Sermon du vendredi prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, chef spirituel de la Communauté Islamique Ahmadiyya Internationale, le 14 février 2014, à la mosquée Baitul-Futuh, au Royaume-Uni.

Pour le sermon d’aujourd’hui j’évoquerai les signes [qui sont apparus en faveur] du Messie Promis (a.s.) et dont il a lui même fait mention. D’emblée je vous présente un principe qu’il a avancé afin de mieux comprendre leur portée [réelle]. Selon le Messie Promis (a.s) Dieu a manifesté et manifestera des signes par son entremise afin de prouver la véracité de l’Islam ainsi que l’éminence du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Ils ont aussi pour vocation de faire traire les détracteurs de l’Islam et sont autant de témoignages pour prouver, aux autres musulmans, la véracité du Messie Promis (a.s.).

C’est ce qu’explique le Messie Promis (a.s) dans son ouvrage Barāhīn-i-Ahmadiyya : « [Tous ces signes] sont révélés afin que ceux qui aspirent à [suivre] la voie de la droiture puissent être pleinement conscients que toute bénédiction et lumière gît en Islam. Afin aussi que des preuves irréfutables venant de Dieu puissent accabler les athées et afin que leur dépravation soit évidente à tout homme de bien. [Ces athées] se complaisent dans les ténèbres et détestent la lumière, ils nient l’éminence du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), le meilleur des hommes, ils l’injurient et le calomnient. Leur vilenie et leur malhonnêteté les empêchent de comprendre qu’il est l’homme parfait, dont la lumière éclairera le monde à tout jamais à l’instar du soleil. Grâce à ces vérités [qui se manifesteront] nos adversaires admettront de leur propre chef la gloire de l’Islam ; le chercheur de vérité quant à lui trouvera la voie qui mène à la conviction et ceux doués d’intelligence affineront davantage leur perspicacité.

L’autre raison de présenter ces révélations et ces visions est de renforcer la foi des croyants : afin qu’ils y trouvent réconfort et qu’ils soient convaincus que la Sirat-i-mustaqim gît en Islam. Sous le firmament il n’y a qu’un seul Prophète et un seul Livre : le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), le meilleur de tous les prophètes, le plus parfait des messagers, le Sceau des Prophètes et le plus grand des hommes : celui qui marche sur ses pas découvrira la voie qui mène à Dieu, se débarrassera des voiles ténébreuses et verra ici sur Terre les signes du véritable salut. Le Livre est le Coran qui renferme la vraie et parfaite direction, grâce auxquelles l’on acquiert le savoir et la compréhension du divin : il débarrasse le cœur de toute tare humaine. Une fois départi de ses doutes, de son ignorance et de ses négligences l’homme atteint le stade de la certitude.

L’autre raison derrière l’évocation de ces visions, révélations et témoignages des adeptes des autres religions est de fournir aux musulmans des preuves irréfutables. Par ce biais ils seront victorieux et ils réduiront au silence ces pécheurs invétérés et ces athées, qui, le cœur corrompu, confrontent les musulmans en faisant étalage de leur grandeur. Les chercheurs de vérité ainsi que les générations futures seront à l’abri de ce vent empoisonné de l’égarement, car l’accomplissement de nombre de ces révélations dépend des faits à venir. Quand le temps s’écoulera, qu’une nouvelle période dévoilera sa face et que l’on constatera de visu l’accomplissement des faits évoqués dans ce livre, ces prophéties renforceront leur foi insha Allah. » (Barāhīn-i-Ahmadiyya, volume 1).

Ainsi les révélations et les prophéties évoquées par le Messie Promis (a.s) dans son ouvrage Barāhīn-i-Ahmadiyya ne concernent pas que son époque : nombre de ces prédictions se réaliseront dans le futur, insha Allah.

D’ailleurs ces prophéties ne se limitent pas à la personne du Messie Promis (a.s) : elles ont pour première vocation de prouver la véracité de l’Islam et d’éclairer le monde à propos du statut [éminent] du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Je m’étonne, quant à moi, de ceux qui faisant fi de cette réalité, qualifient d’incohérences les révélations reçues par le Messie Promis (a.s) en anglais, en arabe et en ourdou. L’on ne peut obliger Dieu à révéler en telle ou telle langue : ce choix Lui appartient. Il n’en demeure que même des non-musulmans ont vu l’accomplissement de ces prophéties et ont témoigné ainsi de la véracité du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Pour ceux doués de perspicacité spirituelle l’ouvrage Barāhīn-i-Ahmadiyya suffit : les sujets et les signes qui y sont évoqués renforcent la foi et comme l’affirme le Messie Promis (a.s) les générations futures seront témoins de leur réalisation.

