Résumé du sermon du vendredi prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, chef spirituel de la Communauté Islamique Ahmadiyya Internationale, le 14 mars 2014, à la mosquée Baitul-Futuh, au Royaume-Uni.

Quelques semaines de cela Sa Sainteté le Calife avait prononcé une série de sermons sur la réforme de la conduite . Il y avait évoqué les aspects sous lesquels le Messie Promis (a.s) nous a présenté Dieu, les moyens pour parvenir à Le connaître, ainsi que les signes et les miracles apparus en faveur du Réformateur de notre temps.

Nous il incombe de connaître ces faits à la lumière des paroles et des explications du Messie Promis (a.s), afin que nous puissions progresser dans notre foi et dans nos œuvres.

Sa Sainteté a présenté à cet effet des écrits de Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) sur la connaissance de Dieu  : ses propos à ce sujet couvrent des centaines de pages et ce qui suit n’en n’est qu’une infime partie. Certes les Prophètes de Dieu et les saints ont acquis une somme importante de connaissance divine, mais quelle doit être la norme que doit atteindre un musulman ordinaire à cet égard. C’est ce que nous explique le Messie Promis (a.s).

Le Messie Promis (a.s) affirme  : « Deux actions de la part de l’homme suffissent pour qu’il atteigne Dieu. Premièrement il doit éviter le péché et deuxièmement il doit accomplir des bonnes œuvres. Se prémunir des transgressions n’est pas un grand exploit en soi. Deux facultés existent en la nature de l’homme dès sa naissance  : d’une part ses passions charnelles l’encouragent à commettre des péchés et d’autre part le feu de l’amour divin, caché en son for intérieur, réduit ces délits en cendres à l’instar d’un feu consumant des brindilles. C’est la connaissance de Dieu qui attise cette flamme spirituelle qui brûle les péchés  : elle est essentielle car l’amour de toute chose en dépend. Comment aimer l’objet dont on ignore la beauté et les mérites ? Le fait de connaître les qualités ainsi que l’éclat de Dieu fait naître cet amour incandescent qui consume le péché. La sounna de Dieu stipule que les hommes reçoivent cette connaissance de la part des prophètes  ; en les suivant ils profitent de la lumière de ces derniers et de tout ce qu’ils ont reçu. »

Le Messie Promis (a.s) ajoute  :

« J’ai étudié minutieusement toutes les religions pour arriver à la conclusion que seul l’Islam peut, à toute époque, faire connaître la personne de Dieu, car le Prophète de l’Islam est vivant ainsi que son enseignement. Dieu affirme qu’en éprouvant de l’amour pour le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et en le suivant l’on pourra être récipiendaire de la parole de Dieu et les portes de la lumière divine s’ouvriront. »

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Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Communauté Ahmadiyya

Le Messie Promis (a.s) explique en ces termes la relation entre la réalité de l’Islam et la connaissance du divin  : « Le savoir est le moyen préconisé par Dieu pour saisir la réalité de l’Islam. Certes il en existe d’autres méthodes à l’instar du jeûne, des prières quotidiennes, des supplications, du respect des préceptes de Dieu dont il en existe plus de 600, cependant tout cela dépend entièrement de la conscience de la grandeur et de l’unicité de Dieu, de Ses signes et de Ses attributs glorieux et magnifiques. C’est par ce moyen que l’on pourra reconnaître Dieu comme Il le mérite. Comment celui dont le cœur est négligent et qui ignore Dieu pourra-t-il jeûner, accomplir la prière ou faire de l’aumône ? Le catalyseur de toutes ces bonnes œuvres est cette connaissance. C’est ce savoir qui engendre les autres méthodes. Cette connaissance, quant à elle est tributaire de la Rahmaniyya de Dieu et non d’un acte méritoire ou d’une prière du récipiendaire ou en raison de ses qualités. C’est un don de la part de Dieu  : Il guide qui Il veut et égare qui Il veut. Cette connaissance s’affine davantage grâce aux bonnes œuvres et au perfectionnement de sa foi, tant et si bien que la lumière de la révélation divine éclaire le récipiendaire. Cet état se nomme “Islam”. »

« Sans nul doute l’homme ne pourra se libérer efficacement de ses péchés, ni ne pourra-t-il éprouver un amour sincère à l’égard de Dieu ou Le craindre comme Il le mérite tant qu’il ne Le connaît pas et tant qu’il ne tire pas sa force de Lui. Il est évident que tout amour ou crainte dépend du savoir. Tout ce qui plait à l’homme ou qui l’épouvante en ce monde dépend de ce qu’il sait. Il est tout aussi vrai que l’on ne pourra acquérir ce savoir ni en profiter sans la grâce divine.

