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Devoir de reconnaissance et Jalsa Salana de l’Allemagne - sermon du 1 juillet 2011

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Dans le contexte de la Jalsa Salana de la Jama’at de l’Allemagne qui s’est tenue du 24 au 26 juin 2011, Sa Sainteté le Calife a évoqué la gratitude que les ahmadis doivent témoigner envers Allah et envers tous ceux qui ont œuvré dans la préparation de cette grande réunion spirituelle. D’emblée Sa Sainteté a présenté le verset suivant du Saint Coran : « Donc souvenez-vous de Moi, et Je Me souviendrai de vous. Et témoignez-Moi de la reconnaissance et ne soyez pas ingrats envers Moi. » (Le Saint Coran, chapitre 2 verset 153).

Cette 36e Jalsa Salana a été organisée pour la première fois à Karlsruhe (dans le sud-ouest de l’Allemagne) et l’Amir ainsi que les organisateurs et les ahmadis en général étaient tout plein enthousiasme. Précédemment la Jalsa Salana se tenait à Manheim où il n’y avait qu’une seule salle pour accueillir les hommes et où les dames se réunissaient sous un chapiteau dans lequel il faisait très chaud durant les jours de grande chaleur.



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Le nouveau site comprend plusieurs grandes salles air conditionnées ainsi que d’autres aménités mais cela n’a pas pour autant dissiper les appréhensions des organisateurs. Ces soucis sont des signes distinctifs du croyant ; il redoute qu’un motif égoïste ou ses faiblesses ne soient la cause de quelque infortune. Les responsables n’ont cessé de se tourner vers Dieu et l’officier de la Jalsa Salana demandait constamment à Sa Sainteté le Calife de prier pour qu’il n’y ait pas d’impair. Un autre signe distinctif du croyant est qu’il ne s’approprie pas le mérite d’une action ; il attribue tout succès à Dieu et implore constamment Son soutien. Il y a eu des lacunes au cours de la Jalsa mais Dieu les a comblées et a couvert les faiblesses des organisateurs ; ces derniers doivent Lui en être reconnaissants.

Aujourd’hui la Jalsa Salana est organisée tout au long de l’année et partout où se trouve la communauté musulmane Ahmadiyya. La semaine dernière c’était en Allemagne, et cette semaine-ci (du 1er au 3 juillet 2011) ce sera le tour des Jama’at des États-Unis et du Canada. Les organisateurs de ces deux pays auront les mêmes appréhensions et seront animées des mêmes prières que celles des ahmadis de l’Allemagne. Mais si les participants ne se considèrent non pas comme des invités mais comme membres à part entière de cette institution, ils allégeront le fardeau des organisateurs. En Allemagne, par la grâce de Dieu, les ahmadis ont coopéré avec ces derniers et par leur attitude et par leurs prières.

La Jalsa Salana n’est ni une foire ni l’occasion pour bavarder et rencontrer ses amis. Les discours sont de très haut niveau et que Dieu fasse que les participants puissent en tirer profit et traduire dans la pratique les conseils qu’ils ont entendus.

Ces Jalsa Salana organisées partout dans le monde apportent dans leur sillage des grâces divines sans fin. Le soleil ne se couche jamais sur la Jama’at Ahmadiyya : si dans un coin du monde on est en plein milieu de la journée, le soleil est en train de se lever ailleurs. Et seule la Jama’at Ahmadiyya organise tout au long des fuseaux horaires des rencontres pour la cause de Dieu. Il est impossible de compter les faveurs que Dieu est en train de faire pleuvoir sur la communauté du Messie Promis (a.s). Celui-ci exprime ses sentiments en ces vers : « Comment puis-je te remercier, ô mon Bienfaiteur ? Pour exprimer ma gratitude, les mots me font défauts. » Tant que les ahmadis se cramponneront à l’objectif pour lequel le Messie Promis (a.s) est venu ils seront récipiendaires de ce traitement de faveur.

Le Messie Promis (a.s) commente ainsi sur la gratitude : « La véritable reconnaissance dépend de la Taqwa et de la pureté. Si vous avez suivi la voie véritable qui mène à la reconnaissance, c’est-à-dire la voie de la pureté et de la Taqwa, je vous donne la bonne nouvelle que [même si] vous êtes sur la frontière personne ne pourra vous vaincre. »

Tous ceux qui viennent à la Jalsa Salana doivent adopter cette méthode et s’efforcer de relever le niveau de leur Taqwa. Suite à Ses promesses, Dieu accordera certainement la victoire au Messie Promis (a.s) ; et si nous nous cramponnons à Lui nous en profiterons. Les ahmadis habitant en Occident ou d’autres pays riches doivent comprendre que cette victoire ne dépend ni de leur émigration, ni des facilités qui s’y trouvent, ni de leurs richesses et ni de [leurs] efforts. L’arme qui procurera la victoire c’est le progrès dans la Taqwa comme l’énonce le Messie Promis (a.s).