Cet ouvrage ainsi que bien d’autres livres écrits par le Messie Promis (a.s), sont autant de signes qui ont guidés et qui guident jusqu’à présent nombre d’âmes vertueuses. Mais les aveugles de cœur en sont ignorants et ne sont pas à même de comprendre les signes du Messie Promis (a.s) et son savoir.

Dans son ouvrage Kishti Nuh (L’Arche de Noé) le Messie Promis et Imam Al-Mahdi évoque les prophéties qu’il a faites suite aux révélations divines :

« En plus de dix mille occasions, Dieu le Tout-Puissant m’a révélé des choses cachées à venir dont l’accomplissement s’est fait en temps et lieu. Nous en avons consigné dans notre livre intitulé Nuzūl-ul-Masīh (La descente du Messie) environ cent cinquante exemples avec preuves et témoignages à l’appui. Vous constaterez qu’il n’y a aucune de nos prophéties qui n’ait été déjà accomplie, soit entièrement soit partiellement, et vous ne pourrez juger vaine aucune d’entre elles. La personne immorale ou ignorante des faits pourra dire ce qu’elle voudra, mais cela ne changera rien.

L’accomplissement de nos prophéties par milliers a été aussi clair que la lumière du jour, et des milliers de gens en ont été témoins. Voilà ce que nous revendiquons. L’histoire ne connaît rien de semblable, sauf dans le cas de notre Saint Prophète (sur lui bénédictions et paix !). Nous prenons l’engagement d’offrir une récompense à celui de nos opposants qui arrive à citer des exemples similaires. S’ils avancent que telle ou telle de nos prophéties n’a pas été accomplie, ce sera par pure méchanceté ou stupidité; et si nous devons expliquer cette méchanceté ou stupidité, nous présumerons que c’est peut-être à cause de leur dépravation et de leur méfiance. Si vraiment ils sont sincères dans leur quête de la vérité, alors qu’ils cessent de tenir de tels discours au cours de leurs réunions.

Que des milliers de prophéties ont été réalisées et que des milliers de gens en ont été témoins n’est certes pas une mince affaire. C’est comme si le Dieu de la Puissance et de la Gloire voulait Se montrer. Hormis l’époque du Saint Prophète (sur lui bénédictions et paix !), peut-on en relever une seule où il y eut des milliers de prophéties qui ont été faites et réalisées de manière si éclatante et qui ont eu pour témoins des milliers de gens ?

Vu la proximité exceptionnelle que Dieu fit jouir à Son serviteur pour lui dévoiler des centaines de Signes de l’inconnu, il est évident qu’il est très rare, nous en sommes convaincus, de rencontrer pareil cas à travers l’histoire. » (Kishti-Nūh)

Dans son ouvrage Nuzūl-ul-Masīh le Messie Promis (a.s) a évoqué l’accomplissement de certaines de ces prophéties. Ci-dessous en sont quelques exemples :

« A la page 517 de Barāhīn-i-Ahmadiyya est consignée la prédiction suivante :

یا احمد فاضت الرحمة علی شفتیک

« O Ahmad ! La grâce divine coulera de tes lèvres. Tu seras doué d’éloquence, de vérité et de savoir. » Le Messie Promis (a.s) dit à cet effet : « Mes paroles ont accompli des miracles montrés par personne d’autre. Après cette révélation j’ai écrit plus de 20 ouvrages et fascicules en arabe d’une éloquence inégalée. Dieu a privé les autres du cœur et de la langue (pour pouvoir l’accomplir) et Il m’en a doté. »

Aux pages 518 et 519 de l’ouvrage Barāhīn-i-Ahmadiyya se trouve la révélation suivante :

وقالوا انی لک هذا الا سحر یؤثر لن نؤمن لک حتی نری الله جهرةً لا یصدق السفيه الا سیفة الهلا ک عدوا لی وعدوا لک قل اتی امر الله فلا تستعجلوه

La traduction est : « Et ils disent comment se fait-il que tu jouisses de ce statut ? Ce n’est que duperie. Nous ne croirons pas en toi avant que tu ne nous montres Dieu. Ces gens-là ne croiront que dans le signe de la mort. Dis-leur que la peste est apparue ; ne me rejetez pas avec empressement. »

Le Messie Promis (a.s) dit : « Cette prophétie concernant la peste a été faite plus de 20 ans de cela. L’épidémie a sévi pour plusieurs années et a fait des centaines de milliers de victimes.