La porte pour reconnaître Dieu et pour voir la vérité s’ouvrira après avoir acquis cette connaissance par l’entremise de la grâce divine. D’ailleurs c’est la grâce divine qui la maintiendra ouverte, qui purifiera et éclairera ce savoir et qui enlèvera tout voile se trouvant [entre Dieu et l’homme], et qui débarrassera ce dernier de l’impureté de l’âme qui incite au mal, qui renforcera l’âme de l’intéressé et lui accordera la vie. Ces grâces lui feront aussi sortir de la prison du mal et le débarrassera de la souillure des désirs vicieux et l’extirpera du flot tumultueux des passions égoïstes. Et c’est là qu’un changement s’opérera en lui et tout naturellement il honnira une vie faite de corruptions, et la première chose vers laquelle il sera attiré est la prière. Ne vous trompez pas en croyant que vous priez quotidiennement et que la Salat [que vous accomplissez] est supplication.

Cette prière qui prend sa source dans la connaissance et les faveurs divines à un cachet spéciale. Elle réduit à néant toute chose. C’est un feu incandescent qui consume tout sur son passage. C’est une force magnétique qui attire toute faveur divine. C’est une mort qui redonne vie au final. C’est un déluge qui ensuite se transforme en arche. La prière restaure tout c’est qui détruit. Et tout poison se mue en antidote par son entremise. » Voilà en somme l’importance de cette connaissance que nous présente le Messie Promis (a.s).

Pourquoi l’homme est-il enclin à commettre des péchés et pourquoi cette âme qui incite au mal a-t-elle une si grande emprise sur son cœur ? Le Messie Promis (a.s) répond à ces questions en ces termes  :

« L’absence de la crainte divine au cœur engendre l’audace à commettre des transgressions. Mais comment faire naitre cette crainte ? La condition indispensable est la connaissance de Dieu  : plus on Le connaît plus on Le craindra. […] La connaissance peut même générer en l’homme la peur d’insectes insignifiants  : dès qu’il sait que des puces et des moustiques sont présents il fera tout pour s’en protéger. Cependant pourquoi une telle audace à enfreindre les lois de Dieu, Lui qui est Tout-puissant, Omniscient, Celui Qui voit tout, le Maitre des cieux et de la Terre ? L’ignorance en est la cause. Quand on méconnaît Dieu on est enclin à commettre des péchés.

Ils sont nombreux à clamer leur croyance en Dieu  : mais un simple examen de leur personne prouvera qu’ils sont athées, car dès qu’ils s’impliquent dans les œuvres de ce monde ils oublient la colère de Dieu et Sa grandeur. D’où l’importance d’acquérir ce savoir divin par l’entremise de la prière, car sans lui l’on ne pourra obtenir la certitude parfaite. Celle-ci sera acquise quand l’on saura que couper toute relation avec Dieu est synonyme de la mort. Faites des efforts pour éviter les péchés certes, mais n’abandonnez surtout pas la prière et évitez toutes ces réunions qui incitent aux transgressions. Sachez que sans l’aide de Dieu l’on ne pourra point se défaire de ces malheurs du destin qui accompagnent l’homme dès sa naissance. »

Quelles sont ces rencontres qui aujourd’hui nous incitent à commettre les péchés ? Cela peut être la télévision, Internet ou Facebook. Même les gens de ce monde commencent à en prendre conscience. Récemment aux Etats-Unis l’on a fermé plus de 600 000 comptes Facebook en raison des troubles qu’ils causaient.

Le Messie Promis (a.s) dit encore  : « Souvenez-vous que l’homme sera à même d’éviter le péché quand sa foi en Dieu sera parfaite. Le but ultime de la vie est de se libérer du joug de la transgression. L’enfant innocent désire toucher un serpent qu’il trouve tout beau  ; mais le savant, sachant que le reptile peut mordre et tuer, n’aura point le courage de s’en approcher. Voire, s’il sait qu’un serpent habite une maison il ne s’y aventurera point. De même l’on ne consommera pas ce que l’on sait être du poison. Ainsi tant que l’on ne considère pas le péché comme un venin virulent l’on ne pourra s’en prémunir. Mais cette certitude ne peut être acquise sans connaissance. Pourquoi l’homme ose-t-il commettre des péchés en dépit de sa foi en Dieu et du fait qu’il sait que c’est une infraction [aux lois divines] ? La réponse est qu’il n’est pas doué de ce savoir qui détruit en lui toute aptitude à commettre le péché.

