement du Coran, tant que l’on ne réfléchi pas [sur ses versets] l’on n’atteindra pas les objectifs de la récitation du Coran. »

« La racine du culte divin gît dans la lecture de la parole divine, car si l’on lit ou l’on écoute la parole du Bien-aimé, cela attisera l’amour du véritable amoureux, et cela engendra passion et ardeur [à l’égard de Dieu.] Le Coran offre le remède à la dureté de cœur […] L’homme doit réciter souvent le Coran : là où des prières sont mentionnées il doit prier ; et doit demander à Dieu pour sa personne, ce qui est mentionnée dans cette prière. Là où l’on évoque le châtiment [divin] il doit demander la protection et doit éviter les méfaits qui ont causé la perte du peuple mentionnée. La solution face à un cœur dur et que l’on doit réciter souvent le Coran. Là où des invocations sont mentionnées le Croyant voudra lui aussi mériter pareille miséricorde. Le Coran est à l’instar d’un jardin. Le visiteur y choisi une fleur à un endroit, et il fait deux pas pour en choisir une autre. Il faut profiter de tout avantage qu’offre chaque étape.

Après [l’avènement] du Coran, l’on n’a point besoin de tout autre livre révélé car il comprend tout. Le Coran a été révélé à une époque où toutes les nécessités possibles se sont manifestées. C’est-à-dire tout ce qui avait trait à la moralité et aux croyances, aux actes et aux paroles avait connu la décrépitude. Troubles et agitations avaient atteint leur paroxysme ; c’est pour cette raison que les enseignements du Coran avaient atteint leur apogée. C’est en ce sens que la shariah de l’Islam est parfaite et que les autres lois étaient imparfaites. Car les corruptions que devaient éradiquer les Ecritures révélées d’antan, n’avaient pas atteint leur paroxysme ; ils ont atteint leur comble à l’époque de la révélation du Coran. La différence entre le Coran et les autres livres révélés est que même si ces écritures précédentes étaient à l’abri d’interpolation, elles comportaient des lacunes quant à leurs préceptes ; car à n’importe quel moment le Livre Parfait, à savoir, le Coran, pouvait apparaître. Même si ces écritures étaient parfaites par rapport à leur époque, étant donné que les besoins étaient tout autres, leurs enseignements n’étaient pas parfaits, et le Coran aurait été révélé.

L’on n’aura pas besoin, après le Coran, d’un autre livre, car qu’a-t-on besoin d’autre après la perfection ? L’on peut certes imaginer cette situation hypothétique où l’on aurait perverti les principes vrais du Coran, pour en faire des préceptes qui préconisent le polythéisme, à l’instar des Védas, et des Evangiles ; imaginons que l’on corrompt les directives qui préconisent l’unicité de Dieu ; imaginons aussi que tous ces milliards de musulmans qui suivent les préceptes de la tawhid, l’abandonnaient pour s’adonner au polythéisme et à l’adoration des créatures divines, en ce cas, l’avènement d’une autre Sharia et d’un autre prophète sera nécessaire. Mais tout cela n’est qu’absurdes hypothèses. »

« Le Saint Coran est la source véritable de toutes bénédictions et le moyen avéré pour avoir le salut. Ceux qui ne suivent pas ses préceptes sont fautifs. Il y a d’abord ceux qui n’ont pas foi dans le Saint Coran et qu’ils ne l’acceptent pas comme la parole de Dieu. Ces gens en sont très éloignés. Mais ô combien malheureux est-il de constater qu’il y a ceux qui acceptent le Coran comme parole divine et source du salut, mais qui ne suivent pas ses préceptes. Dans leurs rangs il y a ceux qui n’ont jamais lu le Saint Coran au cours de leur vie. Ces gens qui font fi de la parole de Dieu sont à l’exemple de celui qui sait où se trouve une source dont l’eau est pure, désaltérante et guérit toutes maladies mais qui n’en profite pas en dépit de ses certitudes, de sa soif et de sa maladie. C’est là le comble de l’ignorance et de son malheur. Il devrait s’y désaltérer et profiter pleinement des vertus thérapeutiques de cette eau. En dépit de sa connaissance il s’en tient éloigné comme s’il ignore l’existence même. Cet état perdure jusqu’à ce que la mort le surprend. La situation de cette personne doit servir d’exemple. Voilà l’état des musulmans d’aujourd’hui. Ils savent très bien que le Saint Coran est la clé du progrès et du succès et qu’ils doivent traduire ses préceptes dans la pratique. Mais il n’en est pas ainsi, ils ne s’en soucient guère. Par sympathie pour eux je les invite dans cette direction – je le fais suite aux commandements de Dieu – mais ils me qualifient de fieffé menteur et d’Antéchrist. Leur état mérite la plus grande pitié. (Al Hakm, volume 32, 24 décembre 1904, page 2)