A la page 242 de Barāhīn-i-Ahmadiyya se trouve la prophétie suivante :

اصحاب الصفة وما ادرک ما اصحاب الصفة تری اعینهم تفیض من الدمع یصلون علیک ربنا اننا سمعنا منادی ینادی للایمان وداعیا الی الله و سراج منیرا

« Les amis d’As-Sufa. Que sais-tu des amis d’As-sufa ? Tu verras leurs yeux en larmes. Ils enverront des salutations sur toi et prieront en ces termes en ta faveur : « O notre Seigneur ! Nous avons entendu un annonceur qui disait : « Rectifiez votre foi et renforcez la. » Il appelait vers Dieu et bannissait le polythéisme. Il était une lampe dont la lumière se rependait sur Terre. »

Le Messie Promis (a.s) dit : « Sachez que lorsque cette prophétie a été consignée dans Barāhīn-i-Ahmadiyya il n’y avait autour de moi aucun Suffa (logement / loge) pour accueillir mes compagnons, d’ailleurs ne j’avais aucun disciple à l’époque. » (Barāhīn-i-Ahmadiyya a été écrit en 1882 et la révélation date de cette année).

« Par la suite, dit le Messie Promis (a.s), de nombreux fidèles se sont installés à Qadian et j’ai préparé pour eux des logis. Quelle est grandiose cette prophétie ! Elle a été énoncée quand personne ne pouvait imaginer que mes fidèles disciples se réuniront un jour à Qadian et que je préparerai pour eux des demeures.

A la page 240 de Barāhīn-i-Ahmadiyya se trouve une autre prophétie :

یریدون ان یطفؤا نور الله بافواههم والله متم نورهٖ ولو کره الکافرون

Le Messie Promis (a.s) dit à ce propos : « Les opposants voudront éteindre la lumière d’Allah par leur souffle : c’est-à-dire qu’ils auront recours à des complots bien ficelés mais Allah parachèvera Sa lumière, même si cela déplait aux mécréants.

Cette prophétie date de l’époque où mes adversaires ne vouaient aucune hostilité à l’encontre de ma communauté. En somme il n’y avait aucune opposition alors que la prophétie en prédisait l’émergence ainsi que la fin. Cette prophétie se réalisa dix ans après : l’hostilité a atteint son comble et l’on m’a qualifié de mécréant et de passible de mort. Des centaines d’ouvrages ont été publiés contre moi. Tous les mollahs se sont ligués contre moi et ont eu recours à des complots, les uns plus vils que les autres, afin de me détruire. Mais le résultat a été le contraire et ma communauté a accompli des progrès miraculeux. »

Ailleurs dans Barāhīn-i-Ahmadiyya se trouve la prophétie suivante :

ان لم یعصمک الناس فیعصمک الله من عنده ۔ یعصمک الله من عنده وان لم یعصمک الناس

« Si les hommes ne te protégeront pas, c’est-à-dire, qu’ils essaieront de te détruire, Allah te protégera. Certainement Il te protégera même si les hommes ne désirent pas te protéger. »

Le Messie Promis (a.s) dit à cet effet : « Saisissez la puissance et la gloire de cette prophétie et de cette promesse de protection divine. Il est dit qu’on fera tout pour me détruire mais que Dieu sera avec moi et qu’Il réduira à néant ces complots et qu’Il me protégera. On a eu recours à des intrigues de toutes sortes pour me détruire. On m’a intenté un procès pour tentative d’assassinat, on a tenté de me déshonorer d’une manière ou d’une autre, on m’a accusé d’évasion fiscale, on a émis des fatwas pour me taxer d’incroyant et pour inciter les autres à me tuer. Mais Dieu a fait échouer tous ces complots. D’ailleurs Il m’avait informé depuis fort longtemps de cette tempête d’hostilité. Craignez Dieu et dites la vérité : n’est-ce pas là la connaissance de l’invisible ainsi que le soutien divin ? […] Telle fut la promesse de la protection divine.

On m’a accusé à tort, trainé devant les tribunaux, on m’a insulté et vilipendé, on m’a fait subir des pertes financières en m’intentant ces procès. [Sachez cependant] que l’assurance de ma protection [donnée par Dieu] signifie que je serais à l’abri des grands malheurs que me souhaitaient mes adversaires. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) en avait lui aussi reçu l’assurance, cependant il a été gravement blessé lors de la bataille d’Uhud, qui a eu lieu après la révélation de cette promesse.