S’il en était ainsi l’on devra admettre – que Dieu nous en préserve – que l’Islam n’a pas atteint son but. Or, ce n’est pas le cas, car seul l’Islam a atteint à la perfection cet objectif et sachez que la révélation et le dialogue avec Dieu en sont les seuls moyens. Ceux-là font naître la certitude parfaite en l’existence de Dieu  : l’on saura, pertinemment bien que Dieu déteste les péchés et qu’Il a le pouvoir de punir. Le péché est un poison  : au début l’on en commet des mineurs, avant d’être coupable de transgressions majeures et au final l’on tombe dans l’incroyance. »

Le Messie Promis (a.s) ajoute  :

« La connaissance empêche l’homme de commettre des péchés. Celui qui sait que l’arsenic, un serpent vénéneux ou un tigre sont mortels ne s’en approchera pas. De même lorsque vous possèderez le savoir vous ne vous approcherez point du péché. D’où la raison d’accroitre votre certitude  : celle-ci grandira grâce à la prière. La Salat est en soi une supplication  : vous vous libérerez du péché dans la mesure que vous l’embellirez. De simples paroles ne suffiront pas pour acquérir la connaissance. De grands sages ont abandonné Dieu car ils se sont contentés d’étudier Sa création tout en négligeant la prière  : c’est ce que j’ai expliqué dans mon ouvrage Barahiné-i-Ahmadiyya. Certes la création témoigne qu’un créateur doit exister, mais elle ne prouve pas pour autant qu’Il existe. Il y a un grand écart entre « doit exister » et « existe ». Seule la prière prouvera que Dieu est. Celui qui se contente de son intelligence ne pourra atteindre cette conviction. Il est dit à cet effet que c’est par l’entremise de Dieu que l’on pourra Le connaître.

[Le Coran affirme  :] « Les regards ne peuvent l’atteindre ». Cela sous-entend que l’intelligence à elle seule ne suffira pas pour reconnaître Dieu  : pour ce faire il faut appliquer les méthodes qu’Il a préconisées. Et il n’y a pas de meilleure prière que celle-là  : « Guide nous sur le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes faveurs. »

Le Messie Promis (a.s) nous explique en ces termes la réalité du repentir  : « Celui qui cherche Dieu avec constance L’atteindra. J’affirme de surcroît, et c’est là ma ferme conviction, qu’il verra Dieu. L’on consacre beaucoup de temps et d’argent pour acquérir les connaissances de ce monde. Ceci nous présente clairement les règles pour acquérir ce savoir spirituel. Le débutant, au sein de notre religion, qui désire acquérir cette connaissance spirituelle doit tout d’abord connaître la personne de Dieu ainsi que Ses attributs. Cette notion doit atteindre le stade de la certitude  : et c’est ainsi qu’il connaîtra à la perfection la personne de Dieu ainsi que Ses attributs. Et une voix en son for intérieur annoncera avec satisfaction qu’il a trouvé Dieu. Quand cette foi en Dieu atteint le stade de la certitude et que l’on ressent que l’on a vu Dieu et que l’on connaît Ses attributs, l’on détestera le péché et l’on s’en éloignera. C’est cela le repentir. »

Le Messie Promis (a.s) affirme  : « Je ne cesse de répéter ces faits car Dieu, Celui qui a fondé cette communauté, désire par son entremise rétablir ce savoir disparu et la vraie Taqwa et pureté qui n’existent plus à notre époque. »

« Etant donné que le péché et la turpitude ont pris de l’ampleur en ce monde qui est la nôtre et que les voies pour reconnaître Dieu sont méconnues, Allah le Très-Haut a établi ce mouvement et m’a envoyé de par Sa grâce et Ses faveurs afin que je puisse informer ceux qui sont négligent à propos de Sa personne et qui ignorent tout à Son sujet. Non seulement dois-je les informer à Son propos, mais je peux aussi leur montrer Dieu s’ils viennent vers moi, avec honnêteté, patience et sincérité. C’est pourquoi Dieu, s’adressant à moi, a affirmé  : « Tu es apparu grâce à Moi et Moi grâce à toi. »

L’objectif de l’avènement du Messie Promis (paix soit sur lui) était de nous inculquer la connaissance de Dieu de sorte que nous puissions, dans une certaine mesure, Le voir et que chaque action de notre part soit accomplie en étant animé de Son amour et de Sa crainte.

Qu’Allah fasse que nous puissions acquérir une telle connaissance qui consumera tous nos péchés et que nous puissions atteindre l’objectif de l’avènement du Messie Promis (a.s).

A la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a annoncé qu’il dirigerait la prière funéraire de M. Abdul Mannan Subhan Din Sahib, décédé à l’âge de 72 ans. Il vivait au Royaume-Uni depuis 1945 et fait parti des premiers ahmadis qui s’étaient établis ici. Il avait servi pendant trente ans au sein du département Amanat de la Jalsa Salana.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du résumé de ce sermon)