Le Messie Promis (a.s) a reçu l’ordre de réunir ses suivants pendant quelques jours pour qu’ils s’entraînent à affiner leur Taqwa, afin qu’ils puissent se débarrasser de toute rouille, et s’épanouir dans une atmosphère de fraternité et d’amour. Ces Jalsa Salana sont l’occasion pour étancher leur soif de connaissance et leur offrir les moyens pour leur progrès spirituel.

Les ahmadis doivent se rappeler à chaque instant des faveurs qu’Allah leur a accordées, et avoir constamment sur les lèvres le souvenir de Dieu. Nous devons faire en sorte que chacune de nos actions soit en accord au plaisir de Dieu et que chaque particule de notre corps se prosterne en reconnaissance devant Lui. C’est ainsi que nous serons récipiendaires de Sa Miséricorde, tout comme Il l’annonce : « Donc souvenez-vous de Moi, et Je Me souviendrai de vous... »

Comment Dieu se souvient-Il de Son serviteur ? Tout simplement en lui accordant des récompenses multiples et d’autres faveurs. Ensuite débute dans la vie du croyant une nouvelle phase dans son progrès vers la Taqwa et dans l’accomplissement de bonnes œuvres. Dieu se souvient de lui à chaque instant, enlève ses soucis et le protège des calamités ; Il est Son bouclier contre ses ennemis et pourvoit à ses nécessités de là où il ne s’y attend pas. Ses ennemis ont beau remué ciel et terre pour le détourner de sa voie mais ils sont toujours sans succès. Le progrès de la Jama’at Ahmadiyya est lié avec ceux qui se consacreront au souvenir de Dieu.

Dans le verset précité, Allah a évoqué au même endroit Son souvenir ainsi que la reconnaissance qui Lui est due. À la fin Il averti l’homme quant à toute forme d’ingratitude. Mais qui donc rejettera toutes ces faveurs après en avoir été le récipiendaire ? L’homme est ingrat inconsciemment et les rejette lorsqu’il ne suit pas les préceptes de Dieu. Même s’il exprime par la langue le souvenir de Dieu, il ne le fait pas dans la pratique. Lorsqu’on désire plaire à quelqu’un l’on scrute son visage afin de pouvoir réaliser ses moindres désirs. Si l’on veut se consacrer au souvenir de Dieu il est important aussi de regarder dans Sa direction et de connaître Ses ordres ; il est aussi important d’utiliser à bon escient les faveurs accordées. C’est ainsi que l’on exprime la gratitude qui résulte en fait de la Taqwa.

Pour ce qui est de la Jalsa Salana de l’Allemagne, en dépit des facilités offertes sur le nouveau site, il y a eu des manquements ; mais ce n’est pas une raison pour incriminer les organisateurs ou les tourmenter. Aucune œuvre humaine n’est parfaite. La perfection c’est l’apanage de Dieu ; ainsi il peut toujours y avoir de l’amélioration dans les actions de l’homme, d’où la nécessité de la prière. Dieu demande à l’homme de faire de son mieux, de prier et de laisser ensuite l’affaire entre Ses mains. Toute amélioration doit pousser le croyant à être reconnaissant envers Dieu c’est cela le secret du progrès. Voilà la leçon que nous donne le Saint Prophète Muhammad (s.a.w).

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Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Jama'at Ahmadiyya

On peut mieux faire dans plusieurs domaines. Mais ceux qui ont pour vocation de critiquer les autres doivent – s’ils désirent sincèrement le progrès – informer les organisateurs à propos des lacunes qu’ils ont constatées, au lieu d’en parler à droite et à gauche. Ils doivent aussi prier pour les bénévoles afin que Dieu leur accorde la possibilité de faire de leur mieux à l’avenir. Les responsables, quant à eux, doivent réfléchir sur les suggestions des autres et rédiger tout manquement dans le livre rouge afin d’éviter les mêmes erreurs à l’avenir.

Un impair que l’on a constaté au cours de cette Jalsa était l’écho qui résultait d’une mauvaise sonorisation. Le premier jour environ un quart des personnes dans la salle principale n’ont pas pu comprendre le sermon du vendredi. Les organisateurs ont essayé, sans grand succès, de remédier à cette situation. Mais c’est un problème qui ne doit pas se répéter au cours de la prochaine Jalsa. Sans une bonne sonorisation on ne peut maintenir le silence dans la salle, surtout quand il y a des enfants en bas âge. Mais force est de constater, qu’en dépit de ce problème, lorsque le Calife s’est adressé aux dames le samedi, la salle était silencieuse. Trois ou quatre ans auparavant Sa Sainteté avait averti les dames de la Jama’at de l’Allemagne qu’il n’y aura pas de Jalsa pour elles si elles font du bruit.

Du bruit il y en a eu à quelque moment parce qu’on avait placé dans la même salle les dames accompagnées d’enfants et celles qui ne l’étaient pas. La partition sensée les séparer dans la même salle n’a pas atténué le vacarme des enfants. Il y a eu d’autres problèmes mineurs çà et là et les organisateurs doivent prendre l’avis des participants afin que l’on puisse y remédier à l’avenir.