Le Messie Promis (a.s.) dit encore : « C’est vrai que la majorité des musulmans ont abandonné le Coran ; mais les lumières et les bénédictions du Coran sont toujours vivantes et verdoyantes. J’ai été envoyé afin d’en apporter la preuve. Au moment opportun, Dieu envoie Ses serviteurs pour le soutenir [le Coran]. Car Il a promis :

إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ

Cette promesse de la protection n’a pas été faite en faveur de la Torah ou de tout autre Ecriture qui, d’ailleurs, ont été corrompu par la ruse de l’homme. Un procédé important qui vise à protéger le Coran est [qu’il présente à toute époque] les preuves de sa vivacité. Etant donné que les juifs ont entièrement abandonné la Torah, il ne s’y trouve aucun effet ni de force ; ce qui prouve qu’ils sont morts. »

Le Messie Promis (a.s.) dit encore : « Surtout, n’abandonnez pas le Saint Coran, car votre vie s’y trouve. Ceux qui honorent le Saint Coran seront honorés au ciel. Ceux qui le préfèrent aux Hadiths et à toute autre parole, seront préférés au ciel. Pour l’humanité tout entière, il n’y a qu’un seul Livre pour la guider: le Saint Coran; et pour tous les descendants d’Adam, il n’y a qu’un seul Messager et intercesseur: Muhammad, l’élu (sur lui bénédictions et paix !). (Kishti-e-Nuh, Ruhani Khaza’in, vol. 19, p. 13)

C’était là quelques extraits des dires du Messie Promis (a.s.) sur l’importance de la lecture du Coran et le fait de mettre en pratique ces enseignements. Je les ai présenté afin que nous puissions profiter de ce grand trésor au cours de ce Ramadan. Il faut lire le Coran, méditer sur ses préceptes et réviser les parties que l’on avait jadis mémorisées mais que l’on a oubliées.

Après la prière de Jummah Sa Sainteté le Calife a dirigé la prière funéraire de M. Kaleem Waseem Saheb du Royaume-Uni. Le défunt avait 54 ans et est décédé des suites d’une crise cardiaque le 6 juillet dernier. Inna lillahi wa inna ilaihi rajioune. Il habitait au Royaume-Uni depuis 1989 et travaillait pour la MTA depuis 1993, l’année de son lancement. Il était responsable de la section interprétation de la MTA. Il était très apprécié par ses collègues et les membres de sa famille.

Sa Sainteté le Calife a aussi dirigé la prière funéraire en absence de M. Al Hajj Asim Zaki Bashir ud Din Sahib des Etats-Unis. Il est décédé le 22 Juin 2014 après avoir souffert d’un cancer. Il a combattu cette maladie avec beaucoup de courage et de patience. Il est né dans une famille chrétienne, le 26 mai 1929 et était intéressé par la religion depuis son enfance. Par la grâce d’Allah, il a embrassé l’Ahmadiyya à l’âge de 19 ou 20. Il était ferme dans sa foi et présentait l’image d’un véritable croyant. Il avait rencontré de nombreuses personnalités de la communauté, dont Chaudhry Zafrullah Khan en 1940. Il a eu l’honneur de rencontrer le troisième Calife (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde).

Qu’Allah accorde Son pardon aux défunts et qu’Il exalte leur statut.


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