D’ailleurs Dieu a dit à Jésus-Christ (a.s.) : « et quand J’ai retenu les Enfants d’Israël de toi pour qu’ils ne te mettent pas à mort » Cependant l’histoire nous apprend que les juifs avaient fait arrêter Jésus-Christ (a.s.) pour le placer sur la croix ; mais en fin de compte Dieu lui a accordé Sa protection. Voilà le sens de cette promesse. Tout comme Allah [me] l’avait promis : « Et Allāh te protégera contre les hommes. »

C’étaient là quelques exemples des révélations reçues par le Messie Promis (a.s). Ses ouvrages sont en soient des miracles. Il dit à ce propos : « Dieu manifeste des miracles en ma faveur lorsque je prends ma plume. Quand je commence à écrire en arabe ou en ourdou je sens en moi quelqu’un qui m’enseigne. Tout ce que j’écris que ce soit en arabe, en persan ou en ourdou peut être classé en deux catégories.

[Dans la première] le flot des phrases et des sens des mots me viennent avec une grande facilité. Et je ne cesse d’écrire sans ayant à fournir de grands efforts. Cela n’est pas au-delà de mes aptitudes. Les termes et leurs connotations sont tels qu’ils me viennent à l’esprit sans aucune grâce particulière de Dieu et avec la bénédiction de Son soutien général, qui n’est autre que la capacité mentale [que nous possédons tous]. Je compose ces sujets en faisant peu d’efforts et en prenant beaucoup de temps : Allah sait le mieux.

L’autre type d’écrits tombe dans la catégorie de l’extraordinaire. A titre d’exemple parfois en composant une phrase en arabe il me manque certains termes dont je n’ai aucune connaissance : et c’est là que la révélation divine m’éclaire et que le Saint-Esprit inspire ces termes en mon cœur et ma langue les prononce. En ces moments, je ne contrôle plus mes sens.

Un jour quand j’écrivais en arabe j’avais besoin de la correspondance exacte de l’expression بسیاری عیال (bisyāri ‘iyal – qui signifie avoir beaucoup d’enfants). J’ignorai le terme exact en arabe, mais le sens de la phrase que j’écrivais en dépendait. Sur le coup le mot ضفف (dufaf) a été insufflé en mon cœur comme par révélation : il avait le sens exact de bisyāri ‘iyal.

Une autre fois, j’avais besoin d’un terme qui signifiait « se taire quand on est triste ou indigné » et instantanément le mot وجوم (wujūm) m’a été révélé.

Tout en écrivant en arabe des centaines de phrases structurées me sont divulguées comme dans une révélation ; des fois un ange me les a montrés sur ​​un morceau de papier. Des fois ce sont des versets du Coran ou des phrases semblables [qui me sont révélés].

Parfois, après un certain temps j’apprends que telle ou telle expression en arabe qui m’avait été révélée par Dieu se trouve dans tel ou tel ouvrage. Dieu étant le Maître de tout, Il a le pouvoir de me révéler une belle phrase tirée d’un livre ou un beau couplet écrit quelque part dans un recueil de poème. Ceci concerne ​​la langue arabe, mais plus étonnant encore est le fait que je reçois des révélations en des langues que je ne maitrise point, à l’instar de l’anglais, du sanscrit ou de l’hébreu. Il en est des exemples dans mon livre Barāhīn-i-Ahmadiyya.

Je jure par Allah, le Maitre de ma vie, que c’est ainsi qu’Il me traite et qu’Il m’octroie des signes. Il me révèle l’invisible sous diverses formes et mon Dieu fait peu de cas si l’expression qui m’est révélé se trouve dans un livre en arabe, en anglais ou en sanskrit, parce tout cela est pour moi du domaine de l’Invisible.

Dans le Saint Coran Allah l’Exalté a consigné nombre de faits évoqués dans la Torah et les a inclus dans la sphère de l’Invisible car, quoique que les Juifs en étaient au courant, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) les ignorait. Voila pourquoi j’ai défié le monde de produire des commentaires aussi miraculeux et éloquents que les miens en langue arabe. Sinon qui suis-je pour mettre au défi le monde ? » (Nuzūl-ul-Masih, p. 434 à 436)

Sa Sainteté le Calife a ensuite présenté quelques exemples de l’effet marquant qu’ont eu les ouvrages du Messie Promis (a.s) sur des Arabes.