On ne peut pas négliger les grandes améliorations qu’il y a eu et qui ont fortement impressionné les invités allemands et ceux venus des pays avoisinants. Ils ont été touchés par la fraternité qui régnait au cours de la Jalsa et par le comportement des bénévoles. Ainsi la Jalsa est un moyen pour prêcher le message de l’Ahmadiyya ; comme maintes fois souligné auparavant, les ahmadis doivent comprendre qu’ils sont les ambassadeurs de l’Ahmadiyya et que les autres les regardent de près. Et comme dans le passé nombre de personnes se sont jointes à l’Ahmadiyya après avoir vécu la Jalsa Salana.

Mais il y a eu aussi un incident fâcheux : un jeune Allemand de souche qui venait d’embrasser l’Ahmadiyya s’est fait volé son portefeuille au cours de la Jalsa. Il a évoqué cet incident sous un angle positif afin de démontrer l’effet qu’a eu l’Ahmadiyya sur lui, mais il n’en reste pas moins que le département Khidmat-i-Khalq doit prendre des mesures appropriées afin d’éradiquer ce genre d’incident. Le jeune Allemand raconte qu’avant d’avoir embrassé l’Ahmadiyya il se mettait dans une colère noire à la moindre altercation, des fois il n’hésitait pas non plus à user de ses mains. Si cet incident s’était passé avant sa conversion il n’aurait pas cessé de faire du bruit et aurait rendu la vie des responsables misérable ; mais déclare-t-il : « L’Ahmadiyya m’a enseigné la patience et cet incident ne m’a point affecté. C’est là un très grand changement que j’ai ressenti en mon for intérieur. » Ce genre de changement est le résultat de la grâce de Dieu. C’est aussi une leçon pour les anciens ahmadis qui, en dépit d’un long entraînement moral, n’arrivent pas à maîtriser leur colère et sont prêts à en découdre pour des moindres broutilles. Un signe distinctif d’un ahmadi est qu’il maîtrise ses émotions, qu’il ne se laisse pas emporter et qu’il est patient. En dépit des petites lacunes, les membres de la Jama’at ont coopéré avec les organisateurs ; ces derniers leur doivent reconnaissance. Les participants quant à eux doivent être reconnaissants pour les efforts des bénévoles et leur sens de responsabilité.

Les ahmadis de la Jama’at de l’Allemagne sont sincères par la grâce de Dieu ; ce sentiment ne cesse de grandir surtout parmi les jeunes. Certes il y a aussi d’autres qui sont faibles ; mais Dieu a vite fait de remplacer ceux qui poussent de travers par des centaines, voire des milliers d’ahmadis qui sont de bons exemples pour les autres. Voilà la beauté de la Jama’at Ahmadiyya.

Cette année-ci un grand nombre de demandeurs d’asile du Pakistan ont participé, pour la toute première fois, dans les tâches avant et après la Jalsa. Ces derniers doivent comprendre qu’ayant émigré en Allemagne leur survie dépend uniquement de l’Ahmadiyya ; s’ils l’abandonnent ils pourront peut-être glaner çà et là un peu d’argent, mais dans le même coup ils détruiront leurs générations futures.

Les invités non-ahmadis qui viennent à la Jalsa Salana depuis quelques années se rapprochent de jour en jour de l’Ahmadiyya ; qu’Allah leur ouvre le cœur et qu’Il les guide vers l’Islam. Un avocat chrétien de la Bulgarie a été profondément marqué par le discours de Sa Sainteté adressée aux dames dans lequel il a parlé du taux de divorce qui est en train d’augmenter ainsi que du manque de tolérance. Il a déclaré que l’analyse de Sa Sainteté est tout à fait exacte et il s’est dit impressionner par le système de médiation qui gère les différends au sein de la communauté.

Il y avait aussi une session spéciale le samedi pour les invités non musulmans pendant laquelle le Calife a pu leur présenter les enseignements de l’Islam. En dépit de la longueur du discours, sauf quelques exceptions, la plupart des invités ont tout écouté. Un chrétien des Etats-Unis a fait savoir à son ami ahmadi que le discours de Sa Sainteté était des plus intéressants et que même le Pape ne présente pas de tels faits.

Il y avait aussi une réunion avec des étudiants et étudiantes ahmadis dans laquelle le Calife leur a fait comprendre qu’ils doivent avoir comme guident le Saint Coran s’ils désirent avancer dans leurs études. La MTA en Allemagne a aussi œuvré pour le succès de cette Jalsa : les bénévoles ont fait de grandes avancées et leur nouvelle acquisition est une régie mobile qu’ils ont utilisée pour la transmission en direct ainsi que pour des montages vidéos.

Cette année la Jama’at de l’Allemagne a pu établir des contacts avec un nombre important d’intellectuels, de parlementaires ainsi que des journalistes. Qu’Allah bénisse tous les efforts qu’ils sont en train de faire pour la diffusion du message de l’Ahmadiyya.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication de ce résumé)