Le croyant doit, à la lumière des étapes évoquées ci-dessous, évaluer sa condition en toute honnêteté afin de connaître son niveau.

Hazrat Mirza Bashir-Oud-Dine Mahmood Ahmad, le deuxième Calife de la Communauté Islamique Ahmadiyya (Qu’Allah soit satisfait de lui) déclare :

« Sachez que l’observance de la Salat (cinq prières quotidiennes) se décline sous plusieurs formes. La première étape, qui représente le strict minimum, exige au fidèle d’accomplir régulièrement ses Salat. Un musulman qui offre les cinq prières, et n’y manque jamais, atteint le niveau le plus inférieur de l’Imān (i.e. Foi). »

« La deuxième étape consiste à offrir les cinq prières quotidiennes aux heures convenues. Lorsqu’un musulman respecte cette condition, il pose le pied sur la deuxième marche de l’Imān. »

« La troisième étape consiste à offrir la prière en commun. Offrir la prière en congrégation est le troisième échelon de l’Imān. »

« La quatrième étape consiste à prier en comprenant le sens des suppliques de la Salat. Celui qui en ignore la traduction doit l’apprendre. Celui qui la connaît doit prier en s’y attardant, jusqu’à ce qu’il soit satisfait d’avoir respecté toutes les exigences de la Salat. »

« La cinquième étape consiste à être entièrement absorbé par la Salat. A l’instar du plongeur qui s’immerge dans l’océan, le croyant doit plonger si profondément dans la Salat pour atteindre l’un de ces deux états : soit celui où il voit Dieu lors de la Salat ou celui de la certitude que Dieu, l’Exalté, l’observe. Ce dernier état peut être illustré par l’exemple de l’enfant aveugle dans les bras de sa mère. L’enfant dont la vision est intacte peut voir sa mère et se sentira à l’aise dans son giron. Il en sera de même du nourrisson aveugle, car il sait que sa mère s’occupe de lui, même s’il ne peut voir la voir. Le Saint Prophète (Que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui) a dit que le fidèle doit absolument atteindre l’un de ces deux états lorsqu’il prie : il doit être capable de voir Dieu ou du moins ressentir la certitude absolue que Dieu l’Exalté l’observe. Ceci est le cinquième échelon de l’Imān : arrivé à cette étape le croyant a rempli ses obligations. Cependant il n’a pas encore atteint l’apogée de la spiritualité. »

« La sixième étapede l’Imān consiste à offrir des Nawāfil (i.e. des prières surérogatoires). Le fidèle démontre ainsi à Dieu l’Exalté que, bien qu’il a effectué toutes les [prières] obligatoires il n’en est nullement satisfait, et déclare : « O Dieu, je souhaite me présenter dans Ta cour, et ce même en dehors des heures des [prières] obligatoires. » Souvent lorsqu’on rend visite à un saint personnage, et que la durée [de visite] attribuée est dépassée, on lui dit : « Accordez-nous encore deux minutes », et les visiteurs savourent ce temps supplémentaire. De même, quand le croyant offre des Nawāfil après ses [prières] obligatoires, il annonce à Dieu l’Exalté : « Je me présente de mon propre gré afin de profiter davantage de Ta présence. »

« La septième étape de l’Imān exige que l’on ne se contente pas uniquement des [prières] obligatoires, et des Nawāfil. Le croyant doit, de surcroît, offrir la prière Tahajjud au milieu la nuit.

Ce sont là les sept étapes qui parachèvent la Salat. Ceux qui les parcourent sont évoqués dans le hadith suivant. Il est dit qu’Allah l’Exalté descend de son Trône au cours de la nuit, et Ses anges annoncent : « O hommes ! Allah l’Exalté est venu vous rendre visite. Levez-vous et rencontrez-Le ! »

(Tafsir-e-Kabir, volume 6, pages 135 à 136)