Une dame d’origine palestinienne raconte qu’elle croyait que Hadrat Isa (paix soit sur lui) était vivant au ciel et qu’il retournera sur Terre afin de faire triompher l’Islam par l’usage de la force. Un de ses beaux-frères lui a fait connaître la djama’at et lui a offert des ouvrages du Messie Promis (a.s.) : pour elle c’étaient des perles inestimables. Les paroles du Messie Promis (a.s.) était d’une grande éloquence et débordait de savoir spirituel. Et elle a compris qu’elles étaient un moyen pour établir la relation entre l’homme et Dieu. Une fois pleinement satisfaite elle a fait la Bai’at.

M. Ajaz de l’Algérie rapporte qu’il était complètement déçu par les commentaires erronés des soi-disant exégètes du Coran quand un ahmadi Jordanien lui a présenté les écrits du Messie Promis (a.s.). La puissance qui en découlait l’a fait trembler et il était convaincu que ces paroles venaient de Dieu.

M. Faraz d’Abu Dhabi raconte qu’il a lu tous les livres du Messie Promis (a.s) qui lui sont tombés entre les mains et qu’il a suivi les émissions en arabe de la MTA. Il a étudié le Coran et les hadiths pour arriver à la conclusion qu’il avait deux options : soit qu’il continuait à attendre l’avènement d’un Mahdi sanguinaire et qu’il s’agrippait à ses croyances erronées soit qu’il devait accepter, en tant qu’Imam Mahdi, Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s.), lui qui avait présenté les beautés de l’Islam et a défendu le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il a supplié Dieu de le guider et se penchait peu à peu dans la direction de la djama’at Ahmadiyya. Quand il a lu le poème du Messie Promis (a.s) à la gloire du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) il en tremblait de tout son corps. Il s’est exclamé : « Jamais imposteur pourrait écrire pareille poésie et éprouver pareils sentiments pour le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Sans l’aide divine aucun non-arabe n’aurait pu s’exprimer avec une telle éloquence ! ». Et il s’est joint à l’Ahmadiyya.

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Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Communauté Ahmadiyya

Le Messie Promis (a.s) a évoqué l’ampleur de ces signes en ces termes : « …de même des centaines de signes sont apparus en ma faveur. Existe-t-il sur ​​terre aujourd’hui quelqu’un qui pourrait me surpasser à cet égard ? Je prends Dieu à témoin, Lui le Maître de ma vie, que jusqu’à ce jour plus de 200 000 signes sont apparus en ma faveur et, pas moins de 10 000 âmes ont vu en rêve le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et il les a assurés de l’authenticité de mes déclarations. En outre, les sages de grande renommée et des êtres spirituellement exaltés, dont les adeptes se compte en dizaine de milliers ont été récipiendaires de visions qui leur annonçaient que c’est Dieu qui m’a envoyé. Certains sont morts trente ans avant mon avènement, à l’instar d’un sage du nom de Gulab Shah de Ludhiana et qui avait dit à Mian Karim Bakhsh que Jésus naitra à Qadian et qu’il se rendra à Ludhiana.

Mian Karim Bakhsh, un homme juste et fort âgé, croyait en l’unicité de Dieu. Il est venu me voir à Ludhiana et m’a raconté cette prophétie pour laquelle les mollahs le harcelaient. Mais il ne s’est guère soucié d’eux. Il m’a raconté que Gulab Shah disait que Jésus fils de Marie n’est pas vivant et qu’il ne va pas revenir sur terre. Mirza Ghulam Ahmad est le Jésus de cette nation ; et en vertu de la puissance et de la sagesse divine il ressemble à Jésus et porte ce titre dans le ciel. Il disait : « O Karim Bakhsh, quand Jésus apparaîtra, les mollahs se ligueront tous contre lui mais ils ne réussiront pas dans leurs tentatives. Il sera envoyé afin de débarrasser le Coran des commentaires erronés pour en présenter les préceptes originaux. Dans cette prophétie le sage avait clairement souligné que Mian Karim Bakhsh atteindra la vieillesse et qu’il verra le Messie en personne. (Tadhkirat-ush-Shahadatain, pages 36 à 37)

Ci-dessous sont quelques exemples de ceux qui ont vu le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) en rêve et qui leur a témoigné à propos de la véridicité du Messie Promis (a.s).

Hadrat Abdul Rasheed Sahib (r.a) vit dans un songe que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) était malade et couché dans un lit. Il se leva avec le soutien du Messie Promis (a.s) et prononça un discours sur la véracité du Messie Promis. Peu après le visage du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) s’anima et il recouvra sa santé. Abdul Rasheed en déduisit que la renaissance de l’Islam se fera par l’entremise du Messie Promis (a.s).

Hadrat Sardar Karam raconte qu’il accepta le Messie Promis (a.s) en 1902 et le rencontra la même année. Avant sa bai’ah il vit le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et le Messie Promis (a.s) dans un rêve. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) indiqua dans la direction du Messie Promis (a.s) et répéta trois fois : « Il vient de la part de Dieu ». Plus tard quand il visita Qadian, Sardar Karam vit le Messie Promis (a.s) en personne à la Masjid Moubarak : il avait la même apparence que dans son rêve.

Au Nigeria les ahmadis qui prêchaient dans un village se sont heurtés à une farouche opposition. Quelques temps plus tard un jeune homme de la localité a supplié Dieu Lui demandant de lui montrer le signe suivant : si les ahmadis étaient des menteurs qu’ils soient frappés d’un malheur quelconque ; au cas contraire que leurs adversaires le soient à leur place. Cinq jours plus tard, deux des opposants de la djama’at sont tombés malades et sont morts quelques temps après. Ce signe lui a convaincu que la djama’at Ahmadiyya était de Dieu.

Le missionnaire de la région de Dédougou du Burkina Faso raconte que les ahmadis d’un village de la région étaient inquiets pour leurs cultures car il n’avait pas plu depuis un certain temps. Le missionnaire a suggéré aux ahmadis d’accomplir la Salat Istisqa pour supplier Dieu d’envoyer la pluie. Les autres musulmans du village ne les ont pas rejoints dans leurs supplications et au cours de la Salat le missionnaire a imploré Dieu [d’envoyer la pluie] pour l’amour du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et du Messie Promis (a.s.). Dieu a exaucé les prières des ahmadis et il a eu le lendemain une pluie diluvienne. Les non-ahmadis et les chrétiens qui avaient témoigné des dévotions des ahmadis en étaient très impressionnés et 90 personnes se sont converties à l’Ahmadiyya.

Le Messie Promis (a.s) dit : « Les membres de notre djama’at doivent établir un lien sincère avec Dieu. Qu’ils soient reconnaissants pour le fait qu’Allah ne les a pas abandonnés et qu’Il leur a montré des centaines de signes afin d’accroitre leur foi pour la transformer en certitude. » Qu’Allah fasse qu’il en soit ainsi.

A la fin de son sermon le Calife a évoqué le martyre de Mokarram Raziullah Din de Karachi du Pakistan qui est tombé dans un guet-apens le 8 février dernier. Il se rendait au travail ce matin là quand deux inconnus à moto lui ont tiré dessus. Transporté à l’hôpital Raziullah Din a succombé à ses blessures : inna lillahi wa inna ilaihi rajioune ­­– c’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Le martyr avait 26 ans et travaillait dans une usine. Il était très dévoué au Califat et avait une grande considération pour la Nizam-i-Jama’at. Souvent il exprimait le souhait de tomber en martyr : d’ailleurs lui, son père et son épouse avaient fait des rêves prémonitoires à cet effet.

Raziullah était un Moosi et se portait souvent volontaire pour servir la djama’at. Ses frères avaient quitté la région en raison des menaces qu’ils avaient reçues. Le martyr était le seul soutien financier de sa famille et de ses parents. Puisse Dieu élever son statut dans l’Au-delà, qu’Il accorde patience et persévérance à ses proches. Il laisse derrière lui sa femme et une fille de six mois : qu’Allah leur accorde à tous Sa protection.

Sa Sainteté le Calife a aussi dirigé la prière funéraire du Dr Khalid Yusuf, décédé le 7 février à l’hôpital Fazl-i-Umar de Rabwah (Pakistan) à l’âge de 46 ans. Il était Moosi et laisse derrière lui trois filles et un fils.

Le défunt était le fils de feu Seth Mohammad Yousouf, qui est tombé en martyr le 9 décembre 2008 à Nawabshah.

Le défunt s’était spécialisé en ORL et traitait ses malades avec une grande passion. Le jour où il a été admis à l’hôpital, qui était aussi le jour de son décès, il s’est occupé de 80 patients, en dépit d’être lui-même malade. Qu’Allah exalte son statut et qu’Il soit le Protecteur et le Soutien de ses enfants.


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